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La côte d'ivoire au jour le jour!
07. sept.
2012
Nouvelles du pays
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Côte d’Ivoire VS Sénégal : les supporteurs se mobilisent !

Supporteurs de l'équipe nationale Ivoirienne

Un match de football, on le sait, n’est pas seulement une question de joueurs sur le terrain, de primes de match ou de fédération. Il faut aussi compter avec le public, et surtout le bataillon de supporteurs mobilisés pour porter l’équipe vers la victoire. La Côte d’Ivoire ne fait pas exception à cette règle surtout quand il s’agit du football. Le match Côte d’Ivoire vs Sénégal sera encore une occasion de démontrer le soutien du peuple à son équipe nationale de football. Dans les quartiers d’Abidjan l’heure est à la mobilisation. Ceux qui ont les moyens vont chercher leurs tickets pour vivre en direct les beaux gestes techniques des Didier Drogba, Aruna Koné, Kader Kéïta et autres Yaya et Kolo pour ne citer que ces quelques stars du ballon rond. « Moi j’aime le live et donc j’ai pris deux tickets de 5000 f pour éviter les virages qui seront très vite encombrés avec les bousculades et tout ça. J’irais voir ce match surtout par amour pour le drapeau car le pays compte beaucoup pour moi » affirme Kouassi Jean-Claude un jeune cadre. Il y a ceux qui aiment le stade et ceux qui aiment l’ambiance maquis pour suivre les matchs des éléphants. Sur ce point les arguments ne manquent pas pour défendre ce choix. « Tu vas aller au stade pour quoi faire ? Il y a des écrans géants au maquis et puis surtout il y a l’ambiance et la bière fraiche ! Moi je préfère ça » nous lance tout sourire Guy-Serge Koffi un couturier. Son ami Samba est aussi de cet avis. « Je préfère le maquis ou même la boite qui ouvre tôt les jours de match pour nous livrer le match sur écran ».

Il n’y a pas que les Ivoiriens qui se mobilisent. La forte communauté sénégalaise vivant à Abidjan et estimée à plus de 700.000 personnes est aussi en plein préparatifs. Dans le quartier de Treichville (Abidjan-sud) où cette communauté est fortement représentée on ne parle que de cette rencontre. « Toi vois mon ami nous sommes juste en face de la Garde Républicaine et non loin il y a le siège de la FIF. Donc dès qu’on peut on va rapidement chercher un ticket ou réserver pour des amis qui viennent du pays » nous explique Alioun Sow, bijoutier. Mon interlocuteur a déjà opté pour le tee-shirt de l’équipe nationale du Sénégal qu’il compte arborer jusqu’à la fin de la rencontre. Face aux Éléphants, les supporteurs sénégalais n’hésitent pas à soutenir avec force que la victoire est acquise. Les pronostics vont bon train avec néanmoins un certain réalisme ! « 2 – 0 pour les Lions c’est clair » nous lance N’gatta Dao. Ce pronostic est partagé par de nombreux supporteurs sénégalais quand bien même certains sortent du lot en avançant un pompeux 3 – 0 ! Les Lions pourront-ils opérer le hold-up en terre Ivoirienne ? Seul un devin pourrait avoir d’office la réponse. Pour le reste et surtout pour ce qui est de l’esprit du match, Ivoiriens et Sénégalais sont convaincus qu’il ne fera que raffermir d’avantage les liens qui lient les deux peuples.

SUY Kahofi

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06. sept.
2012
Côte d'ivoire
1

Côte d’Ivoire : Radio de proximité et réconciliation

Les radios de proximité s’engagent pour la réconiliation

En Côte d’Ivoire l’expression Radio de proximité désigne les radios communautaires ou non commerciales. Ces radios qui naissent chaque jour à travers la Côte d’Ivoire occupent une place importante dans le processus de sensibilisation des populations. En effet, de nombreuses localités de la Côte d’Ivoire ne pouvant avoir accès aux ondes de la chaîne nationale ne reçoivent des informations que grâce au radio de proximité. Même si elles n’ont pas le droit de faire de l’information au sens d’une production quotidienne d’éditions de journaux parlés, elles informent les populations sur l’actualité immédiate de la cité. Les programmes sont composés généralement de magazines de sensibilisation sur la santé, l’éducation, le développement rural, l’agriculture…La musique tient également une place de choix et pour couronner le tout les programmes sont produits également dans les langues locales ! Ce dernier atout est le moyen principal par lequel les radios de proximité se rapprochent plus des populations. Elles sont donc incontournables surtout dans les zones rurales où tout ce qui s’entend à la radio est parole d’évangile ! Ce statut particulier des radios de proximité peut et doit leur permettre de jouer un rôle clé dans le processus de réconciliation nationale.

La promotion de la réconciliation une priorité

Alors qu’au début de la crise post-électorale en 2002, les chaînes d’Etat ont choisi de soutenir le régime en place, les radios de proximité Ivoiriennes ont choisies de produire des émissions pour parler de paix. « Notre statut particulier qui nous faisait obligation de ne pas parler de politique nous a permis de nous sentir à l’aise dans nos actions de promotion de la paix » nous explique Karamoko Bamba président de l’URPCI (l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire). L’Union qui compte plus d’une centaine de radios de proximité a veillé à ce que les radios ne soient pas partisanes. Pas de propagandes politiques, pas d’appels à la haine tribale et surtout pas d’émissions visant à fragiliser la cohésion sociale ; voici les instructions laissé par l’Union à ses membres. Il faut reconnaître que les instructions ont été suivies. Sur la période allant de 2002 à fin 2011, rares sont les radios ayant reçu des avertissements du CNCA (Conseil National de la Communication Audio-visuel). Fort de cette neutralité, les radios de proximité sont devenues des auxiliaires des agences du système des Nations Unies dans les campagnes de promotion des initiatives de paix. Hamadoun Touré le porte-parole de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) soulignera que vue leur importance « les radios de proximité, toujours plus proche de leurs auditeurs sont celles par lesquelles il serait judicieux de passer pour touchers les populations ».

