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La côte d'ivoire au jour le jour!
02. janv.
2012
Côte d'ivoire
2

Ce que je retiens de 2011 en Côte d’Ivoire !

 

La ville d'Abidjan vue du ciel

Une année c’est 365 jours et je pense qu’il fallait attendre le 31 décembre pour dire effectivement que l’année s’est achevée. L’année 2011 étant effectivement un vieux souvenir, qu’il me soit permis de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012 et que vos vœux les plus chers à vos yeux se réalisent ! DIEU nous bénissent tous et qu’il nous donne santé, paix du cœur, joie, longévité et succès dans nos différentes entreprises.

L’année 2011 s’en est allé : peu importe comment elle a commencé mais le plus important c’est de savoir comment elle a influencé la vie des Ivoiriens à travers son actualité. Cette année que venons de vivre a été marqué par un fait qui a projeté la Côte d’Ivoire sur la scène politique mondiale pendant de très longs mois. Il s’agit de la crise post-électorale Ivoirienne. Laurent Gbagbo prétendait avoir remporté les élections en s’appuyant sur une décision du Conseil Constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur au terme d’une élection historique avec un taux de participation à 80% au premier tour ! La Communauté Internationale refuse de lui reconnaitre cette victoire qui est en fait une tentative d’usurper le pouvoir et s’aligne sur la position de la certification de l’ONUCI. Alassane Ouattara devient donc de facto le Président de la République de Côte d’Ivoire mais il doit se réfugier à l’hôtel du golf pour diriger le pays. Dehors les populations doivent désormais vivre au rythme des combats de rue et des bombardements d’Abobo. Chaque jour qui passait au pays d’Houphouët Boigny les morts se comptaient par dizaine. Le vocabulaire de la crise a changé : on parlait de Commando Invisible, de gouvernement fantoche, de création d’une monnaie Ivoirienne…Concernant ce dernier point l’aventure de la MIR (Monnaie Ivoirienne de la Résistance) fut celle d’un mort-né ! Le LMP voulait sans doute intimider la CEDEAO et l’UEMOA mais très vite sa signature ne vaut plus un clou aux yeux des partenaires au développement. Son entêtement et le braquage de la BECEAO pousse Dakar à fermer le robinet ; une situation qui entraine une grave crise de la liquidité. Tout était devenu cher dans Abidjan : une sardine à 1000 f, le kilo de sucre à 2000 par endroit, le prix des légumes ont triplé et la faim avait commencé à faire ses premières victimes. « Il faut libérer le pays » à certainement pensé Alassane Ouattara lorsqu’il met sur pied les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces dernier mènent une guerre éclaire et se retrouvent à Abidjan. Ils buttent sur les derniers fidèles de Laurent Gbagbo qui se défendent avec des armes lourdes et leur infligent d’énormes pertes. L’ONUCI et la Licorne évoque la clause onusienne de protection des civils et neutralisent ce qui reste comme soldats à Laurent Gbagbo. Le 11 avril marque la chute du régime de la refondation ! Victoire et joie pour les uns tristesse pour les autres.

Quelques jour après Alassane Ouattara prête serment et 4 semaines plus tard c’est son investiture en grande pompe avec les ‘’amis’’ du monde autour de lui, du jamais vu depuis la mort d’Houphouët Boigny ! Pourtant il doit se rendre compte que les feux d’artifice et les fêtes ne résoudront pas les problèmes des Ivoiriens. Le chantier le plus important étant la réconciliation il crée la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) dirigé par Charles Konan Banny. Les reformes socio-économiques sont lancées sous le régime d’un programme du plan d’action stratégique 2012 – 2015. Le gouvernement a désormais sa feuille de route pour faire de la Côte d’Ivoire un pays plus fort que jamais. Pendant que le Président parcourt le monde à la recherche d’argent frais pour reconstruire le pays, se sont les commandant 5 étoile des FRCI qui se prennent pour les nouveaux dieux de la Côte d’Ivoire. Devant les violations des droits de l’homme l’ONUCI et les ONG des droits de l’homme interpellent le gouvernement. Les FRCI se signalent dans des bavures et des tueries chose que le gouvernement ne peut plus digérer. La police militaire est crée et les rues nettoyées des éléments indisciplinés pour qu’Abidjan puisse entrer dans la nouvelle année dans la joie. La capitale Ivoirienne qui retrouve ses belles rues grâce à l’opération pays propre devient Abidjan ville lumière. Des rues éclairées, des sapins géants, des feux d’artifice et des prestations d’artistes ici et là pour que la Côte d’Ivoire puisse entrer dans la nouvelle année avec la joie au cœur. Bonjour 2012 et nous espérons que ton actualité sera moins douloureuse pour des Ivoiriens qui veulent vivre en paix !

