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La côte d'ivoire au jour le jour!
Article : La liberté : remède contre la pauvreté
Nouvelles du pays
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18 octobre 2012

La liberté : remède contre la pauvreté

Une vue des participants au lancement de la campagne

Le 17 octobre est la Journée mondiale du refus de la misère. C’est cette date pleine de symbole qu’Audace Institut Afrique (le premier think tank Indépendant Ivoirien) a décidé de choisir pour lancer sa campagne baptisée : « liberté, remède contre la pauvreté ! » Le lancement de cette campagne a été faite par l’équipe d’Audace Institut Afrique ce mercredi (17 octobre) au CAMPC sur le site de l’Université Houphouët Boigny d’Abidjan. 4 heures d’échange ont permis à plusieurs participants d’origines diverses de réfléchir sur une question fondamentale : Comment concrètement entrer dans l’action en défendant la liberté en Afrique ? Cette question première jette à elle seule les bases d’une longue réflexion sur la possibilité pour l’Afrique d’amorcer sa croissance économique sans attendre l’aide au développement. La solution proposée à l’unanimité par les participants est la création d’un cadre propice à la promotion de la libre entreprise. Le programme de ce lancement a été marqué par la diffusion de plusieurs présentations vidéo sur les notions importantes comme l’emploi, la baisse des prix sur le marché de la consommation, l’initiative privée, la libre concurrence, le libre échange, la création de richesse, la corruption et le protectionnisme. Toutes ces notions ont été expliquées avec des exemples précis pour les adapter aux réalités de la Côte d’Ivoire.

Pour les différents intervenants, la lutter contre la misère par l’investissement local est possible. Il faut simplement refuser le protectionnisme et s’ouvrir au partage des technologies. Selon Abledji Michael-Eric, étudiant libéral d’AIA qui s’est prononcé sur cette notion capitale « l’ouverture sur le libre échange permet de se sentir plus fort et plus confiant. On s’enrichi des réflexions des autres et on conforte sa réflexion. Chacun peut donc aider à la promotion du libre échange que vous soyez organismes publics ou privés, individus ou simplement membre d’un gouvernement ». Cette responsabilité partagée peut être le moteur de l’amélioration du climat des affaires et inciter plusieurs Ivoiriens, notamment des jeunes à l’auto-emploi. Pour cela, Mme Konaté Marie DIONGOYE a invité les jeunes « à ne pas attendre que l’Etat réalise le miracle de l’emploi pour tous. Ils doivent accepter de réfléchir à des idées novatrices pour créer leurs propres entreprises ». Patronne du groupe PKL (entreprise spécialisée dans farine alimentaire et céréale infantile) Mme Konaté a insisté sur la nécessité de la promotion du civisme fiscal en tournant le dos de la corruption. C’est la contribution du citoyen à la croissance économique et le Docteur Nicolas Madelénat di Florio en est aussi convaincu. L’enseignant-chercheur à la faculté de Droit et Science Politique d’Aix en Provence (France) estime que « la Côte d’Ivoire a un potentiel agricole et industriel capable d’assurer le développement du pays ». Aussi pour y arriver le pays doit renouer avec la bonne gouvernance.

La campagne « liberté, remède contre la pauvreté » est ouverte à tous ! Chaque organisation peut aider à la promotion de cet idéal. « Pour promouvoir les notions de liberté comme remède à la pauvreté nous proposons une série d’outils susceptibles d’aider les jeunes, les entrepreneurs, les leaders d’opinion… dans leurs actions quotidiennes. Ces méthodes qui sont disponibles sur le site d’AIA permettent de mener un plaidoyer plus efficace auprès des décideurs pour les interpeller sur le besoin d’engager des reformes qui consacrent plus de liberté ».

SUY Kahofi

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Article : Football pour la paix avec le RASALAO-CI
Région
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16 octobre 2012

Football pour la paix avec le RASALAO-CI

La prolifération des armes légères constitue un problème de sécurité

Le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI) et son partenaire financier à savoir l’organisme Allemand GIZ (agence de coopération allemande) viennent de lancer un projet pilote pour la réconciliation. Il s’agit d’un séminaire de formation doublé d’une activité sportive baptisé « Football pour la paix« . Cette activité s’étendra sur toute la semaine du 15 au 21 octobre dans la localité de Bonoua. Ce projet est conduit également avec le soutien de la COMNAT-ALPC (Commission Nationale de Lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres). « Football pour la paix » vise à contribuer à la consolidation du processus de paix, à la réconciliation nationale et au rétablissement de la sécurité en Côte d’Ivoire par le désarmement civil. Selon Aka Victorien le Coordonnateur des points focaux du RASALAO-CI « la question de la circulation des armes légères et de petits calibres reste une problématique d’actualité car un nombre important de ces outils de mort sont encore en circulation en Côte d’Ivoire ». « Une arme n’est pas un « instrument » qui doit se retrouver entre les mains d’un civil. Aussi le RASALAO-CI, qui a hérité des activités de sensibilisation sur les armes légères de la part de la COMNAT-ALPC, met un point d’honneur à le faire comprendre aux populations » a ajouté Aka Victorien.

