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La côte d'ivoire au jour le jour!
30. mars
2011
Côte d'ivoire
1

Retour volontaire : l’OIM appui le départ de la Communauté Mauritanienne

 

« Vous voyez, un homme qui prospère dans une activité commerciale la quitter sans raison ? »

La forte Communauté Mauritanienne vivant en Côte d’Ivoire dont le nombre oscille entre 500.000 et 750.000 membres se vide peu à peu. A l’image des autres membres des communautés de l’espace CEDEAO, les mauritaniens quittent la Côte d’Ivoire fuyant les violences dans les différents quartiers. La majorité d’entre eux tiennent des boutiques dans des quartiers d’habitation populaire comme Yopougon, Abobo, Adjamé et Williamsville gagnés par les combats à l’arme lourde mais également dans des quartiers résidentiels. Sur les raisons de ces départs en masse, les quelques mauritaniens qui squattent leur Ambassade nous signalent essentiellement des actes de violence dont ils sont victimes. « Vous voyez, un homme qui prospère dans une activité commerciale la quitter sans raison ? Ce n’est pas possible ! Nombreux sont nos frères qui doivent quotidiennement payer pour ouvrir simplement la boutique ». D’autres commerçants signalent des miliciens qui viennent racketter chaque jour avec des propos souvent xénophobe : « vous les étrangers allez payer pour avoir déstabilisé ce pays, c’est votre effort de guerre ». Prendre le risque de se déplacer avec le peu de liquidité pour tenter de ravitailler la boutique peut s’achever par un braquage !

Visiblement inquiets et apeurés, plus de 4000 mauritaniens ont déjà quitté la Côte d’Ivoire mais cette opération est lourde et difficile à réaliser. Aussi, l’Ambassade a sollicité l’appui de l’OIM, l’Office Internationale des Migrations. Jacques Seurte, le coordonnateur de l’OIM en Côte d’Ivoire estime que la réalité des départs volontaires est liée au regain de violence à Abidjan et dans plusieurs autres villes du pays. Les difficultés auxquelles OIM fait face sont principalement les problèmes de logistique mais surtout la précipitation chez certaines personnes candidates au départ : tout le monde veut partir et tout de suite. « On organise pas un convoi de rapatriement sur un simple claquement de doigt. Il y a de la précipitation donc il faut être patient, il faut être persuasif, organisé aussi et c’est à ce moment là que tout se passe bien » affirme Jacques Seurte. Sur place (ambassade), l’OMS apporte un soutien remarquable aux migrants : elle s’occupe des visites médicales d’avant-départ et les vaccins avec l’appui de l’INHP. Quant au PAM, il distribue au quotidien des rations alimentaires aux mauritaniens le temps du départ. Comme en 2003 et 2004, plusieurs communautés de l’espace CEDEAO se vident de leurs membres. Pour le moment seule la communauté mauritanienne a fait officiellement la demande à l’OIM mais elle reste disponible pour toutes les autres communautés.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


59 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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29. mars
2011
Nouvelles du pays
2

Violences à Abidjan et opérations militaires des FRCI

 

Un « hélicoptère de l'ONUCI aurait essuyé des tirs lundi à Duékoué

Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, devant les nombreux blocages diplomatiques et la souffrance des populations ont décidées de passer à l’offensive et de marcher vers Abidjan. Cette situation a déclenché une certaine panique dans toute la Côte d’Ivoire mais également au sein des troupes pro-gbagbo sensées s’opposer aux FRCI. Les habitants des villes conquises ne signalent aucune violence liée à la présence des FRCI : « ils ne s’attaquent pas à nous, ils nous ont demandé de rester calme et qu’ils partaient à Abidjan » a confié un habitant de Bondoukou. Les villes tombent les unes après les autres : après Duékoué et Bondoukou, Agnibilékro et Tanda ont suivies. Des mouvements de ralliement se signalent déjà notamment à Daloa, ville réputée imprenable. « Plusieurs de nos ainés nous ont demandé de ne pas jouer aux zélés : ils nous ont conseillé de jeter nos armes et de fuir. Quelques élèves gendarmes ont tenté de s’opposer aux FRCI et ils ont été neutralisés. A part cette situation qui a entrainé des tirs, Daloa n’a pas résistée » affirme un élève gendarme en route pour Abidjan. Sur l’étrange détoure que font les FRCI dans leur avancée, un officier nous signale que le Front de Tiébissou sera plus compliqué dans la mesure où « des sources militaires font état de mines anti-personnelles qui auraient été enterrées par ‘’les soldats de Gbagbo’’ ».

