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La côte d'ivoire au jour le jour!
24. oct.
2011
Société
6

L’Univers des taxis d’Abidjan

Taxi à Cocody Saint-Jean Abidjan

Dans une grande métropole comme Abidjan, se déplacer n’est pas souvent chose aisée même quand on possède un véhicule. L’alternative demeure donc le taxi qui permet aux Abidjanais de faire des économies…

Qui est qui et qui fait quoi

A Abidjan deux types de taxi circulent : le Taxi compteur avec sa couleur rouge et le Taxi communal appelé communément wôrô-wôrô. Se déplacer en taxi compteur est symbole d’aisance car le prix affiché à l’écran après une course est non négociable. Vous pouvez facilement dépenser au bas mot entre 1500 (2,25 €) et 5000 f CFA (7,75 €) en fonction des kilomètres que vous avez parcouru. Certaines distances fixes entre deux quartiers peuvent faire l’objet d’un ‘’arrangement’’ entre passagers et chauffeurs. Là encore il faut souvent débrousser entre 1000 (1,50 €) et 2500 f CFA (3,75 €) pour regagner un point de la capitale. Ceux qui ne peuvent pas se payer le luxe ‘’d’écraser la tomate’’* roule en wôrô-wôrô, la deuxième catégorie de taxi Abidjanais. Les wôrô-wôrô se subdivisent en deux classes : les wôrô-wôrô inter-communaux, sans couleur précise et les wôrô-wôrô communaux avec une couleur différente selon la commune. Les Abidjanais savent par exemple que les wôrô-wôrô jaune sont ceux de Cocody le quartier Présidentiel, les bleus sont ceux de Yopougon la plus grande commune de Côte d’Ivoire, les verts ont pion sur rue à Adjamé le quartier marchand… Chez les wôrô-wôrôs, le tarif négociable sur une ligne oscille entre 200 f (0,30 €) à 350 f CFA (0,52 €). Si le taxi compteur peut aller là où il veut quand il veut, le trajet du wôrô-wôrô est unique en fonction de sa zone d’exploitation. Ils partent d’une gare à une autre sans jamais changer d’itinéraire sauf en cas d’embouteillage.

La lutte des territoires

Tels que présenté plus haut, le wôrô-wôrô ne peut pas se transformer en taxi compteur mais le taxi compteur fait souvent le wôrô-wôrô ! Chez les chauffeurs de taxi compteur c’est un crime de lèse majesté que de se transformer en wôrô-wôrô. Mais face aux nombres de plus en plus réduit d’Abidjanais pouvant se payer le luxe de rentrer du travail en compteur, les chauffeurs de taxi compteur arrondissent la recette en passant dans l’autre camp. « C’est vrai que nous faisons le wôrô-wôrô pour de l’argent mais c’est surtout pour arranger les Abidjanais. Les wôrô-wôrô ne peuvent pas rouler vide sur leurs trajets de prédilection : ils doivent être plein en aller et retour. Alors comprenez que si on doit les attendre personne n’ira à la maison après le boulot » soutien Cédric Agnimel chauffeur de taxi compteur. En effet à des heures de pointe généralement autour de 7 h 30 mn le matin et 17 h le soir les files d’attente sur les gares sont longues et même impressionnantes. Les rangs peuvent être formés de 25 à 36 personnes voir plus ! Les taxis compteurs viennent donc à la rescousse des wôrô-wôrô. Quelque soit le motif évoqué, la situation agace les chauffeurs de wôrô-wôrô. « Je ne sais pas comment le transport est organisé dans ce pays ? Les taxis compteur nous font une concurrence déloyale. Les syndicats permettent qu’ils viennent ramasser nos client et à la descente nous avons des problèmes pour boucler la recette » souligne Camara Abou chauffeur de wôrô-wôrô. Les plaintes se font entendre et quelques fois les bagarres éclatent dans un univers déjà survolté où la recette du jour doit être bouclée au risque de perdre son emploi. « Quelques bagarres sont signalées de temps à autre mais Dieu merci pas souvent. Quand on analyse la situation de près les wôrô-wôrô sont en droit d’exiger le respect de leur espace de travail mais face au manque de véhicules à une certaines heure que peut-on faire ? » soutien Soumaïla Ahmed chargeur.

