• LE BEST OF
  • L'AUTEUR
  • CONTACT
La côte d'ivoire au jour le jour!
19. avril
2011
Côte d'ivoire
1

Reconstruction, relance économique : la Côte d’Ivoire n’est pas seule

 

eburnietoday.mondoblog
Il va falloir de l’aide et des capitaux pour remettre tout en marche

Démocratie et consécration d’un Etat de droit, voici les deux critères fondamentaux que les Etats Unis et l’Union Européenne imposent aux pays africains qui veulent bénéficier d’aides et profiter des partenariats économiques. Cette logique s’applique aussi à la Côte d’Ivoire qui après quatre mois de crise post-électorale s’engage désormais sur les sentiers de la relance économique, de la reconstruction et de la réconciliation. Les chantiers en friche sont importants pour ne pas dire vastes et les amis de la Côte d’Ivoire le savent.

Organisations ou Puissances économiques, chacun veut aider le pays à sortir de ses difficultés et chacun apporte sa pierre à l’édification d’une Côte d’Ivoire nouvelle. Au compteur des donateurs figure en première position la France. Elle se présente comme l’ancienne puissance colonisatrice certes mais elle est un partenaire économique incontournable pour la Côte d’Ivoire et un acteur clé dans le mouvement de sortie de crise. Selon Henri Raincourt, Ministre français chargé de la coopération, la France débloque 400 million d’euro d’aide à la Côte d’Ivoire. Cette aide à la relance est une première enveloppe directe de Paris en attendant que la France n’intervienne plus largement dans le cadre européen pour soutenir la Côte d’Ivoire. Sur place et de façon palpable, l’Ambassade de France a distribué plusieurs tonnes d’aide humanitaire d’urgence ce lundi 18 avril aux CHR de Treichville, Cocody et Yopougon. Ce premier don est une partie des 18 tonnes d’aide que le Ministère français des affaires étrangères et européennes offre à la Côte d’Ivoire. Deux autres lots en fourniture de médicaments et de matériels médicaux seront acheminés vers les trois Centres hospitaliers et la pharmacie centrale d’Abidjan.

La FAO de son côté annonce le début d’une aide à 10.000 familles rurales en Côte d’Ivoire et au Libéria voisin pour sauver la saison des semis qui est sur le point de débuter. Outils agricoles et semences seront distribués aux familles. L’ONU avait lancé le jeudi 14 avril dernier un appel pour collecter plus de 300 millions de dollar afin d’apporter une aide à ces deux pays. L’UNICEF pour sa part vient de faire un geste pour apporter une assistance immédiate aux populations. L’agence onusienne offre 60 tonnes d’aide d’urgence composées essentiellement de matériel humanitaire d’assistance, de kits scolaires et de kits médicaux de base. Un matériel qui va permettre de traiter environ 40.000 patients à travers le pays et cela pour trois mois. Louis V. Dubois responsable en communication de l’UNICEF nous renseigne ici sur le mode de répartition de cette aide. « Nous savons que les besoins sont grands en ce moment en Côte d’Ivoire donc nous allons prioriser les centres qui sont dans le besoin. Nous avons commencé la distribution sur Abidjan avec le matériel que nous avons dans nos entrepôts et nous allons continuer sur cette voie dans le reste du pays ».

Le mouvement de la relance est en marche et seule la volonté collective des Ivoiriens pourra permettre au pays d’avancer et de tourner la page.

Suy Kahofi

Lire la suite
18. avril
2011
Nouvelles du pays
2

Lundi de reprise à Abidjan

 

La reprise est certes timide mais elle montre que le pays veut tourner la page

Ce n’est pas encore le 100 à l’heure qu’on connait à Abidjan mais le rythme de la reprise est plutôt encourageant. Après les appels du Président Alassane Ouattara au peuple de Côte d’Ivoire à reprendre ses activités et surtout aux fonctionnaires de reprendre le service, Abidjan a recommencé à vivre ce lundi matin. La circulation est plus importante, le nombre de boutiques et de magasins ouverts ou en rénovation est aussi important. Quelques bus de la SOTRA sont en ville mais ils circulent pratiquement vides : il faut dire qu’on ne se bouscule pas vraiment en ce premier jour de reprise. Quant aux services publics, les fonctionnaires sont plutôt ici pour faire un état des lieux. Le constat dans l’ensemble n’est pas reluisant. Ici au Plateau comme dans la quasi-totalité des quartiers, plusieurs services ont été soit pillés ou incendiés, les bureaux n’existent que de nom et de nombreux immeubles portent encore les stigmates des combats. Pour ce chef de service l’heure est à une évaluation des dégâts et des tractations pour trouver des moyens pour tout remettre en marche. « Comme vous pouvez le constater il n’y a plus rien, tout est parti : des ordinateurs aux meubles en passant par la robinetterie rien ne reste ici ! Nous espérons trouver rapidement un entrepreneur pour qu’il engage les travaux pour que les travailleurs puissent revenir » indique l’homme qui inspecte son bureau en marchant sur des éclats de verre.