« Football pour la paix » est aussi une occasion de renforcer les capacités des points focaux du RASALAO-CI en vue de leur participation au désarmement civil. Deux formateurs venus du Rwanda aideront à la sensibilisation des jeunes. Il s’agit de Victor Emmanuel SEWABANA et Jean de DIEU KARERA respectivement Secrétaire exécutif et chargé de communication de l’ONG ESEPERANCE Rwanda. ESEPERANCE Rwanda a déjà une expérience dans l’utilisation du sport, particulièrement le football, comme moteur de sensibilisation. « Le football est aujourd’hui bien plus qu’un sport : il est un véritable outil de promotion des causes humanitaire. Aussi je crois que le RASALAO-CI peut réussir la mission de la sensibilisation sur les armes légères auprès des jeunes Ivoiriens à travers le football » soutient Jean de DIEU KARERA. Cette conviction dans le pouvoir du football est aussi partagée par KOFFI Phinées Casimir, secrétaire à la communication du RASALAO-CI. « Le choix du football n’est pas fortuit. Il a été fait à cause de l’amour que les Ivoiriens portent à ce sport. A travers ce projet nous organiseront des rencontres entre différentes composantes de la société pour décrisper l’atmosphère et établir un climat de confiance ».

Pour cette première de « Football pour la paix », un match opposera les jeunes de la cité de Bonoua aux éléments des Forces Républicaine de Côte d’Ivoire. Objectif, jeter les bases d’une franche collaboration entre les jeunes et les hommes en uniforme afin que les besoins sécuritaires de la ville soient jugulés par une compréhension réciproque de ces deux couches.

SUY Kahofi

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Article : Revue de la presse de la semaine du 8 au 13 octobre
WEEK END REVIEW
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13 octobre 2012

Revue de la presse de la semaine du 8 au 13 octobre

Interdiction de fumer dans les lieux publics croquée par Polman (caric-actu.com)

