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La côte d'ivoire au jour le jour!
16. mars
2011
Commerce
0

On se fait un petit blissi ?

 

Vendeuse de blissi tébil

–          Bonjour Madame, vos bananes coûtent combien ?

–          Bonjour missié banane petit petit là c’est 75, gros gros là c’est 100 et puis ici là c’est 125 f.

–          Les bananes sont devenues trop chères, à cette allure on ne pourra plus rien manger à Abidjan !

Dialogue sympathique et en français très ivoirien entre une vendeuses de blissi tébil et un jeune cadre venu chercher son salaire ce lundi dans l’une des dernières banques encore ouverte. Le blissi tébil pour ceux qui ne le savent pas c’est juste des bananes braisées qu’accompagne un petit sachet d’arachides grillées. Le duo banane braisée et arachides grillées est le casse croute officiel de plusieurs ivoiriens et l’appellation Blissi Tebil est le nom d’un célèbre chanteur Ivoirien des années 70. Il serait bien difficile pour moi de dire si cet artiste ivoirien était consommateur bananes braisées et d’arachides grillées mais son nom est resté scotché à ce petit met. Le blissi tébil comme le garba national a le vent en poupe en cette période de crise et surtout de vaches maigres. Avec un sachet d’arachides à 25 ou 50 f CFA, des bananes à 75, 100 ou 125 f CFA on peut facilement tenir de 7 h à 12 h et n’est pas Yao Emmanuel l’enseignant qui nous dira le contraire. « Je ne sais pas si le blissi a le même effet sur tout le monde mais quand je prend mes trois bananes le matin avec deux sachets d’arachides, je peux me passer du plat de midi ». Il est vrai que le prix des bananes a été revu à la hausse à cause des difficultés pour ravitailler les marchés mais il est hors de question de s’affoler. Cette hausse du prix de la banane ne saurait en rien ruiner le consommateur et Kadi, une jeune commerçante de Treichville le confirme. « Les clients viennent toujours même si c’est difficile pour eux. Il n’y a plus d’argent dans le pays et tout le monde veut consommer moins cher. Aujourd’hui je retourne chaque soir mon sac de banane vide chose qui arrivait rarement avant la crise ». Consommateurs par habitude ou par nécessité font donc la queue pour avoir un blissi et ils espèrent tous qu’avec le retour au calme ils pourront le consommer en toute sérénité entre amis sans cette vilaine peur du lendemain au ventre.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 45 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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15. mars
2011
NTIC & Hi tech!
2

« Tu jettes ta plume ou c’est la mort »

 

C'est librement que nos journalistes nous informent le mieux

Les conditions de travail des journalistes ivoiriens proches de l’opposition sont de plus en plus difficiles. Il ne se passe pas un seul jour sans que des problèmes ne surviennent. En fin de semaine dernière, les journaux proches du RHDP n’ont pas pu être distribués et la raison est tout sauf légale. « Les forces de Monsieur Laurent Gbagbo ont empêché la distribution des journaux. Tous les organes de presse ont produit les parutions du jour et les stocks étaient disponibles à EDIPRESSE. La décision interdisant la distribution des journaux du vendredi n’ayant pas été levée nous sommes restés samedi sans titre dans les kiosque » affirmait Dembélé Alsseny du quotidien l’Expression par ailleurs membre du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 novembre 2010. Les Ivoiriens privés d’information car certaines mains obscures avaient l’intension d’empêcher que le peuple lise simplement qu’Alassane Ouattara est Président. Les manœuvres d’intimidation ne s’arrêtent pas là et c’est désormais dans les locaux des quotidiens d’opposition que la traque se poursuit. Le siège du journal Nord-Sud a été perquisitionné et le motif évoqué par les hommes en uniforme est tout simplement banal et même ridicule : « nous cherchons des armes ». Dénis Kah Zion le patron du GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse) ne s’est pas fait prier pour dénoncer cette autre atteinte à la liberté de la presse. « Dans  les rédactions il n’y a pas d’armes : nous n’avons que nos ordinateurs, nos stylo, nos calques…Nos journalistes sont intimidés et il faut que cela cesse car toutes ces actions visent à nous empêché de travailler ».

