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La côte d'ivoire au jour le jour!
24. nov.
2011
Côte d'ivoire
1

Côte d’Ivoire : Un projet d’éducation civique pour les femmes

 

Une vue des femmes formées par l'OFAC

L’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire en abrégé OFACI et le PNUD, le programme des nations unies pour le développement ont initié un projet d’éducation civique et de sensibilisation des femmes à l’exercice de leur citoyenneté par la connaissance des institutions de l’Etat pour leur plus grande implication dans la gestion de la chose publique et dans le processus électoral. La phase 1 de la formation est destinée aux formatrices responsables des ONG venues des quatre coins du pays et celles-ci auront à leur tour la charge de diffuser l’information aux populations à la base. Namizata Sangaré présidente de l’OFACI nous explique pourquoi ce projet a été initié. « Les femmes sont celles qui ont été le plus touché dans la crise que nous avons vécu et aujourd’hui nombreuses sont celles qui sont gagnées par le découragement. Certaines vous disent : j’irais participer au vote et après on va me tirer dessus, je ne suis pas partante ! Il n’y a pas que les femmes car vous croisez certains hommes qui vous disent : ‘’encore des élections ? On espère que tout ce passera bien !’’ C’’est donc pour dissiper ces craintes que nous avons décidé d’organiser ce programme ». Les Institutions de l’Etat, les droits et devoirs de la femme citoyenne, femme et réconciliation nationale sont les thèmes qui ont meublé les échanges.

La formation d’Abidjan qui vient de s’achever n’est qu’une pièce d’un vaste programme de sensibilisation des masses basée sur les médias et sur des actions de proximité dirigé par les femmes. Elles auront à enseigner les règles du civisme aux populations et surtout les amener à les respecter lors des élections législatives avenirs. Pour Namizata Sangaré présidente de l’OFACI c’est maintenant que chaque femme doit commercer son action pour donner des réponses concrètes aux questionnements des populations. « Ne vous y m’éprenez pas il y a du travail à faire pour ces femmes. Quand elles iront dire aux habitants de leur cité d’aller participer aux élections ces derniers auront des inquiétudes. De quelles élections s’agit-il ? Qui allons nous choisir ? Qu’est que cette personne fera pour changer notre quotidien et de quelle manière ? C’est autant de questions auxquelles les femmes que nous avons formé sont désormais capables de répondre ».

La suite de l’action de l’OFACI s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation à grande échelle des populations. Elle se traduira par des caravanes de mobilisation avec des podiums et des forums d’échanges dans les lieux publics dans les villes du pays. L’OFACI s’apprête également à lancer un programme télé pour véhiculer les rêgles de civisme par les ondes avec le soutien de la Radio Diffusion Télévision Ivoirienne (RTI). La mobilisation des femmes ne se fera plus pour jouer éternellement les seconds rôles et celles que nous avons croisé à cette formation civique estiment qu’il est temps que les hommes acceptent l’esprit du changement ou de la nouveauté pour que la femme leader ne soit plus une vue de l’esprit mais une réalité.

SUY Kahofi

 

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22. nov.
2011
Côte d'ivoire
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Les femmes Ivoiriennes à l’école pour des législatives fructueuses

 

Un vue des participantes

Le National Democratic Institute (NDI) et le Centre Féminin pour la Democracy et les Droits Humains en Côte d’Ivoire (CEFCI) organisent un séminaire de formation des femmes candidates aux élections législatives de décembre 2011 en Côte d’Ivoire. L’objectif de cette rencontre qui bénéficie du soutien du NED et de l’USAID est de donner aux femmes candidates les armes pour mener une campagne électorale civilisée, sensibiliser leurs militants à la non violence et savoir accepter en toute grandeur les résultats des élections qu’ils soient bon ou mauvais. Les thématiques sur lesquelles ont porté les échanges des 22 et 23 novembre sont la prise de la parole en public, leadership et gestion d’une équipe de campagne, rôle et responsabilités de la candidates. Pour Charles Yahovi Djrekpo Directeur Résident du NDI (National Democratic Institute) c’est une absolue nécessité pour la Côte d’Ivoire de tendre vers une meilleure représentativité des femmes au parlement. « La Côte d’Ivoire végète au 109ème rang au plan mondial et au 32ème rang africain dans le classement des pays sur les questions d’équilibre de genre. Ce n’est pas normal puisse que ce pays à une réputation de leader dans la sous région ouest africaine ».

