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Article : Côte d’Ivoire : La radio un média indétrônable
NTIC & Hi tech!
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14 février 2013

Côte d’Ivoire : La radio un média indétrônable

Il faut renforcer les capacités de la radio en Côte d’Ivoire
Il faut renforcer les capacités de la radio en Côte d’Ivoire

Le 13 février, journée mondiale de la radio, a été célébré à travers le monde. Nous avons mis à profit cette journée pour rencontrer des acteurs de ce média en Côte d’Ivoire qui demeure la source principale d’information pour un nombre important d’habitants.

Relais et émetteurs détruits, stations pillées ou incendiées…voici le triste visage qu’offraient les radios ivoiriennes au lendemain de la crise post-électorale. Les forces en présence n’ont pas fait de cadeau aux stations jugées proches d’un camp ou de l’autre. Pourtant pendant près de 10 ans que la crise politico-militaire a duré, les radios ont été les seuls supports de communication et d’information dans le pays. Mêmes les militaires et les politiques ont eu recours à ce média soit pour véhiculer des messages de paix soit pour la propagande idéologique et ethnique qui a un moment donné ont pris le dessus sur tout. Malgré cette récupération de la radio à des fins purement destructrice par moment, la radio est restée l’outil d’information le plus prisé par les populations Ivoiriennes. Selon la journaliste Marthe Akissi, la radio a « toujours gardé cette importance auprès des populations simplement parce qu’il reste le symbole du média de proximité ». « Dans les hameaux les plus reculés de ce pays vous avez toujours un poste récepteur de radio, même les téléphones portables vous permettent aujourd’hui d’écouter la radio ! Là où les autres médias peinent à se positionner, la radio se fait toujours entendre. Elle informe vite et touche un nombre très important d’Ivoiriens » nous explique la jeune journaliste.

La notion de proximité demeure l’un des facteurs clé de la réussite de la radio mais la crise aura poussé les populations Ivoiriennes à se tourner vers de nouveaux supports d’information notamment Internet. Certes la radio a été fortement concurrencée par les nouveaux médias mais selon Marie Laure Zakry, instructeur radio à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC) cette concurrence nouvelle ne saurait faire de l’ombre à la radio. « Quand on parle de concurrence radio – nouveaux médias on a tendance à se focaliser à Abidjan ou aux grandes agglomérations ayant une connexion Internet. Pourtant l’information ou la communication ne se limite pas à nos grandes villes. Il faut aussi compter avec les villages et les hameaux les plus reculés où nos populations doivent être touchées par l’information. C’est dans ce contexte que la radio montre toute sa supériorité » soutient Marie Laure Zakry. Dans ces hameaux où il n’y a ni télévision, ni connexion Internet la radio demeure le seul moyen de s’informer. Raphaël Kinabari, l’ancien Directeur de Radio Côte d’Ivoire et formateur média estime « qu’on ne saurait parler de concurrence entre la radio et Internet car la première citée se sert de la deuxième pour étendre sa notoriété. Même les internautes les plus assidus savent que la radio ne les mobilise pas comme la télé ou les journaux. Ils ont toute la latitude d’écouter la radio par internet à leur bureau tout en exécutant leurs tâches professionnelles ».

On peut sans risque de se tromper dire que la radio tient la route mais elle doit savoir s’adapter aux nouveaux supports de diffusion pour continuer son ascension. Internet bien sûr mais aussi le satellite et la transmission numérique doivent être très rapidement « domptés » par la radio pour qu’aucun autre support média ne puisse lui faire de l’ombre. Cet avenir radieux de la radio passe aussi par un renforcement des capacités des acteurs et des moyens meilleurs pour faire vivre la radio. « La radio a du mal à couvrir tout le territoire national et même dans certains quartier d’Abidjan les Ivoiriens ont du mal à capter la chaîne nationale ! Il faut remédier à tous ces problèmes car la radio c’est aussi et surtout des moyens (humains et matériels). Il faut des hommes et des femmes bien formés mais aussi des relais et des émetteurs pour toucher les Ivoiriens qui vivent loin des studios de la radio » estime  Marie Laure Zakry.

SUY Kahofi

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Article : Initiative 4Afrika : Ce que Microsoft promet aux jeunes ivoiriens
Nouvelles du pays
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11 février 2013

Initiative 4Afrika : Ce que Microsoft promet aux jeunes ivoiriens

Microsoft veut aider la jeunesse ivoirienne
Microsoft veut aider la jeunesse ivoirienne

Le mardi 5 février, à l’occasion de ses 20 ans, Microsoft a lancé l’initiative 4Afrika. Une initiative globale qui permettra à des millions de jeunes d’envisager leur insertion professionnelle sans crainte. Analyse. Depuis deux décennies, la Côte d’Ivoire fait face une crise de l’emploi sans précédent. Selon le Bureau International du Travail (BIT), il existe en Côte d’Ivoire au moins 7 millions de chômeurs. Ce phénomène touche majoritairement les jeunes ivoiriens et les causes sont multiples dont deux majeurs qu’il convient de regarder avec beaucoup d’attention.

