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La côte d'ivoire au jour le jour!
26. juil.
2013
NTIC & Hi tech!
10

Classe Fm désormais en ligne !

Journalistes à la matinale de Classe Fm
Journalistes à la matinale de Classe Fm

La Côte d’Ivoire a désormais sa première web-radio d’information continue. Il s’agit de Classe Fm, un projet impulsé par l’agence de communication E-VOIR. Après le site d’information de proximité Avenue225 et le service de revue de presse Infopress, l’Agence dirigée par Israël Yoroba vient de réussir un autre pari dans le paysage audio-visuel Ivoirien. Un pari fou pour tous ceux et celles qui considèrent qu’une web-radio d’information n’a pas de chance de tenir le cap dans un univers dominé par les web-radios musicales. Classe Fm émet depuis le 15 juillet 2013 depuis ses studios d’Abidjan-Cocody pour le monde. Son programme est exclusivement composé de journaux, de flashs d’information et de magazines. Conçue pour diffuser 24h/24 et 7 jours/7, la radio émet pour le moment chaque jour de 7 h 30 à 20 h. Le programme est caractérisé par deux grands rendez-vous : la matinal baptisée Abidjan Matin et le principal programme de la soirée, Abidjan Soir. Chaque heure est marquée par un journal et chaque demi-heure par un flash. Il s’agit d’un projet innovant qui donne l’opportunité à des jeunes passionnés par la radio de pouvoir réaliser leur rêve. 9 jeunes ont ainsi eu la chance de participer à une formation accélérée de 15 jours qui s’est déroulée dans une atmosphère décontractée. Les fondamentaux du journalisme étaient au menu de la formation. Il s’agit de l’écriture et le langage radiophonique, le montage audio numérique, la maîtrise des outils de reportage et de l’environnement du studio. Après 10 jours d’antenne, de nombreux internautes ont déjà inscrit l’URL de la radio dans leurs favoris. Des rendez-vous et des voix se signalent déjà ! Stéphane Kra s’occupe du journal de l’Economie et partage avec les internautes du monde des informations économiques sur la Côte d’Ivoire. Daouda Coulibaly se spécialise sur les questions touchant au développement technologique à travers le journal du Web. Le sport est l’affaire de Landry Zahouré quand le jeune Jonas Héouman s’illustre à travers l’espace ‘’A votre avis’’. Cette rubrique culte de la chaîne donne l’opportunité aux Ivoiriens de se prononcer sur des questions d’actualité. Déjà diffusé des vox-pop autour des questions « faut-il reconduire le mandat de la CDVR ? », « comment trouvez-vous le nouvel uniforme des FRCI ? », « pour ou contre le mariage pour tous ? »

Retrouvez toutes les émissions et les clouds sur www.classe.fm !

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22. juil.
2013
SOS
2

Côte d’Ivoire : La corruption, un monstre à terrasser !

Panneau de sensibilisation contre la corruption (Abidjan-Cocody)
Panneau de sensibilisation contre la corruption (Abidjan-Cocody)

Le visiteur d’un jour qui découvre la capitale ivoirienne Abidjan sera sans doute frappé par une nouvelle campagne d’affichage qui envahi la ville. Les carrefours stratégiques sont les espaces privilégiés pour sensibiliser les Ivoiriens sur les méfaits de la corruption. Ces panneaux publicitaires qui accompagnent les spots radio et télé font parti des outils de communication que le Gouvernement Ivoirien utilise pour lutter contre la corruption.

Corruption tous coupables, tous victimes ! Voici le slogan de la nouvelle campagne nationale de lutte contre la corruption lancée par les autorités ivoiriennes. Il s’agit d’envoyer des signaux forts aux bailleurs de fond et de faire face à un fléau qui gangrène la Côte d’Ivoire depuis son indépendance. La corruption, un fléau pour la Côte d’Ivoire et c’est peu de le dire tant le mal est omniprésent ! Difficile lorsque vous parcourez les rues d’Abidjan de ne pas trouver un homme ou une femme qui n’a pas été victime de la corruption. Tous les corps de métier sont touchés et les services publics se taillent la part du lion.

Un vol institutionnel

Ministère, Impôt, Trésor Public, Fonction Publique, Police, Douane…tous les services que compte la Côte d’Ivoire rivalisent dans la bêtise quand il s’agit de parler de corruption. Et dans ce schéma, ce sont les populations les plus démunies et les plus vulnérables qui payent le plus lourd tribut.

« Vous avez dit corruption ? Eh bien sur la route c’est notre quotidien ! Chaque matin que vous vous levez, vous êtes sûr de verser de l’argent aux policiers de la commune avant de pouvoir circuler tranquillement avec votre taxi. C’est devenu normal, disons naturel pour un policier de soutirer de l’argent aux chauffeurs. Donc oui, la corruption est notre quotidien » nous explique Diakité Ismaël chauffeur de taxi.

