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La côte d'ivoire au jour le jour!
11. oct.
2011
Côte d'ivoire
0

20,59 % de réussite au BAC : bravo les artistes !

 

Maigre moisson pour la première de Kandia Camara

20,59 % de réussite au BAC pour la session 2011, la Côte d’Ivoire ne pouvait pas espérer mieux après la crise post-électorale qu’elle a vécue. Un examen organisé dans la précipitation pour sauver les apparences et montrer que le pays est en marche ne pouvait produire qu’un tel résultat. Aux nombreux pleures des élèves ayant échoué il y a un peu plus de paroles réconfortantes. On ne s’aventure pas à blâmer, ni même réprimander un enfant : on comprend et c’est tout ! Ce n’est pas la faute aux candidats mais au système lui-même qui a fait le choix d’imposer un calendrier malgré le fait que de nombreux élèves soient en dehors du pays ou même dans des camps de déplacés. Ces derniers ont eu à peine le temps de rentrer à la maison qu’il fallait retrouver les cours et réviser. « kôrô* on a écrit pour nous » (on a fait ce qu’on pouvait) me lance un petit camarade du quartier dans un français très Ivoirien. Ici on ne pleure pas mais on refuse la défaite comme pour dire « nous ne sommes pas les seuls responsables ». 20,59 % c’est également le score de la bêtise humaine : pendant que sous d’autres cieux on pense à l’avenir des enfants, chez nous c’est plutôt à un avenir fait d’enfants en arme qu’on construit ! Quand après des élections on se bat au point de traumatiser des gamins on ne peut espérer mieux. Bravo les enfants mais je vous plains !

Des bacheliers la Côte d’Ivoire en produit avec des scores en dent de scie depuis dix ans et une question brule pourtant toutes les lèvres : quand est-ce que ces enfants iront un jour à l’université ? Dix ans de crise avec des semblants d’année universitaire qui on ne sait pas quand elles commencent ni quand elles s’achèvent ! Dix ans que l’école Ivoirienne n’existe que parce que nos impôts alimentent les caisses du Ministère de l’éducation nationale ! Les générations de bacheliers s’accumulent année après année avec le risque déjà réel de créer un embouteillage sur les chemins qui mènent aux Grandes Ecoles et dans les FAC. Comme disait à l’époque le général Saddam de la FESCI « on est tous dans le même bateau car quand devant est bouché personne ne peut avancer ». Les taux bas de réussite au BAC ne sont pas le symbole de jeunes Ivoiriens de moins en moins intelligents mais ils sont le symbole d’un système éducatif qui ne s’est adapté au développement du pays. La preuve est visible à travers nos amphithéâtres qui n’ont pas gagné en volume depuis la mort de Félix Houphouët Boigny, les Cités Universitaires bourrées, les lycées d’excellence du pays qui tombent en ruine, les professeurs qui font grève à Abidjan et se retrouvent à Lille, Accra, Bordeaux ou Bruxelles pour donner des cours. C’est à juste titre qu’on nous dit souvent hors de nos frontières : « la Côte d’Ivoire a de grands professeurs et docteurs ». Ils sont grands et imminents mais nos diplômes ont du mal à être reconnus hors de notre pays ! Je crois qu’au lieu de mener des campagnes de lutte contre la fraude sous fond de menaces inutiles à l’endroit d’élèves déjà traumatisés, il fallait harmoniser les épreuves en fonction du niveau réel des enfants. Le système est à revoir si nous voulons voir à la hausse les résultats de nos concours et examens de fin d’année.

kôrô* : ainé en malinké

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10. oct.
2011
AFRIQUE
2

Professeur Mamadou Coulibaly : « Le salut de l’Afrique réside dans les Régimes Parlementaires »

 

Mamadou Coulibaly Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire

Les Libéraux ne se sont pas fait prier pour prendre d’assaut la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie sis au Plateau Abidjan pour se former et s’informer sur la réalité et les avantages liés au Régime Parlementaire. Sur invitation de Audace Institut Afrique (AIA), des chercheurs Ivoiriens et Français ont tenu le public en halène à l’occasion d’un colloque d’une journée ce samedi 8 octobre. Mamadou Koulibaly, Président d’Audace Institut Afrique, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, Avocat à la Cour de Paris, Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes et chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique ont été les conférenciers du jour.