L’inadéquation formation emploi

Le système éducatif n’a pas encore réussi à faire sa mue pour adapter les contenus de l’enseignement au monde de l’emploi. Les chefs d’entreprises ont d’ailleurs plusieurs fois dénoncé le fait qu’ils avaient du mal à recruter, parce qu’ils avaient à faire à une main d’œuvre dont les compétences étaient en déphasage avec les besoins de l’entreprise. L’un des exemples pour illustrer cette triste réalité, c’est l’enseignement de l’informatique dans les universités et grandes écoles ivoiriennes. Peut-être faut-il rappeler que depuis quelques années, 97% des métiers du monde requièrent la connaissance de l’outil informatique. Or, en Côte d’Ivoire, les formations en informatique dans certaines disciplines restent encore un luxe sans compter le fait que dans d’autres filières le contenu reste lui-même problématique. L’intégration des TIC dans l’enseignement national fait encore débat et malgré les promesses qui sont jusqu’ici abstraites, les jeunes essaient de se former, comme ils peuvent, dans des petits centres privés où il leur est proposé des cours sur des logiciels bureautiques basiques tels que Microsoft Word, Excel ou Internet. En tout état de cause, l’employabilité (capacité à être employable en ayant des compétences de base nécessaires pour servir en entreprise) des jeunes se trouve mise à mal par un système éducatif qui peine à trouver la bonne formule pour opérer l’intégration pédagogique et technologique dans ses enseignements.

L’alternative de l’entreprenariat 

En Côte d’Ivoire, il y a 7 millions de chômeurs dont au moins la moitié est âgée entre 30 et 35 ans. Ce que cache une telle réalité, c’est qu’au moins 3.5 millions de jeunes formés sur la décennie passée sont contraints sinon condamnés à être au chômage. La preuve. En Côte d’Ivoire, le premier pourvoyeur d’emploi, en dehors des entreprises, c’est la fonction publique. Or, la limite d’âge pour accéder à un poste dans l’administration ivoirienne, c’est 35 ans, ce qui élimine déjà une grande partie de la jeunesse, qui de surcroît, n’a jamais eu l’occasion de faire un stage en entreprise et donc d’avoir une expérience professionnelle.

C’est pourquoi, face à la situation préoccupante du chômage des jeunes, le gouvernement ivoirien et le président de la République se sont engagés à créer 200 000 emplois par an. C’est mieux que rien, certes. Mais, sur 5 ans de mandat électoral, on devrait, dans cette perspective caser 1 million de jeunes. Ce qui est peu comparativement aux chiffres du BIT sans oublier le fait que chaque année ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui viennent se déverser au lot de diplômés déjà sans emploi. Manifestement, les autorités ne peuvent pas créer de l’emploi pour tout le monde. Il n’y a aucun doute, la réponse à l’emploi des jeunes se trouve dans l’entreprenariat (PME-PMI, innovations, inventions, etc.) comme alternative à leur insertion professionnelle. Mais, ce projet ne peut se réaliser qu’en donnant aux jeunes les moyens de se prendre en charge soit en créant leur propre entreprise soit en leur donnant les formations capables de faciliter leur insertion dans le monde du travail. Ce que Microsoft appelle l’employabilité et qui est un point essentiel de l’initiative 4Africa lancée mardi 5 février 2013.