Avis de la clientèle

S’ils écument les rues de la capitale en longueur de journée c’est avant tout pour transporter les Abidjanais qui selon certains visiteurs sont toujours pressés ! C’est donc au client que revient la lourde charge de juger ceux qui le transporte et en la matière les Abidjanais n’y vont pas par le dos de la cuillère. « Tout le monde veut se déplacer en taxis compteur car c’est plus sûr : ils sont assurés et propres. Faute de moyen on se rabat à nos risques et péril sur les wôrô-wôrôs moins couteux mais mal tenu et souvent sans assurance » souligne Beugré Charles étudiant avant de conclure « pour ce qui est du respect des espaces de travail je soutien les wôrô-wôrôs car ils ont plus de difficultés pour se faire de l’argent ». Les wôrô-wôrôs ne peuvent travailler qu’entre 6 h et 23 h or les taxis compteurs peuvent circuler 24 h sur 24. Les derniers cités ont donc plus de temps pour se faire de l’argent. « Je pense que les syndicats doivent trouver un terrain d’entente pour dire qui fait quoi et où. Ce n’est pas une question d’argent mais une question d’organisation du transport et de sécurité des citoyens » souligne Ahoutou Ulrich électromécanicien.

Malgré les petits soucis du transport urbain, nombreux sont les Abidjanais qui empruntent chaque jour les taxis compteurs et wôrô-wôrôs faute d’avoir une voiture personnelle. Face à un pouvoir d’achat en chute libre, taxis compteurs et wôrô-wôrôs ont encore de beaux jours devant eux. Les structures en charge du secteur du transport se doivent donc de les organiser.

SUY Kahofi

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22. oct.
2011
Société
1

L’ONUCI forme l’APDH aux méthodes d’enquête sur les droits de l’homme

 

Eric Aimée Semien de l'APDH et Guillaume Gueffa de l'ONUCI

La crise que vient de traverser la Côte d’Ivoire aura été le triste moment de l’histoire du pays où des cas graves de violation des droits de l’homme ont été observés. Plusieurs rapports ont été produits au fil du temps sur l’épineux dossier des droits de l’homme en Côte d’Ivoire et les interprétations de ces rapports, loin d’avoir fait souvent l’unanimité ont suscité des débats voir des oppositions. La crédibilité des défenseurs des droits de l’homme est donc mise en cause. C’est pour éviter que des réactions d’opposition ne s’élèvent après ses rapports que l’APDH, action pour la protection des droits de l’homme vient d’initier une formation de ses enquêteurs pour renforcer leurs capacités en matière de collecte, d’analyse et de traitement des informations relatives aux droits de l’homme. Pour Eric Aimé Sémien président de l’APDH « le travail des droits de l’homme ne s’improvise pas ». A ce titre l’ONG qu’il dirige veut donner les moyens à ces enquêteurs de mener à bien leur mission sur le terrain.

L’ONUCI à travers sa division droit de l’homme accompagne donc toutes les organisations qui le souhaitent et pour la circonstance la formation des enquêteurs de l’APDH. Pour Guillaume Gueffa le chef par intérim de la Division Droit de l’Homme de l’ONUCI ce type d’initiative est à encourager car toute organisation qui produit de faux rapports pour une raison ou une autre se décrédibilise aux yeux de l’opinion publique. Il invite donc les acteurs des droits de l’homme à ne pas se limiter aux informations glaner ici et là par voie de presse mais de pousser l’investigation pour confirmer ou infirmer ces allégations de violation de droit de l’homme. C’est dans une atmosphère décontractée mais studieuse que les enquêteurs se familiarisent avec les méthodes d’enquête de terrain. Ces derniers ne cachent pas leur satisfaction et entendent utiliser ces acquis pour les actions avenirs de l’APDH. A propos d’action de terrain, notons que cette formation est doublement utile pour les enquêteurs de l’APDH. Ceux-ci s’apprêtent à descendre de nouveau sur le terrain pour le deuxième rapport de l’ONG baptisé le Cahier des horreurs.

