La concubine privée de tous ses droits !

22/02/2012 Suy Comments off

 

La violence est le quotidien de nombreuses femmes !

Elles sont nombreuses en Côte d’Ivoire ces femmes à qui des hommes ont fait miroiter monts et merveilles pour les appâter en vue de les attirer dans une vie de couple où il existait déjà une autre relation. Elles vivent depuis plusieurs années en concubinage une forme d’union que les lois Ivoiriennes ne reconnaissent pas. Privées de tous leurs droits elles vivent le calvaire à l’image d’Aïcha une jeune mère. Son homme moins âgé que la première concubine était soumis aux caprices de cette dernière. Résultats : la violence au quotidien malgré que la pauvre Aïcha attendait un enfant ! Par chance elle n’a vécu qu’une seule année de concubinage mais ce moment de sa vie fut marquée par l’angoisse, la tristesse et l’amertume. « Je vivais avec ce dernier qui avait déjà une copine : j’ignorais tout de cette relation. Il m’avait fait croire qu’ils avaient des problèmes et qu’ils envisageaient se séparer. Une fois que je suis arrivée chez lui j’ai constaté que ‘’l’autre’’ était toujours là ! Il me frappait, me maltraitait, il faisait des sorties nocturnes et quand je me plaignais il me battait. Il me demandait tout le temps de retourner chez moi » soutien Aïcha.

Aïcha n’a pas vraiment choisi cette vie. Son père trouvait qu’à 27 ans il était impératif pour elle de se trouver un homme. Enceinte, elle profite de sa grossesse pour s’incruster dans la vie de l’homme qu’elle croyait être le sien. Portant une grossesse presqu’à son terme et malmené par son homme elle décide de se tirer de cet enfer. Elle soutire la somme de 300.000 f CFA à son ‘’conjoint’’ et s’enfuit de la maison. « J’ai pris cet argent parce que je ne supportais plus de vivre sous le poids des coups et des bastonnades au quotidien. Il me demandait de retourner en famille et moi je lui demandais de me donner de l’argent pour que je puisse le quitter. Il n’a jamais voulu me donner quoi que ce soit et si j’ai pris cette somme de 300.000 c’est parce que je voulais surtout avoir quelque chose pour accoucher dans de bonnes conditions ! » nous explique la jeune femme. Aïcha part de la maison de son homme où elle n’avait aucun droit pour trouver refuge chez une amie mais sa cavale ne fut que de courte durée puisse que son homme décide de porter plainte dans un commissariat de Police. La convocation loin d’être au nom d’Aïcha est adressée à sa jeune camarade qui l’héberge : elle est accusée de complicité de vol ! Aïcha refusant de voir son amie payer pour son acte se rend à la Police. « J’ai confirmé à l’officier que j’avais bien pris la somme de 300.000 mais lorsque j’ai pris cet argent je l’ai informé. L’officier m’a tout simplement dit que c’est un vol. Mon ‘’conjoint’’ a aussitôt demandé que je sois mise en prison si je refusais de rendre son argent ! ». Aïcha passera 30 minutes avec sa grossesse de 7 mois derrière les barreaux, une éternité pour elle, le moment le plus triste de sa vie nous dira la jeune maman.

Son homme furieux débarque au poste de Police avec l’autre concubine : il retire sa plainte mais se désengage de la grossesse. Aïcha désormais toute seule utilisera les 300.000 f CFA pour ses soins médicaux jusqu’à l’accouchement. Jusqu’à ce jour sa petite fille n’a pas un extrait d’acte de naissance : le père refusant de s’occuper de sa progéniture. « Lorsque que j’ai accouché il m’a appelé un jour pour connaître le sexe de l’enfant. Depuis qu’il a su qu’il s’agissait d’une fille il ne m’a plus rappelé ! » nous confie Aïcha. Il nous dira par la suite qu’un ami de son ‘’conjoint’’ a tenté une médiation secrète pour que le père puisse reconnaître l’enfant. Aïcha s’oppose et soutient que si tout ce passe en cachette le père pourra tôt ou tard se désengager une nouvelle fois. Aïcha, à moins d’un sursaut d’orgueil de la part de son ex-conjoint ne pourra jamais saisir la justice pour obtenir une pension alimentaire pour sa fille. Sa petite fille n’ayant pas été reconnue par son père, sera aussi privé de tous ces droits. Le père d’Aïcha conscient d’avoir poussé sa fille à l’erreur en l’obligeant à vivre avec un homme a décidé de l’accueillir de nouveau sous son toit !

