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La côte d'ivoire au jour le jour!
11. sept.
2013
Nouvelles du pays
6

Corruption : la police nationale ivoirienne toujours à l’heure du racket

Le racket mine encore la Police Ivoirienne
Le racket mine encore la police Ivoirienne

La corruption est bien le premier cancer socio-économique dont souffre la Côte d’Ivoire et l’un des corps de métier qui semble en souffrir le plus (ou en faire la promotion) est pour de nombreux Ivoiriens la police. Enquête !

Lors de l’enquête qui a précédé la rédaction de cet article, 7 Ivoiriens sur 10 interrogés ont estimé que la police est le corps le plus corrompu de l’armée et de la Côte d’Ivoire ! A tort ou à raison, de nombreux Ivoiriens la jugent en déphasage avec ses missions premières. En effet, la police ivoirienne se donne pour mission de veiller à l’application des lois et d’assurer la protection des personnes et des biens. Elle fait du renseignement et le maintien de l’ordre. Ces missions que nous qualifierons de nobles sont occultées par la corruption ouverte des hommes en kaki. Celle-ci ternit encore plus l’image du pays, car la corruption de la police nationale est celle à laquelle les populations sont directement exposées au quotidien.

Le Cfa au-dessus du civisme

Le champ privilégié de chasse de la police est le bitume. C’est ici que les policiers se livrent à tous leurs abus. A titre d’exemple, les agents commis à la circulation ne cessent au quotidien d’inventer des infractions juste pour soutirer de l’argent aux automobilistes. Parmi les infractions qui donnent de l’argent rapide comme au PMU figure le stationnement interdit à un feu qui pourtant est au rouge, le dépassement interdit alors que vous roulez seul sur la voie sans oublier le plus que célèbre mauvais chargement quand bien même le fanion indiquant l’excédent de charge est posé de façon évidente ! A cela s’ajoute les radars qui sont positionnés à des endroits formellement interdits quand ils ne sont pas inexistants. A Abidjan les pentes, côtes et autres virages sont les espaces choisis par les agents indélicats pour soutirer de l’argent aux automobilistes. En effet il serait impossible, même à une voiture intelligente de ne pas monter une côte, négocier un virage ou descendre une pente sans prendre de la vitesse ! Un racket des automobilistes si bien structuré depuis des années qu’il semble ne plus déranger. Des montants de 500 F, 1000 F ou 2000 F Cfa…cet argent soutiré aux citoyens est souvent remis sans une contravention ou même une preuve que l’argent a été bien remis à un agent des forces de l’ordre.

« Lorsque qu’après le constat d’une infraction, l’agent de police immobilise votre véhicule, il vous dira par exemple que son « collègue qui a la souche de la contravention est absent ! » Il vous fait perdre inutilement le temps pour vous amener à prononcer cette phrase que tous les policiers ivoiriens affectionnent : « Chef on fait comment ? » Il sait alors que vous avez l’intention de négocier pour regagner votre lieu de travail » nous indique en fin connaisseur M Koffi Kouadio Alain, responsable d’une PME froid et climatisation.

Cette attitude pousse aujourd’hui de nombreux véhicules de transport en commun à circuler sans aucune pièce administrative, et même l’assurance. Des clando’ qui mettent la vie des honnêtes citoyens en danger avec la bénédiction des policiers. Pour en savoir plus sur cette pratique nous nous rendons à la gare de gbaka d’Adjamé et celle de wôrô-wôrô de Treichville. Coulibaly H, un chauffeur nous indique clairement que « les chauffeurs payent une substantielle somme aux policiers » pour circuler librement toute la journée.

« Lorsque je suis arrivé dans le transport cette pratique existait déjà ! Je ne sais pas qui a ces pièces et qui ne les a pas, mais je suppose que si vous vous acquittez de la somme que les policiers veulent vous, pouvez rouler tranquillement » nous indique H Coulibaly.

Tout semble donc expliquer l’incivisme des chauffeurs des véhicules de transport en commun sur nos routes. Les agents de police semblent ne rien voir des nombreux stationnements interdits, de l’absence de rétroviseurs et autres feux sur les véhicules sans oublier les dépassements dangereux que réalisent les chauffeurs de gbaka et wôrô-wôrô.