Dans le reste de la ville l’activité est tout aussi visible et importante. Les wôrô-wôrô, les gbakas et les taxis compteur sont fidèles au rendez-vous et les stations ont recommencé à distribuer le carburant. Le prix du litre à la pompe qui était à 1000 f CFA quelque soit le produit est redevenu normal. Les super-marchés SOCOCE des II Plateaux, CDCI ou Leader Price Riviera reçoivent du monde. « Nous sommes de plus en plus rassurés et donc nous sommes sortis pour faire de nouvelles provisions. Tout se passe bien et pour le reste des courses nous irons à Koumassi comme me l’a recommandé un voisin » affirme Mme Konan. Tout semble reprendre vie en Côte d’Ivoire mais pour certains fonctionnaires et salariés l’étape la plus importante reste l’ouverture des banques car les familles n’ont plus rien. « On nous demande de retourner au travail c’est normal car nous devons contribuer à la relance économique du pays. Il y a aussi une chose que nos autorités ne doivent pas oublier : il nous faut de l’argent pour nous déplacer et rembourser nos dettes. La reprise est lente tout simplement parce que les Ivoiriens n’ont pas d’argent » affirme Mr N’gotta Claude. La réouverture des banques se présente donc comme un impératif dans ce mouvement de relance économique et de retour à la normal.

Suy Kahofi

Lire la suite
18. avril
2011
REPORTAGE
4

Attentes et espoir d’un peuple après l’arrestation de Laurent Gbagbo

 

Que retenir de la chute du woody de mama ?

Que sera la Côte d’Ivoire après Laurent Gbagbo ? La question reste posée et seul l’avenir nous dira si le peuple Ivoirien a véritablement tourné la page de l’aire Laurent Gbagbo. Que retenir de la chute du woody de mama ? Quels sont les attentes des Ivoiriens ? Voici le reportage que vous propose La Côte d’Ivoire au Jour Le Jour.

(Version d’origine diffusée en première sur RFJ Suisse)

Attentes et espoir du peuple Ivoirien après l’arrestation de Laurent Gbagbo by kingsuy

Lire la suite
17. avril
2011
Société
2

Affaire Guy André Kieffer : saura-t-on enfin la vérité ?

 

Les restes de Guy André Kieffer seront-ils retrouvés?

16 avril 2004 – 16 avril 2011, voici 7 ans que disparaissait le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer. Les restes de l’homme, probablement exécuté par un commando aux ordres de l’ex-première dame Simone Gbagbo sont jusque là introuvables. Son seul tord avoir pris le risque d’enquêter sur la filière café-cacao au moment même où le monde entier avait les yeux rivés sur la Côte d’Ivoire. L’enrichissement vertigineux des caciques du LMP sautait à l’œil et la seule source de revenus de ces nouveaux riches ne pouvait être que la transpiration des paysans. Les énormes malversations dans la filière café-cacao étaient certainement sur le point d’être mis à jour par le journaliste puisse qu’il a été tué. Pour le vilipender, les pro-gbagbo et notamment les jeunes patriotes ont vite fait de le présenter comme un espion et un élément du 43ème BIMA qui opérait sous le couvert d’une fausse carte de journaliste. Aujourd’hui, sept ans après son assassinat sa famille demande encore et toujours que justice soit faite. L’ancien régime très certainement à la base du meurtre de Guy André Kieffer n’a jamais voulu que la vérité éclate au grand jour. De tergiversations en tergiversations, de reports en reports, de témoins absents en calendrier chargé de la première dame tout a été fait pour que les avocats ne puissent jamais travailler. La joie de la Communauté Internationale et surtout de la grande famille des journalistes réside dans le changement de régime en Côte d’Ivoire. Les signes annonciateurs d’une ouverture très prochaine d’une enquête indépendante, libre et crédible sont visibles. L’assurance de la vérité autour de la mort de Guy André Kieffer a été donnée par l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France qui a rassuré la veuve du journaliste que tout sera fait pour que les assassins soient démasqués et le corps retrouvé.
Reste à savoir si les quelques têtes du régime déchu de Laurent Gbagbo accepteront de collaborer avec la justice Ivoirienne pour que la Côte d’Ivoire n’ait plus cette réputation de pays dangereux pour les journalistes. La Docteur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire a clairement annoncé la fin de l’impunité et la consécration d’un Etat de droit où la liberté de la justice ne sera plus un mythe. L’opinion suivra donc à la lettre le futur procès de Simone et Laurent Gbagbo, les enquêtes sur l’assassinat du Général Guéï Robert mais surtout l’ouverture des procédures pour les affaires Guy André Kieffer et aussi Jean Hélène du nom de ce journaliste de Radio France Internationale tué à Abidjan. Pour ce second journaliste, une enquête bâclée avait conduit un officier de la gendarmerie en prison de facto car dans les faits le condamné se promenait librement dans les rues de la capitale ivoirienne.
Suy Kahofi

