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La côte d'ivoire au jour le jour!
Article : Journée Mondiale du Conte : Abidjan innove avec le flash conte
Nouvelles du pays
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21 mars 2013

Journée Mondiale du Conte : Abidjan innove avec le flash conte

Les artistes à l’étape du Goethe Institut
Les artistes à l’étape du Goethe Institut

Le mercredi 20 mars, le monde entier célèbre la Journée Mondiale du Conte. Cette année, cette célébration coïncide avec la Journée Mondiale de la Francophonie et la Compagnie Naforo-Ba, une ONG qui oeuvre pour la préservation des coutumes orales, a décidé de la marquer d’une pierre blanche.

Elle a ainsi initié dans le cadre des Journées de l’Oralité 2013 le concept des flashs contes. « Il s’agit d’un concept novateur visant à démocratiser le conte et l’espace où le conte est dit », nous explique Adama Adepoudjou (Taxi-conteur), Directeur Artistique de la Compagnie. Le flash conte est basé sur un principe tout simple : investir un espace donné pour dire en trois minutes chrono un ou deux contes. Le temps pour les personnes de comprendre ce qui se passe que les conteurs changent d’espace !

Ces contes brefs ont pour mission première de faire découvrir les arts de l’oralité au public. « Il n’y a pas un public cible : tout le monde est concerné ! Les flashs contes investissent aussi bien les lycées et collèges tout comme les administrations publics ou privées » souligne Taxi-conteur. C’est donc une quinzaine de conteurs qui ont participé au premier flash conte de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Parmi eux nous citerons entre autre Remi Omer (Guyane), Valer’ Egouy (Martinique), Etienne du croco théâtre de Yamoussoukro, Pascaline O. du Burkina Faso et plusieurs conteurs de la jeune génération.

C’est au son du wôyô (rythme zouglou) que la navette des conteurs a commencé son périple avec l’INFS (Institut Nationale de Formation Sociale). Dans cet Institut, ils ont dit un conte pour certains, un slam pour d’autres. Un moment très apprécié par les étudiants si l’on s’en tient aux propos de Mme Koffi née Kamenan, une étudiante :

« C’est original et je dois dire que je ne m’y attendais pas. J’apprécie surtout les performances des slameurs aussi bien ceux de la Côte d’Ivoire que de la Martinique. En plus il nous a été donné d’entendre un conte en créole : c’est une première et j’ai apprécié ».

Même constat de joie à l’Université Méthodiste d’Abidjan-Coccody où élèves et étudiants ont prêté une oreille attentive aux contes du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger et du Congo. Les enseignants qui eux aussi découvraient l’esprit du flash conte ont apprécié ce concept et ont aidé à la prestation des amoureux de la parole. Successivement l’INSAAC, le Goethe Institut, l’Institut Français et la Gare SOTRA de la cité administrative du Plateau ont été des espaces choisis pour familiariser les Ivoiriens au conte. La quinzaine de conteurs a achevé son tour d’Abidjan à la Bibliothèque Nationale où ils ont gratifié le public d’un spectacle de conte baptisé dans le milieu « Coup de projecteur« .

Notons que depuis le lundi 18 mars, Abidjan abrite les journées de l’oralité 2013. Il s’agit d’un festival dédié à la parole et meublé par des ateliers de formation, des spectacles, des projections de film documentaire, des rencontres universitaires et scolaires.

SUY Kahofi

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20. mars
2013
AFRIQUE
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Le baromètre des médias Africains – Côte d’Ivoire 2012

Les médias ivoiriens en perte de vitesse
Les médias ivoiriens en perte de vitesse