Les journalistes sont livrés à eux-mêmes puisse que CNP qui devaient les soutenir s’est mué en bourreau de la presse indépendante et d’opposition. Le CNP du sieur Deby Dally Gbalawoulou roule pour le LMP et sur le site de l’organe de régulation de la presse ivoirienne, les décrets de sanction des journaux RHDP tapissent la page d’accueil. Les mêmes déclarations et les mêmes images qui valent sanction à Droite sont appréciées et encouragées à Gauche ! Pauvre de toi presse ivoirien qui est malheureusement tombé si bas, tes animateurs ces valeureux journalistes sont aujourd’hui traités comme des bandits de grand chemin. Si ce n’est pas le CNP, se sont les FDS qui veulent te museler. Reporters Sans Frontières n’entend pas laisser les journalistes tout seul dans cette bataille pour la liberté de la presse et ne manque aucune occasion pour appeler les parties en conflit à garantir le droit à l’information des populations. « On est ulcéré par le comportement des Forces de Défense et de Sécurité parce que là elles agissent évidemment à l’encontre total de la loi et de toute règle. Je rappelle que pour l’absence des parutions le CNP n’a pris aucune décision d’interdiction de la presse indépendante ou pro-ouattara. Nous jugeons la situation gravissime pour les journalistes et les médias dans ce pays. Nous demandons aux FDS d’un côté et aux partisans de l’autre de savoir raison gardée régler le problème politique sans empêcher l’information de circuler ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 44 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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15. mars
2011
Côte d'ivoire
6

Les foyers de tension se multiplient

 

Les foyers de tension se multiplient à Abidjan

Après Abobo et Anyama, Angré et le Plateau Dokoui il y a 48 heures, c’est aujourd’hui au tour de Williamsville et Yopougon de connaître leurs premiers affrontements musclés à l’arme lourde. La vaste offensive des FDS qui a accouché d’une souris à Abobo a visiblement jeté de l’huile sur le feu : les éléments du commando invisible ont décidé de passer la vitesse supérieure dans leur opération d’infiltration. « Désormais nous sommes tous sur la liste » affirme cet habitant de Cocody Riviera II. Chaque quartier peut avoir son front du jour au lendemain et Williamsville peut désormais en témoigner. « Je suis à 800 m du camp de la CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) et je peux vous dire ce soir que les combats font rages. On tire de partout avec des armes lourdes et la peur fait que nous sommes dans nos maisons » déclarait un internaute autour de 17 heures.

Le Camp CRS de Williamsville et bientôt le camp de la gendarmerie d’Agban puisse que visiblement le commando invisible est aux portes d’Adjamé le quartier marchand. Les FDS fidèles à Laurent Gbagbo dans le rôle du chasseur et qui croyaient pouvoir inverser la situation se retrouvent dans la position du gibier. « Tu étais ici au début quand les miliciens venaient tuer nos sœurs et les violer. En ce moment je t’avais montré nos machettes avec lesquelles ont se battaient mais aujourd’hui on a des armes que nous avons arrachés à nos bourreaux » explique Kass avant de conclure « avant ils nous effrayaient mais aujourd’hui ils ne peuvent plus mettre pied dans tout Abobo ». Mon interlocuteur ira plus loin en me disant que Laurent Gbagbo n’aura aucune autre alternative que d’armer les jeunes patriotes et créer les conditions d’une guerre civil. Sur ce point Kass me fait une analyse digne d’une doctrine apprise par cœur. « Nous n’avons pas de problème avec les jeunes ivoiriens furent-ils patriotes ou je ne sais quoi. Je voulais juste leur dire qu’il ne suffit pas d’avoir une arme en main pour devenir un combattant. S’ils s’aventurent sur ce terrain ils vont perdre la vie comme leurs amis que Gbagbo a convoyés à l’ouest. Vous allés mourir pendant que les caciques d’un régime qui n’ont rien fait pour vous iront dilapider leurs sous mal acquis sous d’autres cieux ».