Neutres, les radios de proximité ont été de tous les rendez-vous dans la marche vers la fin de la crise. Après les productions pour promouvoir la paix et le dialogue, elles ont joué un rôle remarquable lors des audiences foraines, le processus d’identification, l’enrôlement pour la nouvelle carte d’identité, l’inscription sur le listing électoral et le vote historique de Novembre 2010. « Si nous avons autant fait pour la paix, il n’y a pas de raison pour que nous soyons en retrait à l’heure où nous parlons de réconciliation. Nous recevons constamment des formations sur les thématiques liées à la réconciliation et nous les appliquons à nos programmes » nous explique Cissé Abdoulaye Directeur Général de Radio la Voix du N’zi.

A l’heure où la quête de la cohésion sociale est une priorité pour la Côte d’Ivoire les radios de proximité ont adapté leurs productions et programmes aux thématiques liées à la réconciliation. Ces thématiques s’articulent notamment autour de la promotion des droits de l’homme, celui du vivre ensemble, du pardon et de la préservation des acquis en matière de réconciliation. Cet engagement des radios de proximité ne passe pas inaperçu : il est bien au contraire apprécié à sa juste valeur. A la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) la communication autour de la réconciliation est un élément important. La CDVR multiplie les contacts et les échanges avec la presse nationale et internationale pour que les Ivoiriens puissent véritablement s’approprier le processus de réconciliation nationale. Sur l’engagement des Radios de proximité Franck Kouassi SRAN, le chargé de communication du Président de la CDVR dira « que tous les médias ont un rôle à jouer pour le retour de la paix et de la stabilité. Les radios de proximité encore plus car elles sont celles qui sont les plus proches des populations ».

L’Etat de Côte d’Ivoire peut donc compter sur les radios de proximité dans le combat de la réconciliation. Ces stations locales affichent une volonté ferme d’aider à la réconciliation mais il est important de noter que plusieurs d’entre elles ont besoin de soutien. En effet plusieurs radios de proximité ont perdu tous leurs moyens de production durant la récente crise post-électorale. Un renforcement technique de leurs capacités d’émission et de production serait à coup sûr un atout non négligeable dans cette marche importante vers le retour total de la cohésion sociale.

SUY Kahofi

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04. sept.
2012
Côte d'ivoire
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Universités Ivoiriennes : après le bruit…espérons le changement !

Une nouvelle Université pour quel avenir?

Combien de millions auront coûté la petite frasque du gaspillage pour la réouverture de l’Université Ivoirienne ? Je suis de ceux qui ne seront pas surpris si officiellement on nous dit que le Gouvernement Ouattara aura englouti une centaine de millions pour simplement faire du bruit. Du bruit pour montrer qu’on a jeté une couche de peinture à eau sur les murs des amphithéâtres. Du bruit pour dire qu’on a enterré des pavés composés à 80% de sable. Du bruit pour justifier une facture de rénovation estimée à plus de 100 milliard f CFA ! Du bruit pour dire aux étudiants et aux parents qu’ils doivent désormais payer plus cher pour avoir accès à l’éducation. Après ce vacarme dont le plus grand bénéficiaire est le Sieur Cissé Bacongo, heureux dans le bruit de la fanfare comme personne, à quoi devons-nous nous attendre ? Une Université nouvelle n’est pas simplement une histoire de nouveaux bâtiments. Une Université nouvelle n’est pas simplement une question de nouvelle dénomination. Le véritable changement devait venir avant tout ce raffut ! Si l’on ne s’attaque pas aux problèmes de base, l’Université, même avec ses nouveaux bâtiments ne pourra jamais pondre des cadres sérieux.

Que fait-on de la corruption et des droits de cuissage ?

L’Université Ivoirienne est à l’image de la Côte d’Ivoire elle-même. La corruption et les droits de cuissage sont omniprésents et servent encore de monnaie d’échange ! Combien de jeunes filles ont dû quitter le campus et les UFR parce que refusant de coucher avec des enseignants ? Combien de jeunes ivoiriens ont été obligé d’abandonner leurs études parce que n’ayant pas de quoi graisser la patte aux seigneurs de l’Université pour de meilleures notes ? Ces messieurs et dames qui n’hésitent pas à rappeler qu’ils sont docteurs ou professeurs titulaires sont au fond de petits « démons » qui eux aussi ruinent l’avenir de nombreux jeunes. La culture du mérite a bien longtemps cédé la place aux faveurs que chacun doit obtenir par ses propres moyens. L’argent ou une partie de jambe en l’air fera l’affaire ! Le comble certaines UFR et les avantages liées à la gestion de celles-ci sont devenues la propriété de certains enseignants et de leurs familles. Ces enseignants s’assurent qu’à leur départ du campus, seuls leurs enfants ou leurs frères pourront les remplacer. Ne parlons pas des bourses : elles n’existent plus ! Elles ne suffisent pas pour les dirigeants de l’Université à plus forte raison les étudiants les plus méritants. Monsieur Bacongo a-t-il interpellé les enseignants sur ces pratiques ? Lui qui a toujours fait croire aux Ivoiriens que le problème de l’Université s’appelle FESCI aurait dû avoir un tête-à-tête avec les enseignants afin qu’ils se débarrassent de leurs vieilles habitudes avant d’entrer dans les nouveaux bâtiments. Le ministre aurait dû demander également aux enseignants d’arrêter de déserter les campus Ivoiriens pour les gombos dans le reste de l’Afrique !

