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La côte d'ivoire au jour le jour!
Article : Un papa, une maman : il n’y a pas mieux pour un enfant !
SOS
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24 avril 2013

Un papa, une maman : il n’y a pas mieux pour un enfant !

Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio
Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio

La loi sur le mariage pour tous est passée en France et c’est le moment pour certains africains de s’interroger sur le temps qui reste pour que l’ancienne puissance colonisatrice « la fasse appliquer par les pays de son pré-carré ». Quel pourrait être l’impact de cette loi dans les relations Afrique-France ? Élément de réponse avec Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio, sociologue et maître de conférences, chercheur associé à l’Université d’Aix-Marseille sur les questions d’éthique.

Eburnietoday : la loi sur le mariage pour tous vient d’être adoptée en France : doit-on penser à un vote de celle-ci dans les pays du pré-carré français en Afrique ?

Nicolas MADELENAT : Si je veux être franc envers vous, je dirais tout simplement que je ne sais pas ! La raison est simple : je n’aurais jamais pensé il y a trois ou quatre ans que la France puisse accepter le mariage homosexuel. A partir de là nous sommes obligés de réfléchir sur le fait que les gouvernements ne vont plus forcément écouter la voix du peuple. Si le Gouvernement Hollande avait été franc et honnête, il aurait refusé cette loi et il ne l’aurait pas fait voter en force comme c’est le cas. Il n’y aurait pas eu autant de débordements des deux côtés pour condamner ce texte qui est une aberration juridique et qui a été imposée contre toute la volonté de la population simplement pour faire plaisir au lobby homosexuel qui est quand même minoritaire en France. Les sociétés africaines au sens large ne veulent pas de cette loi qui est complètement décalée des modes de vie et des mentalités. Mais en même temps quand on voit que récemment le Gouvernement du Président Ouattara a fait voter une loi pour modifier le code de la famille en Côte d’Ivoire, je me dis que potentiellement le mariage homosexuel peut un jour arriver en Afrique. Cette situation sera extrêmement problématique !

ET : Cette loi ouvre également le boulevard incontrôlé de la GPA (gestation pour autrui) ?

NM : Oui car à partir de la circulaire Taubira tous les français qui ont recourt à la GPA grâce à des mères porteuses du tiers-monde peuvent prendre ces enfants, les ramener en France et obtenir pour eux des papiers français.

ET : La France institutionnalise donc une traite humaine ?

NM : C’est même pire que la traite humaine parce qu’il n’y a pas seulement le transport des enfants. Il y a une fabrication d’être humain en quelque sorte en louant le ventre de femmes fertiles en Afrique. On propose de l’argent à des personnes qui peuvent procréer puis on leur demande d’abandonner cet enfant à des pères de gens. Deux hommes ou deux femmes qui eux ne peuvent pas faire d’enfant le récupèrent et le ramène en France. C’est un enfant qu’on achète, un ventre qu’on loue ! C’était comme si un fermier avait une vache et que tous les veaux qu’elle mettait au monde lui appartenait de facto. C’est pire que l’époque où l’on venait acheter des esclaves noirs.

ET : La loi sur le mariage pour tous peut-elle être un moyen de pression politique et surtout économique sur les Etats africains ? Une monnaie d’échange qui pourrait conditionner l’aide au développement ?

NM : Plus je travaille sur l’aide et plus je découvre tous les côtés abominables qu’elle peut avoir. Donc oui je pense que c’est parfaitement possible qu’il y ait un package d’évolution sur la famille, sur le droit à l’affiliation voir même pour encourager l’adoption d’enfants africains par des couples homosexuels qui ne veulent pas avoir recourt à la gestation pour autrui. C’est parfaitement possible mais ce que je crains d’avantage c’est que la France par exemple exige un assouplissement des mesures de gestation pour autrui ou même de reconnaissance du nouveau né. Même si la gestation pour autrui n’est pas à encourager, on connait tous les réalités de terrain. Si en étant à Abidjan je vais dans un quartier très pauvre dans un tout petit coin de Yopougon par exemple et que je propose 5 millions ou 10 millions à une femme pour qu’elle porte un enfant puis elle l’abandonne et je l’emporte en France ; je suis certain que je trouverais des gens qui acceptent cela. Donc il est possible que la France exige que les maternités soient moins regardantes, que certains hôpitaux privés soient moins regardants notamment sur le nom de la mère. A partir de ce moment il suffit simplement que la personne qui veut l’enfant reconnaisse l’enfant en son nom, la mère biologique ne le reconnait pas, il y a un seul parent inscrit à l’Etat Civil, automatiquement ce nouveau né devient votre enfant même si vous n’en êtes pas le père biologique. Cette situation sera encore plus aberrante parce qu’imaginez-vous un instant un enfant d’Abidjan adopté par un couple homosexuel, qui quand il aura 18 ans voudra retourner dans sa famille en Afrique ; imaginez-vous un seul instant quel sera l’accueil qui lui sera réservé quand il dira qu’il a deux papas ou deux mamans ?

