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La côte d'ivoire au jour le jour!
02. déc.
2011
Côte d'ivoire
1

RTI : une manipulation flagrante d’image !

 

Tous les enfants minces sur une image ne sont pas des forcément des séropositifs

L’un de mes instructeurs pour qui j’ai beaucoup d’admiration et qui est un spécialiste de l’image me disais un jour que « quelque soit l’usage que tu feras d’une image à d’autres fins, autres que son contexte d’origine, il y aura un photographe ou un regard avisé pour te rappeler ton forfait ». Je crois bien que cela s’applique au petit malin qui a proposé ce 1er Décembre le reportage sur l’infection au VIH des enfants au journal de 20 heures de RTI1.

C’est malheureux de voir combien de fois les journalistes de cette chaîne prennent les Ivoiriens pour des illettrés ou plutôt des ignares ! Dans le reportage commenté par David Mobio tout était parfait. La diction et la voix sur ton pathétique cadrait avec le sujet, le beat de la légende Michael Jackson quand bien même produit pour le Heath Relief for Food passait bien, le texte était digne d’un spécialiste du marketing social et puis c’est tout ! C’est tout car l’essence même du reportage télé c’est-à-dire l’image était une simple manipulation de l’image ! Tous les enfants minces sur une image ne sont pas des forcément des séropositifs. Pour avoir suivi avec intérêt les famines dans la corne de l’Afrique article par article, j’ai pu constater que 80 des images du reportage de la RTI 1 étaient des images prises sur Internet et qui correspondaient à des situations de famine ou de crise. La RTI 1 à même poussé l’affront à utiliser des images récentes des camps de réfugier de l’ouest Ivoirien, des images de la récente épidémie de choléra à Abidjan qui a fait l’objet d’une tournée humanitaire avec le Coordonnateur N’dolamb N’gokwé et les images d’OCHA sur les activités sanitaires dans le nord du Kenya ! C’est triste de voir que pour simplement plaire à l’écran on puisse commettre une erreur aussi élémentaire sur le droit à l’image. Pour interpeler la conscience collective on n’a pas besoin d’être un manipulateur. Le sujet de la contamination des enfants au VIH est tellement important que personne n’aurait refusé l’accès d’un centre de prise en charge aux caméras de la RTI. Si les politiciens et les magnans de l’industrie pharmaceutique s’enrichissent avec la ‘’SIDADUSTRIE’’ (l’industrie lucratif du SIDA), je pense bien qu’il est du devoir des hommes de média d’être en marge de ce business malsain où l’homme est le fond de commerce pour mener un combat objectif. Le 1er Décembre dans toutes les rédactions qui se respecte se prépare sur 12 mois grâce au dévouement d’une direction chargé des reportages sociaux ou d’un service société et fait divers. Quand une question est sensible comme celle du SIDA tout reportage doit refléter la vérité. Merci au grand frère Ange Herman de TV5 qui la royalement compris en nous proposant son intrusion dans l’univers des prostitués mineurs d’Abidjan !

SUY Kahofi

 

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01. déc.
2011
Côte d'ivoire
7

Comment Laurent Gbagbo a été extradé ?

 

Le procureur de la République Ivoirien Kouadio Koffi Simplice

48 heures après le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye aux Pays Bas, la justice Ivoirienne procède à son premier contact avec la presse pour livrer sa version des faits sur la procédure qui a entouré l’extradition de l’ex-Président Ivoirien. Dès l’entame de la conférence de presse animée par le procureur de la République Kouadio Koffi Simplice les journalistes ont exprimé à l’unanimité une préoccupation qui était de savoir pourquoi Laurent Gbagbo avait été expédié d’une manière aussi rapide à la CPI au terme d’une demi-journée de procédure. « La CPI émet un mandat d’arrêt avec des exigences et l’une d’entre elle était la confidentialité c’est pourquoi le mandat d’arrêt est arrivé sous scellé ! Le principe d’impartialité veut que personne ne soit informé jusqu’à l’arrestation de l’intéressé : ce principe n’est pas Ivoirien ! La chambre d’accusation à donc siégé en présence du Président Gbagbo et  de sa défense composée de cinq avocats pendant près de trois heures » a souligné Kouadio Koffi Simplice.

