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La côte d'ivoire au jour le jour!
06. mars
2012
Côte d'ivoire
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Un secteur privé dynamique pour la paix et la relance économique en Côte d’Ivoire

 

Le Dr Albert Toikeusse Mabri, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement

« Le Secteur privé, de par sa place prépondérante dans le développement de l’économie nationale, la création de richesses et le résorption du chômage, en particulier du chômage des jeunes, constitue un facteur important de promotion de  la paix et de la cohésion sociale dans notre pays », a estimé lundi  05 mars 2012 à Abidjan, le Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, le Dr Albert Toikeusse Mabri. Procédant à l’ouverture du forum organisé par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) avec les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire sur le thème : ‘’Contribution du secteur privé dans la consolidation de la paix et la relance économique en Côte d’Ivoire’’, le Dr. Mabri a rappelé que cet échange intervenait dans un contexte difficile consécutif à une crise post électorale qui a considérablement ébranlé le contexte économique ivoirien. Le Ministre du Plan, reconnaissant que le rôle du secteur privé sera important dans la relance de l’économie ivoirienne, a rassuré que le Gouvernement a pris  des mesures à travers le Plan National de Développement 2012-2015 pour favoriser un environnement économique attractif et sécurisé. Il s’agira, entre autres, de « l’amélioration de l’environnement des affaires, de l’assainissement du cadre macro-économique et du soutien direct au secteur privé par la poursuite de l’apurement des arriérés intérieurs, la création d’une brigade anti- corruption, l’amélioration des indicateurs Doing Business et la mise en place d’un guichet  unique pour la création des entreprises », a dit le Dr Mabri.

Pour sa part, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey a indiqué que les Nations Unies accordent une place importante à la relance économique de la Côte d’Ivoire. Selon M. Ngokwey, « sans la sécurité, il ne saurait y avoir de reconstruction et de relance économique possible. Les Nations Unies présentes en Côte d’Ivoire – l’ONUCI, les agences, fonds et programmes – sont disposés à soutenir et à appuyer le Gouvernement dans ses efforts en vue du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration des anciens combattants  de la réforme  du secteur, de la liberté et circulation des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire », a indiqué M. Ngokwey. Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, Jean-Louis Billon, a souligné que le secteur privé a joué sa partition, tout au long de la crise ivoirienne, en permettant au pays de ne pas sombrer dans la faillite malgré les nombreuses pressions subies. Selon M. Billon, outre la crise, qui a mis le pays au ban de la communauté internationale en la privant d’aide extérieure, le secteur privé a subi la pression d’une fiscalité qui avait augmenté au fil des années, d’un environnement sociopolitique et économique hostile, de pillages, de barrages entravant la libre circulation des biens et des personnes et du racket. « Si le rôle du secteur privé dans la relance économique apparait comme une évidence, car étant le moteur  de la  croissance, sa contribution  à la paix est par contre moins visible et pose la problématique de la responsabilité sociétale de l’entreprise », a expliqué M. Billon. « La seule chose qu’il demande à l’Etat, c’est de créer les conditions pour un meilleur exercice de l’activité économique », a-t-il ajouté. Présentant les objectifs du forum, le Porte parole adjoint de l’ONUCI, Kenneth Blackman, a indiqué qu’il s’agissait pour les participants de  partager leurs idées sur la question en vue de contribuer à la reconstruction post-crise.  « L’objectif  sera de sortir d’ici avec des recommandations consensuelles pour une implication optimale de tout un chacun dans le processus de reconstruction et dans la consolidation de la paix », a-t-il dit. « Des recommandations dont pourront de servir les opérateurs économiques, l’état, l’ONU et les autres instances supranationales pour le bien-être de la Côte d’Ivoire ».

Le forum est structuré autour de quatre sous-thèmes : initiatives nationales en matière de relance économique et de reconstruction post-crise -défis et perspectives et quelle synergie avec la communauté internationale ; la contribution des acteurs économiques dans le processus de reconstruction en Côte d’Ivoire ; environnement sécuritaire et développement des affaires dans le contexte de la relance économique ;  bonne gouvernance et lutte contre la corruption.  Cette activité a également enregistré la participation du corps diplomatique, du Ministre de L’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé, Moussa Doso, et du Président du Conseil Economique et Social, Marcel Zadi Kessy.