C’est dans ce contexte que la ville d’Abidjan renoue avec la violence et les actes de représailles. L’Opération des Nattions Unies en Côte d’Ivoire dans un rapport accuse directement les forces pro-gbagbo de violence envers les civils et le personnel de la mission. « Des forces loyales au Président Gbagbo ont tiré sur des civils innocents lundi après-midi à Williamsville faisant une dizaine de morts. De même, un groupe de jeunes pro-Gbagbo ont imposé le supplice du pneu à un jeune homme brûlé vif dans le quartier de la Riviera. Un autre groupe a sauvagement agressé deux fonctionnaires de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire qui vaquaient à leurs occupations » affirme le communiqué de l’ONUCI. Le rapport indique aussi qu’un « hélicoptère de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a essuyé des tirs lundi après-midi, alors qu’il effectuait un vol de reconnaissance au-dessus de Duekoué. Des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont les auteurs de ces tirs qui n’ont pas atteint l’hélicoptère ». Pour la Mission Onusienne qui a réitéré son impartialité, ces actes de violence sont des crimes de guerre pour le second et des violations des droits de l’homme pour le premier qui ne resteront pas impunis.

Suy Kahofi

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29. mars
2011
Côte d'ivoire
6

Côte d’Ivoire : la ligne de front s’embrase

 

Les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire avancent!

C’est très tôt ce lundi matin que les bruits faisant état de violents affrontements dans l’ouest du pays sont parvenus aux populations Abidjanaises à peine sorties du sommeil. Les villes de Guiglo et de Duékoué dans le collimateur des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) sont le théâtre de violents affrontements. Les troupes des FRCI fidèles à Alassane Ouattara s’opposent aux FDS fidèles à Laurent Gbagbo. Ces derniers sont appuyés par des mercenaires libériens et des éléments du FLGO (le Front de Libération du Grand Ouest), une milice pro-gbagbo. Au point rapport de 18 heures ce lundi 28, le porte parole Mara Laciné faisait état d’une ville aux mains des FRCI : « nous avons pris le contrôle de Duékoué après de violents combats. En ce moment les tirs et autres détonations sont dus à des manœuvres visant à sécuriser la zone en attendant l’arrivée des humanitaires pour nous aider à ramener les populations dans la ville ». Peu avant 19 heures, une autre source cette fois ci proche du FLGO faisait état de violents combats qui se poursuivaient. « Les rebelles sont effectivement à Duékoué et à Guiglo. Nos positions ont été attaquées et en ce moment à Duékoué nous tenons encore l’ouest de la ville » affirmait la source. Les combats étaient si violents qu’un pasteur d’une mission évangélique que nous avons pu joindre sur place a souligné que « tous les habitants étaient terrés dans les maisons » et que « personne ne pouvait dire qui contrôlait effectivement la ville ».

Au-delà de Guiglo et Duékoué, l’est du pays a aussi connu des combats dans la zone de Bondoukou. Le centre-est notamment la région de Daloa a été aussi secouée par des combats. Avec cette reprise totale de la guerre, il est bien facile de ne pas dire que le cessez-le-feu vient de voler en éclat. L’offensive généralisée des FRCI rompt la trêve de 2003 et s’inscrit comme la deuxième violation de ce cessez-le-feu. En effet la première rupture de la trêve de 2003 est à mettre à l’actif des FDS lors de l’Opération César ou Dignité de 2004 avec un bombardement sur le camp Descartes de Bouaké qui a conduit à la  mort de 9 soldats français. Si au plan diplomatique les choses trainent et que visiblement Laurent Gbagbo continue de croire à un dialogue inter-ivoirien là où les toutes les résolutions lui demandent de partir, les militaires eux ont décidé de se mettre en action. L’Etat major pro-gbagbo, qui ne sait plus où donner du canon entre insurgés d’Abobo et Forces fidèles à Alassane Ouattara en marche vers Abidjan, prend acte de cette situation de guerre généralisée. Dans le camp des FRCI même si on évite de dire ouvertement que l’offensive marque la reprise du conflit armé, on cache difficilement que cette action marque le début d’une marche sans retour vers la capitale Abidjan.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


