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La côte d'ivoire au jour le jour!
Article : Revue de la presse de la semaine du 19 au 24 novembre 2012
WEEK END REVIEW
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24 novembre 2012

Revue de la presse de la semaine du 19 au 24 novembre 2012

Simone Gbagbo l’ex-première dame ivoirienne

Grosse polémique autour de l’Affaire ‘’femme chef de la famille au même titre que l’homme’’ : Les dignitaires musulmans étaient en conclave le 19 novembre rapporte L’Intelligent d’Abidjan. Les responsables des différentes entités de la communauté musulmane ivoirienne se retrouvent tous, pour la première fois, en un même lieu pour réfléchir sur un texte de loi. Ce projet de loi relatif au mariage qui a causé la dissolution du gouvernement Ahoussou, continue de susciter commentaires et interprétations. Des Imams et pasteurs se sont donc prononcés sur ce texte de loi qui suscite également des controverses dans les foyers soutient Le Démocrate. Musulmans et Chrétiens sont formels l’homme est le chef de la famille et la loi de 1964 est conforme à cette prescription du saint Coran et de la Bible. Malgré la position tranchée des religieux la loi fut votée cette semaine nous informe Fraternité Matin. Loi sur le mariage voté, le PDCI retire ses amendements constate pour sa part Le Patriote mais pour Nord-Sud le PDCI se plie et vote. Pour Notre Voie et je m’en vais citer le confrère, « après un bras de fer d’une semaine avec Alassane Ouattara le chantage a eu raison du PDCI ». De retour de Rome (Italie), le samedi 17 novembre 2012, où il a été reçu par sa Sainteté le Pape Benoît XVI, le président de la République, Alassane Ouattara, a annoncé qu’il « engagerait des consultations pour un nouveau gouvernement » information relayé par Soir Info et L’Intelligent d’Abidjan. Sur la question, un tête-à-tête a eu lieu entre les Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Ce tête-à-tête très discret sans déclaration à la presse a permis la formation du nouveau gouvernement soutient Le Mandat. C’est le come-back du technocrate modeste et humble soutient La Matinale. Le Patriote de son côté note que la primature reste toujours au PDCI et croit savoir pourquoi le Président Alassane Ouattara a choisi Duncan. Pour comprendre les raisons du choix de Daniel Kablan Duncan prenons rendez-vous avec les confrères de L’Intelligent d’Abidjan qui ont passé l’homme au scanner pour dresser la liste de ses forces et ses faiblesses. Des forces et de la compétence il en aura besoin car selon Nord-Sud quotidien il a des dossiers chauds qui l’attendent et il devra compter sur une équipe restreinte qui s’est réunit le 22 novembre en conseil des ministres extraordinaire selon le Nouveau Réveil. C’est encore un gouvernement sans le FPI selon L’Inter. Le secrétaire général par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), Richard Kodjo a déclaré qu’il est pour l’heure prématuré pour ce parti politique d’entrer dans le prochain gouvernement Ouattara. M. Kodjo qui intervenait lors d’un entretien avec des journalistes, a relevé que des solutions n’ont pas encore été trouvées aux problèmes posés par le FPI nous explique Le Jour plus. Parlons sécurité à présent ! Pour faire face aux déstabilisateurs / Les FRCI et la LICORNE lancent l’opération « Akwaba ». Dans le cadre de la coopération militaire basée sur le renforcement des capacités entre la Côte d’Ivoire et la France, le Général de Corps d’Armée Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major Général (CEMG) des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et le Colonel François Xavier Mabin, Commandant la Force LICORNE (COMANFOR) se sont accordés sur le plan des opérations de l’exercice militaire conjoint « AKWABA » souligne L’Expression. Cet exercice militaire franco-ivoirien qui précède la visite d’Etat dans la région du Zanzan et la grande manœuvre frontalière ivoiro-libérienne, engagera plus de six cents (600) hommes et permettra d’aguerrir les FRCI ajoute Nord-Sud quotidien. L`armée ivoirienne a été responsable d’atteintes généralisées aux droits humains, en août et au début du mois de septembre 2012, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié cette semaine rapporte Le Quotidien d’Abidjan. Ces abus incluaient des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des actes d’extorsion, des traitements inhumains et, dans certains cas, des actes de torture. Le rapport de 80 pages intitulé « Bien loin de la réconciliation : répression militaire abusive en réponse aux menaces sécuritaires en Côte d’Ivoire », détaille la répression brutale qui a fait suite à une série d’attaques violentes contre les installations militaires à travers le pays en août nous explique Notre Voie. Malgré une situation chaotique des droits de l’homme dans le pays, la Côte d’Ivoire a été élue lundi 12 novembre dernier au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Une surprise pour Le Nouveau Courrier qui soutient que l’ONU cautionne et officialise la torture qui est actuellement reine dans la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara. Fronde sociale, les enseignants Ivoiriens observent un mouvement de grève totale nous apprend Le Mandat. Selon Notre Voie le mouvement de grève de cinq jours entamé par les enseignants a tourné au drame à Duékoué. Le bilan, né des violences provoquées, fait état d’un élève tué et deux autres blessés. Selon des sources jointes sur place, les élèves du Lycée Moderne se sont rendus au collège privé IGEP pour déloger leurs camarades, soutenant ainsi l’action de leurs professeurs. La semaine s’est achevée avec l’émission d’un mandat d’arrêt international contre l’ex-première dame de Côte d’Ivoire. Jeudi 22 novembre un mandat d’arrêt a été émis contre Simone Gbagbo pour des crimes contre l’humanité commis lors des violences de 2010-2011. L’ex-Première Dame est ardemment réclamée par la CPI. Simone Gbagbo fait l’objet d’un mandat d’arrêt confidentiel depuis le 29 février, qui avait été demandé le 7 février par le procureur nous apprend L’Intelligent d’Abidjan. Ce dernier soupçonne la sexagénaire, 63 ans d’âge, de meurtres, de viols et d`autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d’actes de persécution, commis sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 souligne Le Mandat.