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05. mars
2012
Société
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Il n’y a pas de honte à apprendre et les femmes le savent

 

Les femmes sont les plus nombreuses dans les centres d’alphabétisation

Il m’a été donné de constater que la plupart des auditeurs des centres d’alphabétisation de la capitale Ivoirienne étaient des femmes. La moyennes d’âge de ces apprenantes était pratiquement de 25 à 30 ans avec par endroit des femmes qui avaient déjà passé la quarantaine ! C’est avec une certaine passion et du respect que je les admirais répéter avec joie des syllabes les unes après les autres comme au cours élémentaire première année. Leur courage m’a permis de me poser une question : contrairement aux hommes pourquoi ont-elles décidé de revenir sur les bancs pour apprendre ? Quel sentiment peut bien pousser une femme malgré son âge avancé à accepter de renouer avec la lecture et l’écriture comme une gamine ? J’ai compris à la fin de mon périple que les femmes ont résolument donné un sens à l’expression il n’y a pas d’âge pour apprendre !

Sortir de l’obscurité à tout prix !

L’ambiance est plutôt bonne enfant dans ce centre d’alphabétisation de la coordination de Yopougon I (Abidjan). Dans cette salle de classe d’un autre style la plus jeune apprenante à 17 ans et la plus âgées en a 67 ! C’est vers cette dernière que nous nous tournons en premier : elle est commerçante et mère de huit enfants. Malgré ses charges professionnelles et ménagères elle trouve le temps chaque soir de venir apprendre à lire et écrire. « J’étais très dépendant des autres pour tout ce qui nécessitait la lecture ou l’écriture. Pour remplir un document administratif il fallait que je paye quelqu’un : 100 ou 200 f CFA. C’était difficile parce que vous n’avez plus aucun secret. Aujourd’hui je sais lire, écrire mon nom, remplir certains documents administratifs…Je ne le fais pas encore comme ceux qui ont eu la chance d’aller très jeune à l’école mais je me débrouille assez bien » nous dit Kouassi Claudine tout sourire. La mère de famille pour joindre l’acte à la parole se propose de nous faire une lecture. La voix de la femme âgée se métamorphose comme celle d’une petite en classe de CP. Le rythme de la lecture est lent et Kouassi Claudine suis du doigt chaque mot de son livre qu’elle prononce. Comme elle Patricia qui est aussi une commerçante a décidé de venir apprendre à lire et à parle correctement le français à la suite de nombreuses bourdes lexicales qui lui ont valu des moqueries inoubliable. « J’étais souvent ridicule quand je parlais avec des amies : je faisais trop de fautes. Un jour lors d’une discussion très sérieuse je me suis amusez à dire ‘’mettre de l’eau dans son verre’’ au lien de ‘’mettre de l’eau dans son vin’’ ! Chaque fois que quelqu’un prononçait cet expression je n’attendais que ‘’mettre de l’eau dans son verre’’.  Une camarade qui avait fait l’école s’est terriblement moquée de moi. La nuit dans le secret de ma chambre je me suis jurée que plus personne ne se moquerait de moi à cause de mon niveau de langue ». Patricia retrouve le centre d’alphabétisation avec la rage d’apprendre et cette ambition de combler son retard l’encourage à apprendre plus vite. Pour Akissi Pauline l’obscurité dans laquelle elle vivait devenait insupportable. Elle évitait même de parler en public de peur d’être ridicule. « J’avais peur de parler aux gens car chaque fois que faisais une faute autour de moi il n’y avait que des rires ! En Côte d’Ivoire quand vous faites une erreur en parlant votre entourage se moque de vous pendant plusieurs jours. Même quand un homme m’aimait je le fuyais ou je me montrais désagréable envers lui pour ne pas qu’il se rende compte que je suis une analphabète ! Tout ça c’est du passé » nous dit fièrement Pauline avant de conclure « celles qui hier se moquaient de moi sont admiratifs devant mes progrès et je n’ai plus honte ».

Apprendre ça change la vie !