SUY Kahofi

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19. oct.
2011
AFRIQUE
0

Une nouvelle dynamique au sein de l’Union du Fleuve Mano

 

Docteur Saran Kaba SG de l’Union du Fleuve Mano et le Ministre Adama Bitogo de l’Intégration africaine

La réunion ministérielle de l’Union du Fleuve Mano s’est achevée tard dans l’après midi de ce Mardi 18 octobre à Abidjan la Capitale Ivoirienne. Cette réunion ministérielle était axée sur les infrastructures et le commerce et devait permettre aux Etats membres d’harmoniser leurs politiques de développement en vue de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations de cet espace ouest-africain réunissant le Libéria, la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire et la Guinée. La réunion qui aura finalement durée 48 heures n’a pas été de tout repos pour les 12 ministres. Ils ont mis leur temps à profil pour faire l’Etat des lieux au niveau des avancées en matière d’infrastructures hydrauliques, ferroviaires et routières. Ils ont également noté les forces et les faiblesses de l’Union au plan du commerce et des questions sécuritaires. Il ressort de ces études que l’Union du Fleuve Mano est une organisation qui regroupe en son sein des pays ayant de réelles ressources au plan agricole, minière et énergétique. Il ne reste plus qu’a trouver une politique commune de développement pour pouvoir profiter de ces richesses. Pour Docteur SARA Kaba Sécrétaire général de l’union du fleuve MANO, « l’organisation après 38 ans d’existence doit pouvoir passer de l’analyse et de la réflexion à la production des programmes de développement utiles aux populations ».

La Côte d’Ivoire se propose donc d’être le berceau de cette nouvelle dynamique au sein de l’Union du Fleuve Mano. Pour le Ministre Ivoirien de l’Intégration Africaine Adama Bitogo, l’Union au-delà de la recherche de solutions aux problèmes économiques doit « être un outil de consolidation de la paix et de rapprochement des peuples vivants dans cet espace ». Les Chefs d’Etats de l’Union instruits du fait que l’intégration des peuples est la pièce maîtresse de toute politique d’harmonisation des programmes de développement, ont décidé de faire des activités de l’Union une réelle priorité. Les conclusions des travaux d’Abidjan seront d’ailleurs remises à chaque Président en commençant par Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire qui a annulé son départ pour Abuja pour avoir la primeur des conclusions. Pour ce qui est des recommandations de la réunion d’Abidjan, notons que les pays membres l’Union du Fleuve Mano s’engagent à harmoniser leurs documents de transport, accroitre la production et la transformation des productions agricoles, faciliter le transfert de fond et harmoniser le système de contrôle bancaire dans la sous région, continuer et améliorer les programmes nationaux de renforcement des infrastructures ferroviaires, routières et hydrauliques. L’Union s’engage également à conserver les protocoles de la CEDEAO sur les échanges et à élaborer une stratégie communautaire pour la promotion du secteur privé et en particulier des PME et PMI.

Les ambitions de l’Union sont certes nobles mais sans sécurité l’application de telles politiques de développement ne seront pas possibles. Voici pourquoi le Ministre Samuel Kofi Woods du Libéria a souligné « que l’histoire récente des pays membres de l’Union marqué par les crises ne doit pas être un frein mais plutôt un questionnement pour tendre vers une meilleure politique de développement ». A ce niveau l’Union s’est pouvoir compter sur les efforts entrepris au plan ouest-africain pour mettre fin à cette instabilité.

SUY Kahofi

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18. oct.
2011
Société
6

Abidjan : Tout le monde veut être claire !

Les produits éclaircissants ont le vent en poupe

Faut-il avoir la peau claire pour séduire ? Faut-il avoir la peau claire pour être belle ? Ou beau, d’ailleurs ? Nombreux sont les Abidjanaises et les Abidjanais qui répondent : oui ! Alors, pour séduire, à défaut d’être naturellement « clair », reste à s’éclaircir la peau.