Microsoft 4Afrika, comme une perche tendue

Microsoft a annoncé 3 initiatives à savoir : 1. mettre des dizaines de millions de terminaux intelligents (tablettes, Smartphones, ordinateurs) entre les mains de la jeunesse africaine. 2. mettre en ligne 1 million de PME africaines. 3. former 200 000 personnes parmi lesquels 100 000 seront les jeunes diplômés. Que peut bien signifier ces engagements, notamment les deux derniers pour la jeunesse africaine ? C’est le lieu de préciser que Microsoft est actif en Côte d’Ivoire à travers d’importants projets comme a eu à le souligner l’Ambassadeur des Etats-Unis, SEM Philip Carter III, en ces termes : « Toujours à la pointe, Microsoft a été l’une des premières entreprises majeures spécialisées dans la technologie à s’être engagées à long terme auprès de la Côte d’Ivoire après la crise. En Février de l’année dernière, Microsoft a ouvert son nouveau bureau régional à Abidjan afin de tenir compte de son personnel qui augmente et développer les services pour le pays et pour l’Afrique de l’Ouest. Cette action n’est pas le fait du hasard; mais il s’agissait plutôt d’une démonstration claire au peuple de Côte d’Ivoire que Microsoft croyait à la croissance et la stabilité futures de ce pays. Depuis, Microsoft est en partenariat avec le gouvernement pour aider à combler le fossé numérique. A travers le programme « un ordinateur, une famille », le gouvernement et Microsoft travaillent ensemble pour faire en sorte que les Ivoiriens, de Tiapoum à Odienné et de Bouna à Tabou, aient accès à des ordinateurs et à l’Internet. Microsoft travaille également en partenariat avec les écoles pour mettre en œuvre un programme scolaire numérique et des programmes de formation des enseignants qui permettront d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement. Enfin, à travers ses centaines de partenaires d’affaires dans le pays, Microsoft donne aux entreprises de petite et moyenne tailles spécialisées dans la technologie, les outils dont elles ont besoin pour grandir et devenir de grandes entreprises qui mèneront l’économie ivoirienne dans l’avenir.»
L’initiative 4Afrika vient donc comme une consolidation des actions déjà engagées par Microsoft en Côte d’Ivoire. Les jeunes devraient saisir l’opportunité de cette initiative 4Afrika pour entrer dans « la nouvelle ère. »

Selon Andrea Li-Sai Chimento, Microsoft For Africa Plan (Academy Dean): « Nous nous engageons à améliorer les compétences de 100 000 jeunes diplômés africains, et à aider environ 75% d’entre eux à trouver un emploi (…) ces jeunes diplômés bénéficieront d’une formation supplémentaire sur les produits Microsoft et ses plateformes, sur les fondamentaux de la gestion des affaires, pour ceux qui cherchent à démarrer leur propre entreprise, ainsi que sur les compétences non techniques comme la négociation, la communication dont les techniques et outils pour mieux parler en public, la gestion des conflits, pour ne citer que quelques exemples. » Par ailleurs, créer une PME-PMI ou l’intégrer, c’est disposer d’un certain nombre de ressources indispensables que Microsoft a justement pris l’engagement de mettre à disposition. En effet, en prenant l’initiative de mettre en ligne 1 million de PME africaines, Microsoft projette de lancer un nouveau centre de ressources en ligne qui permettra aux petites entreprises d’accéder gratuitement aux services qui peuvent contribuer à leur développement. Aussi, est-il prévu, en Côte d’Ivoire et dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, la « Partner Academy », qui ciblera les entreprises partenaires de Microsoft qui sont aussi créatrices d’emploi. Cette initiative va développer les compétences aussi bien techniques sur les produits Microsoft et ses plateformes, que les compétences d’ingénierie et de gestion de projets, les compétences commerciales dont le savoir-faire et les expériences de ventes de solutions informatiques et de participations à des appels d’offre provenant d’institutions internationales comme la Banque Mondiale ou la Banque Africaine de développement.

En définitive, le lancement de l’initiative 4Afrika a eu lieu simultanément au Caire, à Abidjan, à Johannesburg, à Nairobi et à Lagos. L’initiative 4Afrika se présente comme un projet pensé pour les jeunes qui constitue majoritairement la population de la Côte d’Ivoire. Sous formés ou mal formés, les jeunes ivoiriens doivent s’approprier l’initiative 4Afrika, car elle correspond en tout point de vue à leurs besoins aussi bien en termes de renforcement de leurs compétences que de création d’entreprise.

Plus d’infos : www.microsoft.com/4afrika

Page Facebook : www.facebook.com/Microsoftwca

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Article : Côte d’Ivoire-santé : les syndicats vers la fin de la grève ?
Nouvelles du pays
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11 février 2013

Côte d’Ivoire-santé : les syndicats vers la fin de la grève ?

Ambiance de lundi de pâques sur cinq jours dans les hôpitaux
Ambiance de lundi de pâques sur cinq jours dans les hôpitaux

La récente grève des professionnels de la santé a été très largement suivie. Les syndicats du secteur de la santé avancent même le chiffre de 99% au plan national. Ce chiffre est assez réaliste vu que le (pseudo) service minimum n’a même pas été respecté! Le bras de fer entre le Gouvernement du Président Alassane Ouattara et les hommes en blouse a tourné à l’avantage des derniers cités. Pendant cinq jours les Ivoiriens dans le besoin ont été obligés d’aller voir du côté des cliniques pour se faire soigner. Durant la grève, les leaders syndicaux ont eu néanmoins une rencontre avec le Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative. Il s’agissait durant les échanges d’avoir la certitude que les revendications du corps médical soient prises en compte dans un bref délai. « Après la rencontre avec le Ministre Gnamien Konan, nous avons estimé qu’il y a déjà une fenêtre de discussion qui est ouverte. Si dans les deux semaines avenirs il n’y a rien de concret, la grève reprendra sur toute l’étendue du territoire nationale » nous explique Ernest Boka ATTE le secrétaire général du syndicat national des cadres de la santé. S’exprimant lors de la dernière Assemblée Générale des professionnels de la santé, Docteur Ernest Boka ATTE estime que le corps médical ne s’oppose pas au dialogue mais attend que le Gouvernement respecte ses engagements.