Dans un centre d’alphabétisation les méthodes utilisées pour l’apprentissage à la lecture et à l’écriture sont différentes de celles du cursus classiques. Il s’agit essentiellement de symboles bien adaptés aux réalités Ivoiriennes. Il y a au total neuf (9) symboles propres aux centres d’alphabétisation et c’est Madame Koffi le chef d’antenne de la coordination d’alphabétisation de Yopougon 1 qui nous fait découvrir l’univers de ces symboles. « Nous avons le pilon débout [ǀ], le pilon penché à droite [/], le pilon penché à gauche [\], le pilon couché [_], les citrons [O], la calebasse ouverte à droite [Ɔ], la calebasse ouverte à gauche [C], la calebasse posée [U] et la calebasse renversée [∩] ». Il y a de véritables avantages à savoir lire et écrire. Quelque soit l’âge, les moniteurs des centres d’alphabétisation ne cessent d’inviter les Ivoiriens à apprendre pour sortir de l’obscurité. Ne pas savoir lire et écrire c’est comme si vous étiez dans le monde mais à l’écart de ce monde : tout est symboles et signes étranges sur des façades, des bouts de papier et dans des gros livres qui n’ont pas de sens. Dodo Mélanie est une autre coordinatrice en alphabétisation et c’est elle qui nous montre de quelle manière les apprenantes des centres arrivent à changer radicalement dans leur vie une fois qu’elles savent lire et écrire. « Lorsque les apprenants arrivent au début de la campagne d’alphabétisation* ils ne savent même pas former une seule lettre mais à la fin c’est un miracle ! Ils savent lire et écrire mais au-delà leurs activités génératrices de revenus changent radicalement au plan organisationnel. Les commerçantes savent désormais faire la différence entre le capital et le bénéfice. Ceux qu’on devaient accompagner partout deviennent autonomes et plus respectés ».

« Il n’y pas de honte à apprendre quelque soit son âge » voici le message que les apprenantes du centre d’alphabétisation m’ont laissé et qu’elles laissent à toutes les personnes qui hésitent à retourner sur les bancs d’une salle de classe !

SUY Kahofi

*la campagne d’alphabétisation est l’équivalent de l’année scolaire

 

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02. mars
2012
Société
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Le Plan anti-pollution des côtes Ivoiriennes opérationnel

 

Les Côtes Ivoiriennes ont toute l’attention du Gouvernement

La Côte d’Ivoire tente de trouver des mécanismes durables pour lutter efficacement contre la pollution maritime et protéger ses côtes. Elle n’entend pas évoluer en autarcie sur ce dossier très important et pour asseoir des méthodes de lutte efficace elle ne manque pas d’inviter des experts du continent et du monde entier pour parfaire son plan de protection environnemental. La protection des côtes du golf de guinée contre les divers types pollutions surtout celle à l’hydrocarbure est aujourd’hui une priorité pour les pays de la CEDEAO ayant une façade maritime. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste de cette initiative de protection de l’environnement et des côtes du golf de guinée, elle inscrit son action dans la prévention à travers l’élaboration des cartes techniques de vulnérabilité environnementale de façon générale et du littorale pour les côtes. « La carte de vulnérabilité du littoral est un dossier qui aide à la prise de décision lorsqu’il y a une pollution. Ce dossier renferme toutes les ressources socio-économiques et toutes les ressources biologiques qui sont sur le littoral. Ce dossier nous permet donc de savoir quelles sont les zones qui sont prioritaires dans le plan d’action anti-pollution en cas de sinistre » nous explique le colonel Diby Gnagne Martin Directeur du Centre Ivoirien anti-pollution.

L’ambition de la Côte d’Ivoire est certes noble mais la problématique de la pollution des côtes du golf de guinée n’est pas une mince affaire. Conscients de leurs limites sur ce dossier, les autorités Ivoiriennes ont décidé de faire appel à des experts de la sous-région et du monde entier pour partager des expériences de lutte anti-pollution chaque fois que le besoin se fait sentir. « C’est pour parfaire ce qui a été déjà fait en matière de solution contre la pollution que nous sollicitons les experts du monde entier pour réfléchir sur la question. Sachez qu’une seule structure, qu’un seul pays ne peut pas lutter contre la pollution maritime et côtière tout seul. C’est pourquoi la Côte d’Ivoire est signataire de plusieurs conventions sur la question de la pollution » affirme Kaba Nasséré Directrice de cabinet adjoint au ministère de l’environnement et du développement durable. Et c’est précisément l’appartenance de la Côte d’Ivoire aux différentes conventions mondiales et celles au sein de la CEDEAO qui lui permette de bénéficier du soutien de l’Initiative Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il s’agit d’un soutien qui se présente sous plusieurs formes. « On apporte une assistance technique en termes de lutte. Il s’agit de mise en place de moyens, de ressources, d’équipements et de formation de personnel qui permettront de répondre en cas de marrée noire le plus rapidement possible » souligne Romain Chancerel coordinateur de ce projet.

La Côte d’Ivoire assure la présidence de la CEDEAO et pour les autorités Ivoiriennes cette présidence sera mise à profit pour donner un souffle nouveau aux questions de développement durable et de protection de l’environnement comme l’avait déjà fait le Nigéria pour le dossier des marées noires lors de sa présidence.

