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La côte d'ivoire au jour le jour!
29. sept.
2011
Côte d'ivoire
2

CDVR : Charles Konan Banny s’engage à mener à bien sa mission

 

Banny et ses 10 collaborateurs en mission pour ramener la paix

Près de 2000 Ivoiriens ont assisté ce mercredi 28 à la cérémonie officielle d’installation de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation depuis la capitale Ivoirienne Yamoussoukro en présence du Docteur Alassane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire. Plusieurs personnalités de la sphère politique et administrative du pays mais également de l’Afrique ont tenu à honorer de leur présence cette cérémonie marquant le début du chantier le plus important du mandat d’Alassane Ouattara, celui de la Réconciliation.

La cérémonie de deux heures d’horloge à la Fondation Félix Houphouët Boigny s’est voulue sobre et a été marqué par la remise des attributions aux 11 membres de la CDVR. Puis le discours très attendu du Président de la Commission, Charles Konan Banny a été lu d’une voix solennelle. On retiendra de ce discours un engagement ferme de l’ancien patron de la BECEAO à mener à bien sa mission à la tête de la CDVR. Il s’est engagé à écarter tout esprit de favoritisme, d’injustice et d’impunité lors des auditions de la CDVR pour donner toutes les chances à la réconciliation nationale. La mission sera difficile mais pour Banny si les Ivoiriens veulent aller à la réconciliation, DIEU les y aidera car pour lui DIEU aime les Ivoiriens et est en Côte d’Ivoire ! A sa suite le Président Ouattara a lancé un appel au peuple de Côte d’Ivoire pour que celui-ci accompagne effectivement la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Il a également interpellé les médias Ivoiriens pour que ceux-ci soient des vecteurs puissants du message de paix et que leur sens du respect de la Nation prime sur celui des intérêts partisans. La fin de la cérémonie a été marquée par une cantate d’un cœur de 60 enfants symbolisant le chiffre mythique des ethnies de la Côte d’Ivoire.

Les 11 membres de la CDVR auront officiellement la lourde charge d’écouter chaque Ivoirien mais surtout de trouver les mots justes pour consoler les uns et les autres. A titre de rappel la commission centrale de la CDVR est composée de trois vice-présidents à savoir sa Majesté Désiré Amon TANOE, Roi des N’Zima Kotoko, 1er Vice-président, Cheick Boikary Fofana, Président du Conseil Supérieur des Imams (COSIM), 2ème Vice-président, Mgr Paul Siméon Ahouanan, Archevêque Métropolitain de Bouaké, 3ème Vice-président. Les 7 autres membres sont Mme Odette KOUAME, représentant les habitants du Centre de la Côte d’Ivoire, Mme Françoise OFFOUMOU KAUDJIS, représentant les habitants de l’Est de la Côte d’Ivoire, M. Abdoulaye KONE, représentant les habitants du Nord de la Côte d’Ivoire, M. Séry BAILLY, représentant les habitants de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, Mme Marie France GOFFRI, représentant les habitants du Sud de la Côte d’Ivoire, Mme Djégué KANE DIALLO, représentant les Résidents africains en Côte d’Ivoire, M. Didier DROGBA, représentant la Diaspora ivoirienne. La prochaine étape de l’action de la CDVR sera l’installation des commissions régionales et départementales pour décentraliser l’action de la Commission.

SUY Kahofi

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28. sept.
2011
Commerce
3

Fluidité du négoce de bétail entre la Côte d’Ivoire et les pays de la CEDEAO

 

Les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

La Côte d’Ivoire malgré les nombreuses politiques de valorisation de la production animale nationale est un pays qui n’est pas encore auto-suffisant en matière de protéine animale. Elle doit encore importer des têtes de bovin des pays membres de l’espace CEDEAO notamment ceux de l’hinterland que sont principalement le Mali, le Niger, le Burkina…pour ravitailler les marchés. Pour faire face à la demande nationale toujours plus croissante les producteurs Ivoiriens ont porté sur les fonds baptismaux une fédération nationale des filières bétails de Côte d’Ivoire qui est membre de la Confédération des Fédérations Nationales de la Filière Bétail et Viande des pays de l’Afrique de l’Ouest COFENABVI-AO. Malgré l’existence de cette structure qui a son siège à Abidjan, la Côte d’Ivoire peine encore à ouvrir son marché et à garantir une réelle fluidité dans le négoce du bétail. Selon Bamba Yacouba vice-président de la Fédération Nationale des Coopératives de la Filière Bétail et Viande de Côte d’Ivoire, les difficultés auxquelles les professionnels de la filière bétail font face en Côte d’Ivoire ont pour nom les coups de convoyage du bétail élevé, les taxes annexes souvent injustifiées sur le bétail et surtout le racket sur les routes du pays.