De l’aide humanitaire pour Abobo

Plus d’eau et d’électricité par endroit dans le quartier d’Abobo, les rares boutiques sont vides, on fait la cuisine quand il y a de quoi manger sur du charbon de bois ou du fagot. Les habitants qui vivent encore dans le quartier sont exposés aux maladies typhiques et surtout à la faim quand on sait que les femmes qui arrivent à sortir du quartier pour faire des courses sont dépossédées de leurs denrées par les FDS. « On nous dit qu’on va nourrir les rebelles » affirme Koffi Suzanne résidente du quartier. « Mon mari est resté ici pour veiller sur la maison et nos biens » nous dit-elle avant de conclure « il n’a pas de problème avec les insurgés, bien au contraire ces derniers empêchent les pillards de sévir. Ils nous disent de rester chez nous quand il y a des affrontements et nous rassurent que leur combat est contre Gbagbo et Gbagbo seul ».

Les ventres ballonnés et vides d’Abobo appellent désormais à la générosité de l’ONUCI car dit-on ici ‘’Young Ji Choi connait nos problèmes’’. « On veut de l’eau, un peu de nourriture, des médicaments, des soins pour les blessés et un arrêt des hostilités par l’installation d’une zone tampon » déclare ce père de famille sur le pas de sa porte.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 44 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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14. mars
2011
Société
2

Côte d’Ivoire, Lybie…des condamnations, aucune action

 

Aux condamnations la dictature répond avec des morts

La crise post-électorale ivoirienne et la révolution armée libyenne sont deux conflits très différents car ces deux pays n’ont pas le même poids économique et géo-stratégique au plan international. Le pétrole libyen et le look BCBG des insurgés du pays de Kadhafi attirent plus les caméras des médias que le cacao ivoirien et l’allure de dozo* (chasseur) des éléments du commando invisible d’Abobo. Pourtant ces deux crises ont des points communs et ceux-ci peuvent se résumer en une seule phrase : un soutien diplomatique aux opposants et rien d’autre ! A quoi a bien servi la reconnaissance de l’opposition armée libyenne par les grandes démocraties du monde si c’est pour voir aujourd’hui les insurgés détaler comme des lapins face à l’aviation de Kadhafi ? Des villes conquises par des étudiants et des artisans tombent aujourd’hui aux mains de celui qu’on ne considère plus comme un interlocuteur. La raison de ce recule est toute simple : là où le peuple révolté de Lybie attendait l’aide de l’occident, elle a droit à des consultations diplomatiques qui ne s’achèvent pas ! Personne ne veut intervenir et personne ne veut cautionner l’intervention des USA qui très tôt ont compris la nécessité d’utiliser la force pour bouter le ‘’vieux fou’’ hors de Tripoli. Une poignée de main sur le perron de l’Elysée avec un opposant ne stoppe pas des tirs d’armes lourdes ! Difficile d’expliquer la retenue des membres de l’OTAN et du Conseil de Sécurité qui visiblement sont insensibles à la mort des enfants et des femmes qui tombent lors des bombardements des navires de guerre du guide de la révolution. Aux problèmes politiques des réponses politiques, à une offensive militaire des réponses militaires.

Il est très aisé d’imaginer le sort des combattants et des personnes qui ont soutenues ouvertement l’opposition libyenne : ils doivent être soit décédés, torturés, exécutés ou emprisonnés. Des violations graves des droits de l’homme commises chaque jour dans le désert libyen mais aussi en Côte d’Ivoire où des femmes sont tuées et des habitations bombardées au prétexte farfelu d’une offensive. Les ivoiriens sont tués chaque jour, l’ONU condamne, menace les auteurs présumés et puis il n’y a rien après ! Reconnaître Alassane Ouattara comme Président n’est pas une nouveauté, ce que le peuple demande c’est le départ de Laurent Gbagbo dont les suppos semblent être uniquement intimidés par le bruit des armes. Le refus de plier du peuple ivoirien face à l’imposture est portée par des groupes d’auto-défense qui refuse de voir des populations être tuées pour avoir librement choisi un Président par la voie des urnes. Face à des dictateurs qui font de la violence leur fond de commerce, les organisations internationales veulent jouer la carte de la diplomatie !?! Dialogue de sourd entre la bête et le démocrate ! Rien ne sert à l’UA, l’ONU, les USA, la France ou si vous voulez la Communauté Internationale de soutenir les avancées démocratiques et d’abandonner les opposants à leur triste sort. Condamner OUI mais agir est encore mieux.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