58 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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28. mars
2011
Région
1

Bouaké : reprise des cours ce lundi 28

La capitale du nord s’animera du mouvement des élèves

Bouaké, la capitale du nord de la Côte d’Ivoire a accueilli le Ministre de l’Education Nationale du gouvernement Soro, Mme Kandia Camara. Au cœur de sa visite la mise route d’une opération visant à relancer l’école dans les zones CNO. En effet en l’absence d’une école qui fonctionne correctement, des milliers d’enfants livrés à eux-mêmes risquaient de tomber dans la délinquance. Des écoliers, qui au lieu de rallier l’école comme chaque matin étaient obligés de s’adonner à des petits métiers comme charretiers, cireurs, vendeurs à la sauvette… Certains enseignants comme plusieurs autres fonctionnaires qui se disaient en danger ont quitté la zone CNO malgré l’appel du Premier Ministre Guillaume Soro à rester à leurs postes. Il faut ajouter à cela la violence qui s’empare de toutes les villes de Côte d’Ivoire et qui a poussé les plus optimistes à ne plus croire au sauvetage d’une année scolaire. Il faut dire que cette visite était attendue car l’école en zone CNO est confrontée à des difficultés comme le souligne Mr Kékémo Daniel directeur régional de l’éducation Bouaké 1. « L’insuffisance et le délabrement des structures d’accueil, les effectifs pléthoriques et l’indiscipline des apprenants, le déficit chronique du personnel enseignant et d’encadrement, l’absence d’une politique rigoureuse de formation continue et des résultats aux examens de fin d’année peu flatteur sont les problèmes majeurs de l’école » a-t-il souligné.

Il faut donc agir pour sauver l’école. Kandia Camara le Ministre de l’Education Nationale du gouvernement Soro à donc annoncé la réouverture de l’école pour ce lundi 28 mars non sans prendre le soin de présenter aux partenaires de l’éducation les mesures prises pour sauver l’école d’une année blanche.  « Nous avons décidé de la réduction des congés de pâques, le découpage de l’année académique en deux semestres, le report de la date des examens de la session 2011, l’organisation des examens dans le courant du mois de septembre et octobre ». Madame la Ministre a appelé les acteurs de l’éducation à s’armer de courage pour la réussite de cette opération de relance. Cette réouverture de l’école pourrait être très bénéfique aux autres enfants qui fuyant les violences à Abidjan se retrouvent aujourd’hui dans la zone CNO. Ils pourront grâce aux établissements relais retrouver une salle de classe pour continuer leur année. Notons qu’en 2002 lors de l’éclatement de la crise, les populations se sont déplacées en masse du nord vers le sud. Aujourd’hui malgré la propagande du camp Gbagbo visant à rassurer l’opinion nationale et internationale, c’est une migration qui se fait dans le sens contraire. La réouverture de l’école peut donc aider plusieurs enfants. Les acteurs mais également les partenaires de l’école en zone CNO conscients de la mission qui est la leur ont réaffirmé leur détermination à éviter aux élèves une année blanche. Notons qu’en ce jour l’école pourra reprendre également dans tout le pays à l’exception d’Abidjan.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


57 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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27. mars
2011
Société
3

Ces hommes de Dieu qui enveniment la situation

 

Quel doit être le rôle de l’Eglise en cette période de crise ? (photo d’archive non contextuelle)

Pasteurs, évangélistes, docteurs, prophètes des nations, bishops, apôtres du christ…autant de noms pour dire simplement qu’on est berger à la tête d’une communauté chrétienne ! En Côte d’Ivoire le fait religieux est si présent que malheureusement des bonbons pasteurs l’utilisent soit pour s’enrichir, soit pour endoctriner le peuple en cette période de crise. Jamais la Côte d’Ivoire n’a autant été la terre des songes, visions, signes miraculeux et surtout prophéties présentant un camp politique comme celui de l’ange et l’autre du démon. Ces prophéties d’homme de Dieu sont même vendues sur vidéo CD ou DVD et pour se donner du moral ou croire en une sortie de crise toute faite, certaines personnes l’écoutent comme une parole révélée à Moïse sur la montagne par Dieu !

