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La côte d'ivoire au jour le jour!
03. sept.
2011
Région
0

Fin de la 61ème session du comité régional de l’OMS

 

L’OMS Afrique s’engage pour l’amélioration de la santé des populations

Les lampions se sont éteints à Yamoussoukro sur la 61ème session du Comité Régional de l’OMS Afrique ce Vendredi 2 septembre. Cette rencontre en terre Ivoirienne a permis de dégager des orientations pratiques pour l’amélioration de la santé des populations africaines. Elimination de la rougeole d’ici 2020, éradication de la poliomyélite et adoption d’un fond africain pour les urgences de santé publique…telles sont entre autre les recommandations de cette session du comité régional de l’OMS.

Le Docteur Luis Sambo, Directeur Régional Afrique de l’OMS revient ici sur quelques résultats de cette rencontre. « Le fond Africain pour les urgences en santé publique : nous avons déjà franchi un premier pas grâce à l’approbation des Etats membres à contribuer volontairement et annuellement à un montant minimal de 50 million de dollars. Les discutions sur le financement de la santé ont mis un accent particulier sur l’importance des fonds domestiques des Etats membres comme mesures fondamentales du financement pour le développement sanitaire ». Le Docteur Luis Sambo s’est aussi félicité que pour la première fois l’OMS Afrique a pu réunir dans un même espace d’échange les ministres en charge des dossiers de l’économie et des finances et ceux de la santé. Pour le Professeur N’Dri Yoman Thérèse Ministre Ivoirien de la santé les principales questions liées à l’amélioration de la santé des populations africaines sont désormais élucidés. « Nos travaux ont dégagé des orientations pertinentes et pratiques pour l’amélioration de la santé des population de la zone Afrique de l’OMS. Ils ont porté sur des questions fondamentales comme le renforcement des systèmes de santé, l’accès aux soins pour les couches les plus défavorisées et la nécessité d’éradiquer les pandémies qui ralentissent la croissance du continent ». Elle a plaidé auprès des Ministres de l’économie et des finances africains venus à cette rencontre de l’OMS d’appuyer les ministres de la santé de leur pays respectifs pour que les résolutions prises lors de cette 61ème session puissent s’appliquer effectivement sur le terrain.

Les professionnels africains de la santé après la rencontre de Yamoussoukro ont décidé de se donner rendez-vous pour la 62ème session régionale de l’OMS Afrique à Luanda capitale de l’Angola.

SUY Kahofi

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03. sept.
2011
Société
1

Déchets toxiques, vers la dépollution des derniers sites

 

Les derniers sites seront dépollués dans 20 mois

Les populations de Djiby, village situé sur l’axe Aboboté – Alépé ont reçu la visite du Ministre Ivoirien de l’environnement et du développement durable. Après la promesse faite par le gouvernement Ivoirien de dépolluer les sites contaminés par les déchets toxiques du probo koala, l’heure est à l’exécution des travaux de décontamination et de traitement des sols. Allah Kouadio Rémi Ministre Ivoirien de l’environnement et du développement durable a voulu dans un premier temps louer le courage des populations pour l’épreuve qu’ils ont enduré toutes ces années. « J’aimerais encore une fois vous remercier pour votre patience, vous remercier pour l’accueille et vous remercier également pour votre courage. L’essentiel c’est que le travail de dépollution soit fait dans les délais. Nous nous sommes donnés 20 mois pour les travaux et il faut qu’au bout de ces 20 mois les déchets soient traités et que vous n’ayez plus de nuisance ».

Le moment consacré à cette visite du Ministre Allah a été également choisi par les populations pour exposer les difficultés auxquelles elles sont confrontées depuis le déversement de la cargaison mortelle du probo koala dans le village en 2006. La question de l’indemnisation des victimes est toujours à l’ordre du jour et c’est avec un brin d’ironie que N’Tamoh Achi l’adjoint au chef de Djiby village l’a rappelé au Ministre. « Monsieur le Ministre nous sommes heureux de votre visite et surtout de l’annonce de la dépollution du site de Djiby village. Je ne peux pas vous le cacher dès que vous serez reparti, les habitants du village vont m’assaillir de question. ‘’Le Ministre est venu et notre affaire d’argent’’ me diront certains ». Sans toutefois botter en touche sur la question de l’indemnisation des victimes le Ministre Allah a souligné que le plus important réside dans la dépollution des différents sites, une opération qui devra s’achevé dans les 20 mois avenirs. « Chacun de nous doit être patient et déjà les associations des victimes ont commencé à être reçu au Ministère mais je crois que le plus urgent c’est qu’on arrive très rapidement à dépolluer. Il faut qu’on dépollue pour que dans les 20 prochains mois vous n’ayez plus de problème ».