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Article : Cacao : accroître la production par l’utilisation d’engrais
Côte d'ivoire
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23 novembre 2012

Cacao : accroître la production par l’utilisation d’engrais

De l’engrais pour booster la production

L’utilisation de l’engrais dans la cacao-culture comme dans les maraîchers pour accroître la productivité des plantations ! L’idée serait une première pour de nombreux paysan car en Côte d’Ivoire, le nombre de producteurs utilisant l’engrais pour une plantation de cacao est nul. C’est pour rompre avec cette réalité que l’IDH a décidé de lancer la phase pilote d’un projet de fertilisation des sols dédiés à la cacao-culture par l’utilisation d’engrais. Ce projet ambitieux a été présenté aux acteurs de l’industrie du cacao ce 21 novembre à la salle Akwaba de l’hôtel Pullman Abidjan-Plateau. L’IDH est une initiative agro-industrielle du Gouvernement Néerlandais basée sur la réalité du commerce et de la production durable. Elle oriente ses réflexions sur l’avenir de plusieurs productions agricoles et le cacao représente un programme entier. En sa qualité de responsable du programme cacao Jonas Mva Mva soutient que l’initiative Engrais pour la Côte d’Ivoire et le Nigeria « vient en réponse à la problématique de l’appauvrissement des sols. IDH a voulu mettre autour de la table les acteurs du secteur pour attirer leur attention sur la nécessité de rendre à la terre ce que nous lui prenons en termes de fèves ».

La Côte d’Ivoire et le Nigeria ont été choisis pour la phase pilote de ce projet pour deux raisons principales. La Côte d’Ivoire c’est connu, est le premier producteur mondial. De la survie du cacao Ivoirien dépend en grande partie l’avenir de toute l’industrie. Accroître la production à l’hectare cultivé peut très vite faire doubler la production Ivoirienne et apporter une meilleure plus-value aux paysans. Le Nigeria de son côté est un laboratoire qui étudie plusieurs alternatives pour booster sa production. L’initiative de la fertilisation des sols est donc une opportunité clé pour le pays. Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre sortant de l’agriculture a félicité l’IDH pour ce projet « qui changera à coup sûr l’avenir du cacao et duquel la Côte d’Ivoire attend beaucoup » ! Après la phase pilote, l’initiative sera étendue à d’autres pays producteurs. L’entreprise OCP, leader mondial des engrais a permis le développement les nouveaux types d’engrais pour le projet. L’entreprise confirme que l’engrais a été étudié pour les besoins de la cacao-culture et sera accessible aux producteurs à la base. Ayant marqué un intérêt particulier pour le projet de la fertilisation des sols alors qu’il était membre du gouvernement néerlandais, Bert Koenders, l’actuel représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire se félicite de l’aboutissement d’un projet qui viendra freiner la pauvreté. En effet plusieurs milliers de personnes à travers le monde vivent directement du cacao et accroître la production pourrait les aider à améliorer leurs conditions de vie. Notons que des entreprises clés de l’industrie du cacao soutiennent cette initiative. Nous citerons entre autre Cargill, Ferrero, Mars Chocolate, Barry Callebaut…

SUY Kahofi

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Article : Sciences et technologies : la géomatique au cœur d’un salon
Nouvelles du pays
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22 novembre 2012

Sciences et technologies : la géomatique au cœur d’un salon

Géomatique 2012, carrefour des rencontres et de réflexion

La Côte d’Ivoire abrite depuis ce mercredi 21 novembre son premier salon dédié à la géomatique. Il s’agit d’un salon à vocation internationale qui réunit plusieurs experts de la discipline. Cette première dans l’histoire de la géomatique en Côte d’Ivoire est co-organisée par le Comité National de Télédétection et d’Information Géographique (CNTIG) et la Commission Economique pour l’Afrique de l’ONU (CEA-ONU). Le Centre de Conférence du Ministère des Affaires Etrangères (Abidjan-Plateau) est le lieu d’exposition des entreprises mais également celui où se tient des conférences publiques sur une série très variée de thèmes. La géomatique pour rappel est cette science qui se situe au carrefour de la géographie et de l’informatique. Elle regroupe des disciplines bien connues comme la cartographie, la télédétection, les systèmes d’information géographique ou la topographie. La géomatique c’est aussi la prévision et la prévention des catastrophes naturelles, la surveillance du réchauffement climatique et son impact sur les activités socio-économiques.