Lire la suite
17. avril
2011
Côte d'ivoire
8

Le plan de Dieu n’est pas le plan des hommes !

 

Gbagbo Laurent et Simone victimes des fausses prophéties

Pronostics spirituels, révélations et prophéties ont émaillé les quatre mois de crise que la Côte d’Ivoire a connue. Le face à face politique s’était transposé dans les églises et chapelles. D’un côté le bien aimé frère Laurent Gbagbo, le choix de Dieu, David qui armé de sa fronde (pour ne pas dire ses missiles) face à Alassane Ouattara, le fils du diable, le Goliath avec sa rébellion. A cause de ces prophéties et pseudo-révélations des églises et missions se sont divisées. La politique a détruit les relations entre fidèles d’une même communauté au point qu’un mouvement migratoire s’est produit : certains chrétiens choisissaient leur chapelle en fonction de l’appartenance politique du guide spirituel. Pendant que les Ivoiriens se chamaillaient, s’injuriaient et se maudissaient en longueur de journée, Dieu Tout Puissant depuis sa demeure établissait tranquillement son plan de sortie de crise à lui. Comme le dit la Bible les voies de l’Eternel sont insondables et la solution qu’il a trouvée à la crise ne ressemble en rien à tous les pronostics spirituels que nous avons faits. De nombreux Ivoiriens étaient loin de s’imaginer que Laurent Gbagbo serait sorti de ‘’son trou’’ sous une pluie de missiles et convoyé par ses ennemis d’hier. Personne n’aurait pensé qu’il se retrouverait prisonnier pour 48 heures dans une suite de l’hôtel du golf nourrit par le Président Alassane Ouattara. Il est tellement considéré qu’on lui trouve une villa alors même que le Président est encore dans une chambre d’hôtel !

Aujourd’hui chacun comprend de façon claire qu’on est pas obligé d’être assis chaque dimanche dans un temple ou crier partout qu’on est chrétien pour aimer son prochain. Au-delà je retiens cette phrase que certains Ivoiriens ont forcément répété : « si les miliciens de Laurent Gbagbo avaient été les premiers à mettre la main sur ADO, ce dernier ne serait plus en vie ». Les chrétiens Ivoiriens si prompt à maudire doivent comprendre que personne n’est le baromètre de la foi de son semblable et qu’à force de crier que Laurent Gbagbo est chrétien, on s’est rendu compte qu’il était autre chose. Un chrétien qui achète des armes au lieu de nourrir le peuple que Dieu lui a confié, un chrétien qui enterre des ossements sous des monuments, un chrétien qui s’adonne à des sacrifices de sang à l’intérieur du palais présidentiel, un chrétien qui enterre des albinos dans un caveau de 9 mètres de profondeur dans le domicile de Félix Houphouët Boigny…la liste est longue ! Juste pour dire que le plan des hommes voulait que Laurent Gbagbo soit Président or le plan de Dieu était tout autre et pour cela des chrétiens refusent d’accepter d’aller à la paix ! Etrange que ce genre d’attitude viennent de personnes se disant enfants de Dieu. Chaque chrétien Ivoirien doit s’assoir et se remettre en cause, se poser une question fondamentale : que puis-je faire pour permettre à ce pays de retrouver la paix et le calme ?

