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La côte d'ivoire au jour le jour!
09. avril
2012
AFRIQUE
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Point humanitaire frontière ivoiro-malienne

 

N'dolamb N'gokwey Coordonnateur humanitaire en Côte d'Ivoire

A la suite du coup d’Etat militaire au Mali pays frontalier à la Cote d’Ivoire, des informations récurrentes ont fait cas de mouvement de population Malienne vers la frontière Ivoirienne. Afin de vérifier les faits, une mission  a été effectuée le 3 Mars 2012 à la frontière  Ivoirienne (POGO) et Malienne (ZEGOUA). L’objectif de la mission humanitaire était de vérifier la présence de populations réfugiées sur les deux frontières et l’état du trafic (marchandises, hommes, véhicules) entre les deux pays.

Sur les deux axes à l’allé comme au retour, aucun  mouvement de population en masse n’a  été observé : seulement des circulations ordinaires de véhicules et de motos. Que ce soit sur  l’axe de Korhogo-ZEGOUA en passant par NIELLE, la circulation est normale. Pas de changement observé  au niveau des villes, des routes principales et secondaires. Les populations vaquent à leurs occupations habituelles. A POGO, la mission a pu observer une soixantaine de camions  et une dizaine de petites voitures en provenance du Mali  qui sont  en attente de régularisation des documents afin de descendre vers  la Cote d’Ivoire. Pour le chef de poste de la douane ivoirienne, c’est le trafic habituel qu’ils ont l’habitude de gérer au niveau du poste. De la cote de la frontière malienne à ZEGOUA (village malien), c’est le calme plat, le trafic est normal. La mission a observé une dizaine de camions en stationnement du côté du poste de la douane malienne et en régularisation des documents. Pas de présence de population en déplacement pas d’engorgement de la frontière. Sur l’axe de retour soit POGO, OUANGOLO, FERKE, KORHOGO, le trafic ordinaire de camions et de véhicules particuliers, transportant les marchandises et des personnes, pas de convois observés, pas  de  groupes de personnes observés.

Des échanges avec la police à Pogo, il ressort que la frontière avait été fermée à la suite des instructions reçues  de la hiérarchie depuis la semaine du 26 au 31 Mars 2012. Des renforts  ont été envoyés au niveau des FRCI, de la gendarmerie et de la police afin de sécuriser la frontière. Les forces Onusiennes sont venues par la suite pour apporter un appui. Pendant le temps qu’a duré la fermeture de la frontière, aucun mouvement de population n’a été observé. Les populations en voyage changeaient seulement de véhicule et poursuivaient le voyage de part et d’autre de la frontière. Les véhicules de transport de marchandises et de produit pétrolier sont restés en stationnement. Les cargaisons de denrées périssables comme la banane, les légumes  se sont dégradées contraignant les propriétaires à les brader. Au niveau de la Douane de POGO, les mêmes informations ont été recueillies. Le Chef de poste,  nous a fait savoir que la frontière est ouverte depuis le Dimanche 1er Avril 2012 et la circulation a repris. Les longs fils d’attente  de véhicules ont régularisé leur situation et le poste s’est désengorgé progressivement. Pour lui la fermeture a eu un impact, économique  sur les deux pays en raison du trafic transfrontalier qui existe. Ils sont dans l’attente d’une nouvelle décision de fermeture de la frontière à cause  des sanctions décidées par la CEDEAO contre le pouvoir  militaire en place au Mali. Pour eux l’application des sanctions induirait la fermeture de la frontière à nouveau. Ils sont donc en attente de l’ordre. Mais pour le moment rien n’est décidé.

Dans l’ensemble, sur les deux axes de la mission, la situation est calme. Le trafic est normal et les populations vaquent à leurs occupations des deux côtés de la frontière Ivoiro-Malienne. Toutefois le développement de l’actualité politique et militaire peut à tout moment modifier la situation et occasionner des mouvements de population. C’est pourquoi les acteurs humanitaires et de l’Etat doivent observer la situation  et penser à d’éventuelles réponses urgentes a de probable arrivée massive de population en Côte d’Ivoire.