La géomatique de par sa définition est donc une science dédiée exclusivement au développement. Malheureusement elle est très peu connu du grand public d’où la nécessité de lui consacrer un salon. « Cet évènement est organisé dans un premier temps pour fédérer les acteurs du secteur de la géomatique qui ont besoin de partager pendant ces 72 heures un espace commun. Il s’agit également de promouvoir ce domaine qui est méconnu du grand public, créer des opportunités d’affaire et d’échange de manière à rapprocher cette science des Ivoiriens » nous explique Doumbia Kaba, Directeur des programmes et des initiatives Institutionnelles à la CNTIG. En sa qualité de président du comité d’organisation du salon Géomatique 2012, il insiste sur la nécessité pour les acteurs du secteur d’œuvrer pour une synergie des actions. Le thème de ce 1er salon leur rappelle d’ailleurs cet impératif. Il est libellé comme suit : « Le rôle de la géomatique dans la bonne gouvernance et le développement d’un pays« . Vu l’importance du thème, les acteurs clés de la géomatique en Côte d’Ivoire ne se sont pas fait prier pour prendre part au salon. Cette mobilisation a été saluée à juste titre par Dr FONH GBEI Edouard secrétaire général de la CNTIG qui a invité les participants « à promouvoir un esprit d’échange pour réellement accompagner la politique du gouvernement ivoirien qui veut faire de la Côte d’Ivoire un pays émergeant d’ici 2020 ».

Le salon Géomatique 2012 qui reçoit des entreprises et experts venus du continent et du reste du monde sera un cadre de réflexion autour de plusieurs thèmes. Nous citerons entre autre « Géomarketing, un atout majeur pour la gestion des entreprises », « Etat de la production cartographique en Côte d’Ivoire de 1960 à nos jours » ou encore « l’impact de l’adressage des rues sur l’économie ivoirienne ». Pour les experts de la géomatique, la discipline dont ils sont les défenseurs n’est pas une vue de l’esprit. Elle a son utilité dans tous les compartiments du développement. La preuve est toute simple : les pays où les données sont disponibles en masse et accessibles à tous sont ceux qui ont un niveau de développement plus élevé ! Le salon de la Géomatique 2012 dans cet esprit de promotion du développement est organisé avec le concours des sponsors que sont : ESRI France, ING France Inter, CCT, l’Ordres des Géomètres Experts, Ordres des urbanistes, les organisations du système des nations unies (FAO, PAM, OCHA) et la Direction du cadastre.

SUY Kahofi

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Article : Revue la Presse Nationale Ivoirienne du 12 au 17 novembre 2012
WEEK END REVIEW
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17 novembre 2012

Revue la Presse Nationale Ivoirienne du 12 au 17 novembre 2012

Reforme de la loi sur le mariage: qui y comprend réellement quelque chose?

La révision de la loi sur le mariage emporte le gouvernement ! Voici le titre phare de la semaine, un titre largement commenté par tous les quotidiens Ivoiriens. L’Agence Ivoirienne de Presse donne le La et indique qu’un « manque de solidarité » au sein de l’alliance des Houphouétistes, lors de l’examen à l’Assemblée nationale, du projet portant modification de la loi sur le mariage, a suscité la dissolution du gouvernement. Le secrétaire général de la Présidence, Amadou Gon Coulibaly, situant le contexte de cette décision chez nos confrère du Nouveau Réveil a précisé et je cite : « A l’occasion de cet examen en commission les groupes parlementaires PDCI-RDA et UDPCI ont voté contre le texte du gouvernement et ceci en tant que formation politique » Ce qui, selon lui, « pose un problème au niveau de la solidarité à l’intérieur de la coalition de même que celui du soutien de l’alliance au gouvernement, au niveau parlementaire » souligne Le Jour Plus. Le nouveau texte sur le mariage modifie certaines dispositions de la loi en cours dont celle qui fait de l’homme le chef de la famille. Celui-ci dispose désormais que « la famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du mariage » indique Le Mandat. Cette disposition a été l’un des points d’achoppement entre alliés RHDP lors des travaux en commission. Aucune indication n’a été donnée sur la date de la formation du 3ème gouvernement post crise d’Alassane Ouattara mentionne Notre Voie. Après le rapport d’Amnesty International le gouvernement Ivoirien sollicite l’ONUCI pour la formation des FRCI nous apprend L’Inter. Le respect et la protection des droits des populations doivent dorénavant s’inscrire au cœur des actions et interventions sur le terrain, des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), des agents de la Police et de la Gendarmerie nationales. Ce sont les nouvelles consignes données par les autorités gouvernementales et militaires aux différentes unités des forces de l’ordre ivoiriennes, suite au rapport à charge d’Amnesty International. Du côté de Duékoué on en sait un peu plus sur les raisons de l’interruption des fouilles des fausses communes. « Le matériel adéquat fait défaut » a souligne Sylvie Van den Wildenberg, porte-parole de l’Onuci chez nos confrères de Nord-Sud. Toujours au chapitre de la coopération ONU – Côte d’Ivoire l’Agence Ivoirienne de Presse nous apprend que Les Nations unies vont réviser leur plan d’aide à la Côte d’Ivoire. Selon Ndolamb Ngokwey le représentant pays du PNUD, la révision des stratégies d’aide au développement s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la déclaration de Paris en termes d’alignement aux priorités nationales. Selon L’Intelligent d’Abidjan elle impose un meilleur alignement aux priorités nationales telles que définies dans le Programme national de développement (PND) 2012-2015. Les Nations unies, en appui aux efforts du gouvernement ivoirien, ont élaboré en 2008 l’UNDAF adossé sur un document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) en Côte d’Ivoire nous indique L’Inter. Suite du feuilleton judiciaire du couple Gbagbo. A La Haye c’est la Cour pénale internationale qui a encore refusé la liberté provisoire à Laurent Gbagbo écrit Soir Info. L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, n’a pas pu obtenir de la Cour pénale internationale (CPI) une mise en liberté provisoire, à l’issue d’une audience en appel souligne L’Expression. Laurent Gbagbo apte à comparaître se réjouit Le Patriote qui souligne dans la foulée que les efforts de la défense n’ont pu convaincre la chambre préliminaire I. Si à La Haye Laurent n’a pas eu gain de cause, à Odienné c’est Simone qui commence son marathon avec une audition qui s’est étendue sur trois jours ! L’ex-première dame est poursuivie pour génocide, crime de sang et crime économique nous renseigne Le Nouveau Réveil. La présence des avocats de l’ex-députée d’Abobo est aussi signalée à Odienné. Simone Gbagbo est l’une des huit personnes déjà inculpées pour « génocide » suite à la crise postélectorale de 2010 souligne Le Nouveau Courrier. Au-delà de Laurent et Simone Gbagbo plusieurs autres barrons de l’ex-régime seront face à la justice nous indique L’Expression. Ce lundi 19 novembre 2012, démarreront au Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau les premiers procès d’une longue série, relatifs aux infractions commises pendant la crise postélectorale. Le tribunal correctionnel aura à connaitre des délits d’association de malfaiteurs, d’infractions à la législation sur les armes, les munitions et les substances explosives, d’atteinte à l’ordre public nous explique Le Nouveau Réveil. L’actualité de la présidence Ivoirienne a été aussi marquée par la crise malienne. Reconquête du Nord-Mali : 5.500 hommes en attente barre à sa manchette Nord-Sud quotidien. Les chefs d’Etat ouest-africains se sont réunis pour valider un plan d’intervention armée. Il s’agit d’affiner l’architecture de ce plan d’intervention militaire, c’est-à-dire, déterminer le niveau de participation des différents pays africains, et des moyens militaires dont devra disposer la force écrit Fraternité Matin. Pour être mieux informé des avancées sur le dossier malien et réaffirmé le soutien de l’ONU à la CEDEAO, M. Saïd Djinnit, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest a été reçu par le Président Alassane Ouattara. Grève des mini-cars appelé ‘’Gbakas’’ pour finir, plus de peur que de mal. En effet le mouvement annoncé pour durer a été levé se réjouissent Le Mandat, L’Expression, Fraternité Matin et Nord-Sud.