SUY Kahofi

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01. mars
2012
Côte d'ivoire
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L’ONUCI forme les medias et la société civile au renforcement de la cohésion sociale

Les médias ont un rôle important à jouer pour l’instauration d’une paix durable

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a entamé mardi 28 février 2012 à Duékoué (502 km d’Abidjan), un atelier de formation en faveur des médias et des membres de la société civile des régions du Guémon  et du Cavally. Prévu sur deux jours,  cet atelier dont le thème est ‘’La contribution des médias et de la société civile au renforcement de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale, de la reconstruction et du développement locale ‘’, a été animé par Ladji Sidibé de l’Unité médias et développement et Michèle Wabo de la Section des Affaires civiles de l’ONUCI, tous  deux, experts en la matière de la mission.

Le représentant de l’ONUCI, Alpha Kabiné Dioubaté, Conseiller électoral, est revenu sur le bien fondé de cet atelier et rappelé que les travaux visent à familiariser les participants aux outils favorisant la paix, la cohésion sociale, la réconciliation nationale, la reconstruction et le développement local. « C’est dans l’esprit des hommes que naissent les conflits et donc, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever le sens de la paix. Je voudrais que la paix et le renforcement de la cohésion sociale vous habite »,  a recommandé M. Dioubaté. Pour Mme Kadidia Ledron, chef de l’Unité Medias et Développement de la Division de l’Information publique de l’ONUCI, cet atelier vise à renforcer le ciment de la cohésion sociale, la réconciliation nationale et favoriser les conditions d’une reconstruction rapide dans les régions du Cavally et du Guémon, à travers la mise en place de nouvelles passerelles entre médias et société civile. « Cet atelier est la 11ème étape d’un programme, qui a démarré à Bouna. Il a couvert aujourd’hui tout le pays. Il vise selon Mme Ledron, à créer les conditions optimales pour que les radios de proximité et la presse écrite deviennent des acteurs clé dans ce processus. « La cohésion sociale constitue le second pilier nécessaire pour consolider les acquis sur le terrain du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale », expliquera-t-elle.

Pour le préfet de Duékoué, Benjamin Effoly, cet atelier est essentiel pour le renforcement de la cohésion sociale, car il se tient dans un contexte où la ville sort des élections législatives partielles avec toutes les rumeurs, les échos qui avaient contribué à exacerber l’anxiété des populations. Il a ainsi appelé la presse à plus de sincérité et à écrire des faits tels qu’ils ont été dits ou vécus. Il a souhaité que les résolutions issues de cet atelier les aider à mieux faire leur travail.  A l’endroit de la société civile, il a adressé les recommandations suivantes. « Jouez le rôle d’arbitre et non de diviseur. Votre rôle est important, vous devriez faire en sorte que l’intérêt de notre pays soit privilégié », a-t-il dit en espérant que « les résolutions de cet atelier permettent au  département de faire un pas en plus » a-t-il poursuivi. Pour le 5ème Adjoint au maire, Denis Badouon, il s’agit de la énième opportunité que leur offre l’ONUCI de renforcer leurs capacités en matière de cohésion sociale, de réconciliation, de reconstruction et de développement local. « Sans paix ; il n’y a pas de développement et sans développement, il n’y a pas de paix » a-t-il indiqué. Selon M. Badouon, les médias demeurent incontournables dans le processus de réconciliation de la société ivoirienne. Il a souhaité que cet atelier accouche des résolutions pertinentes, d’utilité locale, voire nationale pour le retour définitif de la paix dans le Cavally et le Guémon.

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29. févr.
2012
Société
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Camp de déplacés de Nahibly : difficile accès à l’eau potable

 

Camp de déplacés de Nahibly

Face aux affrontements armés nés de la crise post-électorale de Décembre 2010, des populations en provenance des villes et localités de Bangolo, Duékoué, Bloléquin, Toulepleu, Guiglo…se sont retrouvés à la Mission Catholique de Duékoué afin d’y trouver protection et assistance. La promiscuité, les difficultés d’accès à la nourriture et aux soins ainsi que les décès quasi quotidien ont poussé les humanitaires et les autorités Ivoiriennes à trouver un site de replie répondant aux normes Internationales pour reloger les déplacés. Voici donc 8 mois environ que les déplacés de la Mission Catholique ont trouvé refuge sur ce site protégé par le bataillon marocain de l’ONUCI (MORBATT) et qui regroupe 907 ménages de 4557 personnes dont 386 femmes chefs de famille.