Pour le Procureur malgré l’impératif de temps et la confidentialité, les droits de la défense ont été respectés mais cela n’a pas suffit à convaincre les hommes de média puisse que le Président Alassane Ouattara avait précisé que le transfèrement de Laurent Gbagbo vers la CPI pourrait se faire avant les législatives. Les déclarations du chef de l’Etat coïncident étrangement avec l’action de la CPI d’où les doutes sur l’impartialité de la procédure. Laurent Gbagbo à la Cours Pénale Internationale cela signifie-t-il que les procédures engagées au plan national pour crimes économiques sont-elles abandonnées ? La justice Ivoirienne selon le procureur de la République Kouadio Koffi Simplice se réserve le droit de poursuivre le Président Laurent Gbagbo si elle le veut. « Pour le moment c’est la justice internationale qui a besoin de lui ! Pour ce qui est des crimes économiques l’enquête préliminaire est terminée depuis longtemps. Une information judiciaire a été ouverte et Monsieur Laurent Gbagbo a été inculpé. L’instruction préparatoire suit son cours et le juge d’instruction peut rendre une ordonnance de non lieu. Si dans le cas Laurent Gbagbo le juge d’instruction estime qu’il y a des charges suffisantes contre lui nous prendrons toutes les dispositions pour que le procès se tienne » a indiqué Kouadio Koffi Simplice.

Laurent Gbagbo en détention et passible de jugement au plan national, entre temps le malaise social est déjà visible ! La Côte d’Ivoire des cinq prochaines années se construira sans ses proches sauf un miracle, le CNRD qui était la coalition qui le soutenait quitte les législatives et le FPI son parti met fin à sa participation au dialogue Républicain.

SUY Kahofi

 

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01. déc.
2011
Société
0

Femmes faites-vous dépister, il y va de la vie de votre bébé !

Vaincre la stigmatisation pour vivre heureuse

Problématique de la transmission mère-enfant en Côte d’Ivoire

La période de la grossesse est un moment assez sensible dans la vie de la future maman. Elle doit redoubler de vigilance et veiller sur sa santé pour protéger son bébé. Cette période de la vie de la femme devient encore plus pénible à gérer lorsqu’elle se retrouve confrontée à une infection au VIH.

Nous sommes mardi, c’est un jour de consultation ordinaire pour les femmes qui fréquentent la maternité Marie Thérèse d’Adjamé à Abidjan. Ce moment est mis à profit par Madame AGHA Pauline, sage femme et major de la maternité pour improviser la séance de sensibilisation sur le VIH avec des mots simples. « Je dois utiliser des mots très simples et souvent même parler nos langues locales pour mieux informer mon auditoire car la majorité des femmes ici présentes n’ont pour certaines jamais mis les pieds dans une salle de classe » nous explique la major AGHA Pauline. Le temps d’un bref contact avec les femmes enceintes la sage femme, forte d’une expérience de 20 ans revêt sa casquette de chef du centre de PTME. Importance du test de dépistage, transmission mère enfant, comportement à risque, le SIDA et la vie de couple sont autant de questions abordées. Depuis le début des programmes de prise en charge mère/enfant sur la question du VIH/SIDA, les autorités Ivoiriennes ont crées les centres de PTME (Protection de la Transmission Mère Enfant) annexes aux services gynécologiques et aux maternités pour accompagner au plan psychologique les femmes infectées et veiller au suivi de la prophylaxie.

Le circuit de prise en charge

La prise en charge des femmes infectées par le VIH répond à une politique nationale d’éradication de la transmission mère-enfant. Celle-ci se fait selon un système bien rodé qui part de la sensibilisation à l’acceptation du dépistage volontaire. Cette activité fait désormais parti des prérogatives de tout personnel de santé affecté dans une maternité. Madame BABO Sabine est sage femme à la PTME du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody, elle nous présente le circuit de prise en charge des femmes infectées par le VIH. « Tout commence par le CCC c’est-à-dire le Conseil pour le Changement de Comportement. Nous leur présentons au cours des entretiens l’avantage du test pour la santé de leur enfant. C’est lors de cette étape de la sensibilisation que la femme fait le choix d’accepter ou non le test de dépistage ». Après le test de dépistage les femmes séronégatives retournent suivre leur grossesse de façon normale et celles qui sont infectées sont automatiquement prises en charge. Etre au parfum de son statu sérologique lorsqu’on est infecté par le VIH n’est pas une chose facile pour la majorité des femmes qui sont dépistées. « Plusieurs femmes que je reçois après leurs résultats sont au bords du gouffre ! Certaines pleurent énormément mais dans la procédure de prise en charge c’est une étape importante car les larmes leur permettent d’évacuer la douleur et la peine » affirme Madame Ouattara Fatoumata assistante sociale à la PTME d’Adjamé 220 logements. Passé l’étape de l’annonce vient le moment du traitement. En quoi consiste la prise en charge médicale de la femme infectée ? Madame BABO Sabine sage femme à la PTME du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Cocody nous renseigne. « En dessous de 200 CD4 la femme est mise sous ARV et lorsque que le bilan de santé révèle un taux de CD4 supérieur à 200 une prophylaxie est définie par le médecin pour accompagner la future maman ».