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Article : Grève des gbaka : les raisons d’une grogne peu suivie
Nouvelles du pays
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15 novembre 2012

Grève des gbaka : les raisons d’une grogne peu suivie

La grève des gbakas aura occasionné des désagréments énormes aux abidjanais

En Côte d’Ivoire on a toujours eu l’habitude de voir des mouvements de grève dans les transports pour des problèmes de bavure policière ou de hausse du prix du carburant. Pour la toute première fois dans le pays un désaccord entre syndicats occasionne un « véritable » mouvement de grève.

La grogne des transporteurs qui a paralysé la capitale économique Ivoirienne est un face à face de longue date entre les syndicats des chargeurs et ceux des chauffeurs de mini-car appelés communément Gbaka. Au cœur du conflit social des taxes trop élevées et l’anarchie qui règne au sein des syndicats de chargeurs. Syndicats des chargeurs, Syndicats des chauffeurs deux entités qui semblent en apparence coupées l’une de l’autre mais qui fonctionnent avec les mêmes membres, les mêmes. « Ceux qui chargent les véhicules sur la route qu’on appelle communément Gnamboro sont tous des chauffeurs et des apprentis. Lorsque tu ne roules pas tu viens au bord de la route pour charger les gbaka parce que l’argent que tu gagnes au volant tu ne peux pas le dépenser quand tu ne travailles pas. Chauffeurs, apprentis, chargeurs….c’est la même famille, nous partageons ce que nous gagnons à la fin de la journée. Tous ceux que tu vois ici sont des chauffeurs : ils peuvent tous te montrer leurs permis de conduire » nous explique Siro un responsable des chargeurs du carrefour de la Riviera II. Bahi est responsable des chauffeurs à la gare routière d’Adjamé ; il confirme cette rotation des acteurs et cette organisation particulière du transport à inter-urbain. « Oui je confirme que certains chauffeurs et apprentis deviennent chargeurs lorsqu’ils ne sont pas dans leurs véhicules. Lorsque ces chauffeurs ne sont pas en bordure de route pour charger les véhicules, ils autorisent d’autres personnes – qui ne sont ni chauffeurs, ni apprentis – pour faire ce job à leur place. Ces personnes qui n’ont rien à avoir avec le transport sont celles qui posent problème. Ils sont agressifs envers les chauffeurs » conclu Bahi. Les lignes de transport inter-urbain sont donc gérées par des syndicats et par des acteurs qui se connaissent !