ET : La question reste posée ! Merci Docteur

SUY Kahofi 

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Article : 21 avril : Abidjan un désert électoral pour un fiasco démocratique
Nouvelles du pays
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22 avril 2013

21 avril : Abidjan un désert électoral pour un fiasco démocratique

Agents de la CEI oisifs un bureau de vote (@kingsuy)
Agents de la CEI oisifs un bureau de vote (@kingsuy)

Le processus électoral de sortie de crise s’est achevé ce 21 avril en Côte d’Ivoire. Celui-ci pour mémoire avait débuté en novembre 2010 avec les élections présidentielles qui se sont finalement soldées par une violente crise post-électorale. Ont suivi, les législatives encore marquées par des violences entraînant des partielles au mois de février 2012. Les élections régionales et municipales couplées quant à elles ont été reportées à deux reprises avant d’être pratiquement imposées en avril 2013.

Boycotte pacifique réussit

Dès l’annonce de cette date par le Conseil des Ministres, Richard Kodjo le secrétaire général du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo n’est pas passé par quatre chemins pour annoncer la volonté de son parti (FPI) de boycotter le scrutin prétextant d’un dialogue politique de sourd au sommet de l’Etat. Malgré cet appel au boycotte une quinzaine de cadres du FPI vont apporter leur soutien dans plusieurs localités aux candidats du PDCI d’Henri Konan Bédié. Un écart de comportement sanctionné par le Directoire du FPI mais qui donne toute la mesure de la fragilité du navire RHDP. En effet ces élections ont permis de voir combien de fois le torchon brûle entre le PDCI et le RDR d’Alassane Ouattara. Une gué-guerre politique qui a engendré de nouvelles violences. Ces violences verbales, physiques et les actes de destruction qui les accompagnent étaient sans doute rendu possible par les enjeux de ces élections pour des postes de développement. Un engouement politique qui a permis d’enregistrer 659 têtes de listes pour les élections municipales et 84 au régionales. Une véritable course aux fonctions de maires et de conseillers régionaux qui s’est joué à coup de programme de société plus novateurs les uns que les autres mais aussi à coup de billet de CFA et de gadgets notamment les tee-shirts.

On ne vote pas les violents !

Les différentes stratégies de campagne on-t-elle porté leurs fruits ? Il faut bien attendre ce 21 avril pour le savoir. Ce dimanche de vote, la sanction est tombée. Les Ivoiriens ont boudé le scrutin au grand désarroi des représentants de candidats. L’espoir de l’affluence dès l’ouverture des bureaux de vote à vite laissé la place au découragement. Nombreux sont les Ivoiriens qui ne sont pas allés voter : les élections régionales et municipales ayant trop peu d’enjeu à leurs yeux. Au-delà, c’est une abstention sanction face une classe politique ivoirienne qui semble s’accommoder des violences électorales avec une certaine aisance.

« Les politiciens Ivoiriens ne sont pas sérieux ! Ils nous invitent à participer aux scrutins et après pour des résultats ils endeuillent des familles. Je ne vote plus et en plus je me prépare pour quitter ce pays avant les présidentielles de 2015 » avance déçu Kouakou Gérard, un jeune informaticien.

Seule une poignée d’Ivoiriens s’est déplacée vers les urnes. Un véritable désert électoral dans les dix communes d’Abidjan qui fait planer le taux de participation à 30%, selon les premières estimations. Une misère démocratique quant on sait que 5 millions d’Ivoiriens étaient attendus aux urnes ! La raison de ce désert électoral est toute simple : les candidats ont préféré se chicaner, s’injurier et s’agresser au lieu de s’opposer par des programmes de société.

« De nombreux candidats seront surpris par les résultats de ces élections. C’est la première fois que des élections couplées sont organisées en Côte d’Ivoire et très peu de candidats ont pris le soin d’indiquer à leurs militants et sympathisants comment voter.  Ils étaient plutôt préoccupés par des promesses électoralistes au point d’oublier l’éducation citoyenne » nous explique Nathalie Koné, directrice du CEFCI (Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains en Côte d’Ivoire).

Si la CEI, la Commission Electorale Indépendante, pour éviter toute contestation et proscrire le désordre à décidé de proclamer les résultats à partir de ce lundi, il n’y aura pas de suspens concernant le taux d’abstention et surtout celui des bulletins nuls. Sur ce dernier point, les Organisations de la Société Civile estiment que la proportion de bulletins impropres au comptage des voix pourrait osciller entre 15 % et 20 %.

SUY Kahofi

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20. avril
2013
WEEK END REVIEW
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Revue Ivoirienne du 15 au 20 avril 2013

Le 21 avril les Ivoiriens retournent aux urnes
Le 21 avril les Ivoiriens retournent aux urnes