La COFENABVI-AO pour trouver une solution à ces problèmes mène des politiques de persuasion auprès des autorités Ivoiriennes mais aussi ceux des pays membres de l’espace CEDEAO pour que les taxes et autres charges liés au négoce du bétail puissent chuter. Elle mène aussi des actions pour que les autorités douanières de l’UEMOA et de la CEDEAO puissent garantir la libre circulation des personnes et des biens pour que les pays producteurs puissent satisfaire les demandes des terminaux des pays côtiers. Pour encourager également les producteurs et les aider à couvrir leurs charges d’exportation un système de prêt interne a été mis sur pied. Les professionnels de la filière bétail peuvent ainsi financer plus facilement leurs exportations. Pour le cas spécifique de la Côte d’Ivoire des projets de production à l’échelle nationale sont également encouragés. La Côte d’Ivoire a valorisé l’élevage de la race de bœuf N’dama qui est traditionnellement réservé à des fins de prestige (funérailles, sacrifice) contrairement au Zébu des zones sahélienne prisé pour sa chaire. Selon Bamba Yacouba de la COFENABVI-AO, les éleveurs des pays sahéliens viennent nourrir leur bétail dans le nord de la Côte d’Ivoire et vont les revendre le bétail au Nigéria. « La Côte d’Ivoire a la matière première en abondance reste une petite volonté des autorités Ivoiriennes pour que le projet d’une production à l’échelle nationale soit possible » a-t-il ajouté. Une libre circulation du bétail et une bonne production au plan national pourrait entrainer la chute du prix à l’étalage car pour l’instant vu les prix, les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

SUY Kahofi

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27. sept.
2011
Côte d'ivoire
3

Le Comité de Pilotage du Conseil National sur l’Emploi lance ses travaux

 

Lutter ensemble contre le chômage

La session du Comité de pilotage du Conseil National sur l’Emploi (CNE) après le report du jeudi 22 a finalement eu lieu ce lundi 26 septembre 2011 dans la salle de conférence de l’AGEPE (l’Agence de Promotion de l’Emploi) sis au Plateau. Cette première rencontre depuis la fin de la crise a réunit les représentants des Ministères techniques, les collectivités territoriales mais également les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire tels que l’Agence de Coopération Française, la Banque Mondiale, le BIT (Bureau International du Travail), le PNUD,…L’objectif du CNE est de définir un cadre de concertation pour trouver les voies et moyens en vue de contrer le chômage de plus en plus galopant dans le pays.

Dans les faits le CNE aura une dimension politique et une dimension scientifique et technique. Dans sa dimension politique le CNE est co-parrainé par les Ministères d’Etat en charge de l’Emploi, des affaires sociales, de la solidarité et celui en charge du plan et du développement. Dans sa dimension scientifique et technique le CNE sera encadré par 41 membres et experts issu des ministères techniques, du secteur privé, des partenaires sociaux, des collectivités territoriales et des membres des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le problème de chômage est si important en Côte d’Ivoire que l’Etat veut concentrer ses efforts sur ce problème pour lui trouver des réponses à long terme. L’Etat de Côte d’Ivoire se veut claire il n’y aura pas de doublon dans la politique de l’emploi. Toute activité menée par un Ministère ou une entité autre que le Ministère en charge du dossier de l’emploi devra faire fusionner son action avec la politique du CNE. Il y aura donc synergie des efforts pour lutter contre le chômage car plusieurs actions éparpillées ne pourront résoudre le problème qu’a une petite échelle. Les réflexions et études du CNE sont inscrites dans le temps et prendront fin au mois de novembre parole de Mr Gilbert Kafana KONE Ministre d’Etat en charge de l’Emploi, des affaires sociales et de la solidarité. Le CNE a profité de cette session pour présenter son site internet www.cne.ci qui a pour objectif de mutualiser les recherches et promouvoir l’organisation. Notons que le CNE a démarré ses activités en 2010 puis la crise a occasionné l’interruption de sa progression conformément aux objectifs qu’il s’est fixé.