Diakité Ismaël nous explique que de nombreux agents des forces de l’ordre n’hésitent pas à dire haut et fort que « l’argent qu’ils prennent aux chauffeurs nourrit un vaste réseau où chaque haut gradé à sa part du butin ». Ce vol institutionnalisé d’hommes en uniforme sur les routes ivoiriennes n’est que la partie visible d’un iceberg. Bien que nos tentatives pour avoir des entretiens avec des agents du Ministère de la fonction publique soient restées vaines, il est aisé, grâce aux témoignages des fonctionnaires et des aspirants à la fonction publique de nous rendre compte de l’ampleur de la corruption.

« Tous les concours dans ce pays ont une valeur marchande. Si vous avez le bon « circuit » et l’argent qu’il faut vous avez le poste que vous voulez. Les montants varient de la centaine de mille au million ! » nous explique K. Zébéhi Serges un jeune démarcheur que nous avons interrogé devant le siège de la Fonction Publique au Plateau.

Cette manière d’agir est connue de tous les Ivoiriens. Le succès à un concours dépend très peu de vos compétences mais plutôt de la faculté que vous aurez à verser un pot de vin là où il faut. La Côte d’Ivoire est dans cercle vicieux, à l’image d’un serpent qui se mord la queue ! Si le fonctionnaire débourse de l’argent pour un poste comment ne serait-il pas tenté d’escroquer d’autres ivoiriens ? « La question ne se pose même pas car c’est bien ce qui se passe ! » affirme Coulibaly Mohamed un jeune infirmier avant de nous expliquer que « chaque personne qui débourse de l’argent pour entrer à la fonction publique doit rembourser sa dette avant d’abuser de sa position pour escroquer d’autres Ivoiriens ». Coulibaly Mohamed fait bien de parler de dette pour financer les concours et autres recrutements exceptionnels. Ce sont des parents, des amis, des bonnes volontés qui vous prêtent des sous pour corrompre. Il faut pouvoir rembourser l’argent reçu ! Voici pourquoi dans ce pays le policier et le gendarme ne se lassent pas de soutirer de l’argent aux chauffeurs, la sage femme de s’enrichir sur le dos des femmes enceintes, les cadres des ministères de passer des marchés de gré à gré, les agents du trésor d’exiger un pourcentage avant de régler la facture d’un homme d’affaire…

« Nous sommes passés de l’orange au rouge »

Il est vrai que la corruption est un fléau qui existe en Côte d’Ivoire depuis longtemps mais elle a pris du poil de la bête ces dernières années. Malan Ehounou est président de l’ONG Transparency Justice. Observateur averti de la scène sociale Ivoirienne, il nous explique comment en l’espace de 10 ans la Côte d’Ivoire a chuté encore plus dans la corruption.

« Il faut comprendre que la corruption se développe là où il n’y pas de structures étatiques, là où l’Etat est faible, là où les structures sont décomposées. Et donc forcément durant ces dix dernières années et durant la crise post-électorale en particulier, l’Etat paraissant inexistant, la corruption s’est développée » nous explique Malan Ehounou.

Dans une Côte d’Ivoire divisée il y a encore quelques années, les propos de l’acteur de la société civile ivoirienne trouvent tout leur sens. Les mines exploitées illégalement par les ex-com zone au nord, l’argent du café-cacao pillé au sud, les listes présidentielles ou celles de la Première Dame lors des concours pour la fonction publique sont des exemples. Malgré ce sombre tableau, Malan Ehounou reste convaincu que l’espoir est permis. Et cet espoir réside dans l’action du Gouvernement qui doit engager une lutte effectivement contre la corruption. La nouvelle campagne de lutte contre la corruption répond à cette requête. Méïté Sindou Secrétaire national à gouvernance et aux renforcements des capacités, la campagne est basée sur une double stratégie. Les agences en charge de la moralisation de la vie publique du pays auront à mener des études en interne pour que la Côte d’Ivoire puisse s’approprier le phénomène de la corruption.

« Nous avons proposé au Gouvernement la mise en place du dispositif juridique et institutionnel anti-corruption, un dispositif juridique fort. Nous avons proposé également une deuxième loi sur la mise en place d’une Institution, d’une Haute Autorité chargée de la bonne Gouvernance. Donc le processus est en cours pour l’adoption d’un dispositif juridique mais également d’un dispositif de sanction contre la corruption » nous explique Méïté Sindou.

La phase de la répression, c’est précisément à ce niveau que les Ivoiriens attendent de pied ferme le Gouvernement. Qui osera jeter son amis, son parent ou un des ses militants de la première heure en prison ? Oui qui osera le premier s’élever contre le système de la corruption ? « De beaux spots télé et radio, de beaux panneaux d’affichage mais nous attendons du concret dans la répression de la corruption » réclame Konan Clément un enseignant.

SUY Kahofi

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13. juil.
2013
WEEK END REVIEW
0

Revue de presse Ivoirienne du 8 au 13 juillet 2013

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens?
Qui doit demander pardon aux Ivoiriens?

