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La côte d'ivoire au jour le jour!
19. févr.
2011
Nouvelles du pays
0

Violence à Abobo : les militants du RHDP dispersés

 

Violence Abobo ce samedi matin (19 février 2011)

Pas de révolution dans la République de Gbagbo ! Au fur et à mesure que le 21 février approche à grand pas et pour ne pas se laisser surprendre par les militants du RHDP, le président sortant Ivoirien a décidé de trouver les manœuvres appropriées pour étouffer le futur soulèvement. C’est bien une situation de déjà vu que traverse la Côte d’Ivoire : des décrets imposants le couvre feu et interdisant par la suite toutes manifestations. Malgré ce premier décret et les autres qui lui seront semblables dans les jours avenirs, les militants du RHDP ont décidé de faire la sourde oreille et d’affronter les chars du système répressif de Laurent Gbagbo. L’épicentre de la contestation reste Abobo où ce samedi matin une centaine de manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène et de tir de sommation. Auréolés des apparitions du Docteur Alassane Ouattara sur les antennes de TV Côte d’Ivoire, les militants du RHDP n’entendent pas baisser les bras. « Nul été l’intervention de l’armée, Gbagbo sait que la jeunesse du RHDP irait le chercher au Palais ! L’armée ne joue pas franc jeu : si elle garde sa neutralité, Gbagbo tombe le même jour ! » soutien un jeune militant. « En Tunisie et en Egypte la révolution a été possible parce que l’armée n’a pas tirée. Or dans notre pays celle-ci est prête à massacrer pour le simple plaisir de Gbagbo » affirme un autre manifestant. Pour ce dernier Gbagbo aura du pain sur la planche car pour gouverner ce pays sans être inquiété il « devra réduire au silence les partisans du RHDP ».

Pendant que Gbagbo musèle l’opposition et fait réprimer des marches pacifiques à balles réelles, ses partisans célèbrent à Yopougon l’anniversaire de son séjour en prison. Il y a 19 ans en effet, alors que le Docteur Alassane Ouattara était Premier Ministre, les frasques verbales et les appels à l’insurrection du sieur Laurent Gbagbo lui ont valu un séjour au frais de l’Etat à la MACA. Le pays qui depuis une semaine connait une situation sociale plutôt calme, renoue avec la violence. Pour tenter de rassurer les populations, un décret du Président sortant impose un couvre-feu sur toute l’étendue de la capitale jusqu’au dimanche 20. Pour les militants du RHDP cette décision vise à perturber l’organisation de la marche du 21 février.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 21 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi

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18. févr.
2011
Nouvelles du pays
0

Fermeture des banques : les difficultés économiques ne peuvent plus être camouflées !

 

Les Ivoiriens veulent tous retirer leurs économies

Les propos rassurants du gouvernement sortant Ivoirien dirigé par le sieur Aké N’gbo vont difficilement passer auprès des Ivoiriens. « Nous allons créer notre monnaie », « nous avons du pétrole et gaz », « nous pouvons nous passer de la BCEAO » pouvait-on entendre il y a quelques semaines. Il a fallu peu de temps pour que les Ivoiriens comprennent que ce sur quoi Laurent Gbagbo et son clan avait une emprise c’était la rue et le fan club du FPI ! Même une banque installée sur le sol Ivoirien n’est pas propriété de la grande et glorieuse refondation ! Les leaders de La Majorité Présidentielle n’ont pas pu cacher la réalité des difficultés économiques du pays pendant longtemps.