Se sacrifiant à la tradition le professeur Mamadou Koulibaly, a présenté le colloque et Audace Institut Afrique. Au cours de cette première intervention il a procédé à la présentation générale de la relation entre constitution – partis politiques – démocratie – Paix et progrès et le rôle que doit être celui des partis politiques dans l’édification d’un état de droit. Il a démontré texte à l’appui que le Régime Parlementaire avait été déjà expérimenté en Côte d’Ivoire par la constitution de 1959. A sa suite Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, a instruit le public sur la nécessité pour l’Afrique d’adopter un régime parlementaire. Ce Régime Parlementaire avec une constitution adaptée aux besoins et aux aspirations des peuples africains sera plus utile que le maintien de régime présidentiel fort et des constitutions souvent calquées sur celles des puissances colonisatrices. Régime constitutionnel – liberté économique et Paix en Afrique a été l’étude comparée ou parallèle entre le régime constitutionnel, la liberté économique et la Paix en Afrique. Le comparatif régime présidentiel, semi présidentiel et régime parlementaire a été réalisé par Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes, chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique. Cette étude a démontré que les pays à régime parlementaire sont moins exposés au coup d’Etat, guerre civiles et troubles sociaux. Ces pays attirent plus d’aide au développement à cause de la transparence dans la gestion des affaires publiques et totalisent des indices de gouvernance plus encourageants que les pays à régime présidentiel.

Que retenir du régime parlementaire ?

« Le régime présidentiel avec les constitutions que nous avons en Afrique font de nos chef d’Etat des ‘’hyper Président’’ au pouvoir sans limite. A la lecture de ces constitutions on se rend compte que les premiers ministres, les ministres et les parlementaires ne sont présents que pour faire de la figuration. Tous les pouvoirs sont détenus par le Président qui comme on le voit malheureusement peut en abuser ! » souligne le Professeur Mamadou Coulibaly. Pire, dans les régimes présidentiels on note en effet une certaine division ethnique cultivées par les politiciens. Les stratégies électorales et les alliances politiques sont le plus souvent concoctées sur des bases régionalistes. Le programme de gouvernement ne se décide plus en terme de mandat à accomplir pour le bien être des populations mais plutôt d’allier politique à satisfaire. Le régime présidentiel offre l’opportunité à un homme de gérer comme il veut pendant 5 ans un pays et de ne rendre compte que lorsque le moment des élections arrivent. Ce Président n’ayant pas eu le temps d’appliquer son programme de gouvernement est obligé de convaincre d’une autre manière ! L’argent du contribuable est utilisé pour corrompre l’électorat et le tribalisme au sommet de l’Etat devient une arme de division.

Le régime parlementaire met fin à de telles pratiques ! Il interdirait à un ‘’président tout puissant’’ de favoriser son ethnie. D’autre part il empêcherait toute rupture d’égalité juridique en faveur d’une région particulière. En effet toutes les régions sont représentées au parlement et leurs représentants ont un rôle actif et peuvent influer les politiques publiques. L’’’hyper président’’ n’aura plus 5 ans pour faire ce qu’il veut mais devra rendre compte chaque 6 mois de sa gestion au peule.

« Les pays Africains qui ont fait le choix d’un régime parlementaire sont certes un petit groupe situé dans la pointe sud du continent mais il faut dire que les résultats qu’ils ont obtenu depuis leurs indépendances sont encourageants. L’Afrique a les moyens de réussir sa transition et je refuse que des considérations culturelles et sociales soient évoquées comme frein à l’adoption des régimes parlementaires » déclare Mamadou Coulibaly. Les statistiques le montrent, dans les pays ayant un régime parlementaire le niveau d’alphabétisation et de scolarisation sont meilleurs, le revenu par habitant est plus élevé, la corruption est moins importante, la gouvernance est meilleure, il y a moins de conflits et plus de stabilité, le budget militaire est bas et la liberté économique y est également beaucoup plus élevée.

