• LE BEST OF
  • L'AUTEUR
  • CONTACT
La côte d'ivoire au jour le jour!
06. juil.
2012
Commerce
1

Le cacao Ivoirien à l’heure des reformes pour la campagne 2012-2013

Le Gouvernement Ivoirien espère un bon cacao pour la campagne 2012-2013

Des grandes reformes sont annoncées dans la filière café-cacao en Côte d’Ivoire et celles-ci pourraient entrer en vigueur lors de la prochaine campagne. Parmi ces reformes figure l’engagement de l’Etat Ivoirien à fixer un prix garanti aux producteurs conformément au cahier des reformes qu’il a soumis en début d’année aux bailleurs de fond que sont notamment le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale.

La campagne café-cacao 2012-2013 débute pour la grande saison dans un mois, occasion toute trouvée pour le gouvernement Ivoirien à travers le Conseil d’administration du Conseil du café et du cacao de sonner la mobilisation de la masse paysanne et surtout de donner des gages forts concernant le prix stabilisé du binôme café-cacao. La question du prix stabilisé aux paysans figure sur l’agenda des grandes reformes de la filière mais elle n’en n’est pas le seul élément. « Le premier élément c’est la qualité. Cela représente l’une des clés essentielle du succès de la reforme qui a été engagé. Pour y arriver nos parents producteurs doivent renouer avec les bonnes pratiques agricoles. Il n’y aura plus de réfraction bord champ dans le nouveau système et je vous assure que nous allons renforcer le contrôle sur la commercialisation intérieur du binôme café-cacao pour que cette mesure soit respectée » soutien Lambert Kouassi Konan le Président du Conseil d’administration du Conseil du café et du cacao. Au-delà de ce premier point très important, Lambert Kouassi Konan a insisté sur la lutte contre la fuite du cacao Ivoirien vers les pays limitrophes notamment le Ghana. Il s’agit pour le pays d’un véritable problème contre lequel tous les acteurs de la filière doivent lutter. Le café qui est aujourd’hui victime d’un abandon de la part de plusieurs paysans sera aussi au cœur d’un vaste programme de redynamisation.

Toutes ces reformes annoncées sont certes salutaire pour les paysans mais dans l’immédiat d’énormes problèmes plombent les activités des producteurs Ivoiriens. Ces derniers tout soulignant leur entière adhésion à la vaste politique de reforme engagées par le gouvernement Ivoirien, insistent auprès du ministère de l’agriculture pour que ces problèmes qui sont plus urgents soit pris en compte pour faciliter la tâche aux paysans. « L’entretien des pistes rurales, le racket des paysans par les forces de l’ordre, la sécurité des planteurs, le problème des intrants et de la sacherie, le recensement des planteurs et l’appui aux coopérative sont les problèmes que nous vivons au quotidien » affirme Morokro Barthélémy en guise de chapelé de doléances au Conseil du café et du cacao ainsi qu’au Ministère de l’Agriculture. Mamadou Sangafowa Coulibaly le Ministre Ivoirien de l’agriculture conscient que de tels problèmes peuvent saper la qualité et la quantité d’une production lors des prochaines récoltes a tenu rassurer les producteurs. Les services du Ministre de l’Agriculture lors de leurs enquêtes de terrain ont pris en compte toutes ces doléances en vue de leur traitement pour une meilleure récolte lors de la campagne 2012-2013. Le Ministre a annoncé que lors de la prochaine campagne l’objectif du Gouvernement sera de permettre aux paysans de toucher 60% minimum du prix CAF.

60% du prix CAF aux paysans, une annonce qui met de l’espoir dans le cœur des paysans mais tous attendent que cela se traduise en faits concrets.

