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La côte d'ivoire au jour le jour!
29. avril
2011
Nouvelles du pays
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Fraternité Matin a un nouveau Patron

 

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Venance Konan le nouveau Directeur Général de Fraternité Matin.

Les choses bougent en Côte d’Ivoire et le milieu de la presse n’échappe pas à cette réalité. Premier bouleversement et non des moindres, le quotidien gouvernemental Fraternité Matin a un nouveau patron son nom : Venance Konan, un ancien journaliste de la maison verte. La décision est tombée à la suite d’une réunion du Conseil d’Administration de l’entreprise de presse le 26 avril. L’ancien Directeur Général de Fraternité Matin Jean-Baptiste Akrou sans avoir donné le nom de son remplaçant a annoncé son départ à la tête de ce média d’Etat. « Depuis le mardi 26 je ne suis plus le DG : j’ai été révoqué », a-t-il expliqué à l’équipe du GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire) qui s’est rendue dans cette entreprise dans le cadre de ses visites aux structures de presse sinistrées. Venance Konan depuis Paris où il est encore à ce jour a souligné qu’il entend positionner le quotidien d’Etat qu’il connait bien dans le moule de la réconciliation nationale.

Qui est Venance Konan ? (Sa biographie)

Né le 12 Décembre 1958 à Bocanda, KONAN Kouassi Venance marié et père de deux enfants est l’un des journalistes les plus célèbres de Côte d’Ivoire. Après un Baccalauréat au lycée de Daoukro, il obtient une maîtrise de droit public, université d’Abidjan mais c’est en France qu’il ira poursuivre ses études. Il est titulaire d’un Doctorat en droit de l’université de Nice, France et d’un DEA de droit international, université de Nice. Correspondant permanent d’Afrique Magazine (A.M.) depuis le 1er janvier 2007, il jouit d’une solide expérience. Il fait son entrée à Ivoir’ Soir en 1987 et deux ans plus tard il devient Chef de service. En 1994 il devient Rédacteur en chef d’Ivoir’ Soir. De Janvier 1999 à octobre 2002 il est Chef du service communication de l’Assemblée puis de novembre 2002 à décembre 2006 il est Rédacteur en chef central chargé des  Grands Reportages et chroniqueur à Fraternité Matin.

La plume de Venance Konan n’est pas seulement faite pour informer au quotidien. Elle se range aussi dans les bibliothèques sous des titres différents. En décembre 2003 il est l’auteur d’un roman édité par les Nouvelles Editions Ivoiriennes et Fraternité Matin, intitulé ‘’Les prisonniers de la haine’’, d’un recueil de nouvelles intitulé ‘’Robert et les Catapila’’ édité en avril 2005 par les Nouvelles Editions Ivoiriennes. Il signe un recueil de chroniques intitulé ‘’Nègreries’’ édité en juin 2007 par Frat-Mat Editions. Suivent un roman intitulé ‘’les Catapila ces ingrats’’ édité par les éditions Jean Picollec en France, un livre collectif intitulé ‘’Dans la tête de Sarkozy’’ aux éditions du Seuil en France et d’un livre collectif intitulé ‘’Ngo ndi ou palabres, pamphlets à deux mains’’ aux éditions du Réveil en Côte d’Ivoire. A participé en 2005 à l’élaboration et à la rédaction des ‘’Scénarios pour la Côte d’Ivoire’’ réalisé avec la collaboration de l’ambassade suisse en Côte d’Ivoire et le Programme des Nations Unies pour le Développement.

C’est donc un homme d’expérience qui s’installe dans le fauteuil de Directeur Général de Fraternité Matin.

Suy Kahofi

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28. avril
2011
Nouvelles du pays
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Triste fin pour un ex-putschiste : IB tombe à PK 18