Dernier virage du processus électoral en Côte d’Ivoire. C’est bien ce dimanche 21 avril que les Ivoiriens se rendront aux urnes pour choisir leurs conseillers régionaux et municipaux. C’est l’occasion choisi par le porte-parole de la CEI (la Commission Electorale Indépendante) pour rappeler que frauder sera une manœuvre impossible. S’exprimant dans les colonnes du quotidien Soir Info, le porte-parole de l’institution en charge de l’organisation des élections invite les candidats et leurs partisans au respect du code électoral pour des élections apaisées. Des élections apaisées c’est aussi le souhait de Youssouf Bakayoko le Président de la CEI qui s’exprimait chez nos confrères de Fraternité Matin. Un souhait qui trouve tout son sens vu les violences qui ont émaillé la campagne qui a pris fin vendredi 19 avril à minuit. Cette campagne pour les régionales et les municipales a aussi cristallisé les divisions au sein du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). Le RDR (Rassemblement des Républicain) d’Alassane Ouattara semble ne plus faire confiance à son allié traditionnel le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire). En effet les appels du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo au PDCI d’Henri Konan Bédié suscitent des analyses diverses et surtout des interrogations. Le PDCI dans la perspective de la Présidentielle de 2015 a-t-il un plan B s’interroge Le Patriote. Le confrère proche du RDR se montre menaçant : le PDCI risque de regretté ses tractations sécrètes avec les partisans de Laurent Gbagbo. Réponse du berger à la bergère via le canard officiel du PDCI par la voix du président de la JPDCI (Jeunesse du PDCI), le sieur KKB. Il affirme à la une du Nouveau Réveil « le PDCI n’a pas de plan B mais on ne marche pas sur le parti d’Houphouët Boigny ». C’est clair pour Le Démocrate le navire du RHDP prend de l’eau car il y a une tension vive entre le RDR et le PDCI. Cela se matérialise sur le terrain par un cortège de campagne qui a essuyé des jets de pierres à Sikensi note L’Inter. Bien que le FPI semble ne pas s’émouvoir du débat politique, il n’étend pas se taire face à la désobéissance de certains de ces cadres. En effet 15 d’entre eux qui ont désobéit au mot d’ordre de boycotte ont été sanctionné par le parti nous renseigne en cœur Notre Voie et Soir Info. Parlons à présent de la grève des enseignants qui semble perdurer. Le gouvernement s’est décidé à débloquer 1,7 milliard pour calmer les grévistes nous indique Le Jour Plus. Il s’agit en fait d’une somme débloquée pour solder les primes de correction des copies du BAC et BEPC 2012 nous dit Fraternité Matin. Restons avec nos confrères de Fraternité Matin qui annoncent de bonnes nouvelles au plan social pour les agents de la SOTRA, la société des transports abidjanais. Des déflatés dit-on seront rappelés car l’entreprise annonce des chiffres qui sont plutôt dans le vert. Cette embellie est le moment choisi par l’entreprise pour annoncer l’arrivée de nouveau bus.

A la semaine prochaine !

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Article : Violences électorales : encore et toujours le RDR
Côte d'ivoire
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17 avril 2013

Violences électorales : encore et toujours le RDR

Affiches dégradées dans la commune du Plateau (crédit photo @kingsuy)
Affiches dégradées dans la commune du Plateau (crédit photo @kingsuy)

Le minimum de bon sens aurait voulu qu’on puisse avoir un comportement irréprochable lorsqu’on est candidat, militant ou sympathisant du parti au pouvoir. Que nenni ! Avec le RDR (Rassemblement des Républicains), plus on est de la famille du premier ivoirien, plus on se comporte mal. Depuis le 6 mars 2013, date du début des campagnes pour les élections locales, il nous a été donné de constater que se sont les militants du parti de SEM Alassane Ouattara qui ont des comportements de « sauvage » dans toutes les localités où ils sont en compétition avec d’autres partis politiques. Pire, auréolé par la présence de l’un des leurs au Palais Présidentiel, ils ne se gênent pas pour installer la violence physique et verbale dans les rues de la capitale. Avec le RDR d’Alassane Ouattara l’enjeu des élections tue le jeu démocratique. D’aucun se demanderait face à toute cette violence si le chef de l’Etat est instruit du comportement indélicat de ses partisans et surtout des candidats qui évoluent dans l’arène avec sa bénédiction ?

Des faits qui parlent d’eux-mêmes

Passons en revue quelques évènements qui nous donnent un aperçu de cette violence quasi quotidienne que le RDR utilise pour se faire entendre ou plutôt pour s’illustrer négativement. A Séguéla, plus précisément dans le quartier Bakayoko extension, l’on a noté que durant les campagnes électorales, les militants du RDR ont empêché les autres candidats aux élections de poser leurs affiches sous prétexte que ce quartier est leur bastion. Les mêmes militants du RDR ont hué et refusé l’accès de la cité (Séguéla) au Professeur Alphonse Djédjé Madhy pourtant figure emblématique du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). A Korhogo, l’une des spécialités des adeptes de la case familiale consiste à déchirer les affiches des opposants. La sale besogne est laissée aux badauds qui pour quelques pièces écument la ville à la recherche de tout ce qui n’a pas un sourire RDR ! A Divo le candidat du RDR semble avoir tout lu sauf le code électoral et la constitution ivoirienne. Un crime électoral pour quelqu’un qui aspire à diriger toute une région. Le parvenu politique estampillé de la bannière orange bat campagne en utilisant le nom du Président de la République et son image. A Man c’est encore (et toujours) l’ancien ministre Sidiki Konaté qui continue de lancer matin, midi et soir des invectives aux populations qu’il a vite fait de catégoriser. Pour lui les Wès et les Dans sont des sous-hommes, pauvres, incapables et malheureux !