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens pour les affres de la crise post-électorale ? Pour le Président Alassane Ouattara qui cette semaine achevait sa visite dans le nord, c’est le FPI de Laurent Gbagbo qui doit le faire. Selon Le Patriote le chef de l’Etat a appelé l’ancien parti au pouvoir à se ressaisir, à faire preuve d’humilité et à accepter de faire son mea-culpa. Chez nos confrères du quotidien Le Mandat, l’appel d’Alassane Ouattara trouve également un écho favorable puisse qu’il est relayé avec ce titre : « le FPI doit demander pardon ». Pardon ? Et pour quoi ? se demande Notre Voie qui fait rappeler au Président Alassane Ouattara que ce sont ses hommes (entendez les FRCI) qui depuis leur rébellion au nord ont mis le pays à feu et à sang. C’est donc à Alassane Ouattara et ses suppos du RDR de demander pardon aux Ivoiriens martèle Le Temps. Pendant que les partis politique se chicanent pour savoir qui doit endosser la responsabilité de la crise, les anciens barrons de la filière café-cacao tombent en disgrâce dans le procès qui les opposent à l’Etat de Côte d’Ivoire qui s’est porté partie civile. Le procureur de la République, Fernand Oulaye a rendu le mercredi 10 juillet 2013 ses réquisitions relatives aux 5 infractions de ‘’détournement de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée de banque ou commerce’’ constatées dans la gestion des ex-barons de la filière café-cacao indique L’Intelligent d’Abidjan. Ainsi, le procureur a requis 20 ans de prison ferme contre Henri Kassi Amouzou (président de l’ex-Fdpcc) et chacun de ses lieutenants précise Le Jour Plus. Le Mandat et Nord-Sud quotidien dans leur parution du 11 juillet égrainent le nom de ces hommes et de ces femmes qui hier faisaient la pluie et le beau temps dans la filière. Sale temps également pour les compagnons de lutte de Laurent Gbagbo. En effet la justice Ivoirienne vient de trancher nous indique L’Inter. Dans le cadre de la gestion des dossiers relatifs à la crise post-électorale la justice confirme les charges contre Simone Gbagbo, Affi N’guessan, Aké N’gbo ou encore Michel Gbagbo. Le Nouveau Réveil confirme cette décision de justice mais précise comme pour décrisper l’atmosphère sociale que Simone Gbagbo et Blé Goudé ne seront pas transférer à la CPI. Les principaux détenus pro-gbagbo au nombre de 84 seront donc jugés en cours d’assise. Quant à Laurent Gbagbo sa mise en liberté provisoire a été de nouveau refusé par la CPI soutient Le Nouveau Courrier. Enfin pour finir, la 39ème session de l’Association des parlementaires francophones s’est ouverte en Côte d’Ivoire le 8 juillet en présence de plusieurs hautes personnalités Ivoiriennes et mondiales. L’actualité de cette rencontre a alimenté les colonnes du quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin tout au long de cette semaine.

A la semaine prochaine !

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10. juil.
2013
Société
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Santé/Nutrition : comment réussir le jeûne du ramadan ?

Très utile de bien manger durant le jeûne
Très utile de bien manger durant le jeûne

Le mois marquant le jeûne musulman est un mois où les habitudes alimentaires sont totalement bouleversées. Les heures de repas changent et le contenu des assiettes également ! Ces bouleversements ajoutés à la privation de nourriture peuvent s’avérer dangereux pour certaines personnes.           

Le jeûne du ramadan est une étape importante dans la vie du musulman. Malheureusement chaque année de nombreux fidèles ne peuvent pas accomplir cet acte de haute portée spirituelle à cause de leur état de santé. Il s’agit des diabétiques, des hypertendus artériels, des ulcéreux et de toutes les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires ou d’hyperacidité gastrique. Comment éviter que le jeûne, moment de piété, ne devienne dangereux pour le musulman qui se sait malade ? Comment éviter de tomber malade après le jeûne pour des raisons de mauvaises habitudes alimentaires ? Voici les deux questions que se posent de nombreuses personnes qui ont à cœur de respecter un pilier important de l’Islam. Docteur Diaby Moustapha président de l’ONG Islam Action Sanitaire a une position très claire sur le musulman qui a des doutes sur son état de santé et qui veut observer le jeûne.

« S’agissant des malades vulnérables au sein de la communauté et qui sont sujets aux maladies chroniques, il y a la nécessité pour tout musulman cardiopathe, hypertendu, diabétique ou ulcéreux d’aller rendre visite à son médecin avant même le mois du carême. Cette consultation lui permettra de savoir s’il y a une certaine compatibilité entre son état de santé et l’observance du jeûne. Bien sûr si son médecin l’autorise à observer le jeûne, il revient au fidèle de respecter les prises médicamenteuses aux doses et aux manières qui lui seront indiqués par le médecin » nous explique Docteur Diaby Moustapha.