La semaine du 8 au 13 octobre a été marquée par la réouverture de la frontière ivoiro-ghanéenne. Une frontière fermée par les autorités Ivoiriennes après l’attaque du poste frontière de Noé. Pour les billettistes du quotidien Le Patriote qui ont salué cette réouverture c’est la vie qui reprend à Noé. En effet dès les premières heures de la reprise du trafic entre les deux pays, les populations, les commerçants, les transitaires et les hommes d’affaire ont recommencé à bouger. Les camions stationnés ont pu faire tourner leurs moteurs de part et d’autre de la frontière. Cette ambiance est aussi décrite par Soir Info dans son édition du 9 octobre quand L’Expression de son côté insiste sur les mesures sécuritaires mises en place par les autorités Ghanéennes et Ivoiriennes. Le quotidien parle d’un renforcement des effectifs de la gendarmerie, de la police, de la douane et des FRCI côté Ivoirien. La joie des populations à la frontière ivoiro-ghanéenne tranche d’avec la crispation et la crainte des militaires pro-gbagbo. Comme programmé par le juge, le général Dogbo Blé Bruno a été entendu le 8 octobre, date de reprise du procès des militaires pro-gbagbo. Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental nous a permis tout au long de la semaine de revivre le procès. C’est un Dogbo Blé tout feu tout flamme à la barre qui nie avoir ordonné le meurtre du colonel major Dosso Adama. Le général courage comme l’opposition l’appel dit avoir servit son pays et c’est cette version des faits que rapporte le Nouveau Courrier avec ce pan de phrase à l’appui : « mes éléments ont fait du bon travail ».  Le général parle « d’un grossier montage pour le rendre coupable d’un crime » mais le sergent Lagaud Jean Noël confirme son implication dans le meurtre et atteste que l’ordre d’éliminer le colonel major venait du général. Appelée à la barre également ce 10 octobre pour son témoignage ; la veuve du colonel-major. Là aussi sa version des faits est diversement interprétée par les tabloïdes ivoiriens. Pour le quotidien Le Temps les révélations de l’épouse du colonel-major accable le régime Ouattara. Le quotidien, le 11 octobre parlait d’un complot interne visant à élimer Adama Dosso et de preuves matérielles cachées à la cours par le pouvoir. Le Nouveau Réveil pense que les révélations de la veuve Dosso accablent plutôt le général Dogbo Blé. « C’est la Garde républicaine qui a enlevé mon mari » pouvait-on lire dans les colonnes du journal. C’est cette version des faits, à savoir la culpabilité de Dogbo Blé, que le juge retiendra finalement. Ce 12 octobre tous les quotidiens Ivoiriens ont commenté largement la condamnation du Général. 15 ans fermes pour Dogbo Blé, Kipré Yagba et le sergent Lagaud. Peine exemplaire pour Le Patriote, insignifiante et faible pour le Nouveau Réveil, une grande mascarade judiciaire pour Le Temps. Le Nouveau Courrier salue le général qui a été selon lui digne jusqu’à la fin de son procès. Si pour Maître Soungalo et la partie civile c’est une satisfaction, la défense de son côté compte faire appel. Dogbo Blé fixé sur son sort, Katinan Koné doit encore attendre car son jugement d’extradition a été reporté nous apprennent Soir Info et le Nouveau Réveil. Visiblement il ne fait pas bon être partisan de Laurent Gbagbo ces dernier temps ! La vie des pro-gbagbo semble être rythmée par les procès mais aussi par les révélations de nouveaux complots fomentés par les exilés. Le Jour Plus sous le titre le triangle de la mort nous a permis de découvrir dans son édition du 11 octobre tout sur ce qu’il qualifie d’organisation criminel du FPI. Le pays d’origine des mercenaires, leur lieu de formation et l’entité militaro-politique qui gère cette organisation terroriste. Le Démocrate dans la même veine revient sur l’implication du révérend Koré Moïse et Damanan Pikass dans un complot ouest-africain visant à déstabiliser le régime ivoirien. Le quotidien atteste que les deux hommes pactisent belle et bien avec les groupes djihadistes qui sont les maîtres du nord-Mali. Parlons santé avec cette victoire du ministre N’dri Thérèse Yoman et de son équipe. L’interdiction de la cigarette dans les lieux publics en Côte d’Ivoire est une réalité. Le projet soumis au conseil des ministres du 10 octobre 2012 par le ministère de la santé a été adopté. Fraternité Matin s’en réjoui car pour le confrère les 26 milliard par année dédiés aux soins des malades du tabac peuvent servir à d’autres priorités du développement. La Nouvelle nous apprend que tous les contrevenants à cette nouvelle disposition seront sanctionnés. Cette décision du Gouvernement diminuera le nombre de fumeurs passifs qui chaque année développent des pathologies liées au tabac. Achevons cette revue de la semaine avec la découverte d’un puit contenant six ossement dans le quartier de Tongué à Duékoué. L’Inter et Nord-Sud quotidien parlent de cette trouvaille macabre qui semble ouvrir la voie à des investigations plus poussées sur les charniers de l’ouest-Ivoirien.

SUY Kahofi

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Article : Abidjan abritera le 58ème congrès de l’International libéral
AFRIQUE
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11 octobre 2012

Abidjan abritera le 58ème congrès de l’International libéral

Alassane Ouattara vice-président de l’International Liberal

Les libéraux africains continus de conforter leur position au sein de l’International Libéral. Grâce à leurs efforts de promotion des valeurs démocratiques et ceux pour garantir la libre entreprise, leurs pairs ont décidé de leur confier l’organisation du 58ème congrès de l’organisation. Ce congrès se tiendra à Abidjan du 17 au 21 octobre prochain. C’est la 4ème fois depuis sa création que l’organisation se réunira sur le continent africain. 200 délégations économiques et diplomatiques viendront du monde entier pour échanger autour du thème « Investissement privé et développement social ». Les enjeux de cette rencontre sont importants. Il s’agit entre autre de positionner l’Afrique au centre du développement économique mondial, de situer la responsabilité des libéraux dans le processus de sortie crise économique qui frappe le monde et surtout de placer l’homme au cœur des réflexions économiques.

La Côte d’Ivoire membre du Réseau Libéral Africain abrite cet évènement pour deux raisons fondamentales. Son chef d’Etat Alassane Ouattara assure la vice-présidence de l’international libéral et le pays s’est très vite imposé comme le fer de lance des libéraux africain après son adhésion au Réseau Libéral Africain. Le pays doit donc s’attendre à tirer profit de cette organisation dans la mesure où sur les 200 délégations attendues, certaines sont des entités clés du développement économique mondial. Les libéraux pourront découvrir le potentiel économique de la Côte d’Ivoire, juger par eux-mêmes les efforts de reconstruction du pays et se faire une idée très claire des domaines d’investissement qu’offre la Côte d’Ivoire. Avec un taux de croissance encourageant pour un pays qui sort de crise, la Côte d’Ivoire veut faire de la réussite de cette organisation un moyen pour se repositionner au plan international parmi les Etats promoteurs du libéralisme économique. Les 12 commissions chargées de l’organisation du 58ème congrès de l’international libéral et dirigés par des ministères ivoiriens affirment déjà être prêtes pour l’évènement. Le Rassemblement Des Républicains parti membre du Réseau Libéral Africain pilotera l’organisation du congrès. Il est important de noter qu’avant le 58ème congrès de l’International Libéral, l’Assemblée Général du Réseau Libéral Africain se tiendra les 15, 16 et 17 octobre toujours à Abidjan avec pour objectif la rédaction et l’adoption d’une charte libérale africaine. Celle-ci sera promotrice des valeurs libérales telles que le respect des droits de l’homme, la justice et l’équité sociale mais également le respect des élections démocratiques libres et transparentes.