La cerise sur le gâteau !

Loin de se limiter à ses actes cités plus haut, le RDR consacre par la voix de son secrétaire général des appellations déshumanisantes pour les candidats indépendants. Le sieur Amadou Soumahoro ne se prive pas de rappeler  que les indépendants sortis du RDR « sont des enfants sans père ni mère », « des rebelles qui ne savent ni d’où ils viennent et où ils vont », « ils n’ont pas de tuteur et ils sont dangereux » ! Quand celui qui doit rappeler à l’ordre se plait dans les injures, allez-y comprendre que la violence est une institution au RDR. La palme d’or de l’arrogance et du manque de culture démocratique revient sans doute au sieur Cissé Bakongo, monsieur le ministre je vous en prie. A Koumassi, le ministre-candidat que certains jeunes appellent honteusement « le déréglé »* ne s’interdit pas certains agissements. Les loubards à sa solde sèment le désordre et la violence dans les états-majors des autres candidats. Il fait briser chaises et bâches. Malheur aux militants d’un opposant si votre cortège croise celui des partisans de M. Bakongo. Bagarres et autres violences verbales ne manqueront pas. Pour M. Bakongo il n’existe plus de différence entre les biens de l’Etat et celui du candidat. Ne vous offusquez pas si vous voyez un véhicule à la plaque d’immatriculation jaune transporter ses loubards et autres disciples.

Il faut que ça cesse !

Le RDR étant signataire du code de bonne conduite des partis politiques, il se doit de donner un sens à son engagement en tournant le dos à la violence et en interpellant ses militants au civisme depuis le sommet du parti. Pas moins de 10 articles sur 20 que compte le code de bonne conduite sont quotidiennement violés par le parti au pouvoir. Le Président Alassane Ouattara souligne qu’il est le promoteur d’un Etat de droit, d’un pays démocratique où les droits de l’homme sont respectés ; il lui revient de commencé sa lutte par son propre parti où des teignes semblent n’avoir pas tiré de leçons de la meurtrière crise post-électorale.

SUY Kahofi

*le déréglé : surnom donné au ministre Bakongo depuis qu’il a menacé l’un de ses concurrents aux élections législatives avec une arme à feu.

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Article : Revue de la presse sénégalaise du 12 avril 2013
AFRIQUE
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12 avril 2013

Revue de la presse sénégalaise du 12 avril 2013

Presse sénégalaise (@kingsuy)
Presse sénégalaise (@kingsuy)

Notre escale dakaroise nous donne l’opportunité de nous familiariser avec la presse sénégalaise. La revue des quotidiens parus au pays de la téranga nous permet de constater que le titre qui est largement commenté est celui qui se rapporte à la position du Gouvernement sénégalais sur l’homosexualité. Sur le sujet Le Soleil, l’organe public d’Etat nous indique très clairement que le Sénégal n’envisage pas la dépénalisation de l’homosexualité. Lorsque Le Populaire barre à sa une « Macky décrète l’homosexualité haram (bannie) », le confrère ne  fait que confirmer cette position tranchée des autorités sénégalaises. Le premier citoyen « exclut totalement toute option de dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal ». « Nos valeurs culturelles de base ne peuvent s’accommoder d’une option de dépénalisation de l’homosexualité » affirme le Président dans les colonnes de La Tribune. Selon le quotidien L’AS, le Président sénégalais cède à la pression et maintient sa décision de ne pas dépénaliser l’homosexualité. Au-delà des discussions autour de l’homosexualité, Le Populaire revient sur une grande décision du dernier Conseil des Ministres. Abdoul Aziz Tall a été choisi pour reformer l’âme et la face de l’Etat. Pendant que le Président Sénégalais et son Gouvernement décident des grands axes du développement, au cœur de sa famille politique les choses tournent au vinaigre. C’est du moins le point de vue de L’Observateur quand il écrit : crise politique, Macky dans un cercle de feu ! Le quotidien revient sur la dualité au sommet de l’APR, les remous à Macky2012 et d’une « rébellion » à Benno Bokk Yaakaar. Restons toujours dans les mic-macs de la politique sénégalaise avec la famille Wade qui continue de « rythmer » l’actualité judiciaire au sommet de l’Etat. Pour régler ses comptes avec Macky et défendre Karim, Wade débarque avec armes et bagages barre à sa une La Tribune. « Je vais livrer mon dernier combat » affirme le Sopi qui entend porter plainte contre l’Etat. Et si l’ancien Président a pris cette décision, c’est pour témoigner son soutien à son fils. En effet Karim Wade selon L’Observateur redoute une forclusion. Le confrère croit savoir qu’un véritable flou s’est installé autour de la date butoir pour la réponse à sa mise en demeure. Parlons à présent de politique internationale avec le Mali. Le quotidien Enquête a décidé de tendre son micro Soumaïla Cissé, un candidat à la Présidentielle malienne du 7 juillet. En exclusivité sur une double-page pleine, l’homme propose ses solutions pour sortir le Mali de la crise. Toujours au plan international avec cette fois ci avec SUD Quotidien qui revient sur la polémique autour du retour de Dadis Camara, l’ancien boss de la transition militaire en Guinée. Alors que la vie de son pays est marquée par un blocage politique, le capitaine commence à avoir de nouveau des partisans qui donne de plus en plus de la voix et qui réclament son retour. Achevons cette revue de la presse avec du sport et particulièrement un combat de lutte très attendu. Il s’agit du face à face entre Malick Niang et Sa Thiès. Les deux lutteurs surchauffent le Grand théâtre nous indique La Tribune qui revient dans les moindre détails sur l’empoignade verbal entre les deux lutteurs qui enregistre une série de 9 combats pour autant de victoires. Sa Thiès n’y va pas par le dos de la cuillère dans les colonnes du quotidien Le Soleil et promet une défaite cuisante à son adversaire. Morceau choisi : « si Malick veut la surprise de sa vie, il n’a qu’à imposer la bagarre ». Réponse du berger à la bergère, Malick Niang bien que gêné par le bagou ravageur de son adversaire a affirmé et je cite : « je ne sais pas parler, j’exprime tout en actes » affirme le lutteur chez nos confrères du quotidien Enquête.