SUY Kahofi

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08. oct.
2011
Côte d'ivoire
0

La CEI prête pour les élections législatives

 

Youssouf Bakayoko Président de la CEI

La Commission Electorale Indépendante (CEI) se dit déterminée à remplir sa mission dans le dossier avenir des élections législatives. Son Président Youssouf Bakayoko l’a réaffirmé ce vendredi 7 octobre au cours d’une conférence de presse au siège de l’institution qu’il dirige à Abidjan. Lors de ce point de presse le président de la CEI a confirmé la date des élections et le nombre de députés qui doivent siéger à l’hémicycle au terme des législatives. « Comme annoncé par le gouvernement le futur Parlement comprendra 255 sièges répartis sur 205 circonscriptions électorales et l’élection se déroulera le 11 décembre 2011 » a indiqué d’entrée de jeu Youssouf Bakayoko.

La date des élections législatives est connue, le nombre des députés également ; il ne reste donc que quelques réglages ou quelques dispositions pratique à prendre pour permettre aux Ivoiriens et aux politiciens d’avoir des élections libres, transparentes et surtout crédibles. « Au cours des prochaines semaines notre institutions s’emploiera à mener avec détermination chacune des étapes des préparatifs du scrutin à savoir la réception des candidatures, l’ajustement des listes électorales, la conduite d’une vaste campagne de sensibilisation et de formation sur les modalités de déroulement des législatives, la confection des imprimés et des documents électoraux et l’ajustement du plan de sécurisation du processus électoral » a souligné Youssouf Bakayoko. Après avoir invité les uns et les autres à contribuer au maintien d’un climat apaisé avant, pendant et après le déroulement du scrutin, Youssouf Bakayoko a réaffirmé l’engagement de la Commission Electorale Indépendante à relever le défi de la transparence. « Pour sa part fidèle à sa ligne de conduite et à ses engagements, la Commission Electorale Indépendante mettra tout en œuvre pour relever cette fois encore le défi de la transparence et de l’équité afin d’offrir à notre pays un parlement conforme aux choix des électeurs tels qu’ils auront été exprimés dans les urnes ». Selon le Président de la CEI une mission des commissaires centraux séjourne en ce moment même à l’intérieur du pays pour remobiliser les commissaires locaux et renforcer leurs capacités.

SUY Kahofi

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07. oct.
2011
Côte d'ivoire
10

Une green card pour résider en toute légalité aux USA

 

Les USA s’ouvrent à vous en toute légalité !

Le Département d’Etat Américain a annoncé l’ouverture officielle de la période d’inscription à la Loterie Visa Diversité (DV) 2013 du 04 Octobre 2011 au 05 Novembre 2011. Le programme est ouvert aux ressortissants des pays éligibles pour la Loterie Visa Diversité (Dv), dont la Côte d’Ivoire. Pour être qualifié pour le Visa Diversité,  le candidat doit avoir l’un des éléments suivants: soit le diplôme du Baccalauréat ou un diplôme équivalent lui permettant de s’inscrire directement à l’université; soit deux ans d’expérience professionnelle acquise au cours des cinq dernières années dans une profession exigeant deux années ou plus de formation ou d’expérience. Cette année encore, les inscriptions doivent se faire électroniquement en remplissant le formulaire en ligne de Visa Diversité à partir du site www.dvlottery.state.gov . Les participants inscrits seront informés de leur sélection et de la suite de la procédure à partir du même site.

A compter du 1er Mai 2012, toute personne inscrite pourra vérifier son statut en utilisant le numéro de confirmation qui lui a été alloué à la fin du processus d’inscription. Il est donc recommandé aux candidats de conserver leur numéro de confirmation au moins jsuqu’au 30 Juin 2013 dans la mesure où l’Ambassade de Etats-Unis à Abidjan n’aura pas la liste des candidats sélectionnés. Les candidats qui seront sélectionnés à l’issue du tirage au sort ne recevront pas de notification de leur date d’entretien par courrier. Ils obtiendront toutes les informations relatives à la date, l’heure et le lieu de l’entretien de visa sur le site www.dvlottery.state.gov. Le système électronique d’enregistrement et de programmation de rendez-vous est mis en place par le Département d’Etat pour combattre la fraude qui constitue un problème depuis le début de ce programme, et protéger ainsi les intérêts des candidats légitimes à la Loterie Visas Diversité. La procédure de notification électronique permet au Département d’Etat de réserver l’accès à l’information uniquement aux candidats légitimes. En effet, un participant au programme qui conserve son numéro de confirmation contrôle la procédure de demande du début à la fin. Tout comme le mot de passe d’un compte email ou le numéro d’un compte bancaire, le numéro de confirmation qui doit être protégé. Par ailleurs, il est important pour le programme de la Loterie Visa Diversité 2013 que les participants soumettent leur inscription personnellement. Les candidats qui fourniront des informations inexactes, telles que l’omission des noms de tous les enfants ou des conjoints(es) connus au moment de l’inscription, seront disqualifiés.

