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La côte d'ivoire au jour le jour!
21. janv.
2011
Nouvelles du pays
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La Côte d’Ivoire au bord de la guerre !

La Côte d'Ivoire va t'elle plonger de nouveau dans la violence?

A moins d’un miracle les coups de canon se feront entendre en Côte d’Ivoire dans les jours qui viennent. La médiation de l’Union Africaine et de la CEDEAO ayant échouée place aux militaires qui attendaient le moment propice pour entrer en scène. Hier au journal de 20 heures l’armée Ivoirienne n’a pas manqué de présenter une belle prise effectuée par sa douane. Un arsenal de combat destiné aux troupes françaises basées à Abidjan. La vigilance est de nouveau à l’ordre du jour et l’armée entend défendre les institutions de la République. L’ONUCI de son côté ne semble nullement être inquiété par les discours du camp Gbagbo. La mission vient d’accueillir ses 2000 hommes que certaines sources disent déployées dans le nord du pays. 3 hélicoptères de frappe tactique et leur équipage et deux autres de transport de troupe. Les FANCI pourront compter sur un nombre impressionnant de char T 40 de fabrication russe et surtout d’une flotte de Sukoï et MI 24 et 32. Pour le combat aérien la coalition ouest-africaine a un sérieux avantage. Elle déploie environ 25 hélicoptères de type M11 appuyé par des avions de chasse Nigérian. Le nombre des avions comme en Sierra Léone n’est pas connu !

Pendant que les états majors sont en ébullition, le peuple retient son souffle et espère qu’un miracle se produira au dernier moment. Les Ivoiriens savent qu’ils seront les plus exposés en cas de conflit armé. C’est dans ce brouhaha que la nouvelle rhétorique de certains Ivoiriens est désormais celle-ci : « après la guerre chacun se cherche ». Cette phrase fait référence aux immigrants de la CEDEAO qui devront plier bagage parce que responsable d’une potentielle guerre de l’ECOMOG !

Suy Kahofi

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20. janv.
2011
Société
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Bienvenu dans l’univers des gbakas, les cars rapides d’Abidjan !

Les gbakas assurent 80% du transport inter-urbain sur certains axes

Lorsqu’ils font la grève à Abidjan c’est un véritable calvaire pour les populations ! Les gbakas (minicars de transport en commun) puisse que c’est d’eux qu’il s’agit assurent près de 80% du transport inter-urbain sur certains axes de la capitale Ivoirienne. Avec 200 ou 300 f CFA le gbaka vous permet de rallier plusieurs destinations à condition d’arriver vite à l’arrêt aux heures de pointe. Probo koala, foker 100, MI 24, wourou fato… sont autant de noms qui désignent les gbakas d’Abidjan. Pour que le business sur quatre roues puisse tourner comme il se doit il faut bien une organisation.

La team

Elle est composée d’un chauffeur et d’un apprenti. Les apprentis (balançeurs) passent leurs journées accrochés aux portières des véhicules à hurler leurs destinations et attirer la clientèle. « Adjamé liberté, yopougon gesco, tonton vous allez ? Grand sœur Abobo à la gare 200 une place ! C’est comme ça que nous les apprentis ont invite les clients à choisir nos gbakas » souligne Abou choco. Le jeune apprenti nous dira que pour exceller dans le métier il faut juste savoir compter, ne pas être timide et surtout être poli. Sur ce dernier point les clients ne sont pas tendres avec les apprentis. « C’est à peine s’ils prennent un bain le matin, certains se droguent et ils n’ont aucun respect pour les clients » soutien Basile Blé.

C'est donc lui le gbaka Ivoirien?