A ces premières dispositions s’ajoute un strict respect des règles d’hygiènes et de diététiques qui accompagnent la prise des médicaments. Cependant si le médecin déconseille au fidèle d’observer le jeûne, point besoin de faire du forcing pour montrer qu’on est « un bon musulman ». La religion musulmane prévoie des dispositions à titre de compensation pour tout fidèle dans ce genre de situation.

Toutes ces dispositions sont aussi bien valables pour les hommes que les femmes surtout celles qui attendent un enfant. Malade ou bien portant, la nature de votre alimentation durant ce mois de privation est importante. Votre nourriture vous permettra d’aller ou non au bout de la période de jeûne. Rien ne sert de tout avaler, tout est une question de choisir les bons aliments. Ceux que vous consommez au quotidien peuvent constituer votre menu : le mois du jeûne n’est pas un moment de découverte gastronomique ! A force de vouloir se faire ‘’plaisir’’ et d’avoir le ventre toujours plein, on finira par alterner diarrhées et constipations. Selon Konan Kouakou, diététicien-nutritionniste, il suffit d’observer des quelques règles pour rester bien portant pendant et après le jeûne.

« Les trois repas sont à respecter chaque jour. Le petit-déjeuner va se prendre à 4 h du matin. Le matin il faudra consommer des aliments à absorption lente c’est-à-dire des glucides complexes renforcés en fibres. Il ne faut pas oublier de prendre beaucoup d’eau le matin pour éviter la déshydratation pendant les 12 heures de la journée. Le soir à la rupture il faut prendre un produit sucré pour renforcer son organisme. Se réhydraté à petites gorgées puis trois heures après la rupture passer au repas du soir ».

Le repas du soir sera un féculant (riz, mil, sorgho) accompagné d’une sauce avec de la viande ou du poisson. Eviter les excès de table et ne pas s’offrir deux dîners avant 4 h du matin !

SUY Kahofi

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03. juil.
2013
Société
2

« Embargo » sur les poissons de la lagune Ebrié

A quand le retour des pêcheurs sur la lagune ?
A quand le retour des pêcheurs sur la lagune ?

Voici près d’un mois que les populations Ivoiriennes ont été informées d’une décision gouvernementale qui passe plutôt mal. En effet les poissons des lagunes du sud principalement celles de Dabou et Jacqueville ont été déclaré impropres à la consommation. Les raisons évoquées par le ministère des ressources animales et halieutiques sont d’ordres sanitaires. La vase de la lagune est polluée ! Les déchets qui se déposent dans le fond lagunaire deviennent hautement toxiques sous l’action du réchauffement lagunaire. Cette pollution se manifeste par des poissons étouffés qui échouent sur les berges par bancs entiers. C’est donc de nombreux pêcheurs qui sont aujourd’hui au chômage avec cette décision du gouvernement. Plus un seul poisson, plus un seul crabe n’a été sorti des lagunes depuis près d’un mois !

Sur le chemin des pêcheurs et surtout des consommateurs du bon poisson frais des lagunes, il n’y a que des grincements de dents, de l’amertume et un mécontentement. Les pirogues sont à quai, les filets sont toujours au soleil et les commerçantes des marchés villageois sont en cessation d’activité. Le chef de village d’Ahuabo ne cache pas sa colère.

« Nous ne vivons que de la pêche et du fruit de la pêche. Voici plusieurs jours que nous ne mangeons que de la viande et pour des peuples lagunaires habitués au poisson c’est difficile. Personne n’a pollué la lagune avec du poison pour capturer des poissons. Le phénomène des poissons étouffés est naturelle et se produit à une période précise ».

La lagune n’est pas polluée confirme également le Maire de Dabou, Soukou Sess Mohamed qui confirme que ce phénomène qui touche la vase de la lagune est une situation cyclique.

« Ce phénomène depuis que cette lagune existe se produit chaque 7 ou 8 ans. Que les populations se calment : le Gouvernement travaille pour nous situer sur le problème. Le Préfet a été claire sur la consommation du poisson de la lagune et nous soutenons cette interdiction ».

Le Maire se veut formel à l’endroit des populations qui vivent de la pêche : chaque habitant doit respecter la décision des autorités sanitaires. Selon des indiscrétions, la décision de ne pas consommer les poissons de la lagune n’est pas respectée par certains pêcheurs. Ces derniers nuitamment se glissent en silence sur la lagune pour prendre les poissons. Une situation qui échappe aux autorités compétentes parce que n’ayant pas de moyens pour effectuer la surveillance des entendues d’eau. Ce poisson ainsi ramené clandestinement sur le marché est présenté comme une denrée venue d’autres villes voisines.

Pendant que le sort des poissons étouffés est en discussion dans les laboratoires, les consommateurs s’impatientent. Beugré Paul dit en avoir marre de manger les produits surgelés qui représentent une perte pour l’économie locale et une atteinte gustative aux palais des consommateurs !