SUY Kahofi

Lire la suite
05. juil.
2012
Côte d'ivoire
1

Côte d’Ivoire : éducation en péril dans l’ouest – la faim sévit au nord

La crise menace l’éducation et la vie de nombreux enfants

La crise humanitaire dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ne se fait pas seulement sentir au niveau du manque de nourriture pour les déplacés ou l’absence de sécurité dans les hameaux disséminés le long de la frontière Ivoiro-libérienne. Un des secteurs les plus touché par la crise humanitaire de l’ouest est l’éducation. En effet l’instabilité de la situation sécuritaire dans l’ouest de la Côte d’Ivoire a eu un impact  sur la scolarisation des enfants résidents dans les localités affectées. Les 16 écoles des Inspections d’Enseignement Primaire (IEP) de Tabou et Taï ont été affectées. Plus de 2.320 élèves ont dû interrompre leur scolarité. Le groupe scolaire Grabo (Tabou) est occupée par 400 éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) avec comme conséquence l’arrêt brusque des cours pour les élèves de ce groupe scolaire. Sous l’impulsion de l’UNICEF, un plaidoyer mené par le cluster éducation est en cours pour la libération des salles de classe. À Sakre (axe Taï-Para), un centre d’examen du certificat d’étude primaire élémentaire (CEPE) demeure par ailleurs fermé. Ce sont 150 candidats à l’entrée en classe de sixième qui ont été installés dans de nouveaux centres. Cette situation a eu pour conséquence de réduire le nombre de candidats qui passeront les examens à cause des dépenses relatives à cette disposition. Une campagne menée conjointement par les sous cluster Education et Protection du GAP Humanitaire a permis à 2.464 enfants, dont 1.118 filles, de l’ouest du pays de bénéficier d’un document d’enregistrement de naissance. Grâce à cette attestation administrative d’identité scolaire, ces élèves pourront désormais se présenter au concours d’entrée en 6ème. Il faut rappeler que de nombreux enfants n’avaient pas été déclarés à l’état civil depuis la crise de 2002. Le financement du Fond central d’urgence (CERF) alloué pour l’action humanitaire en Côte d’Ivoire en janvier dernier a permis d’ouvrir 20 classes passerelles afin que 1.000 enfants du site de Nahibly soient encadrés par 20 enseignants titulaires et bénévoles. Parmi les enseignants, 11 sont des femmes ayant bénéficié d’un renforcement de capacités pour assurer les enseignements de ces classes jusqu’en octobre 2012. Environ 1.400 enfants non scolarisés et déscolarisés des régions de l’ouest (Tonpki, Guemon et Cavally) bénéficient d’un programme d’apprentissage accéléré mis en œuvre par Save the Children qui leur permettra de réintégrer le système formel lorsque la situation sécuritaire sera totalement de retour.

La faim menace le nord

Une mission d’évaluation nutritionnelle rapide a été réalisée par le Programme National de Nutrition (PNN) et Save the Children du 9 au 20 juin dernier dans les districts sanitaires de Korhogo et Ouangolodougou, au nord du pays. Cette évaluation a révélé de nombreuses poches de malnutrition aiguë, avec certaines localités dépassant le seuil critique de 15 pour cent de malnutrition aiguë globale. Bien que n’étant pas représentatifs à grande échelle, ces résultats témoignent d’une situation nutritionnelle préoccupante qui pourrait très probablement s’aggraver pendant la période de soudure. Ces résultats s’ajoutent à ceux de la récente évaluation des besoins en sécurité alimentaire (menée par le Ministère de l’Agriculture, le Programme Alimentaire Mondial et le Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) pour décrire une probable détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans le nord du pays. Cette tendance est à confirmer par le biais de l’enquête nutritionnelle annuelle, basée sur la méthodologie SMART, qui est programmée du 16 juillet au 3 août.

 SUY Kahofi

Lire la suite
03. juil.
2012
Côte d'ivoire
6

Abidjan : 30 ans d’exploitation pour le 3ème pont

L’échangeur Valérie Giscard D’Estaing (échangeur 3ème Pont)

Le troisième pont d’Abidjan est l’un des plus vieux projets de travaux publics en Côte d’ Ivoire. Après les ponts Félix Houphouët et De Gaulle, il aura fallu attendre plus de 30 ans pour que le projet soit en voie de réalisation. L’entreprise qui décroche le contrat n’est tout autre que le Consortium français BOUYGUES qui monopolise déjà plusieurs secteurs clés de l’économie Ivoirienne. BOUYGUES Construction a décroché un contrat de 232 millions d’euro soit plus de 152 milliards de francs CFA pour la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance pendant 30 ans du projet du 3ème pont. Ce projet est un axe routier de 6,4 kilomètres à d’Abidjan et prend en compte des chantiers très importants que sont respectivement le pont Henri Konan Bédié (troisième pont d’Abidjan qui sera composé de deux fois trois voies sur 1,5 kilomètre) ainsi que l’échangeur Valérie Giscard D’Estaing dans le quartier de Marcory. BOUYGUES Construction peut être fier d’avoir décroché le plus juteux des contrats de la reconstruction version ADO. Ce projet à sa livraison pourra réellement soulager une grande métropole comme Abidjan où la circulation entre les deux parties de la ville est un véritable casse-tête. 100.000 véhicules au bas mot pourront emprunter chaque jour cet axe routier dont les chantiers débuteront en septembre 2012 pour une durée d’exécution de 25 mois. Bien que le projet soit salutaire en lui-même, le sentiment anti-français bien ancré chez certains Ivoiriens à vite fait de ressurgir et place le consortium BOUYGUES au cœur de ce que certains qualifient en Côte d’Ivoire d’impérialisme économique français. Au-delà de l’indignation face à ce contrat au parfum colonialiste de nombreuses interrogations fusent ici et là. « En plein 2012 plus de cinquante ans après notre indépendance, comment peut-on encore signer ce type de contrat ? C’est de l’esclavage tout simplement une manière d’implorer le colonisateur pour qu’il nous bâillonne de nouveau » affirme dépité Eric K. Sylvain un autre jeune homme qui s’adonne au jeu de scrabble en attendant l’ouverture de l’université s’interroge : « Pourquoi les retombés de l’allègement de la dette n’ont pas permis à la Côte d’Ivoire de négocier un contrat plus bénéfique pour les Ivoiriens ? « On nous annonce une pluie de milliard et le Gouvernement est obligé d’hypothéquer la souveraineté du pays pendant 30 ans sur un pont : c’est triste que personne ne puisse mettre un terme à ces mic mac de la France-Afrique » déclare Alexandre S. un enseignant avant de conclure que « les Pays-Bas, la Suisse, les Etats Unis, le Japon ou même la Chine auraient pu construire le troisième pont en demandant moins que la France ». De nombreuses questions se posent et pour celles-ci les Ivoiriens aimeraient avoir des réponses. 30 ans pour l’exploitation d’un pont, que peut donc bien cacher les dessous des autres accords franco-ivoiriens à un moment où une grosse polémique plane sur le dernier accord de défense entre la France et la Côte d’Ivoire ?

