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La côte d'ivoire au jour le jour!
22. mai
2012
SOS
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Don du PAM et la CEDEAO au Gouvernement Ivoirien

Ouédraogo (CEDEAO) et Gilbert Kafana Koné, Ministre d’Etat Ivoirien

Le Cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité sis Abidjan-Plateau rue Terrason Fougère a connu une animation particulière ce lundi 21 mai. En effet la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et le PAM (Programme Alimentaire Mondial) ont décidé d’offrir au Gouvernement Ivoirien un important lot de vivre pour soutenir l’action humanitaire. La cérémonie marquant cette remise de don a été rehaussé par la présence de deux ministres et une représentante du Premier Ministre pour le compte du Gouvernement Ivoirien, du Président de la Commission de la CEDEAO et du Représentant pays du PAM.

Faire en sorte que la famine dans le sahel ne puisse pas faire de l’ombre à la crise humanitaire qui continue de sévir en Côte d’Ivoire, voici le sens du geste de la Commission de la CEDEAO en faveur de la Côte d’Ivoire. Le PAM (Programme Alimentaire Mondial) courroie de transmission du don à l’Etat de Côte d’Ivoire estime qu’il s’agit d’un geste qui soutien l’action humanitaire du pays par sa portée. « Il s’agit pour ce don d’un programme spécial différent de nos activités quotidiennes de terrain qui elles consistent à gérer les vivres que les bailleurs de fond mettent à notre disposition. La valeur de ce don est d’environ 1 million de dollar réparti de la manière suivante : 435 tonnes de riz, 885 tonnes de maïs et un quota de 310 tonnes de riz pour le Libéria » déclare Gianluca Ferrera Représentant pays du PAM pour les détails concernant le don. La CEDEAO dont les textes fondateurs font d’elle une organisation supranationale au four et au moulin pour le bonheur des populations, ne veut pas être spectateur de la crise humanitaire qui secoue un de ces Etats membres. C’est pourquoi elle à déboursé ces quelques 500.000.000 de franc CFA en guise d’aide humanitaire. Désiré Kadré Ouédraogo le Président de la Commission de la CEDEAO a réaffirmé cet esprit de solidarité sous-régional. « Nos Etats membres isolément ou collectivement sont souvent confrontés à des catastrophes naturelles ou anthropiques, des crises politiques ou des violences communautaires qui entrainent des conséquences socio-économiques inestimables et affectent gravement la dignité humaine. L’actualité brulante dans l’espace de la CEDEAO pourrait laisser croire que notre organisation commune accorde une plus grande importance à la gestion des conflits et aux problèmes de sécurité. Notre mission consiste également à apporter assistance et secours à nos Etats membres dans les situations de crise humanitaire » a tenu à souligner le Président de la Commission.

Au nom des autorités Ivoiriennes Gilbert Kafana Koné, Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité a tenu dire merci à la CEDEAO pour ce geste. « Le geste que la CEDEAO pose aujourd’hui à savoir offrir aux populations Ivoiriennes des dons d’assistance humanitaire en vivre est une action de haute portée sociale que le Gouvernement Ivoirien apprécie à sa juste valeur » a affirmé le Ministre d’Etat. Ce geste humanitaire de la CEDEAO est salutaire pour la Côte d’Ivoire dans la mesure où il intervient à un moment où le Système des Nations Unis déplore un sous-financement de l’action humanitaire.

SUY Kahofi

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21. mai
2012
Côte d'ivoire
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Gratuité des soins : le revers de la médaille