Les gbakas un casse-tête mécanique

Se déplacer avec le gbaka c’est faire un voyage plein d’incertitudes : les problèmes techniques et la conduite dangereuse sont à l’origine d’un nombre de plus en plus importants d’accidents. «Les gbaka sont très fréquents dans mon garage. Ces véhicules ont souvent des problèmes mécaniques sérieux dus à la manière de conduire des chauffeurs qui entraînent ces vieux engins dans toutes les crevasses sur leur chemin. Il y a aussi les accidents qui sont quasi quotidiens», souligne Abasse, chef de garage à Abobo. En effet, à voir les gbakas stationnés chez lui on se pose beaucoup de questions sur leur ‘‘état de santé’’. Les voitures sont rapiécées de toutes parts ! Ici les phares tiennent grâce à un fil de fer qui a servi à les raccrocher à la carrosserie. Assis dans le véhicule, nous apercevons le bitume sous nos pieds tellement le châssis est fissuré ! Le tableau de bord n’existe que de nom car aucun voyant ne fonctionne vraiment. L’extérieur des véhicules n’offre pas un spectacle reluisant. Un coup d’oeil sous le capot nous permet de nous rendre à l’évidence que les jours du moteur sont comptés. Des marques de bricolages sont encore bien visibles. «Sans vous faire peur je vous dirais que 80% des réparations sont plus du colmatage que des rechanges. Les propriétaires de ces véhicules prétextent chaque fois qu’ils n’ont jamais d’argent : ce volet n’incombe en rien aux chauffeurs», confesse Abasse.

Les gbakas un mal nécessaire

Les chauffeurs se débrouillent avec leurs engins pour boucler la recette et ne leur parlez pas de l’état de la voiture. «Mon frère est ce que la voiture ne roule pas ?», nous demande agacé Drissa chauffeur. Pour lui en bon ou en mauvais état, l’engin doit rouler et rapporter des sous. Le propriétaire fixe la recette journalière entre 20.000 et 25.000 f. Certains chauffeurs sont réputés pour être de véritables voyous du volant sur certaines lignes de transport. Ils font souvent exprès avec leur vieux tacot pour briser les rétroviseurs et les phares de leurs amis ! Ces cas sont tellement fréquents que cela ne dit plus rien, au contraire on fixe un prix pour ‘‘l’arrangement’’. 500 ou 1000 FCfa pour les phares brisés et 1500 au plus pour les rétroviseurs. Les gbakas c’est plutôt un mal nécessaire et nombreuses sont les personnes à l’image de Diby Athanase qui se posent des questions sur leur présence sur les routes abidjanaises. « Ces véhicules passent la visite technique sans problème puisse qu’ils roulent. On se demande bien si nos autorités ont envie de nous débarrasser de ces cercueils roulants. C’est vrai que nous sommes dans le besoin et que les gbakas nous rendent service mais il faut revoir leur état de fonctionnement ».

Suy Kahofi

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19. janv.
2011
Nouvelles du pays
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Vers la fin de la crise Ivoirienne ?

Vers la fin de la crise Ivoirienne ?

28 novembre + 6 semaines et toujours le statu quo ! Au cœur du conflit ivoirien la reconnaissance totale de l’un des deux hommes forts d’Abidjan. Si la communauté Internationale reconnaît Ouattara comme Président en lui apportant tout son soutien ferme, Laurent Gbagbo est fort du soutien de ses militants et d’une armée qui lui a juré fidélité. Au milieu de ce débat de clans interposés le peuple Ivoirien qui semble payer le plus lourd du tribu. Les morts (officiellement 250), les déplacés internes, les réfugiés se comptent par millier. Inflation, pauvreté et fracture ethnique font le quotidien des Ivoiriens. Les positions sont de plus en plus tranchées et elles se radicalisent mêmes ! « De la même manière que certains sont prêts à mourir pour Gbagbo, d’autres sont prêts à le faire pour Ouattara » nous indique un leader de la société civile.