« Comment l’annoncer à mon mari ? »

Le résultat d’un test de dépistage pour une personne ordinaire peut rester un secret pendant des années mais dans le cadre d’une vie de couple la femme enceinte à l’obligation d’annoncer son résultat à son homme. La femme doit vaincre la peur pour annoncer son résultat et amener son homme à faire lui aussi son test de dépistage. Madame AGHA Pauline major de la maternité Marie Thérèse d’Adjamé nous démontre pourquoi l’annonce dans l’intimité du couple est importante. « Nous insistons sur l’annonce dans le couple car les méthodes de protection de la mère en dépendent. Une fois infectée elle doit avoir des rapports protégés pour éviter que sa charge virale ne soit revue à la hausse. Alors si elle ne partage pas son résultat avec son homme comment pourrait-il accepter le port du préservatif ? Si à la naissance l’enfant doit être nourrit avec un aliment de substitut, comment la femme pourra expliquer ce choix à son mari ? Voici autant de raisons pour lesquelles nous insistons sur la nécessité de l’annonce dans le couple ».

La logique veut que la femme annonce son résultat à son homme mais dans les faits la réalité est tout autre. La stigmatisation des personnes qui vivent avec le VIH est telle que de nombreuses femmes préfèrent garder le silence. « Dans 90% des cas où le couple est séro-discordant c’est généralement la femme qui est répudiée ! » nous explique Docteur Koffi Brou chef de la PTME du CHU de Cocody avant de conclure « lorsque l’homme apprend que sa femme infectée, il plane automatiquement le spectre de l’infidélité. Non seulement il refuse le dépistage, met sa femme à la rue et généralement il ne reconnait pas l’enfant qui vient au monde ! ». Le personnel de santé de la PTME du CHU de Cocody confirme les propos du Docteur Koffi Brou. De nombreuses femmes sont chassées du foyer malgré les médiations des professionnels de la santé. Seules sans revenus pour vivre, elles bénéficient de l’aide de quelques ONG pour suivre leurs grossesses et alimenter leurs bébés après l’accouchement. Malgré cette vie de solitude dans la maladie, Mme Kouadio Yama une sage femme insiste pour que les femmes acceptent le dépistage. « L’amour de l’enfant que vous portez doit vous amener à accepter le dépistage. La vie d’un enfant vaut mieux que tout sinon pourquoi accepter de lui donner la vie et de le voir souffrir ? ».

Soutenir les femmes infectées et rejetées

En Côte d’Ivoire 9000 femmes enceintes reçoivent la prophylaxie ARV. Bien qu’il soit difficile de dire combien d’entre elles vivent leurs grossesses toute seule, le gouvernement Ivoirien a mis sur pied des fonds d’aide aux mamans OEV (Orphelins et Enfants Vulnérables du fait du SIDA). Ces fonds permettent aux mamans de se prendre en charge par des AGR, des activités génératrices de revenus. Ce programme est piloté par le Ministère d’Etat en charge des Affaires sociales et de la Solidarité. « Bien que le projet soit destiné aux OEV, notre objectif est d’aider les parents et surtout les mères de famille à travers ce fond. Par le canal des enfants nous redonnons espoir aux familles par les AGR pour que nous puissions atteindre effectivement la politique du 0 décès, 0 stigmatisation et 0 infection » affirme Bagaté Bolou Inspecteur Général au Ministère d’Etat, ministère de l’emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité. La question de la transmission mère enfant et du suivi des femmes infectées est le volet le plus important de la lutte contre le SIDA en Côte d’Ivoire nous confie Docteur Adjé Christine Touré du PEPFAR. Pour elle, la sensibilisation doit se faire à tous les niveaux pour que cesse la stigmatisation et le rejet des femmes infectées. C’est seulement à ce prix que les femmes enceintes porteuses du VIH pourront s’épanouir et réduire les risques de contamination de leurs bébés.

SUY Kahofi

 

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30. nov.
2011
Côte d'ivoire
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Traoré Wodjo Fini/COSOPCI : « La Côte d’Ivoire ne peut pas se réconcilier sans la CEDEAO »

 

Traoré Wodjo Fini Président de la COSOPCI et Alioune Tine de la RADDHO

La Coalition de la Société Civile pour la Paix et le développement Démocratique vient de réunir à Abidjan les Commissions Réconciliation de l’Afrique de l’ouest pour recevoir d’elles des conseils en vue d’épauler la CDVR Ivoirienne dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Les journées d’échange réunissant une cinquantaine de participants se sont tenues du 28 au 30 novembre à l’Hôtel Manhattan Suites Cocody Riviera II. Pour la COSOPCI la Côte d’Ivoire dans son processus de réconciliation ne peut pas exclure les communautés de la CEDEAO vivant sur son sol car le pays doit son succès économique et sa prospérité à tous ces hommes et femmes venus des pays limitrophes pour gagner leur vie au pays d’Houphouët. Les communautés de la CEDEAO doivent être associées dans les discussions autour de thématique très importantes telles que le foncier rural, la loi sur l’immigration et l’édification de la paix et de la sécurité en Afrique de l’ouest. Si la Côte d’Ivoire peut se taguer d’avoir sur son sol plus de 26% de ressortissants venus du monde entier et principalement de la CEDEAO, c’est le moment de les intégrer dans le processus de paix pour que les frustrations et les stigmatisations cessent !