Un combat de David contre Goliath

La politique nationale de lutte contre la corruption prend en compte la question du racket et de l’incivisme au sein de la police nationale. La preuve de nombreux policiers indélicats ont été traduit devant le tribunal militaire et jetés en prison. Des exemples pour redresser les brebis galeuses, des exemples que la population salue, mais qui ressemblent plus à un coup d’épée dans l’eau ! Pour un seul policer derrière les barreaux, ce sont des centaines qui continuent de soutirer injustement de l’argent aux citoyen dans les rues.

« Je pense personnellement que la question du racket et généralement la corruption au sein de la police est avant tout une question de mentalité. Tant que les policiers seront convaincus qu’ils ne font pas de mal, le racket continuera. Par contre, si chaque policier comprend qu’il fait du mal au citoyen en donnant dans le racket, les choses changeront » nous explique M. Koné F. R. sociologue.

Pour guérir du racket, la police doit reconnaître qu’elle est malade. Cela implique un engagement de la hiérarchie dans l’assainissement du corps. Les bruits de corruption lors du concours d’entrée à l’école de police doivent être dissipés et les éléments (officiers et sous-officiers) plus instruits sur les questions touchant au civisme, à la protection des droits de l’homme et au respect du citoyen. Un policier soucieux du bien-être de ses compatriotes ne les escroque pas, mais aide à les protéger contre toutes les formes d’abus. C’est seulement en tournant le dos à la corruption et au racket que la police pourra véritablement assurer sa mission qui consiste à veiller à l’application des lois et assurer la protection des personnes et des biens.

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03. sept.
2013
Commerce
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Bon appétit à Abidjan avec Hellofood !

hellofood
Un repas avec Hellofood en un clic !

Il est midi à Abidjan, c’est l’heure de la pause pour de nombreux Ivoiriens. Travailleurs, étudiants, hommes d’affaire ou chef d’entreprise, chacun se dépêche pour trouver très rapidement un espace gastronomique non loin de son lieu d’étude ou de travail pour manger. S’affaisser dans le siège d’un restaurant et déguster un bon plat en toute quiétude est le vœu que chacun caresse entre midi et deux. Ce geste n’est pas du tout évident pour de nombreux Ivoiriens surtout lorsque vous vous retrouvez dans des quartiers comme le Plateau, Marcory, Vridi ou Cocody et surtout lorsque vous avez une pile de dossiers à évacuer avant la fin de la journée !

Comment donc arriver à concilier une pause gastronomique avec un programme professionnel souvent chargé ? Comment trouver rapidement un menu équilibré pour toute la famille au dîner ? Comment savourer un bon plat entre amis lors d’une télé-party ? Parce que chaque minute est importante pour vous, Hellofood vous donne l’opportunité de bien manger sans quitter votre lieu de travail, votre université ou même votre domicile. Hellofood est un service gastronomique de proximité très innovant qui répond aux besoins des consommateurs. Il s’agit d’un service de livraison de plats dans tout Abidjan quelque soit le quartier et la nature de votre commande ! Bien manger avec un menu équilibré c’est possible grâce à un geste tout simple. En effet Hellofood vous donne l’occasion de commander vos plats en ligne chez vos restaurants favoris. En un clic sur le site https://www.hellofood.ci vous pouvez à n’importe quel moment de la journée passer une commande. Une fois sur le site, renseignez simplement votre quartier et choisissez le restaurant qui correspond à vos goûts et votre budget, selon les heures de livraison. Vous payez simplement votre repas au livreur sans supplément comme si vous étiez au restaurant ! Voici un clic utile qui vous évite de tourner en rond à la recherche d’un restaurant ou même de faire la queue juste pour une pizza ! Hellofood c’est aussi la garantie d’un menu très varié et donc la certitude de ne pas tomber dans une routine gastronomique. Plats africains, mets asiatiques, gourmandises européennes, spécialités libanaises ou sandwichs, il y a de quoi se faire plaisir et faire plaisir aux autres chez Hellofood.

