• LE BEST OF
  • L'AUTEUR
  • CONTACT
La côte d'ivoire au jour le jour!
10. mai
2011
Côte d'ivoire
9

La HACA en Côte d’Ivoire pour quelle mission ?

 

Ibrahim Sy Savané le nouveau Patron du HACA

A peine Levy Niamkey avait-il posé ses valises au CNCA après sa nomination par le Président Alassane Ouattara qu’il doit se résoudre à quitter son bureau pour une destination encore inconnue. En effet le CNCA (Conseil National de la Communication Audiovisuelle) vient d’être remplacé par une nouvelle structure du nom de Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA). Cette nouvelle structure est dirigée par un journaliste économique bien connu des Ivoiriens : Ibrahim Sy Savané, ancien ministre de la Communication du gouvernement de réconciliation nationale. Le passage du CNCA au HACA est salué par les professionnels des médias mais ces derniers se posent des questions. Quelle sera la mission du HACA ? Le point central de la réflexion à travers cette préoccupation est celui de la libéralisation de l’espace audio-visuelle.

Le développement des médias ne suit pas

La Côte d’Ivoire peut se taguer d’avoir un niveau de développement économique exceptionnel en Afrique de l’ouest francophone. Plusieurs secteurs d’activités sont florissants mais l’univers des médias traine le pas. La Côte d’Ivoire accuse un gros retard en matière de développement des médias notamment la radio et la télévision. Pendant que certains pays limitrophes à la Côte d’Ivoire sont déjà à l’ère des télévisions privés et des transmissions satellite pour les radios, la Côte d’Ivoire est encore au niveau des radios de proximité et le peuple doit se contenter des images d’une seule télévision contrôlée par l’Etat. En Côte d’Ivoire les radios privés et communautaires n’ont pas le droit de toucher à l’information : elle demeure la chasse gardée des autorités. Pour chaque ville Ivoirienne, une seule fréquence radio est autorisée. Le Mali compte un peu plus de 1000 chaînes de radio communautaires et rurales : sa bande FM est saturée par endroit. Le constat est le même au Ghana où l’on parle désormais de consortium de communication : le même groupe possède un journal, une radio et une télévision. Au Burkina Faso les relais sont autorisés au-delà 100 km à vole d’oiseau : en Côte d’Ivoire 60 km au plus ! Pour la télévision le Sénégal a réussit son passage : 2STV vient être un contre poids pour l’information diffusée sur RTS. Les télévisions privées foisonnent aussi au Ghana : Metro TV, Sky TV, TV 3, G TV et la liste avoisinent la dizaine de stations ! Dans tous ces pays cités, le traitement de l’information est libre pour chaque média. Tous ces exemples pour vous dire que la tâche du HACA sera de permettre dans l’immédiat une réelle libéralisation de l’espace audio-visuelle. La relance après crise doit tenir aussi compte des médias.

La libéralisation s’impose

Aujourd’hui certains Ivoiriens se demandent comment des télévisions privées pourront-elles être financées ? La même question s’est posée lors de la création des radios de proximité et des chaînes commerciales. Aujourd’hui ces radios qu’on avait annoncés mort nées tiennent ! Elles sont même plus écoutées que les chaînes gouvernementales. Des passionnés de média, des hommes d’affaires férus de communication et des capitaux existent dans ce pays pour lancer des chaînes privées. La peur du gouvernement c’est que comme les radios, les télévisions privées ne mettent la RTI sous l’éteignoir. La libéralisation s’impose pourtant car elle sera avant tout pourvoyeuse d’emplois. Un nombre important de jeunes journalistes et animateurs télévisions et radios sont formés chaque année. La RTI ne pourra pas absorber tous ces jeunes : que deviennent-ils avec leurs diplômes en mains ? Plusieurs chaînes de télévisions et de radios, c’est quelque part la garantie de trouver un point de chute après sa formation. La libéralisation consacre aussi le véritable esprit de la liberté d’expression et de la liberté pour le citoyen de s’informer par la source qu’il aura lui-même choisi.

