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La côte d'ivoire au jour le jour!
08. mars
2011
Nouvelles du pays
2

Bonne fête à toutes les femmes

 

Les femmes pillier de nos nations

Ce Mardi 08 mars 2011 marque dans de nombreuses régions du monde le centième anniversaire de la journée internationale de la femme mais c’est aussi la première journée internationale de la femme célébrée sous l’égide de l’ONU Femme, la nouvelle entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes crée par l’Assemblée Générale de ladite institution le 02 juillet 2010. Le thème officiel de cette journée : l’égalité d’accès à l’éducation de formation, de la science et de la technologie vers un travail décent pour les femmes. Des progrès ont été accomplis pour améliorer les conditions de vie de la femme mais en dépit de toutes ces avancées, nombreux sont les espoirs d’égalité qui n’ont pu être concrétisés.

Chaque jour et toutes les 90 secondes une femme meurt en raison de sa grossesse ou des complications liées à son accouchement alors que le monde dispose de connaissances pour permettre aux femmes de donner la vie sans danger. C’est le cri de cœur que lance la Directrice Exécutive de ONU Femme, Michel Bechelley qui soulignera à juste titre que partout dans le monde les femmes continuent de gagner moins que les hommes pour des postes équivalents ou à diplômes égales. Le fonctionnaire des Nations Unies précise également que les femmes ont un accès inégal à la terre, au droit de succession dans de nombreuses zones du monde et cela malgré des progrès indéniables. Au-delà de toutes ces situations, un nombre tout aussi important de jeunes filles n’ont toujours pas accès à l’école et certaines quittent prématurément l’école ou achèvent leur cycle d’étude avec peu de compétence ou encore moins de débouchés. Les femmes et les filles continuent d’être malheureusement victimes de discrimination et de violence intolérable de la part de leurs conjoints ou de leurs proches. Les conditions de vie préoccupantes des femmes a fait dire à Bang KI Moon, le secrétaire général de l’ONU, que la création d’une entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes est la preuve que l’institution est résolument engagé à concrétiser les aspirations de la gente féminine. « Ce n’est qu’en garantissant aux femmes la participation à part entière et à part égale à tous les domaines de la vie publique et privée que nous pourront espérer bâtir la société pacifique, viable et juste que promet la charte des Nations Unies » a souligné le patron de l’ONU.

A l’occasion de cette journée qu’il nous soit donc permis de souhaiter une bonne fête à nos mères, nos sœurs et nos amies. Prendre également le soin de demander aux hommes de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 38 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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07. mars
2011
Nouvelles du pays
5

La presse pro-ouattara de retour dans les kiosques

Face aux menaces, intimidations et le harcèlement policier du régime Laurent Gbagbo par le canal du nouveau CNP (Conseil National de Presse) qui lui est acquis, le collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 Novembre 2010 avait décidé de suspendre ses parutions. Après une semaine d’action et surtout les appels des lecteurs à ne pas garder le silence, le collectif signe son retour dans les kiosques ce Lundi 07 mars. La décision a été prise le Samedi 5 mars à l’issue d’une réunion. Ainsi les titres proches de l’opposition ou neutre que sont le Nouveau Réveil, Nord Sud, Le Mandat, Le Démocrate, Le Jour plus, L’intelligent d’Abidjan, L’expression et Le Patriote peuvent être achetés et lus par les lecteurs. Dès l’annonce de la levée de l’arrêt de parution les lecteurs majoritairement du RHDP n’ont pas caché leur grande satisfaction. « S’ils restent silencieux je crois qu’ils ne participent plus au combat et donnent ainsi raison au régime qui les oppresse. Je salue la grandeur d’esprit des différents directeurs de publication et j’invite le gouvernement légitime de Côte d’Ivoire à soutenir ces journalistes qui sont menacés » affirme Mr Soumahoro.