Il est capital que les participants prennent eux-mêmes la responsabilité de cette opération. L’inscription au programme de la Loterie Visa Diversité 2013 est gratuite. Les participants qui seront sélectionnés devront s’acquitter, au moment de leur demande, des frais de procédure suivants: $305 comme frais de demande d’immigration, $400 comme frais de visa diversité et $74 comme supplément de sécurité d’immigration. Ces frais sont payés uniquement à la caisse de l’Ambassade ou du Consulat. Le Département d’Etat Américain et l’Ambassade des Etats-Unis à Abidjan se réjouissent de la perspective d’un nouveau programme fructueux de Loterie Visa Diversité. Vous trouverez des informations supplémentaires sur le site www.dvlottery.state.gov

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05. oct.
2011
Côte d'ivoire
32

Côte d’Ivoire : Compendium des compétences féminines Ivoiriennes

 

La Première Dame de Côte d’Ivoire a invité les femmes à se mobiliser pour le respect de leurs droits

Permettre aux autorités Ivoiriennes d’avoir une base de données sur les femmes compétentes de Côte d’Ivoire en vue de rendre possible la parité homme femme dans les sphères politiques, administratives et économiques, voici la mission que s’est fixée la cellule présidentielle en charge des questions de genre et des affaires sociales. Cette cellule dirigée par Mme PEUHMOND, conseillère spéciale du Président Ivoirien chargé des questions de genre et des affaires sociales, vient de lancer le premier compendium des compétences féminines. Selon Mme YAO Euphrasie consultante internationale ce projet aura pour objectif de renforcer la visibilité, la participation et le leadership des femmes dans la gestion des affaires publiques et privée. Il aura également pour objectif d’identifier les secteurs où les femmes sont sous représentées.

Dans les faits, le compendium sera un annuaire des femmes compétences excellant dans divers domaines partant de la vendeuses du marché à la doctorante en économie. Le compendium sera à portée de main du Chef de l’Etat Ivoirien et de son Gouvernement pour qu’ils puissent faire appelle ou nommer les femmes en fonction de leurs capacités dans l’administration. Cette stratégie de promotion des compétences féminines s’impose car malheureusement en Côte d’Ivoire les femmes sont sous représentées dans les sphères de décision. Mme PEUHMOND, conseillère spéciale du Président Ivoirien chargé des questions de genre et des affaires sociales a souligné que le quota de 30% de femme dans la gestion des affaires publiques n’est pas encore atteint. Chiffre à l’appui elle a démontré que jusqu’à ce jour la Côte d’Ivoire ne compte aucune femme Préfet de Région, 1 consul sur 3 est une femme, seules 6 femmes figurent sur la liste des 47 chefs de mission diplômatique… Fort de ce triste constat, Mme Dominique Ouattara, la Première Dame de Côte d’Ivoire a invité les femmes à se mobiliser pour le respect de leurs droits et à lutter ensemble pour garantir un équilibre des genres dans tous les domaines de la vie publique.

Vu l’absence de statistiques préalables prenant en compte les compétences des femmes Ivoiriennes, les travaux visant à l’élaboration du compendium ne seront pas inscrit dans une durée de temps préétablie. Néanmoins une chose est sûre, toutes les femmes Ivoiriennes qui le souhaites, quelque soit leur niveau social seront répertoriées dans le compendium.