A vos journaux et bonne lecture à tous !

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Article : Les dakarois au rythme du sport
AFRIQUE
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12 avril 2013

Les dakarois au rythme du sport

Des jeunes dakarois à la musculation (crédit photo @kingsuy)
Des jeunes dakarois à la musculation (crédit photo @kingsuy)

J’ai cru un instant qu’il s’agissait d’un phénomène de mode ou d’une convention non écrite comme le « D day »* au Ghana mais en creusant un tout petit peu j’ai compris qu’ils le faisaient par amour !

Le visiteur qui découvre Dakar sera sans doute frappé par l’image de tous ces sénégalais qui le soir venu se mettent à la pratique du sport. Autour des stades, le long des routes, sur les plages ou même des parkings, chacun vient pratiquer qui pour certain de la musculation, qui pour d’autre des exercices physiques pour le sport de haut niveau ou encore faire un petit footing. A les voir transpirer avec ce vent glacial que je supporte très mal, je comprends pourquoi de nombreuses personnes affirment avec conviction que le Sénégal est un pays où on adore le sport. Le profil des hommes et femmes que j’ai croisés dans les rues de Dakar confirme en tout point cette assertion.

A chacun ses raisons

Je croise ici et là des footballeurs, des basketteurs, des aspirants aux compétitions de haut niveau, des lutteurs bien entendu, des étudiants, des chômeurs et des travailleurs. Si tout le monde se met à la pratique du sport, les raisons divergent d’un individu à l’autre. Pour Mr Ba Oumar fonctionnaire en congé, « la pratique du sport est un moyen de garder la forme ». Alors chaque jour il fait du jogging le long de la plage du quartier Fann. 30 minutes suffisent à cet homme d’une quarantaine d’année pour se sentir bien. Il nous explique que chaque dimanche il vient courir avec femme et enfants. Bounama Diakité est chauffeur de taxi et sur la plage il enchaine les exercices avec son ami Issa Coulibaly un vigile. Les deux affirment que le sport est indispensable à leur profession.

« Je suis assis dans mon taxi du matin au soir et je dois vous dire que c’est très épuisant. Les cuisses souffrent énormément donc quand je le peux, je viens pendant une heure faire des exercices. Il faut reconnaître que ça m’aide énormément », soutient Bounama Diakité.

On court ici pour la forme et le bien être mais quelques mètres plus loin on s’entraine pour réaliser un grand rêve. Touré Mbacke étudiant à l’UCAD (Université Cheick Anta Diop) rêve d’intégrer une équipe de box thaïlandaise et pour cela il fait régulièrement de la musculation. Objectif : garder une belle silhouette et surtout avoir des muscles d’acier. N’deye Arame Dieng rêve aussi de faire carrière dans le sport de haut niveau mais son dada à elle c’est le basket-ball. D’ailleurs elle évolue au sein du Dakar Université Basket-ball club. Tous les lundi, mardi et jeudi, elle réalise des exercices d’endurance et de saut à la corde pour préserver son rythme de jeu.

On drague aussi par le sport!

Un autre argument qui pousse certaines jeunes filles à pratiquer le sport est la proximité des hommes. Vêtues d’un ensemble plutôt sexy, elles trottinent généralement non loin des hommes. Ce système est bien connu de Nafissatou Fall une gestionnaire de stock qui étrangement dit ne pas s’intéresser au sport.

« Chaque je vois certaines jeunes filles les cuisses dehors qui « disent » faire du sport. Les traînent sur le long des routes et je vois des hommes qui les abordent » nous explique-t-elle.

Massa Seck confirme cette version des faits. Le jeune homme en quête d’emploi nous explique que le style de ces jeunes filles renseigne sur leurs intentions.

« Elles mettent de petits shorts et des tee-shirts moulant et elles se positionnent toujours devant les jeunes gens qui s’entrainent à la musculation ou pour la lutte ».

Ce phénomène peut bien exister mais Marie Paule N. n’y croit pas vraiment. Elle estime que si certaines jeunes filles mettent leur temps à profit pour faire du jogging c’est simplement parce qu’elles aussi aiment le sport.