La gratuité semble ne pas faire l’affaire du personnel soignant des CSC

La gratuité des soins voulue par le Gouvernement Ivoirien est une mesure qui dans l’ensemble soulage les populations mais d’un autre côté fait grincer les dents des professionnels de santé qui croulent aujourd’hui sous le poids des dettes. C’est le cas des établissements de santé communautaire qui ont du mal à payer leur personnel et à faire face à leurs dépenses quotidiennes. Les agents de ces établissements broient du noir et pour cause la mesure de gratuité de soin instaurée par le gouvernement Ivoirien a laissé certains sur le faim en terme de rémunération. 4 mois d’arriéré de salaire et 12 mois de redevance c’est trop pour ces agents qui en ont marre d’attendre ! « Qu’est ce qu’on reproche aux établissement sanitaires communautaires de Côte d’Ivoire ? Qu’est ce qu’on reproche à leurs agents pour leur refuser le droit d’avoir un salaire ? » explose Julien Sié Essoh de l’association pour la santé communautaire de Yopougon toit-rouge (un sous-quartier d’Abidjan). L’interrogation de Julien Sié Essoh reste sans réponse de la part du gouvernement Ivoirien pendant que le calvaire des agents se poursuit dans les centres de santé communautaire avec le découragement qui gagne les troupes, les moyens qui fond défaut et la menace des fournisseurs qui veulent couper les vivres. « Depuis le 16 avril nous sommes entrés dans la gratuité mais jusqu’à ce jour nous n’avons perçu aucun sou au titre de la redevance : nous en avons informé le ministère de la santé. Aucun centime pour le fonctionnement de nos centres : que faisons-nous dans ce cas ? » s’interroge Bakayoko Abdoulaye président du collectif des ACS-COM pour la défense de leur droit avant de conclure par une autre série d’interrogations qui mettent à nu les dangers qui planent sur les centres de santé communautaire « les fournisseurs qui nous ravitaillent en registres de consultation et d’accouchement nous les payons comment ? Que faisons-nous puisse que certains menacent de prendre des huissiers ? Même les factures d’eau et d’électricité ne sont pas encore réglées : des avis de coupure nous menacent ! Jusqu’à quand allons-nous tenir ? ».

Au centre de santé communautaire de Yopougon GESCO on n’aura pas la chance d’attendre la clémence de la compagnie d’eau. Le liquide, source de vie est absent des robinets pour le plus grand mécontentement des patients et personnel de santé. « La SODECI est venue enlever le compteur et au moment où je vous parle nous sommes à la troisième semaine sans eau dans notre centre de santé » se lamente Tiéhi Kéhi Laurent de la Formation Sanitaire urbaine à base communautaire de Yopougon GESCO. La gratuité des soins saluée par les Ivoiriens à la majorité écrasante est donc devenue le grain de sable qui empêche l’engrainage des administrations des établissements sanitaires communautaires de tourner correctement si l’on s’en tient aux explications de Kessi Alexis du centre de santé communautaire d’Angré Cocody. « Avant la gratuité nous n’avons aucun problème mais depuis que cette mesure est entrée en vigueur nos facture sont de plus en plus salées et nous courrons tout droit vers la dérive » s’inquiète Kessi Alexis. Face au silence du gouvernement faut-il continuer de travailler même sans moyen ? Les agents des centres de santé communautaires s’interrogent et proposent que des solutions soient rapidement trouvées. « Si nous observons tout de suite un arrêt de travail pour protester il est claire qu’il y aura plus de mort que dans les CHU et les CHR. Si nous acceptons de travailler malgré les difficultés ce n’est pour autant que nous devons être négligés ! Nous demandons pardon à Madame la Ministre (NDLR : N’dri Thérèse Yoman) pour que nos salaires soient versés » plaide Kaman George secrétaire général du syndicat en charge de la défense des agents des établissements communautaires.

Au ministère de la santé on appelle à plus de patience de la part des agents des établissements de santé communautaires car le principe du règlement des arriérés est un acquit. Il ne reste plus qu’un financement conséquent pour que l’ardoise soit effacée mais jusqu’à quand ces pères et mères de famille resteront-ils dans l’angoisse ? Personne n’oserait répondre à cette question.

SUY Kahofi

 

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17. mai
2012
Nouvelles du pays
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Décollage autorisé pour AIR Côte d’Ivoire !

