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La côte d'ivoire au jour le jour!
03. mai
2012
Société
4

Côte d’Ivoire : recensement général des utilisateurs de téléphone et d’internet

Cybercafé à Abidjan

Après les assises d’Abidjan de la CEDEAO sur la cybercriminalité, les autorités Ivoiriennes ont décidé d’aller en guerre contre ce fléau qui ternit l’image du pays. En effet la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique avec des taux très effrayants d’arnaque en ligne. La mesure mise sur pied pour contrer les cybercriminels communément appelés ‘’brouteurs’’ est l’identification dans un premier temps de tous les utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet. Le projet d’identification des Ivoiriens pose déjà le problème de respect de la vie privée et de la violation des droits et liberté individuelle. « Je trouve que ce n’est même pas normal ! Pour une simple connexion à internet dans un cyber toutes vos coordonnées se retrouvent chez le gérant ? Qu’est ce qui prouve que celles-ci ne seront pas utilisées à d’autres fins ? » s’interroge Kouassi Oscar un jeune enseignant. « Si c’est réellement pour lutter contre la cybercriminalité je suis d’accord mais si c’est pour surveiller les Ivoiriens, les pister ou les épier je trouve cela dégradant pour chaque Ivoirien ! » souligne Olivier avant de conclure que « ce recensement ressemble à une opération de surveillance à grande échelle dans un contexte social marqué par l’insécurité et des rumeurs de coup d’Etat ». Au-delà du débat sur la violation des droits de l’homme, des gérants de cybercafés craignent pour leur chiffre d’affaire. « Un cybercafé n’est pas une ligne téléphonique ordinaire : c’est quelque chose de commercial. Depuis que nous avons été sommés d’enregistrer nos utilisateurs, nombreux sont nos clients qui préfèrent se rabattre sur d’autres cybers qui n’appliquent pas cette mesure. Nous serons les grands perdants de cette mesure » se lamente KONE Ibrahim propriétaire d’un cybercafé. Des emplois semblent donc menacés par cette mesure de recensement systématique des utilisateurs de téléphone fixe, mobile et de ligne internet.

Une mesure justifiée

Pour Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI, Agence en charge des Télécom en Côte d’Ivoire, la mission de cette opération est de favoriser une utilisation responsable des lignes téléphoniques et d’Internet. « Il y a de bonnes pratiques sur internet mais il y a aussi de très mauvaises pratiques. Parlons précisément de la cybercriminalité : elle prolifère parce que les criminels sont confortés par l’anonymat ! Décliner les identités permet de réduire cet anonymat et oblige les utilisateurs à ne pas utiliser le Net à de mauvaises fins ». Voici donc une idée louable qui doit contribuer sans nul doute à responsabiliser d’avantage les Ivoiriens face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le projet de réensemencement garantit d’une part la sécurité du consommateur mais de l’autre relance le débat sur les violations des libertés individuelles. « Tous les cybercriminels de la sous-région ouest-africaine ont élu domicile en Côte d’Ivoire. Dans ce contexte la démarche du Gouvernement est salutaire et louable mais que cette décision ne serve pas à contrôler les activités du citoyen » met en garde Doukoua Godé de la FACCI une association ivoirienne des consommateurs. Sur le volet violation des libertés individuelles le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) s’aligne sur la position de la FACCI. « Si nous sommes d’accord avec le Gouvernement qu’il faut lutter efficacement contre les crimes qui sont commis par internet, nous devons aussi attirer l’attention du Gouvernement sur les libertés individuelles. Identifier toutes les personnes de cette manière là est la porte ouverte à notre sens à toutes les dérives possibles d’un Etat qui veut sans doute prendre des libertés certaines avec les droits de l’homme » s’inquiète Maître Doumbia Yacouba président par intérim du MIDH.

Soyez honnêtes et rien ne vous arrivera !

Il n’y a pas le feu au lac rassure pour sa part Djékou Abraham conseillé technique en charge des TIC à l’ATCI cette mesure vise à rendre responsable chaque fauteur de trouble aux yeux de la loi. Les citoyens honnêtes n’ont donc pas de soucis à se faire ! « Le secret des communications que ce soit internet ou téléphoniques est garantie par la loi mais lorsqu’au cours d’une enquête judiciaire et je le souligne très bien, le procureur en fait la demande, l’IP incriminée ou le cyber mis en cause est recherché. Nous nous rapprochons du gérant de cybercafé pour recueillir les informations que l’autorité demande. Si et seulement si ces informations n’existent pas et que le gérant n’a donc pas fait son travail, les sanctions vont tomber. Celles-ci vont jusqu’à la fermeture du cybercafé ! ».