Au terme de sa réunion du samedi 05 le collectif souligne avoir fait un bilan positif de la suspension de parution. Les Responsables dudit collectif n’ont pas manqué de remercier les lecteurs, la communauté nationale, les organisations socioprofessionnelles locales et internationales, ainsi toutes les institutions et structures qui leur ont apporté un encouragement et exprimé leur solidarité. Les lecteurs retrouvent donc une information équilibrée après une semaine passée sous le dictat éditorial des quotidiens pro-gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières et de l’ONUCI.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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07. mars
2011
Côte d'ivoire
2

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo invités à Addis-Abeba

 

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo invité à Addis-Abeba

Après avoir exigé l’arrêt immédiat des violences et tueries à Abidjan, le panel de haut niveau de l’Union Africaine a délégué le président de la Commission de l’institution Jean Ping à Abidjan pour porter un message aux deux protagonistes de la crise. Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont tous deux conviés à une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine portant sur la crise ivoirienne jeudi prochain (10 mars) à Addis-Abeba. L’ordre du jour de cette réunion se subdivise en deux étapes : le Conseil de Sécurité aura la primeur d’écouter les conclusions du panel après son enquête et par la suite  les conclusions seront présentées aux acteurs.

Le Président Alassane Ouattara a donné son OK et souligné publiquement qu’il serait à Addis-Abeba pour être le témoin privilégié des conclusions du panel. Dans le camp de Laurent Gbagbo c’est le silence radio. Le chef jouera-t-il la carte de l’émissaire envoyé en première ligne ou fera le voyage lui-même ? Désormais habitué aux caprices du maître d’Abidjan, aucune décision ne surprendra véritablement l’opinion internationale déjà que la presse proche du woody de mama croit savoir qu’un complot se prépare contre lui en Ethiopie. Une chose est sûre, à moins de se dédire et de se discréditer par la même occasion, l’UA devrait entériner sa prise de position exprimée lors de son dernier sommet. Le paragraphe II du communiqué final souligne clairement qu’Alassane Ouattara est Président : le reste du deal visant à sauver la Côte d’Ivoire du KO n’est qu’un concentré de propositions secondaires visant à jeter les bases d’un processus d’unification d’un pays divisé par une grosse fracture socio-politique. Sera également du voyage le super calculateur du conseil constitutionnel, le Sieur Paul Yao N’dré qui certainement en sa qualité d’homme de loi devra veiller à ce que pour la première fois après 8 ans son mentor respecte à la lettre sa signature apposée sous un accord !

L’Union Africaine, comme l’avait souhaité Alioun Tine de la RADHO (la rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme) ne va donc pas attendre la fin du mois pour rendre public ses conclusions. Si les conclusions du 10 mars sont acceptées par les partis, on évitera à coup sûr une guerre civile dont les signes avant-coureurs sont déjà visibles sur le terrain. Pour confirmer cette situation de regain de violence généralisée, la ligne de front Ouest après Abidjan s’abrase avec la prise de Toulepleu, ville sous contrôle des forces fidèles à Laurent Gbagbo par les FAFN.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

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Suy Kahofi

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05. mars
2011
SOS
3

Les villes CNO dans l’obscurité et sans eau

 

Bouaké comme plusieurs villes CNO dans l'obscurité et sans eau

Bouaké, Man, Séguéla, Korhogo…toutes ces villes partagent une triste situation depuis une semaine qui est celle de l’absence de l’électricité et d’eau potable. Le gouvernement Aké N’gbo fidèle à Laurent Gbagbo, après avoir pris le contrôle du centre de dispatching de la CIE (Compagnie Ivoirienne d’Electricité) et de la SODECI (Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire) a décidé de mettre à exécution son plan machiavélique : punir les populations des zones centre, nord et ouest pour leur soutien au Docteur Alassane Ouattara reconnu par la Communauté Internationale comme vainqueur de l’élection présidentielle. La coupure de l’eau et de l’électricité cause d’énormes désagréments aux populations et l’administration, les PME, les usines et les hôpitaux qui tournaient au ralenti sont désormais arrêtés.