Un peu plus de 10% des candidats engagés dans les législatives seront des femmes ! Un nombre certes insignifiant mais qui pour certains Ivoiriens est à saluer et les femmes à encourager. Les femmes vont en nombre réduit mais veulent toutes remporter les élections dans leurs circonscriptions pour atteindre le taux de 30% au parlement. La formation des femmes candidats vient donc à point nommé pour aider les femmes à briller lors des élections législatives. Nathalie KONE présidente du CEFCI se félicite de cette initiative conjointe du CEFCI et du NDI non sans prendre le soin de préciser pourquoi ce séminaire est important. « Nous avons au moins 50% de femmes en Côte d’Ivoire et il n’est pas juste qu’il y ait moins de femme dans les instances de prise de décision. Dans notre initiative c’est déjà d’encourager les femmes et leur donner les rudiments nécessaires pour leurs campagnes ». Nathalie KONE estime que les hommes ont longtemps dominé la scène politique Ivoirienne et qu’il est temps que les femmes prennent le contrôle de la chose publique pour une meilleure gestion. Bien que certaines soient novices en politique, les femmes candidats soutiennent qu’elles n’ont pas peur d’en découdre avec les hommes ! Elles profitent de la formation pour échanger leurs expériences dans un esprit de solidarité féminine car les femmes de tous les partis politiques sont présentes à ce rendez-vous.

Aninata Fayé Kassé Directrice NDI du Burkina Faso venue soutenir ces sœurs Ivoiriennes n’a pas manqué d’encourager femmes candidates aux élections législatives du 11 décembre qui a ses yeux sont des pionnières. « Ces femmes ont une bataille à mener pour que le plus de femmes possible soient à l’Assemblée Nationale non pas pour remplir le décor mais pour apporter une plu value puisse qu’il est reconnu que plus elles seront nombreuses plus sera aura un impact sur la qualité de la démocratie et sur la qualité de la vie » a-t-elle martelé.

SUY Kahofi

 

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21. nov.
2011
NTIC & Hi tech!
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Herman ABOUA retourne en prison !

Herman ABOUA solide mais marqué par la détention

Arrêté depuis le 21 juillet 2011 alors qu’il était de retour de son exile Ghanéen à la fin de la crise post-électorale, le journaliste Ivoirien Herman ABOUA anciennement en poste à la RTI et détenu depuis 4 mois était face au juge Kouakou N’goran du 3ème cabinet du tribunal d’Abidjan ce 21 novembre pour être entendu sur les Huit chefs d’accusations que le ministère public a retenu contre lui.

Le collège d’avocat qui assure la défense du confrère n’ayant pas reçu de conclusion d’une quelconque enquête pouvant occasionner l’ouverture d’une mise en examen ou d’une condamnation a jugé utile d’adresser une demande de mise en liberté provisoire au juge d’instruction. Les journalistes Ivoiriens s’attendaient à retrouver leur confrère quand à la surprise générale le juge a annoncé par deux ordonnances la prorogation de la détention d’Herman ABOUA. La demande de mise en liberté formulé par les avocats était datée du 14 novembre et c’est a cette même date que le juge avait prit la décision de ne pas le libérer ! Légèrement amaigri et marqué physiquement par les mois de détention, Herman ABOUA a le moral haut et c’est avec sourire qu’il a accueilli ses quelques confères venus le voir au tribunal. Nul ne sait quand le journaliste sera libéré car le dossier Herman ABOUA prend de plus en plus les allures d’une cavale politique contre un homme de média.