On estime à ce jour qu’au bas mot 3000 à 5000 jeunes ivoiriens vivent directement du fruit de l’argent prélevé sur chaque chargement de mini-car au départ des grandes gares routières d’Abidjan. Si chargeurs, chauffeurs et apprentis appartiennent tous aux mêmes syndicats d’où vient donc cette soudaine grogne qui a fait doubler le prix du transport en moins de 24 heures ? Dembélé Lassinan responsable des chargeurs sur la ligne inter-urbaine Abidjan-Bingerville, il dénonce une manipulation. « Ceux qui sont passés à la télévision pour inviter les chauffeurs à observer un arrêt de travail ne sont ni chauffeurs, ni apprentis, ni chargeurs ! La tête de fil de ce mouvement de contestation est un agent de sécurité bien connu dans la commune d’Adjamé et qui n’éprouve aucune honte à racketter nos mères au marché. C’est lui qui a tenté de semer la discorde mais le mouvement n’a pas été suivi. La preuve lorsque certains chauffeurs se sont arrêtés les autres ont continué de travailler ». Dembélé estime que les Ivoiriens connaissent les mouvements de grève dans les transports. Ces derniers occasionnent une paralysie totale des activités dans tout Abidjan ! Chacun peut donc comprendre aisément que cette grève « n’avait rien de sérieux ». Une manipulation au cœur de cette dernière grève ? C’est possible ! Siro, le responsable des chargeurs du carrefour de la Riviera II voit le problème sous l’angle purement matériel. Une recherche effrénée du gain et de l’argent facile est à l’origine de l’arrivée des parasites autour des syndicats. « Aujourd’hui l’univers des gnamboros est semblable à une mafia ! Chacun veut se faire de l’argent, chacun veut se trouver une petite place sur la route et greffant à l’organisation une nouvelle branche. Lorsque les anciens s’opposent, les nouveaux venus sèment la discordent ! Tout est une question d’argent ». Pour contrer ces fauteurs de trouble, Bahi qui est chauffeur estime qu’une organisation sérieuse sur les gares routières peut aider à une meilleure compréhension entre chargeurs et chauffeurs et surtout aider à améliorer le climat dans l’univers du transport. « Tout dépend des gares, tout dépend des communes ! Si vous voyez qu’à Cocody le mouvement n’a pas été suivi c’est parce que les chargeurs et chauffeurs ont rapidement trouvé un terrain d’entente. A Yopougon par exemple les choses sont différentes » nous explique Bahi.

La grande leçon de ce mouvement de débrayage dans les transports à Abidjan est donc la nécessité pour les syndicats qui gèrent le transport de s’entendre et de mieux s’organiser pour éviter que les parasites ne paralysent une activité qui fait vivre des milliers d’ivoiriens.

SUY Kahofi

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Article : Presse en ligne : quelle crédibilité, quel professionnalisme ? (analyse I)
NTIC & Hi tech!
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12 novembre 2012

Presse en ligne : quelle crédibilité, quel professionnalisme ? (analyse I)

Les adeptes de la presse en ligne sont de plus en plus importants

La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui un nombre important de média en ligne notamment des sites d’information qui poussent comme des champions. Ces sites dont certains sont nés au plus fort de la crise post-électorale Ivoirienne sont encore consultés quand d’autres, véritables caisses de résonnance politique, ont été laissé à l’abandon ! Malgré ces quelques fiascos, internet reste pour bon nombre d’ivoiriens, le support à tutoyer pour être au parfum des dernières minutes d’une actualité en constante évolution. Cette floraison de site est saluée par les journalistes Ivoiriens et certains n’hésitent pas à parler du Printemps de la presse en ligne ! « Il serait juste de dire qu’il y a un printemps de la presse en ligne comme celui de la presse écrite en 1990 ! Cela est à saluer car la création de tous ces sites donne la preuve que les NTIC et les métiers s’y afférant sont en plein essor en Côte d’Ivoire. C’est un signe positif » soutient Tapé Augustin, journaliste et coordonateur du site d’information en ligne newsivoire.com. Bien que les journalistes se félicitent de ce développement de la presse en ligne, ils s’inquiètent que certains des nombreux sites qui traitent de l’information en Côte d’Ivoire ne soient pas animé par des professionnels de l’information d’où la grosse polémique autour de la crédibilité des organes de presse en ligne. Dans un univers fortement libéralisé, le développement de la presse en ligne pose donc le problème du respect des règles de déontologie du métier de journaliste. « Internet est un support qui permet de diffuser rapidement l’information. Il s’agit d’une rapidité largement au-dessus de celle de la télé et de la radio. Alors quand les sites ne sont pas animés par des professionnels toutes les intox, les contre-vérités et les bruit de couloir se retrouvent sur le net. Cela représente un danger pour les lecteurs » nous explique Thiery Ange Val journaliste à ISTC Fm.

« Le net c’est bien…mais… »

Le contexte de l’information en ligne est aussi marqué par l’arrivée des bloggeurs et leur parfaite maîtrise des réseaux sociaux. Le profane ne pouvant faire la différence entre blogs et sites d’information commence à faire l’amalgame entre le point le vue d’une personne et le travail de toute une rédaction. « Un journaliste par une critique objective sur le style, la forme de l’écriture, le choix des angles…peut facilement reconnaitre le bon du mauvais site mais pour le lecteur c’est une autre paire de manche ! » soutient Bony Claver journaliste. Les lecteurs sont eux-mêmes conscients des risques liés à la quête de l’information sur la toile. « Sincèrement grâce à Internet un peu s’informer rapidement. Pour nous qui n’aimons pas trimballer les journaux c’est un avantage mais…Le mais c’est réellement pour tout ce qui se dit sans aucune limite sur internet. Qu’est ce qui est faux, qu’est ce qui est vrai ? On ne sait plus » s’inquiète Géneviève Koffi une secrétaire. Sa crainte est partagée par Edmond K. un jeune cadre de banque. Il estime que « face à la démission des journalistes et le désordre qui entoure le développement des médias en ligne, chacun s’improvise faiseur d’information avec des conséquences graves à l’image des rumeurs durant la crise qui ont envenimé la situation sociale ». En voulant s’informer, le consommateur peut très facilement se retrouver sur la toile avec une succession d’informations qui loin d’être crédibles sont au fait des ragots, des rumeurs ou des informations infondées ! Alors que faire pour professionnaliser la presse en ligne ? Que faire pour que les journalistes s’intéressent eux-mêmes à la presse en ligne ? Que faire pour aider les animateurs de cette presse pour qu’ils puissent tendre vers le bon journalisme ? Deux solutions sont à étudier sérieusement : l’organisation du milieu (organe de régulation ou auto-régulation) et la formation des acteurs.