 

eburnietoday.mondoblog.org
IB est tombé hier à Abobo PK 18

Était-il obligé de se sacrifier là où il pouvait sorti la tête haute surtout après ce qu’il a fait avec le commando invisible ? IB aura donc choisi une voie sans issue face à la machine des FRCI qui sur ordre du Président de la République a décidé de pacifier Abidjan. Jouant au grand, à l’incontournable, donnant dans le m’a tu vu et un comportement défiant l’autorité, IB aura donc payé de sa vie son entêtement et surtout ce que beaucoup à Abobo qualifie d’intention inavouée. Le commando invisible d’Abobo qui était à l’origine un groupe d’auto-défense s’est véritablement militarisé sous la houlette d’IB mais au fil du temps, des dissensions idéologiques vont naître et fragiliser le mouvement. D’un côté ceux qu’on appelle les pro-ouattara. Ils refusent de voir Laurent Gbagbo à la tête du pays et s’opposent aux massacres des civils par les FDS. Puis un autre groupe qu’on dit très proches de IB et qui épouse sa logique qui est dans un premier temps d’évincer Laurent Gbagbo et renverser Alassane Ouattara. Il propose une transition qu’il dirigerait et l’organisation de nouvelles élections. C’est d’ailleurs cette vision des choses qui va pousser de nombreux combattants du Commando Invisible à rejoindre les FRCI. « Il nous a menti, nous ne sommes pas d’accord pour un coup d’Etat contre Ouattara » affirmait un combattant lors de la patrouille de désarmement organisée par le commandant Wattao. « Je n’ai pas compris IB : il n’avait plus d’hommes mais il voulait se battre. C’est une attitude suicidaire et il a payé ! » affirmait un proche du commandant Lossény. Triste fin pour l’ex putschiste et bras droit du Général Robert Guëi. Il avait le choix entre désarmer et faire allégeance sans condition au Président de la République, partir de nouveau en exile ou mourir. Il a choisit la dernière option ! C’est donc un message clair envoyé aux miliciens qui se battent toujours à Yopougon : personne ne pourra saper impunément le processus de retour à la normal lancé par le Président Alassane Ouattara.

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28. avril
2011
Côte d'ivoire
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Côte d’Ivoire : un grand pas dans la lutte contre le paludisme

Les traitements pour tout cas de paludisme seront gratuits

Gratuité du traitement

On peut sans risque de se tromper dire que le paludisme est le premier problème de santé publique en Afrique et ce fléau continue de faire chaque année un nombre important de victimes. La Côte d’Ivoire qui est un pays situé dans la zone inter-tropicale n’échappe pas à cette maladie. Docteur Sran Koffi, Directeur du Programme National de lutte contre le paludisme nous renseigne sur la présence de la maladie en Côte d’Ivoire. « Partout en Côte d’Ivoire on court le risque d’attraper le paludisme donc il n’y a pas de zone plus exposées que les autres. Les enquêtes réalisées un peu partout démontrent que la situation est grave. C’est juste pour vous dire que dans chaque région le paludisme apparait comme la première maladie visible au centre de santé ». Tout en évitant de nous plonger dans des chiffres techniques, le Docteur Sran Koffi nous dira que sur 10 malades admis en consultation ou en unité de soin, 7 dépistés à la goutte épaisse développent la maladie. C’est d’ailleurs pour freiner l’avancée de la maladie et sauver des vies que les autorités Ivoirienne viennent de prendre une importante décision. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme le lundi 25 avril, les autorités sanitaires ont annoncées que désormais les traitements pour tout cas de paludisme dépisté dans un centre de santé public sont gratuits !

Le paludisme dans le monde

Cette décision qui entre dans une stratégie de riposte sanitaire vigoureuse vise à réduire le fardeau de cette pathologie sur les couches défavorisées qui ont eu beaucoup de mal à s’inscrire dans les programmes de vulgarisation de la moustiquaire imprégnée faute de moyen. Au sujet de cette importante décision prise par les autorités Ivoiriennes, voici les explications de Docteur Sran Koffi. « Dans les réponses nationales aux problèmes posés par le paludisme, il fallait faire face à l’accès au traitement rapide. C’est la raison pour laquelle les autorités ont donc décidé que le paiement soit levé sur le traitement du paludisme en Côte d’Ivoire. Le paludisme comme plusieurs autres maladies dans notre pays est donc décrété activité prestation gratuite ».