SUY Kahofi

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26. sept.
2011
SOS
2

Le théorème de Franck Toti : la bouteille de bière l’unité de valeur

Jeunes Ivoiriens arrêtez d’ensevelir votre avenir dans l’alcool !

Le journaliste et bloggeur Ivoirien Franck Toti a fait une démonstration qui m’a surpris et surtout fait plaisir. Il m’a inspiré cet article dans lequel je baptise sa démonstration le théorème de Franck Toti. En effet la consommation de l’alcool sur laquelle il attire l’attention de la jeunesse Ivoirienne est un véritable problème en Côte d’Ivoire. Les jeunes Ivoiriens se plaignent constamment d’être des démunis, des laissés pour compte ou des oubliés du système. Pour fuir les réalités de cette vie difficile ils trouvent le réconfort dans l’alcool en prenant d’assaut chaque matin les maquis et cabarets de la capitale. Qu’ils aient les moyens ou pas ils auront de quoi se saouler car quelqu’un viendra leur offrir tôt ou tard un pot, la solidarité autour du verre ne pouvant souffrir d’une quelconque contestation. Ceux qui ont échappé au chômage reviennent au quartier de temps à autre pour afficher leur nouvelle vie et faire ‘’coucher’’ les casiers pour le bonheur des potes. Une certaine catégorie s’impose deux ou trois bouteilles par jour après le boulot histoire de papoter actu’, politique et jupette avec les collègues.

Quelque soit la catégorie à laquelle on appartient la consommation de l’alcool fait appelle à un budget qui a court terme semble ne pas en être un. Le théorème de Franck Toti nous prouve tout à fait le contraire. Le calcul se fait sur la base d’une bouteille de bière qui coûte 650 f CFA soit environ 1 € au maquis. Avec la mention Jeunesse Consciente Ressaisissez-vous il démontre combien de fois une vie faite d’un peu plus de bouteilles de bière coûte chère ! Pour Franck Toti si un jeune boit en moyenne 3 bouteilles par jour cela fait 21 bouteilles par semaine soit 13.650 f. Certaines familles n’ont pas un tel budget pour la nourriture même à Abidjan. En un mois soit pour 84 bouteilles le jeune homme aura dépensé 54.600 f : c’est le loyer mensuel d’un studio dans un quartier comme le Dokui, le loyer d’un studio, l’eau et l’électricité à Anono (un autre quartier) ou une vie assez aisée à Abobo ! En un an le jeune homme sera à 1095 bouteilles soit 711.750f (1085 euros). Il déjà dépensé de quoi s’offrir au bout d’un an d’économie une PME ! Pour 711.750 f CFA/an vous avez le choix entre poursuivre vos études dans une grande école, vous offrir une station de lavage auto, lancer deux ou trois cabines téléphoniques, ouvrir un pressing, lancer trois ou quatre salons de coiffure homme ou même mixte ! Franck Toti nous fait même voyager dans le futur avec un consommateur régulier au terme d’une vingtaine d’année. 14.235.000 f (21700 euros) Voici la somme qu’un jeune aura englouti dans la bière ! 14.235.000 f … Certains jeunes Ivoiriens auront donc « bu » des villas, des voitures, des magasins, des PME…!

En conclusion pour sauver l’avenir de ces jeunes Ivoiriens, prescrivons-leur de l’eau pour qu’ils puissent économiser l’argent qu’ils perdent dans l’alcool !

SUY Kahofi

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24. sept.
2011
Commerce
1

Premier audit de la liberté économique en Côte d’Ivoire

 

Pour les libéraux la liberté économique est le gage du progrès

Audace Institut Afrique vient de réunir des leaders d’opinion, personnalités administratives, porteurs de projets, journalistes et étudiants en vue de les instruire sur les réalités de la vie économique de la Côte d’Ivoire mais surtout les amené à comprendre les mécanismes qui pourront permettre au pays de renouer avec la croissance après la période de crise. Avec un code d’investissement qualifié d’encourageant pour les affaires la Côte d’Ivoire a-t-elle véritablement adopté le concept de la Liberté Economique ? Elément de réponse avec la Docteur en sciences économiques Emmanuel Martin de la Fondation en recherche économique ATLAS. « Il faut une amélioration du système juridique car elle est l’infrastructure première qui garanti un certains nombres d’acquis notamment le droit de la propriété, la protection des brevets…La justice équitable qui défini de façon claire les règles du jeu au plan économiques peut permettre aux Ivoiriens de s’engager sur les voies de l’entreprenariat ».