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06. avril
2012
NTIC & Hi tech!
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La Radio des Nations Unies (ONUCI Fm) lance un album pour la paix

 

Fréquences Nationales d’ONUCI Fm, la fréquence de la paix

La radio de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, ONUCI FM a procédé au lancement, ce vendredi 6 avril 2012, de son album de treize chansons dédiées  à la paix, au siège de la mission onusienne, à Sébroko. Selon Martin Moalli, initiateur du projet « Album de la paix », la musique est le moyen par excellence pour faire passer le message de la cohésion sociale, de la réconciliation et de la paix. « Il fallait trouver des personnes capables de nous aider en cela. Nous avons fait un casting et nous avons sélectionné des artistes et des compositeurs que nous pensions être les meilleurs dans leur catégorie », a soutenu M. Moalli. Une vingtaine d’artistes dont la plus connue est Nash et des paroliers comme Mendoza, de la célèbre émission « Le Kpapkato pressé sur ONUCI FM », ont travaillé à cet album.

« Ça a été un véritable plaisir pour moi de composer des chansons. J’en ai composé treize, dont trois ont été choisis parmi lesquels ‘’l’étranger n’est pas un danger’’. C’était la première fois que j’écrivais des paroles pour des chansons » a indiqué Mendoza. Le projet « Album de la paix », qui avait commencé avant la crise post électorale, a mis une année avant de voir le jour. Les treize titres de l’album sont tous des appels au pardon, à la réconciliation, à la cohésion sociale et à la paix. Il convient de noter que le lancement de cet album s’est fait au cours de  l’émission le « 7-12 », animée par Annie Dago d’ONUCI FM.

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04. avril
2012
Commerce
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Lutte contre la cherté de la vie : un accord sur la baisse du prix du riz

 

Un accord sur la baisse du prix du riz

La signature d’un protocole d’accord sur le prix de vente maximum des différentes qualités de riz vendues sur le marché Ivoirien a réuni importateurs, grossistes, détaillants, associations et fédérations de consommateurs ainsi que le ministre du Commerce autour de la même table. Ce protocole prévoit une réduction de 10% sur le prix des différentes quantités de riz. Contrairement au précédent accord qui ne concernait que le riz de grande consommation 25% brisures, appelé couramment ‘’Denikachia’’, la nouvelle disposition couvre toutes les qualités de riz à savoir semi luxe et luxe. A    partir 7 avril 2012, les nouvelles dispositions sur le prix du riz seront mis en application de sorte que dans les semaines avenirs les prix soient respectés par les commerçants sur les marchés. Le ministre Dagobert Banzio a tenu personnellement à remercier tous les acteurs qui ont participé à l’aboutissement de ce nouveau protocole. Pour le ministre, cette signature de protocole d’accord entre dans le cadre de la lutte contre la vie chère qui a fait objet de communication gouvernementale. Le premier responsable du Commerce en Côte d’Ivoire a ajouté que des mesures d’ordre structurel sont en cours et seront annoncées au fur et à mesure en vue d’une baisse du coût de la vie en Côte d’Ivoire. Il a en outre appelé les signataires de l’accord à se conformer à cet engagement. A ce sujet il a mis en garde les commerçants véreux qui seraient tenté de pratiquer les prix qu’ils souhaitent. Il a brandit le spectre de l’application stricte de la loi pour que ces prix soient respectés. Pour ne plus gruger les consommateurs, les commerçants auront l’obligation d’afficher les prix et de délivrer des factures normalisées si le client en fait la demande. Une campagne de sensibilisation et d’information des consommateurs sur les nouveaux prix est en vue. Dans le cadre du protocole d’accord, le kilogramme du riz 25 % de brisure aura un prix qui oscille entre 297 FCFA et 317 FCFA. Celui du sémi-luxe sera désormais vendu au kilogramme entre 362 FCFA et 543,11 FCFA. Quant au riz de luxe, le kilogramme se discutera entre 710 FCFA et 760 FCFA.