« Tout part d’une bonne formation »

Les métiers de l’information ne sont en rien des métiers faciles à exercer ou susceptibles d’être exercer par toutes les personnes sachant lire et écrire ! Ils requièrent une formation au préalable et le respect de règles qui fondent l’essence même de la profession. Le journaliste est donc la personne la mieux indiquée pour être le bon animateur de la presse en ligne et toute personne voulant « vivre » de ce métier doit pouvoir accepter le passage obligé de la formation. Cela inclus premièrement que les journalistes qui ne savent rien de la presse en ligne et des NTIC doivent apprendre à mieux les maitriser et les utiliser. Plus il y aura sur la toile des hommes de métier, moins les rumeurs deviendront information ! « Pour moi tout part de la formation. Les NTIC sont des outils qui existent et il faut que dans nos écoles de communication nous puissions déjà recevoir la formation. Il y a des opportunités importantes liées au net en terme de métiers mais il faut que les uns et les autres soient formés » nous explique Tapé Augustin, journaliste et coordonateur du site d’information en ligne newsivoire.com. Une fois la formation acquise l’autre défi demeure la crédibilité car comme la presse papier, internet est malheureusement le lieu de plusieurs dérives. Oui à la formation et à l’initiation aux NTIC mais attention à ne pas oublier la mise en pratique des principes de base du journalisme pour plus de crédibilité. « La crédibilité ne se décrète pas ! Il ne s’agit pas d’un texte que l’on va adopter pour dire qu’on est crédible. C’est à force de travailler et de travailler selon les règles professionnelles que l’internaute va se rendre compte qu’il va sur un site où il trouve des informations crédibles parce que vérifiables. S’il n’a pas cette possibilité et s’il a des informations qu’on ne peut pas vérifier ou qui sont démenties dès le lendemain il se rendra compte de lui-même que ce site n’est pas crédible ! » soutient le journaliste et expert Ivoirien de la presse en ligne Koné Samba.

C’est donc à force de bien travailler et de travailler selon les règles du métier que les journalistes feront de leurs sites des lieux d’information crédibles. Que l’on soit journaliste en ligne ou journaliste en presse écrite, radio ou télévision les pratiques professionnelles sont les mêmes, le code de déontologie est le même ! Il s’agit dons d’être fidèle aux faits et à la vérité en recoupant l’information, en la vérifiant avant de la mettre à la disposition des internautes.

SUY Kahofi

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Article : Revue de la semaine du 5 novembre au 10 novembre 2012
WEEK END REVIEW
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10 novembre 2012