La sécurité numérique des Ivoiriens est donc une priorité pour les autorités ivoiriennes. Celle-ci se place dans une politique de lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire, une lutte qui évolue donc dans un ordre chronologique qui pourrait se schématiser comme suit :

Schéma de la politique globale de sécurité numérique et de lutte contre la cybercriminalité
Schéma de la politique globale de sécurité numérique et de lutte contre la cybercriminalité

Les arnaqueurs en ligne et autres voleurs par téléphones portables sont donc avertis, ils seront traqués dans les mois qui viennent ! Quant aux Ivoiriens, les nouvelles dispositions du ministère des postes et des nouvelles technologies de l’information et de la communication leur donne jusqu’au 31 octobre délais de rigueur pour se faire identifier.

SUY Kahofi

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01. mai
2012
SOS
0

Côte d’Ivoire : manque de financement pour l’action humanitaire

Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire

Une rencontre entre les acteurs humanitaires et les bailleurs de fonds s’est tenue à Abidjan ce 30 avril 2012, dans la salle de conférence du Bureau International du travail (BIT). La rencontre, organisée par le Coordonnateur Humanitaire en Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey, en collaboration avec les Ministres d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, M. Albert Mabri Toikeuse, représenté par son Directeur du Cabinet, M. Diaby Lanciné et Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité, M. Gilbert Kafana Koné, avait pour objectif d’attirer l’attention des bailleurs de fonds sur le sous financement de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire et ses conséquences sur les populations vulnérables. Lors de son intervention, le Coordonnateur Humanitaire, M. Ndolamb Ngokwey, a souligné l’importance et la nécessité d’une action soutenue en faveur des populations affectées par la crise post-électorale. « Si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d’origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente », a déclaré M. Ndolamb Ngokwey. « Cette assistance, tant nécessaire, risque d’être compromise par le manque de financement », a-t-il ajouté.

Les présentations faites par M. Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire (CNCAH), ont dressé un état des besoins non-couverts. Selon M. Ndolamb Ngokwey, un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d’accès à l’eau potable à l’ouest du pays. De même, 5.000 abris ou maisons doivent être réhabilités ou construits pour permettre un retour durable. Environ 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de cinq (5) ans seraient privés d’accès à des soins de santé de qualité. L’Appel Consolidé dit CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire, lancé le 16 janvier dernier à Abidjan, n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 18 pour cent, soit 31,2 millions de dollars US sur une requête initiale de 173 millions de dollars US.

SUY Kahofi

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29. avril
2012
Nouvelles du pays
1

Côte d’Ivoire : Le conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes

Siège de l'ONUCI ex-hôtel SEBROKO

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, jeudi 26 avril 2012, la résolution 2045 qui maintient, jusqu’au 30 avril 2013, ses sanctions à l’égard de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes à la Côte d’Ivoire ainsi que l’exportation du diamant brut  en provenance du territoire ivoirien.

La résolution comporte des exemptions permettant au Gouvernement ivoirien d’entraîner et d’équiper ses forces de sécurité, et de doter la police et la gendarmerie des armes et munitions nécessaires au maintien de l’ordre. Les exemptions traduisent également un souci de permettre une réponse proportionnée du Gouvernement aux menaces contre la sécurité de la population. La résolution explique les procédures à suivre par le Gouvernement pour bénéficier de certaines de ces exemptions accordées par le Conseil, qui salue les efforts des Ivoiriens pour soutenir la réconciliation nationale et la consolidation de la paix et se félicite de l’amélioration de la coopération que le Gouvernement a accordée au Groupe d’experts sur l’embargo. Les autorités ivoiriennes ont salué la résolution, et la considèrent, selon le Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Nations Unies, M. Youssoufou Bamba, comme « un encouragement du Conseil de sécurité à la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts en vue de surmonter les défis importants restants ».