SUY Kahofi

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01. janv.
2012
Côte d'ivoire
0

Message de fin d’année du représentant spécial du Secrétaire Général des nations unies pour la Cote d’Ivoire

Bert Koenders Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

Nous voilà arrivés au terme d’une année 2011 au cours de laquelle la Côte d’Ivoire a eu à affronter d’énormes défis. Grâce à vos efforts, votre pays, la Côte d’Ivoire s’est remise sur la voie de la démocratie, de la réconciliation et de la paix. La Communauté Internationale a, tout le long, été å vos cotés et nous sommes tous témoins du retour progressif de la paix en Côte d’Ivoire et de son nouveau rôle dans le concert des nations. Tout ceci a été réalisé au prix de grands sacrifices par la Côte d’Ivoire et vous, son peuple. Toutefois, les deux prochaines années seront critiques car les autres défis à surmonter sont immenses, notamment sur le plan de la sécurité humaine, de la protection des civils, de la réconciliation nationale et du développement. Je voudrais saisir l’occasion des fêtes de fin d’année pour vous dire que l’heure est enfin venue de tourner la page et pour vous réaffirmer la volonté de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire de continuer à s’engager résolument aux côtés des autorités et du peuple ivoirien afin de garantir la consolidation des efforts consentis et la réalisation des nouveaux chantiers. Qu’il s’agisse de la réforme du secteur sécuritaire, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la justice impartiale et de la réconciliation ou plus d’opportunités économiques et sociales pour les plus démunis, perspectives auxquelles aspire le peuple ivoirien, l’ONUCI continuera de fournir tout son appui et d’être à vos côtés.

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

En conclusion, laissez-moi vous dire combien exaltant est d’être appelé à mettre en œuvre les Résolutions du Conseil de Sécurité dans votre beau pays et, étant votre hôte, au nom de la Mission et en mon nom personnel, permettez-moi de vous souhaiter une Année 2012 de paix, de bonheur et de prospérité, à toutes, à tous, à chacune et à chacun.

Bert Koenders

Représentant Spécial du Secrétaire Général ONUCI

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29. déc.
2011
Yes! Youth can!
0

ARRET SUR IMAGE !

 

Homme-statue au rond point de Treichville (Abidjan-sud)

Si vous visitez Abidjan un de ces quatre, vous aurez certainement la chance de croiser par hasard un homme-statue dans les rues de la capitale. Ceux que je baptise ainsi sont des jeunes gens qui ont développé la capacité de rester dans une même position pendant plusieurs minutes. A les voir on dirait automatiquement qu’ils ont été sculptés ! Si personne ne vous dit qu’il s’agit d’un homme vous resterez planté là à regarder cette statue déposée au rond point. Généralement les homme-statues sont aux couleurs nationales ivoiriennes : orange-blanc-vert. Les couleurs sont directement disposées sur le corps. Je ne sais pas de quand date exactement le phénomène mais depuis 1992 je voyais des supporters des éléphants de Côte d’Ivoire se peindre le corps pour hurler dans les stades. Les homme-statues ont tous un accessoire en commun : le petit canari ! A quoi sert le canari ? Il est le récipient où les passants viennent jeter des pièces de monnaie pour aider l’homme-statue à tenir bon ! Si dans certains pays du monde certains jouent de la guitare ou de l’accordéon pour se faire un peu d’argent, sur les bords de la lagune Ebrié les homme-statue ont trouvé leur gagne-pain quotidien !

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28. déc.
2011
Commerce
2

Café-Cacao : la Côte d’Ivoire consacre la vente anticipée à la moyenne en 2012

 

Le cacao sera vendu 1 an avant la récolte!