SUY Kahofi

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03. avril
2012
Société
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Les autorités Ivoiriennes s’engagent contre la cherté de la vie

 

Les boutiquiers sont sommés de pratiquer des prix responsables

Le Premier ministre ivoirien, Jeannot Ahoussou Kouadio a mis en mission de contrôle et de veille sur les mesures mises en œuvre pour lutter contre la cherté de la vie. Ce 31 mars à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le corps préfectoral et les responsables des collectivités territoriales ont été interpellés. Les mesures gouvernementales décidées relativement à la cherté de la vie concernent la mise en place d’un Comité de veille permanent pour l’ensemble des produits de grande consommation qui devra rendre compte au gouvernement, diligenter une étude sur les protections dont bénéficient les industries installées en Côte d’Ivoire en vue de mesurer leur pertinence. La question de la cherté de la vie est aujourd’hui au cœur de tous les débats en Côte d’Ivoire. Il ne se passe pas un seul jour sans que les populations Ivoiriennes ne se plaignent de la hausse des prix sur le marché. Les boutiquiers et les vendeuses à l’étalage semblent afficher des prix qui passent du simple au double entre deux jours. Une situation qui occasionne des grognes au sein de la population. « Le marché était cher avant la crise et je dois dire qu’il est devenu plus cher. L’Ivoirien ne peut plus rien acheter : du riz aux légumes en passant par l’huile ou le savon, chacun affiche ces prix comme si nous étions dans la jungle » affirme Françoise Konan une mère de famille. Madame Kouassi se propose de nous faire l’état des denrées dont le prix est passé du simple au double. « Nous avons sur le marché des vivriers, la banane, le manioc, les légumes mêmes. Pour la viande le kilo à 2100 ou 2300 f CFA par endroit c’est trop. Le poisson et le poulet on n’en parle pas ! ».

Au-delà des produits cités par cette mère de famille, il y a également la hausse du prix du riz pour lequel le gouvernement Ivoirien vient d’obtenir une légère réduction. « Le riz de grande consommation que nous appelons déni kachia qui est le riz avec 25% de brisure a un prix qui varie autour de 300 f CFA » soutien Dagobert Banzio Ministre Ivoirien du Commerce. Une amélioration a été faite car en 2008 le prix de ce même riz de grande consommation oscillait entre 315 et 450 f CFA, en 2009 il est passé entre 325 et 345 f CFA. Dans le nord le riz de luxe et semi luxe est vendu à 280 et 310 f CFA. Si en théorie ces prix se stabilisent certains commerçants véreux continuent d’afficher des prix à la tête du client. Alors pour faire des économies et varier leur alimentation, les populations Ivoiriennes se rabattent sur les marchés de vivrier où la hausse se fait aussi sentir. Kouadio Ahou Bertine est commerçante de vivrier au marché Gouro d’Adjamé, elle nous explique que la hausse sur l’étalage est fonction du prix sur le marché de gros. « Avant la crise le lot de banane était vendu à 5000 ou 6000 f mais aujourd’hui nous l’achetons entre 12.000 et 15.000 voir 17.000. Pour le manioc on pouvait avoir un tas à 200 ou 300 mais aujourd’hui il faut 1000 ou 1500 pour un tas ». Avec 50.000 une vendeuse pouvait faire le plein de marchandise avant la crise mais aujourd’hui avec 100.000 f il faut serrer la ceinture pour avoir de quoi payer le transport. Sous l’impulsion du premier ministre Ahoussou Jeannot qui se fait désormais aider des préfets, sous-préfets et du corps administratif Ivoirien, les autorités sont en guerre contre la vie chère et les commerçants rebelles aux reformes et baisse des prix. Le gouvernement ne pourra pas à lui seul arriver à restaurer l’ordre sur les marchés d’où cet appel du Ministre du Commerce. « Les associations de consommateurs à la base doivent saisir le ministère pour signaler les commerçants qui affichent des prix trop élevés. Ils doivent aussi saisir les consommateurs pour les orienter vers les boutiques les moins chers. Il ne s’agit pas de boycotter les boutiquiers qui pratiquent les mauvais prix mais d’aider les Ivoiriens à dépenser moins pour se nourrir ». Le gouvernement de son côté n’entend pas mener exclusivement la politique du bâton mais il entend surtout sensibiliser chaque acteur pour que sa politique de lutte contre la vie chère puisse être épousé par chaque habitant du pays.