Les échanges du Ministre avec la population ont pris fin par la visite des sites à dépolluer et du dispensaire de Djiby village qui attend depuis des mois l’arrivée du personnel soignant.

SUY Kahofi

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01. sept.
2011
Non classé
0

MACA : la case des mineurs opérationnelle

 

Les mineurs pourront aussi purger leurs peines en toute sécurité

Le Centre d’Observation des Mineurs de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) est opérationnelle depuis ce 31 Août. Après des travaux de réhabilitation et de rééquipement exécutés par la Fondation AMIGO le centre a été officiellement remis aux autorités judiciaires de Côte d’Ivoire. Ce centre a également bénéficié du soutien de l’ONUCI dans le cadre de ses projets à impact rapide. Les bâtiments ont donc été repeints, les cellules et les ateliers réhabilités ou rééquipés et l’objectif est d’assurer aux mineurs en situation de détention un cadre adapté à leur rééducation. Le délégué de la fondation AMIGO satisfait des travaux de réhabilitation nous explique pourquoi la fondation a choisi d’exécuter ce projet. « Après la crise nous nous sommes rendu compte qu’il était nécessaire de réunir les conditions pour que les enfants soient bien accueillis. Nous avons donc décidé de mettre l’équipement nécessaire à la disposition du centre pour que les enfants qui arrivent déjà soient bien traités et surtout protégés par les agents qui viennent travailler ici » souligne Hervincent Miguel.

Les agents du centre sont plutôt satisfaits dans l’ensemble car depuis 1980 que le Centre d’Observation des Mineurs de la MACA a ouvert ses portes c’est la première fois qu’il est réhabilité de la sorte. Ils précisent dans l’ensemble que le nouvel équipement pourra leur permettre de mieux encadrer les enfants. Les autorités judiciaires du pays étaient représentées à cette cérémonie de remise des locaux par le Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice qui a saisi l’opportunité pour dire merci à la Fondation AMIGO et à l’ONUCI avant de faire cette doléance. « Nous souhaitons non seulement que ce centre soit en dehors de la prison mais qu’il y ait beaucoup d’autres centres pour accueillir ces enfant » a demandé Kodjo Foto. Le souhait du Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice est réalisable mais devra s’inscrire dans le cadre d’un partenariat a estimé N’Dolam N’Gokoué codonateur humanitaire du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire. « Je crois que dans ce type de projet on devait plutôt parler de partenariat à impact rapide parce que rien de tout cette action de réhabilitation n’aurait été possible sans ce partenariat rapide et efficace entre le Gouvernement, la Fondation AMIGO et le système des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Ce projet a été financé à plus de 10 millions de francs CFA par l’ONUCI.

SUY Kahofi

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31. août
2011
Société
2

Les Ivoiriens se prononcent sur la crise du logement à Abidjan

 

A peine achevés que les logements sont déjà occupés !

Trouver un logement à Abidjan est un véritable parcours du combattant. Quelque soit le type d’habitation et les affiches des agences immobilières proposant des tarifs mensuels alléchants, il faut batailler fort pour trouver une maison qui vous fasse gagner en temps et en argent dans vos activités de chaque jour. Fini la belle époque où les entreprises immobilières telles que la SICOGI et la SOGEFIA offraient des logements sociaux aux personnes économiquement faibles. Désormais la spéculation est reine sur le marché du logement et cela aggrave la crise. Au-delà de la spéculation les ivoiriens pointent du doigt d’autres problèmes que sont le coût élevé de la vie en Côte d’Ivoire, l’exode rurale, la fermeture des cités universitaires et la vague de déguerpissement. Sur ce dernier point les avis sont particulièrement partagés. « Le déguerpissement a vraiment ‘’tué’’ les Ivoiriens ! Partout où vous allez vous ne pouvez pas trouver une maison et cette situation occasionne une hausse du loyer » affirme un agent de sécurité. « Il n’y aucun lien entre le déguerpissement et la crise du logement » s’oppose un jeune étudiant avant de démontrer que « le véritable problème c’est que tout le monde veut vivre à Abidjan » et cela pose le problème de l’offre et de la demande.