Les nouvelles autorités ivoiriennes comprennent elles-mêmes combien de fois il est important pour le citoyen de pouvoir s’exprimer librement. Privés des antennes de la RTI, elles ont été obligées de créer TCI. S’il y avait plusieurs chaînes de télévision en Côte d’Ivoire, il est clair que le message de la haine à un moment donné n’aurait pas eu un écho favorable auprès du peuple. Tâchons d’y réfléchir !

Suy Kahofi

Lire la suite
09. mai
2011
Nouvelles du pays
3

Procédure judiciaire ou procédure d’humiliation ?

 

eburnietoday.mondoblog.org
Si Laurent Gbagbo doit être jugé, ses droits doivent être respectés

Sous le règne du Docteur Alassane Ouattara la loi sera strictement appliquée à tout contrevenant quelque soit la couche sociale ou professionnelle à laquelle il appartient. La justice sera indépendante et le nouveau Président Ivoirien ne cesse de le répéter à chaque discours. Pour donner un sens à ses convictions, il entend laisser la justice régler en toute liberté les crimes liés à la crise post-électorale.

Premier ‘’prévenu’’ : Laurent Gbagbo ! Prévenu entre griffe car officiellement l’ex-chef d’Etat n’a pas encore ce statut. Il est donc dans une prison dorée sous protection de l’ONUCI et des FRCI, mis aux arrêts ou en résidence surveillée sur ordre du Chef de l’Etat. Premier couac ! Dans un pays où la séparation des pouvoirs existe, ce n’est pas au Président d’assigner quelqu’un en résidence surveillée mais au garde des sceaux. Quelque soit la loi (notamment celle de 1964) utilisée pour le cas Gbagbo, le Président de la République n’a aucun pouvoir pour assigner un Ivoirien en résidence surveillée. Deuxième couac ! Le 6 mai, pendant qu’Alassane Ouattara prête serment, Laurent Gbagbo est interrogé sans l’assistance de ses avocats. La loi Ivoirienne stipule que dans le cadre d’un simple interrogatoire le prévenu peut se passer d’un avocat mais la présence d’un avocat s’impose si le prévenu en fait la demande. Où étaient les avocats de Laurent Gbagbo ? Ils ont été priés de quitter le pays pour ‘’visa non conforme’’. Troisième couac les déclarations du Ministre Hamed Bakayoko, le feu follet du régime RHDP (au four et au moulin). Celui qui hier critiquait le zèle de Ouattara Gnozié semble l’avoir remplacé ! « Il y a de nombreux avocats en Côte d’Ivoire, s’il veut prendre un avocat à Paris que cet avocat respect les règles de l’Etat de Côte d’Ivoire » affirmait le Ministre au micro de RFI. Laurent Gbagbo est soumis aux lois Ivoiriennes et il est libre de choisir l’avocat qu’il veut. D’accord que les avocats de Laurent Gbagbo n’ont pas leur visas en règle mais si les avocats ne sont pas présents, il est du devoir du garde des sceaux de reporter son audition. Voici une manière très originale d’appliquer le droit et de garantir la liberté de la justice. Un procès qui commence déjà dans ce genre de condition risque de n’avoir aucune valeur. Laurent Gbagbo n’a pas peur de se retrouver face aux juges ni d’aller en prison (son passé l’atteste), c’est plutôt Alassane Ouattara qui joue toute sa crédibilité dans ce processus judiciaire. Si Laurent Gbagbo doit être jugé, ses droits doivent être respectés car ces nombreux reports, ces mic mac juridiques, ces interprétations intempestives des textes de lois sont de nature à ridiculiser l’ancien Chef d’Etat. Laurent Gbagbo a été défait point besoin de le présenter comme le guignol politique d’Afrique.

Le Président Alassane Ouattara aura le temps de montrer qu’il tient à la justice. Aujourd’hui elle s’applique à la lettre à Laurent Gbagbo, demain lorsqu’elle s’appliquera à quelqu’un de son clan politique ou militaire, le peuple espère la même rigueur. Quand demain un commandant de zone des FRCI sera épinglé pour crime de guerre et crime contre l’humanité, nous espérons de tout cœur que le garde des sceaux affichera son plus joli sourire pour signer son ordre d’extradition vers La Haye.