SUY Kahofi

Lire la suite
01. juil.
2012
Société
1

Abidjan : « L’enfer, c’est les locataires ! » (rififi acte 2)

"Confiez leur une maison, en moins d'un mois ils la transforme en porcherie"

Dame Ehoule est propriétaire d’un modeste bâtiment de type R + 4. Malgré son rendez-vous chez le médecin pour ses soins, elle est obligée de se rendre à Yopougon Niangon pour un problème avec un de ses locataires. Celui-ci habite le dernier niveau du bâtiment avec sa famille: trois pièces que partagent 7 personnes. A la grande stupéfaction de Dame Ehoulé, Monsieur Yao Mathurin, enseignant de son état s’est permis de casser un tuyau d’évacuation rendant impraticable les escaliers du bâtiment et libérant une mauvaise odeur. «Monsieur que voulez vous à la fin? », lance Dame Ehoule indignée avant de poursuivre « Vos enfants bouchent un tuyau et vous voulez que je vienne le déboucher à votre place ? En plus de vos impayés vous venez de créer un autre problème. Avez-vous au moins un calendrier ? Le 14 du mois où vais-je sortir de l’argent pour changer tout ça ? ».

L’homme visiblement gêné n’a même pas pensé à ses voisins. Malgré les interpellations des uns et des autres, il a toujours souligné « qu’il était du devoir du propriétaire de réparer en cas de problème ». Les propriétaires de maison abidjanais se plaignent des locataires qu’ils jugent de plus en plus irresponsables. Certains vivent dans des maisons qu’ils refusent d’entretenir. L’herbe pousse aux abords des constructions sans que quelqu’un ne réagisse, les murs sont sales parce que tâchés par les enfants. Et lorsqu’un robinet est endommagé on attend que le propriétaire vienne le changer. « Confiez leur une maison neuve, en moins d’un mois certains d’entre eux la transforme en porcherie», affirme Idyolla Paul, propriétaire de maisons. « Certains travaux incombent aux propriétaires et d’autres aux locataires voici ce que beaucoup ignorent. Si vous réalisez une réparation qui est du ressort du propriétaire il doit vous rembourser. On nous accuse de bâtir des maisons à moindre coût qui se dégradent au quotidien mais que font les locataires eux-mêmes ?  Ne sont-ils pas réellement à la base de ces problèmes ? ».

Pourtant, certains « proprio » comme  Dame Ehoulé, reconnaissent avoir eu affaire à des « locataires sérieux ». « Certains entretiennent tellement bien votre maison que vous vous gênez souvent pour leur réclamer le loyer. Lorsqu’ils décident de partir vous êtes inquiet car vous ne savez pas qui vient ». Mais ces cas sont si rares qu’ils se noient au milieu des « mauvais » locataires qui oublient qu’après leur passage, l’appartement doit servir à d’autres qui seront aussi dans le besoin.

SUY Kahofi

Lire la suite
30. juin
2012
Société
0

Au cœur du calvaire des locataires Abidjanais (rififi acte 1)

Ces nouvelles maisons offriront-elles le confort aux locataires?

Rivera CIAD, un nouveau quartier d’Abidjan où des maisons sortent de terre chaque jour. Belles en apparence, ces maisons sont pour les nouveaux locataires une véritable source de problème au quotidien. Le vécu des locataires abidjanais ne s’est pas amélioré depuis des années bien au contraire. Qu’on soit locataire d’une maison dans les nouveaux quartiers ou d’une vieille bâtisse les problèmes sont partout les mêmes.