Dans la capitale Ivoirienne, les habitués du rayon cosmétique savent où se rendre pour trouver de quoi entretenir leurs teints. Préoccupation ici très à la mode et en passe d’amorcer une vraie révolution. Il faut dire que si l’on ne parlait jusqu’ici que des femmes, les hommes ne sont plus en reste. Eux aussi ont cédé au doux chant des pommades, crèmes et autres produits éclaircissants. Une situation qui fait le bonheur et « les affaires » des commerçants.

Plaire à qui ?

Quel que soit le motif évoqué, le phénomène de la dépigmentation est bien réel à Abidjan. Si bien que des expressions sont nées pour le désigner : Tchatcho, teint Façonnable, salamandre, cirage…Comment en sommes-nous arrivés là ? Chaque Abidjanais, partisan ou réfractaire, a sa réponse. Pour le plus grand nombre, le phénomène de la dépigmentation c’est d’abord une affaire d’hommes. Entendez : « Si nous nous rendons belles, c’est surtout pour plaire au hommes ». Autre explication et non des moindres. « Au-delà du fait de plaire aux hommes, certaines femmes africaines nourrissent de véritables complexes face à la peau blanche. Le refus de s’accepter est toujours à la base d’une envie de changer« , soutient Sita, étudiante en sociologie. A cela, s’ajoute une folle envie de ressembler aux stars du cinéma et du petit écran. Enfin, il y a celles qui se dépigmentent pour leur propre plaisir. « On évolue dans la vie et dans le style aussi ! C’est une question de liberté et de choix« , affirme Assetou avant de conclure : « On ne change pas pour forcément plaire aux hommes mais avant tout pour son propre plaisir« .

No limits

« Je pense bien que c’est surtout pour plaire aux hommes qu’un nombre important de femmes recourt à tous ces produits éclaircissants. Les hommes fondent littéralement quand ils voient les femmes claires. Cela contribue à complexer celles qui sont noires« , nous dit Géraldine. Assertion que confirme d’ailleurs certains hommes : « Je préfère les femmes claires mais celles qui le sont naturellement. Ça fait chic, ça fait classe« , souligne Marcel, informaticien. La chose étant entendue, si les hommes les préfèrent claires, claires elles seront. Dans cette quête, les produits éclaircissants sont leurs premières armes. Pour atteindre la bonne teinte, à la nuance près, elles ont recours à toutes les astuces. Dans cette affaire, le mot limite n’existe plus.

Ecoutons les expertes. Pour la composition des crèmes éclaircissantes, miser sur les produits ayant un fort taux d’hydroquinone. Un composant chimique dont l’action très corrosive sur la peau garantit un résultat rapide. Variante médicalisée : utiliser à forte dose les crèmes médicales habituellement prescrites pour les problèmes cutanés. Enfin, et pour celles qui ont les moyens, elles peuvent encore se faire faire des injections au sein des grandes cliniques de la Capitale. Voilà comment éviter la contrainte d’avoir à appliquer  une crème tous les jours. Tout y passe, tout est bon à prendre…ou presque.

Les beaux dégâts

D’avis d’experts, médicaux cette fois, les conséquences de la dépigmentation ont également le vent en poupe dans les hôpitaux. Brûlures graves, problèmes cutanés sévères, infections sous cutanées, odeur insupportable et pour ce qui est de la quête originelle, un teint difficile à situer : genoux et coudes noirs, menton plus rouge que clair… « C’est vrai que certaines femmes refusent d’admettre qu’elles ont recours à des produits éclaircissants mais quand elles sont devant nous chacune l’assume !« , souligne Docteur Kplé Thierry.

La dépigmentation n’est pas un phénomène nouveau : il s’est tout simplement amplifié. « Dans les années 70, les femmes ont commencé à se dépigmenter. Au départ c’étaient les cheveux qu’on lissait comme les blanches et après on est venu à la peau », précise Mme Béatrice N’cho. Face à ce retour en force ‘’des femmes claires’’, certains hommes ont décidé de retourner aux sources.  » Il y a tellement de teints clairs que je préfère chercher les noires : c’est plus authentique », confie Réné, enseignant. Certains Ivoiriens trouvent même qu’il est grand temps que la publicité pour les produits éclaircissants soit prohibée.

