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La côte d'ivoire au jour le jour!
13. févr.
2012
Nouvelles du pays
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CAN 2012 : entre colère et incompréhension

 

Comme Assamoua Gyan les penaltys semblent porter la malchance à Drogba

La tristesse pouvait se lire sur de nombreux visages ce 12 février. Les Ivoiriens par grappes de supporteurs déçus ont quitté les maquis, boite de nuit et bars marqué par la colère et surtout une incompréhension face à la défaite d’une équipe de football qui en dix ans n’a pas pu remporter une seule édition de la CAN. La bière qui devait couler à flot est resté des les frigos et malgré ce lundi férié voulu par les autorités Ivoiriennes personne ne semble digérer cette défaite. La victoire était pourtant à portée de main des Ivoiriens qui ont peiné face à une modeste mais solide équipe de Zambie qui s’est battu sans complexe. « Il ne faut pas bruler ces jeunes : ils ont développé un beau jeu mais c’est une finale et aux tirs au but il n’y a pas de favori » affirme Mr Yao Mathias avant de conclure que rien ne sert de blâmer les éléphants qui ont bien joué. « La pression était énorme et vous avez vu vous-mêmes des jeunes gens qui étaient crispés à mourir. Tout le stade était pour la Zambie comme si l’Afrique entière s’était ligué contre nous ! Dieu a voulu que se soit la Zambie que son choix divin soit respecté » affirme Rémi. Pour Kassoum le sentiment de colère est plus fort ! « Comment un grand joueur comme Didier Drogba peut rater un pénalty aussi facilement ? Même un enfant mettait cette balle au fond du filet ! Ils sont tous simplement nuls et méchants. Faire ça à 22 millions d’âmes mobilisées dans toutes les villes, villages et campements du pays : ils n’ont pas eu pitiés de nous » s’indigne le jeune homme. Kassoum parle de 22 millions d’Ivoiriens mobilisés mais au fond est-ce que les Ivoiriens étaient vraiment unis autour de leur équipe pour faire le 13ème homme ?

Une défaite qui vire par endroit à la bagarre politique !

A peine le match achevé que dans un maquis de la Riviera II un homme en sang était porté par ses amis. Son seul délit est d’avoir osé dire que le Président Ouattara a porté la ‘’poisse’’ aux éléphants footballeurs. Loin de s’arrêter là il martèle que si la coupe revenait en Côte d’Ivoire les militants du RHDP auraient vite fait de dire que Laurent Gbagbo avait une mauvaise influence sur les Ivoiriens et qu’il leur portait la ‘’poisse’’ ! « C’est bien qu’on ait perdu » avait-il lancé. Un autre supporter tout aussi déçu n’a pas digéré la remarque. Résultat un jet de bouteille suivi d’un violent corps à corps qui se solde par une arcade sourcilière ouverte et un homme en syncope ranimé par les tenancières du maquis. « Comment quelqu’un qui prétend être Ivoirien peut résumer la gloire de tout un pays à l’image du seul chef d’Etat ? » s’interroge Patrice un supporteur qui ‘’admirait’’ le spectacle une bouteille de bière en main. Comme ce jeune homme nombreux sont les Ivoiriens qui dans le secret ne voulaient pas voir la coupe sur les bords de la lagune Ebrié par simple haine pour Alassane Ouattara. « Dieu nous a servit à la hauteur de notre appétit. Les Ivoiriens partaient diviser et les Zambiens unis pour rendre hommage aux joueurs de leur équipe de football morts il y a quelques années sur cette même terre gabonaise » soutien Patrice. Si la coupe devait unir les Ivoiriens, la défaite les a encore plus divisé !

Faut-il remanier l’équipe ?