Pour être encore plus proche du client, Hellofood a développé une application compatible avec vos terminaux mobiles quelque soit votre opérateur. Il suffit d’aller sur https://www.hellofood.ci/contents/apps pour la télécharger et passer vos commandes en ligne. Un service facile, rapide, fiable et sécurisé qui vous donne l’opportunité de bien manger sans vous déplacer.

Pour contacter Hellofood

Par email: contact@hellofood.ci

Par téléphone (10h à 22h) : +225 20 22 06 31 ou +225 47 05 22 76

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02. sept.
2013
SOS
3

Côte d’Ivoire : quand manger devient un luxe

La grogne se poursuit sur les marché
La grogne se poursuit sur les marchés

Difficile de croire en la politique de lutte contre la cherté de la vie menée par le gouvernement ivoirien. En effet chaque jour qui passe est un nouveau jour de hausse sur les marchés. Une situation que les ménagères supportent de plus en plus mal.

Il est 11 heures à Abidjan et à cette heure tous les marchés de la capitale économique Ivoirienne grouillent de monde. Nous nous faufilons parmi les commerçants et les clients pour être au parfum des dernières hausses des denrées sur le marché. Première escale l’espace tubercule du marché Gouro d’Adjamé. Sur son étalage Konan Amenan propose plusieurs variétés d’igname. A titre d’exemple, le kponan est à 300 francw Cfa et l’assawali à 250 francs Cfa le kilo. La commerçante reconnaît que ces prix sont élevés néanmoins elle prend le soin de nous expliquer pourquoi les prix sont constamment à la hausse.

« Je dois vous dire très clairement que la hausse ne dépend pas de nous. Seuls les grossistes qui viennent nous livrer en camion ont le monopole du prix. Ils font venir les ignames de Bouna et de Bouaké. Ils proposent le kilo à 240 F ou 265 en fonction de la période et des espèces », nous indique Konan Amenan.

On comprend sur la base d’un petit calcul que le bénéfice des commerçantes oscille entre 10 et 35 F Cfa sur chaque kilogramme d’igname vendu ! L’étalage d’igname de Victorine jouxte la grande table de Fadilatou. Une commerçante d’épice dont l’activité principale est le négoce des oignons. Un condiment incontournable qui subit aussi une hausse incontrôlée côté prix.

« Plus que tout autre denrée, le prix de l’oignon subit une véritable fluctuation. Le sac peut coûter 14.000, 15.000 voire 15.500 f CFA. Ce même sac d’oignon il y a quelque temps de cela se vendait entre 8.000 et 10.000 f CFA au plus. Avec les nouveaux prix nous sommes obligés de faire des petits calculs pour faire un petit bénéfice » affirme la vendeuse.

Ce petit calcul dont parle Fadilatou oblige les commerçantes à proposer les oignons à 650 voire 700 F Cfa le kilo. Les autres légumes n’échappent pas à cette fluctuation. Les aubergines, gombos et autres tomates fraîches vendus hier par petits tas à 50 francs sont aujourd’hui vendus au minimum à 100 francs ou même 200 francs sur certains marchés d’Abidjan. Pour faire une bonne sauce et bien nourrir sa famille, les tubercules d’igname et les légumes ne suffisent pas. Il faut bien faire un tour chez le boucher ou la poissonnière. Dans un contexte économique de plus en plus difficile, rares sont les familles qui peuvent s’offrir le luxe d’un repas copieux avec des protéines animales. La raison est toute simple : le prix du kilogramme de viande est trop élevé et ceux qui veulent se rabattre sur le poisson se heurtent aux prix imposés par les grossistes du port. Faisons-nous une idée des prix pratiqués avec Mme Bamba une poissonnière de Wassakara.

« Le carton de poisson chinchard qui était à 19 000 et aujourd’hui monté à 24 000 F, le mâchoiron est passé de 8 000 à 10 000 F, le prix du maquereau est passé de 7 000 à 11 000 F Cfa ! Vous remarquez très bien que la hausse se situe entre 2 000 et 5 000 F selon les espèces de poisson » nous explique madame Bamba.