« L’attente est longue ! Que nos autorités nous rassurent. Regardez, je viens de manger un bon foutou banane avec une sauce mais en lieu et place du poisson c’est une patte de bœuf. Si le phénomène est périodique et qu’il est passé, que le Ministère autorise de nouveau la pêche » plaide le gourmet.

Après un mois d’attente le poisson de la lagune de Dabou et de Jacqueville reviendra-t-il sur les tables des maquis ? Les résultats des analyses de la vase polluée seront-ils rendus publics ? Dans l’espoir d’une réponse favorable à toutes ces préoccupations, tous les Ivoiriens restent à l’écoute de la décision du Ministère des ressources animales et halieutiques.

SUY Kahofi

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01. juil.
2013
SOS
4

Abidjan : cette plaie appelée insécurité !

Qui sont les vrais auteurs des agressions?
Qui sont les vrais auteurs des agressions?

Dimanche 29 juin 2013, je sirote une bière avec un ami à Cocody à quelques pas de La Maison du Parti (PDCI). Nous discutions tranquillement quand des coups de feu se font entendre non loin des tours Sainte Marie. Un officier de police nous fait signe de rester à l’abri dans le maquis.

« Nous traquons 2 braqueurs qui viennent d’attaquer un domicile à la kalachnikov. Le premier vient d’être abattu le second se cache certainement dans une des ruelles du quartier. Restez là où vous êtes au risque de prendre une balle » nous ordonne l’homme, un Beretta 9 mn en main.

Ce type de scène digne des polars américains sont désormais monnaie courante à Abidjan si bien qu’elles ne surprennent plus personne. La preuve lors des échanges de coup de feu ce dimanche entre les éléments de PJ et les braqueurs, des gamins et leurs parents sont sortis pour « apprécier le spectacle ». Diantre ! Dans quel pays sommes nous ? Abidjan avec des braquages en plein midi, des gangs qui égorgent à la machette, d’autres qui se spécialisent dans les viols sans oublier les coupeurs de route qui signent leur grand retour…L’insécurité est totale pourtant lors de son dernier passage sur les antennes de la RTI, le Ministre Ivoirien de l’Intérieur (Hamed Bakayoko) a précisé que tout va bien au plan sécuritaire. Ces propos sont proches (ou plutôt semblables) à ceux du Général Talla Niang porte-parole des trois forces militaires présentes en Côte d’Ivoire (FRCI, Licorne, ONUCI). L’officier supérieur des Nations Unies affirmait lors du dernier conclave des forces militaires que « la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire est sous contrôle ». De quelle Côte d’Ivoire parle le Général Talla Niang ? Comment peut-on affirmer que la situation sécuritaire est sous contrôle quand chaque jour les journaux relatent en cœur des situations d’agressions violentes avec mort d’homme ? Les domiciles, services publics, PME et commerces sont visités par des voleurs qui semblent éprouver un macabre plaisir à tuer de sang froid ! Entre temps les unités paramilitaires se créent à longueur de journée mais elles peinent à rassurer les Ivoiriens !

« C’est triste : on ne peut pas chanter à la télé que tout va bien et abandonner les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la merci des braqueurs. Il faut des mesures concrètes pour rassurer les populations au lieu de donner des réponses politiques pour attirer les investisseurs » s’indigne Guy Roger un étudiant vivant à Yopougon.

Un nombre insoupçonné d’armes légères continuent de circuler en toute impunité dans le pays malgré les opérations de DDR. Pour Sylvanus K., électricien, il faut également chercher du côté des démobilisés mécontents du régime Ouattara qui « se payent » en attaquant les domiciles. Il va plus loin en soulignant qu’il reste convaincu « que des hommes en uniforme sont eux-mêmes auteurs de certaines agressions ». Sur ce point il est difficile de ne pas croire en ces révélations car depuis la fin de la crise de nombreux militaires ont été radié de l’armée et jetés en prison pour des agissements contraire à l’étique de l’uniforme.

« Il y a quelques années lorsque vous voyez un militaire vous êtes rassuré mais aujourd’hui c’est le contraire ! Avec une armée infestée d’anciens détenus comment voulez-vous être rassuré ? » s’interroge Mr Koffi Ekissi G. un enseignant à la retraite.

Qui pourra sauver Abidjan de son insécurité chronique ? Entre ceux qui réclament un changement de la législation sur la détention des armes à feu et ceux qui veulent la levée de l’embargo sur les armes, certains optent pour des solutions plus immédiates et qui selon eux peuvent être « appliquées rapidement ».

« Il faut commencer par nettoyer l’armée elle-même des brebis galeuses ! Si l’armée n’est pas propre comment peut-elle contribuer à asseoir un climat sécuritaire digne du nom ? La guerre fait parti de notre passé alors comment pouvons-nous encore accepter que des illettrés et des évadés de la MACA soient encore en uniforme ? Il faut que cela change ! » nous explique Yao Jacques un gérant de cabine téléphonique.