SUY Kahofi

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05. oct.
2011
NTIC & Hi tech!
1

La Côte d’Ivoire bascule dans la gouvernance électronique

 

Cérémonie de lancement du eGOUV

Dans le cadre des réformes de modernisation de l’Etat, la Côte d’Ivoire a entrepris la mise en place d’un programme de gouvernance électronique ou eGOUV. Le eGOUV est une forme de mutualisation numérique des données administratives et économiques du pays pour les rendre accessibles aux administrateurs mais aussi aux usagers. Il s’agit à travers ce projet de tirer profil des avantages offerts par les technologies de l’information et de la communication. La première phase du projet consiste en la mise en place d’un système intranet gouvernemental dont l’objectif est l’interconnexion des différents services de l’administration publique. Elle se fera dans un premier temps entre les cabinets ministériels, la primature et la Présidence de la République. Le projet est piloté par l’intégrateur de solution HUAWEI, le BNETD (Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement) et le cabinet QuinTsens pour l’Etat de Côte d’Ivoire.

Le passage de la Côte d’Ivoire à la gouvernance électronique s’impose au pays car d’énormes pertes financières sont liées sont liées au mode actuel de gestion de l’administration. Selon KONE Bruno le Ministre Ivoirien de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, les coûts des services pour le contribuable demeurent élevés parce que très peu informatisés. Il faut se déplacer sur de longue distance pour réaliser par exemple un extrait d’acte de naissance, dépensé en carburant pour qu’un administrateur puisse participer à une réunion d’information, les officiels Ivoiriens engloutissent des budgets énormes rien que dans la communication etc. La gouvernance électronique par l’installation de certains systèmes peut apporter des solutions concrètes à ces pertes énormes et Armand Pierre NOUDEGBESSI le démontre. « Le stockage de données dans les DATA Centers peuvent permettre à l’Ivoirien quelque soit l’endroit où il se trouve de réaliser n’importe qu’elle document administratif sans dépenser des sommes importantes. Les solutions voix sur IP gratuite réduiront les coûts de communication de l’Etat, grâce à la visioconférence un Préfet depuis sa localité peut assister à une réunion avec le Ministre de l’intérieur sans avoir à engloutir de l’argent dans un budget en carburant… ». D’autres avantages sont aussi visibles au niveau de la sécurisation des personnes et des biens grâce à la vidéo-surveillance urbaine pour aider la police et les services de sécurité à lutter contre la grand banditisme, les portails des ministères pourront permettre un accès libre et transparent des Ivoiriens aux concours de la fonction publique par l’inscription en ligne sans avoir à se déplacer ni être tenté par un agent corrompu !

Les structures en charge du projet eGOUV annoncent déjà la finalisation du projet au niveau des services de la Présidence et même les travaux d’installation définitive du Centre de données (DATA Center) composé de serveurs sécurisés propriété de l’Etat Ivoirien. Dès le premier trimestre de l’année 2012, les premiers résultats du eGOUV seront visibles au sommet de l’Etat pour petit à petit s’étendre à tous les services administratifs du pays.

SUY Kahofi

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04. oct.
2011
Société
1

Apprêtez-vous à ouvrir Le Cahier de l’Horreur !

 

Eric Aimée SEMIEN Président de l'APDH

Après son premier rapport post-crise baptisé Haro sur l’Etat de non droit, L’APDH, (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) s’apprête à lancer dans trois semaines les travaux d’un deuxième rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Ni les menaces, ni les intimidations qui ont été nombreuses après le premier rapport n’ont vraiment découragé l’équipe du Président Eric-Aimé SEMIEN. « Concernant le premier rapport, il faut dire que nous avons reçu des échos très favorables. Nous avons disséminé ce rapport dans le système de protection des droits humains des Nations Unis mais également celui de l’Union Africaine. Nous avons bien sûr reçu un retour à travers des messages de félicitation pour l’initiative prise. Nous ne comptons pas nous arrêter là ! » a affirmé Eric-Aimé SEMIEN Président de l’APDH.