Exemptions : Matériel non-létal, matériel létal RSS…

Au chapitre des exemptions, la résolution stipule que le régime de sanctions ne s’appliqueront plus  ni à la fourniture de services de formation, de conseils et de compétences spécialisées en rapport avec les fonctions de sécurité et militaires, ni à la fourniture de véhicules civils aux forces de sécurité ivoiriennes. La prohibition de la fourniture, la vente ou le transfert d’armes ne s’appliquera pas non plus « aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent, ou à l’utilisation par celles-ci ». Sont également exempts, le « matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou à des fins de protection  ainsi que le matériel de police non létal destiné à permettre aux forces de sécurité ivoiriennes d’utiliser une force appropriée et proportionnée afin de maintenir l’ordre. Cependant, dans les deux cas, une notification préalable doit être faite au Comité de sanctions. De même, la prohibition ne s’applique pas « aux armes et autres matériels létaux destinés aux forces de sécurité ivoiriennes dans le seul but d’appuyer le processus de réforme du secteur de la sécurité ou d’être utilisés dans le cadre de ce processus ». Dans ce cas, un accord préalable du Comité est requis. La résolution souligne que les notifications ou demandes préalables doivent être accompagnées de toutes les informations nécessaires, y compris l’utilisation à laquelle le matériel est destiné, l’utilisateur final, les caractéristiques techniques et le nombre d’articles à expédier ainsi que, le cas échéant, le fournisseur, la date envisagée de livraison, le mode de transport et l’itinéraire de transport. Le Conseil exhorte le Gouvernement ivoirien à permettre au Groupe d’experts et à l’ONUCI d’avoir accès aux équipements faisant l’objet de dérogations au moment de l’importation de ces équipements et avant qu’ils ne soient livrés aux utilisateurs et souligne que le Gouvernement devra marquer les armes et les matériels connexes à leur entrée sur le territoire de la Côte d’Ivoire et en tenir un registre.

Préoccupations : DDR, RSS, combattants illégaux, mercenaires…

Par ailleurs, la résolution exprime la préoccupation du Conseil de Sécurité face à l’inachèvement de la Réforme du Secteur de la sécurité (RSS) et du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), et à la circulation des armes, qui font peser une lourde menace sur la stabilité du pays. Toutefois le Conseil « accueille  avec satisfaction la création au sein du Gouvernement d’un groupe de travail sur la RSS et le DDR ainsi que les autres actions menées pour faire résolument face à ces problèmes ». La résolution réitère la ferme condamnation par le Conseil de « toutes violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire » et « toutes violences contre les populations civiles, y compris les femmes, les enfants, les personnes déplacées et les étrangers, ainsi que toutes autres exactions ou atteintes aux droits de l’homme ». Elle souligne que les auteurs de tels actes doivent être traduits en justice, que ce soit devant des tribunaux internes ou des tribunaux internationaux, et se félicite de l’étroite coopération du Gouvernement ivoirien avec la Cour pénale internationale dans ce contexte.

Le Conseil se déclare « préoccupé par les constations du Groupe d’experts concernant la mise en place d’un système de taxations illégales, l’aggravation de la criminalité […] et l’insuffisance des moyens humains et matériels affectés au contrôle des frontières ». Le Conseil « exhorte tous les combattants armés illégaux ivoiriens, y compris ceux se trouvant dans des pays voisins, à déposer immédiatement les armes ». Il « encourage l’ONUCI, dans les limites de son mandat, de ses capacités et des secteurs dans lesquels elle est déployée, à continuer d’aider le Gouvernement ivoirien à collecter et à entreposer ces armes et à enregistrer toute information pertinente les concernant ». Et il « demande au Gouvernement ivoirien […] de veiller à ce que ces armes soient neutralisées ou ne soient pas distribuées illégalement ». Le Conseil de sécurité se déclare « profondément préoccupé par la présence en Côte d’Ivoire de mercenaires, venant notamment de pays voisins, et invite les autorités ivoiriennes et libériennes à coordonner leur action pour régler ce problème ». Il encourage l’ONUCI et la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à continuer, dans les limites de leurs mandats, capacités et zones de déploiement respectifs, à coordonner étroitement l’assistance fournie aux Gouvernements ivoirien et libérien, respectivement, pour la surveillance de leur frontière, en accordant une attention particulière aux mouvements de combattants et aux transferts d’armes.

Libre accès pour le groupe d’experts sur l’embargo

La résolution réitère qu’il est nécessaire que les autorités ivoiriennes assurent le libre accès du Groupe d’experts sur l’embargo, l’ONUCI et la Force Licorne, aux cargaisons des avions et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, terrains d’aviation, bases militaires et postes frontière, ainsi qu’à toutes les armes et munitions et tout matériel connexe de toutes les forces de sécurité armées. Elle « demande aux autorités ivoiriennes de lutter contre les systèmes de taxation illégaux qui perdurent, de prendre les mesures nécessaires pour rétablir et renforcer les institutions concernées, et de continuer à déployer des agents de douane et de police des frontières dans tout le pays … ». Par ailleurs, la résolution engage le Gouvernement ivoirien à ratifier et appliquer la Convention de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes. Un bilan de mi-parcours des mesures contenues dans la résolution devra être réalisé au plus tard le 31 octobre 2012.