Alain Serges N’DA vit depuis 3 mois dans un studio à Anono Extension. Cette demeure qu’il est le premier à occuper depuis sa construction ne lui a pas garanti l’aisance tant espérée. « Je me disais que je n’aura pas de problèmes puisse que la maison est neuve mais il fallu juste deux semaines pour que la douche soit impraticable, les serrures et poignets ont suivi et les circuits électriques continue de me mener la vie dure. Je remplace les ampoules à chaque arrêt et puis il y a de l’électricité dans une seule partie de la maison ». Lorsque nous observons le matériel utilisé dans la construction, nous nous rendons compte qu’il est de basse qualité. En effet les propriétaires de ces nouvelles maisons louent les terrains avec des autochtones ou des privés. Les contrats varient entre 7 et 15 ans. Il faut donc vite construire pour espérer rentabiliser son investissement. Dans ces conditions, l’entrepreneur se rabat sur des matériaux à moindre coût qui tiennent à peine une fois la maison achevée.

Blah Sonia et sa sœur partagent une deux pièces. Elles témoignent des difficultés qu’elles vivent chaque jour. « Nous sommes en train de construire de nouveau cette maison. En six mois les travaux de plomberies et d’étanchéité nous ont coûté au moins 113.000 F cfa soit deux mensualités et demi. Les carreaux au sol s’enlèvent et lorsque vous prenez une douche le nivellement est si mauvais que vous devez revenir essuyer la chambre inondée ». Certains propriétaires font la sourde oreille face à ces problèmes que vivent les locataires. Leur seule inquiétude c’est que le loyer soit payé à temps. D’autres acceptent de rembourser les travaux des locataires sous forme de rabattement du loyer. Certains locataires par contre ne s’épuisent plus et utilisent un autre moyen de communication comme Privat Amani. « Moi, réparer une maison ? Qu’elle s’écroule ! Je suis fatigué de faire le travail des autres en plus de payer un loyer. Quand il y a un problème, je laisse le temps dégrader tout. Quand Monsieur va se rendre compte que sa maison tombe en ruine il va vite réagir ». Une solution radicale mais qui fait souvent réagir !

Les propriétaires doivent faire un effort pour rendre leurs maisons plus agréables. Ils doivent surtout accepter de loger toutes ces familles dans de bonnes conditions comme si c’était leurs propres familles qui venaient occuper ces maisons. Certains commencent à le faire parce que vivant dans le même espace que les locataires, d’autres continuent de garder le silence face aux souffrances des locataires.

SUY Kahofi

Lire la suite
29. juin
2012
Société
1

Arrêts sans-abris : le souffre-douleur des usagers du bus

Arrêt sans abris de l’avenue Booker à Abidjan

Il faut être un habitué du bus pour les repérer. Rien n’indique souvent qu’ils sont là où vous vous trouvez et si vous avez la chance d’y attendre un bus, sachez que l’arrêt sans-abri n’offre aucun ‘’confort’’, aucune sécurité !

Cocody gare de Saint Jean, un arrêt de bus bien connu mais que rien n’indique. Avenue Booker Washinton ou Marcelin Yacé cité des arts, juste un vieux poteau SOTRA (Société de Transport Abidjanais) à peine lisible nous rappelle que le bus stationne ici. Même décor à Nanan Yamousso (Treichville) où seul l’attroupement d’élèves et de travailleurs renseigne le passant d’un jour… Les exemples d’arrêts sans-abris à Abidjan sont légions et les usagers bien qu’habitués à cette situation la déplore chaque jour.

Pénible à Abidjan d’attendre les bus qui n’en font qu’à leur tête. Il faut s’armer de courage et surtout avoir les mollets solides pour ne pas céder à la tentation de sacrifier plus de sous pour emprunter un wôrô-wôrô (taxi communal) ou ‘’écraser la tomate’’ (emprunter le taxi-compteur). L’attente se veut plus pénible à condition d’être à un arrêt avec abri ou sans abri. Le calvaire des deux endroits est diamétralement opposé. Les abris de la SOTRA munis de bancs permettent aux usagers de s’asseoir et d’être moins épuisés par l’attente. Ceux sans abri sont un véritable rendez-vous avec les intempéries. « On attend le bus mon frère : tu nous vois bien », s’indigne Akin Patrice jeune étudiant dans un centre social spécialisé que la fine pluie de ce matin trempe au fil de l’attente. « Si ce n’est pas le soleil au bon milieu de votre crane, c’est la pluie ! », poursuit-il avec un brin d’ironie. L’arrêt sans abri n’offre donc aucune protection aux usagers qui le plus souvent sont livrés aux caprices du temps. « Nous sommes déjà habitués à la pluie et au soleil mais le plus dangereux c’est qu’en l’absence de panneaux ou d’abri les taxis et wôrô-wôrô menacent de nous renverser en déposant leurs clients », soutient Zokou Guy Simplice technicien.