Comme le dit un célèbre proverbe malinké : l’épreuve est un championnat, quand vous ne pouvez pas supporter il est préférable de jeter l’éponge ! Avec cette nouvelle défaite et ce fiasco cuisant des supporteurs estiment qu’il est temps pour la génération Drogba de céder la place à une nouvelle génération de joueurs et les arguments ne manquent pas. « Il faut qu’ils partent on ne peut plus continuer de souffrir comme ça » martèle une mère de famille en larme. Celle qui vient de mettre le feu à son tee-shirt orange estime que cette génération « d’éléphants n’est pas faite pour la victoire » et que pour l’honneur du pays et l’orgueil des joueurs eux-mêmes la porte de sortie est tout indiquée ! NON soutien avec force Charles Olivier la Côte d’Ivoire ne va pas passer toute son histoire à remanier les équipes et changer d’entraineurs. « Si après Sénégal 92 les patrons du football Ivoirien avaient fait confiance à Yéo Martial et au collectif qu’on avait la Côte d’Ivoire aurait peut-être remporté un autre trophée » affirme Charles Olivier qui estime que la Côte d’Ivoire peut garder le même effectif si elle veut aller loin !

SUY Kahofi

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09. févr.
2012
Région
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Lancement de la semaine de l’agriculture durable, initiée par l’ONG OPESEA-VIE a Divo

 

L’agriculture doit s’inscrire dans une logique de développement durable

L’Organisation pour la Prévention de l’Environnement, la Santé, l’Education et l’Agriculture-VIE (OPESEA-VIE) a procédé au lancement officielle de la Semaine de l’agriculture durable,  placée sur le thème ‘’l’agriculture durable, moyen efficace de lutte contre la pauvreté et le chômage’’. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a pris part ce mercredi 08 février 2012 à la présentation de ce projet. La cérémonie a été présidée par le Sous-préfet Central de Divo, Mathieu Lago Digbeu, en présence du représentant du maire, des responsables administratifs, de la chefferie traditionnelle, des opérateurs de la filière agricole et d’un assez nombreux public. Le représentant du maire, Jean Tekpo Lida a souhaité la bienvenue aux participants et souligné que le thème méritait d’être suivi avec la plus grande attention parce que le domaine de l’agriculture est le plus grand pourvoyeur d’emplois sûrs à la jeunesse. Il a exhorté les acteurs de la filière agricole à s’approprier le concept et à en faire un cheval de bataille, à travers une agriculture saine, débarrassée du travail des enfants. « Cultivez la paix pour que notre pays sorte définitivement de la crise », a-t-il lancé.

Dans son allocution, le Sous-préfet Central, Mathieu Lago Digbeu, a rassuré les organisateurs, sur la disponibilité du gouvernement à les accompagner dans leur quête du bien-être des populations du Lôh Djiboua et de la Côte d’Ivoire. « L’agriculture durable utilise des pratiques limitant l’érosion et la dégradation des sols, réduit l’usage d’intrants pour protéger les ressources en eau. Elle ne porte pas atteinte à l’intégrité des personnes et des êtres vivants », s’est-il réjoui. Faisant un clin d’œil aux changements climatiques, il a suggéré d’adapter l’agriculture aux aléas climatiques et de produire en fonction du temps. « Aujourd’hui, avec une population galopante, les terres cultivables sont devenues rares, rendant la cohabitation de plus en plus difficile entre les différentes communautés. Il nous faut donc adopter les comportements nouveaux, en faisant siennes les valeurs de l’agriculture durable, si nous voulons préserver notre avenir et garantir celui des générations futures », a-t-il estimé. Le Représentant de l’ONUCI, Idrissa Koné a, quant à lui, justifié la présence de la mission à cette cérémonie comme s’inscrivant dans le cadre des initiatives de la mission, qui visent à accompagner les autorités et toutes les populations ivoiriennes, dans leurs efforts pour une sortie de crise effective. Il s’agit selon lui  de se conformer au triptyque sécurité-renforcement de la cohésion sociale-développement, qui constitue une priorité pour l’ONUCI et la communauté internationale.