Il faut donc revendre le poison à 700, 800 ou 1000 F pour réaliser un petit bénéfice. Une véritable souffrance pour les commerçantes.

Cette souffrance des commerçantes est aussi partagée par les mères de famille qui écument chaque jour les marchés de la capitale économique ivoirienne à la recherche de quelques légumes pour nourrir mari et enfants. Le panier de la ménagère n’existe plus, il s’est transformé en sachet de la ménagère ironisent les femmes sur le marché qui ne savent plus à quel saint se vouer.

« Je suis venue avec 2 000 Fau marché depuis 7 heures et à force de comparer le prix des denrées il est 12 h 15 ! Je risque de me retourner sans rien acheter parce que tout est devenu cher. Les mêmes provisions que vous faites lundi à 2 000 F vous les ferez dans une semaine à 2 500 voire 3 000 F. Il est de plus en plus difficile de manger » s’inquiète Madame Yeo Salimanta.

En Côte d’Ivoire de nombreuses familles ne cherchent plus à manger à leur faim. Juste le minimum deux (2) ou une (1) fois par jour pour « rester en vie ». Quand les difficultés frappent, on oublie la qualité pour penser quantité.

« Quand vous regardez une sauce graine de 2013 et celles que nos mères cuisinaient en 1990 ou même avant, vous sentez la différence. Nos sauces sont juste de l’eau portée à ébullition avec quelques légumes. Les Ivoiriens mangent de plus en plus mal et nos autorités semblent ne pas se soucier de notre sort » s’indique Mme Koffi Ange.

La question de la cherté de la vie dans le contexte socio-économique assez difficile qui est celui de la Côte d’Ivoire mérite une attention particulière. Les autorités Ivoiriennes doivent mener la lutte d’une autre manière et accepter d’abandonner leurs bureaux feutrés de la cité administrative du Plateau pour descendre sur les marchés pour toucher du doigt la souffrance des populations.

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25. août
2013
AFRIQUE
2

AFROBASKET : Bilan des 16ème de finale

L’antre du basket-ball Ivoirien vibre au rythme des rencontres de l’AFROBASKET
L’antre du basket-ball Ivoirien vibre au rythme des rencontres de l’AFROBASKET

La phase de poule de l’AFROBASKET 2013 vient de s’achever à Abidjan. Au terme de ce 16ème de final, force est de constater que les ténors du basket-ball africain ont confirmé tout le bien que les analystes disaient d’eux à l’exception du Sénégal qui a montré un jeu assez décousu et très peu convainquant. En témoigne sa quatrième défaite d’affilé face à la Côte d’Ivoire en quatre phases finales de l’AFROBASKET et ses deux victoires au forceps face à l’Algérie et à l’Egypte. L’Angola a réussit son entrée avec ses athlètes qui ont prouvé qu’ils n’étaient pas à Abidjan en tourisme! Idem pour la Tunisie, l’équipe à abattre puisse qu’elle est la tenante du titre. Elle l’a rappelé en punissant à plus de 100 points le Burkina Faso ! Sans complexe, sans pression, sans tambour ni trompette, l’équipe tunisienne développe un jeu posé. Bien sûr elle était face à des adversaires qui n’avaient rien à perdre à se faire battre par la tenante du titre mais qui caressaient le secret espoir de briller face à la Tunisie. Cet exploit n’a pas été réalisé par le Maroc, le Rwanda et le Burkina, un pays qui est à sa quatrième phase finale de l’AFROBASKET contrairement aux idées reçues. Ce pays d’Afrique de l’ouest a péché par son manque d’expérience en commettant de nombreuses fautes. Le haut niveau a ses réalités qu’il faut connaître avant de se frotter aux dinosaures du basket-ball africain.