Les banques ferment et les Ivoiriens vivent avec la peur au ventre. Hier matin (jeudi 17 février) devant les banques du Plateau (centre des affaire de la capitale Ivoirienne), de longues files d’attente se faisaient encore voir. Chacun espérait que le guichet automatique pourrait permettre d’avoir un peu de liquidité. « Tu vois mon frère, le rang est long : j’attends mon tour en espérant avoir au moins quelque chose pour tenir deux mois » déclare Mr Pokou enseignant. Une autre jeune fille dans le rang nous renseigne sur ses difficultés. « Moi j’ai deux comptes : malheureusement ma première banque a fermé hier. J’attendais ce matin pour foncer ici (SGBCI) pour racler mon deuxième compte quand au journal de 6 h 30 de RFI j’apprends que la banque aussi doit fermer. Mon frère a fait le rang depuis 7 heures et je suis venu le remplacer » affirme Abo Jacqueline. Le hold-up du camp Gbagbo à la BCEAO sera lourd de conséquence pour les Ivoiriens. Plus de liquidité dans les coffres des banques car Dakar (siège de la banque centrale) n’entend pas coopérer avec un régime illégitime. Ces fermetures ne devaient étonner personne : la vague de nationalisation lancé par le clan Gbagbo ne rassurait personne. Pour éviter qu’un matin l’armée ne viennent investir les banques commerciales comme le gouvernement Aké N’gbo l’a fait pour la BCEAO, elles ont commencé à fermer ! D’ailleurs le coup fumant qui se préparait contre elles avait été annoncé par la presse d’opposition que le gouvernement sortant veut étouffer.

Dans cette avalanche de fermeture et d’incertitude, les usuriers ont le vent en poupe. « Ceux qui nous détestent viennent aujourd’hui à nous et les taux ont bien changé » nous confie  avec un brin d’ironie Shoualio un usurier maraka. A la question de savoir combien vais-je rembourser si j’emprunte 100.000 f CFA, la réponse me glace le sang. « Tu prends 100.000 tu me laisse une garantie (objet de valeur) et tu reviens rendre mon blé avec 75 % d’intérêt. C’est à prendre ou à laisser ». Le gouvernement sortant loin d’avoir tiré des leçons de son échec face à la l’UEMOA continue de donner dans les discours guerriers et les actes peu recommandables. La réquisition de la BRVM et des filiales des banques françaises sont les derniers sacres du gouvernement Aké N’gbo qui vient encore de ternir l’image du pays. Une vague de nationalisation qui montre aux yeux du monde que le gouvernement Aké N’gbo donne désormais dans des pratiques dignes de Fidèle Castro ou de Pablo Escobar puisse que réquisition  au sens Ivoirien  du terme (gouvernement Aké N’gbo) signifie vol.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 20 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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17. févr.
2011
Commerce
15

Le business des embouteillages

 

Il faut savoir convaincre en peu de temps

Les embouteillages, perpétuels ennemis des automobilistes et motards de la capitale Ivoirienne. Ils sont omniprésents aux heures de pointe et semblent narguer les conducteurs énervés qui échangent des coups de klaxon avec nervosité. Les moteurs tournes, le carburant baisse, on tente de se soulager l’esprit avec la musique et quand bien même on est au bord de la crise de nerfs on ne peut que baisser ses vitres pour marchander avec les vendeurs ambulants.

Les vendeurs ambulants des embouteillages sont certainement les seuls habitants d’Abidjan qui semblent se réjouir de la formation des embouteillages. « On ne peut pas se plaindre parce que c’est quand il y a les embouteillage que nous on arrive à faire recette » soutien Adama quelques cartons de scrabble en main. Comme Adama ils sont nombreux les jeunes commerçants qui prennent d’assaut le bitume pour écouler leurs marchandises. Ils vendent un peu de tout : mouchoir de papier jetable pour bureaux et voitures, des sachets d’eau glacé, des jouets, des accessoires et pièces de rechange pour véhicule de tout type, des barres de chocolats…Ici hommes et femmes luttent la moindre vitre baissée pour se faire des sous. Pour vendre dans les embouteillages il faut avoir plusieurs qualités et c’est ‘’Petit’’ Kassoum qui les énumère à notre micro. « Il faut savoir convaincre en peu de temps, être rapide quand vous poursuivez une voiture, la vigilance doit être de mise car les véhicules peuvent vous ‘’toucher’’, avoir toujours la monnaie car généralement les clients en voiture ne supporte pas d’attendre… ». Côté financier on peut dire que le commerce de l’embouteillage est une question de chance : il y a des jours où elle vous sourit et d’autre jour pas ! « Tu vois comme aujourd’hui j’ai eu 7.000 ce matin ; cela représente 7 cartons de mouchoirs. Je suis content or hier j’ai crié toute la journée entre les voitures et j’ai rien vendu ! » affirme Basile. « Moi je vends des sachets d’eau » affirme Rokia avant de conclure en riant « tous les jours les hommes ont soif donc ça marche pour moi ».