Ce mardi 19 mars le siège de la Fondation Friedrich Ebert sis à Attoban (Cocody, Abidjan) a servi de cadre à la présentation d’un document baptisé « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012 ». Le Baromètre des médias africains en abrégé AMB est un mécanisme mis sur pied par la section Media de la Fondation Friedrich Ebert (FES) basée en Namibie. L’AMB a pour fonction d’analyser les environnements médiatiques nationaux du continent. Il s’agit d’un outil auto-évaluatif qui répond aux critères locaux résultant des Protocoles et Déclarations africains, ainsi qu’un instrument de pression pour les réformes des médias de façon pratique. Les résultats des AMB sont diffusés au public des pays concernés afin d’améliorer la situation des médias. Bien entendu, les recommandations issues du rapport servent au travail de soutien mené par les bureaux de la FES. Ils peuvent être utilisés par d’autres donateurs et organisations africaines des médias. Mlle Meité Alhima la modératrice de la cérémonie de présentation a tenu à faire une importante précision sur les missions de l’AMB. « Il n’est pas conçu pour justifier les choix politiques du gouvernement mais doit rendre compte d’une auto-analyse critique exécutée par des professionnels des médias et de la perception générale de la société civile sur la situation des médias».

Le contenu du rapport

Le « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012 », a été présenté par le journaliste – consultant Zio Moussa. Établit par rapport au manuel de 2009, il ressort une régression globale des critères d’évaluation dans les quatre secteurs concernés. Ces secteurs sont la liberté d’expression, le paysage médiatique, la régulation de la communication audiovisuelle, la pratique des normes professionnelles dans les médias. Soulignant que pour le Baromètre 2012, les critères (2009) ont été révisés, amendés et décalés, M. Zio a noté que sur une échelle de 5.0, l’on trouve dans le secteur 1 une moyenne de 3.8 contre 4.1 en 2009; dans le secteur 2, une moyenne de 2.8 contre 3.4 en 2009; dans le secteur 3, une moyenne de de 2.5 contre 2.9 en 2009 et dans le secteur 4, une moyenne de 2.5 contre 2.9 en 2009. La moyenne générale du Baromètre 2012 est de 2.9 contre 3.3 en 2009. Ce rapport est le fruit de l’analyse de neuf panélistes qui se sont réunis en avril 2012. Comme enseignements, Zio Moussa retient, entre autres, que malgré la révision des critères, il reste toutefois que les pratiques des  diffuseurs publics et privés n’ont pas véritablement évolué. « Le diffuseur public n’est pas encore devenu le service public (…) qui, à défaut d’indépendance, est autonome sur le plan éditorial et s’est affranchi de la connivence avec les pouvoirs publics », a résumé Zio Moussa, notant que la presse privée qui s’est autoproclamée indépendante, porte un masque transparent. Estimant toutefois le Baromètre utile, M. Zio pense qu’il gagnerait à être vulgarisé et à croiser le chemin des universitaires pour encourager un certain nombre de recherches.

SUY Kahofi

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Article : Revue Ivoirienne du 11 au 16 mars 2013
WEEK END REVIEW
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17 mars 2013

Revue Ivoirienne du 11 au 16 mars 2013

François 1er, nouveau Pape de l’Eglise Catholique
François 1er, nouveau Pape de l’Eglise Catholique