Après la dissolution des nombreuses structures de gestion de la filaire café-cacao en Côte d’Ivoire, le gouvernement Ivoirien est au point d’achèvement de la reforme dans la filière café-cacao pour ce qui est des axes prioritaires à exécuter en 2012. Au compteur des principales décisions à appliquer dès janvier 2012 à l’ouverture de la grande saison de récolte figure l’instauration d’un prix bord champ unique et obligatoire que tous les acheteurs doivent respecter sous peine de sanctions. Jusqu’à ce jour, les différents prix bord champ fixés ne sont nullement respectés par les acheteurs qui sur le terrain spéculent en fonction des paysans. Le prix de 1000 francs CFA officiel est revu à la baisse et déprécié de 30 à 45% dans certaines zones de production de l’est et de l’ouest du pays. Mamadou Sangafoa Coulibaly le Ministre Ivoirien de l’agriculture souligne que de telles pratiques seront un vieux souvenir à partir de 2012 et rassure que l’efficacité des reformes permettra aux paysans de toucher au moins 60% du prix CAF.

A partir de 2012 la Côte d’Ivoire consacre également un programme de vente anticipée à la moyenne. Il s’agit de vendre à des prix attractifs la production nationale un an avant la récolte sous le format d’une commande passée à l’international. Ce type d’opération permettra de stabiliser à l’avance les prix et sur la base de ce marché global garantir un prix unique d’achat. Ce prix sera connu des paysans et des acheteurs avant le début de la livraison des fèves brunes. Le programme de vente anticipée à la moyenne implique que la qualité du cacao Ivoirien soit de bonne qualité d’où cet appel du Ministre Mamadou Sangafoa Coulibaly aux paysans afin que ces derniers puissent adopter les bons gestes de production et de stockage des fèves. La reforme de la filière café-cacao était l’une des promesses de campagne du candidat Alassane Ouattara et les paysans de leurs côtés espèrent que cette promesse se transformera en réalité pour qu’après tant d’année de souffrance ils puissent enfin vivre du fruit de leur labeur.

SUY Kahofi

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27. déc.
2011
Société
2

Nouvelle bavure des FRCI : 4 morts et plusieurs blessés

 

Les exactions se poursuivent comme pour dire qu’ils ne sont soumis à personne !

De mémoire d’ivoirien jamais les hommes en uniformes n’ont autant défié un Président de la République et l’Etat major à sa solde que celui du Président Alassane Ouattara. Malgré les menaces de sanctions, les emprisonnements d’éléments indélicats ou les radiations, les éléments des FRCI continuent de narguer les autorités Ivoiriennes en multipliant les actes de barbarie et d’agression envers les populations qu’ils sont sensés protéger. Après la bavure de Vavoua, les FRCI viennent de s’illustrer de nouveau à travers une fusillade dans la localité de Sikensi à 60 km au nord d’Abidjan ; un nouveau drame qui a occasionné la mort de quatre personnes et fait plusieurs blessés. Une banale bagarre dans un maquis serait à l’origine de cette bavure qui loin de s’arrêter à un face à face civils – FRCI s’est mué en conflit inter-communautaire entre autochtones Abidji et allogène Malinké.

Le Préfet de région YEO Oumar multiplie les appels au calme et rassure que tout est mis en œuvre pour que la tension baisse dans la ville qui a perdu son calme depuis le 26 décembre. Suite aux violations des droits de l’homme perpétré par les FRCI les populations ne cachent plus leur mécontentement. Partout en Côte d’Ivoire le cri de cœur des populations est le même : « nous ne voulons plus des FRCI chez nous ! ». En plus des tueries il faut désormais compter avec les actes d’humiliation des FRCI à l’image de cette jeune lycéenne dans la commune d’Adjamé qui a été contraint sous la menace des armes à se mettre nu ! Son seul délit est d’avoir dit non aux avances d’un élément des FRCI. Si dans les rues d’Abidjan les FRCI se font de moins en moins voir depuis que la police militaire opère des patrouilles, force est de reconnaitre que ces derniers n’entendent pas désarmer aussi facilement. Pour les populations Ivoiriennes trop c’est trop, le Président Ouattara doit trouver une solution au problème des FRCI et celles-ci demandent que les gendarmes et les policiers reprennent du service. Preuve que les FRCI ne sont plus les bienvenus dans les rues de la capitale Ivoirienne depuis ce 26 décembre se sont les éléments de la gendarmerie dont plusieurs commandos parachutistes qui sécurisent les principaux axes d’Abidjan. Le premier ministre Soro Guillaume, ministre de la défense prévoie une tournée de sensibilisation dans les casernes, d’ici là chacun espère qu’une autre bavure ne sera pas enregistrée.