Ainsi depuis le début de la crise de nombreuses communautés sont divisées à cause de prophéties pro-ouattara ou pro-gbagbo. Bien difficile de trouver une communauté où on n’affiche pas sa position : même quand on ne le fait pas devant le peuple on le dit d’une façon ‘’chrétiennement’’ correcte pour que le nouveau converti le comprenne. Dans cette église on maudit à pleine gorge Alassane Ouattara et la France, quelques pas plus loin c’est une prédication très voilée qui présente le commando invisible comme une force divine ! « Les hommes de Dieu en font un peu trop ! Chaque matin ils ont quelque chose à dire, une nouvelle révélation ou un nouveau songe ! A cause de ces prophéties des chrétiens sont chassés de leurs églises ou présentés comme des païens » affirme Cyprien Koffi. Parmi les prophéties, l’une très célèbre a pion sur rue. Dans celle-ci un pasteur prétend que Dieu lui aurait dit que plusieurs personnes seraient tuées avant que la Côte d’Ivoire ne retrouve son calme ! « Soyons sérieux, j’ai du respect pour nos pasteurs mais qu’on nous prenne au sérieux. Dieu est amour et même les athées le savent. S’il faut tuer tous les Ivoiriens pour que quelqu’un devienne Président autant raser notre pays de la carte. Je comprends pourquoi certains jeunes aiment se positionner en bouclier humain devant les chars de l’ONUCI. A propos, ce pasteur s’est-il une fois mis devant char comme Gédéon devant le peuple d’Israël ? » demande Bony. « Je sais une seule chose : Dieu nous demande de prier pour la paix dans ce pays, pas choisir un Président dans nos églises. Je crois que ces hommes de Dieu pourrissent la situation au lieu de contribuer à l’améliorer par des messages d’union » souligne Blandine Kouamé. « Il y a beaucoup de révélations » nous dit un chrétien « mais je crois que Dieu nous donne le don de discernement pour savoir quelle prophétie vient de lui ou quelle autre ne vient pas de lui ». L’homme d’une trentaine d’année nous dira que sa conviction personnelle c’est que la sortie de crise ne sera pas calquée sur aucune prophétie mais un coup d’éclat pour la gloire de Dieu.

Espérons qu’il dise vrai et que Dieu fidèle à sa miséricorde ne choisissent pas le bruit des bottes pour asseoir la paix en Côte d’Ivoire.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


56 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

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Suy Kahofi

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26. mars
2011
Région
1

Guiglo : le pillage en règle avant l’assaut des FRCI

 

Guiglo sous le régime de la terreur

Guiglo, localité située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire est en ce moment le théâtre de toutes sortes de violences perpétrées par des miliciens et mercenaires envers les populations civiles. La ville, dans le collimateur des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) est encore sous le contrôle des FDS fidèles à Laurent Gbagbo et ces derniers ont voulu faire croire que les actes de pillages et de violence étaient à mettre à l’actif des éléments des FRCI. Après plusieurs jours de tergiversations et de guerre des communiqués, l’ennemi de l’ombre des populations innocentes de Guiglo a un visage. Les mercenaires libériens et les jeunes miliciens qui suppléent les FDS sont à la base des violences. Au compteur de leurs nombreux viols, actes qu’ils utilisent comme arme de guerre, les mercenaires libériens et les jeunes miliciens sillonnent la campagne pour arracher qui un vélo à un paysan non sans prendre le soin de le brimer, qui des vivres aux villageois qui sont menacés de voir leurs villages incendier, qui de l’argent en échange d’un enfant ou d’une femme enlevé. Plus grave, ils ont décidé de sévir également en pleine ville en s’attaquant aux humanitaires : deux agents de Save The Children ont été violenté et leur véhicule emporté. Ils ont aussi saccagé et pillé l’entrepôt du HCR non sans prendre le soin de repartir avec des véhicules de type 4×4. Toujours dans la région de Guiglo, des rapports font état de la disparition (assassinat ciblé) de 200 ressortissants de l’espace CEDEAO : il s’agit par ordre de Burkinabés, de Maliens, Guinéens, Togolais, Mauritaniens et Béninois.