SUY Kahofi

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02. avril
2012
Nouvelles du pays
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Nouvelle Tarification des Demandes de Visas

 

A partir du 13 avril les tarifications de visa changent

Le 13 Avril 2012, le Département d’Etat  procèdera à une révision des coûts des demandes de visas d’immigration et de non-immigrant. Ces modifications,  qui seront appliquées dans le monde entier, sont le résultat d’un sondage récent sur les coûts des prestations.  Les nouveaux tarifs seront revus à la hausse pour les visas de non-immigrant les plus sollicités, tandis que pour d’autres catégories de visas ces tarifs seront réduits. Ainsi, à compter de la date précitée, les demandeurs de visas de non-immigrants ne relevant pas de pétitions, notamment les visas de tourisme et affaires (B1/B2) et les visas d’études et d’échanges (F, M, J) devront s’acquitter d’un montant de $160. Par contre, les demandeurs de visas de non-immigrant relevant de pétitions devront payer un montant de $190 pour les catégories de visa suivantes:

  • Visa H pour travail temporaire et stages
  • Visa L pour mutations intra-entreprises
  • Visa O pour les personnes ayant des talents extraordinaires
  • Visa P visa pour athlètes, artistes et gens de spectacle
  • Visa Q pour les visiteurs internationaux d’échanges culturels
  • Visa R pour les travailleurs religieux

Les frais de visas K destinés aux fiancés de citoyens Américains s’élèveront à $240.
Les frais de visas E pour les investisseurs et les négociants s’élèveront à $270.
Les frais seront  déterminés sur place en fonction du visa sollicité.

Les frais relatifs à toutes les catégories de visas immigrant, y compris le visa de diversité, seront revus à la baisse comme suit:

Les visas pour regroupement familial: $230.

Les visas dont les pétitions sont liés à l’emploi: $405.

Toutes les autres catégories de visas d’immigrant: $220.

Les frais de Visas de Diversité (Loterie): $330.

Les demandes en vue de la détermination du statut d’ancien résident permanent: $275.

COMMUNIQUE AMBASSADE DES ETATS UNIS CHANGEMENT DE FRAIS DE VISAS.

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02. avril
2012
NTIC & Hi tech!
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Guillaume Soro et ses collaborateurs se forment à la maitrise des réseaux sociaux

Guillaume Soro et ses collaborateurs en formation

Soucieux de la formation et de l’encadrement de son équipe de communication, le Président  de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Soro Kigbafori Guillaume a initié ce vendredi 30 mars 2012 une séance de formation avec ses collaborateurs sur l’utilisation de l’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier.

Rassemblés autour de lui dans une salle climatisée logée au sein d’une villa à la Riviera Golf, une vingtaine d’agents de son service de communication a été formée à la maitrise des réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, plateforme d’échanges planétaires via internet. Ce sont M. Koné Seydou et Mlle Arthuriane de Abidjan.net qui ont été cooptés par Le Conseiller en Communication, M. Touré Moussa pour cette séance de Formation. Pendant environ 3 heures de temps, ces deux (2) férus d’internet ont expliqué au Président Guillaume Soro et à ses collaborateurs en communication le fonctionnement, la pratique et le bien-fondé de l’utilisation des réseaux sociaux. Et c’est très décontracté et avec plaisir que Guillaume Soro ne s’est pas point gêné pour souvent interrompre ‘’ses professeurs’’ lorsqu’il n’assimilait pas bien une leçon. C’est aussi souvent qu’il le faisait sciemment pour permettre à certains de ses collaborateurs, un peu réservés, vu sa présence, de mieux comprendre. Cette séance a été importante pour lui, car désormais le monde étant un village planétaire, Guillaume Soro a décidé d’échanger et de s’ouvrir au monde vu son aura politique. C’est tout satisfait qu’à la fin de cette séance de formation que le président Soro Kigbafori Soro a souhaité offrir une glace à son service de Communication au Restaurant ‘’Chez Paco’’ au II Plateaux à Cocody. Là aussi, ce fut une atmosphère bonne enfant. L’honorable Guillaume Soro a saisi cette occasion pour raconter des blagues et pour se remémorer des souvenirs avec des anciens camarades qu’il a rencontrés sur les lieux, notamment avec Le journaliste Beugré Joachim.  L’Honorable Guillaume Soro a quitté les lieux sous les ovations des petits badauds et de quelques fans postés sur la voie en face dudit restaurant.