Rappelant à l’assistance que chaque fille et fils de la Côte d’Ivoire avait un rôle à jouer dans ce processus, M. Koné a réitéré la disponibilité de l’ONUCI à poursuivre son appui aux autorités et au peuple ivoirien pour une sortie de crise effective et pour la réussite de ce processus de la reconstruction de la paix et de la relance du développement. Les responsables de la Direction départementale de l’agriculture, de la Direction Régionale de la promotion de la Jeunesse et du Service civique, du Conseil général, sont intervenus pour apporter leur caution et soutien à cette initiative. Enfin, le Commissaire Général, Vazoumana Koné a pour sa part, présenté le contenu, les objectifs et les résultats attendus à l’occasion de cette semaine, avant de se prêter aux questions des opérateurs de la filière agricole et des populations. Un point de presse a mis fin au lancement de cette semaine de l’agriculture durable à Divo.

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08. févr.
2012
SOS
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Déclaration de l’OFACI à l’occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines

 

Les mutilations génitales menacent la vie de nombreuses femmes à travers le monde

Le 11 juillet 2003, à l’occasion du sommet de Maputo en Mozambique, 53 Etats de l’union africaine montrent leur volonté de faire face aux différentes discriminations basées sur le genre, par la prise en compte dans leur modèle de gouvernance des droits de la femme. Cette volonté manifeste s’est traduite par l’adoption du  Protocole à la Charte africaine des Droits Humains et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, mieux connu sous l’appellation de Protocole de Maputo. Depuis cette date, de nombreux efforts ont été fait dans ce sens, cependant  beaucoup reste à faire au vu  malheureusement  de la persistance de telles pratiques notamment en Afrique,  en Asie et en Europe en raison du flux migratoire.  Cette année, le thème retenu par la communauté internationale « Tolérance zéro Excision ou Mutilations Génitales Féminines » confirme de fait le combat que l’on se doit de mener pour l’éradication définitive  de ce fléau.

Cette  éradication est d’autant plus urgente  que selon les Nations Unies, les mutilations génitales et plus précisément l’excision touchent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde et environ 3 millions courent ce risque chaque année. En Côte d’ivoire près de 36 %  des femmes sont excisées selon le ministère de la famille, de la femme et de l’enfant. Au vu des conséquences négatives enregistrées sur tous le territoire ivoirien, la prise de conscience de l’importance de ce fléau, contribuera le plus tôt possible au respect de la loi 98/757 du 23 décembre 1998, interdisant la pratique de l’excision en Côte d’Ivoire. En effet, il faut noter que :

  • Les Mutilations génitales féminines violent les droits des femmes

La pratique des   mutilations génitales féminines est une violation des droits des femmes car elle contribue à la position inégale des femmes dans la société et à la discrimination dont elles font l’objet. Ces mutilations visent dans leur finalité à exercer un   contrôle sur  la sexualité des femmes d’une part  et d’autre part à renforcer les stéréotypes qui dénigrent la position des femmes dans la société.

  • Les Mutilations génitales féminines  constituent une torture et un    traitement cruel, inhumain et dégradant

Les mutilations génitales, outre qu’elles constituent une atteinte aux droits fondamentaux des femmes et un obstacle à l’exercice de leurs libertés, empêchent les femmes de se réaliser et de participer pleinement à la vie de la société, en raison de leurs conséquences douloureuses à court et long terme sur la santé.

  • Les  Mutilations génitales féminines  violent le droit à la santé

Les femmes et les filles ayant subi des mutilations  sont exposées à des conséquences à court et long terme sur leur  santé physique, psychologique, sexuelle et reproductive. Or les femmes comme toutes personnes ont le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental susceptible d’être atteint, de même que du droit  d’exercer le contrôle sur leur santé et leur corps. Les conséquences sur la santé sont d’autant plus importantes qu’elles concernent les capacités de reproduction.

  • Les   Mutilations génitales féminines  violent les droits de l’enfant et plus précisément ceux de la petite fille

Les mutilations génitales constituent  en effet une atteinte à l’épanouissement physique, psychologique et même sociale de la femme et de la petite fille. En effet toute violence physique à l’égard des femmes influe sur la santé et le  bien-être. Le  coût humain de telles pratiques, s’élève à des milliers de morts chaque année dont plus de la moitié sont des petites filles.