43ème Jour de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’activités terroristes.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas. Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi

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13. mars
2011
SOS
3

L’offensive de la honte et de la brutalité !

 

Les insurgés tiennent tête aux FDS fidèles à Laurent Gbagbo

Il faut laver l’affront subit par les FDS à Abobo, et pour cela des soldats zélés sont prêts à raser ce quartier qui a juré fidélité au Président Ivoirien Alassane Ouattara. Au point de 21 heures 45 minutes les témoins que nous avons pu joindre hier (samedi 13 mars) à Abobo et qui sont terrées dans leurs concessions respectives ont pu nous confirmer que les affrontements étaient de plus en plus violents entre insurgés et FDS fidèles à Laurent Gbagbo. L’offensive annoncée par l’Etat major ivoirien est en cours, avec pour slogan « ça passe ou ça casse ». Pour atteindre leurs objectifs les troupes fidèles à Laurent Gbagbo ont mis les bouchées doubles et se sont les chars d’assaut et des hélicoptères de combat de type puma qui mènent la danse avec des tirs nourrit. Les inquiétudes de l’ONUCI, du RHDP et des organisations des droits de l’homme quand au sort des populations civiles et vu la violence des combats a poussé les FDS à faire une étrange précision sur la nature de leur action. Ceux-ci ont affirmé à la presse nationale et internationale qu’ils seraient en mission de sécurisation d’une unité industrielle dans le quartier. Les quelques habitants intrépides qui ont pu épier les combats d’une fenêtre, faisaient état de baraques et de maison en feu. Avant la tombée de la nuit plusieurs centaines d’habitants ont de nouveau quitté le quartier. Avec des troupes postées à la lisière d’Abobo et qui tirent directement sur les habitations à partir du Plateau Dokui on est en droit de se poser des questions sur le sort des innocentes populations.

Ce matin nos informateurs nous ont confié que rares sont les cadavres d’insurgés qu’ils ont pu voir. Par contre de nombreux obus sont tombés sur des habitations tuant pour la plupart des enfants, des vieillards et des femmes. Cette offensive ressemble plus à une opération punitive qu’à une opération militaire digne du nom. La ligne de front a sérieusement bougé : partir pour conquérir Abobo c’est désormais au Plateau Dokui et aux alentours de Angré que les FDS fidèles à Laurent Gbagbo et les éléments du commando invisible se battent.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 42 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

 

Suy Kahofi

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12. mars
2011
Côte d'ivoire
6

Pas de surprises à Addis-Abeba

 

Le Docteur Alassane Ouattara Président de la Côte d’Ivoire

« Il faut bien que l’Afrique trouve des solutions au problème Ivoirien car nous sommes fatigués du néo-colonialisme diplomatique de la France et des Etats Unis » affirmait un cacique du régime LMP au lendemain de la mise sur pied du panel des cinq chefs d’Etats africains. Ce vœu si cher vient d’être exhaussé à Addis-Abeba la capitale de l’Ethiopie et haut lieu du panafricanisme. L’Afrique a pris ses responsabilités dans le dossier Ivoirien et a donc trouvé des solutions contraignantes pour les deux camps en conflit. Cette décision contraignante qui confirme le Docteur Alassane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire annonce l’aire d’une Afrique qui sans attendre une pression quelconque pourra régler ses problèmes. Malheureusement cette décision contraignante ne fait pas l’affaire du clan Laurent Gbagbo et avant même le communiqué final de la rencontre du conseil de sécurité de l’UA, le sieur Affi N’guessan a vite fait de récuser cette décision. Au LMP on ne fait que récuser ! On récuse un panéliste, on récuse l’ONUCI, on récuse la France, on récuse les USA et vers la fin on finira par récuser le peuple tout entier en le conduisant vers une guerre civile !