L’information a été relayée cette semaine par tous les quotidiens ivoiriens. Le commandant Jean Noël ABEHI sera jugé le 3 avril prochain et l’information a été rendu publique ce 14 mars par le procureur militaire nous indique Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental. Avant le 3 avril nous pouvons déjà explorer les raisons de l’exile de l’ex-commandant de l’escadron blindé. Pour faire le tour de cette question trois interrogations chez trois de nos confrères. Le Jour Plus se demande « Pourquoi ABEHI a fui la Côte d’Ivoire ? », Avec Le Nouveau Réveil c’est « Pourquoi il s’est enfui au Ghana ? » et à la manchette du quotidien Le Mandat c’est « Pourquoi il a déserté l’armée ? » ABEHI dont l’arrestation avec celle de Blé Goudé n’ont manifestement pas eu d’incidence sur la situation sécuritaire si l’on s’en tient à l’analyse du quotidien Le Temps qui affiche : « ABEHI et Blé Goudé en prison, les attaques contre le régime se poursuivent ». Le CCDO lancé, Alassane Ouattara bétonne son pouvoir, les assaillants lui lancent un défi écrit Soir Info ; assaillants dont plusieurs ont été mis aux arrêts cette semaine après l’attaque de Bloléquin nous indique Nord Sud. Sur le lieu de cette attaque, LG Info nous indique qu’il y eu des bruits de botte dans la localité de Bloléquin. Pour le confrère il s’agit d’un mystérieux commando qui a attaqué Zilébly. En effet selon le Préfet de la localité, le poste FRCI de Zilébly a été contourné par des hommes en arme qui visiblement avait l’intention de fondre sur Bloléquin. Lors de cette manœuvre ils sont retrouvé nez-à-nez avec des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire. La fusillade a durée plusieurs heures avant de s’achever par un repli des assaillants. Touba dans le nord de la Côte d’Ivoire a été également le théâtre d’affrontements cette fois ci entre les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire et les populations locales nous apprend Le Mandat. Gaz lacrymogène, tir de somation, chasse à l’homme…tout y passe et dans ce mouvement de panique généralisé la Préfecture de Touba a été saccagé et 54 personnes ont été blessées constate Le Nouveau Réveil. Toute cette tension n’a pas empêché la diplomatie ivoirienne d’être active, la preuve le Président du Liban est arrivé à Abidjan. L’information est donnée par Le Patriote qui se réjouit de la présence de cet invité de marque dans le pays. Exceptionnel s’exclame Le Démocrate, SE Michel Sleimane ce 14 mars à Abidjan comme à Beyrouth barre L’Expression. Fraternité Matin se fait l’écho du plaidoyer du Président Libanais qui dans les colonnes de La Matinale salue les efforts du Président Alassane Ouattara sur les questions économiques, politiques, celles de la réconciliation et du dialogue entre les deux peuples. Parlons religion pour finir. L’église Catholique a un nouveau Pape il s’appelle François 1er révèle Le Démocrate et Le Mandat, quand L’Intelligent d’Abidjan décrypte les forces et les faiblesses du nouvel homme fort de la Cité-Etat du Vatican. L’argentin Bergoglio nouveau Pape titre en cœur Notre Voie et Le Patriote. Il est le 226ème Pape et succède à Benoit 16 précise Fraternité Matin.

A la semaine prochaine !

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Article : Côte d’Ivoire : les besoins humanitaires estimés à 82 millions US
Nouvelles du pays
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12 mars 2013

Côte d’Ivoire : les besoins humanitaires estimés à 82 millions US

Des besoins humanitaires résiduels persistent malgré la fin de la crise
Des besoins humanitaires résiduels persistent malgré la fin de la crise

« Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaires en phase de transition » voici le document qui a été présenté à la Communauté Humanitaire ce 11 mars à la salle de Conférence du Goethe Institut Abidjan-Cocody. Ce document, fruit d’une étude concertée des acteurs humanitaires pointe clairement les besoins auxquels la Côte d’Ivoire doit faire face pour soulager les populations affectées par la récente crise que le pays a vécue. Sur appel du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire SEM N’dolamb Ngokwey et le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, les acteurs humanitaires sont venus prendre connaissance du document. Contrairement au CAP pour l’année 2011 et l’Appel Consolidé pour 2012, l’action humanitaire pour l’année 2013 en Côte d’Ivoire sera marquée par une stratégie de réévaluation des besoins humanitaires en période post-crise. Cette réévaluation des besoins humanitaire s’impose car selon Marie Noëlle KOYARA la représentante de la FAO pour la Côte d’Ivoire « des poches résiduelles de besoins humanitaires sont encore présents dans tous le pays notamment les régions nord et ouest ». S’adressant à l’assemblée au nom du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire, elle a souhaité un engagement de tous les humanitaires pour mettre un frein définitif à la crise humanitaire. Une crise humanitaire matérialisée par la présence de 86.000 réfugiés ivoiriens en Afrique de l’ouest, 20.050 cas de malnutrition sévère, 300.000 enfants de 6 à 23 mois ayant des besoins de suppléments nutritionnels ou encore 3,13 millions de personnes ayant besoin d’un accès à l’eau potable.