Privé les populations innocentes d’eau et d’électricité est une violation grave des droits les plus élémentaires de la personne humaine en ce 21ème siècle. Visiblement le sort des populations des zones CNO semble ne pas émouvoir Laurent Gbagbo qui prétend être le Président de la République de Côte d’Ivoire. De quelle Côte d’Ivoire parle-t-il puisse que celle dont il parle est celle qu’il contrôle grâce à l’appui de son armée. Au nord de Tiébissou (dernière ville contrôlée par les FDS) il n’y a plus d’Ivoiriens, seuls des étrangers et des extra-terrestres qui ont voté massivement pour le Docteur Alassane Ouattara ! Dans le calvaire qu’elles vivent au quotidien, les populations revenues à l’âge de pierre doivent s’adapter à une situation désastreuse : boire l’eau des puits, des marigots et des étangs. « Aujourd’hui à Ferkessédougou les femmes sont obligées de se lever à 4 heures du matin pour faire le tour de la ville en vue de trouver un peu d’eau pour le ménage. L’eau de boisson est impropre et cela expose les populations aux maladies » témoigne un habitant. A Séguéla par exemple l’ONUCI, pour éviter que la situation sanitaire se dégrade à procédée à la distribution de plusieurs milliers de litre d’eau aux habitants de la cité. « C’est triste de voir des vielles femmes de 40 ans ou 50 ans porter des sceaux dans la ville à la recherche d’un point d’eau. Nos mères et nos sœurs souffrent au quotidien et je trouve inconcevable qu’on fasse payer aux populations une querelle politique » s’indigne Bamba Fousseny. Quant à l’électricité son absence menace de nombreuses. « Nous avons du poisson et des produit frais dans le frigo. Depuis la coupure de l’électricité nous perdons tous, tous les produits sont complètement décomposés » se lamente une restauratrice à Bouaké. Dans la même ville c’est l’usine de traitement du coton, la CIDT qui est obligé de mettre ses employés au chômage technique et d’arrêter sa production en attendant de trouver un groupe électrogène. Docteur Coulibaly Mamadou le directeur général adjoint s’explique : « nos machines fonctionnent à l’électricité et quand le courant a été coupé tout s’est arrêté. Nous avons des dispositifs anti-incendie et anti-intempérie qui sans électricité ne pourront pas fonctionner : cette situation met en péril tous les stocks de coton entassés dans les entrepôts ». Dans les hôpitaux, des centaines de doses de vaccin sont hors d’usage ainsi que des poches de sang et de nombreux médicaments. C’est à la lumière de lampe torche que des femmes donnent la vie ou que des malades sont opérés. « Le CHR de Bouaké va tenter de fonctionner avec son groupe électrogène et cela n’est pas évident dans la mesure où il consomme 100 litres de carburant par heure. Combien de temps allons nous tenir puisse que certaines interventions font entre 3 et 4 heures ? » s’inquiète le Docteur Karim Kouyaté directeur départemental de la santé Bouaké-est.

Avoir le courage de plonger toute une partie du pays dans l’obscurité et le manque d’eau au risque de mettre des vies en danger est tout de même inexplicable. Pour les femmes des zones CNO le caractère inhumain du régime de Laurent Gbagbo n’est plus à démontrer. « Voici aujourd’hui des prématurés dans les couveuses de l’hôpital qui faute d’électricité vont s’étouffer d’ici peu. Que Laurent Gbagbo nous dise quelles sont les armes qu’il voit dans la main de ces enfants ? Si Houphouët Boigny de son vivant avait coupé l’électricité dans la maternité où lui Gbagbo était né il ne serait pas là aujourd’hui » affirme indignée une mère de famille.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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04. mars
2011
Nouvelles du pays
9

7 manifestantes du RHDP tuées à Abobo

 

Les femmes s'opposent à Laurent Gbagbo

Les Ivoiriens quelque soit leurs bords politiques auraient acceptés de voir toutes images d’atrocités durant cette crise mais certainement pas celle de six femmes allongées sans vie à Abobo Gare. Aucun mot n’existe pour décrire cette barbarie avec laquelle des militaires à la solde de Laurent Gbagbo ont exécuté froidement des mères de familles venues manifester pacifiquement pour que l’usurpateur cède le pouvoir. Pour qu’un tel forfait soit commis, il a certainement fallu que ces hommes sans foi ni loi oublient qu’ils ont été portés eux-mêmes pendant neuf mois par des femmes.