« Nous sommes obligés de nous rabattre sur les puits »

Si l’accès aux soins de base et à la nourriture sont en constantes amélioration, l’accès à l’eau potable reste difficile pour les familles du camp de Nahibly. L’absence d’une politique durable de gestion des questions d’eau et d’électricité sur le camp oblige les déplacés à rester des jours entiers sans eau potable. Kaha Martine est mère et chef de famille. Elle a une dizaine de personnes à sa charge et elle souligne que le manque d’eau potable rend difficile les corvées quotidiennes. « Nous pouvons rester des semaines entières sur le camp sans une seule goutte d’eau potable ! Il est difficile de boire, de faire la cuisine, de se laver…Regardez » nous dit la mère de famille en indiquant de dispositif de fûts servant de citerne au camp « voici trois jours cette semaine que le bladder est vide et nous sommes obligés de nous rabattre sur les puits et les mares qui entourent le camp ». Les propos de Kaha Martine sont consolidés par ce témoignage de Yéhé Nathalie une autre ménagère du camp. « Nous n’avons pas d’eau et nous sommes souvent obligés de consommer l’eau des puits or les médecins du camp nous disent que cette eau est très dangereuse pour notre santé. Nous en sommes également conscients mais que faire quand nos jerricanes sont vides ? » s’interroge la jeune femme.

Des problèmes d’ordre techniques et financiers

L’eau potable consommée dans le camp de déplacé de Nahibly vient de la ville voisine de Duékoué. Bien que le camp soit relié au système d’adduction en eau potable de la SODECI (Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire), des problèmes d’ordre financier et technique rendent difficile le ravitaillement du camp. Le premier obstacle est d’ordre climatique : les cours d’eau du département sont saisonniers. Les rares qui résistent à la saison sèche peuvent à peine couvrir les besoins des abonnés et pour y arriver l’eau ne doit pas transiter par le château d’eau ! « Au-delà du fait que les cours d’eau sont saisonniers, il y a le fait que la station d’épuration d’eau et le château construit depuis 30 ans ne peuvent plus répondre aux besoins de la population actuelle. Il y a eu très peu de projets d’extension de la station d’épuration or la population n’a cessée d’augmenter » nous explique SERY Dréféba, Chef de Centre de la SODECI de Duékoué. Le gouvernement Ivoirienne grâce au programme PPU (Programme Présidentiel d’Urgence) est en train de réaliser une nouvelle station d’épuration à Duékoué pour soulager les populations de tout le département. Malheureusement il faut attendre la fin du premier semestre 2012 pour la fin des travaux ; une situation qui n’est nullement faite pour arranger les nombreuses familles du camp de déplacés de Nahibly. Les problèmes techniques ne peuvent en aucun cas masquer la dette de l’Etat Ivoirien face à la SODECI. Le Gouvernement avait promis régler la consommation d’eau du camp de déplacés de Nahibly mais rien n’a été fait ! Pour une dette estimée à 4.799.659 f CFA soit moins de 10.000 $ US, des menaces de coupure totale d’eau par la SODECI plane sur le camp !

Les solutions à court et long terme

En attendant que des solutions ne soient trouvées à ces problèmes, le cluster WASH du camp dirigé par l’UNICEF tente d’approvisionner le camp en eau. Un système de water traking a été mis en place pour convoyer l’eau potable par camion citerne depuis une fontaine de la SODECI jusqu’au camp. Ce système reste très couteux mais reste la seule alternative pendant des mois entiers ! Le bataillon Marocain de l’ONUCI qui assure la sécurité du camp vient à la rescousse des populations en fournissant 10 m³ (10.000 l) d’eau/jour aux 4557 personnes qui occupent le camp ; un geste certes appréciable mais qui reste en dessous des besoins du camp. Les déplacés du camp ont eux-mêmes creusés trois puits autour du camp et l’eau recueilli est chlorée, débarrassée des germes fécaux et désinfectée par l’UNICEF mais elle est ne doit servir qu’aux bains, lessives et vaisselles. Le cluster WASH du camp de Nahibly plaide auprès des humanitaires pour que des forages soient réalisés sur le site afin que l’eau des nattes plus saine puisse servir aux déplacés avant leur retour. Ce projet est à l’étude puisse que le site sur lequel le camp est positionné appartient à un particulier. Son accord est nécessaire pour le début des travaux de forage. Certains humanitaires vont plus loin et demande que le site du camp de Nahibly soit officiellement récupéré il érigé en site de cantonnement national en cas de sinistre. Les forages ne seront plus un investissement à perte comme le pensent déjà certains experts nationaux.