Pourtant les vendeurs ambulants n’ont souvent pas bonne presse auprès des automobilistes. « Certains sont des voleurs et ça je suis bien placé pour le dire » déclare Mr Konan Gustave. « Je me suis fait piquer mon argent sur le VGE. Le petit vendeur a fait semblant de monnayer les 10.000 que je lui ai remis et puis je l’ai vu s’enfuir entre les véhicules ». L’audace de certain va plus loin : « il tente par exemple d’arracher des rétroviseurs ou d’ouvrir les portières pour s’attaquer aux honnêtes citoyens » déclare un sergent-chef de la police en poste dans le quartier de Marcory. La police est souvent obligée de faire des patrouilles pédestres entre les véhicules pour éviter que les badauds puissent sévir. Les commerçants ambulants de leur côté réaffirme avec force que les voleurs des embouteillages ne sont pas des commerçants mais des personnes qui viennent ternir l’image de leur noble corporation.

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16. févr.
2011
Société
4

Religion : double maouloud pour les Musulmans

 

Les musulmans ont célébré le maouloud

C’est dans la ferveur que les musulmans Ivoiriens se sont retrouvés dans les mosquées pour commémorer la naissance du prophète Mahomet fondateur de l’Islam. Jeunes, vieux et enfants, ils ne se sont pas fait prier pour oublier leurs activités respectives afin de venir prier et surtout écouter la longue prêche en cette nuit où Dieu à fait grâce à l’humanité de lui offrir un prophète. Pour les musulmans cette célébration est l’une des plus importantes de la religion et Abdoul un instructeur d’école coranique nous situe le sens premier de cette célébration. « Toutes les religions monothéistes du monde ont été révélée par des prophètes a qui Dieu a fait la révélation. Nous musulmans considérons que cette nuit est celle où Dieu s’est souvenu des hommes pour leur envoyer un guide, un homme exceptionnel et un prophète pour être la canne divine qui conduit le troupeau égaré ». En cette année de crise post-électorale, certains musulmans malgré un effort d’oublier cette crise n’ont pu en parler. « Nous ne venons pas ici (dans les mosquées) pour parler de politique mais au nom du peuple de Côte d’Ivoire et au nom des musulmans souvent victimes d’incompréhension, je prie le Tout Puissant pour qu’il trouve une solution à la crise Ivoirienne. Les voies de Dieu sont insondables et il agira là où personne ne s’y attend » souligne Cheik Karim fidèle de la mosquée de la Riviera II.

Le double maouloud

L’autre sujet qui fâche c’est la programmation de la fête du maouloud en cette année. Les musulmans s’indignent du fait que le gouvernement Gbagbo sans attendre le COSIM (le Conseil Supérieur des Imams) s’est aventuré à fixer la date de la célébration. Cette célébration est à l’origine programmée grâce à des méthodes de géomancie basées sur l’observation des astres. Alors bien difficile de dire sur quelle base le gouvernement Aké N’gbo a déclaré mardi 15 février férié. « Qui peut me dire que dans ce pays un quelconque gouvernement pourra un jour imposer une décision au clergé de l’église catholique ? Ce n’est pas à un gouvernement de dire aux musulmans quand ils doivent organiser une célébration. Je trouve que c’est tout simplement un manque de respect à Dieu lui-même que d’agir ainsi » s’indigne Koné Aly. Pour le jeune homme si les politiciens ont leurs problèmes qu’ils ne s’aventurent pas sur le terrain assez sensible de la religion. Ce type de frustration et de non respect d’une religion pourrait conduire à des frustrations et Coulibaly Sounkalo ne le cache pas. « C’est frustrant de savoir que dans un pays en crise on puisse s’adonner à ce genre de pratique qui peuvent être mal interprétés par les fidèles. Nous ne sommes pas des enfants pour que quelqu’un décide à notre place ». De nombreux musulmans encore engourdis ce matin nous ont signifié que « c’est ce matin qu’ils observeront le férié », une question de bon sens pour eux !