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23. avril
2012
Chronique
6

France 2012 : ce que je retiens du 1er round

Des valeurs au-delà du jeu politique

Ce que je retiens du premier tour de la présidentielle française est loin d’être la haine politique plate que certains Ivoiriens, remontés contre Nicolas Sarkozy, badigeonnent sur leur mur facebook. Ce que je retiens chaque fois qu’une élection se déroule dans une Nation policée, c’est cette valeur intrinsèque du respect du jeu démocratique qui prévaut dans l’arène. Pendant que certains prétendus adversaires africains de Sarkozy appelaient je ne sais qui à voter contre Sarkozy avec des mots orduriers, les premiers concernés par le vote se contentaient d’échanger sur l’avenir de leur pays à travers des débats civilisés. L’avenir du pays, le bien-être du citoyen au-delà des chapelles politiques, le respect de la dignité humaine… Voici autant de valeur que certains Ivoiriens oublient quand ils se rendent aux urnes. Pour eux c’est Gbagbo ou le pays brûle ! Si ce n’est pas Ouattara on casse tout ! Hier dimanche avez-vous entendu chers Ivoiriens une chaîne de radio ou de télé françaises annoncer que des militants du PS et de l’UMP se sont affrontés à la machette dans les rues de Paris ? Avez-vous entendu un membre du bureau politique du PS dire de Sarkozy qu’il est une graine acide pour le sol français ? Avez-vous entendu un chargé de communication de Sarkozy dire de François Hollande qu’il est un assassin ou un bandit de grand chemin ? Pourquoi ce que l’occident nous donne comme bon modèle à suivre passe aussi difficilement ? Au lieu de nous époumoner à Abidjan à critiquer la politique française, nous ferions mieux d’apprendre ce que les autres nous enseignent avec humilité. Ce n’est pas la tête de Sarkozy qui doit être le débat mais la capacité que le peuple français a à organiser des élections sans violence et sans contestations. Là où notre CEI met trois jours pour annoncer des résultats, la France le fait en 1 heure ! Ça, c’est une leçon. Là où nous avons des slogans du genre on gagne ou on gagne, on nous propose des slogans rassembleurs. Ça, c’est une leçon ! Là où on pousse certains jeunes à devenir des Maguy le tocard, on éduque la jeunesse française au choix politique responsable. Ça, c’est une leçon ! Là ou on pousse certains à choisir ADO parce qu’il est dioula ou Gbagbo parce qu’il est bété, on se retrouve avec des candidats qui oublient qu’un tels est juif, roumains, breton…pour prôner un idéal celui de la Nation. Ça, c’est une leçon !

Jeune Ivoirien à qui l’on fait croire jour et nuit que quelque chose va changer si un tels ou un tels devient Président de la France, saches que ton esprit est sous le régime des manipulations politiques qui t’ont conduit dans les rues d’Abidjan kalachnikov en main. Quelque soit le Président qui débarque, la France-Afrique sera toujours là ! Quelque soit celui qui s’emmène Gbagbo restera dans le tourment de la justice qu’elle soit nationale ou internationale ! Quelque soit celui qui s’impose, les intérêts de la France seront toujours préservés ! Le chien ne mange pas la viande du chien comme disent les abidjanais. C’est une manière claire de te dire que rien ne changera. Au PS Gbagbo ‘’ne sentait pas bon’’ il y a longtemps : les mêmes socialistes sur lesquels certains comptent pour un revirement de situation à La Haye sont les mêmes qui ont dit de Gbagbo qu’il est infréquentable. Je n’ai jamais aimé la politique de Laurent Gbagbo mais ce jour là j’ai eu pitié pour lui car même à un animal de compagnie dont on ne veut plus on lui évite ce genre de propos. Jeune Ivoirien les minutes que tu uses à te mêler de la politique française qui ne t’apporte rien, dépense le à rechercher des bourses d’étude sur le web. Le temps que tu perds à injurier Sarkozy, tu peux l’utiliser largement pour chercher un emploi. Chacun son pays, chacun sa politique et les urnes sont bien gardées car au demeurant on aura jamais besoin des hélicoptères Ivoiriens pour sortir Sarkozy d’un bunker à l’Elysée mais c’est plutôt le contraire qui peut se produire a tout moment.