Joie…et inquiétudes des populations

« Une telle décision ne peut que nous réjouir puisse que cette maladie nous fatigue beaucoup surtout nous les femmes. Les proportions de femmes et de bébés qui meurent à cause de cette maladie sont inquiétantes » affirme Mme Aka une enseignante. Pour cette mère de famille le gouvernement doit mettre les moyens à la disposition des centres de santé et hôpitaux pour que cette décision soit appliquée à la lettre. Mr Kouassi Clément, producteur de cacao se réjouit de cette mesure qui soulage de nombreuses familles rurales. « En milieu paysan nous avons d’énormes difficultés avec cette maladies qui nous prive de nos manœuvres souvent en pleine période de récolte ou de d’intense défrichage. Nous estimons que les centres de santé ruraux méritent une attention particulière car c’est là qu’on trouve les malades les plus démunis ». Pourtant la joie des Ivoiriens ne cachent pas leurs inquiétudes. En effet plusieurs maladies décrétées de facto activité prestation gratuite dans les centres de santé publics restent en réalité payant ! Difficile de dire si les autorités sanitaires Ivoiriennes en haut lieu le savent mais certains infirmiers véreux continuent de vendre les traitements contre la lèpre ou la tuberculose pourtant gratuits ! « Cette décision ne sera véritablement effective que si les autorités suivent les professionnels de la santé à la lettre. Le paludisme est une maladie dangereuse et si le gouvernement met les moyens pour contrer la maladie et que certains s’enrichissent sur le dos des malades cette décision n’aura aucune portée » déclare Sié Marcel usinier. Pour le jeune homme les nouvelles autorités Ivoiriennes doivent mettre fin « au règne des mafias » dans l’univers de la santé.

Suy Kahofi

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27. avril
2011
Nouvelles du pays
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Mouvement de reprise dans les banques et l’éducation

 

eburnietoday.mondoblog.org
Enseignants et élèves étaient présents pour la reprise

26 avril 2011 jour de reprise dans les milieux de l’éducation et des Banques. Tout au long de cette journée nous avons eu l’opportunité de faire le tour de plusieurs écoles primaires, lycées, collèges et grandes écoles pour constater la reprise.

Sur un air de prise de contact

L’appel de Mme la Ministre Kandia Camara a belle et bien été entendu par les professionnels de l’éducation. Fondateurs, enseignants mais surtout élèves sont sortis ce 26 pour retrouver leurs établissements et salles de classes. Treichville, Marcory, Koumassi en passant par Port-Bouët, les élèves ont pris d’assaut leurs différents établissements. C’est la joie des retrouvailles et les échanges amicaux, les tapes et les rires le montrent bien. Madame Assamoi est Proviseur du Lycée Moderne de Treichville et elle nous dresse le bilan de la reprise dans son établissement. « Ce matin nous sommes arrivés très tôt : les professeurs sont là et sur un total de 48 professeurs là présentement, nous devons être à 45 professeurs qui sont là. C’est plutôt du côté des élèves qu’il n’y a pas eu une grande affluence. Je pense que c’est parce que les parents n’ont pas encore perçu leurs salaires ». En effet il faut bien que les parents puissent renouveler les cartes de bus pour que les enfants puissent se déplacer. L’autre problème qui justifie l’absence des élèves et d’une partie importante des professeurs c’est la situation sécuritaire à Yopougon. Nous avons croisé des enseignants qui nous ont confirmé que certains de leurs collègues sont bloqués par les combats de Yopougon. La journée a aussi été marquée par des réunions entre corps enseignants et personnel administratif dans plusieurs grandes écoles où il n’y pas eu vraiment cours. L’ordre du jour de ces rencontres portait sur l’harmonisation des modules d’enseignement et des modifications apportées par le Ministère de tutelle pour sauver l’année scolaire.

L’intérieur du pays

Ambiance de reprise également à l’intérieur du pays comme ici à Dimbokro. L’EPV Protestante a reçu la quasi-totalité de ses élèves. Pour le Directeur Assemian Eugène, la reprise est effective et vu que les élèves et les enseignants sont tous restés sur place, ils ont pu faire cours. L’école est plein d’herbe et le Directeur promet que tout sera propre dans les 48 heures qui viennent. Même son de cloche à San-pédro la cité balnéaire où les cours ont effectivement repris dans tous les établissements. Le point avec le Directeur Régional de l’Education National du Bas-Sassandra Pongaté Abraham Sanogo. « Nous venons d’effectuer une tournée dans les écoles et il faut dire que la reprise est effective mais comme toute reprise c’est un peu timide. Nous sommes à plus de 60% au niveau du taux de présence élèves et tout le personnel est présent ».