Le pouvoir lui reproche d’avoir incité à la haine tribale et à la révolte contre l’autorité à travers son émission Raison d’Etat qui était un programme de débat sur les antennes de la RTI. L’homme et son programme jugé favorable à l’ancien régime ont été longtemps dans le collimateur du pouvoir du Docteur Alassane Ouattara. Si Herman ABOUA est aujourd’hui détenu pour le caractère pro-gbagbo de l’émission qu’il animait, cette même émission n’a pas posé de problème à certains de ses anciens collègues qui ont pris des gallons entre temps. Touré Sanga le producteur de l’émission est aujourd’hui Directeur des Programmes et de la Production de RTI 1. Quant à la seconde animatrice de Raison d’Etat, Gisèle N’guessan, elle est aujourd’hui la présentatrice vedette du journal sur RTI 2 ! A ce jour les autorités n’ont pas encore pu reverser au dossier des preuves matériels de son prétendu financement aux milices pro-gbagbo ni même pu retrouver une seule bande d’émission où le journaliste appelait à la mort des ressortissants du centre et du nord.

Même si les soutiens au journaliste se font très timides, le Comité de Protection des Journalistes Ivoiriens continue de se battre pour la libération du confrère. Stéphane GOUE le secrétaire général de l’organisation mène un plaidoyer auprès des autorités pour que le confrère soit relaxé vu l’absence d’une enquête sérieuse et de preuve corroborant les huit chefs d’accusation retenu contre Herman ABOUA dont les plus importants sont atteinte à la sureté de l’Etat et participation à l’organisation de groupe armé à caractère insurrectionnel.

SUY Kahofi

 

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19. nov.
2011
AFRIQUE
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Audace Institut Afrique souffle sa deuxième bougie !

 

Le Professeur Mamadou Coulibaly fondateur de AIA

Un think tank sur les bords de la lagune Ebrié voici un bien curieux défi que le Professeur Mamadou Coulibaly, économiste et homme politique éclairé a réussi à relever avec brio. L’organisation qu’il fonde a pour nom Audace Institut Afrique (AIA), un think tank libéral basé en Côte d’Ivoire qui milite en faveur d’un noble objectif pour les africains : LA LIBERTE pour tous. Ce samedi 19 novembre le think tank souffle sa deuxième bougie après un parcours fait de formations, de séminaires et d’Université libérale auprès des populations et des personnes cibles que sont entre autres les étudiants, les journalistes, les économistes et les politiques. AIA est une organisation indépendante à but non lucratif qui fait la promotion de la liberté en Afrique mais surtout pense à promouvoir des idées nouvelles qui change et changeront profondément la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique. Pourquoi donc créer une organisation qui fait la promotion d’idée nouvelle quand pour beaucoup l’idée ‘’n’est pas quelque chose de palpable’’ ? Le Professeur Mamadou Coulibaly ne botte pas en touche pour répondre à cette question. « Tout part d’une idée et sachez que les grands penseurs qui ont changé le monde l’ont fait à partir d’une idée. A une certaine époque ils n’ont pas été compris par leurs contemporains mais un jour vient où des personnes qui ont un pouvoir de décision acceptent d’appliquer ces idées et de cet acte parte de grande révolution. J’en veux pour preuve le libéralisme prêché par des économistes pendant des décennies et qui à peine adopté par des Nations fait d’elles des puissances aujourd’hui ».

L’index de la liberté économique dans le monde montre clairement que le recul de la pauvreté est intimement lié à la liberté. Ce n’est donc pas un combat vain quand on connait le degré de pauvreté des populations sur le continent. Pauvreté qui ne cesse d’ailleurs de croitre depuis les indépendances ce qui prouve l’échec des programmes appliqués jusqu’à ce jour. Liberté économique, liberté politique, appel au changement dans les sphères de décision étatiques, changement de constitution pour un meilleur avenir de l’Afrique son également des thèmes qui reviennent le plus souvent lors des colloques et séminaire de formation d’Audace Institut Afrique. Même si ces principes semblent tout droit sorti d’un programme de gouvernement sachez à toute fin utile que AIA n’est pas un parti politique : c’est un groupe de réflexion comme il en existe beaucoup dans le monde ! Ses objectifs sont d’éveiller les consciences africaines à l’intérêt du libéralisme ; de rompre avec les idées reçues qui tendent à dire que le libéralisme serait un problème et non une solution ; de former des jeunes étudiants ivoiriens à ces idées ; de stimuler le débat public en Côte d’Ivoire et en Afrique par la proposition de réformes reposant essentiellement sur le libre-échange, l’Etat de droit, la formalisation et la protection de la propriété privée, la libre entreprise et les libertés individuelles.