Bien que de nombreuses équipes aient été remaniées à plus de 50%, des athlètes de haut niveau (USA, France, Belgique…) ne sont pas venus défendre les couleurs de pays respectifs. Qu’à cela ne tienne, les 16ème de final ont été riche en bon jeu et surtout en ambiance folle depuis le Palais des Sports de Treichville. Côté ambiance le 12ème Gaïndé du Sénégal arrive en pôle position avec une délégation d’au minimum 200 supporteurs par rencontre. Les supporteurs Sénégalais ont boudé leur équipe après la lourde défaite face aux Ivoiriens. L’appel irrésistible des gradins à fait le reste : les danseurs et danseuses de m’balax ont repris la route du Palais pour être témoins de la deuxième victoire du Sénégal. La Côte d’Ivoire pays hôte suit avec CNSE et le wôyô national. Une ambiance folle avec tambours et castagnettes qui a galvanisé les Eléphants. Un soutien salué par Ismaël N’DIAYE le capitaine des Eléphants basketteurs. La colonie centrafricaine s’est aussi signalée lors de toutes les rencontres de la RCA, idem pour l’Angola, le Cap-Vert et le Burkina. Il faut aussi noter que quelque soit le match qui se jouait, des fanas de basket-ball Ivoirien venaient de tous les quartiers pour apprécier le spectacle. Un bon jeu qui fera oublier un tout petit peu les problèmes socio-politiques que la Côte d’Ivoire vit au quotidien.

Polémique sur la composition de l’équipe de Côte d’Ivoire

Pendant que sanglés du maillot orange-blanc et vert, les Eléphants se battent sur le parquet du Palais, des bloggueurs et apprentis journalistes ont trouvé le malin plaisir de lancer le débat (ou plutôt la polémique) sur le degré « d’Ivoirité » de l’équipe nationale de Basket. Pour eux (j’évite de les citer exprès) l’équipe serait composée de Mercenaires ! Qui peut-on appeler mercenaires ? Des Ivoiriens nés aux Etats Unis qui ont refusé la nationalité américaine pour leur pays ou des bi-nationaux qui ont tourné le dos (par patriotisme) aux pays de leurs pères pour celui de leurs génitrices ? Ah sacré Côte d’Ivoire! Pendant que la loi sur la Nationalité divise le Parlement, certaines plumes l’invitent sur les parquets. Ainsi va l’AFROBASKET et ces quelques commentaires d’individus isolés en manque tweets et de reconnaissance ne saurait gâcher la fête africaine de la balle au panier. Les 8ème de final commencent ce lundi, toute défaite sera synonyme d’élimination. Bonne chance à tous!

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21. août
2013
AFRIQUE
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AFROBASKET 2013 : Une première journée riche en bonnes prestations

Moment de lutte en raquette lors du face à face Côte d'Ivoire - Algérie
Moment de lutte en raquette lors du face à face Côte d’Ivoire – Algérie

La première journée de l’AFROBASKET en terre ivoirienne a tenu toutes ses promesses. Quatre rencontres très relevées ont meublé le jour 1 de la compétition.

En levé de rideau, la Centrafrique était face au Mozambique. Une rencontre qui pourrait être illustrée par le dicton : « Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué ». Les Centrafricains ont dominé le match sur trois quart-temps avant de faiblir face aux Mozambicains plus entreprenants à trois minutes de la fin du match. Les Centrafricains trébuchent 66 – 70 face au Mozambique, idem pour l’Egypte qui tombe les armes à la main face au Sénégal.
Un match interdit aux cardiaques tant il a été dominé par de nombreuses parités dont un 70 – 70 à 6 secondes de la fin du match. Ibrahima MBENGUE libère un tir sec et soulage le 12ème gaïdé (supporteurs sénégalais). Comme le Sénégal, le pays hôte de la compétition était très attendu après la cérémonie d’ouverture. La Côte d’Ivoire a marqué son parquet en signant sa première victoire face aux Algériens. 64 – 47 dans un match qui a faillit basculer en quelques secondes si l’Algérie avait sur profiter d’une remontée à deux points des Ivoiriens à la fin du troisième quart-temps. Les fennecs pensaient pouvoir jouer sur la pression psychologique du pays organisateur, mais c’était mal connaître les poulains du coach LEZCANO Moya qui fort du soutien des Éléphants supporteurs sont arrivés à leur fins.
Le plus important écart de la journée est à mettre à l’actif de l’Angola qui fidèle a son statut de super favori à largement dominé le Cap Vert 75 à 50. Les Palancras négras ont séduit par leur jeu efficace et leur adresse qui leur colle toujours à la peau. Mention spéciale pour Carlos Morias qui offre 21 points à son équipe pour sa première victoire.