SUY Kahofi

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17. oct.
2011
NTIC & Hi tech!
1

La CEDEAO s’engage dans la vulgarisation des NTIC

 

La Fondation Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro

C’est ce vendredi 14 octobre en fin d’après midi que s’est achevé la 11ème réunion des ministres en charge du dossier des NTIC des pays membres de l’espace CEDEAO. Cette rencontre s’est tenue à la Fondation Félix Houphouët Boigny à Yamoussoukro, la capitale Politique de la Côte d’Ivoire. L’objectif de cette rencontre a pour but de jeter les bases d’une meilleure vulgarisation des NTIC dans l’espace CEDEAO sur la vision 2020 pour mieux mutualiser les acquis au plan développement, éducation, santé…

En sa qualité de représentant du Premier Ministre Ivoirien et du gouvernement de l’Etat de Côte d’Ivoire, le Ministre d’Etat Albert Mabri Toikeuse en charge du dossier du Plan et du développement a situé le cadre de la rencontre en précisant que celle-ci à pour but premier de proposer des textes pour impulser le développement des NTIC dans l’espace CEDEAO mais également de prendre acte des suggestions des ministre pour faire avance ce dossier. Place a été faite à la suite de ce discours à la réflexion proprement dite. Les ministres en charge du dossier des NTIC des pays membres de l’espace CEDEAO ont mis le temps à profil pour produire des textes dont les idées fortes se résument en ces quelques grandes lignes selon Raphaël Koffi, responsable du secteur des technologies et de la communication à la CEDEAO. « Nous avons adopté pour notre région un nouveau plan stratégique pour les 5 années avenirs. Ce plan stratégique va permettre de développer les infrastructures, d’harmoniser notre cadre juridique, vulgariser l’utilisation des TIC dans notre communauté et cela entre dans la ligne droite de la vision 20/20 de la CEDEAO des peuples ». Les pays membres de la CEDEAO ne pouvaient pas espérer mieux que ces conclusions après les travaux de Yamoussoukro et Mohamed Man Kouavogui, délégué venu de la Guinée ne cache pas son enthousiasme. « Je pense que c’est l’économie numérique qui est en marche au sein de l’espace CEDEAO et je crois que cela fera le bonheur des populations, des opérateurs économiques mais également des Etats ».

Notons que la rencontre de Yamoussoukro a convenu de la création d’ici le troisième trimestre 2012 d’une Direction dédié au secteur des Technologies de l’information et de la communication en vue de renforcer les capacités opérationnelles de la CEDEAO. Cette Direction devra suivre effectivement la mise en œuvre des décisions de la 11ème réunion des ministres en charge du dossier des NTIC des pays membres de l’espace CEDEAO.

SUY Kahofi

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15. oct.
2011
Société
1

15 octobre : Les non voyants célébrés à travers le monde

 

Les non voyants sont utiles à la société

La journée Internationale de la canne blanche célébré le 15 octobre est l’occasion pour le monde de rendre un hommage appuyé à toutes les personnes vivants avec un handicape. Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), le monde compte 1 milliard de personne à mobilité réduite dont 45 millions de non ou mal voyants. En Afrique ce chiffre s’élève à 7 millions pour 150 million de personne à mobilité réduite. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste et elle compte près de 100.000 mal voyant pour 2 million de personne à mobilité réduite. L’existence des personnes à mobilité réduite est très pénible, celui des non ou mal voyants l’est encore plus.