Le colloque International initié par la COSPCI autour du thème : « Participation de la Société Civile Ivoirienne au processus de réconciliation national » a bénéficié du parrainage de l’Union Africaine et surtout de la CDVR. La question du foncier rural, la reforme de la sécurité, le rôle des médias dans la recherche de la paix et la responsabilité des partis politiques dans l’édification de la paix sont autant de sous-thèmes développés par des personnalités de la sphère militaire, politique, scientifique, juridique et sociale. Nous citerons entre autres Mme Claudine AHIANO de la CVJR Togo, Le Professeur ALIOUNE Tine de la RADDHO, Le Professeur Mamadou Coulibaly président de LIDER, Guillaume GUEFFA de l’ONUCI, l’Imam Cissé Djiguiba ou Charles Yahovi DJREKPO du NDI. La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation entend intégrer les acteurs de la société civile dans son programme d’exercice et ce premier colloque International a été le lieu formel de cette collaboration imminente. La preuve de ce parfait dialogue entre la CDVR et la société civile a été souligné Franck Kouassi Sran porte-parole et représentant du Premier Ministre Konan Banny aux travaux. Il s’est félicité de la tenue de ce colloque et il a réaffirmé surtout l’engagement de la CDVR à prendre en compte les recommandations du colloque. Le Président de la COSOPCI Traoré Wodjo Fini estime que le temps des grognes autour de la composition de la CDVR est terminé et que c’est main dans la main que la Commission, la Société Civile et le Peuple Ivoirien bâtiront une Côte d’Ivoire de paix. « J’invite les Ivoiriens à se donner la main car la CDVR ne pourra pas à elle seule recoller les morceaux de cette Côte d’Ivoire meurtrie par la crise post-électorale. En même temps que les Ivoiriens s’engagent pour la paix j’invite nos frères de la CEDEAO en autant car nous sommes condamnés à vivre ensemble ».

Le Colloque International organisé par la COSOPCI a été le cadre d’une démonstration de force de la Société Civile Ivoirienne car toutes les ONG et Organisations faitières étaient du rendez-vous. Le CEFCI, l’APDH, l’ONG Plédou, la LIDHO, l’OFACI, le PDHRE-CI pour ne citer que ces quelques organisations ont répondu présent à l’appel. Le Colloque International d’Abidjan s’achève sur une note de satisfaction avec en perspective un voyage d’étude en terre Togolaise auprès de la très expérimentée CVJR. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation qui est la plus ancienne d’Afrique de l’ouest s’est dit prête à recevoir la future délégation Ivoirienne pour partager son savoir faire.

SUY Kahofi

 

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29. nov.
2011
Côte d'ivoire
4

Côte d’Ivoire : des journalistes de nouveau en prison !

 

César Etou Directeur de Publication de Notre Voie

Lors de son investiture à Yamoussoukro la capitale Politique de la Côte d’Ivoire, le Docteur Alassane Ouattara a invité la presse Ivoirienne à jouer un rôle positif dans le processus de réconciliation nationale. Il a solennellement plaidé pour que les journalistes désarment leurs plumes pour le bien du pays. Au cours de cette même cérémonie d’investiture il a pris l’engagement d’appuyer la presse et de garantir la liberté des professionnels des médias. A peine cette profession de foi achevée que les journalistes Ivoiriens sont déjà dans la tourmente et dans le tourbillon du système répressif du régime Ouattara. Après Herman Aboua qui croupis depuis plusieurs mois en prison ; c’est au tour de 3 confrères du quotidien pro-FPI Notre Voie de se retrouver aux mains de la Police Criminelle. César Etou, le Directeur de Publication, Boga Sivori chef du service politique et Didié Depry secrétaire général de la rédaction et chef du service économique sont détenus depuis le jeudi 24 novembre.