A analyser de très près on se demande bien qu’est ce qui pourra convaincre le FPI de sa cuisante défaite aux dernières élections ? Que recherche ce parti si ce n’est détruire ce pays au point que celui qui en hérite ne puisse pas le relever ? Un Pascal Affi N’guessan qui parle de guerre civile ! Nous sommes étonnés que la simple confirmation au poste de Président de la République d’Alassane Ouattara puisse créer une guerre civile. Chacun d’entre nous en Côte d’Ivoire sait ce qui entraine les guerres civiles et quel est le camp qui en fait la promotion. Les intoxications religieuses et ethniques, la violence tribale et les appels à la haine diffusés par les médias publics d’information, la distribution d’armes aux civiles et aux jeunes miliciens, l’exposition des jeunes, femmes et enfants devant les domiciles des barrons d’un régime déchu et les camps de l’ONUCI comme de la chaire à canon, ouvrir le feu par le canal d’un char sur des femmes aux mains nues…voici ce qui entraine la guerre civile ! Voyez comment les leaders occidentaux, même les plus réservés traitent le régime déchu de la refondation : faillite moral (pour le meurtre de 7 femmes et les tueries en cascades), vol (pour la nationalisation de la filière cacao), régime fini (pour la nationalisation des banques), gouvernement sans légitimité (pour la prise de décrets morts nés) et j’en passe !

Laurent Gbagbo, parcourant à pied les hameaux de la Côte d’Ivoire nous a donné une autre image de lui lorsqu’il était opposant. Un apôtre de la démocratie et du respect des droits de la personne humaine. En lui tout un peuple a cru lorsqu’il a battu aux élections présidentielles le Général Gueï Robert et que ce dernier a refusé de rendre le pouvoir. Aujourd’hui que retiendront les générations futures de son passage à la tête de la Côte d’Ivoire ? La Côte d’Ivoire n’est pas morte avec le départ du père de la Nation Houphouët Boigny, elle n’a pas implosé après le départ du Président Konan Bédié, elle est restée débout après le passage du Général Guéï Robert et elle restera forte après le départ de Laurent Gbagbo. Nous sommes tous indispensables à la Côte d’Ivoire mais chacun doit comprendre qu’il ne peut pas à lui seul croire que sans lui ce pays ne restera pas débout.

Laurent Gbagbo a joué sa partition comme ses prédécesseurs, qu’il laisse quelqu’un d’autre jouer la sienne.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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12. mars
2011
SOS
5

Une arme prohibée sur la ligne de front

 

Voici l'Orgue de Staline

« Même la guerre a des limites ». Ce refrain humanitaire nous indique combien de fois au-delà de nos frustrations et des raisons pour lesquelles nous faisons la guerre, la vie humaine doit avoir de l’importance à nos yeux. Les accords de Genève et leurs nombreuses conventions annexes, stipulent clairement que les armes considérées comme dangereuses pour leur caractère destructeur sur les populations civiles à l’image des mines ne doivent pas être utilisées lors des conflits. Or c’est mal connaître certains hommes politiques et militaires, qui habités par un esprit machiavélique et une volonté manifeste de violer les droits de l’homme, ne se privent pas d’inviter sur les champs de bataille des armes interdites. C’est le cas en Côte d’Ivoire où après la violente bataille de Toulepleu un orgue de Staline a été retrouvé, détruit et abandonné par des miliciens et mercenaires mis en déroute les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire.