Locko Victorine est une mal voyante, cette jeune dame a décidé de partager avec nous son histoire. « Il faut dire que je suis née myope, très myope et c’est à la suite de cette maladie que j’ai eu un décollement rétinien et avec le temps jusqu’en classe de terminale ma situation s’est aggravée. J’ai subit plusieurs opérations…je crois en tout cinq et le résultat est ce que vous voyez : je suis en mal voyante ! » Lorsque Locko Victorine perd la vue, elle sombre dans la tristesse et la désolation. Elle refuse d’accepter de vivre dans cette obscurité désormais permanente et croit que le sort s’acharne sur elle. Avec le temps, elle a appris à surmonter cet handicape et à vivre heureuse au quotidien. « C’était très dur il faut que je vous le dise franchement parce que j’étais une élève très brillante à l’école ! Ce n’était pas non plus facile pour mes parents : ils étaient un peu déboussolés et tristes. Nous sommes 9 enfants et je suis la petite dernière. Voir la dernière fille, la petite sœur brillante à l’école, première de classe perdre la vue de cette façon ; c’était vraiment difficile à supporter ! En étant tristes mes parents m’attristaient encore plus mais ils ont changé d’attitude et ont commencé à m’épauler et m’encourager ». Locko Victorine voulait devenir magistrate ou médecin mais son rêve se brise net avec sa nouvelle situation et elle est obligée d’abandonner l’école classique. Elle a du se réinventer en apprenant à vivre sans sa vue et se battre pour s’insérer socialement. Agent de la fonction publique en qualité de standardiste au palais de justice de Yopougon (Abidjan nord), elle est aujourd’hui mère de famille et marié à un non voyant. Elle fustige l’attitude de certaines personnes envers les mal voyants qui considère que le handicape visuel est un sort, une maladie contagieuse ou même une fatalité ! La vie de Locko Victorine est certes un exemple à suivre mais tous les non voyant n’ont pas eu la chance comme elle. Certains sont marginalisés, abandonnés et rejeté par leurs familles et souvent même par certaines structures administratives et sociales du pays. C’est une situation que dénonce KONE Krouwélé Victorien, Directeur de la promotion des personnes handicapées lui-même non voyant. « Le mal voyant dans une famille n’est pas celui que les parents présentent fièrement : il est souvent rejeté car pour beaucoup il ne sert à rien et se replie sur lui-même. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire 80 % des non voyants n’ont pas de pièce d’identité et ne pas pu se faire enrôler parce qu’ils ne peuvent pas se déplacer ! C’est triste ». Contrairement aux idées reçues, les non voyants sont utiles a la société et KONE Krouwélé Victorien entend aider chaque non voyant à s’assumer car les résultats obtenu au plan de l’éducation sont encourageants. 40% d’admis au Baccalauréat session 2011 et 100% au BEPC, des résultats largement au dessus de la moyenne nationale ! Malgré ces résultats et leur excellente formation, l’insertion socio-professionnelle est souvent difficile mais à ce niveau les résultats sont tout aussi encourageants. Les instituts Ivoiriens dédiés aux personnes frappées par la cécité forment à des métiers où les non voyants excellent. Explication de KONE Krouwélé Victorien. « Les non voyants sont prisés pour les postes de standardiste et tous les autres professions concernant le concealing. Dans le domaine de l’encadrement et l’éducation les non voyants s’illustrent et nous formons d’excellent enseignant non voyant. Dans les CHU il y a des kinésie-thérapeutes et je peux dire que le non voyant peut s’illustrer dans les métiers qui font appellent à la sensibilité des doigts ».

Les non voyants veulent s’affranchir du carcan des préjugés et du complexe pour s’émanciper et se rendre utile pour ne plus être marginalisés. Les autorités Ivoiriennes conscientes du retard affiché par la Côte d’Ivoire dans la prise en charge des non voyants, entendent définir de nouveaux programmes pour le renforcement des capacités des instituts de formation dédiés aux personnes mal voyantes.

SUY Kahofi

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14. oct.
2011
Côte d'ivoire
0

Les Etats-Unis appuient un programme novateur de lutte contre la faim

 