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14. août
2013
Nouvelles du pays
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La Côte d’Ivoire se (re)construit de gré à gré !

Un pont réhabilité dans la commune de Cocody (image d'illustration)
Un pont réhabilité dans la commune de Cocody (image d’illustration)

Pendant que le Président Alassane Ouattara parle de bonne gouvernance et d’émergence à l’horizon 2020, son régime fait la promotion de mauvaises pratiques économiques.  

En économie, un marché de gré à gré est une offre dont l’attribution se fait sans mise en concurrence. La comparaison entre des soumissions multiples qui doit permettre à l’Etat d’avoir le meilleur rapport qualité, coût et délais n’est plus garanti. L’entreprise qui est coptée dicte ses conditions à tous les niveaux. Or, la libre concurrence impose aux entreprises une meilleure qualité, des coûts réduits et des délais raccourcis. Et si donc le gré à gré fait autant perdre à l’Etat au niveau des coûts concurrentiels, pourquoi les Agences Gouvernementales ont-elles recours à cette pratique Côte d’Ivoire ? Pour Coulibaly Non Karna, président de l’autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), le gré à gré se justifie seulement sous un nombre restreint de conditions.

« Les cas de monopole ou d’urgence impérieuse peuvent justifier une passation de gré à gré. Vous avez une école dont la toiture a été arrachée par une tempête, il est évident que vu les délais, vu l’urgence, le bon sens veut qu’on aille vers le gré à gré plutôt que de faire des procédures de passation par appel d’offre ouvert qui vont mettre du temps et priver les élèves de leur école » nous explique Non Karna.

Si l’attribution d’un marché de gré à gré se justifie, il n’en demeure pas moins que cette mesure reste une décision d’exception qui ne saurait devenir un mode d’attribution d’un marché public. Or, depuis la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire a franchi le rubicond ! On estime aujourd’hui qu’entre 50 et 60% des marchés publics ont été attribué de gré à gré. Ce chiffre est de loin le plus élevé de toute l’UEMOA ! Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a lui-même reconnu la pratique qui pour de nombreux économistes est un acte de mauvaise gouvernance. Un danger pour un pays qui veut se donner les moyens d’être émergeant à l’horizon 2020. L’Etat Ivoirien promet d’ici peu de l’ordre dans l’attribution de ces marchés de gré à gré, chose que confirme Coulibaly Non Karna. Le Président de l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics soutient que d’ici fin décembre 2013 « l’audit des marchés gré à gré pour la période 2011 – 2013 sera achevé et dans le premier semestre 2014 » les résultats seront connus de tous.

Pendant que l’audit est en cours, l’opposition Ivoirienne continue de se délecter des déboires du régime Ouattara. Celle-ci martèle sous tous les toits que la Côte d’Ivoire est géré par une seule famille, un clan ethnique et un cercle d’amis qui se partagent l’argent du pays par des marchés de gré à gré en endormant les Ivoiriens avec des concepts pompeux comme l’émergence économique et la bonne gouvernance.

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10. août
2013
WEEK END REVIEW
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Revue de la semaine du 5 au 10 août 2013

Le Chef de l’Etat Ivoirien lors du défilé militaire
Le Chef de l’Etat Ivoirien lors du défilé militaire