Au vu de ce qui précède, L’OFACI en tant qu’organisation qui milite en faveur des droits de la femme propose  pour une  prohibition définitive de toutes les formes de mutilations génitales, que celles-ci soient envisagées en tant que  véritable problème de santé publique. De cette manière elles passeront comme priorité dans les programmes de santé publique au même titre que la lutte contre le VIH / SIDA et le paludisme. Aussi, l’OFACI recommande t-elle :

En amont :

  • La multiplication  des campagnes de sensibilisations dans les régions et zones réputées à risque,
  • La sensibilisation des acteurs religieux  pour la promotion et l’abandon de la pratique de l’excision,
  • La reconversion assistée des matronnes en vue de leur offrir  d’autres formes de revenus,
  • La protection des victimes potentielles et leur sensibilisation sur les risques encourus.

En aval :

  • L’encouragement à la dénonciation anonyme des coupables,
  • Le renforcement   des sanctions sur les coupables par l’adoption de lois plus coercitives,
  • Le soutien  médical,  psychologique et financier des victimes de mutilation génitale.

Fait à Abidjan le 07 février 2012

La Présidente Nationale SANGARE Namizata

 

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08. févr.
2012
Nouvelles du pays
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Affaire SATAREME Greensol : Anne Ouloto peine à convaincre les Ivoiriens

 

SATAREME Greensol aura la charge de gérer les ordures d'Abidjan

Laurent Gbagbo a eu ses barrons pilleurs du café-cacao et, comme dirait l’homme de la rue, Alassane Ouattara a ses corrompus notoires qui assurent les passassions de marchés au gré à gré malgré la prétendue existence des appels d’offre. L’affaire SATAREM Greensol du nom de l’entreprise qui vient d’être choisi pour la gestion des ordures à Abidjan est à l’origine d’un nouveau scandale au sommet de l’Etat. Les entreprises concurrentes au groupe et de nombreux Ivoiriens estiment que le gouvernement a donné dans le faux pour choisir l’entreprise et chacun y va de son analyse. Le premier argument qui milite en défaveur du groupe est celui de la force de l’entreprise. Après enquête et selon plusieurs sources concordantes, il s’avère SATAREME Greensol est une entreprise en pleine difficulté en France. Certains vont jusqu’à dire que le groupe n’est plus solvable et que plusieurs partenaires ont lâché « une entreprise incapable de respecter ses engagements ». Si ces informations sont fondées on se demande comment celle-ci a pu remporter l’appel d’offre du Ministère de la salubrité public ? « Même dans un pays rempli d’illettrés personne n’aurait pu accorder un marché à une entreprise en difficulté » s’indigne un journaliste proche de l’opposition. Madame Anne Ouloto la ministre de la salubrité urbaine n’est pas de cet avis car pour elle SATAREME Greensol peut avoir des problèmes en France et être compétitive sur le marché Ivoirien ! « La France n’est pas la Côte d’Ivoire : la Côte d’Ivoire c’est la Côte d’Ivoire. Je suis désolé ! Je ne peux pas utiliser la rumeur comme un élément d’information crédible » martèle celle que les Ivoiriens appellent maman bulldozer avant de souligner que le personnel du Ministère de la salubrité urbaine y compris elle-même est victime de harcèlement ! Difficile de croire que quelqu’un qui se balade avec une garde rapproché puisse être victime de harcèlement.