Un grand nettoyage de l’armée OUI mais pour certaines ONG il faut dans l’immédiat réussir l’opération du DDR : Démobilisation Désarmement Réinsertion. Difficile de calmer des hommes qui ont faim ! Si ceux qui ont pris les armes hier ne retournent pas à la vie civile, il sera bien difficile de lutter contre l’insécurité. A ce niveau la mauvaise fois des démobilisés est aussi à souligner.

« Ils ne déposent que de petites armes et des caisses de munitions juste pour de l’argent mais Dieu seul sait l’arsenal qu’ils cachent ! Les mêmes têtes se retrouvent dans toutes les opérations de DDR toujours avec des armes » nous explique un journaliste.

La Côte d’Ivoire est dans un cercle vicieux où la seule solution qui s’offre à elle est de faire fusionner le DDR, l’insertion des ex-combattants et le toilettage de l’armée pour réussir d’ici 10 ans – minimum – son programme de lutte contre l’insécurité.

SUY Kahofi

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15. juin
2013
WEEK END REVIEW
0

Revue de presse du 10 au 15 juin 2013

Guillaume Soro: "mon candidat c'est ADO"
Guillaume Soro: « mon candidat c’est ADO »

L’affaire Laurent Gbagbo contre le procureur de la CPI fait toujours l’actualité en Côte d’Ivoire et sur le sujet Le Jour Plus nous apprend que les prophètes de la tendance pro-gbagbo signent leur retour avec de nouvelles prophéties. Le woody de mama sera libéré et c’est Koné Malachi, Claude Dali et Gogoua Lévi qui le disent. Même si nos confrères du canard Le Quotidien d’Abidjan ne se prononcent pas sur ces nouvelles prophéties, ils ont la certitude que la libération de Gbagbo est imminente et le confrère de souligner que Alassane Ouattara aurait été déjà informé par la CPI de cette décision depuis son voyage à Brazzaville. Pendant que le débat sur la libération de Gbagbo se poursuit, l’insécurité se signale de nouveau. Menace de rafle, couvre-feu, menace djihadistes à Abidjan voici ceux qui se cachent derrière les sms titre L’Expression. En effet depuis plusieurs jours Abidjan est plongée dans une véritable peur. Des sms faisant état de la présence de la troupe à Belmocktar circulent d’un téléphone à l’autre et ceux-ci ont fini par installer une véritable psychose au sein des populations qui vivent déjà dans l’insécurité totale. Rafle systématique, la Direction Général de la Police National dément nous indique le quotidien L’Inter. Gnahoua Gnaoré le porte-parole de la Police Nationale a martelé sur les antennes de la télévision nationale que l’institution en charge de la sécurité des Ivoiriens n’a jamais ordonné une rafle quelconque. La menace djihadiste et les questions sécuritaires ont été au cœur du dernier conseil des ministres, un conseil qui a également décidé de l’adoption très prochaine d’une nouvelle loi sur le foncier rural nous indique Fraternité Matin. Un projet de loi portant modification du projet de loi de 1998 a été adopté le jeudi 13 juin. En attendant que cette loi soit définitivement adoptée via l’Assemblée Nationale, le Gouvernement invite les Ivoiriens à régulariser leur situation concernant leurs droits coutumiers sur les terres qu’ils possèdent. 10 ans pour immatriculer les terres nous informe Le Nouveau Réveil, le confrère nous signale que ce délai est celui qu’accorde le gouvernement à tous les propriétaires terriens ruraux pour être aux yeux de la loi détenteurs de leurs terres. Quittons le terrain du foncier pour celui de la politique et dans l’arène des gladiateurs de la démocratie c’est 2015 qui est le point de mire. Pour ce qui est du soutien à apporter à ceux qui seront têtes de liste, Soro Guillaume ne se pose plus de question. « Mon candidat c’est Ouattara » martèle le Président de l’Assemblée Nationale à la une du quotidien Le Patriote. Mais quel Alassane Ouattara pour 2015 s’interroge Nord-Sud Quotidien qui évoque les dissensions au RHDP, l’insécurité et la cherté de la vie comme des point sombre qui pourrait ternir le bilan d’Alassane Ouattara.

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Article : D’Abidjan à Douala via Cacaveli : à chacun son parapluie !
AFRIQUE
3
9 juin 2013

D’Abidjan à Douala via Cacaveli : à chacun son parapluie !

La piscine municipale version Abidjan
La piscine municipale version Abidjan

C’est la saison des pluies dans plusieurs pays africains et pour vous faire vivre cette ambiance de fraîcheur, d’eau de ruissellement et de ciel gris ; trois Mondoblogueurs ont bravé les gouttes.