Fort de ce premier face à face avec le Ministère de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative, les professionnels de la santé ont repris le service ce lundi 11 février 2013. Une décision qui fait le bonheur des patients mais qui ne fait l’unanimité chez certains agents des hôpitaux et centres de santé. « Nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision de reprise. Vous savez le slogan est clair : « s’il n’y a rien eu, il n’y aura rien » ! Aux dires du porte-parole des syndicats lors des échanges avec le Gouvernement, aucune avancée n’a été signalée. Il n’y aura donc pas de reprise du service » soutient Docteur KONE, médecin chef d’une formation sanitaire. Le son de cloche est bien différent chez Koffi N’guessan un jeune infirmier gréviste. En effet, bien qu’il aurait voulu que « le mouvement de grève se durcisse », il pense qu’il faut laisser le temps au Gouvernement de concrétiser ses promesses d’où sa volonté de reprendre le travail. Sur les problèmes de fond, les professionnels de la santé estiment que les revendications à caractère financier n’ont pas fait l’objet d’application. L’Etat de Côte d’Ivoire doit donc s’évertuer à payer l’intégralité des indemnités des hommes en blouse ; un acquis qui date de 2009. Le paiement des indices accordés depuis 2007 et le règlement intégral des émoluments hospitaliers sont aussi deux revendications auxquelles le Gouvernement devra faire face.

SUY Kahofi

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Article : Revue Ivoirienne du 04 au 09 février 2013
WEEK END REVIEW
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9 février 2013

Revue Ivoirienne du 04 au 09 février 2013

Cette semaine les salles de classes sont restées vides en Côte d’Ivoire
Cette semaine les salles de classes sont restées vides en Côte d’Ivoire

La semaine Ivoirienne a été marquée par un durcissement des mouvements de grève. Plusieurs corps de métier ont observé un arrêt de travail en commençant par les enseignants et les professionnels de la santé. Notre Voie interpellait à juste titre l’opinion Ivoirienne avec ce titre : école et hôpitaux paralysés, la grève s’aggrave ! Même son de cloche chez nos confrères du quotidien Le Temps qui soutiennent que cette fronde sociale est menée par des enseignants et personnels de santé plus que déterminés. Face à cette détermination, Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental annonce que le Conseil des Ministres qui s’est tenu le 6 février 2013 a regretté que les procédures n’aient pas été respectées avant le déclanchement de la grève. Dans ce contexte, des décisions seront prises et c’est sans doute ce qui pousse la ministre de la santé à mettre à prix la tête des leaders syndicaux s’indigne le quotidien Notre Voie qui titrait dans sa parution du 7 février : « enseignants et médecins revendiquent leurs droits, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara brandit des sanctions ». Face à toutes ces menaces du Gouvernement Le Nouveau Courrier souligne que le Docteur Ernest ATTE Boka porte-parole de la coordination des syndicats des personnels de santé se veut déterminer : « si l’un de nos membres arrive à être inquiété par le Gouvernement le service minimum sera automatiquement arrêté et la grève sera totale ». Notons dans la foulée que les agents de morgues et de cimetières sont en grève pour des arriérées de salaire qui plafonnent à 18 milliards et que la douane ivoirienne risque de se joindre au mouvement. Pour Le Patriote il n’y pas de doute c’est le FPI qui tire les ficelles. Pour l’UGTCI, l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire et de la LIDHO la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme il y a nécessité d’aller à la table des négociations. L’autre sujet qui fait tourner le moulin à lettre dans les rédactions cette semaine c’est bien entendu les leçons des législatives partielles du dimanche 3 février. Sur le sujet Soir Info nous apprend qu’après sa débâcle aux partielles une vive tension règne au RDR, le parti présidentiel. Comme preuve de ce malaise, Le Nouveau Réveil rapporte les propos du secrétaire général du Rassemblement des Républicains ; Amadou Soumahoro reconnait et je cite : « le RDR s’est trompé ». En effet sur les quatre sièges à pourvoir, le parti fidèle au Président Alassane Ouattara n’a remporté aucun. Seuls les candidats indépendants qui se sont désolidarisés du parti ont brillé ! Le quotidien Abidjan 24 pour sa part évoque la leçon des militants de base au RHDP, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix et d’ajouter pourquoi le RDR doit redescendre sur terre. Le Jour Plus annonce qu’après ce fiasco du RDR aux législatives partielles, les têtes de listes pour les prochaines élections risquent de changer et ce pour faire l’unanimité. L’unanimité, l’amnistie demandée par le FPI n’épouse pas ce sentiment. Le Professeur Mamadou Coulibaly le Président du parti LIDER s’oppose à cette loi dans les colonnes de Soir-Info. L’ancien bras droit de Laurent Gbagbo et ex-numéro 2 du FPI estime que plusieurs personnes seraient en vie si après le forum de réconciliation en 2001 une loi d’amnistie n’avait pas été voté. L’Intelligent d’Abidjan abonde dans le même sens et indique de Marcoussis à Ouagadougou, les deux lois d’amnistie n’ont pas empêchées 3000 morts. Pas de morts dans le camp des pro-gbagbo mais c’est plutôt la débandade au Ghana nous dit L’Expression. Le Patriote croit savoir ceux qui se cachent au moment où leur extradition livre des secrets selon L’Inter. Un des derniers extradé, le commandant Ebéhi puisse que c’est de lui qu’il s’agit se prononce sur la tuerie des femmes d’Abobo à la une de Nord-Sud quotidien et affirme : « je n’ai pas donné l’ordre de tirer » !