Ces besoins humanitaires résiduels confinés dans le document « Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaires en phase de transition » ne font pas l’objet d’un appel comme en 2011 ou en 2012. Selon Mme Ute Kollies, Chef du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, les besoins pour 2013 sont chiffrés à 82 millions de dollar et sont répartis sur un total de 85 activités. Concernant les zones encore touchées par la crise Mme Ute Kollies précise « qu’il y encore des poches de vulnérabilité au nord avec des tensions sur les ressources alimentaires et des cas de malnutrition aigüe sévère ! A l’ouest, au-delà de la nutrition nous aidons les populations à avoir un accès aux services de base. Cela est très important car si l’on ne peut pas se soigner, si l’on ne peut pas avoir un abri cela peut être la source de mécontentement et c’est la raison pour laquelle nous allons nous engager ». S’engager pour enrayer définitivement la crise humanitaire mais avec le soutien de l’Etat Ivoirien et surtout celui des bailleurs de fond parmi lesquels figure en pôle position l’Union Européenne. Ivan Ille Debrun le représentant du bureau humanitaire de la commission Européenne, Délégation de l’Union Européenne pour la Côte d’Ivoire soutien que « pour l’année 2013 l’Union Européenne pour répondre aux besoins humanitaires résiduels de la Côte d’Ivoire engagera une enveloppe de 10 millions d’euro ». Notons qu’à ce jour seul 18% du budget estimé 82 millions de dollars américains a été financé. Il y a donc une véritable nécessité d’engager un plaidoyer auprès des bailleurs pour une réponse plus efficace sur le terrain. C’est d’ailleurs pour interpeller les donateurs que du haut de la tribune des Nations Unies à Genève, SEM N’dolamb Ngokwey le Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire a lancé cet appel : « pour consolider les progrès réalisés à ce jour, une réponse adéquate aux besoins résiduels identifiés est essentielle, faute de quoi les populations les plus vulnérables risquent de retomber en situation de crise d’un point de vue humanitaire ». Cet appel est aussi valable pour l’Etat de Côte d’Ivoire qui se doit de conserver par des actions concrètes sur le terrain le leadership de l’action humanitaire.

SUY Kahofi

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Article : L’APDH prix des droits de l’homme de la République de France
Société
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12 mars 2013

L’APDH prix des droits de l’homme de la République de France

Les membres de l’APDH posant fièrement avec leur prix
Les membres de l’APDH posant fièrement avec leur prix

Le prix des droits de l’homme de la République de France a été décerné pour la première fois à une organisation Ivoirienne des droits de l’homme. L’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) est l’heureux lauréat pour l’année 2012. Il s’agit d’une grande fierté pour les membres de l’APDH et pour la Côte d’Ivoire toute entière car la France est un avant tout un acteur très important et présent dans la vie socio-politique de la Côte d’Ivoire. Il est donc important de noter que la France suit de près les activités des organisations des droits de l’homme et c’est donc en connaissance de cause qu’elle a honoré l’APDH de cette distinction. « Nous sommes heureux et nous voulons témoigner notre gratitude aux autorités françaises. Nous avons donc décidé à partir de ce prix de nous ériger en force de veille et d’éveil, de prendre une place importante dans le déroulement du débat socio-politique et d’être un acteur incontournable dans le monitoring des politiques publiques en Côte d’Ivoire » affirme Eric-Aimé SEMIEN le président de l’ONG. L’APDH refuse cependant de considérer cette distinction comme un point d’achèvement. L’organisation des droits de l’homme estime qu’il s’agit d’un appel à mieux faire. Cette distinction est aussi une reconnaissance de tout le travail abattu par les autres organisations de la société civile ivoirienne et l’APDH ne le cache pas. L’organisation salue l’excellence de ses relations avec des organisations sœurs comme la Convention de la Société Civile Ivoirienne ou la COSOPCI, l’ONG PlayDoo, la LIDHO, le MIDH…