A l’institut, les étudiants ivoiriens de tous bords politiques partagent les mêmes bancs, échangent sur les idées, argumentent, débattent, créent des liens amicaux. AIA est une véritable plate forme d’échange ouverte propice à la réconciliation car dans la sphère des idées, seul l’intérêt des populations compte et le nom des leaders politiques s’effacent pour laisser place aux solutions pour un avenir paisible et meilleur. Malgré le contexte de crise difficile de cette année 2011, AIA poursuit avec détermination son chemin sur la voie de la liberté en Afrique.

SUY Kahofi/Audace Institut Afrique

 

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17. nov.
2011
Société
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Miss ou Awoulaba faite votre choix !

L'artiste Nastou est l'icône des femmes fortes de Côote d'Ivoire

Les canons de beauté de la femme ivoirienne ont sérieusement évolué avec les années. Entre l’Awoulaba et la Miss, la cohabitation n’a pas toujours été paisible. Retour sur la vie tumultueuse de deux beautés qui se côtoient en Côte D’Ivoire.

L’Awoulaba. Elle est le symbole de la beauté authentique. Elle, c’est « la femme Ivoirienne de premier choix« , assurait un humoriste. La contempler est un régal pour les yeux : formes généreuses, teint d’ébène, cou strié, fessier fourni, poitrine imposante – les lolos comme on dit ici – et toujours le pagne pour meilleur allié. Face à ce canon de beauté traditionnel, la femme ivoirienne dernière génération : la Miss. Mince, élancée, le teint bronzé ou légèrement clair, et toujours habillée à l’occidental. La choco, comme elles aiment à se faire appeler. Dans ce face à face, chacune a eu son moment de gloire et de déclin. Les  influences musicales ou cinématographiques y sont pour beaucoup, mais pas autant que le regard, souvent changeant, des hommes.

« Petits modèles » et « Anti-Palu »

Très longtemps, les « femmes en chair », les Awoulabas, avaient le vent en poupe. Un règne brisé net par les campagnes fortement médiatisées de lutte contre l’obésité. Le surpoids tant apprécié par l’Ivoirien, devenu un problème, les Awoulabas entraient dans une période de vaches maigres. Les temps étaient à la perte de poids : régimes, thés amincissants, sport à outrance… Par tous les moyens il fallait rejoindre le clan des « petits modèles », ces jeunes filles sveltes autour desquelles tournent désormais les hommes. « C’était la mode ! Les petits modèles qu’on appelait aussi anti-palu étaient partout. On ne voyait plus les grosses femmes. Pour plaire il fallait être mince ! », affirme Jean-Charles. On s’identifiait alors aux actrices des séries brésiliennes à succès : Dona Beija, Marimar, Rubis ou Marina pour ne citer que celles-là. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que les mannequins, vus ici et là dans les magazines de beauté, viennent en rajouter. Une fois les défilés investis et les podiums d’Abidjan conquis, c’en était fini des Awoulabas. Ne restait plus qu’à mettre la mode pour  « femme en chair » au placard. Coup de froid chez les défenseurs de l’idée d’un concours basé sur les critères de beauté de la femme Ivoirienne traditionnelle.

Miss Lolos à le bobaraba

Les années passent, les chocos frappent le pavé. Mais c’était sans compter avec la capacité de nuisance de la musique ivoirienne. Avec quelques titres, les faiseurs de tendances vont inverser le rapport de force. Meiway lance la première charge avec sa Miss Lolo, Eloh DJ renchérit avec le Bobaraba »la femme en chair ». Ils ravivent la fierté de toutes les complexées qui se recroquevillaient dans leur coin. Les jeunes femmes aux formes développées savourent leur revanche. « Le phénomène des femmes en chair est revenu en force. On était obligé d’utiliser des artifices pour avoir une forte poitrine », déclare Marie-France. Charlatans et herboristes du dimanche commercialisaient à foison, produits et injections censés « faire grossir la poitrine et le postérieur ». Les résultats ont souvent été catastrophiques : déformations musculaires, désorganisations des cellules graisseuses et cancers se sont invités dans les processus de transformation. (postérieur). Deux hommes viennent de faire un grand pas pour