Suy Kahofi

Lire la suite
07. mai
2011
Non classé
16

Si c’est ça l’ère Ouattara, les choses commencent mal !

 

eburnietoday.mondoblog.org
Ce n’est pas lui mais son entourage qui pose déjà problème

Je n’ai jamais été autant étonné de voir la Présidence Ivoirienne ! Pas étonné de voir le monde qui s’y trouvait à la prestation de serment du Président Alassane Ouattara mais étonné de la manière dont cette institution est malmenée aujourd’hui. Je dis bien malmenée ! Le symbole du pouvoir d’Etat Ivoirien s’est transformé le temps d’une cérémonie en village où la langue officielle est passée du français au dioula ! Le nom inscrit sur la carte d’identité était un sésame et deux mots bambaras bien placés valaient mieux qu’une accréditation en règle. Les copinages de partis politiques et de familles alliées par ici pendant que les invités poireautent au portail devant des nouveaux protocoles galvaudés d’un zèle hors norme. « Voici les nouveaux hommes forts du pays, impolitesse va les tuer » lance discrètement une femme exacerbée par le comportement quasi injurieux d’un excité d’à peine quarante ans face à des symboles de la monarchie coutumière de notre pays. Même les religieux n’ont pas eu droit à un traitement de faveur, eux dont l’accoutrement était un laissez-passer !

Je n’en veux pas à ces nouveaux arrivés, leur vrai problème c’est leur niveau intellectuel ! A les entendre parler français et ‘’pondre’’ un vocabulaire à vous donner des céphalées, on comprend bien pourquoi ils ne parlent que leur patois même devant des diplomates. Et dans ce tohubohu quand les hommes en arme s’en mêlent c’est le comble ! Les pistoléros du frère Soro font parler plus aisément leurs armes que leurs méninges : j’en ai croisé certains qui savent à peine lire les inscriptions sur une carte de presse ! Quand ils ne jouent pas au muet, ils vous disent « allez voir le chef » et le chef vous dira aussi « allez voir le chef ». Si sur cette ligne vous ne croisez pas un Policier ou un Gendarme (eux lettrés et bien formés) qui a repris le service vous allez certainement cogner le prochain mur ! Imaginez-vous si la Présidence offre un spectacle aussi triste, à quoi ressemblent aujourd’hui nos rues, nos quartiers et notre administration. Si c’est ça l’ère Ouattara, les choses commencent mal et un nettoyage s’impose. Il y a tellement de personnes valables et instruites dans ce pays qu’il faut bien à l’avenir éviter de présenter une telle image de notre belle Côte d’Ivoire. Le pays à perdu beaucoup dans cette crise mais pas tous ces cerveaux ! Le clanisme, le tribalisme, le favoritisme ethnique sont des épines déjà visibles du mandat d’Alassane Ouattara. S’il veut que le peuple de Côte d’Ivoire lui fasse confiance, il va falloir très vite changer de méthode. C’est bien ces plaies qui ont occasionnées la chute des régimes qui l’ont précédé qu’il ne l’oublie pas.

Suy Kahofi

Lire la suite
06. mai
2011
Non classé
1

Paul Yao N’dré reconnaît enfin la victoire d’Alassane Ouattara

 

Le Conseil Constitutionnel Ivoirien reconnaît la victoire d'Alassane Ouattara

Coup de théâtre, retour à la normal, enfin la bonne lecture des choses….les commentaires et les analyses sont nombreux depuis la reconnaissance de la victoire d’Alassane Ouattara par le Conseil Constitutionnel toujours présidé par le sieur Paul Yao N’dré. Le Conseil Constitutionnel proclame M. Alassane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire et celui-ci doit prêter serment ce vendredi 6 mai au Palais Présidentiel Abidjan Plateau à 16 heures. Le 3 décembre 2010, Paul Yao N’Dré, proche de Laurent Gbagbo, avait ouvert la plus grave crise de l’histoire de la Côte d’Ivoire en proclamant M. Gbagbo réélu avec 51,45% des suffrages au scrutin du 28 novembre. Le Conseil venait alors d’invalider les résultats de la Commission Electorale, certifiés par l’ONUCI, donnant M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des votes. Voici un extrait de la longue tirade du ‘’considérant que’’.