SUY Kahofi

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20. avril
2012
Côte d'ivoire
7

Le secteur minier Ivoirien en plein essor

Alassane Ouattara mise sur le dynamisme du secteur minier Ivoirien

Pendant de nombreuses années le secteur des mines a été le parent pauvre de l’économie Ivoirienne. Malgré la présence de pétrole au large du golf de guinée et une variété non négligeable de minerais dans son sous-sol, la Côte d’Ivoire n’a véritablement pas bénéficié des retombés du secteur minier. Le secteur n’occupait que 12.000 à 15.000 actifs dans le pays avec des exploitations traditionnelles ou semi-artisanales. Aujourd’hui avec l’exécution du programme de développement du Président Alassane Ouattara, le secteur minier est de nouveau sur la sellette avec l’arrivée de grands groupes dans le pays qui exploitent déjà des mines d’or ou explorent d’autres régions riches en fer et en manganèse. Le secteur minier est donc en plein essor en Côte d’Ivoire avec des découvertes très importantes de mine d’or et de gisements de pétrole en mer. Bien que depuis l’indépendance le développement de l’activité des mines a donné naissance à des sociétés d’Etat sensées réguler et promouvoir les activités du secteur, c’est seulement en cette année 2012 que des gisements d’or importants pour une exploitation industrielle ont été découverts. « Nous découvrons autant de gisements dans le pays aujourd’hui parce les méthodes que nous utilisions auparavant n’étaient pas les bonnes aussi bien pour l’Or que pour le Pétrole. En 10 ans il y a eu cinq forages or d’Avril à Décembre 2011 nous avons eu cinq forages ! Rien que pour cette année 2012, douze forages sont annoncés » nous explique Adama Toukara, le Ministre Ivoirien des Mines et de l’Energie.

Une ère nouvelle semble donc s’ouvrir pour le secteur des mines en Côte d’Ivoire avec de gros investissements. Des entreprises telles que TATA Steel sont en prospection pour le fer et RANDGOLD a déjà installé des usines pour l’exploitation de l’or. Le gouvernement Ivoirien veille à la dynamique du secteur car il est un gros pourvoyeur d’emploi en cette période de relance économique. « Le secteur minier emploie 30.000 personnes aujourd’hui ce qui est très salutaire pour le pays en cette période post-crise. Nous, je veux parler du ministère et des acteurs du secteur, nous voulons être un grand contributeur à la solution que le Président développe pour résoudre le problème du chômage des jeunes » affirme le Ministre des Mines et de l’Energie. Au-delà des salaires directs qui sont versés aux travailleurs et des impôts perçus par l’Etat, les entreprises qui opèrent dans le secteur des mines contribuent au développement des localités où elles sont implantées par la réalisation d’infrastructures socio-économiques. Avec l’essor du secteur minier et les actions sociales des entreprises, c’est plus de routes et de pistes, plus de centre de santé, plus d’école et plus de médicaments dans les hôpitaux pour les malades. A titre d’exemple nous citerons TATA Steel qui est pour l’instant en prospection et qui a décidé de recruter son personnel à Bangolo et de le former. Ainsi des jeunes filles sélectionnées sont déjà en formation et reviendront servir leur pays. Au-delà, l’entreprise apporte une assistance médicale aux populations et réalise des routes. Les mines apportent un véritable développement dans les régions et l’exemple de TATA Steel ne saurait faire de l’ombre à celui RANDGOLD à Tongon. L’entreprise a redonné vie à la piste pour aéronef, réalisé des barrages pour alimenter les villages en eau potable et soutenir l’agriculture locale sans oublier les écoles qu’elle continue de construire et des centaines d’emplois qu’elle offre aux populations riveraines.

Pour le Ministre Tounkara la belle aventure du secteur minier ne pourra se poursuivre que si les Ivoiriens acceptent de construire un climat de paix et de réconciliation à même de rassurer les investisseurs.

SUY Kahofi

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17. avril
2012
Non classé
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Lutte contre la fuite des noix de cajou

 

Noix de cajou

L’anacarde est aujourd’hui l’or vert pour de nombreux paysans du nord de la Côte d’Ivoire et cette culture faire vivre un nombre important de famille. Malheureusement les revenus des paysans sont en chute libre et la côté part revenant à l’Etat en termes de recette à l’exportation est tout aussi menacé par le phénomène de l’exportation illégale des noix de cajou. L’ARECA, l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde a décidé de stopper ce phénomène en mobilisant paysans et autorités autour du problème.