Dans cet univers chaotique la diplomatie semble abattre ses dernières cartes. Gbagbo Laurent ‘’pour sauver’’ la Côte d’Ivoire se dit prêt au recomptage des voies. Son rival lui demande d’oublier cette proposition et de négocier plutôt les conditions de son exil ! Raila Odinga l’infatigable médiateur de l’UA vient de quitter le pays ! Depuis ce lundi il multiplie les rencontres qu’il qualifie « de constructives, intéressantes, fructueuses, enrichissantes, utiles… ». Un discours minutieusement calibré qui cache le malaise d’un échec ? Oui, l’homme s’en va : il a jeté l’éponge ! Abidjan de son côté veut entendre autre chose que les propos rassurants d’un diplomate. La CEDEAO qu’on dit manipuler par la Communauté Internationale pour ne pas dire les USA et la France a d’autres chats à fouetter que de prêter attention aux prêches enflammées des pro-Gbagbo qui chaque jour organisent rencontres, colloques et déjeunés pour expliquer la victoire et surtout les visions panafricanistes de leur leader. Les chefs d’Etats major de la CEDEAO se réunissent à Bamako pour prévoir les stratégies militaires de l’ECOMOG. Le CEMA du Nigeria qui conduisait les débats a réaffirmé « le total accord de tous les pays membres en cas d’intervention militaire ». Voici une rencontre qui doit bien réjouir les militaires Ivoiriens qui attendent de pied ferme leurs homologues ouest africains pour une partie de western dans les savanes Ivoiriennes !

Le beau frère des Ivoiriens avait un autre programme, son excellence Blaise Compaoré accompagné de certaines autres personnalités africaines sont allés parler de la crise post-électorale avec le Président Sarkozy. Les mauvaises langues annoncent qu’ils vont négocier une intervention stratégique du COS et des Services de Renseignement pour que les satellites militaires français soient bien orientés sur la Côte d’Ivoire quand l’ECOMOG sera sur le théâtre des opérations. Ce mardi 17 fut riche en évènement pour la Côte d’Ivoire et les semaines avenirs le seront encore plus avec cette énième opération ville morte au bilan mitigé. Une chose est sûre avec un nombre aussi important de remèdes pour le malade, c’est clair que la guérison n’est pas du tout loin !

Suy Kahofi

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18. janv.
2011
Non classé
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Original comme rumeur pour se donner du moral !

Alassane Ouattara et son 1er Ministre

Toute la journée d’hier je me suis amusé à voir combien de fois les rumeurs pouvaient avoir un effet le plus souvent ridicule sur certaines personnes. Il était juste 07 heures 05 alors que je tentais de me couvrir pour échapper au froid matinal, je reçois un coup de fil d’un ami qui m’annonce la mort du docteur Alassane Ouattara. Je l’écoute d’une oreille distraite puis je tente de dormir mais quelques minutes plus tard c’est ma sœur aînée qui me porte la même information. Je fais mine de ne pas entendre mais un autre camarade étudiant connaissant ma position sur la crise ivoirienne m’appelle avec un air moqueur « votre président est mort, je viens de le lire sur Internet ». Il me raconte son charabia et je tente de dormir mais après deux autres coups de fil je me réveil pour m’informer. J’appelle un contact qui a l’opportunité de voir chaque matin le président Ouattara sa réponse se passe de commentaire : « qui vous raconte des choses aussi absurdes ? Le Président est vivant et il n’a même pas une céphalée ! ». La joie des militants du LMP ne fut que de courte durée !

Moi qui croyais que les rumeurs étaient l’outil des locataires des basses classes de la politique, je me rends compte au fil du temps que les rumeurs deviennent des armes de plus en plus importantes même pour les politiciens les plus aguerris. Au lendemain des accrochages du carrefour Thérèse Houphouët, un photo-montage bien réussi montrait le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao décédé à la suite des combats. Certains organes de presse excités à l’idée d’avoir une telle information n’ont même pas pris le soin de faire analyser la photo avant de la diffuser. Devant tout le bruit qu’occasionnait sa prétendue mort le commandant Wattao a dû s’exprimer sur la radio des Nations Unies pour rassurer ses proches.

Au fond je me suis dit qu’à beau haïr un être humain on ne peut pas se réjouir de sa mort à moins d’avoir des réflexions lucifériennes. Je n’ai jamais lu un verset de la Bible ni une sourate du Coran qui appelle à ce réjouir de la mort d’un homme. Je le souligne car les Ivoiriens jusqu’à un passé très très récent étaient religieux ! Alors à tous les petits malins qui se servent d’Internet pour ventiler les rumeurs, aux imminents journalistes proches du président Laurent Gbagbo ou aux fanatiques du woody de mama, c’est faire preuve d’un manque criard d’imagination que de se lever un matin et de tuer quelqu’un dans une dépêche ! Les stratégies de communication politique qui ne sont pas basées sur des propos xénophobes existent. Il suffit de faire bouger les méninges pour les coucher sur papier ! Aux internautes du monde entier faites attention à toutes les informations que vous lisez à propos de la Côte d’Ivoire. Si vous l’avez remarqué un nombre incalculable de sites ont été mis en ligne au lendemain du second tour de l’élection présidentielle. Alors prudence quand vous naviguez dans les eaux troubles de l’information Ivoirienne !