En système éducatif à redresser !

Le système éducatif des universités Ivoiriennes est à redresser et surtout à aligner sur les modèles les plus modernes à travers le monde. La compétitivité des étudiants Ivoiriens sera fonction de la qualité de l’enseignement qu’ils reçoivent. Les cours doivent être modernisés et adaptés à l’évolution de la société ivoirienne et celle du reste du monde. On ne peut pas enseigner en plein 2012 avec des ouvrages de référence qui datent des années 1970 ! Les bibliothèques, les laboratoires et les salles de TD doivent être rééquipés pour être véritablement utiles aux étudiants. Les qualifications et diplômes obtenus font toujours l’objet de spéculation pour leur retrait. Imaginez-vous un étudiant ivoirien en année de DESS qui a du mal à obtenir son diplôme de licence ou même son bulletin de Deug II ? Des retards inutiles dans l’attribution des diplômes qui retardent les étudiants et ne favorisent en rien la possibilité pour eux de faire des équivalences. Les lourdeurs administratives ! Voici une autre maladie de l’administration universitaire qu’il faut guérir le plus vite possible.

Quelle orientation pour le CROU ?

Le CROU : Centre Régional des Œuvres Universitaires ! L’entité à pour rôle premier la gestion des campus : nourriture, électricité, eau, chambres…tout passe par le CROU sur les campus ! Le CROU si sollicité est malheureusement un des problèmes de l’Université Ivoirienne. Elle gère les œuvres universitaires avec un certain laxisme et s’est fait damer le pion par les syndicats étudiants. A une certaine époque sur le campus on se demandait si le CROU existait encore tant la FESCI faisait la loi. Le CROU attribuait une chambre et la FESCI en délogeait le lendemain l’occupant. Son autorité s’arrêtait à l’entrée des restaurants et lorsque la FESCI l’exige elle se plie à ses désirs. Pire le CROU s’est pris au piège de l’attribution de chambres aux jeunesses des partis politiques. Des quotas de chambres étaient réservés dès la rentrée à la JPDCI, à la JFPI, à la JRDR et j’en passe. Un tour dans les restaurants et s’est la catastrophe. La bouffe servit aux étudiants est digne de celle d’un bagne ! Comment peut-on réfléchir quand on est nourrit au riz et à la sauce mal cuit ? La nouvelle université doit être également une université où l’on mange bien et c’est au gouvernement de monsieur Alassane Ouattara de mettre les moyens à la disposition du CROU. Que les passations de marché pour la restauration des étudiants ne se fassent plus dans la complaisance. Que les chambres ne soient plus attribuées sur la base ethnique ou politique ! Il en va de l’équilibre social et de stabilité même de l’Université.

Que fait-on de l’insécurité, du trafic de drogue et de la prostitution ?

L’une des raisons qui a milité en faveur de la fermeture totale de l’Université était bien entendu l’anarchie qui régnait sur les campus. C’est une réalité, les Universités Ivoiriennes et particulièrement celles d’Abidjan étaient de véritables bordels à ciel ouvert ! Qu’est ce qu’on ne pouvait pas trouver sur le campus ? Les lesbiennes et les pédérastes y avaient élu domicile, les vendeurs de drogue ne se cachaient plus, que dire des chambres du campus transformées en chambre de passage et en hôtel ! Les parkings et les terrains de sport la nuit tombée se transformaient en hôtel à ciel ouvert. On ne se privait plus pour s’accoupler sur les bancs publics ou sur les banquettes des nombreux véhicules stationnés. La FESCI, la toute puissante Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire avait écho de ces pratiques et les autorisaient car elle-même, qui faisait la loi, profitait bien de cette situation. Elle apportait protection aux trafiquants et prostitués du campus. Certains langues affirmaient que les barrons du syndicat avaient certaines de leurs petites amies sur le bitume ! Parlant d’insécurité, la FESCI ne se privait pas de battre à mort ou de violer tous ceux ou toutes celles qui s’opposaient à elle. La machette n’a jamais disparu des campus pire elle a cédé la place aux kalachnikovs et pistolets automatiques. En lieu et place des syndicats qui font la loi, que propose le gouvernement ? Une police universitaire ? OUI c’est possible mais quel sera son visage et de qui sera-t-elle composée ? Il faut y réfléchir sérieusement avant de se lancer dans cette aventure. De grâce si cette idée est retenue que les illettrés d’éléments FRCI qui nous servent aujourd’hui de militaires restent en dehors du campus ! La cohabitation sera très compliquée si c’est le cas.

Que fait-on des syndicalistes et de la politique ?

Il serait utopique pour le gouvernement de Côte d’Ivoire de dire qu’il pourra priver les étudiants de la liberté syndicale. La chose la plus importante est de faire comprendre à ces groupuscules d’étudiants qu’ils ne sont pas les maîtres de l’Université. Il faut bien que le Ministère de l’Enseignement Supérieur définisse très clairement un canevas juridique de l’exercice des activités des syndicats étudiants. Que ces derniers comprennent que la machette n’est pas un mode de dialogue et de résolution des conflits. L’Université n’appartient pas aux syndicats : elle appartient à tous les Ivoiriens et elle est le symbole d’un peuple qui croit son avenir. Un groupe de personnes ne peut donc pas la détruire sur la base de pseudo-revendications. Le syndicalisme OUI mais NON à la politique. Les associations d’étudiants FPI, RDR ou PDCI ne doivent plus exister sur le campus ! Si certains étudiants veulent s’essayer à la politique qu’ils prennent rendez-vous avec leurs mentors au siège des leur partis respectifs. Les manipulations d’étudiants pour des pseudo-causes patriotiques doivent prendre fin afin que cesse pour de bon le cycle de la violence sur les campus.