En côte d’ivoire, c’est SUY Kahofi qui commence…

On a coutume de dire que les Ivoiriens n’ont pas peur des armes mais ils craignent terriblement la pluie et c’est une réalité ! A peine les premières pluies ont commencé à s’abattre sur Abidjan que les habitudes des Ivoiriens ont foncièrement changé. Tout le monde (ou presque) à son parapluie et son imperméable. Les femmes ont retrouvé les joies du bonnet de bain en pleine rue sans oublier les chaussures en caoutchouc made in China qui se vendent aujourd’hui comme des petits pains. Abidjan, c’est désormais des percées de soleil très rare, un ciel gris digne de la City, des pluies fines interminables qui trempent piétons et autres commerçantes sans oublier ces caniveaux qui refusent le trop plein d’eau. Ce n’est pas encore l’heure des cordes quotidiennes qui occasionnent inondations et destructions mais chacun s’y prépare. En effet voici près de cinq ans que les pluies sont particulièrement meurtrières sur les bords de la lagune Ebrié. Les victimes se comptent principalement dans les bidonvilles. Gobelet, Washington nouveau quartier, Mon mari m’a laissé, Boribana…dans tous ces quartiers précaires les populations implorent le ciel et consolident leurs frêles baraques dans l’espoir que les eaux de ruissellement ne les emportent pas. Le Gouvernement pour prévenir les morts et autres dommages a déjà offert 150.000 f CFA de prime de relogement temporaire. Cette somme est jugée insignifiante par Moussa Camara habitant du quartier Gobelet. « J’ai une famille de 6 personnes : quelle maison je peux bien louer avec 150.000 f  quand les propriétaires exigent des cautions ? » se demande le père de famille. Malgré les injonctions de la protection civile, les habitants des bidonvilles font la sourde oreille.

Si Abidjan n’a pas encore les pieds dans l’eau, on ne pas en dire de même pour Cacaveli qui est déjà passé en mode inondation. La personne la mieux placée pour en parler n’est tout autre que le mondoblogueur Aph Tal.

J’ai du mal à croire que mon ami SUY a les pieds secs ! Plus j’y pense, plus j’ai mal ! Franchement. Mon asthme m’a toujours imposé d’être attentif à tout changement brusque de température (et de pression, probablement). Depuis un mois déjà, j’ai la nette impression d’être un astronaute, tellement je passe dans tous les états, et dans les degrés, ici à Cacaveli. Tu t’allonges, le temps de regarder la fille moche qui présente la prévision météo (une menteuse, en plus), brusquement l’air devient sec et frais ; le temps d’aller chercher ta capsule de Ventoline, il fait sombre tout à coup, et les branches des arbres à ta porte s’affolent : c’est sûr, il va pleuvoir ! Offre-toi quelques secondes de paresse, et ton linge qui n’a pu sécher la veille sera mouillé à nouveau. Tu t’es fait surprendre par la pluie, sur la dalle, en essayant d’ôter le linge, tu es déjà mouillé, alors c’est à toi de positionner les bassines pour recueillir de l’eau de pluie. Dieu seul sait combien elle est abondante, cette eau ; et utile en plus, pour mettre au propre les engins et pour la prochaine lessive. Ouf, tu rentres et tu te mets au sec, tout grelottant, pensant te blottir dans tes couvertures et te connecter à Internet pour t’évader : Delestron t’en empêche. Isolé du reste du monde, tu ronges seul ton frein dans ta chambre, et tu te mets à hanter les couloirs de ta maison. J’ignore quel péché à commis Cacaveli mais ces pluies sont de véritables déluges. Tu sors enfin de l’arche, pour respirer l’air pur, et prouver aux voisins que tu as survécu au déluge, et que tu es un élu : c’est là que tu te rends compte de l’ampleur des dégâts : les canaux d’évacuations sont bouchés, pleins à exploser, débordés, et les alentours immédiats…inondés ! Pauvre Cacaveli, qui perd pour quelques jours sa beauté (s’il y en avait une) poussiéreuse pour arborer l’hideux masque taché de boue, d’eau stagnante et de débris de tous gabarits ! Il faut voir la galère des habitants de la cour commune, à côté de chez moi : toute la cour est sous l’eau, sur laquelle plane des sachets et des déchets de tout genre ; certaines chambres prennent également de l’eau, et il faut plusieurs heures, pour s’en débarrasser. En ce qui concerne les risques de maladies, je préfère me taire. Un camarade m’a une fois dit, que la qualité des infrastructures d’un pays est toujours mise à l’épreuve, en saison des pluies, et seuls les Etats censés et bien organisés arrivent à la réussir ! S’il a raison, alors le Togo fait très mal ses routes. Je le sais, je les vois tous les jours ! Certains endroits de Lomé sont pires que Cacaveli, mais je m’en fous, car c’est pour Cacaveli (et à Sokodé, probablement), que je désire être Député ! Suivez mon regard… Cacaveli est une carte postale, en tout temps : c’est un joli paysage désertique de la Mauritanie, en saison sèche, et une version chinoise de Venise, en saison pluvieuse.

A Douala, bizarrement le soleil refuse de partir !