Devant autant d’actes visant à créer la psychose au sein des populations ont se demande bien que font les FDS qui disent être dans la légalité face des ‘’rebelles’’ qui de leur côté tentent de rassurer les populations. Au demeurant, sachez que le Droit International stipule clairement que « toute force contrôlant de fait ou de facto une aire géographique se doit de protéger les populations se trouvant sous sa tutelle ». Aussi la protection de la ville de Guiglo revient aux FDS fidèles à Laurent Gbagbo et ils ne doivent pas fermer les yeux sur les violences faites aux populations. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire n’attendent pas rester inactif et projettent même de prendre le contrôle de la ville pour sécuriser les populations c’est du moins le message du Général Gueu Michel, premier responsable du fuseau ouest des FRCI. « Nous avons chaque jour des parents et des amis qui nous appellent pour dénoncer des actes de violences et même des tueries, des témoignages qui font état d’atrocités de la part des miliciens et mercenaires. Il faut que cela cesse et nous attendons les ordres pour agir » a souligné le Général Gueu. Pour Mara Lanciné le porte parole militaire des FAFN à Man « aucun élément des FRCI ne se trouve à Guiglo et donc tout acte de violence est à mettre à l’actif des troupes de Laurent Gbagbo qui en sera le seul comptable devant les juridictions nationales et internationales ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


55 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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25. mars
2011
Chronique
3

Mercenaires, miliciens…des plaies qui menacent toute l’Afrique de l’Ouest

 

Enfants soldats, drames familiaux, morts innombrables...le trise bilan des groupes armés

Leur présence est vieille comme les indépendances des Etats d’Afrique de l’ouest et ils contribuent jusqu’à ce jour à déstabiliser de nombreux Etats. Libéria, Sierra Léone, Guinée Bissau, Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger…là où les crises politiques et militaires éclatent ils sont toujours prêts à la bagarre à condition que les chefs rebelles ou les présidents fassent grincer le tiroir-caisse. Les mercenaires et miliciens ont transformé l’Afrique de l’ouest en une véritable poudrière. Il serait bien difficile d’établir un nombre officiel de ces acteurs de la mort mais leurs actes sont connus et certains groupes ont fait parler d’eux au sens négatif du terme. Ils composaient  à 80% les effectifs de bandes armées telles que le National Patrioctic Front of Liberia du « vénéré » Charles Taylor, l’Indépendant National Patriotic Front of Liberia de son poulain Prince Johnson avec un millier de dissidents, le RUF du caporal Fodé Sanko et son business d’enfants soldats, les West side boys de Fodey Kaley… « L’emblématique » Sam Boukri qui était le mercenaire supra-national par excellence appartenait à tous ceux qui pouvaient payer ses services. Les mercenaires les plus cotés de la bourse du crime en Afrique de l’ouest sont les Angolais fiers de 25 ans de guerre civile, suivent les Libériens avec 14 ans, les sierra-léonais avec 11 ans et les burkinabés qui selon certains observateurs militaires sont des mercenaires de luxe rompus aux maniements des armes et très bien entrainés.

Nature ou espèce, je suis partant !

La guerre n’est pas seulement un jeu d’appel au patriotisme mais avant tout une histoire d’argent et beaucoup d’argent même. Les mercenaires et autres miliciens ne se nourrissent pas d’appels au panafricanisme ou d’indépendance économique ; leur préoccupation est tout autre : « qu’est ce que je gagne dans cette guerre ? ». Ces commerçants du meurtre sont souvent mieux payés que les soldats des forces régulières : ils ne vouent pas de respect à un idéal ou un drapeau mais à celui qui paye ! A défaut de recevoir une liasse de dollars, ils peuvent également accepter le paiement en nature et c’est là où les problèmes commencent. Les pillages de villages et de villes dont ils prennent le contrôle, l’exploitation des ressources naturelles comme les durty stones du Libéria et de Sierra Léone, la supervision du trafic de matières premières brutes comme le cacao en Côte d’ Ivoire…Ce type de comportements débouche directement sur des actes de violation des droits de l’homme.