SUY Kahofi

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02. sept.
2012
AFRIQUE
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Appelez-moi l’exécuteur ou Yaya le boucher de Banjul !

Yaya le boucher de Banjul !

Etes-vous à la recherche d’un homme capable de faire fusiller ses semblables sans aucun remord ? Etes-vous à la recherche d’un homme capable de jeter des restes humains aux crocodiles de son palais ? Etes-vous à la recherche d’un boucher qui a du sang frais sur les doigts au quotidien ? Si vous avez du mal à dénicher le meilleur des serials killers appelez mon pote Yaya, l’EXECUTEUR ! L’homme en blanc qui règne en gourou, monarque et despote à la tête de la Gambie vient de s’illustrer de nouveau avec des exécutions de prisonniers condamnés à mort. Après la première tasse, il veut en boire encore et malgré les appels de la communauté internationale, l’homme qu’on dit amoureux des pratiques occultes sur l’espèce humaine, n’entend pas s’arrêter. Violation des droits de l’homme ? Le mot n’existe pas chez Yaya le Boucher de Banjul. L’homme a ouvertement souligné que dans son pays « les acteurs des droits de l’homme ne sont pas en sécurité » pire, ces derniers « pourraient disparaitre un matin ». Alors à beau battre le pavé à Dakar ou ailleurs, rien ne fera changer l’homme !

Yaya est un dur à cuir, ne le rôti pas qui veut ! Il faut plus pour qu’il puisse céder (chose qui n’est jamais arrivé depuis qu’il a prit le pouvoir). Il est, de tous les chefs d’Etat ouest-africain le seul qui n’écoute ni la CEDEAO, ni l’Union Africain, ni l’ONU ! Il est Yaya, le grand et personne ne doit lui faire la moral. Le comble c’est que le jeune boucher qui trimbale l’odeur de la charogne humaine semble ne pas indisposer ses ainés. Yaya toujours vêtus en blanc comme pour cacher la noirceur de son cœur et surtout de son âme se promène là où il veut. Avec Yaya, plus blanc est le boubou, plus noir est la nature de son régime ! Malheureusement on lui délie le tapis rouge au siège de l’ONU et lors des rencontres internationales. Comment pourrait-on dire qu’un tels homme est une menace pour la liberté des droits de l’homme ? La voix des ONG ne pourra en rien le faire changer : il faut plus ! Des sanctions politiques ciblées, des mesures restrictives pour son régime, des sanctions économiques…pourront mieux l’interpeller. Tant que les Chefs d’Etat du monde et ceux d’Afrique de l’ouest continueront de pactiser avec cet homme, il sera toujours plus fort. Chaque Président qui lui sert la main, chaque homme politique qui le congratule, chaque président d’institution qui lui apporte une caution morale est un soutien passif à la barbarie qu’il orchestre en Gambie. Yaya se moque des droits de l’homme et il a certainement fait brûler toutes les copies de la déclaration universelle des droits de l’homme dans son pays sinon comment comprendre qu’il éprouve autant de joie à voir le sang humain couler ?

Face au boucher de Banjul la lutte semble perdue d’avance pourtant il n’y a pas matière à ce décourager. L’histoire de l’Afrique est un témoignage de ce que les despotes et les tyrans tôt ou tard finissent par tomber. Yaya ne sera pas une exception mais faut-il atteindre que le destin le réduise au silence ? NON, il faut se mobiliser contre ce régime, soutenir les opposants gambiens en exil et aider les ONG de défense des droits de l’homme à continuer le combat. Le combat ne consiste pas à donner de la voix seulement lorsqu’il y a des exécutions mais en un harcèlement quotidien de ce régime jusqu’à ce qu’il arrête ces actes de barbarie dignes d’un autre âge.

SUY Kahofi

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31. août
2012
Côte d'ivoire
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Horticulture : entre passion du jardinage et difficultés quotidiennes

La passion ne masque pas les difficultés

Cocody-Riviéra, sur près de 6 km reliant le carrefour du Boulevard Mitterrand au carrefour N’Poutto, plusieurs jardins de fleurs bordent la lagune. Ces jardins sont la propriété d’une trentaine d’horticulteurs qui chaque jour se battent pour écouler leurs plantes aux clients venus de toute la capitale ivoirienne. Malgré l’amour pour leur métier, ils sont de plus en plus gagnés par un certain découragement à cause des difficultés qu’ils vivent au quotidien.

Organisation de la filière

La filière horticulture existe dans les grandes académies agronomiques de Côte d’Ivoire. Une formation de 3 à 5 ans permet aux étudiants de pouvoir exercer la profession dans les règles de l’art. Lors de notre enquête, les horticulteurs que nous avons croisés ont reçu leur formation sur le tas aux côtés des anciens du métier. Une chose est sûre, c’est que dans ce métier l’amour de la nature et des plantes est une condition indispensable pour réussir. «Voici 15 ans que je suis dans ce milieu et il faut dire que seule la passion pour cette profession nous maintien accroupi pour les soins de nos plantes», affirme Yaméogo Yacou horticulteur avant de conclure : «la nature elle-même choisi les hommes qui doivent la préserver car tout le monde n’a pas forcément la main pour faire pousser les plantes».