Bienvenu à cette revue de la semaine ivoirienne sur un air d’indépendance tcha-tcha et un vent de réconciliation ! 53 ans de la mère patrie ça se fête et à l’occasion de cette célébration les Ivoiriens ont eu l’opportunité non pas d’écouter un message à la Nation mais plutôt une interview à la Nation. Fraternité Matin revient sur le show d’Alassane Ouattara face à deux journalistes sur les antennes de la RTI première chaine. Le canard pro-gouvernemental publie l’intégralité de cette longue interview en insistant sur les passages forts principalement ceux touchant aux questions de Réconciliation, de la Nationalité, la Relance économique et la diplomatie. Morceau choisi de cette interview à lire dans Le Mandat « Mon souhait être candidat unique pour le RHDP », « pourquoi j’accepte les marchés gré à gré ». Autre morceau choisi à lire dans Le Patriote « Je veux aller vite » parlant de la relance économique, « 2014 j’augmente les salaires », « nous travaillons pour sortir les plus pauvres de la misère ». Ces promesses n’enchantent en rien le FPI, le parti fidèle à Laurent Gbagbo à tout simplement boycotté la fête nationale. Un acte que Maitre Doumbia Yacouba du MIDH, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains qualifie d’inquiétant pour la construction d’un Etat de droit dans les colonnes de Nord-Sud Quotidien. Toujours au sujet de cette célébration, Dernière heure Infos nous laisse entendre qu’une nouvelle tentative de coup d’Etat a été déjouée au Palais présidentiel par les hommes du Ministre Hamed Bakayoko. Pendant que le pays célèbre son 53ème anniversaire, le FPI célèbre la libération de ces 14 détenus ; en témoigne la une des quotidiens proche de l’opposition. Le Démocrate nous indique que juste après sa sortie de prison Affi crache le feu ! En effet à la une du quotidien Le Temps le numéro 1 par intérim du parti annonce clairement qu’ils sont de retour pour redresser les politiques tordues du Président Ouattara. Pour Le Nouveau Courrier c’est l’heure de remobilisation qui vient de sonner et le parti de Gbagbo va encore faire peur. La preuve selon L’Intelligent d’Abidjan, Michel Gbagbo malgré son appel à la paix et à la réconciliation est déjà menacé, plusieurs pro-ouattara sont contre cette liberté provisoire, une rencontre cruciale sera organisée à Accra nous dit le confrère pour le retour des exilés. Quant aux FRCI qui ont élu domicile chez Michel Gbagbo, ils sont sommés de quitter sa résidence. Pour L’Inter et Le Quotidien d’Abidjan la liberté provisoire accordée aux pro-gbagbo n’est pas un cadeau. Le Président cède en réalité aux pressions internationales avec des menaces ouvertes de l’ONU via son secrétaire général et surtout des grandes puissances qui ont décidé de retirer leur soutient à Alassane Ouattara. C’est ici que s’achève cette revue de la semaine ivoirienne, A la semaine prochaine

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07. août
2013
Nouvelles du pays
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Savoir dire merci !

Savoir dire merci ne coûte rien
Savoir dire merci ne coûte rien

« Quand vous êtes en palabre avec quelqu’un et que ce dernier vous fait un geste, c’est quelque part le début d’une réconciliation ». Ce dicton posté sur facebook par un célèbre journaliste et blogueur Ivoirien est une phrase que je me permets de reprendre pour illustrer ce post à l’attention des membres et militants du FPI (Front Populaire Ivoirien). Les militants du parti fidèle à Laurent Gbagbo semblent avoir oublié une chose : la justice Ivoirienne n’était nullement obligée de libérer un seul détenu pro-gbagbo. Comme on le dit à Abidjan « s’ils n’étaient pas libérés qu’aurez-vous fait ? ». RIEN à part continuer de crier sous tout les toîts et jouer les victimes à souhait. Quand sur 700 prisonniers on vous libère 14, le premier mot qui doit vous venir à l’esprit c’est merci et non l’orgueil de signifier au Président de la République qu’il n’a rien fait ! Je les vois encore glander à l’arrivée de leurs amis de gabegie et de corruption au siège de leur parti sis à Attoban Cocody Riviera. La joie de retrouver des prisonniers politiques et non des moindre ne doit pas rendre certain amnésique. 90% d’Ivoirien étaient bien loin de s’imaginer que cette libération interviendrait un jour. Le fils de Gbagbo dehors même si c’est provisoire, Affi N’guessan libre…une foutaise caractérisée pour les parents des victimes au moment où des corps sont déterrés ici et là dans la capitale Ivoirienne. Le pouvoir en place a pesé le pour et le contre d’une telle décision. Comme hier certains ne voulaient plus entendre le nom de Gbagbo pour avoir signé les accords de Pretoria, la libération de 14 membres influents du FPI crée forcément un mécontentement dans le cœur de nombreux militants du RHDP et des familles des victimes. « C’est Ouattara qui parle de réconciliation, sinon si c’est moi ils vont tous mourir en prison, Gbagbo le premier ». Quand un pays, 3 ans après une crise qui a fait 3.000 morts il y a encore ce type de réflexion, il faut savoir modérer son arrogance politique et saluer un geste d’ouverture avant d’appeler à la libération d’autres prisonniers. Le malheur du FPI comme dirait un cadre influent du RHDP, c’est d’avoir trop longtemps eu « un comportement de délinquance politique ». « Ils ne savent qu’injurier et le mot remise en cause n’existe pas dans leur vocabulaire ». Pour une fois dans la vie du parti de Laurent Gbagbo, que le mot MERCI puisse faire son entrée dans votre dictionnaire politique.