Suy Kahofi

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17. janv.
2011
NTIC & Hi tech!
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RFI de retour sur la Fm à Abidjan ?

RFI de retour sur la Fm à Abidjan ?

Ce samedi alors que je bidouillais frénétiquement sur la bande Fm à la recherche du signal de la voix de l’Amérique, je suis surpris par le commentaire d’Hassan Diop qui présentait Afrique Presse. Je me disais certainement qu’il s’agissait d’une erreur ou d’une radio pirate qui relayait le signal. Mon inquiétude s’est vite dissipée quand j’ai remarqué que l’écran LCD de mon tuner marquait bien 97.6 Mhz la fréquence Fm de RFI à Abidjan. J’ai néanmoins pris le soin de vérifier ma trouvaille chez certains amis qui tout comme moi étaient surpris mais heureux d’écouter la chaîne de nouveau ! Le signal n’est certes pas aussi clair et le son n’est pas encore propre : il faut tendre l’oreille pour capter chaque articulation du flash mais c’est quand même RFI qu’on entend. Certainement qu’à cette heure nombreux sont les abidjanais qui redécouvrent la fréquence de RFI.

Il faut bien ajouter au retour de RFI celui de France 24 et TV5 qui étaient absente depuis plusieurs jours. L’absence de ces deux chaînes de télévision a modifié les habitudes de nombreux téléspectateurs. Ceux qui avaient les moyens se rabattaient sur Internet pour revoir les éditions des journaux télévisés, les autres ont pu découvrir de nouvelles chaînes d’information : Voxafrica, Africable, Canal 2 Cameroun… La réalité de l’information sur ces chaînes ne répondait visiblement pas aux aspirations des fidèles du petit écran. « Il faut souvent attendre 12 h, 19 h ou 20 h pour avoir la chance de suivre un journal complet. Or sur une chaîne comme France 24 ou RFI vous avez l’information très fraîche chaque 20 mn et ça c’est important » affirme Mr Irié Zéphirin entrepreneur en bâtiment. Mais ce retour ne fait pas l’unanimité au sein de la population. On reproche aux médias français de ne pas faire la part belle au président Laurent Gbagbo et de prendre fait et cause pour ses opposants. La preuve de cette hostilité se traduit chez les fidèles du woody de Mama par cette drôle de manière de définir RFI : Radio Fausses Informations ! Comme quoi les efforts des journalistes de la radio mondiale sont diversement appréciés par les Ivoiriens.

Suy Kahofi

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15. janv.
2011
Société
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ONUCI Vs Jeunes Patriotes : Une guerre de plus en plus ouverte !

Les conditions de travail de l'ONUCI sont de plus en plus difficiles

L’ONUCI, Laurent Gbagbo, ses camarades socialistes et les jeunes patriotes n’en veulent plus. L’arbitre invité par le président sortant Ivoirien pour certifier les élections ne fait plus l’affaire de son camp et il veut s’en débarrasser. Le motif évoqué : « l’ONUCI apporte son soutien à la rébellion et ne joue plus son rôle dans la résolution de la crise ». Officiellement Laurent Gbagbo a demandé le départ de l’ONUCI mais comme l’ONU ne le reconnaît plus comme Président de la République de Côte d’Ivoire sa demande est restée sans suite ! Pire l’opération sera renforcée de 2000 hommes et cette réalité des choses agace les jeunes patriotes qui entendent ‘’déloger la force d’occupation’’.