Il est reproché a Boga Sivori une « offense au chef de l’Etat » dans un article paru le mardi 22 intitulé : ‘’Pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s’offre 40 Mercedes à 1.046 milliards de CFA’’. Didié Depry lui est accusé « d’atteinte à l’économie nationale ». Il a signé dans le numéro du mercredi 23 novembre 2011, un papier intitulé : ‘’Le Franc CFA menacé : la dévaluation bel et bien à nos portes’’. Le Procureur Simplice Kouadio s’est auto-saisi et a demandé à la Police Criminelle de les entendre. « Notre code punit tous ceux qui font rependre de fausses informations de nature à faire perdre confiance en la monnaie en cours » à justifié le Procureur. Le CNP (le Conseil National de la Presse), l’UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et le GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire) plaide pour la libération des confrères. Le Procureur avait souligné qu’après la détention provisoire de 48 heures pour audition les journalistes seraient libérés mais à la surprise générale ils en sont à leurs 6ème jour derrières les barreaux ! Ceux-ci ont entamé une grève de la faim pour faire pression sur les autorités et obtenir leur relaxe pure et simple puisse que la loi de 2004 dépénalise les délits de presse. Selon certaines indiscrétions relayées par la presse nationale, le Ministre Hamed Bakayoko s’entend lui-même interposé dans la procédure a ordonné le maintien des journalistes en détention. Les confrères ont été déféré devant le procureur ce 29 novembre, leur avocat Essouho Serges avoue ne rien comprendre dans ce ballet juridique et précise que la suite de cette longue audition seraient connu dans les heures qui viennent. Le Comité Ivoirien pour la Défense des Journalistes par la voix de son Président Stéphane Goué a souligné que cette détention est un scandale de trop pour la Côte d’Ivoire et que les droits les plus élémentaires des journalistes n’étaient plus respectés conformément à la nouvelle loi sur la presse adoptée depuis 2004. D’autres organisations au plan national et international telles que la CPJ ou RSF ont appelé à la libération des journalistes détenus.

SUY Kahofi

 

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29. nov.
2011
Côte d'ivoire
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Abidjan/Médicament de rue : Une omerta autour du trafic !

 

Les Ivoiriens ordonnances en main prennent d’assaut la rue pour avoir leurs médicaments

Adjamé Roxy, bienvenu dans l’antre mythique des pharmacies de rue d’Abidjan où depuis plusieurs années le trafic et la vente de médicaments de rue se lègue comme un héritage de mère en fille. Fatou est l’une des doyennes des lieux et elle propose des médicaments depuis plus de 15 ans ! Avec son expérience dans le domaine de la vente de médicament de rue, Fatou ne fait aucune difficulté pour nous révéler l’origine des molécules vendues sur le marché sous une chaleur écrasante. « Les médicaments que nous proposons sur le marché viennent principalement du Ghana, du Nigeria, de la Guinée et certains produits viennent de la Côte d’Ivoire » affirme la vendeuse. Ghana, Guinée, Nigeria et Côte d’Ivoire, les révélations de Fatou nous font prendre conscience qu’un lucratif business est organisé à l’échelle ouest-africaine par des mains obscures. Plusieurs médicaments vendus sur le marché ne sont donc pas autorisés par les services sanitaires Ivoiriens mais cela n’inquiète en rien certains Ivoiriens qui préfèrent se ravitailler auprès des Docteuresses du Bitume et les arguments ne manquent pour défendre ce choix. « Vous savez c’est la situation économique du pays qui nous pousse à venir vers ces vendeuses. Nous sommes conscients qu’il y a des dangers liés à l’automédication mais faute de moyens nous sommes obligés de nous ravitailler ici. En plus il y a plusieurs produits de la pharmacie qui se retrouvent ici. Il y a seulement un problème de conservation sinon il y a de bons médicaments dans la rue » affirme un client d’Adjamé Roxy, venu acheté un médicament contre le rhume.

Côté prix la différence entre la pharmacie et la rue est plutôt tentante pour le consommateur. Une célèbre boite de vitamine vendue à 4185 f CFA en pharmacie est proposée à 2800 voir 2600 après négociation sur le marché. Un sirop pour les insuffisances en fer proposé à 3200 f CFA en pharmacie est vendu à 1750 f CFA dans la rue et ce prix peut chuter jusqu’à 1400 CFA après négociation ! En apparence les médicaments sont bon et moins chers sur le marché mais pour les professionnels de la santé ces produits font plus de mal que de bien et c’est le docteur Sery qui le démontre. « Il y a le problème de la conservation qui fait que le principe actif de ces produits n’agissent plus vraiment sur le mal et au lieu de guérir la maladie, le médicament peut aggraver le mal ». Docteur Sery souligne également que dans la rue les médicaments ne sont pas aussi abordables qu’on le pense. Les vendeuses fixent le prix à la tête du client et font même de la surenchère en fonction du produit. Il y a aussi des véritables problèmes de santé liés à ces médicaments de rue : les organes vitaux des patients sont en danger ! Les reins, les poumons, le pancréas, le foie ou la vésicule biliaire sont des zones qui peuvent être sérieusement endommagé par ces médicaments de rue. Voici pourquoi les médecins invitent surtout les grands malades tels que les diabétiques, les cardiaques et les personnes qui sont des terrains favorables au rhumatisme ou aux maladies héréditaires d’éviter l’auto-médication et de fuir les médicaments de rue.