Si l’affaire fait couler beaucoup d’encre et de salive c’est surtout parce que SATAREME Greensol, une entreprise radiée de France, a un statut assez particulier aux yeux du gouvernement Ivoirien. Bien qu’elle ait des problèmes elle demeure crédible pour la Côte d’Ivoire surtout pour les abidjanais qui n’ont pas besoin d’être au parfum des ennuis de SATAREME Greensol mais plutôt de savoir si l’entreprise peut libérer la Cité des tas d’ordures. Pour de nombreuses entreprises engagées dans cet appel d’offre le deuxième argument qui a milité en faveur du choix de SATAREME Greensol est le nom de son PCA. Salif Bitogo ! Bon un Salif il y a des milliers en Côte d’Ivoire mais lorsque le nom de famille est Bitogo ça peut changer et ça change surtout quand on est le frère ainé du Ministre de l’Intégration africaine ! « Ils ont fait semblant d’ouvrir le marché en multipliant les appels d’offre mais tout ça c’est du mensonge ! Ce gouvernement ne joue pas franc jeu : il est pire que le précédent. Les anciens eux au moins le faisait au vu et au su de tout le monde mais ceux là sous la cape de la transparence se cache tout un arsenal de fraude » affirme un chef d’entreprise. Ce dernier nous dira qu’il évite depuis un certain temps de constituer des dossiers pour les appels d’offre tellement la fraude et la corruption gangrène le milieu des marchés publics. « Regardez la construction des routes : on ne sait pas d’où sortent ces entreprises à qui le gouvernement fait confiance. Des boites appartenant à leurs frères, amis, cousins et autres connaissances…c’est ça la transparence ? Des sociétés qui n’ont même pas un siège social ? » s’indigne un homme d’affaire. Pour la Ministre Anne Ouloto SATAREME Greensol mérite le marché et le fait que son PCA s’appelle Salif Bitogo n’a eu aucun effet sur la décision de la Direction des Marchés Publics. « Cet argument ne tient pas la route » chantent en cœur les entreprises écartées ! Messieurs ne soyez pas mauvais perdants car si ce Salif avait pour nom de famille Diby, Ouattara, Koffi, Gbagbo…aurez vous eu la même réaction ? Certainement que non. Il n’y pas de délit d’initié et je vous prie de laisser Maman Bulldozer faire son boulot. Au fait Madame le Ministre il va falloir des arguments plus solides que ceux vous avez avancés pour convaincre : c’est étrange les Ivoiriens ont l’oreille dure mais depuis dix ans ils ont l’art de deviner ce qu’il ne va pas au sommet de l’Etat. Lucien Tapé Doh et les barrons de la refondation pourront aisément vous renseigner : l’odeur du bon cacao Ivoirien les a trahit !

SUY Kahofi

 

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06. févr.
2012
Nouvelles du pays
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Côte d’Ivoire : L’armée menace de marcher sur un camp de miliciens

 

Jeunes miliciens lors du DDR

Depuis deux semaines environ une information selon laquelle un camp de miliciens serait opérationnel dans les environs de la localité de Lopou circule en Côte d’Ivoire. Lopou est situé dans le département de Dabou au sud du pays. Prenant très au sérieux cette menace les autorités Ivoiriennes et l’armée ne veulent en aucun cas laisser les locataires de ce présumé camp atteindre leurs objectifs. Le Ministère de la défense et l’Etat major Ivoirien pour endiguer la criminalité et la belligérance ont mené une mission dans les localités de Sikensi, N’douci et Tiassalé. Il faut dire que dans ces localités citées la criminalité sévit sur toutes ces formes : viol, braquages, vol à main armée, attaque de domicile sont quasi quotidien.

Le gouvernement soucieux de rassurer les Ivoiriens et de faire de leur sécurité une priorité a annoncé par la voix de Paul Koffi Koffi le ministre délégué à la défense la fin du désordre. « Nous allons dans une semaine appliquer la rigueur de la loi ! On ne peut pas tolérer sur le territoire l’existence de camp d’entrainement de miliciens et de gens qui ne sont pas autorisés à porter des armes. Les populations doivent être conscientes des risques liés à ce type d’entreprise mais surtout des dangers d’entretenir et de laisser faire des miliciens ». Au cours de cette tournée de terrain le ton qui était apaisé aux premières heures est passé très vite à une mise en garde. L’armée Ivoirienne première à être réellement inquiétée par l’existence de ce camp de miliciens se veut clair : elle va frapper fort et nettoyer la forêt ! « Nous avons décidé de déployer nos unités en nomadisation : il y aura des unités militaires sur la zone. Celles-ci seront en train de s’entrainer et suivre même des formations. Les soldats sur la zone pourront intervenir systématiquement puisse qu’il existe un camp de miliciens dans l’une des forêts » a souligné Soumaïla Bakayoko le Chef d’Etat Major Général des FRCI. A propos de ce camp de miliciens Soumaïla Bakayoko annonce déjà une incursion dans la forêt « pour savoir qui l’occupe réellement ».