Au-delà du système juridique à améliorer, il est impératif de revoir à la baisse les impôts et les taxes de nature diverse qui embrouillent encore l’économie Ivoirienne, promouvoir la liberté du commerce international en réduisant les taxes sur le commerce extérieur et assainir le secteur de la finance pour favoriser un accès plus important au crédit d’investissement. Contrairement aux idées reçues la liberté économique ne rime pas avec un capitalisme sauvage ou ne consacre pas l’inégalité sociale bien au contraire elle permet le progrès pour tous. Voici pourquoi le Professeur Mamadou Coulibaly à la fin de la présentation de l’audit a tenu à laisser ce message aux Ivoiriens. « Il faut que chacun comprenne que la liberté n’est pas seulement imaginée pour les hommes politiques pour que ceux-ci puissent créer des partis et devenir Président, Ministres et autre…mais la liberté c’est également l’opportunité pour les jeunes d’accéder à un emploi, pour les femmes d’avoir un emploi, pour les paysans d’avoir une terre qu’ils peuvent mettre en valeur et pour les hommes de vivre en bonne santé et éduquer leurs enfants ! C’est seulement cette façon d’être libre qui permettra à la Côte d’Ivoire de sortir de la pauvreté ».

La Côte d’Ivoire en cette période de sortie de crise n’a pas besoin d’un Etat fort, dirigiste, protectionniste et violent pour espérer bâtir une économique prospère. C’est le plus souvent en période de crise que les politiques les plus flexibles et les plus libérales sont les meilleures.

SUY Kahofi

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23. sept.
2011
AFRIQUE
1

Soutien financier, technique et sécuritaire de l’ONU à la cote d’ivoire

 

L'ONU accompagne la Côte d'Ivoire sur la route de la Paix

Le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix a octroyé trois (3) millions de dollars à la Côte d’Ivoire pour l’appui au rétablissement de la sécurité, de l’autorité de l’Etat et de la cohésion sociale, a annoncé jeudi à Abidjan, le porte-parole adjoint de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Kenneth Blackman.

S’exprimant au cours du point de presse hebdomadaire de la mission, M Blackman a indiqué que ce soutien financier permettra d’appuyer d’importantes initiatives de consolidation de la paix. A ce sujet, le porte-parole adjoint a souligné le travail de l’ONUCI de concert avec ses partenaires pour contribuer à une amélioration de la situation sécuritaire à travers le pays. Il a expliqué qu’une délégation composée de représentants du Gouvernement Ivoirien, des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et des Forces impartiales (Licorne et ONUCI) devrait se rendre vendredi 23 septembre dans la région de Tai, dans le cadre des investigations de l’attaque survenue la nuit du 15 au 16 septembre. « L’ONUCI est, pour sa part, en train de travailler avec les autorités ivoiriennes afin d’augmenter sa capacité de contrôler la frontière et de réagir en cas d’attaques éventuelles », a souligné le porte-parole, précisant à ce titre, qu’un certain nombre de mesures avaient déjà été prises en complément de certaines en cours avant l’attaque du 15 au 16 septembre. Sur ce plan, M Blackman a révélé que la mission était en train de modifier son dispositif en procédant à l’installation de nouveaux camps dans l’Ouest. Il a indiqué que ce processus était presque finalisé, rappelant que la moitié des camps avaient été déjà construits. Il a également fait savoir que l’ONUCI avait renforcé ses patrouilles dans l’Ouest et accentué sa coordination avec les FRCI qui, de leur côté, ont décidé d’augmenter leurs effectifs dans l’Ouest. M Blackman a, dans la même veine, mis en exergue la collaboration accrue de l’ONUCI avec la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).

S’agissant des préparatifs pour les élections législatives, le porte-parole adjoint a indiqué que la mission continuait à travailler avec les secteurs concernés pour contribuer à leur réussite. « Il y a une interaction continue avec les partis politiques, la Commission électorale indépendante et le Gouvernement, avec pour but de rendre le processus électoral inclusif, juste et transparent », a –t-il noté.