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14. févr.
2011
Nouvelles du pays
1

Crise Ivoirienne : De retour de New-York, Young-Jin Choi sort de son silence

 

Young-Ji Choi, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies

C’est la première fois depuis son retour de New York que le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Young-Ji Choi se prononce sur les derniers développements de la crise post-électorale Ivoirienne. Au cours d’une tournée dans les cantonnements des troupes onusiennes à Abidjan, le diplomate coréen à transmis aux casques bleus les félicitations du conseil de sécurité et de Bang Ki Moon (Secrétaire Général de l’ONU) pour le travail remarquable mené les peace keeper sur le terrain. Young-Ji Choi face à la campagne de désinformation dont est victime l’ONUCI a tenu à réaffirmer la mission de l’ONUCI. « Nous avons à nous acquitter de deux mandats importants : le premier concerne la protection des civils. Notre patrouille à Abobo chaque jour et chaque nuit, atteste cela. Il en est de même dans l’ouest du pays où la protection des civils est également importante pour nous. Le deuxième mandat important est la protection de l’Hôtel du golf. Supposons qu’il n’y ait pas notre protection et que l’équipe du Président Ouattara qui est là soit obligée d’aller à Bouaké ; cela signifierait la division et même la guerre civile dans ce pays ».

Le personnel de la Mission dans ses activités de maintien de la paix n’a pas la tâche du tout facile. Les pro-gbagbo ne manquent pas de s’attaquer par endroit au convoi de l’ONUCI incendiant souvent des véhicules. A propos de ces actes hostilités voici la réaction du patron de l’ONUCI. « Il y a quelques cas où nos soldats ont été mis à mal mais cela aussi prouve que nous sommes là pour la protection des civils. Jamais comme agresseurs contre la population. L’ONUCI et les casques bleus sont les soldats de la paix. Donc il vaut mieux être mis à mal que de faire du mal. Nous ne serons jamais, jamais agresseurs, jamais la Force qui nuit à la population. Donc nous serons leur ami, leur frère, leur sœur, leur compagnon ».

L’ONUCI est consciente que la crise Ivoirienne a trop duré et que les conséquences sont de plus en plus désastreuses sur les populations. Pour le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Young-Ji Choi, au-delà des sanctions ciblées et des menaces d’utilisation de la force légitime pour déloger Gbagbo et faire respecter le choix du peuple Ivoirien, la solution à la crise Ivoirien passe par les Ivoiriens eux-mêmes. « Vous savez en dehors de notre mandat qui est encore une fois la protection des civils, la protection de l’hôtel du Golf, la protection des résultats des élections c’est-à-dire la certification, il revient aux Ivoiriens eux-mêmes de trouver la solution. En dehors de notre mandat, on va assister et faire tout ce qu’on peut pour trouver une solution de paix. Mais la première responsabilité, c’est bien aux Ivoiriens, aux politiciens ivoiriens de trouver la solution ».

L’ONUCI continue donc sa mission de maintien de la paix entre incompréhension et difficultés quotidiennes. Pour les populations ivoiriennes menacées chaque jour par des groupes armés, un retrait prématuré de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire ou une réduction de ses activités pourrait s’avérer catastrophique.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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14. févr.
2011
Société
4

Gaz domestique : week-end de pénurie à Abidjan

 

Camion de livraison du Gaz Domestique

Bombonnes de gaz sur la tête des ménagères ou dans le coffre des voitures, files interminables devant les dépôts et stations service, hausse des prix…Voici l’ambiance à Abidjan ce week-end de manque de gaz domestique ! Partout le refrain était le même : « Il n’y a pas de gaz et personnellement je ne sais pas quand le camion viendra livrer » affirme Oussou gérant d’un dépôt à la Riviera II. Devant son espace une cinquantaine de bouteilles attendent dans l’ordre d’arrivée. Les ménagères épuisées par l’attente somnolent sous le petit manguier pendant que des fillettes papotent assises sur les bouteilles. « Depuis ce matin je me promène comme une ‘’folle’’ d’un magasin à l’autre, d’un dépôt à l’autre, d’une station à l’autre. Il n’y a toujours pas de gaz me dit-on et me voilà dans un autre quartier » souligne Mme Akassi. La mère de famille nous dira qu’elle vient de Cocody centre et cela fait deux jours qu’elle cherche du gaz avec l’aide de son époux.