A l’appel du Premier Ministre Soro Guillaume, les femmes du RHDP ont commencé depuis une semaine à manifester pacifiquement dans plusieurs localités du pays et dans les communes d’Abidjan. Ce 03 mars leurs sœurs d’Abobo ont voulu se joindre à ce mouvement populaire. Malheureusement 7 d’entre elles ont été tuées ! Voici le récit d’Ibrahim un jeune militant RHDP d’Abobo. « Depuis le matin autour de 7 heures les militants du RHDP surtout les femmes ont commencé à sortir pour mobiliser leurs camarades. Petit à petit la foule a commencé à s’entasser au rond point, lieu de départ de la manifestation. Nous avons vu dans un premier temps une 4 x 4 des FDS venir tourner au rond point et continuer à l’intérieur du quartier. Nous avons cru que ces FDS allaient nous laisser manifester. Le véhicule est revenu cette fois ci avec un char anti-émeute et un blindé. Les engins se sont immobilisés au niveau des femmes et sans autre forme de procès ont ouvert le feu sur les femmes avant de reprendre la route vers Adjamé ». Une salve de munition de calibre 14 (munition de guerre) tirée d’un BTL 80 (le blindé) de l’armée fidèle à Laurent Gbagbo touche 6 femmes à la tête et les tue sur le champ ! La septième grièvement blessée succombera de ces blessures dans le véhicule qui la transportait vers l’hôpital. Quelles armes avaient ces innocentes femmes pour se faire ainsi tuer ? A-t-on retrouvé un seul RPG ou une kalachnikov sur ces corps sans vie ? Véritablement le régime aux aboies de Laurent Gbagbo tombe dans une bassesse indescriptible. Comme pour montrer son mépris de la vie humaine, le gouvernement Aké N’gbo dans un ultime mouvement pour redorer son image commet une bourde qui laisse chacun voir comment les morts en cascade ne peuvent l’émouvoir. Le porte-parole du gouvernement Aké N’gbo, Ahoua Don Mélo au micro de la VOA prononce cette phrase tentée d’indifférence : « Nous allons ouvrir une enquête pour situer les responsabilités des FDS dans cet incident (il reconnait l’erreur mais). Vous savez Abobo est infiltré et je ne pense même pas que les FDS étaient présents au cours de cet incident (il nie aussitôt l’implication des FDS) ».

Le régime de Laurent Gbagbo est tombé bien bas : s’attaquer à des femmes sans défense. Les hommes : on l’aurait compris ; mais des femmes, des mères, des sœurs, des personnes qui donnent la vie ! C’est tout simplement lâche et triste. Au cours de la journée d’hier, dans tout le grand Abidjan, des FDS zélés ont ainsi tué 7 femmes, fait 111 blessés dont 20 graves à l’image de ce jeune homme dont la rotule gauche a été enlevée par un tir de mitrailleuse calibre 65./.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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03. mars
2011
SOS
1

Cartographie de la violence à Abidjan

 

La violence gagne du terrain à Abidjan

Sur la base de témoignages, d’enquêtes, d’articles de presse recoupés, de vidéos mises en ligne et vérifiées à la base, de compte rendu des états major politiques et d’entretien avec des victimes de violences ou d’habitants des différents quartiers d’Abidjan, nous avons décidé de mettre en ligne cette carte de la capitale Ivoirienne montrant la nature des violences par commune. Aujourd’hui nombreux sont les diplomates, hommes politiques, humanitaires et intellectuels qui militent pour un règlement pacifique de la crise mais sur le terrain, la Côte d’Ivoire joue un contre la montre dangereux qui risque de faire basculer une simple crise post-électorale en guerre civile. Au fur et à mesure que le temps passe, le spectre d’une somalisation ou plutôt d’une rwandisation du conflit post-électorale Ivoirien se dessine. Depuis le 28 novembre 2010 la violence, comme une gangrène, gagne du terrain en Côte d’Ivoire mais surtout à Abidjan. Après les premières marches du RHDP réprimées dans le sang, chaque jour qui passe apporte à la Côte d’Ivoire son lot de blessés, de morts, de réfugiés et de déplacés. La réalité de la violence quant à elle se présente sous différentes formes d’un espace à l’autre.