Reines de beauté

Aujourd’hui, face à l’Election Miss Côte d’Ivoire, il faut dorénavant compter avec l’Election Awoulaba. Entre les Miss et les Awoulabas, semble enfin établi l’équilibre, mieux encore…la paix. « Nul besoin de créer des problèmes là où il n’y en a pas », nous assure-t-on. « C’est vrai que ce face à face existe entre les femmes sveltes et les femmes en chair mais il n’y a pas de complexe à mûrir« , souligne Adèle. « Regardez, je suis grosse, d’aucuns diront obèse ! Je l’assume et j’en suis fière« , conclut-elle en se tournant pour nous laisser voir ses rondeurs. « Les grosses sont à la mode. Reconnaissons qu’on les jalouse. On se retourne plus pour les regarder quand elles marchent en se dodelinant. Mais je pense que les hommes ont le dernier mot », affirme Christelle. Ecoutons donc ces Messieurs. « Les femmes sont victimes de la mode occidentale, elles dénaturent l’esprit de la beauté africaine », s’insurge une partie d’entre eux. Les autres estiment par contre que « ce changement s’impose à la femme africaine moderne ». « Messieurs, ne nous attardons pas sur les formes ! », souligne Blaise en riant. Il conclura plus tard: « la femme africaine a évolué dans son style, mais le plus important c’est qu’elle soit émancipée. Mon souhait, c’est que la mode venue d’ailleurs ne la pervertisse pas, mais contribue à la faire avancer« .

SUY Kahofi

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15. nov.
2011
Commerce
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Vendeuse d’eau glacée à Abidjan : Un petit métier à hauts risques

Attention quand vous buvez de l’eau dans la rue !

« Il y a de l’eau ! Il y a de l’eau ! »  les entend-on crier à tue-tête à longueur de journée sur les différentes gares routières. Les vendeuses d’eau glacée d’Abidjan ont vécu leur période de crise à cause des polémiques nées, à tord ou à raison, de l’apparition – si ce n’est de la recrudescence – des maladies liées à l’eau.

Sous le chaud soleil d’Abidjan elles transportent, toute la journée, des plateaux et des petites bassines remplis de sachets d’eau. Dans les sacs en plastique, de l’eau du robinet. Un petit commerce artisanal, qu’elles managent du robinet au marché. La méthode est toute simple. Elles remplissent d’eau une grande bassine. Puis, grâce à un récipient, souvent un gobelet, les jeunes filles mesurent l’équivalent de 65 cl d’eau qu’elles transvasent dans un sachet. Une fois scellée d’un nœud, la précieuse marchandise est mise au réfrigérateur. Sur les marchés, les sachets « d’eau glacée » seront vendus entre 5 FCFA et 25 FCFA (moins de 0.1 euros).

Maladie façon-façon

Parce que leurs mains sont en contact direct avec la ressource lors du conditionnement, les petits sachets  des jeunes vendeuses ont souvent été indexés comme étant à l’origine d’infections, si ce n’est d’épidémies. « A chaque fois qu’il y a une maladie façon-façon, on demande aux Ivoiriens de ne pas boire l’eau en sachet. C’est monnaie courante ici : il y a eu la diarrhée, le choléra et aujourd’hui la fièvre typhoïde« , soutient Saoré Brigitte. Elles en sont convaincues : une mauvaise publicité leur est faite par la concurrence qui essaie de jeter le discrédit sur leur corporation. Certaines n’hésitent pas à mettre ces accusations au compteur des entreprises productrices d’eaux embouteillées. « On nous a chassées des marché pendant des semaines mais au final les services d’hygiène sont allés chercher la solution à leurs problèmes ailleurs. Ils ont compris que nous n’avions aucun lien avec ces maladies« , souligne Gobo Noëlle.