En attendant de trouver une bouteille pleine, c’est le retour des bonnes vieilles habitudes. « Je suis au charbon de bois pour le moment. J’espère que ça ne va pas durer cette histoire sinon ça sera compliqué ! » s’inquiète Koffi Aya Pélagie. Les choses sont déjà compliquées puisse que les rares bouteilles avaient un prix majoré : entre 400 et 600 f CFA. La bouteille de 6kg (B6) à 1800 f est passée à 2000 pour les commerçants les plus gentilles, 3000 ou 3500 pour ceux qui voulaient s’en mettre plein les poches. Le prix de la bouteille de 12 kg (B 12) officiellement à 4000 est passé à 4500 ou 5000 f CFA ! Dans une situation de manque il faut dire que les vendeurs évoluent dans la logique du « à prendre ou à laisser ! ». Les commerçants refusent d’assumer cette hausse : « Je n’affiche pas de prix car je ne sais pas à combien j’aurais moi-même la bouteille » souligne Mr Karamoko Ali distributeur de bouteille de gaz. Il souligne que les consommateurs eux-mêmes donnent quelques sous aux vendeurs pour être servis en priorité. On ne peut donc pas se plaindre si la loi de l’offre et de la demande s’applique à la réalité du manque de gaz domestique à Abidjan. Néanmoins une question reste posée : en l’absence de déclarations rassurantes de la part de la SIR et de PETROCI, doit-on craindre une pénurie totale de gaz ? Seuls les professionnels du secteur des hydrocarbures auront certainement la réponse à cette question. L’Ivoirien ne pourra de son côté qu’observer le manque de gaz sur le marché et surtout une hausse vertigineuse des prix de la bouteille de butane.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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12. févr.
2011
NTIC & Hi tech!
0

Médias Ivoiriens : Le retour à l’âge de pierre !

 

Pourquoi le camp Gbagbo veut-il museler la presse et bâillonner les médias ?

La Côte d’Ivoire est en mode réquisition depuis quelques semaines et tout ce qui ne « milite pas pour la défense de la République » doit regagner la République du LMP de gré ou de force. De gré vous avez dit ? Ils ne sont pas nombreux à vouloir pactiser avec le régime déchu de peur de s’attirer les foudres d’une Communauté Internationale qui tient Laurent Gbagbo à la gorge. De force ? Oui, peut-être…obligatoirement puisse que désormais face à l’indiscipline de certains, les décrets pleuvent pour asseoir les bases d’un Etat policier où la terreur, la violence et l’intimidation sont devenus le mode de gouvernance. Les derniers indisciplinés en date ont pour nom ONUCI Fm (l’écran sonore de Choi) et le journaliste Eugène Dié Kakou, le désormais ancien patron du CNP.

Remontons le temps pour comprendre d’où vient la haine viscérale du camp Gbagbo pour Eugène Dié Kakou. Le Président du CNP depuis le début de la crise post-électorale (et avant même) n’a jamais cessé de militer pour une meilleure image de la presse. Journaux bleus ou pro-rhdp, il distribue blâmes, avertissements et interpellations à tous ceux qui s’égarent du chemin sacré du journalisme. Il pousse son audace à demander la rédaction d’un éditorial commun pour tous les journaux, des messages de paix à la une des quotidiens et surtout un devoir moral de couvrir chaque semaine une conférence de presse des protagonistes de la crise. Qui est donc cet homme qui veut enseigner les principes fondamentaux du journalisme vrai au tout puissant ‘’Ministre’’ de la Communication du gouvernement Aké N’gbo ? Qui est cet homme qui semble caresser la presse anti-gbagbo dans le sens du poil ? Il faut l’abattre, le vider et le remplacer par ceux qui prêchent l’évangile du LMP. En violation des textes régissant le CNP Eugène Dié Kakou est remercié, ses collaborateurs avec lui ! Aucune faute professionnelle, aucun manquement ! Le seul délit du président Eugène Dié Kakou s’est qu’il refuse de museler la presse. Le délit semble être le même pour ONUCI Fm : refuser de soutenir l’imposture et tendre son micro à tous les Ivoiriens. Oublions nos passions politiques et retenons que ONUCI Fm n’étant pas financé par le LMP, elle ne dira jamais ce que ce parti veut qu’on dise aux Ivoiriens. La RTI peut le faire puisse que son mandat consiste à soutenir le Président Gbagbo ! Aké N’gbo ne verse pas les salaires à l’ONUCI et ses décisions importes peu puisse que son gouvernement n’est pas reconnu. Aujourd’hui un décret pour le retrait de la fréquence de ONUCI Fm après avoir longtemps tenté de brouiller son signal sans succès ! Triste de voir que 50 ans après son indépendance, les médias Ivoiriens dans un pays sous la houlette d’un régime aux aboies, retournent à l’âge de pierre. Le ‘’Ministre’’ Ouattara Gnonzié, qui semble être le plus zélé de la meute pense bien qu’il se trouve aux premières heures du régime policier de Ben Ali, de Moubarak ou de Mohamar Kadhafi ! A l’entendre parler c’est comme si la Côte d’Ivoire ignorait tout des droits de l’homme et de la liberté de la presse. « Dans le contexte actuel, la fin de la tolérance est une mesure d’autodéfense et que les appels à la sédition ou à l’insurrection devront désormais être durement sanctionnés » affirmait le ‘’Ministre’’ Ouattara Gnonzié. Voici une formule politiquement correcte pour dire que les journaux d’opposition vont devoir fermer boutique !