Après la période d’observation marquée par des violences verbales par voie de média, les jeunes patriotes sont passés à l’offensive. En l’espace d’une semaine ils se sont signalés selon les sources onusiennes dans plusieurs agressions à l’endroit du personnel de la mission. Attaque d’un convoi de denrée alimentaire en partance pour l’hôtel du Golf, les patriotes de Gbagbo auraient, selon les informations en notre possession, opéré avec la bénédiction des FDS qui « se sont aussi servis » comme l’a souligné un témoin. Au corridor de GESCO au début du mois de janvier un convoi de l’ONUCI est attaqué : un soldat reçoit des coups de machette à la main et la mission perd un véhicule. Jeudi 13 l’ONUCI perd encore deux véhicules (incendiés) et deux autres reçoivent des jets de pierre ! Les jeunes patriotes, l’ONUCI s’en méfie comme la peste. En effet lors du point hebdomadaire de presse de la mission, Mr Simon Munzu Directeur de la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI a présenté les risques liés à l’existence de tels groupes de jeunes ultra-nationalistes. « Au Rwanda, n’oubliez pas que les forces armées rwandaises (FAR) avaient travaillé de connivence avec les interhamwés, les milices. Donc, si vous voulez, les milices gouvernementales qui ont travaillé main dans la main avec l’armée régulière pour commettre des actes de génocide. Quand aujourd’hui on nous dit qu’il y a des jeunes de la galaxie patriotique qu’on est en train de former, à qui on distribue des cartes d’identité ou il est marqué ‘la Côte d’Ivoire ou la mort’. Nous disons que cette chose doit être prise au sérieux, enquêtée et que cela pourrait être précurseur de drames que nous avons vécu au Rwanda ».

[youtube M6HnZNiMkHA 400 300]

Les jeunes  patriotes de leur côté sont convaincus que c’est l’ONUCI qui veut un génocide en Côte d’Ivoire. Aka Patrice un étudiant partage ce point de vue. Nous l’avons rencontré en pleine séance de coup de pied dans une carcasse calciné d’un véhicule de la mission à la Riviera II – Abidjan ouest. « Autant l’ONUCI sait qu’il y aura un génocide pourquoi elle ne tire pas la sonnette d’alarme et n’intervient pas pour l’étouffer ? C’est du n’importe quoi ! Choi et ses amis veulent de la publicité et surtout cacher les crimes qu’ils ont commis dans notre pays. Nous sommes fatigués de l’ONUCI qu’ils foutent le camp ! ». Les jeunes Patriotes durcissent le ton à l’endroit du personnel des Nations Unies. « La Côte d’Ivoire sera le tombeau de l’ONU » ou encore « un coup de feu à Abobo dix voitures de l’ONUCI incendiés » sont des slogans hostiles aux troupes onusiennes que nous avons pu entendre. Les Abidjanais espèrent que cet autre face à face n’occasionnera pas d’autres violences qui paralyseront le pays dans les jours avenirs. Par ailleurs l’ONUCI vient de perdre un de ces soldats. Le Sergent-chef Ali Asadiq était âgé de 48 ans. Il était marié, père de quatre enfants. Sa disparition porte à 50, le nombre de militaires de l’ONUCI décédés depuis le déploiement de la mission en avril 2004.

Suy Kahofi

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14. janv.
2011
Non classé
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Insécurité : l’ouest de la Côte d’Ivoire mérite une attention particulière

Camp improvisé du CICR à Duékoué (ouest Ivoirien)

Depuis le début de la guerre du Libéria et la prolifération des armes légères du type pacte de Varsovie l’ouest de la Côte d’Ivoire est devenue une véritable zone instable. Duékoué, Guiglo, Guitrozon…ces villes ont été le théâtre de massacres attribués à des miliciens libériens. Pourtant à la faveur de la crise post-électorale que connaît le pays ces tueries ont pris un caractère ethnique, chose que déplore la Division des Droit de l’Homme de l’ONUCI. Plus grave les FAFN (Force Armée des Forces Nouvelles) estiment – preuve à l’appui – qu’il s’agit d’un génocide savamment préparé par le camp de La Majorité Présidentielle !