La Côte d'Ivoire de nouveau dans le ciel africain

AIR Côte d’Ivoire voici le nom de la nouvelle compagnie nationale de transport aérien de la Côte d’Ivoire. Le pays qui a longtemps été absent du ciel africain signe son grand retour avec une entreprise portée par trois principaux actionnaires. Après de long mois de tractation la nouvelle compagnie aérienne Ivoirienne AIR Côte d’Ivoire vient de voir le jour grâce à un engagement du Gouvernement Ivoirien. Elle est le fruit d’un partenariat entre la Côte d’Ivoire et des acteurs privés qui ont pion sur rue dans le transport aérien africain. « Au départ nous étions deux entités à savoir l’Etat de Côte d’Ivoire et AIR France. La Côte d’Ivoire devait maintenir 51%, 14% pour le privé et 35% AIR France. En janvier 2012 nous avons été rejoint par le Réseau AGAKAN qui est venu prendre 15% des 35% d’AIR France » nous explique le Général Abdoulaye Coulibaly président du Comité de pilotage de la création de la compagnie pour ce qui est de la genèse des accords et de la répartition des parts dans le capital. La prise d’une part de 15% du capital de AIR Côte d’Ivoire par le Réseau AGAKAN avec AIR Burkina et AIR Mali place la Côte d’Ivoire dans une position confortable dans la sous-région avec la possibilité d’un trafic autour des 1 million de passagers d’ici fin 2012. Pierre Dekazo Directeur Afrique et moyen orient de AIR France apprécie l’idée de l’injection d’un capital africain dans la nouvelle AIR Côte d’Ivoire et pense que le succès de la compagnie aérienne repose sur l’appui que lui apporte les autres compagnies sous-régionales. « La compagnie est crée avec un partenariat avec les compagnies de pays voisin. C’est très important pour peut-être pas garantir mais donner une très grande chance de succès à cette nouvelle compagnie. C’est une façon de conforter la compagnie mais aussi de donner un bon service aux clients » souligne Directeur Afrique et moyen orient de AIR France.

La nouvelle AIR Côte d’Ivoire est le symbole de la fierté nationale et la marque de la souveraineté du pays. Le ministre Charles Koffi Diby de l’Economie et des Finances n’a pas manqué de le souligner non sans prendre le soin d’inviter les Ivoiriens à se joindre dans un futur proche à l’aventure de AIR Côte d’Ivoire. « L’Etat est porteur de plusieurs actions que nous cèderons d’ici quelque temps au secteur privé Ivoirien que ce soit les ménages, que ce soit les personnes morales. C’est la preuve que c’est une compagnie nationale : tous ceux qui le voudraient pourront participer à la prise d’action dans ce capital ». AIR Côte d’Ivoire sera aussi pourvoyeuse d’emploi car la compagnie n’aura que des pilotes Ivoiriens qui seront épaulés au plan technique par des pilotes de AIR France. Concernant le sort des anciens employés de la défunte AIR Ivoire, le Général Abdoulaye Coulibaly président du Conseil d’Administration d’AIR Côte d’Ivoire estime qu’ils seront privilégiés dans le nouveau recrutement mais la nouvelle compagnie aérienne ne s’engagera pas à effacer les créances d’AIR Ivoire.

SUY Kahofi

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16. mai
2012
Société
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L’intercompréhension : un outil pour le plurilinguisme

Les séminaristes au sein de l’Ecole Normale Supérieure

Promouvoir les langues latines afin qu’elles deviennent de puissants outils d’intégration et d’intercompréhension au plan sous-régional et mondial, voici l’objectif que veut atteindre l’Union Latine en organisant à Abidjan un séminaire autour du thème l’intercompréhension : un outil pour le plurilinguisme. Les enseignants des langues latines que sont principalement le français, l’espagnole et le portugais auront à échanger leurs expériences aussi bien en milieu naturel de pratique des langues qu’en milieu éducatif. L’intercompréhension revêt donc une importance capitale dans le dialogue des cultures et la facilitation des échanges entre peuples d’origines diverses. « La notion d’intercompréhension est forcément génératrice de paix et de rencontre de la diversité. Notre ambition c’est donc de pouvoir montrer que par le biais des langues et des cultures qui dialoguent entre elles il y a deux choses importantes : nous devons faire en sorte que nos différences ne soient pas des divisions et que notre diversité ne se transforme pas en animosité » Le Professeur Moussa Daff de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar souligne l’importance de l’intercompréhension.