Les partenaires qui ont soutenu l’APDH dans ses actions se félicitent de cette distinction. Parmi elles figure la Fondation OSIWA (Open Society Initiative for West Africa). « Nous nous félicitons de ce prix car justement sur la base d’un projet financé par OSIWA que l’APDH a décroché cette distinction. Cette reconnaissance de l’APDH est donc une reconnaissance pour OSIWA car nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que nous avons fait un bon choix » soutient Herman Hounsinou, le coordinateur du monitoring et de l’évaluation au sein de la fondation. Le projet de l’APDH qui l’aura aidé à obtenir ce prix est sans doute son action dans le village d’Anokoua-Kouté dans la commune d’Abobo. Ce village a connu une nuit tragique du 6 au 7 mars 2011 où nuitamment des hommes en armes se réclamant du commando invisible sont venus attaquer le village. 13 personnes ont perdu la vie, de nombreux blessés et disparu ont été signalé sans oublié des dégâts matériels très importants. L’APDH a pris l’initiative d’enquêter à Anokoua-Kouté à un moment où aucune organisation n’en manifestait l’intérêt. « C’est grâce à l’APDH que le drame que nous avons connu dans ce village a été porté à la connaissance de tous les Ivoiriens. A un moment donné nous avons cru que nous avions été oubliés et que personne ne viendrait un jour pour écouter ces populations meurtries, abusées et désemparées du village d’Anokoua-Kouté. L’APDH a mené et continue de mener des activités pour apaiser les cœurs des habitants du village, pour que les différentes communautés se parlent et pour nous aider à la réconciliation » affirme AKEHO Antoine chef du village d’Anokoua-Kouté. Au-delà de ces premières actions l’APDH s’apprête à aider les habitants d’Anokoua-Kouté à saisir les juridictions compétentes à l’instar des populations de 10 autres localités où l’APDH a enquêté sur des cas de violation des droits de l’homme. « Nous avons parlé à toutes ces populations qui continuent de vivre avec la peur au quotidien, sous le règne de l’impunité et celui de la terreur avec des éléments FRCI et surtout les dozos qui font la loi, qui perçoivent des taxes et prélèvent l’impôt sans que personne ne lève le petit doigt » s’indigne le Président de l’APDH avant de conclure que son organisation n’entend pas baisser les bras car là où « on parle de croissance à deux chiffres il est inconcevable que le paysan puisse payer des taxes avant d’avoir accès à sa propre plantation ».

SUY Kahofi

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Article : Revue de la presse du 04 au 09 mars 2013
WEEK END REVIEW
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10 mars 2013

Revue de la presse du 04 au 09 mars 2013

La conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Legal,
La conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Legal,

Les Ivoiriens ont consacré le 8 mars à la célébration de la journée internationale de la femme. Une journée marquée par le message officiel du Gouvernement ivoirien lu par la Ministre Anne Ouloto. Fraternité Matin le quotidien à capitaux public relaie ce message qui insiste sur la volonté du Gouvernement de lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce combat l’Etat Ivoirien peut compter sur ses partenaires extérieurs si l’on s’en tient à L’Agence Ivoirienne de Presse. La France par la voix de son ambassadeur a réaffirmé son soutien aux femmes ivoiriennes par les mécanismes d’aide au développement. Toujours au compteur des relations franco-ivoiriennes, la conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Le Gal, s’est prononcé sur la plainte ouverte à Paris contre le président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume. Au terme d’une audience à la présidence la diplomate française a affirmé dans les colonnes de L’Expression que l’Elysée n’entendait pas se mêler de ce problème. En effet Michel Gbagbo, le fils français de Laurent Gbagbo, nous apprend Le Nouveau Courrier a instruit une plainte contre le Président de l’Assemblée Nationale pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Cette semaine la CEI, la Commission Electorale Indépendante a enregistré les derniers dossiers pour les élections locales. Sur la question c’est le quotidien Le Jour Plus qui nous apprend que plus de 90% des candidatures ont été rejetées avant de révéler en page intérieure les raisons de ces rejets. Soir Info sans prendre le risque d’avancer des chiffres parle plutôt d’une vive tension ce 06 mars au siège de la Commission Electorale Indépendante, cependant le confrère confirme que plusieurs dossiers ont été invalidés. Fraternité Matin plus sobrement affiche à sa une : Elections couplées du 21 avril fini le dépôt des dossiers et d’ajouter dans la foulée pour les éventuels retardataires cette note d’espoir : la CEI s’en remet au Gouvernement. Seule certitude concernant ces élections avenirs la non-participation du FPI le Front Populaire Ivoirien chose que confirme Notre Voie. Malgré cette situation le confrère nous apprend cependant que le FPI maintient la flamme du dialogue avec le gouvernement puisse que ce 8 mars un tête-à-tête a eu lieu entre le Directoire de ce parti et le Premier Ministre Ivoirien. Les journaux proches de l’opposition ont consacré leur une à la grogne sociale. Les différents points de presse animés par les responsables syndicaux de l’enseignement et du personnel soignant sont largement relayés par nos confrères. Le Nouveau Courrier rapporte à sa une ces propos du Docteur Ernest ATTE Boka du SYNACACI qui affirme que le personnel soignant va boycotter la signature des bons de mutuelle ; Le Quotidien d’Abidjan annonce de son côté que les enseignants menacent encore de paralyser l’école quand LG Info nous apprend aussi que les enseignants du privé laïc entrent en grève le 18 mars prochain.