Suy Kahofi

Lire la suite
16. avril
2011
Commerce
0

Abidjan : la vie reprend timidement son cours normal

 

La vie reprend timidement son cours normal

La capitale économique Ivoirienne sérieusement balafrée par des semaines de violence et d’affrontements entre FRCI et miliciens pro-gbagbo retrouve petit à petit sa quiétude. A Abidjan tout le monde le sait, lorsque les marchés de quartier reçoivent du monde c’est que la vie reprend petit à petit son cours normal. Tous les quartiers d’Abidjan ne sont pas logés à la même enseigne : ici à Treichville et à Koumassi en plein Abidjan Sud la circulation a repris mais de l’autre côté de la lagune à Cocody les choses trainent encore. Les familles, rassurées par les patrouilles des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, de la Gendarmerie Nationale, des troupes de l’ONUCI  et de la Licorne sont sortis faire quelques emplettes mais très vite les clients sont déçus par la nourriture qu’ils trouvent sur place et surtout les prix qui ont triplé. « J’ai juste pu avoir un peu d’attiéké, du riz et quelques légumes mais je dois reconnaître que les prix ne sont pas abordables » affirme un père de famille venu faire le marché pour des questions de sécurité dit-il. « Regarde mon fils ce petit poisson que tu vois fais 1800 f, le kilogramme de riz à 1000 f, le litre d’huile à 2500 f…On ne peut rien acheter et nos maris n’ont plus rien ! Il faut que les banques ouvrent » souligne Mme Kra. Les quelques boutiques qui ouvrent tentent de remplir les étagères mais tant que les premiers navires marchands qui viennent d’accoster au Port Autonome d’Abidjan ne vident pas leurs cales, les prix des produits seront toujours élevés.

Quelques taxis compteur par ici, des wôrô-wôrô par là : la clientèle ne se bouscule pas vraiment et les chauffeurs ne couvrent que des petites distances. Ce n’est pas la volonté de reprendre le service qui manque mais dans le milieu du transport la crainte est le manque de carburant. « Nous roulons avec nos réserves d’avant crise et on se ravitaille dans les stations qui ouvrent » affirme Kassoum un chauffeur de wôrô-wôrô. Au-delà du carburant pour le transport, les produits pétroliers notamment le gaz seront disponibles avec la levée des sanctions qui frappent la SIR. Des bouteilles de gaz à un prix stabilisé devraient soulager les ménagères d’Abidjan qui sont retournées au charbon et même au fagot par endroit pour faire la cuisine. Les abidjanais veulent avancer et retrouver leur vie paisible d’il y a quatre mois mais on ne peut pas tourner la page aussi facilement en claquant les doigts. Flambée des prix sur les marchés et incertitude quand à la sécurité d’Abidjan sont désormais le quotidien des Ivoiriens. Les pillages se poursuivent dans plusieurs quartiers et les combats font rage à Yopougon entre FRCI et les derniers irréductibles fidèles à Laurent Gbagbo.

Malgré les difficultés liées à l’insécurité, des signes montrent clairement que le processus de retour à la normale ne peut être stoppé par la volonté de personnes nostalgiques du passé violent de la Côte d’Ivoire. Un commerçant libanais d’électronique qui a retrouvé son magasin pillé nous a lancé cette phrase : « ils ont tout volé mais je suis en train de tout retaper et d’ici lundi je vais rouvrir même si j’ai un seul ordinateur en vitrine. Nous allons montrer à ceux qui ne veulent pas la paix qu’ils sont minoritaires ». Preuve palpable de la normalisation, l’école reprendra le 26 avril et les fonctionnaires doivent regagner le bureau ce lundi 18. La vie reprend timidement son cours normal à Abidjan entre crainte liée à l’insécurité et l’espoir de lendemain meilleur.

Suy Kahofi

Lire la suite
16. avril
2011
Chronique
10

A chacun son Président Fondateur

 