Abobo : La zone rouge, présentée comme l’épicentre de l’insurrection anti-gbagbo et bastillon du Commando Invisible. Quartier fortement anti-gbagbo / organisation de marches pacifiques quotidiennes contre le régime du président sortant / présence confirmée d’insurgés, de mercenaires et de miliciens / combats à l’armes lourdes et à l’armes légères / pertes civiles et militaires importantes / exode des populations / rapports faisant état d’exécutions sommaires, de lynchages et de violation des droits de l’homme / risques d’épidémie liés à la présence de corps en putréfaction / insécurité interne (viols, vols et agressions) / activités économiques fortement perturbées / populations favorables à la présence onusienne / couvre-feu / coupure intempestive d’eau et d’électricité / présence de barrages filtrants basés sur l’ethnie, la religion ou l’appartenance politique.

Yopougon : La zone orange, fief des jeunes patriotes. Quartier pro-gbagbo / organisation de marches pacifiques et de meetings de soutien au régime du président sortant / présence non avérée d’insurgés / présence de mercenaires et de miliciens / activités économiques perturbées (pic de violence)  / combats sporadiques à l’armes légères (pic de violence) / acte de vandalisme et saccages / atteinte à la liberté de culte / violence envers les troupes onusiennes et perturbation de leurs mouvements / pertes civiles et rapports faisant état de représailles, de lynchages, de crimes ethniques et religieux / violation des droits de l’homme / risques d’insécurité interne (braquages et agressions) / présence de barrages filtrants basés sur l’ethnie, la religion ou l’appartenance politique / dégagement musclé des troupes onusiennes ayant entrainé des blessés.

Adjamé et Attécoubé : point rouge de contamination de la violence après 19 décembre 2010 / fief du RHDP / Quartiers pro-ouattara / organisation de marches pacifiques contre le régime du président sortant / présence non avérée d’insurgés / présence de mercenaires et de miliciens / présence policière et combats occasionnels à l’armes légères (pic de violence) / populations favorables à la présence onusienne / activités économiques perturbées et pertes civiles en cas de pic de violence / risques insécurité interne (braquages et agressions) / incident confirmé sur un site de l’ONUCI.

Plateau et Cocody : point bleu d’une situation sous contrôle des FDS / quartiers présidentiel et centre des affaires pro-gbagbo / fiefs du LMP / organisation de marches pacifiques et de meetings de soutien au régime du président sortant / présence de l’élite de l’armée Ivoirienne et de la Garde Républicaine / présence policière / violence envers les troupes onusiennes et perturbation de leurs mouvements / dégagement musclé des troupes onusiennes ayant entrainé des blessés / improvisation de barrages par les jeunes patriotes / groupes d’auto défense et sit-in autour des sites onusiens / détention arbitraire et torture / présence de miliciens armés et présumées distributions d’arme aux civils.

Treichville, Marcory et Koumassi : point vert d’une agitation anti-gbagbo naissante marquée par de fortes violences / quartiers pro-ouattara à l’exception de Marcory / fiefs du RHDP / organisation de marches pacifiques contre le régime du président sortant / répression meurtrière des marches et chasses à l’homme / présence non avérée d’insurgés / présence de miliciens armés et présumées distributions d’arme aux civils / présence de l’élite de l’armée Ivoirienne et de la Garde Républicaine / présence policière et combats occasionnels à l’armes lourdes (pic de violence) / détention arbitraire et torture / populations favorables à la présence onusienne / activités économiques perturbées et pertes civiles en cas de pic de violence / risques d’insécurité interne (braquages et agressions) / improvisation de barrages par les jeunes patriotes / intoxication ethnique et religieuse / haine tribale et actes de xénophobie.