SUY Kahofi

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28. févr.
2012
Commerce
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La Côte d’Ivoire pense à améliorer son climat des affaires

 

La justice doit pouvoir rassurer les investisseurs

La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut se repositionner comme un hub de développement économique pour toute la sous-région ouest africaine. Pour y arriver elle doit penser très sérieusement à assainir son milieu des affaires et cela passe bien évidemment par des reformes qui rassurent les investisseurs. Les premières reformes doivent se faire dans le domaine juridique car le diagnostic de la justice Ivoirienne, fait sans complaisance n’est pas du tout reluisant. « Premièrement il y a une mauvaise distribution de la carte judiciaire en ce sens que l’essentiel des activités des tribunaux se passent à Abidjan. Le deuxième problème est l’engorgement de nos tribunaux et les lourdeurs dans les procédures judiciaires. Troisièmement il y a toutes les lois et toutes les conventions Internationales dont la Côte d’Ivoire est signataire et dont la mise en œuvre pose problème. Il y a enfin et surtout cet aspect moral qui est le délitement moral : c’est absence de morale, de valeur et de rigueur des agents judicaires » affirme Fernand Gauze, membre de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Le Gouvernement Ivoirien dit être conscient de l’existence de ces problèmes et pour y remédier il a pris en conseil des ministres un décret portant création des tribunaux spéciaux de commerce. Leur mise en place pourra contribuer nettement à l’amélioration du climat des affaires selon le Magistrat Kouassi Kouadio, Directeur de la législation. « Il faut noter que le droit commercial qui à l’époque était mis en œuvre par les tribunaux de droit commun sera désormais dévolue aux tribunaux de commerce. Ces tribunaux seront composés de juges de carrière, de juges tirés du milieu des affaires, de commerçants et de responsables d’entreprises pour permettre à ces juridictions d’avoir un regard éclairé du monde des affaires lui-même sur les prises de décision ». Le processus d’amélioration du climat des affaires ne pourra jamais porter des fruits tant que la corruption continuera de gangréner les sphères de décision. L’amélioration du milieu des affaires passe également par la lutte contre la corruption qui doit se matérialiser par la fin de l’impunité. « Les réflexions que nous menons pour améliorer le climat des affaires ne peuvent aboutir que s’il y a un mécanisme très rigoureux qui frappe les indélicats et qui promeut les excellents pour que nous puissions aboutir à une société de mérite » nous explique Malan Ehounou président de l’ONG Transparancy Justice Côte d’Ivoire. La société civile Ivoirienne préconise dans le processus d’assainissement du climat des affaires qu’un observatoire de la justice soit mis sur pied pour veiller à la saine application des décisions de justice.

SUY Kahofi

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26. févr.
2012
AFRIQUE
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Présidentielle Sénégalaise : la diaspora Ivoirienne a voté dans le calme

 

SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire

Le Consulat Général du Sénégal avait fort à faire ce 26 février pour l’organisation de la présidentielle en Côte d’Ivoire. En plus de la diaspora Sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire, le Consulat avait la lourde tâche de coordonner les opérations de vote de Niamey au Niger. Forte de plus de 700.000 membres, la communauté sénégalaise a obligé les autorités en charge de l’organisation des élections à mobiliser 76 bureaux de vote. « La seule ville d’Abidjan compte 42 bureaux de vote et à l’intérieur nous avons 34 bureaux y compris celui de Niamey au Niger qui est couvert par le consulat du Sénégal » nous explique DIA Demba coordinateur des élections du 26 février pour Abidjan Sud. Depuis 7 heures les agents commis à la supervision du vote ont commencé à déployer le matériel et à aménager les bureaux pour accueillir les premiers votants. C’est véritablement autour de 7 h 45, 8 h ou 8 h 30 mn par endroit que les opérations de vote ont véritablement commencé. Ces opérations de vote ont timidement commencé vers 8 h 30 comme le confirme NIANG Daïrou président du bureau de vote 11 du groupe scolaire Pont à Treichville. « Bien que le bureau soit ouvert depuis 7 h nous avons commencé à enregistrer les premiers votants à partir de 8 h 45 mn. Je dois reconnaitre que c’est timide côté affluence mais les votants viennent petit à petit ».