Paul Koffi Koffi le ministre délégué à la défense et Soumaïla Bakayoko le Chef d’Etat Major Général des FRCI au nom du gouvernement ont demandé aux chefs de famille, aux leaders religieux et communautaires d’interpeler les jeunes de leurs localités afin qu’ils se détournent de cette entreprise peu recommandable. Il faut dire que l’Etat Major Ivoirien et le Commandement de la Gendarmerie Nationale qui annonce des renforts importants donne une semaine aux miliciens pour sortir de la forêt !

SUY Kahofi

 

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04. févr.
2012
Société
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L’ONUCI forme des hommes en armes et se prépare à la certification

 

Eléments de la Gendarmerie Ivoirienne

La police des Nations Unies (UNPOL) a procédé,  vendredi 3 février 2012, à la remise d’attestations à 20 officiers et sous officiers du Groupe d’intervention de la Gendarmerie et à 18 agents de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) de la police qui ont suivi des formations assurées par l’UNPOL. Avant de remettre les attestations aux 20 gendarmes au camp de la gendarmerie d’Agban, le Général Constant Prosper Sossou, contrôleur général de police et membre de l’UNPOL, a salué la disponibilité des formateurs. « Vous aviez su en peu de temps renforcer la capacité d’intervention de ce corps d’élite que constitue le groupe d’intervention de la gendarmerie »,  a dit le Gal. Sossou, qui présidait la cérémonie. Il a expliqué que la formation se situait dans la cadre du mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui consiste à accompagner les populations ivoiriennes à sortir définitivement de la crise.

Il a demandé aux gendarmes formés d’être des relais capables de restituer la formation reçue. « Vous êtes un corps d’élite. Vous aviez été formés dans les meilleures écoles. Cette formation vous permet de vous rappeler ce que vous saviez déjà. Pour ce qui est de l’ONUCI, nous nous tiendrons toujours à vos côtés pour vous aider à être de bons relais de cette formation », a-t-il indiqué. A l’Ecole Nationale de police, où les attestations ont été décernées aux 18 policiers, le Gal. Sossou a souligné la difficulté de la tâche de la police. « Vous avez le devoir de protéger, à la fois les institutions de la République et les populations. Dans l’accomplissement de cette tache, il peut arriver qu’il y ait des dérapages. Cette formation vous permet d’éviter ces dérapages », a-t-il dit aux agents. Pour le commissaire Caire N’Guessan, porte-parole des stagiaires, cette formation était nécessaire parce qu’elle vient après les événements douloureux qu’a connus la Cote d’Ivoire. « Elle permet de mieux orienter le policier dans son rôle de gardien de l’ordre dans la cite » a-t-il indiqué. Débutées le lundi 30 janvier dernier, les formations avaient pour objectif d’accroître les connaissances techniques et les capacités d’intervention, selon les normes internationales,  de la police et de la gendarmerie.

Au-delà de cette formation l’ONUCI reste active dans sa mission de maintien de la paix et d’appui au retour des Institutions qui régulent la vie politique du pays. L’ONUCI conformément à son mandat va certifier partiellement, la semaine prochaine, les élections législatives sur les décisions arrêtées par le Conseil Constitutionnelle (CC) et la Commission Electorale Indépendante (CEI). Cette annonce a été faite vendredi 3 février 2012 par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, à l’issue d’une réunion tripartite avec les Présidents du CC, Francis Wodié et de la CEI, Youssouf Bakayoko. Selon M. Koenders, cette rencontre a permis d’évoquer tous les éléments relatifs aux élections législatives et qui restent à régler. Le chef de l’ONUCI a précisé que cette certification partielle se ferait dans le souci de faire avancer le processus. « On pourra ainsi avancer avec les autres choses. Il y a une avancée et cela est positif », a-t-il souligné.