SUY Kahofi

 

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26. déc.
2011
Commerce
4

Eaux minérales, la bataille des marques

Barons et nouveaux prétendants se disputent le marché

Chaque jour, des milliers de bouteilles d’eau minérale quittent les rayons des grandes surfaces et des boutiques de quartier de la capitale Ivoirienne. Si à l’origine les Ivoiriens n’avaient qu’une seule marque d’eau embouteillée, aujourd’hui le marché en est inondé.

Awa®, ce nom était il y a une dizaine d’années encore la seule marque d’eau minérale connue des Ivoiriens. Dans les années 90, les concurrents ont petit à petit pris place à ses côtés. Les Barons de l’eau étaient nés. Nouveaux prétendants et dangereux rivaux : les marques d’eau en sachet et leurs appels du pied au grand public.

Pour une place au soleil

Dans la bataille farouche que se livrent les marques d’eaux, la publicité occupe une position stratégique. Pour se faire une place au soleil, toutes les tactiques sont bonnes : publi-reportage, spot télé et radio, sponsoring d’émissions et d’évènements surtout d’activités sportives. Dans les rues d’Abidjan, les jeunes équipes de promotion s’affrontent tous les jours dans des combats sans merci. Pour tenir les rangs, le marketing est mis à contribution. Après les classiques bouteilles de 0,5 et 1 litre, apparaissent les bouteilles de 1,8 litres et les bonbonnes de 5 litres. Les marques étrangères d’habitude discrètes, car réservées à l’élite, désormais partent elles aussi à l’assaut du marché de masse. Les états-majors s’organisent et  le battage publicitaire se renforce  à mesure que progresse le camp adverse.

Maman, cette eau n’est pas intéressante!

Pendant ce temps, au rayon eaux, les consommateurs ne savent plus à quelle marque se vouer. On pourrait dire, « pourquoi choisir une marque puisque l’eau c’est l’eau ? Mais lorsque vous goûtez l’eau minérale, votre corps épouse une telle ou une telle marque du simple fait de sa composition. Taux de sodium, calcium ou potassium : il faut bien lire l’étiquette avant de faire un choix« , soutient Mme Moustapha. « Souvent quand vous donnez une eau minérale à vos enfants, ils peuvent se retrouver avec des troubles digestifs. Pour éviter tout ça on essaie plusieurs marques et on garde la bonne. Les enfants eux-mêmes nous interpellent souvent. Ils nous disent maman cette eau n’est pas intéressante !« , précise Mme Koffi.

Consommateurs avertis

Le regard pointilleux de ces mères de famille montre  l’importance qu’accordent les Ivoiriens au choix de leurs bouteilles d’eau. Certains vont jusqu’à se renseigner sur l’entreprise de conditionnement et même sur le site d’exploitation. Il faut dire que des rumeurs avaient laissé entendre qu’une célèbre marque d’eau minérale exploitait une nappe phréatique située en dessous d’un cimetière !

Mais tous les consommateurs ne sont pas aussi pointilleux ou publivores. D’autres ne s’attardent ni sur l’étiquette, ni sur les panneaux publicitaires. « Je n’ai pas d’idée, je bois parce que c’est de l’eau, c’est tout ! », déclare Régina. Elle affirme néanmoins que boire de l’eau minérale conditionnée sous contrôle des autorités assure une protection contre les maladies liées à l’eau.

Vive la loi du marché

Au demeurant, les Ivoiriens sont les premiers à se réjouir de cette bataille entre les marques. La libéralisation et la libre concurrence ont permis une chute considérable des prix. Les eaux minérales et eaux de sources sont désormais plus accessibles à tous. Les prix proposés aux familles pour les achats en gros s’avèrent si attractifs qu’elles n’hésitent pas à faire des provisions en grande quantité. Hier, boire de l’eau minérale ou de l’eau de source était considéré comme un symbole d’aisance. Aujourd’hui, c’est un geste des plus banals.

Prochaine bataille de la guerre des eaux : la récupération et le recyclage des bouteilles et sachets en plastique qui représentent une part importante des ordures ménagères dans les grands centres urbains.