Revue de la semaine du 5 novembre au 10 novembre 2012

Le Camp de Nahibly après le passage des assaillants

La semaine d’actualité en Côte d’Ivoire a débuté avec des informations sur l’opération de fouille des fausses communes de l’ouest. Fraternité Matin nous informait que la fouille des 10 présumées fosses communes répertoriées par l’ONUCI n’a pu avoir lieu, malgré la présence du procureur du tribunal de Man, des chefs traditionnels, des FRCI, des Casques bleus, des médecins et des autorités municipales. La raison : le manque de moyens adéquats pour avoir accès au fond des puits trop profonds ! Toujours sur le volet des droits de l’homme, le ministre Gnénéma Coulibaly des droits de l’Homme et celui délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, ont effectué une visite-surprise dans certains sites militaires dans cette logique de pondre un rapport différent de celui d’AMNESTY nous apprend L’Expression. A la une des quotidiens Le Patriote et Le Nouveau Réveil Gnénéma Coulibaly a tiré cette conclusion « Nous n’avons trouvé nulle part des personnes en piteux état. Nous n’avons pas vu de torturés or nous sommes arrivés par surprise. Certains étaient dans des cellules parfumées d’encens ! » De l’encens dans les cellules de détenus Ivoiriens, une première au goût ironique, une façon de confondre Amnesty international ! Pourtant cette déclaration tranche d’avec la réalité puisse que selon des civils transférés récemment à la MACA, en provenance du camp Génie d’Adjamé sous le commandement de Koné Zakaria, deux civils sont morts sous la torture nous confie Le Nouveau Courrier. Les faits sont visiblement pris au sérieux puisse que Koné Zataria a été relevé de ses fonctions de Commandant de la Police militaire pour une autre affectation. L’Intelligent d’Abidjan nous explique que l’ex-Com’zone de Vavoua est depuis quelques jours, le commandant en second du Bataillon d’artillerie Sol-air (BASA). A travers ces mouvements c’est toute l’armée qui se réorganise, une réorganisation marquée selon Nord-Sud par une armée aux trousses des taupes qui sont en liaison avec l’ennemi. Il le faut car pour Le Jour plus, 2000 mercenaires libériens sont disséminés à travers Abidjan pour une nouvelle tentative de déstabilisation. L’armée veille au grain nous renseigne Le Nouveau Réveil qui souligne que des assaillants sont pris en tenailles à la frontière ivoiro-libérienne par les soldats libériens et leurs homologues Ivoiriens. Et pour montrer que l’armée change, des policiers, gendarmes et militaires seront à la barre du Tribunal militaire d’Abidjan (Tma). Avant le mois de décembre 2012 ils répondront des faits de racket pour lesquels ils sont poursuivis souligne en cœur Soir Info, L’Inter et Le Patriote. Toujours sur le volet sécuritaire L’Inter et L’Expression nous indiquent que les armées de la CEDEAO préparent la reconquête du nord-MALI ! La réunion des chefs d’état-major ouest-africains a eu lieu à Bamako avec une présence très remarquée, celle du général guinéen Sékouba Konaté, ancien chef de l’État guinéen et chef de la Force africaine en attente (FAA), chargé par l’Union africaine (UA) de superviser la préparation de la force de la CEDEAO au Mali confirme Le Nouveau Réveil. Les canards Ivoiriens immortalisé la présidentielle américaine qui consacre la victoire du Président Barack Obama. Ils trouvent à cet évènement une déclinaison locale avec par exemple ce titre un brin provocateur de L’Expression qui écrit : Présidentielle américaine Obama met fin au rêve des LMP entendez l’ex-majorité présidentielle et le confrère d’ajouter que la prophétie de Malachie à encore échoué ! Dans la même foulée le Nouveau Réveil souligne que la malédiction des pro-gbagbo n’a pas eu lieu avec la réélection du Président Américain. Comme toutes les semaines, les échos du palais de justice nous sont parvenus ! Selon Nord-Sud le procès des militaires impliqués dans les récentes attaques contre les positions et les camps des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) débute le 21 novembre au Tribunal militaire d’Abidjan (Tma) au Plateau. L’actualité judiciaire c’est aussi le procès au Ghana de l’ex porte-parole du Président Gbagbo en vue de son extradition. Le Démocrate nous fait remarquer que le procès a encore été reporté et Soir Info de nous donner la date du 20 décembre comme celle de la reprise. Le canard croit savoir les raisons de ce report et selon Le Temps le juge ghanéen en charge du dossier avoue et je cite « je suis fatigué ». Restons dans la sphère juridique avec le rebondissement dans l’affaire des sanctions du gouvernement contre certains magistrats. Selon Soir Info les magistrats en colères dénoncent une violation de la loi. Les juges se révoltent contre Ouattara écrit pour sa part Notre Voie quant L’Expression barre sobrement : suspension de 8 magistrats les juges écrivent au Chef de l’Etat ! Plus rien ne va entre des députés titulaires et leurs suppléants et pour Nord Sud c’est l’argent qui divise les députés. L’audience accordée aux députés par le Médiateur le 30 octobre a révélé la profondeur du malaise qui ronge les couples députés titulaires – députés suppléants sortis des élections législatives du 11 décembre 2011. Un autre malaise visible au sein d’une autre institution, la toute puissante CDVR ! Sous le titre Banny, quitte ou double ? Nord-Sud se fait l’écho de la colère du doyen. « Personne ne pourra me décourager dans la mission qui m’est confiée » martèle Charles Konan Banny. Le président de la CDVR a assuré qu’il veut aller loin dans sa mission. Comme qui a cette ambition ménage sa monture, il se prépare à reprendre certainement son bâton de pèlerin en évitant de prêter une attention particulière aux peaux de banane gracieusement jeté sur son passage par ses détracteurs !

SUY Kahofi

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Article : Audace Institut Afrique ouvre l’année de droit à l’Université de l’Atlantique
Côte d'ivoire
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6 novembre 2012

Audace Institut Afrique ouvre l’année de droit à l’Université de l’Atlantique

Le Professeur Nicolas Madelénat di Florio au premier plan

Ce mardi 06 novembre, le Campus I de l’Université de l’Atlantique sis Abidjan les 2 Plateaux a servit de cadre à une conférence inaugurale présentée par Audace Institut Afrique. Celle-ci marque la rentrée de la faculté de droit et de sciences politiques de ladite Université. « Audace Institut Afrique que je représente aujourd’hui a été invité à faire la conférence inaugurale de la faculté de droit et des sciences politiques de l’Université de l’Atlantique. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un partenariat que nous venons de mettre en place entre les deux entités. AIA a donc eu l’honneur d’ouvrir cette rentrée académique par cette conférence inaugurale présenté par le Professeur Nicolas Madelénat di Florio enseignant-chercheur à la faculté de Droit et Science Politique d’Aix en Provence (France) » nous explique Mme Gisèle Dutheuil Directrice d’AIA. En effet le Professeur Nicolas Madelénat di Florio est invité d’Audace Institut Afrique depuis un mois et il parcourt la Côte d’Ivoire à travers ses Universités pour partager ses connaissances avec les étudiants. Cette série de conférence répond au souci d’Audace Institut Afrique de renforcer ses travaux et ses conférences dans les Universités. La volonté d’Audace Institut Afrique cadre avec celle des responsables de l’Université de l’Atlantique. En effet le Professeur ADJO doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de l’université de l’Atlantique estime qu’il a bien voulu d’une « leçon inaugurale pour permettre aux étudiants d’être déjà trempés dans les cours et leur permettre de bien reprendre leur année académique et réussir cette année avec succès ». La faculté de droit et de sciences politiques de l’Université de l’Atlantique place cette année d’étude sous le signe de la réussite totale, de l’excellence et de la qualité dans l’enseignement dispensé !