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Article : Le Couteau brûlant : un brulot contre l’excision !
Société
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8 février 2013

Le Couteau brûlant : un brulot contre l’excision !

Le Couteau brûlant
Le Couteau brûlant

Hamitraoré, la romancière Ivoirienne vient de mettre sur le marché une œuvre de très belle facture publiée chez Frat-Mat Edition. A travers cette œuvre, l’auteur dévoile la face hideuse de l’excision un fléau qui, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, ne cesse de se rependre dans les villes et les hameaux les plus reculés de la Côte d’Ivoire. Pour Hamitraoré qui a été elle-même victime de l’excision, il s’agit à travers chaque page de cet ouvrage « d’apporter une touche particulière à l’éradication totale de cette pratique que je considère comme une atteinte à l’honneur et à l’intégrité de la femme ». Au centre de l’ouvrage une interrogation qui s’adresse à chaque Ivoirien : pourquoi cette pratique abominable continue-t-elle de maintenir certaines communautés sous son fardeau malgré l’évolution des mentalités ? Pour l’auteur, l’excision n’a plus de raison d’être. Il suffit de jeter un regard sur les effets nocifs de la pratique sur la santé de la femme pour en être totalement convaincu. L’œuvre d’Hamitraoré trouvera sans doute un écho favorable auprès des Ivoiriens car l’excision est de nouveau à « la mode ». Ainsi l’Organisation Nationale pour l’Enfant, la Femme et la Famille (ONEF), estime que 42 % de femmes sont excisée en Côte d’Ivoire. Ce chiffre selon l’organisation ne reflète pas les réalités du fléau parce qu’il ne prend pas en compte les enfants âgés de 1 à 14 ans. 42 % est le chiffre à l’échelle nationale mais il excède par endroit. Ainsi la zone de  Danané (ouest-ivoirien) plafonne à 45 %, 88 % au nord, 85 % au nord-ouest, 75% à l’Ouest et 34 % à Abidjan en milieu communautaire. Hamitraoré dénonce par ailleurs la vente du clitoris une fois sectionné et séché. L’auteur nous apprend que le clitoris séché est utilisé à des fins aphrodisiaques au profit des hommes.

L’œuvre

Hamitraoré nous plonge dans l’univers d’une jeune lycéenne victime de l’excision. A la faveur d’un devoir de classe portant sur ce thème, Safiatou, le personnage principale du livre, se retrouve à son corps défendant, aux prises avec son passé. Dans un flash-back, le narrateur nous fait vivre cet épisode douloureux de sa vie où elle a fait connaissance avec « Le couteau brûlant« . Loin de la ville, dans un village piégé par la tradition, elle va être victime de l’excision. Elle rédige le devoir, au risque de revivre ce passé douloureux et de se dévoiler comme une « amputée ». Hamitraoré fait donc découvrir à travers l’histoire de cette jeune lycéenne, l’ampleur du drame de l’excision et de l’excisée avec ses effets abominables que sont la frigidité, la psychose de l’acte sexuel, la stérilité, la fistule vésico-vaginale voir la mort. Extrait : « Nan Safi, tu sais que depuis des générations, toute jeune fille digne de ce nom doit se faire exciser. Tant que tu n’es pas excisée, tu ne peux pas t’intégrer dans la communauté. Tu seras l’objet de railleries de la part de tes camarades. Et le plus grave, c’est qu’aucun homme ne te demandera en mariage. Au-delà de ta personne, c’est la famille qui sera honorée le jour de ta sortie… pense aussi à moi, je n’oserai plus regarder les gens du village en face si tu persistes dans ton refus. On m’écartera de toutes les décisions concernant le village. Je t’en supplie, ne jette pas la honte et l’humiliation sur notre famille » Le Couteau brûlant Page 22. Cet extrait de l’œuvre est généralement le plaidoyer farfelus que certains parents, adeptes de l’excision utilisent pour appâter leurs victimes qui ne sont autres que leurs propres filles. L’auteur ne botte pas en touche pour démonter cet argument sur près de 70 pages !