SUY Kahofi

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Article : VBG : brisons le silence avec IRC !
SOS
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10 octobre 2012

VBG : brisons le silence avec IRC !

Nash et Kajeem deux artistes Ivoiriens engagés contre les VBG

Parlant des violences basées sur le genre, il ne serait en rien alarmant de dire qu’une femme à plus à craindre dans son propre foyer que dans la rue ! En effet un récent rapport de l’ONG Internationale IRC (International Rescue Committee) montre clairement qu’une proportion très importante des violences faites aux femmes le sont par leurs époux ou conjoints. Ces violences ont un impact négatif sur les femmes aussi bien au niveau de leur santé physique que leur développement personnel. Selon Luis Falcy représentant pays IRC « les Violences Basées sur le Genre sont une réalité en Côte d’Ivoire » et concernant les violences domestiques « elles plombent sérieusement les efforts de reconstruction et cohésion sociale du pays ». Lutter contre ces violences basées sur le genre devient impératif et c’est ce à quoi s’attèle l’ONG à travers un vaste projet baptisé Brisons le silence.

Femmes battues, une chose normale !

En Côte d’Ivoire dans plusieurs ménages la violence s’est installée comme un mode de « communication ». Dans une société fortement traditionnaliste marquée par une domination sans partage de l’homme, les femmes ont peu à dire concernant la vie du couple. Elles subissent à tous les niveaux si bien que les violences dont elles sont victimes sont banalisées. Bien que de nombreuses femmes éprouvent des difficultés à le dire, il est important de souligner que les femmes battues ou maltraitées se retrouvent dans toutes les couches sociales. « Dire aujourd’hui à quelqu’un « mon mari me frappe » n’émeut plus personne bien au contraire ça fait rire ! Rares sont ceux qui condamnent et le plus souvent sans chercher à savoir pourquoi vous avez été battu on dira tout simplement « en voici une qui ne respecte pas son mari«  » affirme Mme Kouakou Ange une mère de famille. La violence domestique atteint dans certains cas une dimension souvent inimaginable. La femme fait office d’objet sur lequel on éprouve un certain plaisir à taper. Marie-Laure N’goran une jeune secrétaire témoigne : « lorsque la violence s’installe au sein d’un couple il y a de forte chance qu’elle ne la quitte jamais. Imaginez-vous un homme qui bat sa femme comme s’il se battait avec un autre homme ? De vrais coups de poings et donnés avec force, des coups de pieds dans le bas-ventre de sa femme, des torsions de bras et des injures de toutes sortes ! » Le spectacle ne s’arrête pas là. Il arrive que les ustensiles de cuisine, les cadres pour photo, les vases de décoration, les téléphones portables et les télécommandes s’en mêlent ! « Le plus souvent c’est ce qu’il trouve en premier qu’il utilise pour vous faire mal. Il n’y a pas de volonté de simplement vous frapper : certains vous disent « qu’ils vont vous laisser des cicatrices pour que vous puissiez vous en souvenir » ! » nous explique Mme Kouyaté Mariam, commerçante. En plus de cette violence physique, force est constater que les propos orduriers et les injures constituent une violence psychologique à ne pas négliger. Certaines femmes n’y prêtent pas attention, d’autres par contre sont très sensibles à toutes expressions dégradantes. L’homme ne se prive plus pour désigner la femme par des noms d’animaux de toute sorte, la traitant d’idiote, bête ou sauvage même devant les enfants. De nombreux intellectuels soucieux du regard des autres utilisent largement cette méthode qui ne laisse certes pas de cicatrice sur le corps mais marque l’esprit. Dans tous ces cas de figure jamais l’homme n’est indexé comme responsable des violences !

Levons-nous contre la violence !