Nous ne disposons pas de données pour la commune de Port-Bouët.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Suy Kahofi

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02. mars
2011
Nouvelles du pays
1

La solution de l’UA dans un mois

 

Insécurité et grogne sociale sont le quotidien des Ivoiriens

Finalement la solution contraignante de l’Union Africaine qui doit mettre fin à la crise post-électorale Ivoirienne ne sera plus livrée ce 4 mars mais plutôt à la fin du mois de mars soit 30 jours à tenir pour les Ivoiriens. 30 jours durant lesquels le nombre de morts et de blessés sera certainement encore élevé vu la tournure très inquiétante que prennent les évènements à Abidjan et dans tout le reste du pays. De simple crise post-électorale, l’épineux dossier ivoirien est en train de tendre vers une guerre civile dont les signes sont déjà visibles. En effet toute la journée d’hier des informations que nous avons pu vérifier faisaient état de pratiques visant à mettre en péril la vie de certains Ivoiriens. Plusieurs barrages filtrants ont été installés par endroit dans la ville d’Abidjan notamment à Yopougon. A ces différents barrages les cartes d’identité sont contrôlées avec un seul objectif : détecter sur la base du nom et donc de l’ethnie l’appartenance politique du passant. En ligne de mire les militants du RHDP majoritairement Dioulas du nord et Baoulé du Centre. Pire trois actes de représailles nous ont été signalé : des individus ont été brulé vif à l’aide de pneu enflammés ! Fait plus inquiétant, plusieurs mosquées ont été incendiées, des exemplaires du saint coran brulés et des prières du vendredi perturbées ou interrompues par des jets de gaz lacrymogène. Le quartier de Treichville a enregistré la mort absurde d’un jeune homme, froidement abattu à son balcon par un présumé élément de la Garde Républicaine !

Difficile de croire qu’une simple crise post-électorale est en train de virer au génocide et à la guerre civile. La violence risque d’atteindre un pic très inquiétant avec la suspension des patrouilles de l’ONUCI à Abidjan et la détention d’armes légères par les milices. Cette décision est une porte ouverte pour les miliciens, réarmés fraîchement au bon office de certains barons de la scène politique nationale, pour se livrer à tous les actes de tortures et de violences sur les populations. Plus le temps passe, plus la population Ivoirienne déjà épuisée par huit ans de crise continue de payer lourdement une crise sans fin. La Convention de la Société Civile représentée par son coordonnateur Patric N’gouan juge cette décision assez difficile pour les Ivoiriens. « Cette décision créée un sentiment d’amertume au niveau de chaque Ivoirien. L’attentisme que nous impose UA contribue à accentuer la pauvreté, le sentiment d’insécurité et nous rapproche dangereusement de la guerre civile ». Voici pourquoi le Ministre Patric Achi du gouvernement Soro exhorte le Conseil de Sécurité de l’Union Africaine à profiter de ce mois de mars pour rendre au plus tôt sa décision.

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28. févr.
2011
Nouvelles du pays
2

La presse d’opposition gardera le silence

 

La presse d’opposition gardera le silence

La crise post-électorale Ivoirienne qui a pris un tournant très violent ces derniers jours continue de faire des vagues au sein de la grande famille de la  presse Ivoirienne plus divisée que jamais. D’un côté les fils à papa du régime sortant – les journaux bleus – qui ne sont nullement inquiétés et de l’autre les ennemis jurés de Laurent Gbagbo et de sa Côte d’Ivoire, les journaux proches du RHDP. Ces journaux au nombre de 9, sont réunis au sein du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 novembre 2010 et ont décidé de ne plus paraître jusqu’à nouvelle ordre.