Signe encourageant dans les banques

Lors de notre tour des écoles, les enseignants ont insisté sur le fait que la reprise ne sera véritablement effective à 100% que lorsque les banques pourront virer les salaires. Ce vœu risque de se réaliser plus vite que prévu car dans les banques on s’active. Le personnel des banques, notamment les caissières et les chefs produits sont présents. Ici c’est le silence qui renseigne le curieux mais à force d’insister on fini par avoir le renseignement rechercher. « Pour le moment nous sommes à l’étape de la réactivation des systèmes informatiques que nous avons sécurisé sur des sites de replis. Nous allons faire tourner le système, vérifier l’état des comptes, procéder au ravitaillement en billets et nous préparer pour les guichets. D’ici la fin de l’autre semaine vous aurez votre argent ! » nous renseigne un banquier. L’aspect sécuritaire n’est pas laissé de côté dans ce mouvement de reprise dans les banques. Selon Jacob Amematekpo de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI), les FRCI promettent des unités statiques devant les banques et des unités d’intervention mobiles pour rassurer les clients. Les banques pourront toujours garder les éléments des compagnies privées qui assurent la sécurité à l’intérieur des banques. Les foyers asphyxiés par la crise n’attendent que la réouverture des banques et le virement des salaires pour pouvoir souffler. Il faudra néanmoins attendre le 28 avril pour avoir les précieux billets série A de la BCEAO entre vos mains car c’est aujourd’hui que la banque des banques ouvre ses portes.

Suy Kahofi

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26. avril
2011
Côte d'ivoire
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Yamoussoukro : la résidence de Nanan Boigny transformée en poudrière

 

La résidence de Houphouët Boigny à Yamoussoukro transformée en poudrière

A beau convoiter le harem de votre père de son vivant, vous ne pouvez en aucun cas transformer sa dernière demeure en crachoir dit le proverbe turque. En d’autres termes même quand on n’aime pas un homme de son vivant, à sa mort on évite de le vilipender ou de ternir son image. Malheureusement l’ancien président ivoirien à savoir Laurent Gbagbo n’a certainement jamais su ce que ce proverbe signifiait. Félix Houphouët Boigny, que tous les Ivoiriens respectaient et respectent encore ne jouissait auprès de la refondation que d’un statut de personnalité de seconde zone sinon comment expliquer que la résidence du père de la Nation Ivoirienne ait été transformée  en poudrière ? Depuis plusieurs mois les membres de la famille Boigny et les patriarches de la tribu akouê (tribu baoulé de Yamoussoukro) ont demandé au Préfet Dakoury et aux autorités militaires d’épargner à la mémoire du vieux une telle humiliation mais personne n’a levé le petit doigt. Pire la résidence servait à loger les mercenaires angolais et libériens et quand besoin se faisait sentir devenait un camp d’entrainement commando pour miliciens ! Laurent Gbagbo avait une drôle de manière d’agir pour quelqu’un qui se taguait d’être Houphouétistes et seul héritier digne du Père.

La chute de la ville a donné la possibilité aux FRCI de découvrir dans les sous-sol de la résidence des Boigny et de la résidence des hôtes (résidence des chefs d’Etat en visite), d’importante quantité d’armes. Cet armement est composé essentiellement de caisses de munition de différents calibres, de grenades, de roquettes pour hélicoptères de combat, de missiles, de mortiers 120 mn et leurs obus ainsi que d’autres équipements militaires des FDS transférés depuis 2002 des camps militaires vers ce lieu plein de symbole pour les Ivoiriens. Pour le commandant Chérif Ousmane c’est une situation inadmissible surtout qu’il s’agit d’un lieu où le Père de la Nation a vécu et où de nombreux chefs d’Etats de pays amis et frères sont logés quand ils sont en Côte d’Ivoire. « Quand vous regardez toutes ces armes stockées ici vous vous rendez compte que le Président Houphouët Boigny est vraiment mort ». « Ce palais pour moi n’est pas une simple poudrière mais une véritable dynamite qui peut sauter à la moindre étincelle » déclare Nanan Boigny III, le chef de village de Yamoussoukro. Pour lui c’est une grande satisfaction pour tout le peuple akouê mais également pour tous les Ivoiriens car le Palais qui fait la fierté de la Côte d’Ivoire sera libéré de ces engins de mort. La Côte d’Ivoire doit se résigner à vivre encore au rythme des découvertes macabres et surtout celles des caches d’armes car on est bien loin de s’imaginer la quantité de munition et d’armes disséminées par le régime de la refondation en Côte d’Ivoire.