A la semaine prochaine !

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Article : La Côte d’Ivoire explore une politique de Protection Sociale Nationale
Nouvelles du pays
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9 mars 2013

La Côte d’Ivoire explore une politique de Protection Sociale Nationale

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales Dosso Moussa
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales Dosso Moussa

Le défi peut paraître très ambitieux mais la Côte d’Ivoire entend le relever ! Instaurer une réel politique de protection sociale est aujourd’hui l’une des priorités du Gouvernement Ivoirien et le Ministère en charge de l’étude de cette stratégie nationale est sur le point d’y arriver. En effet le document stratégique et le plan d’action relatifs à la Stratégie Nationale de Protection Sociale a été présenté aux partenaires bilatéraux de la Côte d’Ivoire ce vendredi 08 mars 2013. Cette réunion d’échange a eu lieu au cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales sis Abidjan-Plateau. Au cours de la réunion à laquelle la presse a été associée, Ministère et Partenaires bilatéraux ont réfléchi sur les actions concrètes à mener pour exécuter un projet sensé apporter un bien-être à des millions d’Ivoiriens. La Stratégie Nationale de Protection Sociale Ivoirienne (SNPS) comme l’a défini Mr N’Goh Bakayoko Directeur de Cabinet du Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales, est « un projet du Gouvernement Ivoirien qui vise à mettre sur pied des mesures publiques et privées en vue de réduire la vulnérabilité des populations et de garantir la dignité humaine pour chaque habitant de la Côte d’Ivoire ». C’est la première fois qu’un pays d’Afrique de l’Ouest tente d’instaurer une politique de protection sociale à l’échelle nationale. La réussite d’un tel projet pour la Côte d’Ivoire sera un cas d’école pour les autres pays de la sous-région et le Ministre d’Etat Dosso Moussa en est convaincu. Cette assurance trouve ses bases dans la noblesse des objectifs que la SNPS veut atteindre. « Il s’agit pour nous de garantir à chaque ivoirien un accès aux soins de santé et services sociaux de base, d’améliorer le niveau de vie des populations, d’asseoir des stratégies de protection contre les abus de tout genre (VBG) et d’étendre la Sécurité Sociale à tous les Ivoiriens » a souligné le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales Dosso Moussa.