SUY Kahofi

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Article : Les maliens de Côte d’Ivoire contribuent à l’effort de guerre
AFRIQUE
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5 février 2013

Les maliens de Côte d’Ivoire contribuent à l’effort de guerre

Maliens de Côte d’Ivoire toujours mobilisés
Maliens de Côte d’Ivoire toujours mobilisés

15.000.000 de francs CFA voici la somme réunit ce samedi 2 février à la Maison du Mali (Abidjan-Plateau) lors du lancement de la caravane de mobilisation de fond pour soutenir l’armée malienne qui s’engage aux côtés des forces africaines et de la France pour lutter contre les groupes islamistes du nord-Mali. Cette somme a été rassemblée par les maliens vivants en Côte d’Ivoire, les amis du mali et les autres membres de la grande communauté CEDEAO vivant en Côte d’Ivoire. Selon Dao Ibrahim le responsable à la communication du projet de collecte de fond pour le Mali, 15.000.000 de f CFA levée d’une manière aussi spontanée est un geste encourageant ! « C’est déjà bon signe ! A partir de ce lundi (NDLR : 5 février) les carnets pour l’opération vont commencer à circuler dans tous les quartiers de telle sorte que tous ceux qui peuvent donner quelque chose puissent le faire pour que ces fonds remontent à nous » a-t-il fait savoir. Les femmes maliennes vivants en Côte d’Ivoire sont conscientes que leurs sœurs et leurs enfants payent un lourd tribu dans cette guerre à eux imposé par les islamistes. De ce fait, elles n’entendent pas rester les bras croisés face à cette grande opération de mobilisation de fond pour la patrie. Berthé Madina Diallo la présidente de l’Association des femmes maliennes de Côte d’Ivoire le dit à qui veut l’entendre : « les femmes soutiendront l’effort de guerre ». Elle lance l’appel suivant : « nous invitons tous les ressortissants maliens. Que ce soit 5 f ou 1000 f, qu’ils se mobilisent pour nous venir en aide. Nous avons installé des sous-commissions dans chaque commune et ces sous-commissions sont dirigées de facto par les responsables de commune ». Cette proximité permettra à chaque malien d’apporter quelque chose pour soutenir son armée. Au-delà des communes d’Abidjan, c’est une vaste opération de mobilisation qui va s’ébranler dans toute la Côte d’Ivoire pour toucher les maliens dans les hameaux les plus reculés.

La cérémonie officielle marquant le lancement de la campagne de mobilisation de fond pour le Mali a été rehaussé par la présence du Président de l’Assemblée Nationale Malienne. Younoussou Touré se félicite de la mobilisation de ces compatriotes autour de leur armée et de cette cause noble qu’est la libération de leur pays. « C’est un sentiment de fierté qui m’anime et je dois vous dire que ce que nous avons vu ici est très encourageant. Nous avons vu des maliens enthousiastes rien qu’à l’idée d’apporter leur contribution à l’effort de guerre. Pour cette première levée de fond, ce qui a été collecté est vraiment très important » s’est félicité le Président de l’Assemblée Nationale Malienne. L’Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire partage le sentiment de joie du Président de l’Assemblée Nationale Malienne. En tant que premier responsable de la communauté malienne vivant en Côte d’Ivoire, Son Excellence Seydou Traoré invite ses frères et sœurs à rester mobilisé pour la libération du Mali mais surtout à continuer de respecter les lois du pays d’accueil qui ne cesse de s’engager aux côtés du Mali pour une issue favorable de la crise. La vaste collecte de fond initiée par la communauté malienne se poursuit jusqu’au 25 février 2013.

SUY Kahofi

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Article : Génération Drogba : la malédiction d’une équipe sans trophée ?
Nouvelles du pays
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4 février 2013

Génération Drogba : la malédiction d’une équipe sans trophée ?

Didier Drogba le capitaine malchanceux !
Didier Drogba le capitaine malchanceux !