La lutte contre les violences basée sur le genre (VBG) est l’une des activités majeure de l’ONG Internationale IRC (International Rescue Committee). Elle a lancé le 5 mars 2012 une vaste campagne de sensibilisation sur les VBG avec le soutien de la Banque Mondiale et de l’entreprise de téléphonie mobile MOOV. L’objectif de cette campagne est de militer en faveur de l’éradication des violences domestiques. Cette campagne de marketing social a reçu le soutien de plusieurs personnalités publiques. Des artistes tels que Nash, DJ Mix ou Kajeem le mentor du N’gowa pose, la réalisatrice Akissi Delta ou l’abbé Norbert Abekan prêtent leurs images pour cette campagne. De façon concrète, le projet est basé sur des opérations de sensibilisation de proximité et une campagne d’affichage. Des auto-collants et des panneaux publicitaires sont visibles à travers tous le pays, le clip vidéos de la campagne est visible sur le petit écran sans oublier les tee-shirts fièrement arborés par des milliers de femmes. La cible première de la campagne sont les hommes et femmes de 18 à 35 ans. Cette classe d’âge n’est pas choisie par hasard. En effet c’est au sein de cette tranche d’âge qu’on peut compter les premières relations sérieuses qui demain aboutiront à des unions. Les jeunes ivoiriens se mariant de plus en plus jeunes, c’est bien le moment de les sensibiliser pour que la violence ne s’installe pas dans leurs futurs couples. Pour Jean-Jacques SOHA assistant grants-communication à IRC, « chaque ivoirien doit comprendre que les violence domestiques peuvent aboutir à des drames familiaux. Aussi la campagne d’IRC veut aider chaque acteur de la société à sincèrement s’engager dans la lutte contre ce fléau des temps modernes ».

SUY Kahofi

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Article : Système LMD : quels avantages pour l’école Ivoirienne ?
Nouvelles du pays
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9 octobre 2012

Système LMD : quels avantages pour l’école Ivoirienne ?

Une nouvelle université avec de nouvelles reformes

Un an après la suspension des activités universitaires pour des travaux de réhabilitation des sites de Cocody, Bouaké et Abobo-Adjamé, les universités publiques de Côte d’Ivoire sont de nouveau opérationnelles. Leur réouverture sonne l’heure des grandes réformes et la plus importante pour l’année académique 2012-2013 est le passage de la Côte d’Ivoire au système LMD. LMD pour Licence, Master et Doctorat dans l’enseignement secondaire.

Ce système de progression estudiantin est une totale nouveauté dans le système éducatif Ivoirien. Il l’est aussi bien pour les enseignants, les responsables du ministère que les étudiants. Aussi un certain flou entour cette nouveauté selon Professeur Abou Karamoko Directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur. « Nous entrons en Côte d’Ivoire dans le système LMD qui pour certains est un panier à crabes, une zone d’ombre pour d’autres mais aussi et surtout pour la plupart, qui représente une sorte de ténèbres ». De véritables ténèbres qui donnent du fil à retordre aux enseignants eux même tant ils éprouvent du mal à expliquer le bien fondé de cette reforme aux étudiants. Que renferme donc le système LMD ? Quels sont ses avantages pour le système éducatif d’un pays qui le met en pratique ? Que doit faire la Côte d’Ivoire pour réussir son passage au le système LMD ? Voici autant de questions auxquelles les autorités Ivoiriennes doivent pouvoir répondre elles-mêmes avant de penser à vulgariser cette reforme auprès du public. Pour le Professeur Juma Chabani, Directeur de l’Unesco à Bamako le LMD renferme un réel avantage au niveau de la reconnaissance des diplômes ivoiriens au plan international. « La reforme LMD vise à promouvoir dans un premier temps la mobilité académique des étudiants au niveau régional et international. Elle a aussi pour but principal de faire en sorte que les diplômes délivrés par des universités comme celles de Côte d’Ivoire puissent être reconnus partout dans le monde ».

Le système LMD permet donc à la Côte d’Ivoire de se conformer aux normes internationales de l’enseignement secondaire, chose qui s’impose au pays vu que ces dernières années le marasme éducatif a jeté de sérieux doute sur la crédibilité des diplômes ivoiriens qui n’étaient pas reconnus par certaines université au plan international. Au-delà de la mobilité estudiantine, le système LMD ouvre le champ à de nouvelles filières d’enseignement adaptées aux besoins du marché de l’emploi. « Il s’agit là d’un point très important pour le développement des pays africains. Il faut dresser un diagnostic du potentiel économique du pays et ensuite créer des filières de l’enseignement qui pourront demain produire des cadres adaptés aux réalités de développement du pays » affirme le Professeur Juma Chabani.