En effet, Yacou précise que certaines personnes peuvent faire pousser des choux, des salades ou des carottes mais ne peuvent pas faire pousser les fleurs car la réalité du potager est différente de celui des fleurs. Les horticulteurs qui ont les moyens sont propriétaires de leurs jardins, les autres sont plutôt des employés. « Je touche la somme de 17.000 f CFA (25,56 €) par mois pour m’occuper du jardin de mon patron » affirme Ibrahim Traoré qui se présente à nous comme un apprenti jardinier. Au fil de l’exercice de cette profession, de nombreux horticulteurs que nous avons croisés ont développé des techniques pour faire pousser des plantes qui n’étaient pas habitué au climat tropical. Leurs connaissances poussées des plantes permettent très facilement aux horticulteurs de dire quel type de fleurs peut être adapté à un jardin ou un sol.

Investissement et rendement

Les lopins de terre utilisés par les horticulteurs pour faire pousser leurs plantes sont les propriétés de la Commune Cocody. Le prix de la location de l’espace est fixé à 45.000 f CFA (67,66 €) par mois. Il faut ensuite se faire livrer de la terre riche en humus par benne en déboursant atour 35.000 f (52,63 €) pour le chargement. Les autres dépenses sont liées à l’achat des grains chez les grossistes libanais ou les revendeurs ambulants, les engrais chimiques et naturels (bouses de chevaux et volailles). « Une fois le jardin est opérationnel, les plantes sont cultivées sous forme de pépinière que les clients achètent. Certains nous payent nos honoraires pour les planter d’autres le font eux-mêmes » explique Kaboré Moumouni. Les Abidjanais apprécient dans l’ensemble les productions des horticulteurs locaux à l’image de Mme Ahounou Victorine cadre dans un organisme International. « Toutes les plantes de mon domicile viennent de ces petits champs que vous voyez là. Avec un peu d’entretien et les conseils de ces jeunes, j’arrive toujours à avoir un beau jardin » souligne-t-elle. Côté prix ce sont les roses qui ouvre le bal avec 3.500 f CFA (5,26 €) la tige, les palmiers à 2000 f (3 €) à partir d’un mètre, l’Essoran à 1000 f (1,50 €), le plant d’Aloes à 1000 f (1,50 €)… Chez les horticulteurs du bord de lagune, le prix d’une plante est fixé en fonction de la difficulté à la faire pousser. En plus du jardin, nos horticulteurs arrondissent leur fin de mois en faisant des travaux d’entretien à domicile pour 15.000 f (22,55 €) par mois. Un bon horticulteur peut facilement se retrouver chaque fin de mois au bas mot avec entre 75.000 (112,78 €) et 100.000 f (150,37 €).

Les difficultés quotidiennes

« Lorsqu’un horticulteur vous parle de recette vous avez l’impression qu’il gagne bien sa vie mais au fond il a juste de quoi louer son lopin de terre et manger » déclare Salgo Moumouni avant de conclure « la grand part de nos recettes mensuelles retournent en dépense et malheur pour vous si vos plantes viennent à sécher, vous pouvez passer des mois entiers sans un seul sou». Le réchauffement climatique et les saisons de plus en plus irrégulières dans la bande intertropicale occasionnent des pertes énormes au niveau des jeunes pousses. Il y a trois ou quatre ans les Ivoiriens achetaient beaucoup les fleurs mais la crise les a sérieusement éloigné des jardins.

Pour tenir, les horticulteurs sont obligés de multiplier les travaux à domicile. « Nous investissons aujourd’hui dans les tondeuses, sécateurs et autres outils d’entretien. C’est lourd comme investissement mais c’est la seul façon pour nous d’espérer boucler le mois avec quelque chose en poche » souligne Kaboré Moumouni. Malgré les difficultés il est hors de question de se laisser gagner par le découragement. Yaméogo Yacou fort de ces 15 ans d’expérience croit dur comme fer en sa profession. « C’est un travail d’avenir sous fond d’écologie et je sais que si en ce moment nous connaissons des difficultés les choses s’arrangement avec le retour de la Côte d’Ivoire sur les chemins de la prospérité ».

SUY Kahofi

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27. août
2012
Côte d'ivoire
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Tout pour de l’eau dans les quartiers d’Abidjan !

Habitants d’Abidjan recevant de l’eau potable de l’ONEP

L’accès à l’eau potable est devenu difficile dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Il ne s’agit pas seulement des quartiers précaires de la ville mais également des quartiers chics où depuis la fin de la crise chacun utilise sa propre méthode pour avoir un peu d’eau potable.

Anono, village Ebrié situé en plein Cocody-Riviéra 2. Le village qui s’est très vite modernisé est une destination prisée pour de nombreux travailleurs soucieux de faire des économies en matière de transport. Les blocs de studio et deux pièces sortent quotidiennement de terre et attirent de plus en plus mais le quartier s’est taillé une réputation de zone à problème quand on parle du difficile accès à l’eau potable. « Anono vit au rythme des coupures d’eau. Vous avez de l’eau au robinet en moyenne 3 jours par semaine. Le reste du temps il faut se déplacer vers d’autres endroits pour en trouver » nous explique Kouassi Désiré un résidant. En effet il n’est pas difficile de voir à Anono de longue file de femmes et jeunes filles transportant des bassines et des seaux d’eau. « L’eau ne vient pas dans notre cours » me lance Rokia une jeune fille épuisée par la grosse bassine qui lui enfonce le cou. « On est obligé de sortir pour acheter l’eau avec les revendeurs » s’indigne Konan Affoué. Il faut débourser en moyenne 25 f CFA pour un seau, 50 f pour un jerricane, 75 ou 100 f pour la bassine ! « En plus de ces dépenses supplémentaires chaque jour, vous devez aussi régler la facture » conclu la mère de famille. Ce constat est le même au quartier Port-Bouët 2 à Yopougon où pour avoir de l’eau il faut se lever de bonne heure pour espérer être servit la première à la fontaine. « Si vous n’arrivez pas tôt les seaux sont tellement nombreux que vous devez aller plus loin » nous explique Doukouré. Cette maman, caissière dans un super-marché souligne que le problème d’eau occasionne d’énorme désagrément aux abidjanais. Difficile de se laver, d’avoir de l’eau potable pour la boisson et pour les travaux de la maison. Marcory, Port-Bouët, Koumassi, Abobo…tous les quartiers vivent la même réalité ! Alors lorsque l’eau se faire rare au robinet chacun utilise sa méthode pour avoir du ‘’jus’’.