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02. févr.
2012
Nouvelles du pays
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Un patron de presse interpelé par la DST Ivoirienne puis relâché

 

La Une incriminée du quotidien Le Patriote

Le Directeur de Publication d’un quotidien pro-ouattara en détention, l’annonce a surpris plus d’un ivoirien mais cette interpellation selon les autorités judiciaires est fondée. Comme le scandale de la filière café-cacao qui a conduit le journaliste Théophile Kouamouo et deux de ses collaborateurs en prison suite à une fuite de document du bureau du procureur, c’est encore une divulgation par voie de presse d’un document officiel qui est au cœur de cette énième arrestation d’un patron de presse. Charles Sanga, Directeur de Publication du quotidien Le Patriote a été arrêté à Abidjan, dans la soirée du 31 janvier 2012 par la Direction de la surveillance du territoire (DST) pour avoir rendu public la décision finale du Conseil Constitutionnel sur les résultats des législatives avant la conférence de presse officielle de l’institution.

L’article au cœur de l’interpellation est signé d’un collaborateur de Sanga, Jean-Claude Coulibaly et celui-ci, le 31 janvier au matin annonçait en exclusivité l’invalidation de 11 sièges au parlement. La DST, reprochent donc au journal Le Patriote la « publication d’informations confidentielles » et exigent que le quotidien révèle ses sources, ce que le Directeur de Publication Charles Sanga refuse conformément à la loi sur la presse de 2004. Pour reporter Sans Frontière « Si Le Patriote a enfreint la loi en publiant des informations avant l’autorité habilitée à le faire, le journal peut être sanctionné, mais certainement pas par une privation de liberté de son responsable ni de l’auteur de l’article. En outre, le fait que la DST veuille contraindre le directeur du quotidien Le Patriote à révéler ses sources viole un principe élémentaire de la liberté de la presse », a tenu à souligner l’organisation de défense des droits des journalistes.

Le Président Alassane à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an à la presse avait pris l’engagement solennel de garanti la liberté de la presse mais trois semaines après cette profession de foi un journaliste se retrouve en détention. La liberté promise est-elle une liberté dans les fers et derrière les barreaux ? Difficile de répondre à cette question comme il est de plus en plus difficile d’être journaliste et d’exercer librement son métier en Côte d’Ivoire.

SUY Kahofi

 

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01. févr.
2012
Région
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La méningite sévit dans le nord et le centre de la Côte d’Ivoire

 

Campagne de vaccination (archive)

Les zones nord et centre de la Côte d’Ivoire sont des zones à forte épidémicité de la méningite. Chaque année le gouvernement avec l’appui de l’OMS diligente des équipes de vaccination dans ces zones pour prévenir tout cas d’infection. Si le mal persiste c’est surtout parce que le nord et le centre du pays demeure plongé dans un climat sec avec de faible précipitation, une période d’harmattan prolongé avec une forte concentration de particule poussiéreuse dans l’aire. Ce terreau fertile pour la maladie occasionne des bouffées épidémiques annuelles à l’image de celle qui frappent déjà le pays.

La situation inquiète de plus en plus les autorités sanitaires car la maladie à déjà fait 11 morts sur les 36 cas déclarés. Le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida, le Pr Antoine Amonkou a souligné que quatre districts sanitaires sont touchés par l’épidémie. Il s’agit de Bouaké nord-est, Kani, Kouto et Tingréla. Selon lui, l’analyse des données montre que deux germes circulent en ce moment dans le nord et le centre du pays : le pneumocoque et le méningocoque W135. Une riposte sanitaire est en cours et elle est marquée par la présence au nord et au centre du pays d’une mission d’appui épidémiologique et bactériologique pour renforcer les dispositions locales de prise en charge et de surveillance épidémiologique. Une campagne de vaccination à grande échelle est en cours de préparation en attendant les autorités sanitaires demandent aux populations de jouer la carte de la prévention et de l’application stricte des règles d’hygiène.

Pour Docteur Konan Ahou directrice départemental de la santé de Bouaké ses mesures consistent notamment à se rendre rapidement dans un centre de santé devant toute fièvre avec raideur de la nuque chez l’adulte et l’apparition brutale d’une fièvre avec raideur de la nuque ou non chez les enfants. La fontanelle bombée du nouveau né avec une fièvre doit alerter la mère et en cas de décès suite à la méningite le corps du malade ne doit pas être manipulé.