La grogne des populations fait toujours réagir en haut lieu les autorités. Le cri de cœur de la population a poussé la ministre de la promotion du logement Kaba Nialy à mener des enquêtes de terrain. L’expertise du Ministère de la promotion du logement démontre très clairement que toutes les couches sociales du pays sont soumises à cette crise du logement. Il y a un véritable déficit au niveau de la production si bien que l’achat et la location deviennent quasi impossibles pour les Ivoiriens. Les prix des maisons sont très élevés, ceux du loyer mensuel également et les familles aux revenus modestes ne peuvent pas se loger. Fort de cette situation plutôt alarmante du logement en Côte d’Ivoire et particulièrement à Abidjan, le Ministère de la promotion du logement multiplie les contacts avec les opérateurs économiques nationaux et internationaux pour asseoir un projet de stratégie pour régler à long terme le problème du logement. Kaba Nialy la ministre de la promotion du logement nous en dit un peu plus. « Nous réfléchissons avec nos partenaires sur un projet de stratégie qui s’articule autour des points suivants : la réglementation et les techniques de production, la question du foncier et la question du financement. Il y aura une série de proposition et nous allons retenir celles qui sont pertinentes pour nous permettre de lancer les activités dans le secteur ». Ces activités vont consister à produire en masse des logements pour toutes les couches sociales mais un accent particulier sera mis sur les populations à revenu modeste et à revenu instable.

SUY Kahofi

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29. août
2011
Côte d'ivoire
2

Réunion à Abidjan des Ambassadeurs Américains en Poste en Afrique de l’Ouest

 

Les Ambassadeurs Américains en Poste en Afrique de l’Ouest

L’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire a servi de cadre cette semaine à une conférence qui a réuni des Ambassadeurs américains venus de six pays voisins, ainsi que le Secrétaire Adjoint du Bureau Afrique, William Fitzgerald. La délégation était à Abidjan à l’invitation de l’Ambassadeur Phillip Carter III pour discuter des opportunités en vue de la coordination et de la coopération dans les domaines tels que le commerce et le développement économique, la démocratie et les droits de l’homme, la sécurité régionale et la lutte contre le VIH/SIDA. L’Ambassadeur Carter a présenté cette conférence comme « une opportunité pour les Ambassadeurs américains en poste dans la région d’échanger des idées, de partager leurs expériences et de collaborer sur des projets multilatéraux ».  Il a ajouté que « la présence du Secrétaire Adjoint, William Fitzgerald, à Abidjan, qui intervient juste après la visite de quatre présidents ouest africains à la Maison Blanche, souligne l’importance de la Côte d’Ivoire et des pays voisins dans le cadre des efforts en vue de la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et des opportunités économiques. »

En marge de leur réunion à l’Ambassade des Etats-Unis sise à Cocody, les Ambassadeurs ont rendu visite au Ministre Ivoirien des Affaires Etrangères, Daniel Kablan Duncan, qui assure l’intérim du premier ministre, à son cabinet le jeudi 25 août 2011. Les discussions ont porté sur les questions régionales, notamment la sécurité, l’amélioration des infrastructures et la croissance économique. L’Ambassadeur Carter a également offert une réception en l’honneur de la délégation, des représentants du gouvernement ivoirien, des membres du corps diplomatique, de l’ONUCI, ainsi que d’autres organisations internationales.

La délégation était composée des Ambassadeurs Thomas Dougherty: Ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso, Donald Gene Teitelbaum: Ambassade des Etats-Unis au Ghana, Patricia Moller: Ambassade des Etats-Unis en Guinée, Linda Thomas-Greenfield: Ambassade des Etats-Unis au Liberia, Michael Owen: Ambassade des Etats-Unis en Sierra Leone et le Chef de la Section Politique Peter Newman : Ambassade des Etats-Unis au Mali.