« Dans le contexte actuel, la fin de la tolérance est une mesure d’autodéfense et que les appels à la sédition ou à l’insurrection devront désormais être durement sanctionnés » affirmait Ouattara Gnonzié le ministre de la communication du gouvernement Aké N’gbo. Pour donc donner les moyens au CNP de mettre fin à cette période dite d’impunité, il a été remanié avec une mission à peine voilée : muselé la presse d’opposition et mené la vie dure au tires neutres. Voyant le mal venir L’Intelligent d’Abidjan a préféré suspendre ses parution pour protéger ses journalistes et l’entreprise de presse elle-même. Depuis deux semaines, les directeurs de publication des journaux pro-rhdp doivent répondre à d’interminables convocations pour dire par exemple pourquoi ils écrivent que Ouattara est président, pourquoi ils soutiennent la certification de l’ONUCI et les résultats de la CEI, pourquoi parlent-ils du commando invisible… Alors pour tous ‘’ces manquements’’ les sanctions pécuniaires, les blâmes et les avertissements pleuvent sans fondement. Dembélé Alsény membre du collectif affirme que les journaux proche du RHDP « sont frappés par un instrument politique » dans la mesure où Djédjé Daly nouveau patron du CNP répondant aux aspirations de ceux qui l’ont nommé à décidé de faire fermer en bloc les journaux d’opposition. A partir de ce mardi 1er mars les quotidiens pro-rhdp ne seront plus dans les kiosques.

C’est dans ce contexte de violation des droits de l’homme, de reprise des combats et de privation du droit à l’information que le secrétaire générale de l’ONU Bang KI Moon demande l’organisation d’une réunion d’urgence sur la Côte d’Ivoire. Cette rencontre doit permettre à l’ONU de faire la lumière sur une violation de l’amgargo sur les armes de 2004 en Côte d’Ivoire. De son côté le gouvernement Soro vient de demander l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l’humanité perpétrés par l’armée fidèle à Laurent Gbagbo. 10 avocats français et ivoiriens préparent un dossier technique pour demander une enquête du TPI. Ces derniers ont déjà croisé le procureur Louis Moréno qui a demandé plus de détails et de preuves pour que ceux-ci puissent être reversés au dossier. Pour Me Jeannot Ahoussou ministre de la justice du gouvernement Soro cette mesure marque le début de « la lutte contre l’impunité ». Pour l’ONUCI, c’est également le moment de changer de stratégie afin de mieux protéger les populations et surtout le personnel de la mission de plus en plus intimidés et attaqués par les pro-gbagbo. L’ONUCI a tenu à rappeler dans un communiqué de presse que « selon les conventions internationales, toute attaque contre des Casques bleus constitue un crime de guerre ». A ce titre « l’ONUCI tient à rappeler que les règles d’engagement des casques bleus permettent d’employer la force pour assurer la protection du personnel et du matériel de l’ONU, ainsi que la liberté de mouvement. Ces règles seront strictement appliquées ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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27. févr.
2011
Nouvelles du pays
2

RTI : c’est l’écran noir

Les combats ont été particulièrement violents cette nuit à Abobo si l’on s’en tient au témoignage de l’un de nos informateurs qui est définitivement sorti du quartier ce matin. « J’ai vu au moins une vingtaine de cadavres à différents points du quartier. Des morts et une vilaine odeur de corps en début de putréfaction commence à planer : la situation devient chaotique » a-t-il achevé. Le Samedi 26 des centaines de combattants des FDS fidèles à Laurent Gbagbo appuyés par de nombreux chars se préparaient pour l’assaut sur le quartier vidé d’une partie de sa population. L’impressionnant déploiement annonçait déjà la violence des combats puisse que quelques heures auparavant, le chef d’Etat major Philipe Mangou c’était voulu rassurant en soulignant que « le travail se poursuivait à Abobo ». Ce matin ‘’ce travail’’ semble avoir porté des fruits : une relative accalmie et une épaisse fumé noire émanant du centre émetteur d’Abobo. Les installations de transmission hertzienne de la RTI ont été touchées et endommagées : résultat c’est l’écran noir tout ce dimanche ! Cet écran noir concernait Abidjan et sa région mais tous les habitants qui suivaient la chaîne via le satellite (parabole canal SAT) pouvaient toujours recevoir le signal. « Nous allons réparer ça dans les heures qui viennent ! Les Abidjanais n’ont pas le droit de s’inquiéter : ils auront les images ce soir » avait lancé un technicien de la chaîne autour de 9 heures ce matin (dimanche 27). Hélas au moment où nous postons ce billet (17 h 20 mn TU), c’était toujours le black total sur l’écran au positionnement du signal de la RTI pour le grand Abidjan.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


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Restez au parfum de l'actualité Ivoirienne!

Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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