RSF à bien le droit d’être inquiet car les jours qui viennent risques d’être sombres pour de nombreux journalistes à l’image de Gnahoré Charly et Abou Sanogo toujours aux mains de la gendarmerie entre tortures et interrogatoires musclés. Pour signifier leur indignation et surtout le refus de plier face à une pseudo dictature, 7 quotidiens Ivoiriens réunis au sein du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 novembre 2010 ont signé une déclaration pour s’opposer au nouveau CNP. Le gouvernement Soro, seule voix officielle de la République de Côte d’Ivoire a réaffirmé que pour lui le Président Eugène Dié Kakou est toujours à son poste et que jamais l’accréditation de ONUCI Fm ne lui est retirée.

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11. févr.
2011
Nouvelles du pays
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Côte d’Ivoire : l’atmosphère sociale se dégrade de nouveau

 

Cette semaine fut marquée par le retour de la violence

Il est environ 10 heures ce jeudi à Abidjan lorsque les experts de l’Union Africaine conformément à leur programme quittent la capitale Ivoirienne en toute discrétion comme à leur arrivée. A ce même moment à Sébroko, siège de l’ONUCI, on s’active pour recevoir les journalistes à l’occasion du traditionnel point de presse de la mission.

L’ordre du jour n’a pas changé puisse que la crise post-électorale a dominée les échanges. Monsieur Hamadoun Touré le porte-parole la Mission a fait un survol des derniers développements de la crise mais s’est surtout attardé sur la situation humanitaire du pays qui semble s’être dégradé ces derniers jours. « L’ONUCI a enregistré cette semaine 22 nouveaux cas de personnes tuées notamment à Abobo, Yopougon, Adjamé, Duékoué et à Bingerville. Ceci porte à plus de 296 morts le nombre de personnes tuées dans le cadre des violences post-électorales depuis la mi-décembre. 4 nouveaux cas de personnes portées disparues et 5 nouveaux cas de viol sur l’axe Duékoué – Bangolo lors du braquage d’un véhicule de transport en commun. En zone Centre – Nord – Ouest (CNO), des exactions ont été commises par un groupe de jeunes contre la population en générale et plus particulièrement contre les sympathisants LMP dont certains ont dû quitter leurs domiciles pour se réfugier ailleurs ».