Phillip Carter III ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire

Le Gouvernement des Etats-Unis, à travers l’Agence pour le Développement International (USAID)  a fait don de 1,6 million de dollars pour lutter contre la faim à Abidjan, la   plus grande ville de Côte d’Ivoire. Le don fait partie des 10,7 millions de dollars d’aide de l’USAID pour promouvoir la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. En collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’USAID a financé le premier projet en Afrique de l’ouest utilisant  la technologie de la téléphonie mobile pour venir en aide aux  personnes affectées  par la crise postélectorale. Plus de 10 000 ménages issus des communes d’Abobo et de Yopougon, qui sont les deux quartiers d’Abidjan les plus durement  éprouvées par la crise,  ont reçu des cartes SIM qui, lorsqu’elles sont activées, autorisent l’accès à l’argent pour acheter de la nourriture. Le projet pilote de deux mois fournira l’équivalent de 75 $ par mois en aide à  des familles à Abidjan, où la nourriture, quoique disponible, reste le plus souvent hors de prix pour les habitants les plus pauvres.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III : « Ce don est un exemple concret de l’engagement des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire qui se remet progressivement de la crise postélectorale ». « Ce projet est un excellent exemple d’utilisation de la technologie à des fins humanitaires en permettant aux populations les plus démunies d’accéder à la nourriture. L’utilisation de la technologie de téléphonie mobile a pour avantage de garantir que  cette aide parvient directement aux plus nécessiteux, » a fait remarquer  l’Ambassadeur Carter. Le Gouvernement des États-Unis apporte environ 178 millions de dollars à la Côte d’Ivoire en aide bilatérale.  Outre l’assistance humanitaire, les États-Unis travaillent en collaboration avec des partenaires afin d’encourager la réconciliation nationale et le respect des droits de l’homme, soutenir la reprise économique, promouvoir l’état de droit, préparer les élections parlementaires à venir et assurer des services de prévention, de soins et des traitements de qualité pour les personnes  infectées et affectées, par le VIH/SIDA.

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13. oct.
2011
Côte d'ivoire
1

Côte d’Ivoire: Les problèmes humanitaires persistent

 

Les réfugiers Ivoiriens vivent encore des difficultés

Dans un rapport conjoint d’Oxfam, Conseil danois pour les réfugiés (DRC) et Care, avertissent qu’une crise humanitaire aux proportions significatives perdure six mois après la résolution de la crise politique dans le pays. Basé sur des consultations avec les personnes déplacées et retournées et des recherches menées durant les derniers mois dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, le rapport conjoint « Pour des solutions durables pour les déplacés ivoiriens » révèle que les conditions pour des retours durables ne sont pas encore réalisées et que des besoins humanitaires et de protection non couverts menacent les efforts faits pour promouvoir la paix, la réconciliation et la possibilité pour les populations concernées de rentrer chez eux et de reconstruire leur vie. « La situation est toujours très précaire et la population touchée par le conflit, en particulier à l’ouest du pays, a toujours besoins d’assistance et de protection », a déclaré le Coordinateur humanitaire d’Oxfam pour l’Afrique de l’ouest, Philippe Conraud.

« Nous devons travailler tous ensemble pour assurer une bien meilleure réponse et offrir des solutions durables aux Ivoiriens déplacés. L’enjeu est de leur permettre de reconstruire leur vie et de prévenir de nouvelles violences et déplacements ». A ce jour, quelques 500 000 personnes déplacées, internes ou externes, sont retournées sur leur lieu d’origine depuis la fin du conflit en avril, mais environ 450 000 ivoiriens continuent d’être déplacés, à l’intérieur de leur propre pays ou dans des pays voisins. Et, en dépit du besoin persistant d’une aide humanitaire de grande ampleur, l’appel international d’urgence lancé par les Nations Unies n’est financé qu’à 29 pour cent. Le rapport confirme que des besoins humanitaires persistent. Parmi les personnes interrogées, l’alimentation est la priorité majeure, avec 77 pour cent des personnes retournées et 83 pour cent des personnes déplacées déclarant qu’elles n’ont pas assez à manger. L’abri est un autre défi entravant des retours durables. La moitié des personnes déplacées ayant exprimé leur intention de ne pas retourner dans leur lieu d’origine ont cité la destruction de leur maison comme raison principale. La peur liée à l’insécurité et le manque de moyens pour payer le transport ont également été cités.