Le gouvernement ivoirien a décidé d’aller en guerre contre les exportations frauduleuses de noix de cajou vers les pays frontaliers qui ont atteint au cours de la campagne écoulée un record de plus de 100.000 tonnes représentant le quart de la production nationale. Les stratégies de lutte ont été examinées lors d’un atelier de trois jours à Bondoukou, dans l’est du pays, sur le thème « Porosité des frontières et exploitations frauduleuses des noix de cajou ». Selon Bamba Mamadou président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde ARECA, la région de Bondoukou est non seulement l’une des plus importantes zone de production de l’anacarde en Côte d’Ivoire, mais également la plus grande porte de sortie frauduleuse des noix de cajou vers le Ghana, particulièrement, à cause de la porosité des frontières. « La situation inquiète l’Etat », a-t-il indiqué relevant qu’en 2011 moins de 280.000 tonnes de noix de cajou avaient été enregistrées au port d’Abidjan pendant que le Ghana dont la production nationale est estimée à 25.000 tonnes a transformé au plan local environ 17.000 tonnes et exporté près de 125.000 tonnes de noix de cajou. L’atelier, qui a été initié à la faveur du lancement officiel de la campagne de commercialisation de la noix de cajou au titre de l’année 2012, a permis de réfléchir sur les stratégies à mettre en place en vue mettre fin au phénomène de fuite des noix. L’atelier a également permis de faire un diagnostic objectif des causes de fuite des noix de cajou vers les pays frontaliers, notamment le Ghana, d’identifier les mesures adéquates permettant de lutter efficacement contre le phénomène, de sensibiliser les acteurs de la filière sur les bonnes pratiques en matière de qualité et de sensibiliser les autorités sur les dispositions réglementaires mises en place pour encadrer la campagne 2012. La Côte d’Ivoire est le premier pays africain producteur de noix de cajou et deuxième au plan mondial après le Vietnam.

SUY Kahofi

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13. avril
2012
Côte d'ivoire
1

Des mécènes Ivoiriens s’engagent pour la cause des enfants

 

Pose de la première pierre par la Ministre Jeanne Peuhmond et compagnie du Prof Fassinou Fondateur de Children Hope international

L’ONG panafricaine Children Hope international vient de se lancer dans un ambitieux mais noble projet celui de mobiliser des mécènes Ivoiriens pour bâtir le premier centre de prise en charge totale des enfants en difficultés. Il s’agit de ceux rendus vulnérable du fait du VIH, des orphelins de la guerre mais aussi ceux en difficultés abandonnés dans les rues. Le projet aura un coût total de 2 milliards 116 millions de franc CFA entièrement financé par l’ONG et des partenaires tous Ivoiriens. Le complexe dont la première pierre vient d’être posée sera composé d’un hôpital moderne, d’une école, d’une pouponnière et d’un centre agro-pastoral. Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions de l’Etat pour la prise en charge des OEV mais de l’action de chaque Ivoirien pour le bien être des enfants. « L’orphelinat aura une capacité de 200 lits, le centre médico-social 150 lits et un atelier d’apprentissage et une école. Le complexe agro-pastoral aura une superficie de 15 hectare et son objectif sera d’assurer aux pensionnaires une auto-suffisance alimentaire » affirme Professeur Fassinou, fondateur de l’ONG Children’s Hope International. La mobilisation d’un mécénat 100% Ivoirien était à l’origine un projet que d’aucun trouvait surréaliste au début de la conception du projet. Malgré cette appréhension, les Chefs d’entreprise Ivoiriens ont répondu favorablement à l’appel du Professeur Fassinou. Parmi ces mécènes nous pourrons citer SETACI, la CDCI, les Studio Fifty Four, Flash Intervention, SOTACI, Carré d’or… Le groupe d’assurance NSIA, filiale de la BIAO fait parti de ces entreprises. Madame Diby Directeur du développement du groupe nous explique pourquoi son entreprise s’engage pour la cause des enfants. « L’assurance à tout de même un côté social et c’est un peu dans ce cadre que nous intervenons aux côtés de Children Hope International. Dans notre organisation la plupart des Directeurs sont des femmes et en nous engageant dans ce projet c’est une manière de contribuer au développement social des enfants et par ricochet de la femme ».