Mamane le présentateur officiel de la République du Gondwana

Vous connaissez tous le Gondwana certainement, la République très très Démocratique où un certain Président Fondateur règne sans partage. La République très très Démocratique Gondwana et le Président Fondateur, deux réalités nées dans l’esprit du célèbre humoriste d’origine nigérien Mamane et qui sont au cœur de sa lecture du monde. Nombreux sont ceux qui le retrouve sur RFI mais aussi dans Plus d’Afrique sur Canal+ pour rire des frasques de notre bien aimé Président Fondateur. Si le Gondwana se présente comme une République imaginaire, il est souvent très facile de trouver une forte ressemblance entre l’actualité du Gondwana et celle de plusieurs pays du monde notamment Africains. C’est vrai Mamane ne dit pas le nom d’un dirigeant en particulier, il ne dit pas non plus le nom d’un pays en particulier mais chacun peut trouver qui campe le personnage du Président Fondateur après une chronique.
Cette manière subtile et très loquasse de traiter l’actualité nous permet au fond de comprendre que chaque pays du monde est un potentiel Gondwana et que chaque Président est un potentiel Président Fondateur. Voici 15 ans que dans ce pays d’Afrique Centrale le Président Fondateur trouve toujours la parade pour se faire élire dans des élections dont les résultats sont connus d’avance. Dans un pays d’Afrique de l’ouest c’est plutôt la femme du Président Fondateur qui portait la culotte politique et se présentait comme une des premières Dames les plus sanguinaires d’Afrique. Dans ce pays d’Afrique de l’ouest c’est plutôt le fils junior du Président Fondateur qui s’apprête à succéder à son papa comme dans une monarchie. Au fait dans ce même pays le Président Fondateur malgré son âge avancé veut encore diriger ! Que dire de cet autre Président Fondateur d’Afrique australe qui après 25 ans de guerre civile trouve encore des ressources pour semer des guerres dans d’autres pays. Chaque pays du monde a son Président Fondateur et visiblement nous sommes tous logés à la même enseigne dans la mesure où tous nos Présidents Fondateurs se réunissent au sein de l’Organisation des Nations Inutiles. Et vous, dans votre pays quelles sont les frasques de votre Président Fondateur ? Oui je sais que toi le gondwana lambda tu refuses de dire tout haut ce que tu penses tout bas dans ton salon car la Police sécrète du Président Fondateur se trouve partout.
Tu te contentes alors au petit matin de répéter la pensée du jour de ton Président Fondateur mais le monde change et tôt ou tard tu devras te décider à tourner la triste page de ton Président Fondateur. Malgré la Police dans les rues, les brigades anti-émeute, les snippers qui répriment à coup de balles les manifestations tu devras tôt ou tard pensé à te débarrasser de ton Président Fondateur car l’œuvre du Président Fondateur comme l’a toujours dit Mamane ne doit être perpétuée.
Suy Kahofi

Lire la suite
15. avril
2011
Société
18

Qui en veut au Pasteur Mohammed Sanogo ?

 

Mohammed Sanogo Pasteur principal de la Mission Vase d'honneur

Le Révérend Mohammed Sanogo, une voix que de nombreux chrétiens à Abidjan écoutent chaque jour. Cet homme passe pour être l’un des hommes de Dieu les plus adulés de la Côte d’Ivoire. A la tête de la Mission Vase d’Honneur dont il est le fondateur, il est aussi un excellent chanteur dont les textes apaisent les cœurs affligés. Il tire sa popularité et sa force d’une interprétation objective de la parole de Dieu et c’est certainement pourquoi de nombreux Abidjanais, aux difficiles heures de la crise, n’ont jamais cessé de venir suivre ses cultes à Cocody ou à Treichville.

L’objectivité de Mohammed Sanogo a fait qu’il s’est rendu dans plusieurs milieux socio-politiques pour porter la parole de Dieu. Malheureusement ce messager du Christ qui se présente comme un véritable passe-partout semble être inquiété, du moins si l’on s’en tient aux inquiétudes des fidèles de l’Eglise Vase d’Honneur et des nombreuses rumeurs qui circulent à Abidjan. On l’avait annoncé pour mort toute la journée du mercredi 13 avril avant que certains de ses proches ne rassurent sur son état de santé. Pourquoi autant de grabuges et de murmures autour du Pasteur Mohammed Sanogo ? Il se murmure à Abidjan que le Pasteur Mohammed Sanogo serait dans le viseur d’hommes en armes supposés proches du Président Alassane Ouattara ou présumés membres des FRCI. Ces hommes qui le prennent pour cible lui reprocheraient le fait qu’il soit l’un « des bons petits » de l’ancienne Première Dame Simone Gbagbo. En d’autres termes le Pasteur Mohammed Sanogo serait un de ces pasteurs alimentaires de la Présidence qui ont poussé le couple Gbagbo dans une dérive messianique qui a plongé le pays dans quatre mois de crise. Pour de nombreux abidjanais interrogés on peut tout reprocher à Mohammed Sanogo sauf ce présumé parti-pris pour le couple Gbagbo. Les chrétiens qui fréquentent sa Mission soutiennent qu’il est l’un des rares hommes de Dieu qui a toujours dit que « le rôle des chrétiens est simplement de prier pour la paix en Côte d’Ivoire ». « Je sais qu’il a déjà prêché la parole devant des députés, des Ministres mais pasteur à la Présidence, je crois qu’on cherche un argument pour s’attaquer à lui » affirme K. Frédéric.