SUY Kahofi

*D day : pratique populaire en vogue dans certaines villes du Ghana qui consiste à se mettre en tenue traditionnel ou en pagne africain un jour précis de la semaine.

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Article : Il était une fois un 11 avril !
Non classé
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11 avril 2013

Il était une fois un 11 avril !

Les séquelles de la crise sont encore visibles
Les séquelles de la crise sont encore visibles en Côte d’Ivoire

Voici deux ans jour pour jour que le régime de la refondation s’écroulait à Abidjan au terme d’une longue et meurtrière crise post-électorale qui a fait 3000 morts.

Laurent Gbagbo ayant perdu les élections présidentielles après le second tour de décembre 2010, avait alors refusé de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara. Très vite deux camps se sont crées et surtout cristallisés autour des deux protagonistes. Il ne s’agissait pas seulement de pro-gbagbo contre des pro-ouattara avec son corollaire de miliciens, mercenaires et autres dozos* mais il s’agissait pour certains d’une opposition entre des « panafricanistes » et des esclaves de l’occident. Laurent Gbagbo convaincu de sa victoire parce que proclamée par le Conseil Constitutionnel a été suivi dans sa logique par certains intellectuels qui étaient convaincu que comme Kadhafi, l’occident voulait tuer un autre fils de la révolution africaine. Alassane Ouattara victorieux selon la certification des Nations Unies avait eu (et encore aujourd’hui) le soutien de plusieurs Nations dont la France et les Etats Unis. Pendant qu’au sommet de la hiérarchie politique les tractations se faisaient de plus en plus difficiles voir impossibles, le peuple avait commencé à sentir les effets de cette crise qui était la mélodie d’une longue symphonie baptisée « guerre civile ». Plus de liquidité parce que le « Président légitime » selon la certification avait fermé le robinet depuis la BCEAO à Dakar. Inflation à Abidjan et hausse des prix parce que le « Président légitime » selon le Conseil Constitutionnel menaçait de créer sa monnaie. Ni Alassane Ouattara ni Laurent Gbagbo n’ont réellement souffert de cette crise ! OUI aucun d’autre eux n’a souffert comme le peuple de Côte d’Ivoire et en ce 11 avril 2013 c’est a ce peuple que je veux particulièrement penser.

Au-delà de l’interprétation que chaque camp politique fera de cette crise, je reste convaincu que la véritable lecture est celle qu’en fera le peuple. Le FPI de Laurent Gbagbo et la coalition du RHDP continueront chaque jour de ressasser le même discours de la victoire contestée. Mais l’Ivoirien qui n’arrivait plus à manger est celui là qui peut réellement rendre compte de cette crise. Au risque de me répéter, ni les occupants de l’hôtel du Golf nourris chaque jour par un MI-8 de l’ONUCI, ni les occupants du Palais Présidentiel d’Abidjan-Cocody ne pourront réellement vous parler de cette crise. OUI le peuple de Côte d’Ivoire est le seul témoin de ces six mois de combats. C’est à ce peuple que je dédie ce triste anniversaire. Ce peuple qui chaque jour respirait l’odeur des corps en putréfaction, ce peuple qui chaque jour vivait comme si c’était le dernier a attendu patiemment que les choses se tassent pour soupirer. La faim, des parents égorgés devant leurs enfants, les cadavres, les enfants malades, le choléra, la fièvre jaune, les déplacements des populations des zones ouest où femmes et enfants étaient violés et tués : c’était ça la crise Ivoirienne. Loin des images de simple guérilla urbaine rapportées par TF1, CNN ou France 24, un véritable drame s’est joué en Côte d’Ivoire. J’en veux pour preuve les fausses communes qui sont découvertes chaque mois. J’ai de la peine pour toi cher Côte d’Ivoire, car malgré ta souffrance, les politiciens semblent ne pas avoir tiré des leçons de ton douloureux passé, passé portant si proche. Les mêmes discours guerriers sont encore présents ! Aux menaces du FPI, le RDR répond par la fermeté ou l’indifférence. « Ce n’est pas encore fini » disent certains partisans de Laurent Gbagbo, « venez on vous attend » répondent ceux d’Alassane Ouattara. Et pendant que le jeu des menaces signe son retour, le peuple retient son souffle.

Ce 11 avril c’est aussi l’anniversaire du règne de l’impunité, d’une justice bancale et du retour de la violence dans l’ouest du pays. Seul Laurent Gbagbo et ses partisans sont au cachot : les assassins des gendarmes de Bouaké, qui ont pris le soin de boire leur sang courent toujours ! Seul le parti de Laurent Gbagbo est empêché d’organiser des meetings : les autres peuvent danser jusqu’au matin ! Seuls les journaux proches de l’opposition sont muselés : ceux proches du pouvoir peuvent chanter « hosanna » aux nouveaux barrons du pays ! Comment peut-on parler de réconciliation au peuple quand tout est fait pour diviser d’avantage ? Ce 11 avril c’est l’occasion pour moi de rappeler aux politiciens de mon pays qu’il est temps de penser au peuple. La réconciliation dictée dans l’hypocrisie et la promotion des violations des droits de l’homme nous conduiront de nouveau vers des bruits de bottes et de mitraillettes. Le musèlement de l’opposition et les rapports des droits de l’homme jetés à la poubelle nous entraineront de nouveau vers la violence. 11 avril 2011 – 11 avril 2013, voici que deux ans d’hypocrisie politique viennent de passer, il est temps d’asseoir les bases d’une vraie réconciliation.