Des atrocités inimaginables

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, demain ailleurs mais ils laissent derrière eux des souvenirs difficiles à effacer des mémoires. On se demande certains jours de calme plat comment des êtres humains normalement constitués peuvent commettre des actes aussi ignobles. Ces mercenaires sans foi ni loi qui font preuve d’une cruauté extrême envers les populations. Sam Boukary qui se plaisait à couper la main ou le bras de ses victimes, Fodey Kaley qu’on disait cruel au point de faire sortir les intestins d’un homme en vie par une petite poche qu’il réalisait sur le ventre, les guerres psychotiques de Taylor qu’il menait en envoyant aux troupes ennemis des têtes fraîchement coupées, les scarifications faites sur les bras d’enfants pour qu’ils n’oublient jamais le visage du bad boy…Que dire alors des pauvres et innocentes femmes et fillettes violées à maintes reprises par des groupes armés et souvent même éventrées alors qu’elles portent encore des enfants ! Les mercenaires ont également à leur actif d’innombrables villages incendiés et des exécutions de tout genre.

Peut-on vaincre la bête ?

Mettre fin au règne de la terreur et du mercenariat en Afrique de l’ouest est possible mais sans la volonté de chaque chef d’Etat cela serait une véritable utopie. Jeter en prison le petit dealer du quartier ne met pas fin au trafic de drogue, seule l’arrestation du parrain du cartel est une solution. Tant que des chefs d’Etat, des ministres, des politiciens ou leader d’opinion continueront d’utiliser leur position pour couvrir des activités terroristes ou équiper des miliciens, l’Afrique de l’ouest continuera de souffrir. Nos frontières poreuses et peu surveillées son un passage idéal pour ces marchants de mort qui peuvent partir sans être inquiétés de la Côte d’Ivoire et se retrouver dans le maquis casamançais. Aussi le respect de l’alternance politique, la mise sur pied d’institutions fortes dans nos pays peuvent contribuer à leur stabilité. Après les guerres d’indépendance, il est temps que l’Afrique trouve d’autres méthodes de contestation que celui qui consiste à faire crépiter les armes.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 54ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi

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24. mars
2011
Côte d'ivoire
2

Côte d’Ivoire la crise oubliée ?

 

Des bombardements en Lybie et des condamnations en Côte d’ Ivoire

Les projecteurs de l’actualité sont braqués sur la crise libyenne et la catastrophe du Japon pendant que le drame humanitaire qui se déroule en Côte d’Ivoire semble totalement oublié par le monde. Les Ivoiriens vivent d’énormes difficultés au quotidien et celles-ci ont pour nom chômage, morts en cascade dus aux affrontements entre protagonistes armés, pénurie de médicaments et de vivres mais surtout famine. Avec 440 morts, 500 000 déplacés de guerre et 96 000 réfugiers répartis dans 97 villages au Libéria, la crise Ivoirienne ne suscite que des condamnations or les choses sont allées plus vite dans le dossier Libyen et la Communauté Internationale se mobilise déjà avec des frappes pour empêcher Kadhafi de nuire.

La Communauté Internationale a-t-elle oubliée le drame humanitaire qui secoue la Côte d’Ivoire voici ce que pense les Ivoiriens. « La Communauté Internationale si elle existe a démissionnée dans le dossier ivoirien. Tout porte à croire que les morts en Lybie arrivent à émouvoir les dirigeants du monde et non ceux de la Côte d’Ivoire. On nous a oubliés ! » affirme Kouassi Georgette une mère de famille. « Les gens n’ont plus rien, même les fonctionnaires font un repas par jour alors que dire des artisans et travailleurs du privé au chômage. Notre pays est abandonné par le monde même la France qui devait nous soutenir au nom de son statu d’ancienne puissance colonisatrice s’occupe plus de la Lybie » s’inquiète Basile Blé instructeur d’auto-école. Fofana Aboubacar président du MJDCI (Mouvement des Jeunes Démocrates de Côte d’Ivoire) appelle la Communauté Internationale à se pencher sur le dilemme ivoirien. « Abidjan est devenu un champ de bataille où nos parents ne dorment plus, où nos frères ne vont plus à l’école, où nos parents ne vont plus au travail et dans cette ville on ne plus s’exprimer librement sur la crise. Le MJDCI lance un appel pressant à la Communauté Internationale car aujourd’hui elle se mobilise pour la Lybie mais la Lybie ne vaut pas mieux que la Côte d’Ivoire. Il faut agir l’heure est grave ».