Suy Kahofi (correspondance particulière de Yamoussoukro)

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26. avril
2011
Nouvelles du pays
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Les miliciens pro-gbagbo sèment toujours la terreur à Yopougon

Les combats se poursuivent à Yopougon

Tuer, violer et piller pour que demain la Communauté Internationale tienne les FRCI pour responsable voici la mission que se sont fixés les miliciens pro-gbagbo qui continuent de se battre à Yopougon. Ce lundi après midi et toute la nuit du lundi au mardi 26 avril des tirs à l’armes lourdes ont été entendus par les habitants dans les secteurs de SIPOREX et Niangon. Des centaines d’habitants tentent aujourd’hui de quitter le quartier pour fuir les violences. Les nouvelles venant de Yopougon ne sont guères reluisantes : les cas de viol et d’exécution sommaires sont de plus en plus importants. Ces armes de guerre psychologiques semblent être les outils désormais utilisés par les miliciens pour endeuiller les familles. On parle d’homme égorgés ou abattu d’une balle dans la tête dans leurs salons, de barrage filtrant sur les bases ethniques et religieuses, de corps en putréfaction qu’on ne peut enterrer car les miliciens s’y opposent et d’autres cas de lynchage. Malgré l’arrestation de Laurent Gbagbo les cellules de combattants retranchés à la CNPS et sur leur base de l’île Boulé continuent de mener un combat sans issue. Que recherchent ces hommes en ce moment en tuant et en violant ? Le gourou de la refondation est tombé et même si leur combat par un miracle hors du commun arrivait à faire partir Alassane Ouattara, auront-ils le courage d’aller chercher Laurent Gbagbo à Korhogo quand on sait qu’il est gardé par le commandant Foffié Kouakou qu’on considère comme le plus terrible des com-zone des FAFN ? Les appels se multiplient pour que les miliciens déposent les armes, les rencontres se poursuivent en ce sens mais les hommes du commandant zoulou ont choisi de se battre. Pour combien de temps continueront-ils de tuer ? Les FRCI devront-ils avoir recours aux armes pour mettre fin à la violence ? Comment des jeunes Ivoiriens peuvent-ils épauler des combattants étrangers pour massacrer d’autres Ivoiriens ?

Des barrons toujours actifs

De même qu’il y a encore des caches d’armes sur lesquelles les pro-gbagbo se rabattent pour s’équiper et continuer la lutte, il y a certainement des barrons de l’ancien régime ou même des personnalités politiques proches de l’ancien régime qui continuent de soutenir ces miliciens dans l’ombre. Ne nous leurrons pas, une guerre c’est de l’argent. Si on a déjà les armes il faut des munitions et même avec tout ça il faut que les combattants aient de quoi manger et des ressources pour se soigner. Les miliciens sont la partie visible de ce qui reste de la force de nuisance du régime de la refondation qui s’est donné pour objectif de ruiner complètement ce pays et de l’offrir en cadeau empoisonné au Président Alassane Ouattara.

Suy Kahofi

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25. avril
2011
Commerce
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Abidjan : c’est toujours la hausse des prix !

 

Les prix des denrées alimentaires sont toujours élevés

Il va falloir du temps pour que les prix des denrées alimentaires dans les centres commerciaux, boutiques et marchés puissent se stabiliser. La rareté des denrées alimentaires et le difficile approvisionnement des marchés ont poussé certains vendeurs et commerçants à pratiquer des prix qui laissent le consommateur sans voix ! Jamais ont avait assisté à une telle hausse des prix en Côte d’Ivoire. Durant la crise et les combats, les prix ont été majorés à plus de 150% ! Il était aisé de trouver une boite de sardines à 1000 f, le litre d’huile à 2500 f, la boite de lait à 2400 f, la boule d’attiéké de 200 f à 500 f et celle de 500 f à 1000 f.