Et si l’histoire footballistique de la Côte d’Ivoire était écrite d’une manière particulièrement étrange ? Une histoire écrite pour que jamais les grandes stars ne puissent poser leurs mains sur le trophée continental. Oui il faut bien se poser la question : que manque-t-il à Didier Drogba comme à Pokou Laurent pour remporter une coupe d’Afrique ? Ils sont tous les deux talentueux, un jeu exceptionnel, adulés par le peuple Ivoirien, chantés à travers le monde…mais ils échouent là où d’autres footballeurs moins talentueux réussissent. Comme hier l’homme d’Asmara a traversé le ciel du football Africain sans remporter une seule édition de la CAN, Didier Drogba le mythique capitaine des Eléphants risque de mettre un point final à sa carrière sans jamais accrocher une étoile à son maillot. Près d’une dizaine d’années que Didier et ses amis font vibrer les Ivoiriens avec ce goût d’inachevé à chaque édition de la CAN. Après leur qualification historique pour le mondial et une final âprement discuté face à l’Egypte, la génération Drogba n’a cessé de descendre dans les bas-fonds du classement à chaque phase finale de la CAN. Hier finaliste, aujourd’hui sortis en quart de final ! A chaque participation c’est un collectif de plus en plus méconnaissable qui foule les stades. Ces joueurs que l’on présente comme des seigneurs des clubs européens ne sont que l’ombre d’eux-mêmes sur les stades de la CAN. Des joueurs qui entrent en compétition de manière majestueuse et forte pour au final laisser tout un peuple dans la tristesse, l’amertume et la désolation.

Ces échecs répétés ont fini par faire naître des mythes les plus inimaginables. Oui Didier Drogba a aussi son côté légende urbaine. Pour certains, l’homme aurait fait « le pacte » de mettre fin à sa gloire et sa carrière le jour où il remporte la CAN. Et si pour le moment il ne l’a pas encore remporté, c’est certainement parce qu’il n’a pas encore envie de quitter les rectangles verts. « C’est son fétiche ! » estime ceux qui croient en cette légende. Plus grave, d’autres croyances populaires soutiennent que Didier Drogba aurait monnayé son succès européen et ses gros salaires contre un silence total sur le continent. « Il brillera chez les blancs mais jamais chez lui ! ». « Son pacte », dans cet imaginaire total serait donc à l’origine de cette véritable poisse qui suit l’équipe nationale de Côte d’Ivoire depuis une dizaine d’années. Première au classement des meilleures équipes africaines, un beau jeu et jamais de trophées ! Pourtant sur le chemin de Sénégal 1992 la Côte d’Ivoire était loin d’avoir une équipe aussi célèbre et aussi bien classée. Doit-on dans ce contexte penser à la retraite pour la génération Drogba ? Chacun aura son analyse sur la question !

SUY Kahofi

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Article : Revue Ivoirienne du 28 janvier au 02 février 2013
WEEK END REVIEW
0
2 février 2013

Revue Ivoirienne du 28 janvier au 02 février 2013

Blé Goudé à sa sortie d’audition avec ses avocats
Blé Goudé à sa sortie d’audition avec ses avocats