SUY Kahofi

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Article : Côte d’Ivoire – Faut-il mettre fin au syndicalisme étudiant ?
Côte d'ivoire
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9 avril 2013

Côte d’Ivoire – Faut-il mettre fin au syndicalisme étudiant ?

présidence de l'université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan (Côte d'Ivoire), par Serein (Wikimedia Commons)
Présidence de l’université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan (Côte d’Ivoire), par Serein (Wikimedia Commons)

 Les Universités Ivoiriennes ont rouvert leurs portes le 3 septembre 2012 et celles-ci fonctionnent malgré quelques réglages à finaliser.

Les cours ont repris dans une nouvelle ambiance, un nouvel esprit marqué par la signature de la charte de bonne conduite de l’étudiant. Il s’agit d’une « profession de foi » à travers laquelle les étudiants s’engagent à renoncer à la violence et à préserver un esprit civique sur les campus.

Pour les autorités Ivoiriennes cet engagement doit réellement se faire sentir sur le terrain car les étudiants n’ont pas été de tout temps des enfants de cœur ! Les syndicats étudiants ont délaissé les campus pour devenir le bras armé des mouvements politiques radicaux proches de l’ancien pouvoir.

Ainsi la toute puissante Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) s’est muée discrètement en Galaxie Patriotique, en GPP (Groupement des Patriote pour la Paix) ou COJEP (Congrès de la Jeunesse Panafricaine). De plus la FESCI s’était imposée comme le gestionnaire tout puissant de l’école Ivoirienne avec des dérives. « A l’époque vous aviez peur quand vous devez venir à l’Université ! Pour un rien « les camarades* » pouvaient vous battre à mort et vous dépouiller.

« C’était plus une petite armée qu’un syndicat étudiant », se souvient Marthe N’goran étudiante en lettre moderne à l’Université de Cocody. La FESCI qui faisait de l’ombre aux autres organisations estudiantines est taxé d’avoir introduit la machette et les armes à feu comme mode de dialogue sur le campus.

« On ne se sentait plus en sécurité parce que ceux qui étaient sensés nous défendre, porter notre voix auprès de l’administration et du ministère étaient devenus nos bourreaux », souligne Coulibaly Ismaël étudiant en sciences-économiques.

Yapo Anselme a été membre de la FESCI. Il reconnait que le syndicat étudiant a dévié mais cela est en grande partie « le fruit de la corruption des leaders par les politiciens et leur soif d’enrichissement par toutes les formes de magouilles sur le campus ».

Malgré ce passé sombre du syndicat étudiant, Yapo Anselme, Marthe N’goran et Coulibaly Ismaël comme la quasi-totalité des étudiants estiment que l’Université ne peut exister sans un syndicat étudiant.

Alors si les syndicats étudiants doivent continuer d’exister, quel doit être leurs nouveaux visages ? Charles Roméo Ibrahim étudiant inscrit en licence de Gestion estime que « les nouveaux syndicats étudiants doivent renoncer à la violence, lutter pour les étudiants et non pour l’enrichissement des leaders syndicaux. Ces syndicats ne doivent pas s’allier aux partis politiques mais se consacrer à l’amélioration du cadre de vie de l’étudiant ».

Mme Koffi Anne qui est mère de famille avec deux enfants à l’université estime pour sa part que la liberté de militer dans un syndicat est un droit pour tous les étudiants. L’Etat Ivoirien ne peut en aucun cas leur priver de ce droit ! Néanmoins, Mme Koffi pense que l’élément le plus important pour sauver l’université ivoirienne et éviter qu’elle ne redevienne un champ de bataille c’est « une plus grande maturité de la part des étudiants ».

« Nos enfants doivent comprendre qu’ils sont là pour leurs études et non pour les bagarres, les meetings politiques sur le campus, cacher des armes sous leurs lits, vendre la drogue ou se prostituer ! Ils doivent prendre un nouveau départ pour être utile demain à ce pays ».

En affichant cette maturité, l’Université Ivoirienne sera de nouveau l’antre du savoir et non de la délinquance et cette position est celle qu’épouse l’enseignant Victorien AKA. « Si les étudiants se positionnent comme des êtres faibles et faciles à manipuler, les politiciens n’hésiteront pas à les utiliser. Par contre s’ils sont forts et indépendants, personne ne pourra les manipuler ».

Les étudiants sur le campus, malgré un arrêté inter-ministériel interdisant la création des syndicats étudiants, ont déjà fait émerger un nouveau syndicat. Il s’agit de la CEECI (Comité des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire)  qui s’est déjà signalé en paralysant les cours pour des revendications jugées utiles par les étudiants. Celles-ci portaient sur l’absence de latrines, de climatisation et de micro pour les amphithéâtres, l’inexistence d’abri de bus et d’espace de restauration adéquats.