Parmi les experts venus partager leur savoir-faire avec les enseignants Ivoiriens figure les Professeurs Manuel Tost de l’Université Autonome de Barcelone (Espagne), Moussa Daff de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal), Carlos Villalón de l’Université de Playa Ancha (Chilli) et Richard Brunel de l’Université Nationale de Córdoba (Argentine). La découverte de l’intercompréhension, la didactique de l’intercompréhension ou la pratique de l’intercompréhension en milieu éducatif sont autant de thème d’étude sur lesquels experts et séminaristes auront à plancher.  L’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Organisation International de la Francophonie appui l’Union Latine dans cette politique de promotion de la compréhension entre les peuples par les langues. Les techniques qui seront le fondement des échanges ne s’appliquent pas exclusivement aux langues internationales mais peuvent aussi servir dans la promotion du dialogue entre peuple d’un même pays. C’est la raison pour laquelle le Professeur Koffi Tougbo spécialiste du monde lusophone à l’Ecole Normal Supérieur d’Abidjan estime qu’il s’agit d’une aubaine pour la Côte d’Ivoire en cette période de réconciliation. « Ces Organisations Internationales viennent nous donner des éléments, une technique innovatrice pour que l’intercompréhension puisse se faire de sorte que l’ivoirien du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et du centre même s’ils ne parlent pas la même langue puissent se comprendre en appliquant cette technique ».

De nombreux linguistes à travers le monde estiment que la véritable monnaie pour faciliter les échanges à tous les niveaux entre les peuples est la langue. Elle permet de faire tomber des barrières et rapproche des groupes qui sont à l’origine fait pour ne pas dialoguer. Dans un contexte de mondialisation où les langues latines cohabitent avec d’autres tout aussi influentes comme l’Anglais, les notions d’interactions lexicales et grammaticales seront à l’ordre du jour toujours pour montrer combien de fois les langues ne doivent pas constituer un frein aux échanges entre les peuples.

SUY Kahofi

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14. mai
2012
Société
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Sport et Loisir facteur de cohésion sociale

La fête fut tout simplement belle

Le troisième salon national des sports et loisirs de Côte d’Ivoire s’est achevé ce samedi au stade Champroux d’Abidjan Marcory. Dans le contexte socio-politique Ivoirien ce salon revêt un caractère particulier car il réunissait les Ivoiriens autour du thème ‘’Sport et Loisir facteur de cohésion sociale’’. « Le thème de cette année est tellement important car grâce aux vertus des sports et loisirs on peut réussir à faire redémarrer la Côte d’Ivoire sur de nouvelles bases solides d’unité et de cohésion » déclare Philipe Ibitoha Directeur exécutif du salon. La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut redevenir un pôle sportif sous-régional par excellence en ambitionnant de réunir chaque année les grands noms du sport continental sur son sol. Cet objectif est noble et il l’est encore plus lorsque le pays décide de se réconcilier par le sport. Venus Timiongabo athlète burundais, champion olympique du 5000 m en 1996 et parrain sportif du salon souligne que « le sport est un outil très important » dans la mesure où «  quand la population est mobilisée il est plus facile de faire passer tous les messages de cohésion et d’éducation »pour rapprocher les peuples.

Le ministère des sports et loisir a marqué son entière adhésion à ce 3ème salon national des sports et loisirs. Ce moment a été l’occasion saisie par Pauline Traoré pour annoncer les projets d’envergure nationale en préparation au sein de son ministère. Il ressort qu’un vaste projet de pratique du sport à grande échelle verra bientôt le jour avec une mobilisation de près de 70% de la population. Pour la soixantaine de fédération sportive participant au salon il s’agit là d’une aubaine qui pourrait permettre à un nombre plus important d’Ivoiriens de s’intéresser aux disciplines sportives. Les participants au salon dans l’ensemble n’ont donc pas boudé leur plaisir ! « Le judo c’est un certain nombre de valeurs que nous prônons, une ligne de conduite… c’est donc toutes ces valeurs que nous sommes venus échangés avec les populations Ivoiriennes » affirme Bitty le Secrétaire Général de Fédération Ivoirienne de Judo. « C’est une joie pour nous de nous retrouver à ce salon avec la quasi-totalité des Fédérations sportives du pays ! C’est la preuve que nous sommes en famille » soutient pour sa part Yonkonssi Simon de la Fédération Ivoirienne de sport automobile.