La conférence inaugurale qui a durée 2 heures avait pour thème : « Droit naturel, droits conventionnels : aux origines du droit ». Ce thème à proprement parlé porte sur le rapport entre le droit naturel et les droits de convention. On retiendra de l’exposé du Professeur Nicolas Madelénat di Florio qu’à l’origine du droit fondamentalement il n’y a pas l’Etat, il n’y à pas la société mais il y a simplement la personne comme une unité fondamentale et sacrée ! Tout système de droit, toute norme et tout règlement qui irait à l’encontre de l’essence même de la personne est un système privé de légitimité. La grande finalité de cette présentation était d’encourager les étudiants juristes à réfléchir fondamentalement sur ce qu’est le droit ! « Qu’est ce que le droit ? Quelles sont ses limites ? Est-ce qu’il est tout puissant ? Peut-il tout faire ou pas ? Voici autant de questions auxquelles répond cette présentation » nous explique le Professeur Nicolas Madelénat di Florio. Le chercheur au terme de son exposé se félicité de l’engouement des étudiants autour de cette conférence et surtout de l’accueil à lui réservé par l’Université de l’Atlantique. A la fin de la présentation du Professeur Nicolas Madelénat di Florio, une série de questions ont permis d’éclairer un peu plus l’auditoire. A titre de rappel, le Professeur Nicolas Madelénat di Florio enseignant-chercheur à la faculté de Droit et Science Politique d’Aix en Provence (France) présentera une autre conférence ce vendredi 09 novembre 2012. Celle-ci se tiendra au CERAP-INADES autour du thème « Aide internationale publique et éthique économique ». Ce thème souvent au cœur de vifs débats entre économistes et intellectuels africains attirera sans doute un public encore plus important.

SUY Kahofi

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Article : Week-end studieux à l’APDH!
Société
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4 novembre 2012

Week-end studieux à l’APDH!

Un formateur expliquant une diapo

Le siège de l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) sis Adjamé 220 logements a servit de cadre à un séminaire de formation des membres de l’ONG. Ce samedi 03 novembre de 8 h à 17 h, une vingtaine de personnes ont été instruites sur des notions importantes touchant aux droits de l’homme. A l’heure où la Côte d’Ivoire semble vivre au rythme des rapports d’ONG nationales et internationales, l’APDH estime qu’il est important de former ses membres pour que ceux-ci puissent être utiles à la cause d’Ivoiriens victimes de violation de leurs droits. Sur cette motivation, KOFFI Phinées du secrétariat général de l’APDH soutient « qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un défenseur des droits de l’homme qui ignore tout des droits de l’homme ! » Le séminaire de formation a donc pour mission première de faire le point des acquis des membres et de les actualiser. La formation a débuté par un module introductif aux Droits de l’Homme. Ce module animé par Fallet Tcheya le Président du Conseil d’Administration de l’APDH a permis aux séminaristes de revisiter les fondamentaux des droits de l’homme et d’avoir une véritable feuille de suivi pour les autres modules de la journée. Il s’agit au total de 7 modules qui abordent la question des droits de l’homme sous les angles nationaux, continentaux et universels. Nous citerons parmi les thèmes au centre des échanges les « Brèves considérations sur les ALPC et DDR« , « Introduction à la Justice transitionnelle« , « les systèmes de protection des Droits de l’Homme (le système Africain, Onusien, Européen)« … Au terme de la formation et des échanges qui ont duré toute la journée, les séminaristes ont quitté le siège de leur organisation satisfaits. En effet la qualité des enseignements dispensés et l’intérêt des membres de l’APDH pour les thématiques abordées soulignent une réelle volonté d’apprendre pour être utiles aux populations.

Suivi des projets de l’APDH

Au cours du séminaire de formation de l’APDH, nous avons fait le point sur le projet de l’ONG intitulé « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne« . Ce projet lancé ce 06 Juillet 2012 aura une durée de 12 mois (1 an) et s’articulera principalement autour de la sensibilisation et de la formation des victimes, des enquêtes de terrain et de procédure de saisine de la justice nationale et internationale. L’APDH bénéficie dans sa mission du soutient d’OSIWA et du Fonds de Soutien au Développement de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. « Nous avons commencé l’exécution du projet avec une phase de sensibilisation à l’endroit des populations de 10 localités de la Côte d’Ivoire. Les thématiques que nous avons abordé durant cette première phase du projet sont la cohésion sociale, la culture démocratique, les droits de l’homme et le développement communautaire » a indiqué Eric-Aimé SEMIEN Président de l’APDH avant d’ajouter que cette « étape de sensibilisation était indispensable avant de commencer à travailler à proprement parlé avec les victimes ». Dans les différentes localités sillonnées, l’APDH a pu toucher du doigt les réalités que vivent les populations. Lors de certaines escales, il a été donné à l’ONG de constater un large faussé entre les populations : les tentions communautaires et ethniques sont encore très vives ! Dans ce contexte l’APDH devait user de tact pour faire passer le discours sur la réconciliation qui était très mal perçu par endroit. A chaque étape, au bas mot 150 personnes sont venus écouter les membres de l’ONG qui ont profité de la tournée de sensibilisation pour former les relais communautaires. Ceux-ci auront la charge de vulgariser les notions de droits de l’homme et de vivre ensemble auprès des populations. La première étape du projet étant achevée, Hien Sansan Claude soutient que « l’APDH va s’atteler à un travail de documentation des violations des droits de l’homme. Il ne s’agit pas de revenir sur les cas portés à la connaissance de la CPI mais de travailler sur ceux qui n’ont pas été relayé suffisamment, des cas anonymes, des victimes qui n’ont pas eu d’interlocuteurs ! ». Ces cas de violation des droits de l’homme dont parle l’APDH sont pour le moment estimés à 200 ! Après ce travail de documentation qui sera suivi d’une cartographie des cas de violation des droits de l’homme, l’organisation compte saisir en priorité les juridictions nationales puis seulement après les juridictions internationales.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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