Ce mode de revendication sans violence a permis à la CEECI d’empocher le Prix de la Pacification Universitaire d’une valeur d’un million de francs CFA. Ce prix initié par l’Université Alassane Ouattara de Bouaké est une sorte de stimulation et de motivation pour aider les étudiants à persévérer et à cultiver l’apaisement et la sagesse au sein de l’Université. Il s’agit également d’amener les étudiants et les syndicats d’étudiants à tourner le dos à la violence et au syndicalisme destructeur pour promouvoir un climat de paix.

Le CEECI a reçu son prix des mains du président de l’Université Alassane Ouattara (l’UAO) le Professeur Lazare Poamé et de la Directrice du Centre des Œuvres Universitaires (CROU). Konaté Moussa le président du CEECI a exprimé sa reconnaissance à l’administration de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké et dédié ce prix aux représentants des organisations sœurs (syndicats étudiants) et à l’ensemble des étudiants de Côte d’Ivoire pour leurs efforts consentis dans la pacification de l’Université Ivoirienne.

Au-delà de la joie, les militants du CEECI sont conscients que ce prix est une nouvelle responsabilité, un appel à mieux faire ! Pour Konaté Moussa « il ne s’agit plus de baisser la garde ou de faiblir dans le processus de pacification de l’Université Ivoirienne », il faut se battre au quotidien pour le maintien de la paix, de la stabilité et d’un syndicalisme irréprochable dans l’espace universitaire. La FESCI quant à elle signe timidement son retour avec une succession de rencontres en vue de regagner la confiance des acteurs de l’Université Ivoirienne.

SUY Kahofi

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Article : Revue de la semaine Ivoirienne du 01 au 06 avril 2013
WEEK END REVIEW
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6 avril 2013

Revue de la semaine Ivoirienne du 01 au 06 avril 2013

Daniel Kablan Duncan, le Premier Ministre Ivoirien
Daniel Kablan Duncan, le Premier Ministre Ivoirien

La semaine ivoirienne a été marquée par trois principaux titres : il s’agit du grand oral du Premier Ministre Ivoirien face à la presse nationale et internationale, le dernier rapport de Human Right Wacth sur la Côte d’Ivoire et l’arrivée de 10.000 tonnes de TERACTIV Cacao sur les bordures de la lagune Ebrié. Le premier à s’intéresser à la sortie médiatique du chef du gouvernement ivoirien ce 4 avril est le quotidien à capitaux publics Fraternité Matin qui affiche : dialogue avec le FPI, élections locales, relance économique, revendication des enseignants et des médecins… Daniel Kablan Duncan clarifie tout ! L’aspect de cet exercice bilan qui revient le plus dans les journaux est ce que le Premier Ministre a dit au sujet du dialogue avec le FPI en témoigne la manchette de L’Expression du 5 avril : Duncan démonte pièce par pièce le FPI, pour L’Intelligent d’Abidjan Duncan met le FPI dans une grosse colère ! Colère également perceptible à la une du Nouveau Courrier qui relèvera dans ce grand oral de Duncan trois heures de reniements et de contre vérité. Des vérités il y en a eu et pour L’Inter se sont celles du Premier Ministre au FPI, vérités parmi lesquelles Soir Info tire cette interrogation : une rencontre Gbagbo – Ouattara pour quoi faire ? Et avant cette position, le Premier Ministre annonce qu’il n’y aura pas d’amnistie générale ! Pour Le Jour Plus Duncan brise le rêve des détenus pro-gbagbo. Quand Le Patriote écrit Duncan dit tout c’est surtout pour mentionner qu’il ne faut pas imposer un rythme à la justice ivoirienne et cette analyse est partagée par Le Nouveau Réveil qui barre : notre justice n’est aux ordres ! Ces deux positions sont sans doute des réactions au dernier rapport de l’ONG Human Right Watch qui selon Nord Sud quotidien attaque encore le Président Alassane Ouattara. L’ONG Internationale de défense des droits de l’homme sans pitié pour Alassane Ouattara aux dires du journal Le Temps quand Notre Voie de son côté croit clairement que la cible du rapport est la Cours Pénale Internationale. Ce document intervenant quelques semaines après celui d’Amnesty International, Le quotidien d’Abidjan titre : énième rapport des ONG Internationales de défense des droits de l’homme ce que cache les rapports de Human Right Watch et d’Amnesty International. Parlons économie avec l’accomplissement d’une promesse d’IDH. Une nouvelle ère s’ouvre pour la Cacaoculture en Côte d’Ivoire et c’est le quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin qui s’en fait l’écho. En effet ce 03 avril, le premier producteur mondial de cacao a accusé réception de 10.000 tonnes de TERACTIV, un engrais développé par la firme OCP (Office Chérifien des Phosphates) en coopération avec ADM et IDH. Selon Mr Ben Ali, le représentant d’OCP l’objectif de la production de la TERACTIV Cacao est de soutenir la politique africaine de cacaoculture durable affiche L’Agence Ivoirienne de presse. L’OCP s’associe donc un programme de productivité prévoyant de meilleures pratiques agricoles, la gestion des pesticides, du matériel d’exploitation de meilleure qualité et l’utilisation d’engrais. Cette stratégie peut faire passer la productivité actuelle de 500 kg par ha à 1000 kg par ha.

A la semaine prochaine !

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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