Le 3ème salon des sports et loisir s’est achevé ce samedi 12 mai avec un mini marathon.

SUY Kahofi

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13. mai
2012
Commerce
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Relance du trafic commercial entre 4 pays membres de l’UEMOA

Les chargeurs veulent contribuer à la promotion de l'économie sous-régionale

L’épineux dossier du racket sur les routes ouest-africaines ne doit être en aucun cas un frein à la coopération sous régionale. Les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit et ils ont décidé de s’engager ensemble pour relancer le trafic inter-état. Pour jeter les bases d’une collaboration en vue d’exécuter des projets communs, les chargeurs des quatre pays ont organisé une rencontre cette semaine à Abidjan. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de nos ambitions d’intégration de nos économies. Tout ce que nous allons entreprendre le sera pour le bien de la sous région » déclare Koné Fakho le Président du Conseil d’Administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs sur le bienfondé des travaux en terre Ivoirienne. L’union fait la force et les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit si bien qu’au terme de la rencontre les uns et les autres ont vite fait de proposer une série de projets utiles aux quatre pays. « Nous avons décidé de mettre œuvre un système de traçage électronique des camions et des individus qui les conduisent. Ce système sera un projet continu entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. La décision a été aussi prise d’aménager surtout au niveau de la Côte d’Ivoire des aires de repos et de stationnement pour les chauffeurs » nous explique Koné Fakho.

La collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Mali revêt donc une importance capitale dans la mesure où à court terme les projets mis en œuvre pour faciliter le trafic auront un impact positif sur les économies de chaque pays. Baba Laye Dao le Président de l’Office Malien des Chargeurs en est fortement convaincu voici pourquoi il appelle au renouvellement de ce type contact inter-états. « Il faudrait qu’on se rencontre beaucoup plus souvent parce que de toute façon nos économies sont des économies intégrées et aucun pays ne peut se passer de l’autre ! » La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui affichent une excellente coopération en matière de trafic inter-état ont présenté à titre d’exemple les points forts et les insuffisances de cette coopération. Les quelques zones d’ombre n’ont pas empêché Traoré Ali le Directeur Général du Conseil Burkinabé des Chargeurs de souligner la montée en puissance des échanges depuis la fin de la crise post-électorale Ivoirienne. « Le Burkina et la Côte d’Ivoire il y a non seulement le corridor routier mais il y a aussi le corridor ferroviaire. Avant la crise le trafic du port d’Abidjan dépassait pratiquement les 65 à 70%. Avec la crise le régime a baissé mais au moment où je vous parle les choses ont changé et la tendance est à la hausse ».

Pour plus d’efficacité dans l’action, le suivi des projets communs sur les corridors routiers de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sera l’affaire d’un comité technique.

SUY Kahofi

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10. mai
2012
Société
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Mission du Conseil de Sécurité en Côte d’Ivoire

Le Conseil de Sécurité de l'ONU

Une délégation du Conseil de sécurité effectuera une visite de travail dans la sous-région notamment au Libéria, en Sierra Léone et en Côte d’Ivoire, où elle arrivera le 20 mai, a annoncé jeudi le Porte-parole adjoint de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Kenneth Blackman, au cours du point de presse hebdomadaire. Selon M Blackman, la visite du Conseil de sécurité était à l’ordre du jour de la rencontre que le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Arnauld Akodjénou, a eu mardi 9 mai 2012, avec le Premier  ministre ivoirien. Jeannot Ahoussou Kouadio à la primature. « Outre le conseil de sécurité, M Akodjénou et son hôte ont fait un tour d’horizon de l’actualité, y compris le dialogue inter-ivoirien, les évasions des pénitentiaires et les questions sécuritaires », a indiqué M Blackman.