Face à ce regain de violence l’ONUCI n’entend pas baisser les bras. Elle compte œuvrer pour asseoir une atmosphère plus saine dans le pays en intensifiant sa campagne de sensibilisation en faveur du renforcement de la cohésion sociale et de la préservation d’un environnement post-électoral apaisé. Malgré les nombreux obstacles faits à la Mission dans l’exercice de son mandat, ces équipes sur le terrain continuent de s’investir dans cette sensibilisation. Cette semaine la Mission a sillonné les régions du Zanzan, des Savanes, de la Vallée du Bandaman, du Dinguélé et du Worodougou. Au sujet de la radio de la Mission (ONUCI Fm) et de la menace du retrait de l’agrément de ladite radio par le CNCA (Conseil National de la Communication Audio-visuelle), le porte-parole de la mission s’est voulu rassurant. Aucune notification (écrite) n’ayant été faite à la mission, sa radio continue d’émettre sur ces fréquences habituelles. « ONUCI Fm fait partie intégrante de l’Opération des nations Unies en Côte d’Ivoire. ONUCI Fm est issue du mandat que nous a confié le conseil de sécurité en Côte d’Ivoire. Nous sommes en train d’exécuter ce mandat et ONUCI Fm est également en train d’exécuter ce mandat à l’image de toute la Mission ». Malgré la confirmation du retrait de l’agrément de ONUCI Fm, la radio continue d’émettre grâce à ses 25 relais. Les journalistes de la chaîne ne sont pas à l’abris des menaces des pro-gbagbo. Ces derniers ne sont plus présents dans les rues d’Abidjan pour leurs reportages. Cette situation comme celles des autres journalistes inquiète RFS car la Côte d’Ivoire n’offre plus les garantis de travail aux professionnels des médias.

Monsieur Hamadoun Touré n’a pas manqué à la fin du point de presse de réaffirmer l’objectif de la Mission qui est de veiller au bon déroulement du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire.

A ce jour l’ONUCI a enregistré 296 morts, 30.000 réfugiés et 20.000 déplacés internes depuis le début de la crise (mi-décembre). 495 morts, 1124 blessés (177 graves), 825 arrestations, 100 disparus selon le RHDP.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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09. févr.
2011
Commerce
0

Jus d’ananas bio en pleine rue !

Ali et sa charette

Marché d’Anono, marché de Belleville Treichville, Adjamé marché ou forum…dans tous ces lieux d’intense activités commerciales des usines ambulantes de jus d’ananas bio sont visibles à certains carrefours. L’unité de transformation est composée d’une charrette, de bidons d’eau minéral de récup’, d’un entonnoir et de quelques sachets. Ici la matière première c’est l’ananas ! L’extraction du jus d’ananas se fait à la main : pas besoin de centrifugeuse ! La chaire est pressée dans un sachet puis le jus filtré par un entonnoir. Les vendeurs achètent les ananas aux abords du quartier administratif, Le Plateau. Les prix varient selon la forme du fruit : 3 à 250 f  pour les petits et 3 à 500 ou 600 f pour les plus gros. Tous ces fruits proviennent des entreprises exportatrices. S’ils sont impropres pour un voyage en bateau vers l’Europe parce que trop mûrs, ils peuvent encore servir sur le marché local !

Avec une expérience de six ans, Ali passe pour être un doyen dans la profession. Il positionne toujours son pousse-pousse sous le même arbre et il semble ne pas se plaindre de sa recette journalière. « Nous vendons la grande bouteille (1,5 l) à 1000 FCFA et la petite (0,5 l) à 300 FCFA. Ça marche un peu ». En plus des jus d’ananas Ali, comme plusieurs autres commerçants ambulants de jus d’ananas propose les fruits entiers. Les prix sont fixés pour faire également un bénéfice : une majoration de 25 à 50 f CFA par fruit.

Même si les bouteilles de jus d’ananas sont vendus moins chers et que les certains consommateurs trouvent « ces jus très bons », les jus d’ananas ‘’de la rue’’ rebutent une certaine classe de clients. « Ils vendent au bord de la route avec la poussière, les mauvaises odeurs et les mouches. Ça doit être plein de microbes ces choses là ! Les vendeurs eux-mêmes transpirent et manquent d’hygiène ! Personnellement je ne peux pas consommer ce genre de produit et surtout pas l’acheter pour les enfants. C’est vraiment trop dangereux », argumente  Aka un enseignant. Il faut reconnaître qu’à certains carrefours les pots d’échappement, la poussière et la proximité des tas d’ordures découragent certains clients. Certains Abidjanais pensent qu’il est grand temps que les mairies aménagent des espaces dans les marchés pour accueillir les commerçants. Pour certains obligés les vendeurs ambulants à se sédentariser pourrait leur porter préjudice. Au contraire il s’agit donc pour l’INHP de trouver un moment pour sensibiliser ces vendeurs en réaménageant leur charrette pour plus de sécurité sanitaire.

Suy Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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