Aucune propreté corporelle

Aucun lien avec ces maladies ? Pas si sûr selon ce consommateur. « Avez-vous déjà vu les petites filles qui attachent les sachets d’eau ? Aucune propreté corporelle. C’est à peine si elles se lavent les mains et pendant qu’elles s’occupent du conditionnement, elles font autre chose. Dans ces allées et venues entre une vaisselle et une bassine d’eau elles peuvent charrier des bactéries sans le savoir« . D’autres à l’image de Blé Zié Olivier jouent la carte de la prudence. » Je ne peux pas dire que les sachets d’eau sont à l’origine des maladies que nous avons connues mais je soutiens que si les règles d’hygiène ne sont pas appliquées, se désaltérer devient dangereux« . Face à la psychose et malgré le prix très abordable des sachets, beaucoup choisissent des solutions radicales : ne plus boire de l’eau que chez soi.

Vigilance

Si la majorité des vendeuses s’assure que les règles d’hygiène soient respectées, difficile d’oublier les autres, même minoritaires. A leur attention, M.Coulibaly de l’antenne INHP (Institut Nationale d’Hygiène Publique) du N’zi Comoé tire la sonnette d’alarme non sans manquer de donner quelques conseils aux consommateurs. « Nous n’accusons pas une corporation en vu de la discréditer mais nous soulignons de façon claire que les sachets d’eau peuvent contribuer à la propagation des maladies bactériennes et typhiques ». M.Coulibaly demande donc aux vendeuses d’observer une hygiène corporelle stricte. A savoir, prendre un bain et se laver les mains avant de débuter le conditionnement.

Aux consommateurs assoiffés, il recommande la plus grande vigilance : tout sachet contenant un corps étranger même petit ne doit pas être bu. Pour juger de la qualité de l’eau, une petite astuce. En levant le sachet vers le soleil, ils pourront voir si l’eau est trouble et impropre à la consommation. On y voit plus clair sous le chaud soleil d’Abidjan.

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12. nov.
2011
Société
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A la découverte de ces restaurants de rue

« Qui me connait », l’expression désigne généralement en Côte d’Ivoire ces restaurants improvisés dans la rue avec deux tables et de longs bancs.  » Qui me connait  » peut être remplacé par  » ni vu, ni connu ’’ pour les nombreux clients qui se cachent du regard des passants et des éventuelles connaissances pour y manger. Il faut manger vite et partir vite, on ne sait jamais. Ici on sert des plats de toutes sortes entre le bruit des véhicules, la poussière et les points d’ordures si difficiles à ignorer.

Pourtant midi et soir, ils sont toujours de plus en plus nombreux à y déjeuner ou dîner. Les tarifs très attractifs charrient chaque jour de nouveaux clients. Avant, ces lieux étaient bondés de charretiers, de porteurs et autres commençants ambulants. Aujourd’hui, la restauration low cost attire une clientèle de jeunes consommateurs désœuvrés : stagiaires d’entreprises et précaires en tout genre s’y précipitent pour se restaurer à moindre frais. Les restaurants ont pignon sur rue dans les quartiers populaires tels que Yopougon, Treichville, Abobo ou Port-Bouët. Sans eux, comment ce nombre incalculable de citadins sans le sou pourrait-il se nourrir ?

Marché de Belleville

Clarisse et Margueritte gagnent leur vie en improvisant chaque midi un restaurant de rue aux alentours du célèbre Marché de Belleville. Elles nourrissent en moyenne 70 clients en proposant des petits plats de riz, d’attiéké et de foutou d’igname à 250 FCFA (0,37 euros), 300 FCFA (0,45 euros) et 400 FCFA (0,60 euros). Les sauces sont connues des habitués : arachides, graines, sauce feuilles ou tomate avec du poisson ou de la viande.  » Ce n’est pas parce que la nourriture est moins chère qu’elle est de mauvaise qualité. Si vous ne faites pas bien la cuisine vous perdez vos clients. C’est vrai qu’avec ce qu’on gagne tout n’est pas donné sur le marché au niveau des denrées mais on joue sur la quantité en fonction de la bourse du client « , souligne Clarisse. Tous les jours, Clarisse et Margueritte se lèvent à 6 h du matin et achèvent de cuisiner à 11 h. C’est donc fumant que les plats arrivent au resto. Généralement elles finissent le service à 13 h ou à 16h-17h quand les clients se font désirer. Dans ce dernier cas, il faut réchauffer les plats. Les clients semblent pour la plupart satisfaits.  » La majorité des femmes chez lesquelles je mange font bien la cuisine : si c’est mauvais personne ne viendrait je pense ! Le seul problème c’est la proximité de la route avec la poussière et les mouches… à cause des ordures du marché « , soutient Fabrice, diplômé sans emploi.