L’orgue de Staline parlons-en ! Il s’agit du plus nocif des lances roquettes à canons multiples jamais conçu par l’homme. Il est la version améliorée du Katucha, plus petit et de portée limitée. Ses roquettes une fois lancées émettent un sifflement si assourdissant qu’elles démoralisent les hommes au combat et jettent un véritable climat de peur. L’orgue de Staline ou B21 a été présenté par les troupes du Führer comme la hantise des lignes de front. Alors que les troupes allemandes étaient prises au piège dans Stalingrad, Joukov, le célèbre stratège russe utilisa cette arme pour les anéantir. Voici où cette engin de la mort est doublement dangereux : ce bruit étrange qu’il émet couvre le point le point de chute du projectile. Imaginez-vous un seul instant que ce type d’arme soit utilisé aux abords d’une ville : où iront les populations pour ce protéger ? Cette arme de fabrication Russe est interdite depuis 1945 (fin de la deuxième guerre mondiale) mais on l’a vu en action dans des pays en conflit comme l’Angola, le Tchad et la Somalie. L’arme totalement prohibée et convoyée en Côte d’Ivoire avec la bénédiction de la refondation devait servir à défendre un régime aux aboies. Elle aurait fait plus de victimes civiles que de combattants sur le front. Le Premier Ministre Soro Guillaume en tournée dans l’ouest du pays a invité le TPI, les organisations internationales et l’ONU à reverser cette preuve au dossier des nombreuses violations des droits de l’homme du régime sortant.

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Suy Kahofi

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10. mars
2011
Nouvelles du pays
1

Après les banques…le cacao !

 

Après les banques…le cacao !

Encore une autre réquisition, pour ne pas dire une autre nationalisation. Après les banques et l’échec cuisant dans leur tentative de réouverture, c’est au tour du cacao d’être frappé par un décret de nationalisation. Désormais le gouvernement Aké N’Gbo veut se donner les moyens de contrôler l’achat et la commercialisation du café et cacao, une stratégie visant à contourner l’embargo de l’Union Européenne et refus des multinationales d’exporter les fèves. Cette décision est jugée salutaire par certains professionnels de la filière notamment ceux du syndicat agricole des producteurs individuels et coopératives de Côte d’Ivoire (SAPICOCI). Le président de la structure agricole Yao Kouamé Joseph estime qu’il faut néanmoins associer les producteurs à tout ce processus c’est-à-dire de l’achat bord champs jusqu’à la commercialisation. « Je pense que c’est très heureux pour les producteurs que nous sommes. L’Etat lui-même prend les choses en main et quand il va nous dire un prix il ne pourra pas nous trahir. Nous remercions le gouvernement d’avoir pris cette initiative ». Pour la SAPICOCI les multinationales ne pourront plus spolier les petits producteurs.

Vous avez dit spolier les petits producteurs ? Qui des nombreuses structures crées depuis 2002 avec la bénédiction de l’Etat et gérées par les caciques du régime LMP et les multinationales spolient vraiment les paysans ? Même les plus grands défenseurs du régime de Laurent Gbagbo avec le minimum d’honnêteté intellectuelle qui leur reste reconnaîtront aisément que la gestion de la filière café cacao sous le FPI fut l’une des plus calamiteuses de toute l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. Pendant que les paysans avaient du mal à se soigner et à scolariser leurs enfants, certains ‘’barrons’’ de la filière café-cacao et les minettes qu’ils entretenaient, circulaient en 4×4 et en Lexus. Le fruit de la transpiration des paysans a servi à enrichir d’autre grilleurs d’arachides ! Au demeurant, rien ne sert de nationaliser et de réquisitionner les stocks de cacao en se faisant traiter de voleur par les USA. La chose la plus importante dans le commerce international c’est d’avoir la confiance des multinationales et surtout celle de la bourse de Londres. Le gouvernement Aké N’Gbo doit faire lever le blocus sur les ports Ivoiriens avant de venir exposer ses grandes et inutiles théories sur l’indépendance économique de la Côte d’Ivoire, indépendance qui n’a pas été acquise en huit de gestion du FPI. Quant à la menace des nouveaux acheteurs (Brésil, Chine…), elle ne peut que donner du moral à ceux qui ignorent tout des règles du commerce international. S’il s’agissait de réquisitionner pour acquérir l’indépendance économique, Cuba serait la première puissance mondiale ! DIEU bénisse et sauve la Côte d’Ivoire.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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09. mars
2011
SOS
1