Une question reste pourtant en suspend : comment des médicaments officiellement autorisés peuvent-ils se retrouver dans la rue ? Des professionnels de la santé sont-ils de mèche avec la mafia du bitume ? « Nous avons écho de telles pratique » nous confie Docteur Sery avant de conclure « vu les médicaments autorisés que ces femmes revendent, il est claire que certains docteurs ou grossistes font sortir des médicaments du circuit officiel pour alimenter le circuit officieux ». Si de bons médicaments se retrouvent sur le marché à même le sol avec la bénédiction de certains grossistes et docteurs pourquoi donc s’approvisionner dans les officines conventionnelles ? « Je choisi la pharmacie parce que je veux protéger ma santé et surtout parce que j’ai les moyens » affirme Beugré Richard un Ivoirien croisé dans une pharmacie d’Abidjan. Pourtant Beugré Richard ne condamne pas ses concitoyens qui se ravitaillent dans la rue. Il estime que c’est faute de moyens que l’Ivoirien se rabat sur les médicaments de rue. Il interpelle les autorités pour que le prix des médicaments soit revu à la baisse pour soulager les populations appauvries par 10 ans de crise.

Nous quittons la pharmacie pour un retour sur le marché. Là nous essayons de savoir qui sont les têtes pensantes du réseau de ravitaillement des pharmacies de rue. Nos tentatives pour avoir un nom ou un numéro téléphone se sont heurtées à une véritable omerta partagé par toutes les vendeuses. « Nous avons des sœurs qui livrent sur le marché, elles disent recevoir les médicaments de certaines personnes…c’est une chaîne mais je ne peux pas vous dire qui sont ces hommes » nous explique Biba une autre vendeuse. « C’est notre secret » confirme Fatou ! Un secret très bien gardé mais que nous allons percer en parti alors que nous quittions le marché la nuit tombée. Une fourgonnette appartenant à un important distributeur de produits pharmaceutiques stationne à Roxy, livre sous nos yeux des cartons et repart. Demain tous ces médicaments inonderont Abidjan car Roxy approvisionne en faux médicaments la quasi-totalité d’Abidjan.

SUY Kahofi

 

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26. nov.
2011
Société
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Côte d’Ivoire : Le Premier rapport national sur les droits des femmes publié

 

Un rapport pour que les femmes soient respectées

Après son rapport préliminaire I sur la situation des droits de la femme au lendemain de la crise post-électorale, l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire vient de finaliser et de mettre à la disposition du gouvernement, des ONG et du peuple Ivoirien le premier rapport sur les droits des femmes. Le rapport d’enquête de 32 pages rédigé en français et en anglais a été publié ce 25 novembre à l’occasion de la journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les enquêtes de terrain ont été mené dans 16 localités où des bouffées de violence ont été signalées depuis le début de l’année 2010 et plus précisément au début du processus de la Présidentielle. Les cas de violence faite aux femmes sont notamment les cas de viol, de torture, d’exécution sommaire, de mauvaise traitement et de cessation des activités économiques du fait de la destruction ou de la disparition des moyens de subsistance. Le rapport souligne très clairement et sans détoure que 766 femmes ont été des victimes des groupes armés pro-gbagbo et pro-ouattara. Il s’agit entre autre « des FDS (Forces de Défense et de Sécurité), des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire), les mercenaires étrangers, les miliciens, les jeunes patriotes, les membres de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), les militants LMP et du RHDP, le commando invisible et les Dozos ». Le chiffre de 766 ne prend en compte que les femmes qui ont accepté de témoigner auprès des enquêteurs de l’OFACI, ce qui démontre que ce chiffre pourrait être plus élevé !

La Ministre Ivoirienne de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Goudou Koffi Raymond s’est dit satisfaite et fière de l’initiative de l’OFACI qui s’efforçait de collecter des informations au plus fort de la crise. La tâche n’a pas été de tout repos pour les enquêteurs qui ont mené leurs activités sur le terrain en ayant à l’esprit toutes les conventions sur les droits de l’Homme et de la femme ratifiées par la Côte d’Ivoire. Les principales conventions sur lesquelles l’OFACI s’est appuyée sont principalement celles de la CEDEAO et de l’ONU. Une si belle initiative n’aurait aucune valeur si à l’avenir rien n’est fait pour protéger les femmes en période de conflit et même en dehors. L’élimination des violences faites aux femmes passe avant tout par un combat de tous les jours car c’est principalement en luttant contre les femmes battues dans le silence de leur foyer ou celles obligées de payer un droit de cuissage avant d’avoir un travail que les droits de la femme pourront être protégées en période de conflit.

C’est pourquoi Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI insiste sur les recommandations liées à ce rapport car bien trop souvent la société civile est très peu écoutée. L’OFACI plaide auprès des autorités Ivoiriennes pour qu’elles apportent un soutien médical, psychologique et juridique aux femmes sans distinction de religion, d’obédience politique et d’ethnie. Faciliter l’accès aux crédits pour les femmes devenues chefs de famille du fait de la guerre, réparer les dommages subis par les victimes et veiller entre autre à la mise sur pied en Côte d’Ivoire d’une commission nationale d’enquête indépendante et impartiale sur la question des droits de l’Homme. L’OFACI invite les ONG sœurs de la société civile à sensibiliser les populations pour réduire la stigmatisation et l’ignorance sur l’ampleur des violences faites aux femmes. Aux Institutions internationales l’organisation demande qu’un soutien financier, humain et matériel pour que la Côte d’Ivoire ne soit pas seule dans son combat pour le respect de la femme.