 » Monsieur, regardez vous-même « 

Contrairement aux habitués des restos’ de rue, certains trouvent qu’il est difficile de s’arrêter devant ces plats, encore moins les manger. La qualité et surtout le manque d’hygiène découragent les estomacs les plus affamés.  » Monsieur regardez vous-même (notre interlocuteur nous montre une poubelle). Ce n’est pas possible de manger ici ! « , s’indigne Jérôme, menuisier. Pour lui,  » les autorités doivent interdire ces restaurants « . Les professionnels de la santé, eux, préfèrent mettre les consommateurs en garde.  » Les restaurants de rue rendent d’énormes services aux consommateurs mais je pense qu’il faut penser d’abord à la santé. La proximité des bouches d’évacuation, caniveaux et poubelles est dangereuse pour le client car les mouches sont de puissants vecteurs de maladies typhiques « , soutient Soro infirmier nutritionniste.

Les critiques, Saly la restauratrice, les entend, mais demande aussi à être entendue :  » Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous vendons à manger au bord de cette route mais que pouvons nous faire ? Pour éviter de mettre en danger nos clients nous couvrons nos plats et maintenons nos espaces propres « .

SUY Kahofi

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11. nov.
2011
NTIC & Hi tech!
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L’ONUCI offre du matériel informatique à la police ivoirienne

 

L’ONUCI apporte son soutien à la Côte d’Ivoire

La composante police de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a offert, vendredi 11 novembre 2011, un important lot de matériels informatiques et de bureau du Direction de la Police criminelle (DPC) et à la Direction de la Police Economique et Financière (DPEF). La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de la Police Judiciaire en présence du Commissaire général de la Police onusienne, Jean-Marie Boury et du Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. Cette opération entre dans le cadre De deux Projets à Impact Rapide (QIPs) de la police onusienne, qui vient ainsi apporter un soulagement à la police ivoirienne. Celle-ci, il faut le noter, souffre et encore plus depuis la crise post électorale, d’un manque criard d’armements, de matériel roulant, de moyens de communication, de matériels de bureau et d’outils informatiques pour l’ouverture  et le suivi des enquêtes judiciaires.

Le Commissaire Jean-Marie Boury a rappelé que cette action s’inscrivait dans  l’optique d’apporter un appui à la police ivoirienne dont 75% des équipements avaient été pillés, occasionnant un besoin urgent d’avoir des moyens matériels pour travailler avec plus d’efficacité. « C’est extrêmement important pour le redémarrage de l’activité judiciaire et la gestion des services. Et en même temps que ces ordinateurs sont remis à la police ivoirienne, les UNPOL sont déployés sur le terrain pour aider à la mise en route de ces matériels et pour la formation des personnels qui vont les utiliser », a expliqué le Commissaire  Boury. Le chef de la police onusienne a, par ailleurs, précisé que d’ici la fin de l’année, 220 ordinateurs et équipements de bureau seraient achetés sur des fonds de l’ONU, offerts et mis à la disposition de la police ivoirienne.

Le Ministre d’Etat Ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, dont des services ont reçu ces équipements, a remercié la mission onusienne qui vient ainsi soulager la police ivoirienne « Ça correspond à des besoins urgents de la police et je suis très heureux que l’ONUCI ait réagi rapidement selon les instruments à sa disposition. Déjà pour cette année ça fera plus de 200 ordinateurs…. C’est énorme pour nous parce que les services étaient dépouillés, les policiers criaient leurs besoins d’avoir des instruments pour travailler et aujourd’hui c’est un Ministre très heureux qui dit sa gratitude à l’ONUCI ».