SUY Kahofi

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30. janv.
2012
AFRIQUE
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La diaspora sénégalaise en Côte d’Ivoire ‘’fiers du vieux’’ WADE !

 

Maître Abdoulaye Wade, président du Sénégal

Si l’élection présidentielle sénégalaise se tenait ce dimanche 29 janvier, il est clair que malgré les critiques de l’opposition Maître Abdoulaye Wade aurait été plébiscité par la diaspora sénégalaise à Abidjan. Ma tournée dominicale dans les quartiers d’Abidjan m’a permis de constater que nombreux sont les sénégalais vivant en Côte d’Ivoire qui ‘’sont fiers’’ de la politique du Sopi.

Ici on présente le vieux comme l’homme providentiel pour le Sénégal, le baptiseur d’un pays qui chaque jour bascule un peu plus vers la modernité. « C’est vrai que Wade c’est un vieux gars mais il a trop fait pour le Sénégal ! Ce qu’il a fait même les Senghor, les Diouf n’ont pas pu faire la moitié. Tout le tohu-bohu autour de sa candidature n’est que pure jalousie et ceux qui racontent que Wade veut instaurer une monarchie en cédant le fauteuil à son fils Karim sont tous des incapables ! Je vous jure que si on leur confie le Sénégal ils ne pourront même pas faire sortir une seule brique de terre » soutien avec force Birahim A. Vieux mais très efficace, voici l’image que la majorité des sénégalais que j’ai croisé à Adjamé, Treichville, Abobo et Yopougon ont de leur Président. A l’image de Birahim, Sek T. soutien l’action de Wade mais préfère jouer la carte de l’unité nationale. « Maître Abdoulaye Wade est un sénégalais comme les autres. Même moi le simple bijoutier j’ai le droit d’être candidat alors je pense qu’il faut laisser chaque sénégalais participer au débat politique ». Kane H. en fervent défenseur du PDS ne botte pas en touche pour soutenir son candidat et se lancer dans une interprétation de la constitution sénégalaise. « Wade mérite son deuxième mandat car c’est seulement au cours du premier qu’il a fait changer cette constitution. Son premier mandat n’est donc pas touché par les nouvelles dispositions de la constitution. Qu’on le laisse finir les grands chantiers qu’il a commencé car je ne vois personne finir tout ce qu’il a commencé ».

Attention au syndrome Ivoirien

Sur le continent africain à chaque fois qu’une élection suscite des contestations chacun se rappelle automatiquement de la bêtise Ivoirienne qui a conduit à la mort de 3000 personnes. Bien que cet exemple parle de lui-même le Gabon et la République Démocratique du Congo ont connu le ridicule de l’unique fauteuil présidentiel convoité par deux candidats. La diaspora sénégalaise témoin du cas Ivoirien appelle la classe politique et le peuple sénégalais à la retenue non sans prendre le soin de souligner qu’un tel scénario est impossible au Sénégal. « La Côte d’Ivoire et le Sénégal sont deux pays très différents. Les sénégalais sont mûrs et ils ne pousseront jamais la bêtise au point de détruire un héritage construit depuis 1960. Au-delà le Sénégal est un pays fortement marqué par les traditions religieuses et lorsque les guides religieux appellent au calme tout le monde suit le mouvement. Il n’y aura pas de violence j’en suis sûr » affirme le vieux O. Tall. Sek T. reconnait certes que le Sénégal a une forte tradition religieuse mais ne cache pas son inquiétude. « Moi je ne dirais pas que la violence ne peux pas s’emparer du Sénégal. Je suis en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années et ce que les sénégalais disent aujourd’hui c’est ce que les Ivoire disaient il y a quelques années : ‘’nous sommes matures, il n’y aura jamais la guerre….et la suite on la connait ! Je lance un appel à chaque sénégalais et à chaque sénégalaise : la violence on sait quand elle commence mais on ne sait pas quand elle s’achève ! Je demande à chacun de se calmer, de cultiver le respect de l’autre et en cas de problème de privilégier le dialogue. Si nous agissons ainsi nous pourrons sauvegarder la paix in’cha Allah » !

SUY Kahofi

 

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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