Difficile de dire si les accusations des FAFN sont fondées mais une chose est sûre c’est que les mercenaires libériens étaient présents dans la région bien avant les élections. Ces derniers ne vivant que du fruit de la guerre et des violences perpétrées sur les populations ont trouvé une activité lucrative celle de coupeur de route. En huit ans de crise, les routes de l’ouest ont pris le triste nom d’itinéraire de la mort. Le commandant Losseni Fofana du groupement d’instruction 1 à Man a plusieurs fois dénoncé cette situation qui a contribué à asseoir un climat de peur dans le grand ouest Ivoirien. En Juin 2005, suite à l’attaque de la cité de Guitrozon, des rapports d’enquêtes ont démontré qu’il s’agissait de l’œuvre des supplétifs Libériens de l’armée régulière Ivoirienne. Ces derniers sont restés sur place après ‘’leur service’’ et ont bénéficié de la protection de certains cadres du moyen Cavally : ils n’ont jamais été désarmés ! Ce sont eux qui sèment la terreur et le désordre dans cette région ! Mara Lanciné, conseiller en communication du commandant Losseni Fofana dans un point de presse a déploré ce qu’il appelle « la complicité passive des FDS (forces de défenses et de sécurité) qui ne sont pas intervenus à temps pour sauver des vies humaines » lors du conflit inter-ethnique à Duékoué. L’inquiétude des FAFN est d’autant plus grande dans la mesure où les violences peuvent reprendre à n’importe quel moment. En effet les camps commandos des terribles chefs miliciens Colombo et Maho Gloféhi grouillent de monde. Intensification des entraînements et surtout l’arrivée de nouvelles armes ne rassurent pas les populations qui ont préférées prendre le chemin de Man ou celui du Libéria voisin.

Les quelques habitants que nous avons pu joindre regrettent les nombreuses marques d’hostilité envers les troupes onusiennes. Celles-ci auraient bien pu protéger les populations et imposer le cessez-le-feu aux protagonistes mais à chaque fois qu’une patrouille tente d’opérer dans une zones les militants LMP dressent des barricades ou brûlent des véhicules de la mission.

Suy Kahofi

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13. janv.
2011
Nouvelles du pays
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Abobo : Force d’auto-défense ou rebelles infiltrés ?

Qui sont les hommes qui ont tenu tête à l’armée Ivoirienne?

La tension est visiblement retombée ce matin à Abobo PK 18 quartier situé dans le nord de la capitale Ivoirienne Abidjan après 48 heures de violence qui ont fait 10 morts dont 7 policiers. Malgré les craintes et la peur visible sur les visages des interrogations circulent : qui sont les hommes qui ont tenu tête à l’armée Ivoirienne ? Si ici certains habitants ne soutiennent pas ouvertement ces hommes de l’ombre, on cache difficilement son admiration pour ces épouvantails qui ont calmé les ardeurs des miliciens.

« Depuis la marche du RHDP réprimée dans le sang nous sommes livrés à nous-mêmes ! Seules quelques patrouilles de l’ONUCI nous rassurent mais une fois la nuit tombée c’est chacun pour soit » affirme Drissa un résidant de PK 18. Pour lui les affrontements de ces dernières heures sont le fruit d’une « opération très bien préparée par l’armée ». En effet depuis deux semaines sur les portails de certaines concessions l’étrange lettre ‘’D’’ avait été inscrite. Ce symbole pour désigner les maisons marquées devait indiquer aux FDS où frapper. Cette opération dont le commanditaire reste dans l’ombre s’étend du Plateau Dokui à Anyama. Malheureusement le mot est passé et chacun a pu prendre ses dispositions ! Explication avec Tanoh un jeune homme se présentant comme un ‘’élément de sécurité’’ du quartier. « Nous avons demandé aux populations d’effacer la marque ‘’D’’ et de rester chez elles. On savait que les miliciens allaient nous attaquer alors nous nous sommes préparés pour nous défendre » déclare le jeune homme. A propos des armes dont ils disposent le jeune homme préfère laisser le soin à un autre camarade de nous répondre. Ce dernier prononcera une seule phrase : « notre arsenal de défense vient de ceux qui nous agressent, nous tuent et violent nos sœurs ». Pourtant il m’est difficile de croire que ces jeunes gens à l’allure si inoffensive et surtout sans entraînement militaire puissent « manier avec autant d’aisance des lances roquettes de type RPG ». Mon inquiétude est partagée par un officier qui malgré son agacement à notre vu lâche sa colère. « Petit frère que les médias occidentaux arrêtent de dire que l’armée s’attaque à des civiles aux mains nues ! Nous avons perdu 7 hommes en deux jours face à des hommes qui connaissent les tactiques les plus poussées du combat urbain. De grâce il y a des rebelles ici et il faut les déloger : nous compter le faire ! ».