SUY Kahofi

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21. déc.
2011
Société
0

Droit des femmes : le combat se poursuit

 

Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI

Du 12 au 14 septembre 2011, le CERAP d’Abidjan-Cocody avait abrité un projet de formation des leaders féminins sur les mécanismes internationaux et nationaux pour une protection effective des droits de la femme en Côte d’Ivoire. Cette formation avait été initiée par l’OFACI (l’organisation des femmes actives de Côte d’Ivoire) appuyé par l’Ambassade du Canada et avait regroupé plus de 170 femmes de tous le pays. Les travaux de restitution des dix communes d’Abidjan ont eu lieu ce mardi 20 décembre 2011 au siège de Transparancy Justice à Cocody Danga. Abidjan est la 75ème localité à livrer les conclusions du monitoring des formations reçues en septembre.

Ce processus de restitution fait suite à des actions de terrain menées par les femmes. Les leaders féminins sont allés vulgariser le contenu des 8 modules de formation auprès des populations. Ces 8 modules portaient sur les droits sociaux, moraux, juridiques et économiques des femmes. A la lecture des travaux de restitution force est de constater que les femmes Ivoiriennes ont décidé de faire tienne les textes contenus dans la CEDEF un instrument ratifié par 185 pays dans le monde. « La CEDEF est la convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes est un instrument qui a été adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1979. Il s’agit d’un instrument spécifiquement droit des femmes ! La Côte d’Ivoire est devenue Etat-partie le 18 décembre 1995. Cet instrument pour nous est complet car il parle des droits globaux de la femme » nous explique Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI. La CEDEF fait obligation à chaque Etat signataire de faire respecter les droits contenus dans la charte de protection des droits de la femme. Des mécanismes juridiques existent en cas de violation de ses textes de loi par un Etat signataire. Les femmes ont été également instruites sur le mécanisme de saisine des instances de veille de l’application de la CEDEF.

La CEDEF ne fut pas le seul texte revisité par les femmes : elles se sont attardées sur le Protocole de Maputo sans oublier la déclaration solennelle des Chefs d’Etats Africains sur le principe de parité entre les hommes et les femmes. Après les travaux de restitution dans toute la Côte d’Ivoire à savoir les 80 localités concernées par le projet, le document de synthèse baptisé ‘’Les Instruments Nationaux, Régionaux et Internationaux de promotion et de protection des droits de la femme’’ sera ventilé auprès de chaque femme Ivoirienne quelque soit sa condition socio-économique. « Il s’agira surtout d’une action de vulgarisation du contenu du document de synthèse de telle sorte que chacun à son niveau puisse savoir dans ce pays quels sont les droits des femmes Ivoiriennes » précise la Présidente de l’OFACI. Les hommes en uniforme ne seront pas oubliés dans cette vulgarisation de terrain. Les Policiers, les Gendarmes et les éléments des FRCI seront formés sur les droits de la femme pour que celles-ci soient mieux protéger. Une copie du document de synthèse leur sera remise et celui-ci leur servira de boussole comme le code pénal pour les cas avérés de violation des droits de la femme.

SUY Kahofi

 

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20. déc.
2011
Nouvelles du pays
4

Ex-com Zone : l’âme de délinquant malgré tout !

 

Wattao est incriminé par les rapports de ICG

Des chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FAFN) pro-Ouattara dont le Commandant Issiaka Ouattara, alias Wattao, devenus officiers de hauts rangs au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), sont impliqués dans des « activités délictueuses à plus grande échelle » selon International Crisis Group. Des éléments des FRCI « se livrent à des activités délictueuses à plus grande échelle, dans un cadre plus structuré contrôlé par d’anciens chefs militaires des FAFN qui tentent de perpétuer le système mafieux », accuse ICG dans un rapport. L’ONG a cité nommément « Wattao, et ses hommes », les considérants « comme les principaux responsables de ce brigandage », et a souligné que l’ex-chef de guerre a rejeté « ces accusations ». Mais « les témoignages qui l’incriminent sont multiples et concordants », note le même texte. Les Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et les autres Forces armées qui avaient combattu contre les hommes de l’ancien président Laurent Gbagbo sont « toujours armés » et « sont au centre du problème de la criminalisation des forces de sécurité ou des éléments qui leur sont apparentés ».

L’ONG a également estimé que les principales menaces sécuritaires « ne proviennent plus » des pro-Gbagbo et le président ivoirien Alassane Ouattara « n’a qu’un très faible contrôle » sur l’armée. M. Ouattara dépend largement pour sa sécurité de l’ancienne rébellion des FN qui l’a aidé à accéder au pouvoir et revendique de ce fait une place considérable dans la nouvelle armée ivoirienne », selon le rapport qui révèle que « l’état actuel de l’appareil de défense et de sécurité implique, pour son régime et pour le pays, une série de menaces à court terme mais aussi à moyen terme« . Après leur victoire, aidés par des bombardements aériens et terrestres des troupes françaises et des casques bleus de l’ONUCI contre l’armée ivoirienne pro-Gbagbo, les principaux chefs de guerre de l’ex-rébellion pro-Ouattara occupent les plus rang de la hiérarchie militaire des Forces républicaines de Côte d’Ivoire.