SUY Kahofi

 

Développement : Baisse de l’IDH Ivoirien

21/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

Les décideurs Ivoiriens promettent des lendemains meilleurs au peuple

Le Programme des Nations Unies pour le Développement a rendu public son rapport de l’année 2011 et il est aisé de reconnaitre que la Côte d’Ivoire ne figure pas parmi les bons élèves du développement mondial. Pour mémoire le thème marquant le bilan de l’année 2011 est ‘’durabilité et équité, un meilleur avenir pour tous’’ et les autorités Ivoiriennes entendent donner un sens réel à ce thème pour la Côte d’Ivoire. Selon N’dolambe N’gokwe représentant résident du programme des nations unies pour le développement, de manière générale l’IDH, l’indice de développement humain est en progression dans le monde avec un taux de 41% aujourd’hui. A l’inverse, la Côte d’Ivoire enregistre une baisse de cet indice. « L’IDH en 2011 a été estimé à 0,400 situant la Côte d’Ivoire à la 170 place sur 187 pays pris en compte par le rapport » explique N’dolambe N’gokwe.

Du côté du gouvernement on dit prendre acte de ce rang peu élogieux pour la Côte d’Ivoire mais l’engagement est pris par les autorités Ivoiriennes que tout sera mis en œuvre pour que la Côte d’Ivoire remonte vers une position plus honorable. « Ce rapport met le gouvernement devant ses responsabilités mais lorsque l’évaluation 2012 sera faite, la Côte d’Ivoire aura suffisamment amélioré son rang » soutien Albert Mabri Toikeuse ministre d’Etat, ministre du plan et du développement. Il ajoute par ailleurs que ce rapport tient compte des indices liés à l’éducation de base, l’espérance de vie, les questions de santé qui sont déjà des priorités pour le gouvernement Ivoirien selon le Plan National de Développement 2012 – 2015. Le désir de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations africaines tourne souvent à une surexploitation des richesses minières et agricoles et une destruction de l’environnement. Comment concilier développement économique, sauvegarde des ressources non renouvelables et respect du patrimoine environnemental ? A cette question les décideurs Ivoiriens disent réellement y penser selon Allah Kouadio Rémi Ministre de l’environnement et du développement durable. « Au niveau du Ministère nous avons mis en place la Stratégie Nationale de Développement Durable. Il s’agit de l’outil qui va nous permettre de progresser en termes de préservation de l’environnement, en termes d’équité sociale et petit à petit nous allons introduire les notions de développement durable auprès des populations ». Pour le ministre Allah Rémi, la sauvegarde de l’héritage environnemental aussi bien de la Côte d’Ivoire que celui de l’Afrique doit être un combat concerté entre les Etats Africains, les organismes internationaux, les multinationales et les bailleurs de fond.