Le titre du deuxième rapport de l’APDH en dit déjà long sur son contenu : Le Cahier de l’Horreur. Un cahier qui comme son nom l’indique mettra au grand jour les horreurs que vivent les populations au quotidien et qui ont pour noms viols, tortures, exécutions sommaires, brimades, spoliation de biens, perquisitions arbitraires…Les enquêtes de terrains qui démarreront fin Novembre cibleront les zones du grand ouest que sont celles du Bas Sassandra et celles de Taï, Soubré, Fresco, Grand-Lahou, Blolékin, Toulepleu où des cas graves de violation des droits de l’homme sont fréquemment signalées. Le Cahier de l’Horreur sera de nouveau une pilule amère à avaler pour tous ces groupes d’auto-défense, bandes de chasseurs traditionnels et éléments incontrôlés des FRCI qui prennent un sordide plaisir à faire couler le sang ! Ce brûlot sera également un moyen d’indexer de nouveau le ‘’laxisme’’ des autorités administratives et militaires qui malgré les propos rassurants tenus devant les caméras ne font pratiquement rien sur le terrain pour véritablement améliorer la situation sécuritaire et rassurer les populations. Personne comme sait si bien le faire l’APDH ne sera caressé dans le sens du poil. « La Côte d’Ivoire n’est pas la chasse gardée d’un parti politique, d’un clan ou d’un gouvernement ! Les fils de la Côte d’Ivoire doivent travailler ensemble et se parler. Il est inconcevable que les FRCI commettent des exactions au quotidien sans que personne n’ose lever le petit doigt. C’est nos parents qui meurent, se sont nos frères, nos sœurs…POURQUOI ? » s’interroge Eric-Aimé SEMIEN. Ni la situation sécuritaire, ni le climat militaro-politique ne permettent réellement de parler d’Etat de droit en Côte d’Ivoire. L’APDH dénonce le fait qu’il n’y ait pas de processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) fiable et clairement établi ; que les frontières, notamment celles de l’ouest soient encore poreuses et mal gardées mais surtout que sur la question de savoir ce qui s’est réellement passé à Taï, on puisse servir plusieurs explications aux Ivoiriens !

Le Cahier de l’Horreur de l’APDH ira aussi en guerre contre la déformation des faits que les Ivoiriens vivent chaque jour. L’ONG de défense des droits de l’homme s’offusque qu’il y ait un décalage criard entre les témoignages des populations et les images relayées par les médias à capitaux publics. « Il y des gens qui meurent au quotidien dans ce pays et ‘’on’’ veut nous faire croire le contraire : nous ne pouvons pas l’accepter ! » a souligné Eric-Aimé SEMIEN. Loin de parler de manipulation de l’information l’APDH estime que les Ivoiriens, vu les moments difficiles qu’ils ont traversé, ont droit à un minimum de vérité.

SUY Kahofi

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02. oct.
2011
Côte d'ivoire
2

RFI à Abidjan : soyez de la fête !

 

La marée Rouge et Blanche s’annonce très mouvementée

Radio France Internationale (RFI) débarque ce lundi à Abidjan avec ses studios mobiles et ses animateurs de prestiges pour 3 jours avec des émissions auxquelles le public Ivoirien pourra participer en live. Les 3, 4 et 5 octobre 2011 en direct du palais de la Culture de Treichville Juan Gomez, Alain FOKA, Hassan Diop, Emmanuelle Bastide…présenteront leurs émissions avec des invités Ivoiriens et des saveurs des bords de la lagune Ebrié pour le reste du monde. Selon la directrice de communication de RFI, Françoise Hollman, cet événement vise le rapprochement de Radio France Internationale (RFI), avec ses auditeurs ivoiriens. La marée Rouge et Blanche s’annonce très mouvementée car depuis la fin de la crise c’est le premier déplacement de RFI à Abidjan.

On ne sait encore si l’émission culte que les jeunes Ivoiriens apprécient, Couleurs Tropicales sera programmée et enregistrée à Abidjan. Tout le monde ici semble vouloir assister à cette émission comme les premières fois ou Claudy Siar l’a présentée depuis la capitale Ivoirienne. Pour ce qui est déjà une certitude c’est que l’émission « Appels sur l’actualité » animé par Juan Gomez sera présenté en direct d’Abidjan, les 4 et 5 octobre 2011. La première émission sera sur le thème « Le climat sécuritaire« , la seconde sur « La réconciliation nationale est l’une des priorités du président Ouattara« . Les enregistrements se dérouleront au Palais de la Culture, Salle Anoumabo à partir de 16h. Pour l’émission « Appel sur l’actualité » on verra des invités tels que Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur, René Legré Okou, Président par intérim de la LIDHO, Ligue ivoirienne des droits de l’homme, Patrick Ngouan, Coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne. Plateforme d’Ong, d’associations, d’organisations religieuses et de syndicats, Eugène Djué, Président de l’Union des patriotes pour la libération totale de la Côte d’Ivoire. Membre du secrétariat général par intérim du FPI, Zio Moussa, Journaliste. Président de l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie. Alain Foka sera aussi de la mission de RFI à Abidjan avec deux émissions : « Le débat africain » avec le thème La Réconciliation en Côte d’Ivoire est-elle possible et « Les archives d’Afrique » avec le thème Qui sont les vrais héritiers d’Houphouët Boigny ? Ces deux émissions, toujours ouverts au public seront enregistrées depuis le Palais de la Culture à Treichville.