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30. mars
2012
AFRIQUE
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L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

 

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne suite au coup d’état survenu le 22 mars au Mali, a annoncé jeudi le Porte-parole de la Mission, Hamadoun Touré. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux des personnes et des biens est normal, a-t-il indiqué lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, ajoutant que la surveillance demeurait et que la vigilance serait de mise jusqu’à nouvel ordre. M. Touré a, dans le même esprit, rappelé la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, au travaux du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali « La présence d’un représentant de l’ONU à la réunion d’Abidjan signifie que nous suivons attentivement la situation », a-t-il fait savoir. Dans le même cadre et dans l’exécution de leur mandat de protection des populations, a poursuivi le porte-parole, les contingents de l’ONUCI ont effectué 1556 patrouilles terrestres et aériennes au cours de la semaine écoulée et poursuivi leurs patrouilles à la frontière ivoiro-libérienne pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. Au cours de la semaine passée, les différents bataillons de  la Force de l’ONUCI ont  offert des soins gratuits à 2721 patients sur l’ensemble du territoire ivoirien et distribué 77 000 litres d’eau potable aux populations nécessiteuses, a-t-il ajouté.

Au chapitre du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), M Touré a annoncé de nouvelles opérations de remise d’armes volontaire menées par la Commission Nationale de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) avec le soutien de l’ONUCI les 3 et 4 avril au Foyer des Jeunes d’Attecoubé et  les 5 et 6 avril à la mairie d’Abobo. « La semaine dernière, ces opérations avaient eu lieu à  Yopougon et à Yamoussoukro », a rappelé le porte-parole.  Sur ce chapitre, M Touré a déploré le faible taux d’armes collectées « nous souhaiterions un chiffre meilleur en terme de dépôt d’armes et surtout en terme de munitions », a noté le Porte-parole. Sur ce point, M Touré a indiqué que la Division DDR de l’ONUCI, en collaboration avec la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC), organisaient depuis mardi une session de sensibilisation consacrée au dépôt volontaire d’armes au profit des leaders de communautés de Grand Béréby, près de San Pedro. « Il y aura prochainement des comités locaux pour le DDR à Grand-Béréby, à San-Pedro, à Sassandra et à Méagui dans la région du Bas Sassandra dans le cadre d’une vaste opération de sensibilisation sur la collecte des armes et le retour des réfugiés ivoiriens actuellement présents dans les pays voisins », a-t-il annoncé. S’agissant  des droits de l’homme, l’ONUCI déplore que des militaires ivoiriens aient lancé une expédition punitive contre des habitants du quartier Yopougon-Selmer à Abidjan suite à la bastonnade d’un militaire par des jeunes de ce quartier, a affirmé M Touré, soulignant qu’une personne au moins avait été tuée et quatre autres avaient été blessées suite à cette action. « L’ONUCI ne fait pas que déplorer ou condamner, elle contribue aussi à améliorer le comportement des soldats en matière de respect des droits de l’homme », a-t-il indiqué, précisant que la Mission, dans ce cadre, organisait depuis mardi,  à Korhogo, une formation de quatre jours, à l’attention d’une centaine de militaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) déployés dans la région du Poro, sur les droits et la protection des enfants. « Cette formation vise une meilleure compréhension du concept de l’enfant, les normes et standards internationaux de la protection de l’enfance, l’impact des conflits armés sur les enfants et permettra de promouvoir et de veiller aux droits des enfants », a expliqué le porte-parole.