Les journaux Ivoiriens cette semaine ont été largement aux couleurs du dossier Charles Blé Goudé contre le Ministère Public Ivoirien. Son audition du 30 janvier par la justice Ivoirienne a suscité une analyse dans les colonnes de Fraternité Matin, le quotidien à capitaux publics. Le confrère dans son papier expose les préalables de Charles Blé Goudé devant les juges. Ces préalables tiennent en une phrase : le respect de ses droits. Pour Le Patriote c’est un Charles Blé Goudé qui perd sa langue devant les juges et refuse d’aborder les questions de fond. Un Charles Blé Goudé qui refuse de répondre au juge, c’est également le constat fait par Le Nouveau Réveil quand paradoxalement Nord-Sud quotidien estime que Charles Blé Goudé a bien parlé puisse que cuisiné par les juges pendant 6 heures ! Et dans cette même veine L’Expression reprenant les propos que ce dernier aurait tenus écrit à sa une et je cite : « je n’ai pas fait de deal avec le pouvoir ». Autres propos attribués à Charles Blé Goudé et repris par nos confrères du quotidien Le Mandat : « mes conditions de détention sont mauvaises ». En effet Charles Blé Goudé a confié à ses avocats qu’il peut à peine voir pour préparer sa défense, qu’il n’est pas capable de situer géographiquement son lieu de détention et qu’il subit une violence morale qui ne dit pas son nom. Sur son lieu de détention tenu secret par les autorités Ivoiriennes, Le Patriote et Le Nouveau Courrier comme s’ils s’étaient passés le mot reprennent la version officielle du Gouvernement. « Charles Blé Goudé est dans une résidence protégée » et cette révélation est du ministre Hamed Bakayoko de l’intérieur qui était face aux partisans du général de la rue. Pendant que Charles Blé Goudé est toujours en détention, ses camarades du FPI ont repris le dialogue avec le pouvoir. Ce dialogue politique longtemps interrompu a véritablement occasionné des analyses de plusieurs canards Ivoiriens. Sur la question, L’Intelligent d’Abidjan annonce à sa une : tout sur les exigences du FPI. Financement des partis politiques, Commission Electorale Indépendante, conseil économique…ce que Ouattara propose à l’opposition écrit Nord-Sud. Le Nouveau Réveil barre sa une avec ce titre : participation aux élections locales, réconciliation et entrée au gouvernement…le FPI dit NON et NON à Ouattara. La raison selon le confrère est toute simple : le FPI réclame la libération de Laurent Gbagbo et la modique somme de 1,6 milliards de f CFA. Le Patriote se veut un brin moralisateur avec cette analyse : dialogue FPI – Gouvernement, l’amnistie coûte que coûte n’est pas la solution. Les journaux ivoiriens cette semaine sont revenus sur les grandes décisions du Conseil des Ministre du mercredi 30 janvier 2013. L’une d’entre elles touche directement les enquêtes ouvertes dans le cadre de la crise post-électorale. Le Nouveau Réveil nous apprend que le Gouvernement autorise l’exhumation de 800 corps. C’est encore 269 tombes et 36 fausses communes qui ont été répertoriés nous indique Le Démocrate qui précise qu’il s’agit de 467 corps qui sont non-identifiés et tous ces chiffres sont repris par L’Expression.

A la semaine prochaine !

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Article : Coopération Côte d’Ivoire – USA : annulation de la dette Ivoirienne
Côte d'ivoire
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1 février 2013

Coopération Côte d’Ivoire – USA : annulation de la dette Ivoirienne

Son Excellence Monsieur Phillip Carter III
Son Excellence Monsieur Phillip Carter III

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Phillip Carter III et la Ministre déléguée auprès du Premier Ministre Chargée de l’Economie et des Finances, Madame Nialé Kaba ont signé ce vendredi 1er février 2013 un accord pour l’effacement d’une partie de la dette de la Côte d’Ivoire à l’égard des Etats-Unis. Cet accord d’annulation de dettes concerne les investissements du Département d’Etat pour l’Agriculture, l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) et l’Export-Import Bank des Etats-Unis. Cet accord porte sur un total de 214 millions de dollars américains. « Le partenariat entre les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire est fort et l’effacement de cette dette en est une importante manifestation » a déclaré Monsieur Carter. « Les Etats-Unis croient que le progrès de la Côte d’Ivoire passe par la croissance de l’économie. Cet accord permettra au gouvernement ivoirien de concentrer son attention et de consacrer des fonds à l’amélioration des infrastructures telles que les autoroutes et les ponts et à des secteurs dont celui de la santé et de l’éducation », a ajouté l’Ambassadeur. La décision des Etats-Unis d’effacer la dette de la Côte d’Ivoire a été formalisée à l’issue des réunions du Club de Paris en juin 2012 après que la Côte d’Ivoire ait atteint le point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Le PPTE est un programme conjoint du Fonds International Mondial et de la Banque Mondiale  qui permet l’effacement de la dette de certains pays  pour permettre d’accroître leur économie. La Côte d’Ivoire, très éprouvée par la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, a bénéficié mi-2012 d’un allègement de sa dette de plus de plus de quatre milliards de dollars de la part du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, une bouffée d’oxygène longtemps attendue. Le gouvernement du président Alassane Ouattara a regagné la confiance de ses partenaires, qui ont promis sept milliards d`euros pour son « plan national de développement » 2012-2015. Le président Ouattara ambitionne de faire de la Côte d`Ivoire un pays « émergent » à l`horizon 2020.

La Ministre déléguée auprès du Premier Ministre Chargée de l’Economie et des Finances, Madame Nialé Kaba s’est réjouit que les Etats Unis aient consentis l’annulation de plus de 98% de la dette de la Côte d’Ivoire. Un geste qui classe le pays parmi les soutiens économiques les plus importants de la Côte d’Ivoire. « L’annulation de la dette est un important instrument qui permet à des pays de se développer et de prospérer », selon l’Ambassadeur Carter. La signature de l’accord d’annulation de la dette Ivoirienne par les Etats Unis est l’une des étapes menées par le pays pour donner à la Côte d’Ivoire les outils nécessaires pour amorcer son développement.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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