Pour les étudiants qui constituent un maillon important du système éducatif Ivoirien une nécessité s’impose : être mieux informé sur le système LMD. Edmond Loukou, étudiant ivoirien régulièrement inscrit à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan Cocody estime que « le ministère de l’enseignement supérieur doit dès maintenant penser à organiser des séminaires d’information sur cette reforme pour éviter que les étudiants ne soient coupés des réalités à l’heure du démarrage effectif des cours ». Tiépo Alain étudiant en sociologie pense que « c’est maintenant qu’il faut penser à la reforme intégrale du système pour donner un sens réel à l’adéquation entre formation et réalité du marché de l’emploi ». Il dit félicité les autorités Ivoiriennes pour l’effort fait dans la réhabilitation de l’Université mais espère que les reformes annoncées, notamment le LMD, pourront apporter une plu valu aux étudiants Ivoiriens. Informer les étudiants s’impose car nombreux sont ceux parmi eux s’inscrivent à l’université depuis plusieurs semaines sans jamais arriver à expliquer à l’Ivoirien de tous les jours en quoi consiste le système LMD.

SUY Kahofi

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Article : Les emplois verts comme alternative au chômage
Côte d'ivoire
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6 octobre 2012

Les emplois verts comme alternative au chômage

Balayeuses dans les rues d’Abidjan

Le crieur est passé ce matin mais sa voix forte continue de se faire entendre de loin. Une seule phrase au bout des lèvres : « bouteilles en plastique, sachets, frigidaires gâtés, climatiseurs gâtés… ». A force de répéter cette phrase tous les enfants du quartier la connaissent par cœur mais le crieur infatigable gagne ainsi sa vie. Certain ignore son nom mais tout le monde sait que Tapsoba est celui qui contre des pièces de monnaie voir des billets de banque nous débarrasse de nos vieilleries dont nous avons plus besoin. Sans le savoir lui-même, Tapsoba fait parti de ceux qui ont choisi les emplois verts comme alternative au chômage. Le jeune ressortissant burkinabé né en Côte d’Ivoire dit pratiquer cette activité depuis une douzaine d’année. « La collecte des ordures pour le recyclage est une activité difficile car je n’ai pas de limite dans mes déplacements. Je positionne ma charrette au niveau du dépotoir et je me lance dans les ruelles des quartiers pour récupérer ça et là des objets dont certains ne veulent plus » nous explique le jeune homme. Tapsoba achète certains objets aux particuliers comme l’électro-ménager ; certaines maitresses de maison par contre lui donne gratuitement les bouteilles et autres emballages qui ne servent plus. Après le tri il va revendre sa collecte auprès des grossistes et souligne vivre dignement grâce à ce métier. « Quand les affaires vont bien j’ai une vingtaine de mille d’économie par semaine. Pour certain cela ne représente rien mais je sais qu’il est difficile pour d’autre jeune qui ne veulent pas se salir de toucher cette somme même en un mois ! » soutien fièrement le collecteur. Comme Tapsoba de nombreux habitants de Côte d’Ivoire vivent de la collecte et du recyclage et estiment gagner dignement leurs vies.

Un filon à exploiter !

Face au chômage qui gagne du terrain en Côte d’Ivoire principalement au niveau des jeunes, les autorités Ivoiriennes veulent explorer tous les domaines d’activité qui peuvent être pourvoyeurs d’emplois. Cette quête a permis au Gouvernement d’explorer les opportunités que peuvent offrir les emplois verts. Les emplois verts sont définis par essence comme toutes les professions liées au développement durable et à la protection de l’environnement. La Côte d’Ivoire veut réellement développer ce secteur pour permettre aux jeunes Ivoiriens d’en profiter pour se lancer surtout dans l’auto-emploi. Le directeur du développement durable, Aboua Gustave du Ministère de l’environnement et du développement durable nous présente les possibilités de création d’emploi vert en Côte d’Ivoire. « Rien qu’au niveau de la pré-collecte des ordures, la Côte d’Ivoire peut générer 10.000 emplois ! A une échelle réduite c’est un investissement de 50 millions par commune qui peut permettre de générer au moins 5.000 emplois. Les emplois verts sont un véritable gagne pain pour ceux qui les pratiquent » souligne avec conviction le Directeur du développement durable. En plus de la pré-collecte et de collecte des ordures, il y a également les activités de recyclage, de traitement industriel et artisanal des déchets domestiques, le reboisement, le jardinage et l’embellissement, l’arboriculture et les agrumes pour être bref !

Attirer des investissements

Le Gouvernement Ivoirien explore donc tous les chantiers susceptibles de générer des emplois verts. Dans cette politique, il reçoit l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement. Le PNUD accompagne l’initiative du gouvernement Ivoirien et pour N’dolamb Gokwey, le représentant résident du PNUD, la qualité des projets présentés par les Ivoiriens peut être la source d’un investissement accrut. « Les projets d’emplois verts peuvent être d’une part financés par le Gouvernement Ivoirien et de l’autre par le secteur privé. Chaque projet bien ficelé peut trouver aisément un bailleur et je dois vous assurer que d’autres agences du système des Nations Unies seront mobilisées pour répondre à cette préoccupation nationale d’emplois verts » estime le représentant résident du PNUD. Les emplois verts représentent donc une véritable opportunité d’insertion pour un nombre important d’Ivoirien. La fonction publique ne pouvant offrir un poste à chaque habitant de Côte d’Ivoire, N’Dri Philipe le Directeur Général de l’Agence d’Etude et de Promotion de l’Emploi en Côte d’Ivoire invite « les demandeurs d’emploi à résolument se tourner vers cette nouvelle opportunité que sont les emplois verts ». Selon lui « il n’y pas de sot métier ni de sous métier, les jeunes Ivoiriens qui le souhaitent peuvent réellement s’en sortir en s’investissant dans cette filière très prometteuse ».