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19. déc.
2011
Nouvelles du pays
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Fusillade et combat de rue: le calme est revenu à Vavoua

 

Entrée de la Préfecture de Vavoua

Pendant près de 18 heures ce dimanche 18 décembre, des combats de rue ont opposé des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à des civils armés dans la localité de Vavoua dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cette ville située à 463 km d’Abidjan la capitale économique avait été le théâtre de violents affrontements entre les FAFN et les FDS au plus fort de la crise. La localité a retrouvé son calme jusqu’à ce samedi soir (NDLR : 17 décembre)  où tout a dégénéré ! Selon des témoignages ce regain de violence est lié au meurtre d’un jeune apprenti dans un café de la localité par des éléments des FRCI. Le jeune homme aurait été battu à mort par ces éléments. Selon toute vraisemblance le refus du respect d’un couvre-feu serait à l’origine de ce drame. Les affrontements à l’arme légère se sont poursuivis dans la ville toute la journée du dimanche. « Nous sommes en train de fuir Vavoua et au moment où je vous parle (11 h 47 mn dimanche) les combat se poursuivent » avait déclaré une habitante de la ville réfugiée à Séguéla une localité plus au nord. « Les jeunes de la localité sont décidés à se battre jusqu’au dernier ! Certains disent qu’ils sont prêts à mourir plutôt que d’accepter les brimades des éléments des FRCI. Personne ne peut sortir nous sommes dans nos maisons » a souligné un autre jeune coincé dans sa demeure. Autour de 12 h TU dimanche, une patrouille musclée de l’ONUCI composée des éléments civils, militaires et de police ont fait mouvement dans la localité pour examiner la situation et contribuer au retour au calme. 5 morts, tous des civils et un blessé (un élément des FRCI) ont été signalés.

Diané Bassinima le Préfet de Vavoua a souligné que le calme était revenu dans sa localité et que d’intense négociation sont en cours entre les protagonistes. Il a refusé d’en dire plus sur le contenu des négociations et les revendications des civiles qui s’opposaient aux éléments des FRCI. Les populations de leur côté exigent le départ des ‘’assassins’’ de leur ville ! Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a déploré vivement les incidents survenus ce 18 décembre, à Vavoua. L’ONUCI lance un appel aux autorités compétentes pour qu’une enquête appropriée soit diligentée pour déterminer les circonstances des incidents, en identifier les auteurs et prendre les mesures adéquates conformément à la loi en vigueur. L’ONUCI dit être disposée à apporter son appui pour aider à faire la lumière sur les regrettables incidents. L’ONUCI appelle les populations et les militaires concernés  à la retenue et à la sérénité et les exhorte à éviter tout acte qui pourrait faire dégénérer une situation déjà compliquée. Sur le volet de l’application de la justice les 7 éléments présumés auteurs du meurtre ont été exfiltré avec le soutien de l’ONUCI vers leur hiérarchie à Daloa pour répondre de leurs actes.

Le cours des activités de la ville a été ralenti certes mais pour le Préfet Vavoua retrouvera la sérénité d’ici les 24 heures avenirs. La nouvelle montée de violence à Vavoua relance également la question de la circulation des armes légères et de petits calibres. Plusieurs d’entre elles sur les milliers qui circulent illégalement dans le pays sont détenues par des civiles, d’anciens combattants de la rébellion ou des évadés de prison. Cet incident il faut le dire également intervient dans un contexte de sortie de crise encore fragile où les éléments des FRCI sont constamment pris dans des scandales de vol, brimade, extorsion de fond, racket…Pour Jean Jacques Konadjé expert sur les questions militaires « une reforme du système sécuritaire s’impose en Côte d’Ivoire et elle doit se faire grâce à une absence totale d’impunité ». Après la fusillade au Plateau, les combats de rue de Yopougon, les trafics de drogue d’Adjamé, les nombreux braquages à leur actif, les FRCI s’illustrent encore d’une manière négative. Trop c’est trop !

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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