A ce jour le Pasteur serait retranché sous la protection du Saint-Esprit hors du pays. En attendant que ceux qui recherchent le Pasteur Mohammed Sanogo ou disent vouloir porter atteinte à son intégrité physique ne renseignent l’opinion nationale sur leurs motivations réelles, les chrétiens disent demeurer en prière pour soutenir le Pasteur. Lorsque le combat est long et que la voie est difficile il faut persévérer et le Pasteur Mohammed Sanogo, sûr du soutien de l’Eglise, le sait.

Suy Kahofi

Lire la suite
15. avril
2011
NTIC & Hi tech!
1

Le retour des journaux pour quelle mission ?

 

Le retour des titres dans les kiosques est une bonne nouvelle

L’annonce a été faite par le patron du GEPCI Denis Kah Zion, les journaux seront dans les kiosques à partir de ce lundi 18 avril si tout va bien. Malgré les problèmes signalés chez EDIPRESSE la maison chargée de distribuer les titres nationaux et internationaux, la machine de la production et de la distribution des journaux va se mettre en marche pour le bonheur des Ivoiriens. Le retour des titres dans les kiosques est une bonne nouvelles car les Ivoiriens sont restés de longues semaines sans pouvoir s’informer mais dans un contexte de retour au calme assez précaire de nombreux Ivoiriens sont inquiets.

En Côte d’Ivoire chacun le sait, les quotidiens sont fortement politisés et c’est là la grosse crainte du peuple. « Ils vont revenir pour envenimer la situation ! Ils y a ceux qui vont défendre des logiques de paix et de réconciliation et il y a ceux qui vont revenir pour tourner le couteau dans la plaie, polémiquer sur les vieilles querelles et inciter à la haine » s’inquiète Georges Kouakou responsable de PME. Les inquiétudes des Ivoiriens sont fondés vu le nombre important de blâmes, d’avertissements et de sanctions pécuniaires qui ont frappé les quotidiens nationaux. Les journalistes ivoiriens au fil de la crise se sont taillés une réputation d’oiseaux de mauvaises augures et la question que chacun se pose est la suivante : quelle sera la mission de la presse nationale en cette période de sortie de crise ? A cette question chacun semble avoir une petite idée. « S’ils reviennent pour nous intoxiquer de nouveau, pour prêcher la haine et la division ça ne vaut pas la peine de produire. Les journalistes doivent s’engager en toute objectivité et en toute impartialité à soutenir le processus de sortie de crise » souligne K. Franc étudiant. « Je ne suis pas contre la liberté de la presse mais j’ai peur car nos journalistes à un moment de la crise avaient des titres et des écrits qui étaient de véritables appels au génocide et à la division : s’ils peuvent changer cela sera un plus pour le mouvement de réconciliation ».

Le retour des journaux dans les kiosques s’accompagne aussi de la reprise du service au CNP, le Conseil National de la Presse toujours dirigé par le sieur Eugène Dié Kakou. Il va falloir être vigilent et surveiller les écrits comme du lait sur le feu : le moindre mot de travers peut jeter encore de l’huile sur le feu. Au-delà des choix politiques, des prêches quotidiens pour les partis politiques, la presse doit donc jouer sa partition pour contribuer à la réunification du pays. Conscience professionnelle et respect des codes de déontologie du métier de journalisme, voici ce que le peuple de Côte d’Ivoire attend des animateurs de la presse nationale.

Suy Kahofi

Lire la suite
« »
  • 1
  • …
  • 70
  • 71
  • 72
  • 73
  • 74
  • 75
  • 76
  • …
  • 92
Restez au parfum de l'actualité Ivoirienne!

Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

Populaires

L’enrôlement biométrique des étudiants Ivoiriens est lancé
12 juin 2012
Côte d’Ivoire : Compendium des compétences féminines Ivoiriennes
5 octobre 2011
ARRET SUR IMAGE !
27 novembre 2010
Monsieur Compaoré, voici des tuyaux pour réussir votre exil
3 novembre 2014
Un anniversaire passé sous silence
8 décembre 2010
La côte d'ivoire au jour le jour! © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
1123