Même sans abri, l’espace réservé au stationnement des bus se doit d’être respecté. Tout automobiliste qui s’aventure à s’y arrêter s’expose au courroux de la Police de la SOTRA. Les confiscations de permis de conduire sont fréquentes surtout pour les chauffeurs de taxis-compteur et wôrô-wôrô. Les usagers quant à eux veulent un véritable effort de la Direction de la SOTRA. Certains s’insurgent contre l’entreprise du fait que les arrêts sans abris depuis des années n’ont pas changé. « Il faut des politiques internes pour régler ce problème. La SOTRA sait que les passages des bus ne sont pas du tout réguliers par endroit et s’il faut encore laisser les usagers au soleil cela ne nous arrange pas », souligne Klah Sylvain, éducateur.

Selon une source proche de la Direction, la SOTRA est « consciente de la situation et étudie les possibilités de pallier à ce problème ». Selon cette même source, seules certaines zones se prêteraient à la construction d’abris tandis que l’installation d’un poteau serait la seule option possible pour d’autres arrêts. Avec les grands projets de réhabilitation de la voirie à Abidjan depuis la fin de la crise, les usagers du bus estiment que la SOTRA n’a plus d’excuses. « Les bus peuvent circuler partout, les routes ont été refaites, les espaces verts dégagés…qu’est ce que l’entreprise demande de plus ? » s’interroge Koffi Paulin. Le jeune homme estime que la SOTRA doit sérieusement se pencher sur la question car emprunter le bus ne doit plus être un calvaire pour les Ivoiriens.

SUY Kahofi

Lire la suite
27. juin
2012
Société
1

Côte d’Ivoire : ces funérailles grandioses qui appauvrissent

Choisir le plus beau des cercueils par orgueil ou sauver un être cher ?

En Côte d’Ivoire, l’organisation des funérailles est une affaire de gros sous. Chaque année, se sont des millions de francs CFA que nos compatriotes enterrent avec les défunts pourtant, quelques billets auraient suffi pour sauver la vieille mamy du village qu’on pleure (ou célèbre) à coup de casiers de vin.

La discussion est vive ce matin devant la banque : Moktar et son clan de margouillats (usuriers) n’entendent pas laisser partir ce jeune fonctionnaire qui doit plus d’un million à ‘‘la famille’’. Une multitude de cartes de crédit en main, le chef des usuriers, noir de colère, n’hésite pas à lancer cette phrase haut et fort pour que les passants l’entendent sûrement : «Vous prenez l’argent des gens pour enterrer vos parents et pour régler ça devient problème ! ». Le jeune fonctionnaire, un enseignant de lycée, ne peut lever la tête: les injures et les propos obscènes de toutes sortes s’abattent sur lui. Il n’est malheureusement pas le seul Ivoirien dans cette situation : ils sont nombreux à crouler aujourd’hui sous le poids des dettes contractées auprès des banques et usuriers pour l’organisation des funérailles d’un parent.

Le pourquoi des funérailles grandioses

Quand un parent meurt en Côte d’Ivoire, l’objectif c’est de l’enterrer dignement. Or, chez la majorité des tribus ivoiriennes, des vraies funérailles ne s’organisent pas à la hâte : le corps prendra le temps qu’il veut à la morgue, il faut que tout le monde soit prêt pour rallier le village ! Un corps à la morgue coûte selon les hôpitaux entre 10.000 et 25.000 f CFA par jour hors entretien. Certains corps passent souvent plus six mois dans le casier le temps que les enfants benguistes (immigrés) du défunt ne rassemblent l’argent du djossi pour la phase pratique des funérailles. L’achat du cercueil suit : entre 150.000 et 500.000 f et surtout la tombe qui peut aller au-delà des 1,5 million selon le look ! « Les funérailles grandioses, c’est une question d’honneur ou de dignité pour l’Ivoirien. Tout le monde veut aller au-delà de ce qu’un tels ou un tels à fait pour un parent » souligne Gnahoré Jean, éducateur, avant de conclure : « et quand on veut des vrais funérailles, c’est beaucoup d’argent qu’on jette par la fenêtre ». Alors, pour ne pas avoir honte au village ou pour éviter d’être une proie pour les sorciers, on s’endette : achat de bœuf, nourriture et alcool pour tout le village sans compter la location des cars et l’hébergement des invités !

Le contrecoup

C’est vrai que la solidarité africaine joue dans malheur et surtout pour la mort mais dans la majorité des cas, beaucoup de personnes se retrouvent ruinées pour avoir conduit un parent à sa dernière demeure. Des millions pour enterrer une veuve morte de fièvre typhoïde : la petite ordonnance de 45.000 f est vite oubliée devant le faste des funérailles. Qui aurait cru que cette pauvre femme était la mère de ce cadre de la santé ? « Il faut que l’Ivoirien comprenne que la chose la plus importante c’est d’aider un parent à vivre. Quand on est malade on ne voit personne mais quand on passe de l’autre côté c’est des millions qu’on dépense pour vous accompagner : il faut changer de mentalité », soutient Yapo Ulrich.