M. Touré a annoncé la poursuite des activités de sensibilisation de l’ONUCI à travers tout le pays pour le renforcement de la cohésion sociale et la réconciliation nationale, en vue d’aider la Côte d’Ivoire à renforcer ses acquis et à relever les différents défis avec la contribution de différentes cibles. Interrogé sur la situation sécuritaire à l’ouest, M Touré a estimé que bien qu’elle s’améliore au fil des jours, des défis restaient à relever. « Il faut rassurer les populations qui hésitent encore à revenir », a soutenu le porte-parole qui a indiqué que celles-ci évoquent principalement trois raisons notamment la sécurité, les moyens de retrouver leurs biens et aussi la question de mener librement des activités politiques. Il a, par ailleurs, souligné qu’il était heureux de constater que l’on n’assistait pas à des affrontements intercommunautaires. « Nous devons travailler pour faire revenir davantage de personnes, pour créer les conditions de vie en communauté, aider l’administration territoriale moyens appropriés conformément a leur mandat et aux attentes des populations », a-t-il indiqué.

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28. mars
2012
AFRIQUE
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CEDEAO : le bâton et la carotte dans le dossier malien

 

Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abidjan

Une délégation de 4 chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par Alassane Ouattara et Boni Yayi va se rendre dans 48 heures à Bamako pour une mission de bon office au Mali pour convaincre la junte militaire de rendre le pouvoir au président Amadou Toumani Touré, à l’issue du sommet extraordinaire du bloc sous régionale sur le putsch au Mali.

La fumée blanche tant attendue par les organisations continentales et internationales, la communauté malienne vivant en Côte d’Ivoire, les observateurs politiques et les journalistes s’est afin échappée du building principal de l’Hôtel Ivoire d’Abidjan où pendant 7 heures les chefs d’Etats de la CEDEAO ont tenté de concilier leur position sur la crise malienne. Prévu pour s’achever à 16 heures, s’est finalement à 19 h 30 heure que le communiqué final a été rendu public car concomitamment à la rencontre des chefs d’état, les chefs d’État major de la CEDEAO se réunissaient également pour faire des recommandations en vue de trouver une solution idoine à la crise malienne. On retiendra du conclave en terre ivoirienne que la CEDEAO décide de mener la politique du bâton et de la carotte. Elle mènera dans un premier temps une première une mission de bon office au Mali dans 48 heures pour convaincre la junte. La mission de haut niveau sera composée des Présidents Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, Blaise Compaoré (Burkina Faso) qui devient officiellement le médiateur de la crise Malienne, Bony Yayi (Bénin), d’Helen Serleaf Johson (Liberia) et Mamadou Issouffou  du Niger. La CEDEAO sans le cacher active par la même occasion le groupe de Contact Militaire ECOMOG qui pourrait intervenir au Mali en cas de refus de la junte de rendre le pouvoir au régime démocratiquement élu d’ATT. En cas d’échec l’intervention de L’ECOMOG aura la double mission de renverser la junte et de marcher sur la rébellion au nord. Dans le même temps la CEDEAO appel a un cessé le feu dans tout le Mali et demande aux militaires de libérer tous les détenus politiques et les membres du gouvernement sans condition. Les Chefs d’état major de la CEDEAO auront aussi pour mission de convaincre leurs collègues de la junte en leur présentant les décisions prises par la CEDEAO pour aider le Mali à retrouver l’ordre constitutionnel.

Dans 48 heures et en cas d’échec de la mission des chefs d’État de la CEDEAO au Mali, les membres de la junte seront privés de tous mouvement dans l’espace CEDEAO et L’ECOMOG dont la mobilisation des troupes monte en puissance selon les termes du Président de la Commission de la CEDEAO aura la main libre pour intervenir dans le pays et ramener ATT au pouvoir par sa puissance de feu.