Les premières études réalisées par le gouvernement ivoirien sur les opportunités d’emplois verts permettront de pousser la réflexion dans le secteur en vue de proposer un large éventail de fonctions qui peuvent aider de nombreux Ivoirien à se prendre en charge.

SUY Kahofi

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02. oct.
2012
Nouvelles du pays
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URPCI : Les Directeurs de radio de proximité formés

Atelier de formation de l’URPCI

A l’initiative de l’URPCI (Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire) et avec l’appui de l’Ambassade des Etats Unis à Abidjan, les Directeurs des radios de proximité ont bénéficié d’une formation dispensé par Eduardo Cué un journaliste et expert américain qui séjourne en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une série de formation à l’endroit des professionnels des médias. Ce 1er octobre 2012, une trentaine de responsables de radio de proximité se sont réunis au siège de l’URPCI (Adjamé-220 logements) pour échanger autour de deux thèmes :

1 – L’écriture Radiophonique

2 – Le rôle d’une Radio Communautaire dans le Développement Local

C’est par un mot de remerciement que le président de l’URPCI, a souhaité la bienvenue au formateur et à la délégation de l’Ambassade qui l’accompagnait. Karamoko Bamba a souligné le bien fondé de cette formation non sans prendre le soin d’indiquer combien de fois « les acteurs des radios de proximité ont besoin d’être formé pour mieux servir leurs populations ». Au nom de l’Ambassade des Etats Unis à Abidjan, Mr Philip Grant l’attaché de presse a souligné que son pays accorde une importance dans la promotion des valeurs de développement par la promotion des hommes et femmes qui en sont les acteurs. C’est la raison pour laquelle il salue l’adhésion des Directeurs de Radio qui malgré leurs charges d’administrateur sont venus écouter le formateur du jour.

Sur le contenu de la formation,  Mr Eduardo Cué est revenu sur les fondamentaux de l’écriture radiophonique. La simplicité dans le rendu, le style direct, un vocabulaire adapté à la réalité de son auditoire et un niveau de langue adapté à son interlocuteur à l’antenne. Sur ces deux derniers points, le formateur a souligné qu’être pédant à l’antenne peut donner l’impression que le journaliste est un érudit qui a du talent à revendre quand il est au micro. Le revers de la médaille c’est que très peu de gens pourront saisir l’essence de son discours. Il n’y a donc pas de complexe à se faire à abaisser son niveau de langue pour être compris par les auditeurs. Une fois le style d’écriture trouvé place au choix des thèmes. A ce niveau les promoteurs des radios de proximité ne doivent pas perdre le cap. Ils doivent en tout temps comprendre que leur rôle consiste à appuyer les actions de développement de leurs localités. Aussi des thématiques telles que la santé, les défis environnementaux, la promotion du dialogue entre communautés, l’agriculture et la gestion des ressources animal…peuvent être des idées clés d’émission qui intéresseront les populations. Aussi avec l’approche des élections locales prévues pour février 2013, le formateur a invité les Directeurs de radio de proximité à promouvoir l’éducation citoyenne auprès des masses pour des élections non-violentes et apaisées.

La parole aux participants

Patricia Jocelyne Directrice de Radio Lépin (Alépé)

« Cette formation est une aubaine et je crois qu’il faut remercier l’Ambassade des Etats-Unis qui ne cesse de nous aider en ce qui concerne la formation car ce n’est pas la première fois qu’elle le fait. Je retiens que cet atelier à été un échange fructueux entre le formateurs et les participants. Il y a des notions que nous ignorions mais avec ce que nous avons pu entendre du formateur, je suis sûr que nous allons faire un bon usage de cette formation ».