Cette opération de vote a été surtout un moment de retrouvaille pour plusieurs ressortissants sénégalais vivants en Côte d’Ivoire et l’ambiance bonne enfant qui pouvait se voir en dehors des centres de vote a été aussi présente dans les bureaux de vote. « L’ambiance est bonne entre les représentants des 14 partis politiques et le personnel du bureau de vote et tout se passe bien. Il n’y a pas d’irrégularités dans l’ensemble mais nous veillons au bon déroulement des élections » affirme Lwélé Binta représentante du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) du candidat Président Maître Abdoulaye Wade. Aucun membre de la communauté sénégalaise n’a voulu se faire compter ce jour de vote et les jeunes ont été les premiers à se manifester. L’argument de la fibre patriotique et du devoir citoyen ont motivé le déplacement. « J’ai décidé de participer aux opérations de vote parce que je suis un citoyen sénégalais, c’est un devoir pour moi de voter et je suis là pour accomplir cet acte citoyen. Je demande également aux ressortissants sénégalais vivant en Côte d’Ivoire de se déplacer pour voter dans le calme et la tranquillité » affirme Lamine NIANG. Comme tous ces concitoyens, l’Ambassadeur du Sénégal à Abidjan ne s’est pas laissé influencer par la canicule. A bord de son véhicule de service il a sillonné les différents bureaux de vote avec une intention affichée de rassurer la communauté sénégalaise prenant part au vote. Lors de ses escales il n’a pas manqué de régler quelques petites incompréhensions liées à l’interprétation de la loi électorale et de répondre aux questions des responsables des bureaux de vote. « J’ai trouvé en Côte d’Ivoire une communauté sénégalaise très organisée, regroupée en association et qui a abattu un travail formidable qui a facilité mon travail ainsi que celui de mes collaborateurs dans l’organisation de ces élections. Je n’ai eu, depuis que je suis là, aucune difficulté et je m’investi totalement avec le consul général dans ce processus électoral. Je n’ai aucune inquiétude et nous n’avons eu à déplorer aucun incident » rassure SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire. Au moment ou nous publions ce post il est 18 h 13 mn ce 26 février et les bureaux de vote ont déjà fermé leurs portes.

Les autorités Ivoiriennes ont été également des ‘’intervenants’’ dans le processus électorale de la Présidentielle en Côte d’Ivoire par le biais du Ministère de l’Intérieur qui a déployé des éléments de la Police Nationale pour sécuriser les centres de vote. Notons que ce dimanche était également jour de vote au plan national pour les Ivoiriens eux-mêmes. Il s’agissait des élections législatives partielles qui sont le fruit des contestations des résultats des législatives du 11 décembre 2011 validée par le Conseil Constitutionnel. Elles se sont tenues dans 12 circonscriptions électorales principalement dans le nord, dans l’ouest du pays et au Sud.

SUY Kahofi

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26. févr.
2012
SOS
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Photographe : Chronologie d’une profession passionnante mais en perte de vitesse

Les photographes pourront-ils résister au numérique ?

L’époque où les jeunes photographes assis fièrement sur leurs vélos et cyclomoteurs faisaient le tour des villages et quartiers pour déposer les belles images semble être révolue. Le métier de photographe tel que nous l’avons connu en Côte d’Ivoire il y a quelques années est en train de disparaitre.

Malgré la chaleur Guillaume reste à l’intérieur du laboratoire photo pour faire tourner la développeuse. Les commandes arrivent au compte goûte et les rares clients discutent longuement les prix avant de déposer les travaux. Il n’y a que de rares évènements qui poussent aujourd’hui les Ivoiriens à solliciter des photographes. Il n’y a que les mariages qui permettent aux photographes d’arrondir leur fin de mois, dans une certaine proportion les funérailles et très rarement les quelques cérémonies à caractère administratif ou politique. On ne demande plus vraiment la photo papier car aujourd’hui le numérique a pris le dessus!

Les causes de la décadence

« Aujourd’hui beaucoup de personnes pensent que c’est le numérique qui a sonné le top départ de la chute de notre métier. Erreur ! Bien avant l’arrivée des appareils numériques nos problèmes avaient déjà commencé » soutien Kadom N’guessan. En effet avant les années 1990, les premiers asiatiques (coréens et chinois) avaient porté un coup dur aux photographes Ivoiriens. En faisant chuter le prix d’une photo, les asiatiques avaient commencé ‘’à gâter’’ le marché. De 1000 f CFA, la photo couleur est passée à 700 f puis 500 f. Aujourd’hui après une cérémonie si vous en avez trop le prix peut descendre jusqu’à 350 voir 250 CFA ! Dans la foulée le blanc et noir a aussi perdu de sa valeur grâce aux prix abordables des solutions de développement pour studio. En plus de faire chuter les prix, le marché a été inondé de petits appareils photo produits en série en Corée. Tout le monde pouvait faire désormais des photos avec un peu de coaching de la part d’un pro. Les clubs photo des lycées et collèges ont eux aussi fait la concurrence aux photographes car en pleine rentrée scolaire au lieu de faire appel à des professionnels, la direction avait recourt au club photo. Cela faisait des économies mais causait le malheur des photographes. Le coup de grâce est enfin porté à la profession par le numérique : avec le téléphone portable et des appareils de plus en plus petits tout le monde fait des photos, les développe et même les transforme !