SUY Kahofi

Lire la suite
25. juin
2012
AFRIQUE
0

Frontière Ivoiro-libérienne : « la sécurité une priorité pour l’Union du fleuve Mano »

M. Angui ASSOUAKON Représentant Pays de l’Union pour la Côte d’Ivoire

L’Union du fleuve Mano (UFM) est le regroupement de quatre pays d’Afrique de l’Ouest à des fins de coopération et d’intégration régionale. Créée en 1973 entre le Libéria et la Sierra Leone, l’Union fut rejointe en 1980 par la Guinée. La Côte d’Ivoire fut le dernier pays à faire son entrée au sein de l’Union. L’UFM s’intéresse à toutes les questions touchant le développement économique, la paix et la sécurité des Etats membres. C’est principalement sur ce dernier point que l’organisation s’est prononcée le 15 juin à Conakry à propos du climat de violence à la frontière ivoiro-libérienne. Nous sommes allés à la rencontre du Représentant Pays de l’Union pour la Côte d’Ivoire. M. Angui ASSOUAKON dans cette interview revient sur les principales décisions arrêtées lors des assises de Conakry et leur portée pour les populations à la base.

Eburnietoday : l’Union du fleuve MANO est une organisation sous régionale qui est encore frappé par une nouvelle crise celle de l’insécurité à la frontière Ivoiro-libérienne. Les Chefs d’Etats et de Gouvernement se sont réunis à Conakry, qu’est ce qui ressort de ces assises et que doit-on espérer pour les pays concernés sur le terrain ?

Angui ASSOUAKON : A l’occasion du dernier sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union du fleuve Mano qui s’est tenu à Conakry le 15 juin 2012, un certain nombre de mesures et de décisions ont été prises bien sûr au niveau de la paix et de la sécurité. Vous savez que depuis juillet 2011 la Côte d’Ivoire a été le théâtre de plusieurs incidents à la frontière ivoiro-libérienne au cours desquels il y a eu beaucoup de pertes en vies humaines. Le dernier incident qui a vraiment ému l’opinion publique c’est celui au cours duquel il y a eu la mort de sept casques bleus. Les chefs d’Etat au cours du sommet du 15 juin ont évoqué la question sécuritaire. Vous savez l’Union dispose en son sein d’un mécanisme qu’on appelle le 15ème protocole qui est simplement le cadre institutionnel de coopération au niveau des questions de sécurité, de paix et de défense. Ce mécanisme au sein de notre Union prévoie un ensemble de mesure pour prévenir les crises et pour les gérer quand elles surviennent. Les Chefs d’Etat ont validé ce mécanisme et qui pour l’espèce prévoie l’installation de ce qu’on appelle des unités conjointes de sécurité et de restauration de la confiance. C’est une initiative qui est très louable parce qu’elle est locale. Dans ces unités vous avez aussi bien l’autorité administrative, militaire et policière que les populations. Ces unités ont une mission qui est toute simple : c’est de contribuer à préserver l’entente cordiale entre les autorités que j’ai cité plus haut, de faire des patrouilles conjointes et puis d’essayer de régler certains problèmes mineurs qui se posent à leur niveau. Voici donc la mission première de ces unités et nous pensons au sein de l’Union que ces unités auront un mot à dire dans ce processus de sécurisation de la frontière.

ET : Quand est-il des attaques ?

AA : Vous savez le problème auquel nous sommes confrontés dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest est la résultante de toutes les crises que nous avons connu ces 20 dernières années. Aujourd’hui malheureusement nous avons des mercenaires qui ont combattu au Libéria et en Sierra Léone. Ces derniers sont prêts à offrir ‘’leurs services’’ pour déstabiliser des régimes ou poser des actes de subversion. Nous avons aussi le problème de circulation des armes légères et de petits calibres. Ces deux problèmes rendent difficile la gestion du problème sécuritaire. Concernant les attaques que la Côte d’Ivoire a subit, je dois dire que depuis l’installation des unités conjointes de sécurité à Touleupleu et Danané ces localités n’ont pas été le théâtre d’incidents. La formule fonctionne donc déjà bien !

ET : On note également de part et d’autre de la frontière un certain déploiement de troupes. D’un côté la MINUL qui soutien les Forces Armées Libériennes et les FRCI du côté ivoirien soutenu par l’ONUCI. L’Union du fleuve Mano étend donc collaborer avec toutes les organisations qui peuvent l’aider à instaurer la paix ?