SUY Kahofi

 

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26. nov.
2011
Côte d'ivoire
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Charles Yahovi Djrekpo NDI : « Le bureau de vote ne doit pas être un lieu de tension »

 

Ambiance studieuse affichées lors de la formation

Les formateurs des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote ont été instruits sur leurs missions dans le processus électoral par le NDI, le National Democratic Institue et la CEI, la Commission Electorale Indépendante. L’objectif de ces deux entités en formant les 248 formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est d’éviter que ce lieu ne devienne un endroit de conflit et de contestations inutiles susceptibles de mettre à mal le processus électoral. C’est ce vendredi 25 novembre à la salle Office + sis au Vallon les II Plateaux que les deux organisations citée plus haut ont réunit des séminaristes venus apprendre mais surtout partager leurs expériences avec les autres venus de partis politiques et de villes différentes. Les échanges et les formations qui ont duré toute la journée ont porté notamment sur les droits et devoirs du représentant du candidat, le déroulement du vote, le dépouillement, la simulation… Les séminaristes ont été repartis en 5 ateliers avec 6 formateurs pour permettre aux échanges d’être plus faciles.

Mr Charles Yahovi Djrékpo Directeur résident du NDI a souligné que  la formation des formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est très importante dans la mesure où elle répond à deux impératifs. « Il s’agit de faire en sorte que chacun en retournant à sa base c’est-à-dire dans son parti politique, puisse avoir des informations pour mieux outiller les autres représentants des candidats dans les bureaux de vote et ainsi rendre le scrutin plus transparent. En second lieu il s’agit pour le NDI et la CEI de mettre tout le monde au même niveau d’information car les supports de formation des représentants des candidats dans les bureaux de vote sont pratiquement les mêmes que ceux des présidents des bureaux de vote ! » Des représentants des candidats bien formés, des présidents de bureau de vote bien formés c’est surtout la garantie d’un scrutin sans violence et d’un processus électoral réussit. Pour Maezan Koffi Noel coordonnateur de la Convention des Leaders Politiques pour la Culture Démocratique et consultant-formateur pour le NDI ce séminaire n’est pas une formation de trop et elle est opportune dans le contexte de sortie de crise Ivoirien. « La Côte d’Ivoire a certes consacré le multipartisme depuis les années 90 et nous avons eu à organiser plusieurs élections. La somme de ces expériences nous permet aisément de dire que nous avons encore le devoir de former les Ivoiriens car non connaissance, la non maîtrise et la non application des textes qui régissent notre système électoral peut conduire à un handicap dans le processus électoral. On ne le dira jamais assez un citoyen mal formé est un danger non seulement pour son parti mais pour tous les autres acteurs engagés dans le scrutin ».

Bamba Youssouf, le vice-président de la Commission Electorale Indépendante et porte-parole de la structure n’a pas manqué de saluer la disponibilité du NDI qui en cette période électorale ne se ménage pas pour accompagner le processus à tous les niveaux. Il a surtout précisé aux séminaristes combien de fois leur rôle est capital dans le processus électoral. « C’est à vous de veiller au bon déroulement du vote pour vos candidats et partis politiques respectifs. A ce titre votre présence dans les bureaux de vote est nécessaire et indispensable. Nous vous donnons une formation que nous avons prévu dispenser avant la Présidentielle mais cela n’a pas été possible et malheureusement nous avons constaté des manquements. C’est pourquoi je vous invite à répercuter cette formation fidèlement auprès de vos agents et vous verrez que tout se passera bien le jour du vote » a argumenté Bamba Youssouf. A la fin de la formation le guide du représentant dans le bureau de vote édité par la CEI a été remis en guise de feuille de route aux séminaristes.

SUY Kahofi

 

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25. nov.
2011
Côte d'ivoire
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Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : déclaration de l’OFACI

 

Nous ne pouvons pas prétendre les aimer et les bâillonner !

Le 25 novembre marque la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette journée tire son origine des années 60.

En effet, le 25 novembre 1960 trois sœurs, Patricia, Minerva et Maria Theresa Mirabal militantes dominicaine, furent brutalement assassinées sur les ordres du dictateur et chef de l’Etat, Raphaël TRUJILLO (république Dominicaine) participant activement aux actions politiques menées contre le régime en place.

Elles furent de ce fait, persécutées par le régime TRUJILLO et incarcérées à plusieurs reprises, devenant ainsi des symboles de résistance à la dictature du régime de TRUJILLO. Leur assassinat causa un choc énorme à la population toute entière et fut l’un des facteurs qui déclenchèrent un mouvement anti-TRUJILLO.