SUY Kahofi

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25. août
2011
Région
0

Bouaké : Les prérogatives de la Mairie sur les taxes en cours d’application

La Mairie de Bouaké veut percevoir désormais ses taxes

Bouaké la capitale du centre Ivoirien renoue petit à petit avec la normalité sur le plan des taxes et autres impositions. Le service financier de la Mairie de ladite ville vient d’organiser une rencontre avec les représentants des commerçants pour aborder la question du paiement des taxes municipales. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’application effective de la mesure de rétrocession des prérogatives des Mairies des ex-zones CNO par les Forces Nouvelles. C’est d’ailleurs cette mesure que confirme Bêma Fofana sous-directeur des finances à la Mairie de Bouaké. « Avec la nouvelle situation, nous avons signifié aux commerçants que c’est désormais la Mairie qui s’occupe du recouvrement des taxes. Avant la crise nous avions instauré des taxes qui n’étaient pas appliqué sur le terrain et cette rencontre a permis de les rappeler et surtout d’envisager leur application ».

Bêma Fofana a également rappelé que les agents des Mairies des zones CNO totalisent près de 102 mois d’arriérés de salaire et que ces taxes pourraient contribuer à la normalisation de leur situation. Malgré la bonne volonté affichée des nouvelles autorités Ivoiriennes la réalité de la collecte des taxes sur le marché se heurte encore au refus de certains éléments des Forces Nouvelles qui semblent ne pas se reconnaître dans la décision de leur hiérarchie ; Bêma Fofana s’explique. « Ces éléments en arme harcèlent nos collecteurs sur le marché et harcèlent même des commerçants. C’est vrai qu’aujourd’hui il n’y a plus de barrages sur nos routes mais les pratiques sont demeurées les mêmes. Il y a encore des individus à des corridors qui perçoivent encore des taxes et certains font encore les rondes journalières pour toucher encore un pécule ».

Les commerçants de la ville de Bouaké disent ne pas s’opposer au paiement des taxes mais demandent juste un peu de temps pour des raisons d’organisation liée à la fin de la crise et surtout des délais de livraisons. Sylla Mamadou, président des commerçants grossistes de Bouaké nous en dit un peu plus. « Nous les commerçants grossistes de Bouaké avons lancé des commandes à l’extérieur et je dois vous signifier que ces commandes mettent souvent trois à quatre mois avant d’arriver. Fort de cette situation qui est indépendante de notre volonté, nous demandons une période transitoire pour nous permettre de faire rentrer ces marchandises conformément à l’ancien système des taxes et impositions avant que la municipalité nous soumette à la nouvelle réglementation ». Sylla Mamadou souligne que cette requête s’adresse également aux autorités locales de la Douane et des Impôts.

SUY Kahofi

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24. août
2011
Nouvelles du pays
0

Le REECI menace AMNESTY Côte d’Ivoire

Pour le REECI le rapport d’AMNESTY est un tissu de mensonge

Le second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire a été suivi par une vague de violences. Ces violences, qui ont opposé les partisans du Président sortant, Laurent GBAGBO qui refusait de reconnaître les résultats des urnes, à ceux du Président élu, Alassane OUATTARA, ont été marquées par de graves violations des droits humains. Cette situation a obligé plusieurs organisations des droits humains à mener des investigations et à publier des rapports sur ces graves faits et de donner des indications sur les éventuels auteurs de ces violations. C’est le cas d’AMNESTY INTERNATIONAL qui a publié divers rapports depuis le déclenchement de la crise post électorale dont les deux (02) derniers ont été rendus publics respectivement en juin et juillet 2011.  A la surprise générale des organisations de la société civile (OSC), la section ivoirienne de AMNESTY INTERNATIONAL fait l’objet de nombreuses menaces. Face à ces menaces, les responsables des organisations de promotion, de protection et de défense des droits humains se sont réunies le 22 Août 2011 à Abidjan pour examiner la situation. Suite à cette rencontre, ils ont décidé de tenir le présent point de presse.

LES FAITS

Les menaces successives reçues par la section ivoirienne d’Amnesty International sont :

  • une première lettre de menace datée du 30 juin 2011 adressée par « le Réseau des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire » en abrégé REECI.
  • une seconde lettre de menace émanant du même réseau a été envoyée le 05 Août 2011.
  • Enfin, poursuivant sur sa lancée, le REECI, a fait une déclaration publique sur les antennes de la RTI le 15 Août 2011, dont la principale cible a été Amnesty International à travers sa section ivoirienne.