Croire au potentiel de l’Afrique certains le disent, d’autre y croient et c’est cette dernière frange qui s’engage pour que le sud puisse se mobiliser pour trouver des solutions aux besoins du sud. Le mécénat ne signifie pas obligatoirement tendre la main à l’occident mais il peut aussi se faire grâce à l’engagement de chaque Ivoirien pour le bien être de ses concitoyens quelque soit ses ressources. Mr Chaudron patron du groupe SETACI représentant le constructeur KIA Motors estime « qu’un tels projet pour les jeunes est une opportunité que les entreprises Ivoiriennes doivent saisir pour accompagner le projet en vue de le voir émerger. La jeunesse Ivoirienne a souffert durant ces dix dernière années et elle a le droit de croire en un avenir radieux, en un avenir fait d’espoir ». La Côte d’Ivoire attend beaucoup de ce complexe dédié à l’enfant car il sera aussi un centre d’accueil pour d’autres besoins d’urgence tels que les cas d’accident pour lesquels les blessés doivent être convoyés du nord vers d’autres régions. Pour que ce projet puisse véritablement avancer, l’ONG Children Hope International a sollicité Dr Ibrahim RAAD en qualité de coordonnateur National. Notons qu’il assure déjà la coordination des activités de l’ONG au Sénégal. Dr RAAD a accepté d’accompagné la Côte d’Ivoire dans ce projet non sans reconnaître en toute modestie que la tache sera immense mais pas impossible à surmonter. Dans 18 mois ou tout au plus 24 le complexe dédié à l’enfant sera opérationnel mais avant la date d’inauguration des bâtisses, les populations de N’Zokossou (département de Sakasou) où sera logé le centre ne cachent pas leur joie. Serons-nous spectateurs lorsque des enfants meurent ? A cette question les partenaires de l’ONG Children Hope International répondent NON et s’engagent pour que le Centre N’Nafissou soit une réalité.

SUY Kahofi

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11. avril
2012
Nouvelles du pays
4

11 avril : restauration ou mort de la démocratie en Côte d’Ivoire ?

 

Laurent Gbagbo est-il le seul coupable?

Voici un an jour pour jour que s’achevait la crise post-électorale Ivoirienne avec la chute du régime de la refondation. Laurent Gbagbo braqué contre la communauté internationale refusait de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara au terme du second tour de la présidentielle de novembre 2011. La fin de l’histoire est connue de tous : l’ex-président ivoirien est sorti de son bunker sous une pluie de roquette. Un an après la chute de celui qu’on appelle le woody de mama, la Côte d’Ivoire continue de vivre et renoue même avec la croissance. Selon certains analystes, le taux de croissance devrait être supérieur à 8%. Un an après le 11 avril 2011 la Côte d’Ivoire continue de chercher sa voie car les deux chantiers les plus importants du programme Ouattara ne sont toujours pas achevés. D’un côté la réconciliation et de l’autre la restauration de la sécurité.

Insécurité, vie chère et réconciliation

La Côte d’Ivoire de son statut de havre de paix et de quiétude est aujourd’hui un asile pour bandits de grands chemins. Les vols, les meurtres, les braquages à l’arme lourde font parti du quotidien des Ivoiriens. « Il ne se passe pas une seule semaine sans que dans mon quartier on ne signale un vol ou un viol.  L’insécurité est aujourd’hui normal dans ce pays et le comble certains voleurs sont des éléments des FRCI » affirme un Ivoirien sous couvert de l’anonymat. Au-delà de cette insécurité galopante c’est aussi l’épineux dossier de la vie chère que le gouvernement Ouattara n’est toujours pas capable de résoudre. « La vie était chère avant la crise et aujourd’hui est encore plus grave. On n’arrive plus à manger à sa fin et le peu que vous avez ne peut pas vous permettre de vous nourrir convenablement » se lamente Chantal Kouakou une mère de famille. « Où allons-nous » s’écrit une autre mère de famille. Ehouré Joseline dénonce l’attitude des commerçants véreux. « Ils s’enrichissent sur le dos des pauvres en fixant des prix en fonction de la tête des clients et le comble rien n’est fait pour les arrêter ». L’autre débat, celui de la réconciliation est plus politisé. Le parti au pouvoir et l’opposition se rejettent la responsabilité du drame Ivoirien et s’accusent de manque de volonté pour rassembler les Ivoiriens. Si au sommet la querelle vire aux menaces par presse inter-posée, à la base les militants ne se font pas de cadeaux. « La réconciliation est de façade. Je suis de l’ouest mais depuis que je suis de retour dans le quartier tout le monde me regarde comme un pestiféré puisse que je suis de la même ethnie que l’ancien Président. On ne peut pas rendre tout un peuple responsable de ce qui est arrivé au pays » s’indigne Bahi avant de souligner que certains de ses voisins ne lui adresse plus la parole ! Pour Konaté un nordiste « le véritable obstacle à la réconciliation réside dans le refus du FPI de demander pardon ». Le FPI selon lui « ne peut pas jouer la victime là où tout le monde reconnait sa culpabilité ». Il faut donc que le FPI demande pardon avant toute chose estime le chef d’entreprise. Pour Méïté le nœud du problème réside dans le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. « Laurent Gbagbo est notre frère et je pense qu’on pouvait le laisser ici, le juger ici ou même le gracier. Ses partisans ne se sentent pas dans cette réconciliation simplement parce que leur leader est derrière les barreaux ». Pour Traoré Wodjo Fini la logique d’un Gbagbo en prison répond certes à un besoin de justice mais attention à ne pas tomber dans une logique justice des vainqueurs sur les vaincus. « Jusqu’à ce jour seuls les leaders d’un camp sont harcelés et cela n’est du tout bon pour  la justice transitionnelle ». Le pardon oui mais pas seulement celui venant du FPI car selon Konan Oscar « tous les Ivoiriens sont coupables. Cette crise est le résultat de la longue querelle de succession qui a commencé à la mort de Félix Houphouët Boigny. Chaque politicien doit des excuses et un pardon sincère au peuple parce que chaque fois c’est le peuple qui souffre ».