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22. sept.
2011
AFRIQUE
1

Fin à Abidjan de la 2ème rencontre du pôle de qualité inter-pays PQIP/DCTP

 

Les experts ont fait des recommandations en attendant la triennale de Ouaga

La deuxième rencontre du pôle de qualité inter-pays dans le domaine du développement des compétences techniques et professionnelles (PQIP/DCTP) vient de s’achever à Abidjan. Cette rencontre co-organisée par l’ADEA (Association pour le Développement de l’Education en Afrique) et le Ministère Ivoirien de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a réunit 20 pays du continent. Sénégal, Togo, Cap-Vert, Burundi, Benin, Afrique du Sud, Maroc, Rwanda, Maurice…les pays représentants les différentes aires géographiques du continent ont échangé leurs expériences en matière de formation professionnelle du 19 au 21 septembre. Ces experts réunis à la salle de conférence CRRAE UEMOA ont eu la lourde charge de réfléchir sur les mécanismes d’insertion des jeunes africains après leurs formations dans les systèmes de l’enseignement technique sur le continent. Les réflexions ont porté sur les possibilités d’intégration des langues africaines dans les systèmes de formation, la promotion d’un partenariat public/privé pour les systèmes de formation mais aussi les voies et moyens pour reconnaître toutes les formes de compétences acquises.

Au terme de cette deuxième rencontre, une déclaration des Ministres présents à cette rencontre a été adopté et rendu publique. On retiendra notamment des travaux d’Abidjan les recommandations sur l’accroissement du financement consacré à l’enseignement technique, développer un système de formation professionnel à tous les niveaux pour répondre aux besoins économiques des pays africains, impliquer les partenaires publics et privés dans la formation, favoriser les échanges d’expériences et de compétences entre pays africains.

Selon AHLIN Bill Cataria Secrétaire Exécutif de l’ADEA, après la rencontre d’Abidjan, l’organisation qu’il dirige réunira de nouveau les experts de l’enseignement technique lors de la triennal de Ouagadougou au Burkina Faso. Cet autre rendez-vous verra la participation de 2 Présidents africains qui se sont déjà engagés, 70 ministres et 500 jeunes d’organisations diverses. Le pôle de qualité inter-pays est un groupe de pays qui ont décidé de travailler ensemble parce que partageant les mêmes préoccupations et les mêmes défis dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ces pays refusant d’évoluer en rang dispersé réfléchissent ensemble sur les objectifs à atteindre mais surtout partagent leurs expériences respectives. Trois pôles de qualité ont été mis sur pied par l’ADEA : il s’agit du pôle de qualité inter-pays des compétences techniques et possessionnelles piloté par la Côte d’Ivoire, pôle de qualité inter-pays pour l’apprentissage piloté par le Burkina Faso et le pôle de qualité inter-pays pour l’implication à la paix piloté par le Kenya.

SUY Kahofi

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21. sept.
2011
Côte d'ivoire
0

Paix et démocratie : faites-vous entendre !

SANGARE Namizata Présidente Nationale de l’OFACI

Déclaration de l’organisation des femmes actives de cote d’ivoire (OFACI) à l’occasion de la journée Internationale de la paix

Le 21 septembre 2011, marque la trentième célébration de la Journée Internationale de la paix. En effet, cette journée a été inspirée de la journée mondiale de la Paix, instituée en 1979 par l’Eglise Catholique  à l’initiative du Pape Jean-Paul II. En 2001, l’ONU, dans le souci de réussir sa vocation telle que définie dans le préambule de la Charte des Nations Unies, à savoir, prévenir les conflits internationaux, les régler et contribuer à établir une culture de la paix dans le monde, a consacré à travers sa résolution 55/282,  la journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre de chaque année. Cette journée fut instaurée en réponse aux nombreux conflits observés à travers le monde en vue de garantir aux peuples la paix et le développement. La journée internationale de la paix doit être perçue comme une journée annuelle de non violence et de cessez le feu en vue de promouvoir les idéaux de paix au sein des nations et des peuples, ainsi que dans leurs relations. Pour l’édition 2011, le thème international choisi est : « Paix et démocratie: faites-vous entendre ! ». Ce thème invite les Etats à promouvoir la paix et la démocratie qui sont deux notions indissociables et indispensables au développement de tout peuple.

Lorsque la démocratie, expression de la souveraineté  du peuple, est mise en mal dans un Etat, cela conduit inéluctablement à des tensions. C’est pourquoi, les gouvernants doivent veiller au respect strict des principes démocratiques dans le but de garantir à leurs peuples, la paix. Pour nous Ivoiriens, la journée internationale de la paix, revêt un sens particulier. C’est pourquoi, au moment où, notre cher pays sort d’une crise sans précédent qui a laissé de nombreuses séquelles ; au moment où, le Président Alassane OUATTARA s’engage dans un élan de réconciliation et de cohésion sociale ;

Nous, Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire(OFACI), voulons apporter notre pierre à l’édifice de paix et de fraternité amorcé par nos gouvernants.