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05. août
2013
Nouvelles du pays
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Mendiant d’Abidjan l’heure est venue de se reconvertir

Plus de mendiants dans les rues!
Plus de mendiants dans les rues!

Les mendiants et les commerçants ambulants désormais personæ non grata dans les rues d’Abidjan ! La décision émane du Gouvernement Ivoirien. Visibles à tous les carrefours, les mendiants qui affichent leurs infirmités pour recevoir des pièces sont une tâche dans le décor de la capital Ivoirienne. Abidjan qui après avoir souffert de la crise post-électorale retrouve son lustre d’antan veut avoir fière allure surtout qu’elle est aujourd’hui le centre névralgique de plusieurs rencontres internationales et sous régionales. En prenant la décision de déguerpir les mendiants, les autorités Ivoiriennes par le canal du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité veulent assainir les grands carrefours de la perles des lagunes qui sont devenus des nids de promotion de la misère humaine. Plus de mendiants dans les rues et il va falloir s’y faire et surtout se conformer à cette décision au risque d’être déguerpis manu militari ! Quant aux vendeurs ambulants, bras armés de certains grossistes véreux, perturbateurs à souhait du trafic routier et souffre-douleur des unités de police dédiées à la circulation ils doivent aussi quitter la rue. Les activités de commerce selon Sidiki Diakité préfet de la région des lagunes répondent à des normes fiscales clairement établies par les autorités Ivoiriennes. Nul n’a le droit de contourner de telles mesures pour se sucrer sur le dos des contribuables sans payer d’impôt ou de taxes. Les commerçants ambulants affiliés aux grossistes indélicats écoulent à bas prix des marchandises qui n’ont pas été déclaré aux services fiscaux.

Mendiants ou commerçants ambulants, si tel est leurs activités premières pour se prendre en charge, tous devront se faire identifier auprès des services rattachés au Ministère de la Solidarité, celui de l’emploi et des personnes handicapés pour pouvoir bénéficier d’un programme de prise en charge social. Si depuis ce 5 août 2013 la phase de déguerpissement a débuté, les autorités Ivoiriennes veulent également se donner les moyens de convaincre les Ivoiriens du bien-fondé de cette mesure. Aussi une campagne de sensibilisation sera menée par les ministères engagés dans l’opération. La mesure de déguerpir les mendiants et les commerçants ambulants s’inscrit dans le cadre des opérations de lutte contre l’insécurité engagés par les autorités Ivoiriennes. Présenter la mendicité comme activité de promotion de l’insécurité n’est pas anodin. Force est de constater que de véritables empires financiers à Abidjan se sont construits grâce aux mendiants. Très bien organisés, ces réseaux de mafieux exploitent la misère des handicapés et autres personnes vulnérables. Dès le matin, les mendiants rallient par véhicules entiers leurs « différents lieux de travail ». Ils doivent ensuite se faufiler entre les voitures pour faire la recette du jour. Le soir venu il dépose leurs avoirs auprès du Chef de réseau par l’entremise de ces petites mains. C’est contre de telles pratiques que l’Etat Ivoirien va désormais en guerre.

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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