Opération tuyau cassé !

L’eau qui se fait si rare dans les robinets est le plus souvent présente dans les canalisations de la compagnie d’eau (SODECI). Certains abidjanais exacerbés par cette situation se sont transformés en véritables vandales. Les tuyaux qui généralement sont enterrés à quelques centimètres dans le sol sont sortis avec la daba puis cassé ! « La SODECI se moque de nous. A la fin du mois les agents viennent nous tendre des factures aux montants exorbitants et chaque fois il y a des coupures » s’indigne un jeune homme. « Alors pour avoir de l’eau on joue les vandales » confie souriant Francis. Une fois les tuyaux sortis et cassés, c’est tout le quartier qui en profite et personne ne se gène pour interpeler le service de dépannage. « Si on les appelle c’est tout le quartier qui sera privé d’eau » souligne Mr N’guessan un habitant de Yopougon SIDECI. Chacun se sert puis le tuyau est rebouché avec des bouts de sachet en attendant le prochain passage des riverains ou des agents de la SODECI pour raccorder la canalisation. Ceux qui refusent de participer à ‘’l’opération tuyau cassé’’ doivent se rabattre sur des suppresseurs pour pomper l’eau. Il s’agit de petites pompes installées sur les compteurs d’eau pour accroitre le débit de l’eau. Cette pratique est interdite mais personne ne semble y prêter attention. A Marcory on affirme même que se sont les agents de la SODECI qui les placent pour se faire de l’argent. Lorsque les canalisations sont totalement vides il faut se résoudre à marcher des kilomètres pour trouver le liquide précieux dans d’autres quartiers. Détenteurs de fontaines et de bornes d’eau se frottent les mains. Moyennant une pièce, chacun vient chercher un seau ou une bassine pour ses besoins.

Penser à une solution à long terme

L’augmentation de la quantité d’eau fournit aux habitants d’Abidjan est une priorité pour le gouvernement qui vient de lancer un vaste projet de pompage à partir de la ville de Bonoua. En attendant que ce projet ne prenne vie, la SODECI tente de colmater ses canalisations sabotées et d’appuyer l’ONEP (l’office national de l’eau potable) dans les projets de distribution d’eau. Des camions-citernes de 80 hl sillonnent les quartiers les plus touchés par le manque d’eau pour distribuer le liquide aux populations. Chaque arrivée du camion est un soulagement pour les populations. « Quand ils viennent nous donner de l’eau ça nous arrange » confirme Ouédraogo Salimata avant de conclure que le passage du camion lui évite de marcher longtemps avant de trouver de l’eau. Elle estime néanmoins que le ravitaillement est insuffisant et ne se limite qu’à un passage par semaine. Un chauffeur de camion-citerne à l’ONEP nous confie qu’il ne s’agit pas d’un manque de volonté de satisfaire la population. « Il y a plusieurs quartiers à ravitailler or notre parc auto n’est pas assez fournit donc nous sommes obligés d’établir un programme de rotation par quartier pour essayer de satisfaire tout le monde » nous explique l’agent de l’ONEP. Quelques goûtes à PK 18 puis Attoban et N’pouto et ce sera ainsi jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée au problème d’accès à l’eau potable à Abidjan.

SUY Kahofi

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25. août
2012
Côte d'ivoire
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La Côte d’Ivoire célèbre la journée de l’aide humanitaire

Stands des acteurs humanitaires

A l’image de tous les pays du monde, la Côte d’Ivoire a célébré la journée mondiale de l’aide humanitaire. La date retenue officiellement par les Nations Unies pour cette célébration est le 19 août mais en Côte d’Ivoire c’est ce 24 août que les acteurs humanitaires se sont retrouvés pour marquer l’évènement. Le siège du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Côte d’Ivoire (OCHA) a servi de cadre à cette manifestation qui a permis au public de redécouvrir les Agences du système des Nations Unies, les ONG Internationales et Nationales qui apportent leurs soutiens aux populations en difficultés. Cette célébration selon le Ndolamb Ngokwey, le Coordonateur Humanitaire des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire a deux objectifs principaux : « il s’agit dans un premier temps d’attirer l’attention sur l’aide humanitaire et sa nécessité pour les populations en difficulté mais aussi et surtout de rendre un hommage appuyé aux hommes et femmes qui au péril de leurs vies viennent en aide aux plus vulnérables ». Sur ce deuxième objectif de la célébration, il est important de noter que sur les dix dernières années, plus de 800 travailleurs humanitaires ont été tués et 1.300 autres blessés en venant en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Ce 24 août, la célébration d’Abidjan a été une occasion de faire un large focus sur l’action humanitaire à travers des projectifs de films et de clips humanitaires, des expositions et des stands de sensibilisation. Bien avant Abidjan, les acteurs humanitaires ont célébré cette journée à Tabou et Guiglo respectivement les 19 et 23 août. La journée mondiale de l’aide humanitaire revêt un caractère très important dans le contexte Ivoirien dans la mesure où près de 175 agences et organisations nationales et internationales œuvrent sur le terrain.