L’heure est grave, il faut vite agir et Alioun Tine le militant sénégalais des droits de l’homme ne dit pas le contraire. « L’opinion africaine ne comprend pas qu’on puisse intervenir en Lybie et puis laisser la Côte d’Ivoire s’enliser de plus en plus dans la guerre, les populations dans la misère…Franchement je pense qu’il faut renverser la vapeur et prendre les dispositions qu’il faut pour que la Côte d’Ivoire ne tombe pas dans un KO, que les institutions ne disparaissent pas totalement ». Il n’est jamais tard pour bien faire et nombreux sont les Ivoiriens qui estiment qu’après la fermeté affichée en Lybie, il est temps pour la Communauté Internationale d’agir pour mettre un terme aux souffrances des innocentes populations.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


53 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

 

 

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23. mars
2011
Nouvelles du pays
2

ONUCI : difficile de démontrer l’utilité de la mission

 

Les soldats de l’ONUCI à Abidjan

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire est probablement l’une des missions de l’ONU qui peine à prouver son utilité sur le terrain. Si au Congo la MINUSCO est allée jusqu’à faire usage de la force pour amener les protagonistes à garder leur calme, en Côte d’Ivoire le jeu favoris de Mr Young Ji Choi et Mr Amadoun Touré (le porte-parole de la mission) consiste à expliquer les textes qui régissent l’ONU à tout bout de champ, à tergiverser sur le mandat de la mission et à trouver toujours des parades quand il y a des massacres. Elle est tellement ‘’molle’’ dans sa manière d’agir que le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé et la porte-parole du Docteur Alassane Ouattara Anne Ouloto sont obligés de l’interpeller sur le rôle qu’elle doit jouer dans le pays. C’est avec beaucoup de regret que j’écoutais hier, encore une fois, Amadoun Touré le porte-parole de l’ONUCI dire que la mission sécurise les populations ! « Nous avons nos patrouilles, nous survolons Abidjan en hélicoptère… ». Si toutes ces méthodes portaient des fruits il y a bien longtemps que ceux qui expédient des obus sur les marchés avaient changé leur manière d’agir. Une patrouille face à des armes qui crépitent ? Voici une drôle de manière de protéger des populations ! Des hélicoptères dans le ciel d’Abidjan n’ont pas stoppé l’action des barbares qui ont tué sept femmes à Abobo !

La meilleure manière d’empêcher un char de tirer c’est de le détruire et c’est ce que la France, la Grande Bretagne et les USA font avec les troupes de Kadhafi. Alors si l’ONUCI ne peut pas appliquer le chapitre 7 de la charte du conseil de sécurité de l’ONU pour stopper le carnage, qu’elle passe la main au plan militaire à l’ECOMOG qui elle au moins n’y va pas par le dos de la cuillère pour étouffer les forces de nuisance. Les moyens dégagés par l’ONU et qui ne semblent pas suffire à son Opération pourraient servir à la CEDEAO. L’ONUCI est déjà présente avec 10.000 hommes, 5 hélicoptères dont trois armés, un nombre important de chars et si cet effectif ne sert pas sachez qu’avec un chiffre inférieur l’ECOMOG a repris Freetown en six heures ! Certains fonctionnaires de l’ONUCI qui se plaisent avec leurs gros salaires espèrent que la mission va encore s’éterniser dans ce pays. S’ils le pensent sans le dire, je trouve qu’il n’y a rien de plus machiavélique. Nous ne mourrons pas en Côte d’Ivoire pour que des salaires soient versés à des diplomates. Le Conseil de Sécurité a le choix entre attendre et faire le bilan macabre en Côte d’Ivoire ou changer la résolution pour mettre fin à la crise Ivoirienne. On n’a pas besoin d’un deuxième Rwanda ou d’une Serbie acte II pour l’inscrire dans le livre des records Guinness des crises mal jugulées par l’ONU.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


52 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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