Rappelons que suite à la première menace, les responsables de la Section Ivoirienne d’Amnesty International ont eu des séances de travail avec les autorités ivoiriennes suivantes :

  • le Ministre des Droits de l’Homme et des libertés publiques le 14 Juillet 2011
  • le Directeur de Cabinet du Ministre d’état, garde des sceaux, Ministre de la Justice le 26 Juillet 2011,
  • le Directeur de Cabinet du Ministre d’état, Ministre de l’Intérieur le 03 Août 2011,
  • et la Direction générale de la Police Nationale le 28 Juillet 2011.

Ces séances avaient pour objectif d’attirer l’attention des Autorités ivoiriennes sur ces menaces afin qu’elles prennent les dispositions idoines pour permettre que les dirigeants et militants Amnesty Côte d’Ivoire travaille quiétude. Malgré ces démarches effectuées en direction des plus Hautes Autorités de la Côte d’Ivoire, le REECI a adressé une dernière menace faisant état de la tenue d’un sit-in le jeudi 25 Août 2011 de 10 heures à 16 heures devant le siège de la Section Ivoirienne d’Amnesty International. Pire, la RTI 1 s’est faite complice d’une telle entreprise en diffusant sur ses antennes l’appel à manifester devant les locaux d’Amnesty Côte d’Ivoire. La CIDDH voudrait également rappeler que par le passé la LIDHO et l’APDH, qui sont des organisations de promotion, de protection et de défense des droits humains ont été victimes d’actes de violences et de cambriolage de la part d’un autre groupe d’étudiants.

Observations

Au regard de ce qui précède, la CIDDH :

  • note avec tristesse cette escalade de menaces à l’encontre d’Organisations de la Société civile. Ces actes constituent un risque pour des activités sereines des organisations de promotion, de protection et de défense des droits humains.
  • proteste ces actes susceptibles de porter atteinte à la Déclaration des Nations Unies sur les Défenseurs des Droits Humains (DDH) dont l’Etat de Côte d’Ivoire doit veiller à la bonne application.
  • déplore que malgré toutes les démarches entreprises auprès des autorités publiques, le REECI persiste à tenir un sit-in et que la RTI 1 puisse servir de canal d’informations à cet effet.

Suite à ce qui précède, la CIDDH prend à témoin l’opinion nationale et internationale et après consultations des responsables des organisations de droits humains (voir Annexe), fait les recommandations suivantes :

RECOMMANDATIONS

Au Président de la République

La prise en considération des faits rapportés dans la présente déclaration afin de garantir la sécurité et la protection des DDH.

Au Gouvernement

Le respect, en toutes circonstances, des procédures et des garanties accordées aux organisations de promotion, de protection et de défense des droits humains.

La prise de sanctions appropriées à l’encontre de toutes personnes qui se rendraient coupables de violations des Droits Humains notamment en s’attaquant au défenseurs des droits humains.

La prise de toutes mesures idoines pour préserver et garantir les activités des organisations de droits humains.

A la RTI1

D’éviter la diffusion de messages de menace à l’encontre des défenseurs des droits humains.

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23. août
2011
Non classé
4

Côte d’Ivoire: Premier rapport National sur les droits de l’homme

 

Eric SEMIEN Président de l'APDH

L’APDH a osé le faire diraient certains, le premier rapport National sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Pourtant il a fallu de l’abnégation et un certain temps pour qu’enfin une ONG Ivoirienne s’aventure sur un terrain tenu par les organisations Internationales et l’ONUCI. Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) vient de rendre public son rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire couvrant la période de la crise post-électorale. L’objectif d’un tel rapport est de présenter à la Communauté Nationale et Internationale le point de vu et la vision d’acteurs nationaux des droits humains sur la question des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Dès les premières lignes du rapport on se rend compte que l’APDH sans faux-fuyant incrimine formellement les deux protagonistes du conflit. « Les pro-gbagbo avec les FDS et leurs supplétifs mercenaires et miliciens et les pro-ouattara avec les FRCI et leurs groupes armés et supplétifs sont tous coupables de ce qui est arrivé. Des exactions ont été commises de part et d’autre » soutien le Président de l’APDH Eric-Aimé SEMIEN. « Depuis l’arrestation de Monsieur Gbagbo les exactions des FRCI se poursuivent et c’est vraiment dommage pour notre pays » précise Eric-Aimé SEMIEN. Le titre du rapport est Haro sur l’Etat de non droit. La Côte d’Ivoire, malgré les propos rassurants du Président Alassane Ouattara et de son gouvernement est loin du compte en matière de lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’homme. Dans un pays où l’on parle de justice et de recherche de la vérité, les services de police judiciaire, les tribunaux et la gendarmerie ne mènent aucune activité ! Dans un Etat de droit la fiabilité d’un système judicaire est la garantie des libertés individuelles, or il n’en est rien en Côte d’Ivoire. « Malgré tous les efforts verbaux que le gouvernement fait il n’y a pas d’impacts réels sur le terrain. Des éléments des FRCI se comportent de façon outrageante et outrageuse envers les populations et personne n’ose lever le petit doit ! » s’indigne le Président de l’APDH. Les autorités ont reçu le rapport par l’entremise du Ministère des droits de l’homme qui s’est réjouis de la démarche d’une ONG Nationale.