La parole aux humanitaires

De nombreuses Agences et ONG ont dressé des stands de sensibilisation et d’information lors de cette journée porte ouverte. Parmi elles nous citerons entre autre UNHCR, la Croix Rouge, IRC, DRC, DNC, Terre des Hommes Italie…Toutes interviennent dans différents domaines : éducation, santé, eau et assainissement, distribution de vivres et non vivre, projets agricoles…Quelques organisations ont bien voulu partager avec nous les projets sur lesquels elles travaillent en ce moment. IRC (International Rescue Committee) vient de lancer un vaste programme de lutte contre les violences basées sur le genre. « Il s’agit d’une campagne pour éradiquer la violence domestique car plusieurs études montre que les femmes sont plus inquiétées dans leurs foyers qu’en dehors » nous explique Jean-Jacques SOHA assistant grant-communication à IRC. Du côté de Save de Children l’heure à la mobilisation pour la protection des enfants. « La Côte d’Ivoire sort de crise et l’un de nos mandats consiste à apporter une aide sécuritaire aux enfants au niveau de la promotion des activités qui protègent leurs droits les plus basiques à savoir l’accès à l’école et aux soins primaires » nous explique Elkane MOOH directeur de la qualité et du développement des projets à Save the Children. Il arrive que des ONG ou agences aient le même mandat ou opère dans la même zone. Pour éviter de faire un double-emploi et perdre des ressources, OCHA (le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires) coordonne les activités de terrain. « Notre mission est de faire en sorte que l’action des agences et ONG ne soit par un peu gaspillé. Nous nous assurons par exemple la coordination de la réponse humanitaire en cas de conflit ou de catastrophe pour maximiser l’aide » nous explique Anouk Desgroseillers avant de conclure que l’action de coordination ne prend pas en compte les ressources financières allouées à l’aide.

1 milliard de personne mobilisés pour la cause humanitaire

Cette année, la campagne globale menée autour de l’aide humanitaire via Internet et baptisé « J’étais ici » (de l’anglais I was here) a suscité l’adhésion de plus d’un milliard de personne à travers le monde. La mobilisation s’est faite sentir sur le site whd-iwasher.org mais aussi les réseaux sociaux. Cette campagne mondiale vise à adresser le message suivant au monde entier : « tout le monde peut poser un geste afin d’aider son prochain ». La star internationale Beyonce s’est associée à cette campagne et a contribué à son succès à travers son titre « I was here », interprété dans la salle de l’Assemblée Générale des Nations Unies. L’aide humanitaire est donc l’acte que chacun pose pour soulager son semblable parce qu’il se trouve en difficulté. Que ce soit une famille d’accueil, un don dans un hôpital, des médicaments ou de la nourriture pour des déplacés, chacun peut contribuer à la cause humanitaire. A chacun de le faire sans distinction de race, de religion, d’ethnie ou de partis politiques !

SUY Kahofi

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23. août
2012
Côte d'ivoire
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Anokoua Kouté : les leaders communautaires formés à la cohésion

Formation des leaders communautaires à Anonkoua kouté

Dans le cadre du vaste Projet d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne, l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) a débuté ce 22 août 2012 ses campagnes de sensibilisation à la cohésion sociale à l’endroit des populations. Première étape de cette opération le village martyr d’Anokoua Kouté dans la communauté d’Abobo. Plus d’une vingtaine de leaders communautaires du village se sont réunis autour du thème « la cohésion sociale et le développement communautaire à travers le respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques« . Ces leaders communautaires, déjà réunis en comité de veille pour prévoir les crises et autres tensions ont été formé grâce à deux modules. Le premier, éducation au respect des droits de l’homme et aux valeurs démocratiques, avait pour objectif d’instruire les leaders communautaires sur les notions de bases liées aux droits de l’homme, la nécessité de les respecter et de les promouvoir. Le second module, la réconciliation, la cohésion sociale et le développement communautaire, visait à faire comprendre aux acteurs que le vivre ensemble et la réconciliation vraie peuvent aider au développement.

Lors de la cérémonie de lancement de cette opération de sensibilisation, la population ne s’est pas fait prier pour prendre d’assaut le centre culturel du village, preuve qu’elle adhère à cette opération visant à promouvoir la paix. Une animation publique a permis aux uns et aux autres de tester leurs connaissances sur les questions de droits de l’homme. Le Chef d’Anokoua-Kouté lors de son mot de bienvenu a tenu à remercier l’APDH et ses partenaires pour le choix de son village. Il a surtout souligné que sans l’action de l’ONG les massacres qui ont eu lieu dans son village auraient été passé sous silence. « J’invite chaque leader à prendre note et à mettre en pratique ce qu’il retiendra de ces différentes formations pour en faire bénéficier toute la communauté » a souligné AKEO Antoine chef du village. Eric-Aimée SEMIEN le Président de l’APDH a quant a lui remercié les partenaires du projet que sont OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) et le FSD de l’Ambassade de France. OSIWA partenaire traditionnel de l’APDH appui le projet d’accompagnement judiciaire et juridique pour aider les victimes Ivoiriennes à se faire entendre. Après avoir invité « les populations à la culture de la réconciliation vraie par le pardon », Eric-Aimée SEMIEN a ouvert la séance de formation communautaire. Sur le contenu de la formation HIEN Sansan Claude et AKEN Mel (les deux formateurs) ont souligné que les deux modules retenus « serviraient de support aux leaders communautaires pour qu’ils puissent sensibiliser les populations à la base ». Concomitamment à la formation, plusieurs agents de L’APDH ont mené une opération porte-à-porte pour porter la sensibilisation du vivre ensemble aux familles dont certaines ont vécu des moments difficiles lors de la crise post-électorale. Lors du porte-à-porte, il ressort une ferme volonté des populations d’aller à la paix mais celles-ci attendent un signal fort du Pouvoir pour que les dossiers liés à la réparation des préjudices subits soient pris en compte. Elles ont également évoqué la nécessité de voir émerger une justice libre et ouverte à tous pour véritablement parler de pardon et de réconciliation.