A titre de rappel et toujours concernant ce séjour de RFI à Abidjan, une délégation de la Radio Mondiale avait déjà séjourné en Côte d’Ivoire. Cette délégation était composée de Françoise Hollman et Jean Karim Fall qui ont été reçue en audience le lundi 12 Septembre 2011, par le ministre de la Communication Diakité Coty Souleymane, à son cabinet sis au Plateau. Le ministre de la Communication, Diakité Coty, a salué cette initiative et a proposé une coopération entre la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI 1) et les autres chaînes qui seront présentes à cet enregistrement d’émissions. Le volet de la formation des agents de la RTI, avait également été évoqué par le ministre, qui a souhaité une collaboration. La directrice de communication de RFI lors du premier contact du 12 septembre, avait également annoncé la présence des représentants de RFI, France 24 et TV5 Monde ce 3 octobre à Abidjan.

SUY Kahofi

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30. sept.
2011
Côte d'ivoire
2

Ouf, le FPI et le CNRD ‘’ENFIN’’ chez le Président !

 

Le FPI et ses partis satellites enfin au Palais Présidentiel

Alassane Ouattara le Président de la République de Côte d’Ivoire l’avait annoncé dès son retour de la 66ème assemblée générale de l’ONU à New York aux USA. Il a émit le vœu de rencontrer l’opposition. Le Chef de l’Etat Ivoirien comme promis, a rencontré ce 29 septembre les leaders de l’opposition réunis au sein du Front Populaire Ivoirien le parti de Laurent Gbagbo et le CNRD la mouvance de petits partis politiques qui gravitaient autour du régime de la refondation. Cette rencontre est à mettre à inscrire dans une logique du Dialogue Républicain entre le pouvoir en place et le régime déchu de la refondation.

Ces échanges entre le Président Ouattara et la délégation ont duré deux heures de temps et ont porté sur quatre points. Il s’agit notamment de la sécurité des personnes et des biens, l’état de droit et le fonctionnement des Institutions, la réconciliation nationale et le jeu électoral. Laurent Akoun était le porte-parole du FPI et du CNRD, il s’est prononcé après cette rencontre. « Il y a une véritable volonté de la part du Président de la République de faire avancer les choses pour que nous puissions retrouver un minimum de quiétude dans notre pays. Evidemment cela va prendre du temps mais sa volonté c’est que nous devons continuer de discuter. Nous irons dans le sens de reconstruire notre pays mais avec toutes les forces et tous les acteurs ». Les préoccupations du FPI et du CNRD ont été consigné dans un document remis au Chef de l’Etat. Ce dernier va les examiner et donner ses conclusions. Miaka Oureto qui occupe le poste de président du FPI depuis l’emprisonnement de Laurent Gbagbo s’est aussi prononcé à la fin de l’audience. « C’est le dialogue républicain qui vient d’être lancé nous espérons ! Le Président de la République a manifesté toute sa disponibilité, nous également nous estimons que dans les jours avenirs nous allons approfondir un peu plus le débat ». Le Ministre de l’Intérieur a pris part à cette rencontre et pour lui il a été demandé aux médias de s’inscrire dans le processus de la réconciliation nationale. « Je crois qu’il faut noter qu’il y avait une ferme volonté d’apaiser le climat politique…Le Président a lancé encore un appel à la presse : il a demandé aux médias de faire en sorte que l’esprit de la réconciliation soit consolidé. C’est une très belle rencontre et j’espère que dans les jours avenirs nous donnerons l’occasion de nous retrouver pour tirer des conclusions » a souligné Hamed Bakayoko. Rien ne dit aujourd’hui que le FPI entend participer aux élections législatives avenirs mais une chose est sûre, la première rencontre entre le FPI et le Président de la République permettra petit à petit un réchauffement du climat politique Ivoirien.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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