Paul yao ndre reconnait ado son by kingsuy
On ne le dira jamais assez les grandes puissances du monde ont toujours faits de la liberté de la justice une véritable priorité. Loin de revenir sur le débat de la marge de manœuvre de Paul Yao N’dré au moment où il annonçait la victoire de Laurent Gbagbo, les Ivoiriens se posent des questions sur l’indépendance de la justice en Côte d’Ivoire. Si cette justice était vraiment indépendante, jamais la Côte d’Ivoire n’aurait connu quatre mois de difficultés. Cette responsabilité n’incombe pas seulement à Paul Yao N’dré mais à tous les Présidents qui se sont succédés à la tête de la Côte d’Ivoire. Le jour où les magistrats pourront choisir eux-mêmes les premiers responsables des organes et institutions judiciaires de ce pays, la justice sera libre ! Encore faut-il que les magistrats eux-mêmes montrent qu’ils sont dignes de confiance dans un pays où c’est le plus riche qui a toujours eu raison au tribunal.

Suy Kahofi

Lire la suite
05. mai
2011
Commerce
1

Banques Ivoiriennes : des renvois massifs annoncés

 

eburnietoday.mondoblog.org
Banques Ivoiriennes : l’inquiétude se lit sur les visages

Aux heures chaudes de la crise post-électorale Ivoirienne, un communiqué émanant du Ministère de l’emploi et de la fonction public interdisait tous les travailleurs de collaborer avec le régime illégitime de Laurent Gbagbo. Le communiqué se voulait également très clair pour tous les contrevenants : ceux qui s’entêtaient à prendre le chemin du travail risquaient de perdre leurs emplois. Aujourd’hui avec le retour à la normalité et l’exercice des pleins pouvoirs d’Etat par Alassane Ouattara, la menace de ce communiqué risque de s’appliquer. Le premier secteur visé est celui des banques et des établissements financiers.

Sur la base de plusieurs témoignages anonymes rendu possible par un cadre d’un grosse multinationale, il m’a donné de constater que dans certaine banques plus de 150 à 200 personnes risquent de se retrouver au chômage. Quand bien même officiellement les dirigeants de ces banques avaient ordonnés la fermeture, des agents voilant à peine leur zèle ont livré code et état financier aux ‘’hommes de Gbagbo’’. Il est reproché à toutes ces personnes d’avoir contribué de près ou de loin à la main mise du régime de la refondation sur les ressources des banques. En effet les systèmes de traçabilité selon une indiscrétion d’un agent du Ministère de l’Economie et des Finance ont permis de voir quelles sont les banques qui ont contribué à financer clandestinement le régime de Laurent Gbagbo. Ces fonds en mouvement nous dira l’informateur auraient bien pu servir dans des achats d’armes, le recrutement de mercenaires mais surtout le blanchiment et la mise en circulation sur le marché monétaire Ivoirien de faux billets.

Peut-on réellement sur cette base de collaboration souvent forcée renvoyer des pères et des mères de famille ? Sachant que chaque matin certains arrivaient sous la menace des armes, sont-ils fautifs au point de perdre leur emploi ? « Il ne s’agit pas menace vaine : nous serons renvoyé le moment venu mais de quelle manière et avec quel traitement, c’est la question que je me pose » affirme un caissier. Dans l’application d’une décision aussi grave au niveau de ces conséquences, une enquête interne ne serait-elle pas utile pour situer les responsabilités ? En attendant que cette suggestion soit à l’étude, la sérénité n’habite plus les travailleurs des banques commerciales qui ont été nationalisées par le régime de Laurent Gbagbo y compris la BCEAO. A l’heure de la réconciliation et de la paix, le moment ne serait-il pas venu aussi de pardonner ? Difficile de répondre vu que le business et l’argent ont des règles qui se moquent du social et de la pitié.