Revenant à l’agenda du Conseil de sécurité, le porte-parole a informé la presse qu’en Côte d’Ivoire, la délégation évaluera entre autres les progrès réalisés dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité et le désarmement, la démobilisation et la réinsertion, la situation sécuritaire, et la situation humanitaire à la frontière avec le Liberia. « Elle s’imprégnera des efforts consentis par les acteurs ivoiriens pour promouvoir la réconciliation aux niveaux local et national, et pour réaliser la bonne gouvernance ainsi que la lutte contre l’impunité et pour la justice impartiale », a-t-il précisé. Au chapitre humanitaire, le Porte-parole a fait part de la visite à Taï, du Représentant spécial adjoint pour les affaires humanitaires, M. Ndolamb Ngokwey. La délégation humanitaire qu’il dirigeait s’est s’entretenu notamment avec les autorités et les personnes déplacées. « Il s’agissait d’une mission d’évaluation suite aux événements qui se sont déroulés dans la région au mois d’avril », a précisé M. Blackman. Dans un autre registre, le porte-parole a souligné la journée d’échanges sur les médias et le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) au profit d’une vingtaine de journalistes de la presse nationale. L’objectif, a expliqué M. Blackman, était d’outiller ces journalistes pour mieux couvrir et mieux expliquer le processus dont le rôle d’accompagnement de l’ONUCI est d’aider le Gouvernement ivoirien à élaborer un nouveau programme national de DDR et à sa mise en œuvre. Selon le Porte-parole, la Division DDR organise deux  ateliers similaires à Bouaké, les 15 et 17 mai sur le thème de « L’appui des Nations Unies au DDR et à la lutte contre les armes légères et de petit calibre ». D’autres seront également organisés par la Division, a-t-il ajouté.

Au plan militaire, le Porte-parole a annoncé l’arrivée le 4 mai dernier, du nouveau Commandant de la Force de l’ONUCI, le Général de Division Muhammad Iqbal Asi. Le General Iqbal Asi, de nationalité pakistanaise, remplace le Général Gnakoudé Béréna, qui a reçu, avant son départ de la Mission, la médaille d’honneur des Nations Unies et fait Chevalier de l’Ordre national par le Ministre ivoirien chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi. L’ONUCI poursuit ses activités de sensibilisation à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale, dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire à travers ONUCI Tour, des activités sportives et culturelles, ainsi que des séminaires au profit des élus, cadres et membres du corps préfectoral, sur le processus de la réconciliation nationale et le renforcement des capacités en matière de culture de la paix auront lieu la semaine prochaine. Le premier séminaire aura lieu le 15 mai à Bondoukou pour la région du Zanzan. Le deuxième aura lieu le 16 mai à Yamoussoukro, pour la région du Bélier. Un atelier de réflexion et d’échanges destiné aux médias et à la société civile se déroulera les 15-16 mai à Soubré sur le thème ‘’ Le rôle des medias locaux et de la société civile dans le renforcement de la cohésion sociale et d’une sortie de crise réussie’’. Pour terminer, M Blackman a annoncé l’organisation par la section Etat de Droit de la mission, d’une journée portes-ouvertes au tribunal de 1ere instance de Bouaké. Cette activité, a-t-il expliqué, consiste à inviter les populations à venir rencontrer les magistrats et autres fonctionnaires qui travaillent au tribunal, pour mieux comprendre le travail de la justice. Cela, a souligné le porte-parole, permet aux populations qui ont longtemps souffert de l’absence de la justice, de se rapprocher du tribunal pour mieux faire respecter leurs droits. « Ceci, nous l’espérons, conduira à renforcer la confiance des populations envers la justice après la longue crise que la Côte d’Ivoire a connue », a indiqué  M. Blackman.

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07. mai
2012
AFRIQUE
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Le GIABA renforce la lutte contre le blanchiment d’argent

L'argent sale plombe les économies sous-régionale

Le GIABA, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest a débuté depuis le 2 mai sa 17ème commission technique et réunion plénière à Abidjan capitale économique de la Côte d’Ivoire. L’objectif premier est de partager les expériences de lutte, de faire des recommandations pour freiner l’avancée du fléau et surtout d’analyser les rapports par pays pour relever les insuffisances et conseiller au mieux les Etats membres.