SUY Kahofi

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27. mars
2012
Non classé
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Paix et stabilité au sein de l’Union du Fleuve Mano

 

Table de séance lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’Abidjan

Abidjan abrite du 26 au 28 mars 2012 une rencontre dédié au droit de l’homme et à paix en Afrique de l’ouest particulièrement au sein de l’Union du Fleuve Mano. L’UFM regroupe la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Ce séminaire a pour objectif de renforcer la participation de la société civile dans le domaine de la paix, de la stabilité et des droits de l’Homme au sein de l’Union du Fleuve Mano (UFM). Une cinquantaine d’experts issus de la société civile de l’UFM présents à Abidjan se pencheront sur les défis à la stabilité politique tels que l’organisation d’élections libres et paisibles, le maintien de la cohésion sociale et l’administration de la justice de manière équitable. Ce séminaire de haut niveau des Experts de la société civile de l’Union du Fleuve Mano (UFM) sur le thème « Paix et Stabilité au Sein de l’Union du Fleuve Mano », s’est ouvert lundi 26 mars 2012 à Abidjan en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Said Djinnit, du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan et du Représentant de la Secrétaire générale de l’Union du Fleuve Mano.

Pour le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, cette initiative des Experts de la société civile de l’Union du Fleuve Mano sur le triptyque, paix- stabilité-développement vient à point nommé. « Elle porte sans conteste  le témoignage  des vertus d’une politique saine d’intégration des Etats  et de la vision  prospective d’une société civile qui tient à jouer son rôle », a-t-il fait remarquer en ouvrant les travaux. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest Said Djinnit, a souligné la fragilité de la paix et de la stabilité dans la sous-région ouest-africaine avec les différentes crises des 10 dernières années, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali récemment, au Libéria et même au Sénégal qui a cependant connu un dénouement heureux avec la présidentielle du 25 mars 2012. « Au-delà du rôle des gouvernements et des différentes parties prenantes aux crises dans la sous-région, la société civile a joué et doit continuer de jouer un rôle dynamique dans la promotion, la préservation et la consolidation de la paix et de la démocratie. En tant que responsable africain, je n’oublierai jamais le rôle clé joué par la société civile de la région du Fleuve Mano, notamment les femmes du Fleuve Mano, dans les efforts courageux déployés par les dirigeants de la sous-région dans le dénouement des conflits fratricides au Libéria et en Sierra Leone », s’est-il félicité. Au nom de Mme Saran Darba Kaba, Secrétaire générale de l’Union du Fleuve Mano, son Représentant en Côte d’Ivoire, Assouakon Angui a rappelé que cette rencontre s’avèrait importante car le rôle de la société civile n’est pas toujours clairement perçu dans les États de l’UFM tant par les concernés que par les politiques qui entendent les utiliser pour parvenir à leurs objectifs de conquête ou de conservation du pouvoir. « Le présent atelier vient répondre à l’une des questions cruciales sur le rôle que la société civile doit jouer dans la quête et le maintien de ces valeurs fondamentales », a estimé M Angui. Pour sa part, Mme Afia Asantewa Asaré-Kyei d’OSIWA, a indiqué que son groupe visait les mêmes objectifs que l’Union du Fleuve Mano et attendait les conclusions du présent séminaire pour déterminer son implication et la nature de son appui aux différentes initiatives qui seront prises dans ce sens.

A la fin de la rencontre ces experts formuleront des recommandations pratiques et novatrices pour renforcer les contributions de la société civile aux efforts de l’Union du Fleuve Mano et de ses Etats membres en faveur de la paix, de l’égalité du genre et du respect des droits de tous les citoyens. Le séminaire est organisé sous l’égide du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) en collaboration avec le Secrétariat de l’Union du Fleuve Mano, Initiatives pour une Société Ouverte en Afrique de l’Ouest (OSIWA) et l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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