La SNPS : moyens et missions

Le soin est revenu à Mr KONE Kipéya de présenter le document stratégique et le plan d’action de la SNPS. Il s’agit d’un projet dont l’étude a débuté en 2011 et qui est sur le point d’être finalisé ce 14 mars 2013. D’une valeur totale d’un peu plus de 400 milliards f CFA, la SNPS s’inscrit dans le cadre de l’exécution du PND, le Programme National de Développement. On pourrait, sans risque de se tromper, dire que l’exécution d’un tel projet touchera directement les populations plus que n’importe quel autre projet impulsé par l’Etat Ivoirien. Vaincre la pauvreté, permettre à chacun de se soigner ou d’avoir accès à l’école c’est véritablement faire bénéficier chaque Ivoirien des retombées de la relance économique. La SNPS englobe donc des actions de lutte contre le chômage, de reforme de la sécurité sociale, de mise en place de la couverture maladie universelle ou de l’accès au système formation/éducation pour chaque Ivoirien. L’exécution de tous ces axes stratégiques a un coût mais pour le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales « ce coût ne saurait être un frein à l’exécution d’un projet si important » car il va du bien être de chaque habitant de la Côte d’Ivoire ! « L’esprit de mobilisation des fonds pour l’exécution de projet comme l’AMU fait appel à chaque Ivoirien et tenez-vous bien il s’agit de montant que chaque personne peut aisément payer. Bien sûr l’Etat aura le leadership de l’orientation et du financement de la SNPS mais nous entendons aussi mobiliser nos partenaires bilatéraux » a expliqué le Ministre d’Etat Dosso Moussa. Sur le point du financement, les partenaires invités à la présentation de la Stratégie Nationale de Protection Sociale ont chaleureusement félicité les services du Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales pour la qualité de l’étude. En prélude à la finalisation de la SNPS le 14 mars, les partenaires ont fait des observations techniques. Pour Gianluca Ferrera représentant du PAM et Christina de Bruïn de l’UNICEF, ces observations techniques doivent permettre aux Organisations de mieux s’impliquer dans l’exécution de la SNPS. Notons qu’au-delà des Agences du Système des Nations Unies, la réunion d’échange a vu la participation très remarquée de l’Ambassadeur de Chine, du représentant de la Banque Africaine de Développement, de celui de la Banque Mondiale et du FMI.

SUY Kahofi

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08. mars
2013
Nouvelles du pays
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Femmes Ivoiriennes et prise de décision

Piliers de nos Nations, les femmes méritent de diriger les instances de prise de décision
Piliers de nos Nations, les femmes méritent de diriger les instances de prise de décision

Il y a eu certes des avancées pour la promotion de leurs droits mais les femmes ivoiriennes sont conscientes que des batailles encore plus importantes sont à remporter. Les femmes savent que leur présence au sein des instances de prise de décision peut faire bouger les lignes. Mais comment parvenir à intégrer ces instances de prise de décision quand rares sont les femmes qui sont choisies par les hommes ? La question mérite d’être posée !Avec une présence estimée à 12% au parlement, 5 ministres dans un gouvernement de 26 membres, aucune femme présidente de conseil régional ni même membre du conseil constitutionnel, les femmes Ivoiriennes reconnaissons-le sont très peu présentes ou même pas du tout dans les organes de prise décision. Cette sous-représentation est l’origine d’un retard immense dans l’application des textes de loi pour la promotion des droits de la femme ratifié par le pays au plan international et continental. Les nombreuses politiques pour « genrer » la fonction public, le parlement et les instances de prise de décision politique, économique et social n’ont pas encore porté de fruits.

Pour Nathalie Koné la Directrice Exécutive du CEFCI, (le Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains en Côte d’Ivoire), « le poids de la tradition ivoirienne qui veut que les femmes soient toujours dans l’ombre des hommes » explique en grande partie cette situation. Ce machisme quasi institutionnalisé a fini par confiner les femmes dans un véritable complexe d’infériorité. Dans les partis politiques ou les entreprises, rares sont les femmes ivoiriennes qui osent s’engager pour briser ce tabou. Namizata Sangaré est la Présidente de l’OFACI, (l’organisation des femmes actives de Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire) et elle estime que les autorités Ivoiriennes doivent s’engager dans une autre forme de promotion de la gente féminine. « Cette promotion passe par une application pure et simple des textes contraignants de la CEDEF » soutient la Présidente de l’OFACI. Il s’agit d’une convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes. Un instrument spécifiquement lié aux droits des femmes qui a été adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1979 et dont la Côte d’Ivoire est devenue Etat-partie le 18 décembre 1995. A défaut d’avoir des hommes disposés d’eux-mêmes à promouvoir le genre dans les instances de prise de décision, les femmes ivoiriennes estiment que les textes de lois plus strictes doivent être appliqués par l’instauration du quota homme-femme à tous les niveaux. Ce point de vue est également celui d’Aminata Kassé Faye, Directrice du NDI (National Democratic Institut) pour le Burkina Faso. « Il faut une réelle volonté politique pour que les choses changent. Les femmes ne doivent plus être considérées comme un bétail électoral ou celles qui sont bonne à chanter lors des meetings. Il faut que des lois sur la parité soient adoptées par nos Assemblées Nationales pour que l’équilibre des genres soit respecté ».