AA : l’Union du fleuve Mano n’a pas d’autre choix que de collaborer avec les autres institutions. Nous avons de très bonnes relations avec toutes les institutions et organisations qui accompagnent ce pays notamment la CEDEAO et l’ONU à travers son bureau pour la l’Afrique de l’Ouest (ONUWA). Vous savez l’approche militaire peut être une réponse à la situation de crise que nous avons vécu mais nous pensons que la solution à long terme c’est de s’intéresser aux problèmes de fond et d’adopter plutôt une approche qui prend en compte les préoccupations des populations à la base. C’est pourquoi les unités de sécurisation conjointes prennent en compte cet aspect des choses et cela va contribuer à l’apaisement de la situation. Ces mouvements de troupes qu’on observe de part et d’autre de la frontière sont effectués pour rassurer les populations et les inciter au retour : l’Union du fleuve Mano adhère à toutes ces initiatives.

ET : On remarque également que cette zone ouest du pays victime des attaques est une zone qui souffre également d’un manque d’infrastructures économiques notamment les routes. Leur absence ne facilite pas les mouvements de troupes et celles des populations pour ce qui est de leurs activités économiques. Quelle est la position de l’Union du fleuve Mano sur la question des voies de communication à la frontière ivoiro-libérienne ?

AA : L’état des  infrastructures routières dans cette zone de l’Afrique de l’Ouest n’est pas du tout reluisant et cela ne facilite pas la tâche à nos armées dans leurs opérations de sécurisation de la frontière. C’est la raison pour laquelle les chefs d’Etat de l’Union du fleuve Mano lors des assises de Conakry ont décidé de mettre en place un ambitieux projet au niveau des infrastructures routières. Nous avons identifié des routes qu’on appelle transfrontalières et qui relient un pays à son voisin. Ces routes doivent être réhabilitées et je suis fier de vous dire que les études sont avancées et bouclées. Nos chefs d’Etat et les experts ont validé les routes qui seront prises en compte dans le cadre de ce projet de réhabilitation des routes inter-états.

ET : Nous remarquons qu’avec ce climat d’insécurité qui s’est installé les mouvements de population sont devenus très importants. Cela peut représenter un véritable manque à gagner pour nos économies dans la mesure où cette zone de forêt est une importante zone de production agricole. L’Union a-t-elle des craintes concernant un prolongement de la crise humanitaire.

AA : La crise humanitaire est déjà là et selon le coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, N’dolamb Gokwey ce n’est pas moins de 13.000 personnes qui ont été recensés comme déplacés internes. Une crise de cette ampleur a forcément une incidence sur les activités agricoles et économiques. Cette partie ouest de la Côte d’Ivoire est une zone où il y a d’importantes cultures : le cacao, le café, l’hévéa et bien d’autres. Ces mouvements de population entrainent donc une perturbation au niveau des activités agricoles et par conséquent un manque à gagner. C’est pourquoi l’Union du fleuve Mano estime que la priorité doit être au retour au calme et à la sécurité par une meilleure collaboration entre les pays membres pour le cas précis entre la Côte d’Ivoire et le Libéria.

ET : Pour finir avez-vous des échos du terrain ?

AA : La dernière mission (20 juin 2012 NDLR) dans l’ouest du coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, N’dolamb Gokwey a permis d’avoir une idée claire de l’évolution de la situation sur le terrain. Les récents rapports soulignent qu’il y a un mouvement de retour des populations mais une préoccupation demeure. La crise humanitaire s’est installée et il faut donc apporter une réponse à tous les niveaux. Il faut aussi que le retour vers les villages d’origine qui se fait très lentement à cause de l’état des routes puisse être accéléré par une normalisation de la situation sécuritaire.

ET : Merci Monsieur ASSOUAKON

AA : Je vous remercie

SUY Kahofi

Lire la suite
21. juin
2012
Région
3

Timide retour des populations dans l’ouest Ivoirien

Distribution de vivres par le Danish Refugees Council

Plus de sécurité pour un retour massif, voici le plaidoyer des populations de l’ouest Ivoirien qui petit à petit se remettent des dernières attaques qui ont endeuillé plusieurs familles. Dans les localités de Sakré, Taï et Para, l’heure est toujours à l’assistance humanitaire et au retour mais l’inquiétude de se retrouver nez à nez avec un mercenaire ou un dozo est grande.