Nous tenons donc à encourager le Président de la république dans cette initiative salutaire pour notre pays.

Aussi, invitons-nous tous les Ivoiriens de tous bords politiques, de toutes configuration ethniques, particulièrement les femmes qui constituent des vecteurs de paix et de cohésion sociale, à accepter d’aller à la réconciliation vrai et sincère ; ceci pour le développement de notre pays et pour le bien être de nos enfants. Nous souhaitons un retour effectif et réel à la paix pour que cesse les nombreuses violations des droits de l’Homme, en particulier ceux de la femme. Aux acteurs de la société civile Ivoirienne, l’OFACI suggère que des actions de sensibilisation soient menées auprès de la population pour apaiser les discours de haine et offrir des cadres de dialogue entre les différents groupes. S’il est vrai, comme le disait le Président Félix HOUPHOUET Boigny que « La paix n’est pas un mot, mais un comportement », alors l’OFACI invite chaque fille et fils de ce pays, ainsi que tous ceux qui nous font l’amitié de vivre avec nous en Côte d’Ivoire, à traduire dans nos comportements et dans nos propos de chaque jour, dans nos espaces publiques, dans nos services, dans nos écoles, la paix et la tolérance, gage de tout développement.

Chers Ivoiriens,  il est temps de construire l’avenir la main dans la main.

Chers sœurs, nous vous invitons à vous approprier le processus de réconciliation nationale car nous sommes convaincues que  la paix avec les femmes et par les femmes, est possible !

Fait à Abidjan le 21 septembre 2011

SANGARE Namizata

Présidente Nationale de l’OFACI

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19. sept.
2011
AFRIQUE
3

Deuxième rencontre du pôle qualité inter-pays dans le domaine des compétences techniques et professionnelles

 

Les experts de 20 pays membres de l'ADAE réfléchissent sur la formation professionnelle en Afrique

La salle de conférence CRRAE UEMOA abrite depuis ce Lundi 19 et ce jusqu’au 21 septembre la deuxième rencontre du pôle qualité inter-pays dans le domaine des compétences techniques et professionnelles. Cette rencontre réunit plusieurs experts des pays membres de l’UAMOA et de l’Afrique et est co-organisé par le Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d’Ivoire et l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA). Sénégal, Togo, Cap-Vert, Burundi, Benin, Afrique du Sud, Maroc, Rwanda…les pays représentants les différentes aires géographiques du continent échangeront leurs expériences en matière de formation professionnelle. Ces experts auront la charge de réfléchir sur les mécanismes d’insertion des jeunes africains après leurs formations dans les systèmes de l’enseignement technique sur le continent. Les réflexions porteront entre autre sur les possibilités d’intégration des langues africaines dans les systèmes de formation, la promotion d’un partenariat public/privé pour les systèmes de formation mais aussi les voies et moyens pour reconnaître toutes les formes de compétences acquises.

La Côte d’Ivoire a pris l’année dernière le leadership du pôle de qualité en réunissant pour la première fois 20 pays d’Afrique autour de la question de la formation professionnelle et grâce à cette rencontre et l’action Ivoirienne la triennal de Ouagadougou est en bonne voie de préparation. Ainsi 2 présidents africains se sont déjà engagés à participer à la rencontre et seront suivis par 70 ministres d’Afrique et 500 jeunes dans la capitale Burkinabé au mois de février 2012. Selon AHLIN Bill Catharia secrétaire exécutif de l’ADEA, l’organisation s’attend après la rencontre d’Abidjan à des propositions concrètes sur les orientations stratégiques à entreprendre, les reformes à entreprendre dans le cadre du développement des compétences techniques et possessionnelles. Ces propositions seront portées avant la triennal de Ouagadougou aux Ministères des pays membre susceptible d’influencer les décisions au sommet de l’Etat en matière de formation professionnelle. Trois pôles de qualité sont élaborés par l’ADEA : il s’agit du pôle de qualité inter-pays des compétences techniques et possessionnelles piloté par la Côte d’Ivoire, pôle de qualité inter-pays pour l’apprentissage piloté par le Burkina Faso et le pôle de qualité inter-pays pour l’implication à la paix piloté par le Kenya.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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