Quelques passionnés résistent

Malgré ce sombre tableau et les nombreuses difficultés liés à leur profession certains passionnés s’accrochent. « Nous sommes obligés de basculer dans l’univers du numérique pour joindre les deux bouts, ce n’est pas du tout facile » soutien Jean-Louis N’goran avant de conclure « aujourd’hui avec un appareil photo et une imprimante on peut se passer d’un labo comme le mien ». Face à un métier de moins en moins rentable on pense à une reconversion. A défaut de changer radicalement, certains pensent proposer leurs services aux organisations Internationales, ambassades ou aux organes de presse écrite.

SUY Kahofi

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24. févr.
2012
NTIC & Hi tech!
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Cybercriminalité : la marche vers une juridiction commune pour l’Afrique

 

L’Afrique doit avoir des textes de loi sur la cybercriminalité

Trois jours ont permis aux experts africains de réfléchir sur la mise en place d’un texte commun de lutte contre la cybercriminalité. L’atelier qui a débuté à Abidjan le 20 février et s’est achevé le 22 février avec la rédaction d’un projet. Ce texte qui se présente sous la forme d’une convention a été rédigé après un atelier à Abidjan et celui-ci doit faire l’objet d’étude dans chaque pays africain en vue de son adoption par l’Union Africaine. Il servira alors de support de lutte contre la cybercriminalité pour tous les Etats Africains signataires. Le choix d’Abidjan pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier eldorado de la cybercriminalité en Afrique et l’expérience de la lutte contre ce fléau dans le pays peut bien servir à toute l’Afrique.

L’harmonisation des législations en matière de lutte contre cybercriminalité a été au cœur de cet atelier pan-africain qui vient de s’achever à Abidjan. L’objectif des délégués venus de tout le continent est de mettre sur pied une politique juridique commune pour contrer cette nouvelle forme de criminalité. « Au niveau de la CEDEAO nous avions déjà un cadre communautaire sur la cybersécurité et l’Union Africaine a estimé que cette initiative devait être élargit à tout le continent Africain. Je dois vous signifier que le cybercriminel n’est pas dans l’impunité, il est sous l’empire du droit pénal en attendant l’intégration de nouvelles infractions qui vont encore le punir plus sévèrement » nous explique Sévérin Guibésongui président de l’atelier de réflexion d’Abidjan.

En matière de politique nationale de lutte contre la cybercriminalité, l’exemple de lutte et de répression de la Côte d’Ivoire a été salué par les experts africains. L’expérience Ivoirienne et les méthodes utilisées n’ont pas manqué d’orienter les experts sur les politiques possibles à ficeler pour asseoir un système de lutte commun à l’échelle Africaine. Abraham DJEKOU coordonnateur national Côte d’Ivoire pour la lutte contre la cybercriminalité fait le point de l’expérience Ivoirienne. « Depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui il y a plus de 155 cyberescrocs qui ont été jeté en prison et je dois reconnaitre que les peines privatives de liberté ne sont pas suffisamment fortes parce que l’infraction est qualifiée comme escroquerie via Internet. Avec la nouvelle loi qui entrera en vigueur les sanctions seront plus fortes ». Au terme de l’atelier d’Abidjan un projet de convention africaine sur la lutte contre la cybercriminalité a été remis aux experts. Son adoption après étude sera un grand pas pour l’Afrique dans sa politique global de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Aujourd’hui, le principal problème de la cybercriminalité c’est l’impunité ! Vous volez à quelqu’un ses données sur une clé USB, vous escroquer quelqu’un en ligne, vous avez des personnes qui s’attaquent à des systèmes d’information, on peut par exemple pirater un compte bancaire…mais imaginez-vous que vous soyez dans un Etat où il n’y a pas de texte ? Je soutiens donc que cette convention permettra aux Etats d’avoir des textes juridiques sur lesquels ils pourront s’appuyer pour lutter contre ce fléau » affirme le Professeur Cissé ABDOULAH, chargé du projet de convention.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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