Suy Kahofi

Lire la suite
04. mai
2011
Côte d'ivoire
1

Journée Internationale pour la liberté de la presse : le 3 mai en mode sortie de crise

 

eburnietoday.mondoblog.org
La presse ivoirienne doit jouer son rôle dans le processus de sortie de crise

Médias Ivoiriens, nouvelles frontières nouveaux obstacles, c’est autour de ce thème que les journalistes et autres professionnels des médias se sont réunis pour échanger en ce jour du 3 mai qui marque la Journée Internationale pour la liberté de la presse. Le lieu choisi pour la célébration de cet évènement fut le siège du CNP, le Conseil National de la Presse. Dans le contexte de sortie de crise marqué par des craintes dans l’univers de la presse, Eugène Dié Kakou le Président du CNP n’a pas manqué de souligner les difficultés que les journalistes rencontrent au cours de la lecture de la déclaration dite du 03 MAI 2011. Plusieurs d’entre eux vivent encore terrés et ne peuvent malheureusement pas exercer leur métier. Pour donner un nouveau visage à la presse ivoirienne, les organisations professionnelles et les institutions de régulation ont lancé un appel en cinq points :

  1. au journaliste, le collectif demande de faire son introspection (…)
  2. au promoteur de médias, le collectif demande de se résoudre à asseoir un nouvel environnement éditorial et une nouvelle éthique (…)
  3. au public, le collectif demande de faire appel à son esprit de tolérance et de pardon vis-à-vis des médias (…)
  4. au Premier Ministre, chef du gouvernement, le collectif demande de veiller au respect par toutes et par tous de l’appel du chef de l’Etat à la réconciliation (…)
  5. au Président de la République, le collectif demande de veiller au libre exercice du journalisme par toutes les sensibilités éditoriales sur toute l’étendue du territoire national (…)

Le Ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, assurant l’intérim du ministre de la communication, a tenu à inviter la presse à faire son mea culpa et son monitoring en vue de répondre aux exigences de la Côte d’Ivoire nouvelle que veut bâtir le Président Alassane Ouattara. Aux journalistes encore terré et malmenés par la peur il a eu ce message. « J’invite tous ceux qui ont peur à se débarrasser de la peur, j’invite tous ceux qui hésitent à venir au travail. Nous ne venons pas avec un esprit de vengeance et le Président l’a déjà montré ».

A la fin de la cérémonie quelques responsables d’association de journalistes et groupement ont bien voulu nous livrer leurs impressions. Voici celle de Mam Camara de l’UNJCI, Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire. « Les journalistes doivent être responsables dans leurs écrits, être responsable mais surtout la responsabilité pour accompagner le processus de réconciliation et le processus de sortie de crise. Je pense que chacun en utilisant sa plume et son micro de façon responsable pour faire avancer les choses ».

La presse ivoirienne veut jouer son rôle dans le mouvement de sortie de crise et de réconciliation mais elle attend des autorités un soutien sans faille pour mener à bien cette mission.

Suy Kahofi

Lire la suite
03. mai
2011
Côte d'ivoire
4

Côte d’Ivoire : La longue marche vers la sortie de crise (photovidéo)

[dailymotion xiizy3 500 360]

Avez-vous manqué un seul épisode de la crise Ivoirienne ? Ce webdocumentaire sur les quatre mois de crise post-électorale peut vous être utile.

Lire la suite
02. mai
2011
Côte d'ivoire
0

1er Mai : vœux et attentes des travailleurs Ivoiriens

 

eburnietoday.mondoblog.org
Les fonctionnaires veulent une revalorisation des salaires

La journée du 2 mai 2011 est un jour férié, chômé et payé comme l’a voulu le Président de la République. Les travailleurs après quatre mois passés à la maison retrouvent la joie du service et peuvent déjà pour certains récupérer les salaires restés impayés. A l’occasion de la journée du travail, les travailleurs Ivoiriens ont adressé leur vœux à leur collègues et amis mais ils n’ont pas manqué d’interpeller les nouvelles autorités sur la nécessité de revaloriser leurs salaires.