Nous sommes le 8 juin. Et les pluies denses sont rares. Il pleut tous les 4 jours. Les parapluies ne sont pas encore à la mode comme à Abidjan. Cependant, l’inondation à cette période de l’année, est la chose la mieux partagée.  Il est capable de pleuvoir et l’inondation (dans certains coins de la ville) persiste au moins pendant une semaine. La communauté urbaine nous rappelle que cela est dû aux égouts bouchés. Elle est  la cause des embouteillages. L’érosion écaille les routes. Pourtant bitumées, elles deviennent impraticables. Nous ne sommes ni à Cacaveli, ni Abidjan. Bizarrement nous avons la même piscine municipale. C’est vrai ! Pas la peine d’aller se doucher ou se baigner. L’eau vient à nous. Le centre ville (Akwa) ressemble à une ile engloutie. Le courant est si fort que les années précédentes, elles ont été à l’origine de plusieurs décès. Le travail commence véritablement lorsque la pluie cesse. Les stations services sont bondées par des moto-taxis. Les taxis sont garés. Nous sommes comme en été. On travaille moins, on dort plus et bizarrement on râle moins. (Suivez mon regard). Ceux qui en souffrent le plus, ce sont les habitants des bidonvilles. Comme à Abidjan, tous les moyens sont mises en place pour résister à la pluie. On entasse les affaires ménagères dans un coin de la maison où il ne pleut pas. Et on attend que ça passe. A Douala, la population est si dense que les habitations sont le plus souvent construites sur un marécage. Le terrain, le loyer  y sont moins chers. La saison de pluies n’est qu’une étape pour être propriétaire ou mieux vivre. Juillet, Aout, Septembre, Octobre sont les mois les plus pluvieux de l’année. Le ciel est gris. Le climat est glacial. Les bébés sont conçus. Quoi ? Nous sommes à Venise oh ! En tous cas, on a l’inondation. C’est déjà ça non ?

Cynthe Ibone, Aph Tahl et Suy Kahofi…tous très trempés !

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08. juin
2013
Yes! Youth can!
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Réconciliation Nationale : le NDI accompagne la jeunesse Ivoirienne

Jeunes leaders à l’étape de Yopougon
Jeunes leaders à l’étape de Yopougon

Le National Democratic Institute (NDI) entend promouvoir la réconciliation nationale en vue de parvenir à « une normalisation politique et institutionnelle » en Côte d’Ivoire. C’est dans ce cadre qu’il a organisé en partenariat avec le National Endowment for Democracy (NED) une double cérémonie de présentation du groupe des jeunes leaders pour la réconciliation suivie d’une séance de sensibilisation des populations à la paix et à la réconciliation. Ces activités ont eu lieu les 5 et 7 juin respectivement à Abobo et Yopougon. Selon Mme Tuo-Sampennie Emmanuella, chargée de programme du NDI, cette action vise à « favoriser une meilleure implication des jeunes dans le processus de réconciliation nationale ». Ce sont au total 25 représentants pour 22 groupes de jeunes qui forment les groupes de jeunes leaders. Ces groupes se subdivisent en 3 tendances : les partis membres du RHDP et alliés, les partis de l’opposition et les leaders de la jeunesse de la société civile.

Coptés pour lancer des messages de paix et de réconciliation, 4 porte-voix des différents groupes ont essayé de circonscrire les causes des violences et montrer les moyens à déployer afin de parvenir à une réconciliation vraie. Aussi bien à Abobo qu’à Yopougon, les jeunes de tous les bords ont d’un commun accord souligné l’impérieuse nécessité d’impliquer les jeunes dans le processus de réconciliation nationale. Il serait utopique d’adopter une démarche contraire car les jeunes ont été le premier rideau de cette crise. Hier acteurs de haine et de violence, aujourd’hui ils sont ceux qui doivent s’engager en premier pour la paix. C’est cette volonté clairement affiché par les jeunes qui conforte le NDI dans sa politique d’accompagnement des jeunes leaders.

« La création des groupes de jeunes leaders est une activité portée par les jeunes eux-mêmes. Ils sont les premiers à avoir décidé de se mettre ensemble pour promouvoir la paix et la non-violence. Le NDI ne fait que les accompagner dans la réussite de ce projet » nous explique Mme DIEUDONNE Dominique représentante pays du NDI.

Réussir à impliquer les jeunes dans le processus de paix et de réconciliation nationale suppose une prise en charge de leurs problèmes du moment. Il s’agit de l’insécurité, du chômage et de la manipulation politique. Voici pourquoi M. Berthé Yaya, le secrétaire général du SENAT, a insisté sur la nécessité pour les jeunes de penser à la réconciliation en laissant de côté leurs idéaux politiques. Dans même esprit, M. Fanny Affoutou, président national du CAP-UDD et représentant des partis d’opposition a indiqué que « même avec des idéologies divergentes, il est bienséant d’agir dans un intérêt commun » celui d’une Côte d’Ivoire forte et réconciliée. Il est important de noter qu’aussi bien à Yopougon que dans la commune d’Abobo les jeunes ont été assistés par leurs pères. Il s’agit des chefs de communautés étrangères, les chefs coutumiers et les leaders religieux.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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