Avec le retour au calme dans la quasi-totalité des quartiers d’Abidjan les prix ont commencé à chuter mais se nourrir demeure  difficile pour des familles qui n’ont plus rien. « Je suis sorti ce matin pour acheter un sac de riz avec mon dernier billet et je dois dire que suis vraiment découragé par les prix. Ce petit sac de riz que j’achetais à 3500 f est aujourd’hui vendu à 5000 f ! Je crois que dans l’immédiat les autorités doivent aussi s’attaquer au problème de la hausse des prix car l’Ivoirien à du mal pour joindre les deux bouts » affirme Mr Sié. Mlle Api Hortense ne dit pas le contraire : « il faut interpeller les commerçants mais surtout les boutiquiers de quartier sur leurs agissements. Je souhaite même que l’ambassadeur de Mauritanie soit interpellé sur le comportement de ses compatriotes qui ont le monopole du commerce. Ils font ce qu’ils veulent, fixent les prix qu’ils veulent et ne pensent même pas à la situation du pays ». Juste à côté d’elle, Levry Jean qui veut aussi s’exprimer lance cet avertissement : « si nous décidons de boycotter les boutiques des ressortissants mauritaniens, on dira que les Ivoiriens sont xénophobes. Je pense que lorsqu’une Nation vous offre le gîte et le couvert, la moindre des choses c’est de compatir lorsque son peuple souffre et non de s’enrichir sur son dos en temps de disette ».

Les commerçants ne veulent pas non plus porter la responsabilité de la hausse et se défendent. « Nous sommes revendeurs et plus haut il y les grossistes qui nous disent qu’ils ont des difficultés pour avoir la marchandise. Ils fixent les prix et nous sommes obligés de nous aligner sur leurs tarifications si nous ne voulons pas vendre à perte. Que les ivoiriens se patientent : lorsque nous auront les banques ouvertes et que nos partenaires pourront nous ravitailler via nos filières traditionnelles les prix redeviendront normaux » affirme Bâ, détaillant sénégalais.

Suy Kahofi

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25. avril
2011
Côte d'ivoire
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Commando Invisible : « leur combat sera vain s’ils ne se ressaisissent pas ! »

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IB pourra-t-il se défaire de sa réputation de putschiste ?

Le dialogue de sourd

Le ton se durcit entre la Présidence Ivoirienne et le Commando Invisible. L’unité para-commando dirigé par l’ancien sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB a du mal à se faire entendre par le Président de la République. Si IB et ses hommes revendiquent une part de responsabilité dans la chute de Laurent Gbagbo et exigent leur part du ‘’gâteau’’, les derniers développements de l’actualité indiquent très clairement que leurs revendications n’auront aucune suite favorable. Ils risquent de ne pas bénéficier de ce gâteau pire ils risquent d’être désarmés de force. Au cours d’une rencontre avec les généraux des FRCI, le Docteur Alassane Ouattara s’est voulu très claire : « j’invite les milices et le commandant IB à déposer les armes ». Il a aussi souligné qu’en cas de refus les FRCI seraient obligés de les désarmer par la force. Un premier incident à déjà éclaté entre FRCI et Commando Invisible et de nombreuses défections ont été enregistrées au sein de la meute d’Ibrahim Coulibaly. Le Commando Invisible a pourtant affirmé et réaffirmé son attachement au retour à la paix et à la normalité mais sur le terrain la réalité est tout autre. Le Commando Invisible s’est engagé à lever les nombreux barrages d’Abobo et à accepter un retour de ces éléments dans l’armée Ivoirienne mais les FRCI constatent le contraire. Devant ce qu’il qualifie d’incompréhension voici les explications du capitaine Aka du Commando Invisible. « Nous sommes une force à la disposition du chef de l’Etat : nous avons demandé une audience et nous attendons d’être reçus ». Le Commando Invisible se veut incontournable dans l’univers sécuritaire d’Abidjan et semble exiger une juste rémunération à la hauteur de son sacrifice. Mais dans le camp Présidentiel on ne semble pas donner de l’importance aux déclarations de IB et de ses hommes. Méïté Sindou le porte-parole de Soro Guillaume va plus loin en soulignant « que le Commando Invisible n’a rien à exiger et n’a plus de position à tenir ».