Reportage diffusé en première sur SUD Fm Dakar.

 

 

Fête du travail en Côte d’Ivoire by kingsuy

Lire la suite
30. avril
2011
Nouvelles du pays
1

« Le plus important c’est que les salaires sont là ! »

 

eburnietoday.mondoblog.org
Les banques commerciales sont ouvertes à la grande satisfaction des clients

« Je viens de récupérer juste deux mois de salaire : le mien et celui de madame. Rien n’a été facile et je dois dire que c’est un parcours de combattant. Je viens de Yopougon et je suis arrivé ici à 6 heures ce vendredi matin ». Ce témoignage est la preuve palpable que les salaires sont effectivement virés. 48 heures après la réouverture des banques pour le règlement des salaires et arriérés de salaires, les longues files d’attente sont toujours visibles devant les banques commerciales de la capitale Ivoirienne. SGBCI, BACI, ECOBANK ou encore BIAO, l’ambiance est partout la même ce vendredi 29 avril. Ici les fonctionnaires que nous avons croisés ont tous le visage renfermé et marqué par l’impatience mais surtout la colère. Dans les longues files d’attente c’est la grogne ! « On est là depuis pratiquement 5 h 40 – 6 heures et je suis dans un rang mais vous voyez la queue du rang c’est quelque part derrière là bas ! » affirme Priva un jeune enseignant. « On nous dit d’aller derrière on nous fait sortir, on revient ici on nous dit de faire le rang mais on fait le rang et personne ne veut nous recevoir. On est fatigué ! » déclare une sage-femme.

Au-delà de la fatigue et de la souffrance endurée dans les rangs, certaines banques ont eu du mal à mettre la liquidité à la disposition des clients aux dires de cette fonctionnaire. « Depuis 8 heures je suis là donc j’attend. Il est maintenant 10 h 30 et à l’intérieur de la banque ils nous disent qu’ils ne sont pas prêts. Peut être bien que l’argent n’est pas encore disponible dans les caisses ? Sinon à la télé j’ai appris qu’il y avait de la liquidité. J’espérais au moins toucher quelque chose pour faire mon petit marché et nourrir convenablement ma famille. Je suis là, je suis sous le soleil et j’attend ». Difficile pour un fonctionnaire ivoirien de tenir un mois sans salaire et banque ouverte, le deuxième mois c’est plutôt compliqué ! Alors lorsqu’au bout de l’effort on arrive à obtenir les précieux billets série A de la BCEAO c’est la satisfaction. « J’étais un peu découragé lorsque j’ai vu le rang mais une fois que je suis entré dans la banque et que j’ai fini mon opération j’étais heureux d’avoir mes deux mois de salaire en main. C’est une réalité, le gouvernement ivoirien a tenu promesse et j’invite mes collègues à venir toucher leur salaire » déclare Koffi Kouassi Eric. Pour permettre à un grand nombre d’Ivoirien de toucher leurs salaires certaines banques prévoient payer les salaires tout le week-end c’est dire samedi et dimanche.

Suy Kahofi

Lire la suite
« »
  • 1
  • …
  • 67
  • 68
  • 69
  • 70
  • 71
  • 72
  • 73
  • …
  • 92
Restez au parfum de l'actualité Ivoirienne!

Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

Populaires

L’enrôlement biométrique des étudiants Ivoiriens est lancé
12 juin 2012
Côte d’Ivoire : Compendium des compétences féminines Ivoiriennes
5 octobre 2011
ARRET SUR IMAGE !
27 novembre 2010
Monsieur Compaoré, voici des tuyaux pour réussir votre exil
3 novembre 2014
Un anniversaire passé sous silence
8 décembre 2010
La côte d'ivoire au jour le jour! © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
1227