Après Anokoua-Kouté, les équipes de sensibilisation de l’ADPH, fort du soutient de OSIWA et du FSD de l’Ambassade de France sillonneront plusieurs autres localités du littoral, du sud-ouest et de l’ouest. « Il s’agit principalement des villages s/p de Sago où les mercenaires libériens ont fait de nombreuses victimes, Méagui, Soubré, Issia, Sinfra, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Taï et Duékoué » a souligné KOFFI Phinées secrétaire-général de l’APDH. Le leitmotiv de la tournée qui durera un mois (30 jours) sera le même : promouvoir la réconciliation à travers une lutte sans merci contre l’impunité.

SUY Kahofi

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20. août
2012
Non classé
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L’Aïd el-fitr célébré par les musulmans Ivoiriens

Prière dans une mosquée d'Abidjan

La fête du Ramadan marquant la fin du mois de jeûne portant le même nom a été célébrée ce 19 août sur toute l’étendue du territoire Ivoirien. Malgré le contexte social marqué par la crise et une flambée des prix sur les marchés, les musulmans ont voulu célébré cette fête, moment important du calendrier islamique. Très tôt le matin de nombreux musulmans ont pris d’assaut les marchés qui pour acheter des légumes ou du riz, qui pour chercher un poulet ou quelques kilogrammes de viande. Vu les quantités demandées par la clientèle, on se rend compte que chacun joue sur les réserves et calcule énormément avant de se décider. « Voici notre deuxième année consécutive sans le mouton ! C’est devenu trop cher donc on se rabat sur les poulets ou la viande de bœuf. Là encore il y a problème : 2200 f le kilo ce n’est pas donné » nous confie Mme Traoré une mère de famille venue chercher de la viande au marché de 9 kilo, Riviera 3. Non loin nous retrouvons une autre ménagère qui, la paume remplie de jetons, semble pianoter sur le clavier d’une calculatrice invisible les yeux dans le vide. « Excusez moi je fais mes comptes » nous dit-elle. Dame Sidibé est là pour acheter du riz et des légumes. Pour l’occasion elle reste fidèle à la consommation habituelle de la famille. « Je vais prendre du riz maman à 2500 f les 5 kilo. C’est ce qu’on mange d’habitude à la maison ». Elle nous confiera que pour la viande, sa famille s’est associée avec deux autres pour un mouton à 100.000 f ! Une vrai chance car comme le confirme Naré le bouché de Belleville « certain mouton se vendait à 150.000 voir 175.000 ! ».

Du côté des mosquées il fallait aller tôt à la traditionnelle prière de l’Aïd pour espérer avoir une petite place pour écouter le prêche. Ici et là on a parlé de paix, de tolérance et de réconciliation. Les Imams ont insisté pour que les musulmans soient des modèles dans leurs quartiers et leurs familles en tournant le dos à la haine, au tribalisme et aux querelles inutiles. « Grande Mosquée de la Djiby, Adjamé, Riviera 2, Aghien…je pense que le message cadre avec l’actualité du pays. Nous avons besoin de paix et de réconciliation et je pense qu’Allah est celui là même qui donne la vraie paix et la vraie réconciliation. Il faut se pardonner, oublier le passer et penser à notre pays » résume pour sa part Koné Ismaël à la sortie de la mosquée de la Riviéra 2. A quelques pas d’Ismaël, Hadja Nan Kouyaté malgré son âge avancé est venue parler à Dieu. Deux doléances pour son pays : la fin des violences et du travail pour les jeunes. « Nous qui avons passé 65 ans nous sommes au soir de notre vie mais nous devons penser à nos enfants. Que Dieu les conduise sur le droit chemin car ils sont l’espoir de ce pays » soutien la grand-mère avant de conclure que plus les jeunes seront occupés sainement plus ils seront moins endoctrinés par les politiciens.

Musulmans ou pas, le moment de l’Aïd est le jour du partage. La bonne odeur qui s’est dégagée des cuisines a réunit autour des tables et des nattes des chrétiens, des musulmans et des non-croyants. « On a des amis et c’est le moment de partager le peu que Dieu nous a donné » nous explique Mr Kassimi au moment où il reçoit ses collègues de service pour le repas autour de 13 h. A peine sorti de la concession de notre hôte qu’Amadou assis sur sa natte avec des copains de son quartier nous invite à partager de la sauce arachide et du riz. La bouche pleine, il nous confie que pour les jeunes de son âge la fête est loin d’être finie avec la nourriture. « Nous allons faire un tour au maquis et puis après on ira en boite de nuit ». Le maquis et les boites de nuit à l’occasion de l’Aïd parlons-en ! Ces lieux ne sont pas à fréquenter pour certains musulmans mais pour de nombreux jeunes on peut y faire un tour à l’occasion de la fête de l’Aïd à condition de ne pas consommer d’alcool. Notre petite virée nocturne nous permettra de voir un nombre important de boubous se trémousser au son du coupé-décalé. Côté boisson il nous sera difficile de nous prononcer sur la nature des breuvages consommés, les noceurs de l’Aïd ont refusé de se prêter à l’inspection de leurs verres !

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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