Un fléau pour les économies sous régionales

Au jour 2 des échanges, Mme Elisabeth N’dèye Diaw Directrice Général adjointe du GIABA a tenu à souligner la nocivité du blanchiment sur les économies ouest-africaines. « Une fois l’argent du blanchiment sur place il fait l’objet d’un virement soudent vers d’autres marchés financiers dans le cadre de l’empilage ou de la dissimulation des ressources d’où un risque systémique bancaire si le blanchiment est pratiqué à grande échelle dans le système financier d’un pays donné. Les commerces locaux et les entreprises locales ne peuvent plus suivre la concurrence face aux sociétés écrans ou de façades crées pour blanchir des fonds par des blanchisseurs qui pratiquent des prix en dessous des prix du marché car leur objectif n’est pas de faire du profit mais de dissimuler l’argent du crime ». Le blanchiment  constitue donc un risque réel pour la stabilité du système financier ouest-africain et annihile tous les efforts pour booster les efforts de développement économique du pays. Au plan politique les blanchisseurs risquent de s’emparer des rennes du pouvoir ou de positionner leurs hommes de main au cœur du pouvoir. Par l’argent sale il fausse le jeu démocratique, intimident les journalistes, les éliminent quand ils n’arrivent pas à la corrompre.

11ème réunion ministérielle et recommandations

Les travaux de la 11ème réunion ministérielle des Etats membres du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest GIABA se sont achevés ce samedi 05 mai à Abidjan. Face aux ministres et représentants des délégations gouvernementales le plaidoyer du Docteur Abdullahi Shebu, Directeur Général du GIABA s’est fait en faveur d’un appui plus important des gouvernements aux structures nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et une meilleure coopération inter-état pour freiner le fléau. Au terme d’un huis clos pour analyser les recommandations issues des 3 jours d’échange des experts lors des assises de la 17ème commission technique, les ministres se sont engagés au nom de leurs pays respectifs à tout mettre en œuvre pour appliquer les dispositifs des lois LBC/FT – Blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme – en vigueur au sein de la CEDEAO. Un engagement a été aussi pris d’appuyer les cellules nationales du renseignement financier à travers des formations pour le personnel et un appui technique pour optimiser les méthodes de recherche de données. Un souffle nouveau sera donné à la lutte contre la corruption et l’action judiciaire aura une place prépondérante dans la lutte contre le blanchiment. Autres mesures les transferts de fond dans l’anonymat porte ouverte à la dissimulation des capitaux seront combattus au même titre que la criminalité transfrontalière. Le ministre de l’intérieur Ivoirien, Hamed Bakayoko a appelé ses pairs à promouvoir l’approche intégrée sous-régionale de lutte à travers une meilleure mutualisation des expériences. Il a par ailleurs précisé que l’espace CEDEAO bien qu’étant à la recherche de capitaux frais pour financer son économie doit tout faire pour ne pas être une porte d’entrer à l’argent sale dans l’économie africaine. L’instabilité politique que plusieurs pays de la sous-région connaisse les rend vulnérable au fléau du blanchiment mais cela ne doit pas être un frein à la lutte à pour sa part précisée Giancarlo Del Bufalo Président du GAFI, le Groupe d’Action Financière.

SUY Kahofi 

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05. mai
2012
Société
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Quand des pasteurs, prophètes, évangélistes monnaient la guérison des fidèles

Veillée de prière

Quand on a tout essayé et que les médicaments n’ont pas pu venir à bout de la maladie, il ne reste que la foi. Pasteurs et apôtres du Christ deviennent les derniers piliers face à la mort qui menace. Mais les solliciter coûte quelques billets. C’est ainsi, la guérison a un prix…

Si le Christ, de son vivant, avait guéri les malades en leur demandant des pièces d’or à l’effigie de Jules César… Mais non. Le fils de Dieu guérissait aveugles et boiteux sans demander un sou. Aujourd’hui, ceux qui se revendiquent comme ses fidèles serviteurs se pavanent en Lexus dans les rues d’Abidjan et ne semblent pas vouloir appliquer le principe de la charité du Maître. Les temps ont changé, les méthodes aussi ! Pour guérir, il faut mettre la main à la poche. La seule différence avec les cliniques, c’est que dans les églises, il n’y a ni seringues, ni bloc opératoire. Tout se fait par la prière et autres méthodes que certains fidèles remettent en cause.