Au-delà de ce rapport l’APDH s’indigne de la sortie du Procureur de la République qui face aux caméras de la télévision nationale a semblé légitimer les exactions des FRCI. En temps qu’homme de loi, sensé rechercher la vérité et écrouer les coupables, sa prise de position est ‘’une sortie de route’’ que l’ONG condamne. Le Procureur de la Républiques estime que se serait trop lui demander de juger ceux qu’ils qualifient de sauveurs du pays. Sauveurs du pays ou pas l’APDH estime qu’ils doivent être jugés. « Nous voulons savoir : dans l’acte de sauvetage des FRCI, y a-t-il eu violation des droits de l’homme ou pas ? Ce n’est pas au procureur de dire qu’un tel ou un tel est sauveur de la Côte d’Ivoire. Son attitude laisse planer un doute sérieux sur la volonté des autorités de lutter contre l’impunité » conclu le Président de l’APDH.

SUY Kahofi

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22. août
2011
Côte d'ivoire
5

Dossier Laurent Gbagbo : la défense dénonce une entorse à la procédure normale

 

Maître Gouaméné Hervé, l'un des avocats de Laurent Gbagbo

Dans le dossier de l’inculpation de l’ancien Président Laurent Gbagbo et de son épouse les avocats de la défense n’entendent pas baisser les bras face à ce qu’ils qualifient de vice de procédure. En effet Maitre Gouamené Hervé qui représente le client Laurent Gbagbo face au Ministère public, dénonce une justice aux allures de vainqueurs face aux vaincus. En effet la défense dénonce le fait que la procédure pour juger un Chef d’Etat ou un ancien Chef de l’Etat pour des actes qu’il a commis dans l’exercice de ses fonctions n’ait pas été respectée. « Notre première réaction par rapport à cette inculpation c’est tout simplement une indignation face au recule de l’Etat de Droit en Côte d’Ivoire. En inculpant de façon cavalière l’ancien chef de l’Etat c’est une violation de la Constitution Ivoirienne ». Maitre Gouamené estime, à la lumière de la loi fondamentale Ivoirienne, que seule une procédure soumise à l’Assemblée Nationale peut permettre d’inculper un ancien Chef d’Etat, un ancien Ministre, un ancien Député ou un ancien Président d’Institution en Côte d’Ivoire. « C’est le procureur général près la Cours de Cassation qui saisit le bureau de l’Assemblée Nationale au fin d’arrêter ou de poursuivre. L’Assemblée se réunit en plénière et délibère sur une majorité de 2/3 des membres pour autoriser ou non la poursuite contre un ancien chef d’Etat » nous explique Maitre Gouamené.

Il s’agit donc pour la défense d’une violation de la Constitution certes mais au-delà, de tous les textes de loi et conventions internationales ratifiés par la Côte d’Ivoire. « Cette loi que je viens de vous expliquer plus haut n’a pas été respectée et c’est indigne de la Côte d’Ivoire » martèle l’avocat. Devant cette sortie du Procureur de la République, l’avocat entend saisir les juridictions nationales et internationales pour casser la procédure. « Nous n’allons pas nous laissé faire. Nous avons décidé de saisir la Cours d’Appel qui est la juridiction au dessus du juge d’instruction et la chambre d’accusation pour faire annuler cette inculpation et cette procédure qui est contraire à la loi » affirme Maitre Gouamené. Le dossier Laurent Gbagbo n’a donc pas fini de susciter les débats juridiques et les diverses interprétations de la loi.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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