La polémique enfle donc depuis le retour au calme à Abobo PK 18 sur l’identité réelle des hommes qui se sont attaqués aux FDS. L’ONUCI quant à elle ne polémique pas sur l’identité des personnes qui ont ouvert le feu sur l’une de ses patrouilles mixtes. Le communiqué officiel souligne clairement que la patrouille « a essuyé des tirs croisés venant d’éléments des FDS fidèles à Laurent Gbagbo ».

Suy Kahofi

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13. janv.
2011
Société
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Captivantes séries latinos sous le soleil d’Abidjan

Hors de question de manquer Frijolito ce soir !

Les séries brésiliennes et mexicaines introduites dans le programme télévisé de la RTI depuis 1988 après le sacre d’une première série américaine sont devenues incontournables et surtout très appréciées. Les femmes constituent le taux le plus important de téléspectateurs fidèles à ces rendez-vous du petit écran. Le phénomène ‘’des petits films’’ de 19 heures est tellement fort en Côte d’Ivoire que le journal satirique Gbich lui a consacré un numéro spécial. Selon son Directeur de Publication Mr Zohoré Lassane, les télénovélas sont devenues une véritable culture pour certains Ivoiriens : ils écument toutes les chaînes sur le câble à la recherche de ces séries. « En Côte d’Ivoire ne vous amusez pas donner rendez-vous à une femme ou une jeune fille à 19 h : elle ne viendra pas ! C’est comme un moment incontournable de la journée pour les accros des télénovélas et ceux-ci sacrifient même des activités professionnelles pour ne pas manquer un épisode » souligne le journaliste. La première série latino à accrocher le public Ivoirien fut Dona Beïja. L’histoire d’une pimpante jeune mexicaine au déhanché torride a séduit les femmes Ivoiriennes. C’était pour elles une nouvelle manière de vivre une romance par le canal du petit écran. La lutte pour un amour impossible entre Dona Beïja et Antonio Sampayo l’élu de son cœur attirait les téléspectateurs tous les dimanches. « Ah Dona Beïja ! » s’écrie le Pasteur Célestin Kouadio. « Cette série était tellement suivi par les Ivoiriens que si le dimanche la messe durait trop, c’était le temple qui se vidait ! Chacun courrait pour voir le film même certains hommes ! Les enfants ont composé des chansons avec le nom des personnages pour sauter à la corde et les commerçants ont vendu des milliers de produit dérivés. Il y avait même un pagne Dona Beïja ».

Attrait 100% féminin (?)

Après Dona Beïja, les séries latinos notamment brésiliennes ont commencé à être plus présentes dans le programme de la télévision. D’une seule au début, elles sont passées à quatre par semaine ! Il est vrai que les femmes constituent le gotha des premières admiratrices mais de plus en plus elles attirent aussi les hommes. « Moi j’aime tout ce qui est romantique et les télénovélas nous présentent un autre cinéma moins violent et plus passionnant. Les femmes aiment beaucoup les histoires d’amour et aussi la manière dont les stars s’habillent » souligne Doumbia Fatim aide soignante. « Au début ces séries ne me disaient rien mais à cause de ma femme je suis devenu accro. Aujourd’hui j’éprouve une certaine passion à les regarder. Ça me permet de comprendre aussi le comportement des femmes qui le plus souvent sont les actrices principales de ces séries » précise Grah Zacharie vigile. Frédéric Coulibaly regrette quant à lui que certains vouent un culte à ces séries. « Ça devient souvent comme une obsession pour certains au point d’être en colère quand ils manquent un épisode ou que quelqu’un fait du bruit quand ils sont devant la télé. Des femmes qui manquent de faire la cuisine ou des hommes trop pressés qui font des accidents en voiture sont des faits que la presse rapportent et qui font rire rien que d’y penser ».

Suy Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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