Didier Konan Directeur de Radio Arc-en-ciel (Abidjan-Abobo)

« Je pense qu’il s’agit là d’une très bonne formation qui vient à point nommé d’autant plus que nous les responsables de radio, nous constatons avec nos collaborateurs qu’il y a quelques déficits dans leur formation que nous devons renforcer. En recevant cette formation notre mission sera de la répercuter auprès de nos collaborateurs. Un bon choix des thèmes, un bon rendu et surtout un bon formateur qui a su trouver les mots justes pour nous transmettre la formation. Je pars donc satisfait ! »

Mr Gnanzou Directeur de Sikenssi Fm (Sikenssi)

« Les animateurs et les journalistes des radios de proximité que nous gérons ont véritablement besoin de formation car nous faisons face à un défi de développement. Ceux qui parmi nous n’ont pas eu cette chance de faire des grandes écoles de journalisme ont besoin de ce type de formation pour être utiles aux populations qui nous écoute. C’est aussi une occasion d’être mieux instruit sur la mission même des acteurs des radios de proximité que nous sommes ».

SUY Kahofi

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01. oct.
2012
REPORTAGE
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Côte d’Ivoire : la liberté d’expression en péril ?

Presse Ivoirienne

Pas du tout facile d’être d’un journaliste proche de l’opposition en Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale. Les animateurs de la presse bleue comme on les appelle doivent désormais faire profil bas pour ne pas être dans le collimateur du pouvoir ! Blâmes, avertissements, suspension de parutions mais aussi intimidations et violences physiques sont le quotidien des hommes à la plume. Mais que reproche-t-on concrètement aux journaux proches de Laurent Gbagbo ? César Ebrokié du quotidien Notre Voie penche pour une logique de chasse aux sorcières. « Pour avoir désigné Mr AKE N’gbo par le mot premier ministre nous avons écopé d’une sanction matérialisée par une suspension de 6 parutions ! Pour une enquête sur une possible dévaluation du franc CFA certains de nos collaborateurs sont allés en prison. C’est vraiment pour des choses insignifiantes que nous sommes harcelés par le CNP (Conseil National de la Presse) qui fait mine de ne pas voir les dérives de la presse proche du pouvoir » souligne le journaliste. Ce regard accusateur du gouvernement en tout temps sur la presse bleue et qualifié de harcèlement par les journalistes est pour un nombre important d’Ivoiriens la base des violences envers ces hommes de média. Accusations, blâmes, avertissements et suspensions intempestives ont été à l’origine de l’attaque du siège des journaux proches de l’opposition et des violences sur des journalistes il y a peu de temps. « Le fait même que nous soyons proches de l’ancien régime, des journaux proches de l’ancien parti au pouvoir et la manière cavalière dont ce parti est étiqueté par l’actuel parti au pouvoir comme étant derrière les attaques qui se passent dans les camps militaires ; bien évidemment le lien est vite fait, c’est un blanc sain qu’on donne aux militants de s’en prendre à tout ce qui est proche de l’ex-parti au pouvoir » souligne Tché Bi Tché rédacteur en chef du quotidien LG Info.

Les journalistes de Côte d’Ivoire ont dû batailler fort pour avoir le droit de s’exprimer librement. Leur combat à commercer autour des années 1990 avec le printemps de la presse et il serait décevant que des promoteurs de la presse d’opposition puissent être victimes de violence pour leurs opinions. C’est un recul de la liberté d’expression et un coup dur porté à des organes de presse qui éprouvent d’énormes difficultés pour exister. « Quand on casse les sièges des journaux qui ont déjà des difficultés pour joindre les deux bouts, on empêche ces journaux d’appliquer la convention collective. On ne peut pas dire qu’on se bat pour la démocratie dans un pays et s’attaquer aux organes de presse qui constituent même les piliers de cette démocratie » nous explique Boga Sivori vice-président de l’UNJCI, l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire. Pour de nombreux consommateurs des œuvres de la presse Ivoirienne, le véritable problème des journalistes proches de l’opposition est lié à leurs prises de position plus politiques que journalistiques. Le manque d’impartialité, d’objectivité et de crédibilité s’installe soulignant aussi le manque de formation. Pour Alfred Dan Moussa, journaliste-consultant et Directeur de l’Institut des sciences et techniques de la communication la formation est certes indispensable mais la conscience professionnelle doit être de mise. « C’est avant tout une question de prendre conscience de son rôle, de sa mission en temps que journaliste et une fois qu’on a une claire conscience des objectifs de sa mission on pourra alors, formation à l’appui, faire son métier et s’adapter aux situations de crise ou aux situations ordinaires ». Dans ce débat de sanctions et d’accusations les lecteurs appellent les organes de régulation à jouer franc jeu car aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition, les manquements au code de déontologie sont chaque jour importants. Une certaine impartialité dans le traitement des journaux s’impose au CNP (Conseil National de la Presse) car l’organe de régulation joue toute sa crédibilité. « Si le CNP ne sanctionne que les journaux proches de l’ancien parti au pouvoir et laisse faire ceux qui sont proches du Président Ouattara il devient « le bras armé » de la répression politique et non un garant de la liberté d’expression » affirme Mr Diby un enseignant.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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