Les divisions internes

« Le combat du Commando Invisible sera vain s’ils ne se ressaisissent pas ! » affirmait un habitant d’Abobo lors de notre dernier passage dans la ‘’commune rebelle’’. Théoriquement cette force devait recevoir tous les honneurs pour sa lutte mais le silence des autorités ivoiriennes semble donner raison à ceux qui ont toujours souligné que les intentions du ‘’général’’ IB ne sont pas claires ! Des divisions sont apparues au fil du temps entre les éléments du commando et elles portent sur les raisons de la lutte. D’un côté ceux qu’on dit pro-ouattara qui ont toujours cru que « le Commando Invisible soutenait le président ADO » et de l’autre les purs IB qui prônent dit-on « une transition et de nouvelles élections ». Certains vont plus loin en estimant que IB, se positionnant en chef de guerre se voit évoluer à la tête de l’Etat Ivoirien en mode Charles Taylor ! Aucun ivoirien n’oserait cracher sur l’action du Commando Invisible mais l’évolution des choses sur le terrain doit faire réfléchir IB. La seule option pour lui c’est de joindre l’acte à la parole : désarmer ses hommes et se mettre réellement à la disposition du Président Alassane Ouattara ; c’est seulement à cette condition qu’il aura rendu service à son Pays. L’état de belligérance n’existe plus et quand on a lutté à un moment pour la cause du peuple, on n’attend pas forcément une rémunération pécuniaire ou des honneurs. Le véritable gâteau que IB doit être fier de recevoir c’est la gratitude du peuple et son retour dans l’armée avec ses hommes qui le souhaitent : le Docteur Alassane Ouattara que IB présente comme son père ne s’y opposera pas !

Suy Kahofi

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24. avril
2011
Côte d'ivoire
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FRCI : pourquoi il y a autant d’indisciplinés ?

 

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Les FRCI risquent de ternir les premières heures du mandat d’Alassane Ouattara

« Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire doivent donner l’exemple, doivent tourner le dos aux pillages et au racket : ils doivent avoir une attitude Républicaine ». La phrase est du Ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko face aux murmures persistants qui viennent atterrir de temps à autres aux oreilles du Président de la République. Le Ministre n’a pas tord de lancer cet appel aux FRCI qui sur le terrain peinent à montrer des signes consacrant un Etat de droit. Leurs attitudes montrent toujours que le pays est en guerre et que des com-zones continuent de faire la loi là où le Premier Ministre parle de retour à la normalité. Les images frappent : les contrôles intempestifs sont toujours là, les hommes en armes qui braquent se présentent encore et toujours comme des éléments des FRCI, les armes de guerre sont utilisées pour des tirs de sommation en plein quartier d’habitation populaire…Dans cette bande d’hommes en arme qui circulent à vive allure en 4×4, à moto et en véhicules banalisés, on a du mal à savoir qui commande ! En cas de problème on ne sait pas qui saisir car tout le monde semble commander !

Un véritable bazar où Guillaume Soro lui-même a du mal à se faire entendre par des hommes qui hier lui obéissaient au doigt et à l’œil. Pour ceux qui ont connu les ex-FAFN à Bouaké savent que les hommes des anciens com-zone au fil des années ont été dressé et discipliné par des méthodes radicales que je ne veux pas rappeler ici. Quand le Commandant Issiaka Ouattara dit wattao affirme « que nous avons nos manières de régler nos problèmes entre nous » chacun comprend ! L’indiscipline des FRCI pourrait s’expliquer par « le niveau intellectuel de certains combattants » comme l’affirmait un député français. Ces hommes savent peut-être se battre mais ils ne sont pas instruits comme des soldats d’une armée régulière. La deuxième explication pourrait être leur nouveau statut: le passage d’ancienne force rebelle à celui de Forces Républicaines. Le zèle des jours de gloire s’empare de la meute et les anciennes méthodes qui les tenaient à carreaux ne peuvent plus s’appliquer. Si la loi du talion faisait office de fondement de la discipline des FAFN, l’opinion internationale tolérerait mal au Président Alassane Ouattara des méthodes de chef de guerre dans son armée. « Ils font ce qu’ils veulent parce que le Président Alassane Ouattara n’est pas un homme dur comme Guillaume Soro ou les com-zone. Il est instruit, réservé, calme, tolérant…voici pourquoi certains profitent de la situation pour voler et faire du n’importe quoi » nous expliquait un ancien élève de l’EFA élément des FRCI. Pour lui l’indiscipline des FRCI est liée au caractère du Président qui privilégie le dialogue au détriment de l’usage de la force. Chef Soumahoro qui avoisine les 50 ans partage aussi cette idée et va plus loin. « S’ils avaient un homme dur comme Gbagbo devant eux qui n’hésite pas à mater pour un oui ou un non, ils n’allaient pas s’aventurer à semer la zizanie. Le vieux (ADO) doit être dur de temps en temps pour que les choses avancent plus vite ». L’homme nous dira aussi que la décision du retour aux casernes des unités combattantes est un premier mais grand pas vers la fin de cette indiscipline au sein des troupes des FRCI.

Suy Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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