« L’alimentation, l’abri et le soutien aux moyens de subsistance sont des besoins pressants qui requièrent qu’un haut niveau de priorité leur soit accordé afin de donner aux populations concernées le soutien dont elles ont besoin pour retourner chez elle, pour reconstruire leur vie et pour vivre en paix », a déclaré le Directeur de Care en Côte d’Ivoire, Steve Wallace. Le rapport décrit comment ceux qui ont choisi de rentrer dans leur zone d’origine ont été encouragés par l’amélioration générale de la sécurité mais également motivés par le manque d’accès à la terre, à l’alimentation et à des activités génératrice de revenus sur les sites de déplacement. Le rapport souligne également le besoin de renforcer l’accès à la justice et souligne que seul 28 pour cent des personnes interrogées connaissent l’existence de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation récemment lancée. « L’ouest de la Côte d’Ivoire est toujours aux prises avec les effets de la crise postélectorale et requiert un appui durable pour la période charnière à venir », a déclaré le Directeur régional du Conseil danois pour les réfugiés pour l’Afrique de l’ouest, Gilles Ponserre. « Davantage doit être fait pour apporter une aide humanitaire plus adéquate aux personnes affectées par le conflit, et davantage doit également être fait pour améliorer la sécurité et l’accès à la justice dans la région afin de permettre une paix et une réconciliation durables ».

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11. oct.
2011
Côte d'ivoire
1

Le Régime Ouattara a 100 jours : le peuple se prononce !

 

Les Ivoiriens jugent leur Président après 100 jours de gestion

Voici 100 jours que le Régime du Docteur Alassane Ouattara tient les rennes de la République de Côte d’Ivoire et que celui-ci tente tant bien que mal de recoller les morceaux d’une Côte d’Ivoire divisée après une crise post-électorale violente. Si le séminaire gouvernemental marque au sommet de l’Etat ces 100 jours de gouvernance, il est important de souligner que dans le bas peuple on ne se refuse pas de commenter cette période de gouvernance pour ‘’célébrer’’ ces 100 jours. Pour certains le bilan est positif, pour d’autre il y a encore beaucoup à faire pour satisfaire la population.

Au compteur des points positifs, il y a les progrès importants notés dans l’assainissement des villes du pays. Les travaux d’embellissement à haute intensité de main d’œuvre ont réduit quelque peu le chômage mais surtout contribué à rendre Abidjan propre. « On peut tout dire mais ça au moins ça se voit : la ville n’a jamais été autant propre depuis plusieurs années. Les routes sont refaites, d’autres sont bitumées, les caniveaux curés et l’arrivée du Président Ouattara marque la fin des constructions anarchiques. C’est quelque chose que tout le monde croyait inimaginable » affirme Olivier Kouassi un abidjanais. Un autre point positif concerne la sécurité et Koné Karim un chauffeur de car inter-urbain s’en félicite. « Il n’y a plus trop de barrages anarchiques sur les routes, le racket existe mais il est plus discret et après la vague de violence sur nos routes on peut dire que ça va ». Sur le point de la sécurité tout le monde n’est pas aussi rassuré que Karim. On dénonce ici et là des cas de braquages et de violence souvent à mettre à l’actif des éléments des FRCI. La présence des chasseurs traditionnels dozos ne rassure pas certains Ivoiriens qui s’accommodent mal de leur look qui ternit l’image de l’armée Ivoirienne. L’ouest du pays reste à pacifier réellement !

Les Ivoiriens apprécient également la mesure de gratuité des soins dans les hôpitaux publics et les programmes de réhabilitation des structures sanitaires, sociales et éducatives. Concernant notamment l’éducation, les examens de fin d’année malgré la question des élèves et étudiants déplacés ont pu se dérouler. Cette situation ne masque pas pour autant le malaise des étudiants qui vivent déjà en mode année blanche en attendant que les travaux de réhabilitation des Universités ne s’achèvent. Là où les Ivoiriens ne font pas de cadeau aux nouvelles autorités Ivoiriennes, c’est bien sûr le dossier du chômage qui devient de plus en plus inquiétant voir chronique dans le pays. En effet Alassane Ouattara a promis 1.000.000 d’emploi aux Ivoiriens d’ici 2015 et pour le moment les jeunes diplômés doivent encore se rabattre sur leurs porte-faix, cabines téléphoniques, salles de jeu vidéo et brouettes de ramassage d’ordure pour avoir la pitance alimentaire quotidienne.

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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