Le démon est partout !

Certaines missions évangéliques d’Abidjan, la capitale du pays, sont devenues des centres de délivrance incontournables. Elles ont aménagé des pans entiers de leur surface pour que les malades viennent trouver la guérison. Le seul problème est que dans ces camps, tout est ramené à la chasse aux mauvais esprits ! Le paludisme évolue avec des petits démons, les problèmes gynécologiques avec la sirène des eaux Mamy Watta, la paralysie est là car le diable utilise vos pieds en guise de tabouret, etc. Les malades, déjà affaiblis, sont contraints au jeûne et les séances de délivrance occasionnent sont souvent d’interventions musclées pour calmer ceux qui convulsent. Cyriac Gohourou n’apprécie pas ces méthodes qu’il juge « sans véritable fondement biblique « .  » C’est un comportement déshumanisant de voir des malades être trimbalés dans tous les sens. Jésus guérissait sans forcément hurler ou toucher les malades alors d’où viennent ces méthodes qui souvent font couler des larmes aux parents et amis des malades ?  » s’interroge le jeune homme. René Amangoua, fidèle catholique, renchérit pour dénoncer ce qu’il qualifie  » de mauvaise foi des pasteurs et prophètes « .  » Je suis chrétien et je ne nierais pas que Dieu guérit les malades. Le seul hic, c’est que de nos jours, certains pasteurs préfèrent garder des malades qui peuvent se soigner dans les hôpitaux juste pour se faire de l’argent.  » Cet avis n’est pas celui de Célestin N’goran. L’éducateur pré-scolaire et chrétien évangélique estime que  » la majorité des malades qui sont guéris dans les églises ont fait le tour des hôpitaux, charlatans et guérisseurs sans avoir eu gain de cause.  » L’église devient donc le dernier recours et la foi est alors un argument utilisé par certains faux prophètes pour se faire de l’argent.

Le business de la guérison

Gertrude Kouamé a été comptable dans une mission évangélique d’Abidjan. Elle accepte de nous expliquer comment certains pasteurs ont monté des empires financiers par le commerce de la prière de guérison.  » On avait une caisse dédiée aux malades et souvent je pouvais me retrouver avec plus d’un million de FCFA simplement avec de prétendus dons de malades qui étaient en fait une somme obligatoire que chacun devait payer pour recevoir la guérison. Notre bien aimé révérend, en l’espace de quelques années, a offert un duplex à son épouse et se trouve être le propriétaire d’innombrables véhicules de transports en commun et de maisons en location. Je savais d’où venait l’argent et où il allait.  » Cet argent n’est pas la propriété du pasteur mais celle de l’église, même s’il s’avère que le pasteur est le fondateur de la mission.  » La Bible soutient que celui à qui on enseigne la parole peut faire participer ses biens à celui qui l’enseigne. C’est fort de cette parole inspirée des Saintes Ecritures que ceux qui viennent à nous acceptent de faire des dons à l’église. L’argent ne va pas dans nos poches mais dans les caisses de l’Eglise  » souligne un pasteur qui a souhaité resté anonyme. Bien difficile de croire que l’argent si  » difficilement  » gagné par les pasteurs puisse servir à autre chose qu’à leurs propres intérêts. Edouard Bailly, étudiant en criminologie, en est convaincu :  » Les scandales liés aux hommes de Dieu sont fréquents dans ce pays et tout tourne autour des cas d’infidélité et de l’argent. Le milieu du christianisme est aujourd’hui marqué par cet amour du matériel qui pousse des pasteurs à vendre leurs âmes au diable. Le business du commerce de la guérison est l’élément le plus visible de cet enrichissement illicite des hommes de Dieu car la foi ou la puissance que Dieu donne n’est à monnayer.  » Et pourtant.

SUY Kahofi

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Restez au parfum de l'actualité Ivoirienne!

Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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