Une crise humanitaire qui ne dit pas son nom

 

Une vie difficile dans les camps de réfugiés

Une agréable odeur de frite de pomme de terre s’échappe d’une cuisine à Cocody Angré. Les gamins invités à table semblent se plaindre du menu et la mère de famille débordée tente gentiment de réexpliquer aux enfants la situation du pays. Si seulement ces enfants issus d’une famille plutôt aisée pouvaient comprendre que juste à Abobo, des enfants comme eux dorment chaque soir l’estomac vide. Les projecteurs des médias sont braqués sur la révolution Libyenne pendant que dans les quartiers d’Abidjan et dans plusieurs villes les populations déplacées dorment à la belle étoile. Les corps en putréfaction à Abobo et dans certaines localités de l’ouest, où une offensive des FAFN est en cours, annoncent la recrudescence des épidémies typhiques. Les moindres moments d’accalmie poussent les populations ayant quitté leurs maisons à revenir mais une fois sur place il faut encore sortir car les armes lourdes crépitent de nouveau. Pendant que deux hommes se chamaillent pour le pouvoir la population qu’ils espèrent diriger souffre terriblement.

La violence et les accusations portées contre l’ONUCI et les agences des Nations Unies rendent difficiles le travail des humanitaires. Dans ce contexte, la faim, le manque d’eau potable, la maladie et les morts rythment le quotidien des camps de déplacés. Désormais le Libéria n’est plus le seul point de chute des fuyards Ivoiriens : on les compte par milliers au Ghana y compris les ressortissants CEDEAO du Niger, du Burkina, de la Guinée et du Mali. « On ne peut plus rester ici » affirme un ressortissant nigérien qui attend le trans-ecowas. « Des hommes en uniforme se livrent à la chasse à l’homme : on nous traite de rebelle et on nous tue. Je préfère partir ». A la gare de Niamey certains sont venus juste avec les habits qu’ils portent : pas de bagages, juste de quoi payer le ticket. L’insécurité est toujours grandissante, le chômage atteint des records, les entreprises ferment et d’ici peu les vivres vont manquer sur les marchés, les médicaments aussi. On en parle très peu mais c’est une réalité : seules les familles aisées pourront manger à leur faim dans les semaines qui viennent. A voir les mamans trainer les paniers vides sur les marchés, on se demande si certaines familles auront de quoi tenir tout ce mois de mars ! La Côte d’Ivoire est méconnaissable et l’Ivoirien qui voyait les images de la guerre d’Ethiopie, du Libéria, de Sierra Léone et du Mozambique comme quelque chose qui n’allait jamais se produire sur son sol n’en revient toujours pas. Nous voici Ivoirien dans le club des pays sous perfusion alimentaire du PAM. Pour l’instant il y a des camps de refugiés, demain se sera peut-être les avions de la Croix rouge qui nous lanceront les sacs de protéines. Nous devons sauver ce pays et nous le pouvons, non pas pour nous mais pour nos enfants.

La seule prière des Ivoiriens c’est que Dieu opère le miracle à Addis-Abeba ce 10 mars sinon la catastrophe risque de se produire. Ceux qui malheureusement voulaient croire en un face à face Ouattara – Gbagbo seront déçus car le second n’a pas fait le déplacement. Le président sortant sera représenté par le président de son parti politique, Pascal Affi N’guessan et par son Ministre des affaires étrangères, Alcide Djédjé. Motif officiel évoqué pour justifier cette absence l’insécurité interne qui nécessite la présence du leader. Officieusement Gbagbo Laurent ne veut pas se faire arrêter ou au pire des cas faire tuer ! L’histoire de l’Afrique nous a donné les preuves que les avions des leaders indisciplinés ou trop zélés finissent un matin par disparaître des écrans radars. La montagne risque donc d’accoucher d’une souris en l’absence d’un des deux protagonistes mais avec ou sans Gbagbo la crise doit prendre fin car trop d’homme ont perdu la vie.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 39 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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