 

Ceci dit les sœurs Mirabal symbolisent aussi bien la résistance d’un peuple que la résistance des femmes, c’est tout naturellement qu’il fut décidé à l’issu de la 1ère rencontre Féministe en 1981 en Colombie pour l’Amérique latine et les caraïbes de faire du 25 novembre la journée de l’élimination de la violence à l’égard des Femmes.

Dans le souci de trouver des stratégies efficaces de prévention et d’éradication de cette pratique, plusieurs conférences internationales dont la conférence de Viennes sur les droits humains, tenue en 1993, la Conférence du Caire sur la population et le développement, tenue en 1994 et la conférence de Pékin sur les femmes, tenue en 1995. Ces différentes rencontres au plan international, ont poussé les Nations Unies dans leur résolution 54/14, issue de l’Assemblée Générale du 17 décembre 1999, à fixer le 25 novembre comme journée internationale pour l’élimination de la violence à  l’égard des femmes ; invitant alors les gouvernements et les ONG à organiser ce jour-là les activités destinées à sensibiliser l’opinion publique sur ce phénomène.

Cette journée est importante d’autant plus qu’elle marque le début des 16 jours d’activismes contre la violence sexiste, jusqu’au 10 décembre, où est commémorée la journée internationale des droits de l’Homme. Elle est donc une occasion pour les gouvernements, les organisations internationales et nationales d’éveiller les consciences sur les violences faites aux femmes.

C’est ainsi que de nombreux efforts furent consentis aussi bien par la communauté internationale que par les Etats, ce par l’adoption et la ratification  de conventions en faveur de l’élimination de la violence à l’égard de la femme.

La Côte d’Ivoire s’est également inscrit dans cette lancée, par la ratification de la plupart des conventions visant l’élimination de ce phénomène et a progressivement mis en place une législation et des institutions pour prévenir et réprimer les violences à l’égard des femmes et des enfants. Ainsi, ont été adoptées certaines dispositions, telles l’article 354 du code pénal de 1982 réprimant le viol, la loi n° 98/757 du 23 décembre 1998 réprimant les mutilations génitales assimilées à une forme de violences à l’égard des femmes, la loi n° 98/756 du 23 décembre 1998 réprimant le harcèlement sexuel, le travail forcé et le mariage précoce. Pour une meilleure appropriation du combat contre les violences faites aux femmes par le gouvernement ivoirien, il a été mis en place en 2000, un comité national de lutte contre les violences faites aux femmes (structure rattachée au cabinet du ministre de la famille, de la femme et de l’enfant). A côté de l’action gouvernementale, il faut souligner le rôle important des ONG nationales dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Cependant, force est de constater que la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles a atteint les proportions croissante dans le monde. Les femmes sont victimes des violences physiques, contrainte à des rapports sexuels ou victime d’autres mauvais traitements souvent dégradants ou inhumains que sont les violences sexuelles, conjugales, les abus psychologiques et émotifs, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel et les pratiques traditionnelles néfastes (les mutilations génitales féminines, les mariages forcés, ou le lévirat etc).

En ce jour où le monde entier célèbre cette journée autour du thème:

«  De la paix à la maison à la paix dans le monde: Défions le militarisme et finissons-en avec la violence faite aux femmes », il nous apparaît opportun d’approfondir nos réflexions sur l’importance de la paix dans la famille c’est-à-dire, la micro société où naissent les individus qui deviennent des citoyens de demain. La famille est donc le lieu privilégié où l’Homme forge son caractère soit par la culture de la paix, soit par la culture de la violence. Elle est de ce fait, le cadre de transformation de l’Homme.

Le thème de l’année 2011 cadre bien avec la situation de la Côte d’Ivoire. La crise que vient de traverser notre pays, démontre bien la limite des familles dans leur rôle d’éducation et de socialisation de l’ivoirien à la culture de paix. C’est pourquoi, au moment où le monde entier célèbre cette journée, au moment où la Côte d’Ivoire renoue avec sa paix d’atan, l’OFACI interpelle les femmes, mères et épouses à jouer pleinement ce rôle d’éducateur qui est le leur. L’OFACI voudrait inviter chaque acteur de la société à  rechercher la paix au sein de sa  famille dans le but de la propager dans le monde. Et ce par l’engagement à lutter contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes, socle de toute société. D’où la nécessité de faire de cette lutte un cheval de bataille, afin que le monde soit une havre de paix.

C’est pourquoi l’OFACI, tout en encourageant le gouvernement ivoirien dans son élan de recherche de paix, souhaite que les auteurs des violences faites aux femmes soient punis.

Que des dispositions soient prises pour prévenir les cas de violences à l’encontre des femmes et bien plus, à promouvoir et à protéger les droits de ces dernières pour que la nation retrouve la paix tant recherchée.

 

Fait à Abidjan le 25 novembre 2011

 

SANGARE Namizata

 

 

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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