La Côte d’Ivoire veut devenir un hub de croissance pour la sous-région et même pour l’Afrique. Avant de réaliser se rêve elle doit avant tout se donner les moyens de devenir un pays respecté non pas pour sa richesse mais pour les solutions qu’elle trouvera à ses problèmes.

SUY Kahofi

 

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10. avril
2012
Commerce
2

Pièces mutilées…pomme de discorde !

 

Pièces de monnaie de la BECEAO en vigueur en Côte d'Ivoire

Les pièces de monnaies constituent le moyen d’échange par excellence de nombreux Ivoiriens. Sur les marchés, dans les transports et même dans les grandes surfaces, les pièces permettent d’assurer les paiements et facilitent la monnaie pour des prix généralement affichés avec 25, 50 ou 100 f cfa de majoration. Pourtant les pièces de monnaie sont à l’origine de petits problèmes entre consommateurs et vendeurs car celles-ci ne sont pas présentables souvent. En effet certaines pièces mutilées sont refusées car leur aspect rebute ! On les appelle communément des pièces lisses, finies ou effacées. Personne n’en veut, pourtant elles circulent ! Ils sont rares ceux qui n’ont jamais interpellé un apprenti gbaka (mini car de transport urbain) ou une vendeuse pour une pièce jugée lisse. « L’argent circule et le plus souvent vous recevez ce type de pièces par mégarde. Je peux dire qu’on se débarrasse d’elles pour éviter qu’elles nous reste entre les mains », affirme M. Affeli, client d’un supermarché. On se demande comment la pièce peut ainsi s’effacer. La durée de vie est la première raison et la seconde, les mauvais traitements infligés aux pièces.

Certaines personnes les marquent à l’aide d’un couteau ou les frottent à même le sol pour espérer les revoir. Pourtant ces pièces qu’on dit lisses, lavées ou finies sont bel et bien valables selon des fonctionnaires de la BCEAO (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) que nous avons interrogé nous ont donné les raisons qui rendent une pièce invalide.

« Une pièce est dite mutilée et donc sans valeur quand les inscriptions suivantes sont totalement absentes des deux surfaces de la pièce. Les inscriptions faisant référence à la structure émettrice (UEMOA, BCEAO), le silure symbole de la BCEAO et la valeur faciale de la monnaie (50, 25, 100, 250…) ». En d’autres termes, si votre pièce porte toujours une des inscriptions citées, elle est encore valable. Mais où se situe donc le problème ? « Moi je ne peux pas prendre ‘’l’argent lisse’’ parce que  ‘’c’est vilain’’ et puis les clients ne prennent pas ça si tu fais la monnaie avec », affirme Ouédraogo Binta, vendeuse de charbon. C’est donc l’aspect des pièces qui pose problème ! Alors, seule la Banque émettrice peut résoudre le problème en récupérant les pièces mutilées pour les jeter en haute mer et émettre de nouvelles. « Jeter en haute mer des pièces mutilées : quel gâchis », soutient un banquier « on peut bien penser à les recycler ». En effet, aucune méthode de recyclage n’existe pour les pièces pourtant l’alliage ferro-nickelé pourrait servir à fabriquer de nouvelles pièces. En attendant que des pièces neuves ne viennent prendre la place des anciennes sur le marché, consommateurs et vendeurs continueront de refuser les pièces mutilées ou de se débarrasser d’elles en cas d’inattention d’un interlocuteur.

SUY Kahofi

 

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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