M. Bakayoko a saisi l’occasion pour plaider en faveur de la levée de l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire.  Il a estimé qu’à l’heure actuelle, la Côte d’Ivoire était en pleine reconstruction et dans la phase de reconstitution de ses services de police, de gendarmerie, des forces armées. « Cela s’accompagne par un armement normal. Aujourd’hui la démocratie a prévalu, il n’y a plus de menaces de guerre et la Côte d’Ivoire doit être un Etat fort, un Etat capable de sécuriser ses frontières et ses populations et donc l’embargo pour nous n’a plus sa raison d’être », a-t-il estimé. Au nom des deux structures récipiendaires des dons de l’ONUCI, le Directeur de la Police criminelle, le Commissaire Niagne Honoré, a exprimé une satisfaction totale d’autant que durant la crise postélectorale, toutes les capacités opérationnelles de la police ivoirienne avaient été détruites. « La police criminelle dans son entité existe, mais les moyens qui doivent accompagner l’action n’existe pas. Ces dons sont comme une bouffée d’oxygène pour repartir de l’avant », a confié le Commissaire Niagne. Dans le cadre de ces deux Qips d’une valeur de plus de 25 millions de CFA au total, les deux structures récipiendaires, la DPC et la DPEF, ont reçu de la police de l’ONUCI, des ordinateurs, des onduleurs, des imprimantes des photocopieurs ainsi que des rames de papier.

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09. nov.
2011
Région
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A la découverte de l’île aux chimpanzés de Grand-Lahou

 

Le mâle dominant et sa compagne

L’un des attraits touristiques majeur du sud de la Côte d’Ivoire est l’île des chimpanzés. D’une superficie de 5 ha, elle est située à 2 km du lieu d’intersection entre le fleuve Bandama et la lagune des 3 A appelée aussi lagune de Grand-Lahou. Les chimpanzés de cette île sont les membres d’une même famille : le père et la mère rescapés d’une colonie ont donné naissance à un jeune mâle et une femelle. Cette famille de chimpanzé à une véritable histoire et grâce au lieutenant Rodrigue Abou Djédjé de l’OIPR, nous avons pu non seulement découvrir l’île mais connaître l’histoire de cette famille.

Origine des chimpanzés par le Lieutenant Rodrigue Abou de l’OIPR

« Les chimpanzés de l’île sont originaires d’une colonie venue du Libéria il y quelques années. L’Etat de Côte d’Ivoire dans sa politique de protection des parcs et réserves et surtout dans sa lutte pour la sauvegarde des espèces protégées a jugé utile de faire venir toute une colonie de chimpanzés. Au début du projet, la colonie venue du Libéria devait cohabiter avec celle de la Côte d’Ivoire. Les chimpanzés ont été libérés dans le parc d’Azagny car cette espèce animale a besoin d’un grand espace de vie pour se sentir à l’aise. Malheureusement les choses ne se sont passées comme prévues. Une violente bataille a opposée les chimpanzés autochtones et ceux venus du Libéria. Au fil des affrontements, les morts étaient de plus en plus importants et vu que la colonie des locaux était supérieure en nombre elle a failli décimer celle du Libéria. Les autorités chargées de la gestion du parc ont jugé utile de récupérer les rescapés pour leur trouver un nouvel habitat d’où le choix de cette île ».

Théoriquement des membres d’une même espèce animale, quand bien même d’aire géographique différente, doivent pouvoir cohabiter mais le cas des chimpanzés est bien exceptionnel. Certaines études montrent que le chimpanzé est très proche de l’homme dans ses habitudes et le sentiment d’appartenance à un groupe est très fort chez l’espèce. Il garde jalousement les membres de son clan et n’hésite pas à recourir à la violence pour éloigner l’intrus fut-il semblable à lui-même.

Les limites de la réintroduction

L’île de 5 ha ne suffit pas aux 4 membres de la famille car l’espèce a besoin d’un espace très vaste pour s’épanouir. Aucune denrée n’est disponible sur l’île car cocotiers et arbres fruitiers ont été mangés. La famille ne vit que des fruits offerts par les gardes et les visiteurs. Un problème plus grave guette l’île aux chimpanzés : la disparition de ses habitants. En effet le père et la mère frappés par la limite d’âge ne peuvent plus enfanter. Le frère et la sœur conscients de leur lien de parenté ne peuvent s’accoupler. L’île aux chimpanzés va-t-elle disparaître ? Il est temps de songer à une politique de sauvegarde de cette merveille touristique.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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