Cet équilibre dans les instances de prise de décision pourra mettre un point à des fléaux comme les violences sexuelles et physiques à l’égard des femmes Ivoiriennes, violences qui ont pris une ascension assez inquiétante.

SUY Kahofi

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02. mars
2013
WEEK END REVIEW
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Revue Ivoirienne du 25 février au 2 mars 2013

L’ancien Président Ivoirien se présente en défenseur de la démocratie
L’ancien Président Ivoirien se présente en défenseur de la démocratie

La semaine ivoirienne a été largement dominée par deux évènements majeurs : il s’agit de l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président Ivoirien à La Haye et le 42ème sommet de la CEDEAO. Laurent Gbagbo à la CPI : stop ou encore ? Les semaines avenirs nous permettront de répondre à cette interrogation de L’Intelligent d’Abidjan. Le confrère de La Matinal qui comme tous les ivoiriens attendait le speech de Laurent Gbagbo barre sa une du 1er mars avec ce titre teinté de raillerie : enfin Gbagbo a parlé ! Exultation dans le rang des journaux qui lui sont proches à l’image du Quotidien d’Abidjan pour qui Gbagbo séduit le monde entier quand Le Temps indique que Gbagbo va changer le monde. Soir Info nous transporte dans le village de Mama, village natal de Laurent Gbagbo où dit-on une clameur de joie s’est faite entendre. Présentant l’homme comme un martyre de la démocratie et de l’Afrique, Le Nouveau Courrier adopte tout simplement la posture de celui qui se présente comme le vainqueur de la présidentielle de 2010 et qui n’a pas manqué de poser cette question relayée par Notre Voie : Qui a gagné les élections ? Ce qui fait dire à L’Inter que Gbagbo relance le débat. Pour Le Jour Plus Gbagbo capitule et plaide : Madame je compte sur vous ! Pour Nord-Sud Gbagbo fuit ses crimes et Le Nouveau Réveil de nous indiquer que le woody de mama s’est mélangé les pédales. Parlons à présent du 42ème sommet de la CEDEAO. Au terme des 48 heures d’un sommet qui aura réunit 17 chefs d’Etats, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont apporté leur soutien au projet de transformation de la force africaine déployée au Mali, la MISMA, en une mission de paix de l’ONU indique l’Agence Ivoirienne de Presse. Face au drame Malien Ouattara se félicite de la solidarité des Etats africains note le journal Le Patriote ; Idriss Déby interpelle la CEDEAO et particulièrement l’armée malienne, l’heure n’est plus aux discours mais à l’engagement militaire dans l’Adrar des Iforas titre Fraternité Matin. Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a été reconduit ce jeudi 28 février pour un second mandat d’un an à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) nous renseigne Nord-Sud. Désigné le 17 février 2012 à Abuja (Nigeria) par ses pairs, Alassane Ouattara a été crédité d’un ‘’bilan positif’’. Sa détermination face au dossier malien avec la guerre dans le nord du pays contre les groupes islamistes armés et la transition politique en Guinée-Bissau, a été saluée renchérit Le Patriote. Ce sommet a été également marqué par l’examen du rapport du président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo, le renouvellement des instances de l’organisation, et l’élargissement de la Commission de l’organisation ouest africaine. La Conférence a rendu un hommage appuyé au président Alassane Ouattara et l’a félicité pour sa contribution positive dans la recherche de la paix au Mali et en Guinée Bissau. Le prochain sommet de la CEDEAO se tiendra au Nigeria à une date qui reste à déterminer, selon le président de la Commission de la CEDEAO.

A la semaine prochaine !

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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