Dix jours environs après les attaques de Para ayant entrainé des morts et d’important déplacement de population civile, le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires a diligenté une mission dans l’ouest du pays pour toucher du doigt les défis de la prise en charge des personnes déplacés. Il ressort des entretiens avec les autorités administratives, militaires et surtout les populations que l’heure est au retour malgré les inquiétudes sécuritaires. « Le retour vers les villages d’origine est une bonne chose puisse que c’est ce que les populations déplacées elles mêmes souhaitent mais ce retour doit s’effectuer dans certaines conditions. Il faut que le retour soit volontaire, dans des conditions de sécurité et dans la dignité c’est-à-dire lorsque ces personnes retourneront chez elles qu’elles puissent trouver à manger et se loger » soutient Ndolamb Ngokwey Coordinateur Humanitaire des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire. Sur la question de la prise en charge des personnes déplacées du fait des récentes violences, les humanitaires apportent un soutien direct aux populations qui n’ont pas fait l’objet d’un cantonnement sous la forme d’un camp. Des familles d’accueil reçoivent les déplacés qui bénéficie de vivre de la part du Danish Refugees Council. « Tout d’abord nous avons fait une assistance en biens non-alimentaires essentiels et nous l’avons fait depuis le 14 juin. Nous l’avons fait pour 1204 personnes parmi les plus vulnérables surtout celles venues de très loin. Ensuite nous avons réévalué la situation des déplacés dans leurs familles d’accueil ici à Taï et nous avons décidé d’appuyer ces familles d’accueil qui nous ont signifié leurs difficultés. Le 19 juin nous avons assisté 716 ménages et 2738 personnes ; aujourd’hui (20 juin NDLR) nous assistons 51 autres familles. Sur les deux jours nous avons déplacé 29,9 tonnes de vivre respectivement pour Taï, à Dahoubly et à Zaïpoubly juste pour aider la famille à tenir un mois » nous explique Jocelyn Brousseau est le coordonateur terrain ouest pour le DRC.

En l’espace d’une semaine la population de Taï estimé à 6.000 âmes est passée à 11.000 à cause du flux important de déplacés. S’exprimant au nom des autorités municipales, le deuxième adjoint au Maire Dézaï Joseph a souligné que plus de la moitié des déplacés ont regagné leurs villages. Bien que des inquiétudes liées à la sécurité demeurent les populations de Sakré et Para particulièrement aspirent dans l’ensemble au retour. « Je suis arrivé à Taï après l’attaque de Para et je veux me retourner chez moi sauf que j’ai peur. Les casques bleus de l’ONUCI que nous considérons comme nos protecteurs ont été tué : que dire de nous simple civils ? Nous voulons bien rentrer mais que nous réserve ces dozos qui lors de notre fuite nous ont empêché d’avancer » affirme craintif Blo Tary Sylvain un jeune homme venu de Para. Les dozos cités par ce déplacé auraient commis des exactions en représailles aux attaques de Para perpétrés selon certains villageois par des mercenaires libériens appuyés par des autochtones. Si d’un côté certains déplacés dénoncent la vendetta des FRCI et des dozos, l’autre partie des déplacés pointent du doigt des éléments non-identifiés se réclamant proche de l’ex-président Laurent Gbagbo. « Ceux qui attaquent disent qu’ils veulent le retour de Gbagbo et que sans lui il n’y aura pas de paix or moi je le rends responsable de ce qui nous arrive. Il a promis spolier les terres des allogènes pour les remettre aux autochtones et pendant dix ans les populations ont passé tout le temps à se bagarrer. Aujourd’hui ces mercenaires tuent à la machette pour éviter d’alerter les casques bleus et les FRCI avec leurs armes à feu. Nous dormons la peur au ventre car des rumeurs font état de miliciens formés dans un camp au Libéria et prêts à attaquer » souligne inquiet Kéïta Mamadou.

Pourtant de gauche comme de droite, autochtones ou allogènes, tous ont un même plaidoyer celui d’une meilleur sécurisation des hameaux disséminés dans la forêt de l’ouest. « Si l’ONUCI a été attaqué c’est qu’aujourd’hui c’est le monde entier qui est touché ! Que le monde se mobilise aux côté de la Côte d’Ivoire pour mettre fin aux agissements de ces hommes en armes qui attaquent depuis cette forêt dense du Libéria » plaide Kéïta Mamadou quand Koffi Kouablan Martine appelle le Président de la République à donner un sens à ses promesses en « assurant la sécurité des populations de l’ouest par un déploiement militaire plus dissuasif ». Pour faire face aux nouveaux défis humanitaires de l’ouest les besoins des clusters du GAP 2012 estimé à 173 millions de dollar sont en train d’être réévalués car à ce jour seul 42,7 million ont été réunis par les donateurs.

SUY Kahofi

Lire la suite
« »
  • 1
  • …
  • 38
  • 39
  • 40
  • 41
  • 42
  • 43
  • 44
  • …
  • 92
Restez au parfum de l'actualité Ivoirienne!

Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

Populaires

L’enrôlement biométrique des étudiants Ivoiriens est lancé
12 juin 2012
Côte d’Ivoire : Compendium des compétences féminines Ivoiriennes
5 octobre 2011
ARRET SUR IMAGE !
27 novembre 2010
Monsieur Compaoré, voici des tuyaux pour réussir votre exil
3 novembre 2014
Un anniversaire passé sous silence
8 décembre 2010
La côte d'ivoire au jour le jour! © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
2078