SUY Kahofi

 

Il faut sauver d’urgence la lagune Ebrié

20/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

La pollution de la lagune Ebrié par Polman (www.caric-actu.com)

La lagune Ebrié au cœur d’un important trafic lagunaire va-t-elle disparaître sous le poids de la pollution ? C’est ce qui inquiète les habitants de la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Chaque jour qui passe, la quantité d’ordure ménagère augmente sur les berges de l’étendue d’eau. Les eaux usées de toute la capitale se déversent dans la lagune. Les herbes envahissent de plus en plus la surface de la lagune. A la moindre pluie, une odeur nauséabonde envahit les quartiers à proximité. Difficile de dire si la lagune est aujourd’hui une poubelle géante, un puit perdu pour WC et toilette ou une décharge a ciel ouvert ! Si les crocodiles ont vite fait de s’approprier la surface de la lagune qui est aujourd’hui semblable à la terre ferme, quand est-il des autres espèces ? Les crabes, fossoyeurs traditionnels des fonds marins et lagunaires meurent de façon étrange : nous avons pu observer plusieurs espèces gisantes (étouffées certainement) sur le bord de lagune. La pollution est tellement importante à certains endroits qu’il est possible pour un être humain de rester débout sur l’amas d’ordure qui s’entremêle aux herbes sans qu’ils ne s’affaissent !

Les charognards doivent bien se régaler de cette situation de pollution généralisée. Les hérons se baladent sur une flaque gluante à la surface de l’eau. Ils ne sont pas les seuls à vivre de la charogne de plus en plus abondante à la surface de l’eau. Les corbeaux et les vautours survolent la lagune Ebrié à la recherche des cadavres de rongeurs, de poissons et de reptiles biens visibles à la surface de l’eau. Si le règne animal s’accommode de cette situation, les riverains eux ne supportent plus cette lagune aux odeurs nauséabondes ! Félix est vigile sur le boulevard lagunaire au Plateau, il en sait quelque chose lorsque la lagune se déchaine. « Vers midi – 13 heures ce n’est plus possible de rester sur place : l’odeur de la lagune devient insupportable ! Ça ressemble un peu à l’odeur des déchets toxiques qui ont été déversé à Abidjan. Quand vous avez le malheur de respirer, vous avez mal à la tête et souvent même le vertige » nous confie l’homme. Traoré est chauffeur de taxi sur la ligne de woro-woro Treichville – Cocody saint jean et il confirme les dire de Félix. « Quand vous longez la boulevard il arrive que les clients montent les vitres et je dois dire que l’odeur n’est pas du tout agréable. Je pense que les autorités doivent faire quelque chose ».

Il faut agir pour sauver cette étendue d’eau ! Les ONG de protection de l’environnement multiplient les actions pour assainir cette lagune mais le combat semble ne pas émouvoir les autorités de tutelles qui passent juste à côté de cette lagune puante les vitres montées pour accueillir leurs illustres invités. En cette période où la Côte d’Ivoire est courtisée parce qu’elle renoue avec le ‘’calme’’, ne serait-il pas judicieux de nettoyer cette lagune qui jouxte le quartier des affaires ? Il s’agit bien sûr d’une opération titanesque et si pour certains il faut draguer la surface de la lagune pour d’autres il faut apprendre aux Ivoiriens à être propres car c’est le véritable problème de la lagune. « La surface sera nettoyée mais pour combien de temps ? » se demande Aminata Bamba stagiaire dans une entreprise d’assurance au Plateau. « Il faut en amont moins d’ordure dans la lagune pour que le nettoyage de la surface puisse être utile. Je le souligne encore une fois, le problème c’est d’inviter les Ivoiriens à être moins pollueurs eux-mêmes » conclu la jeune femme.

SUY Kahofi

Gratuité de l’accouchement et de la césarienne en Côte d’Ivoire

17/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

Réduire la mortalité maternelle par la gratuité des soins

La nouvelle est tombée lors du Conseil des Ministres du mercredi 15 février 2012. Les autorités Ivoiriennes viennent de rendre gratuit l’accouchement et la césarienne pour toutes les femmes de Côte d’Ivoire. Sur présentation du Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA, le Président de la république a signé un décret portant exemption du paiement des prestations et des actes en rapport avec l’accouchement par voie basse et la césarienne dans les établissements sanitaires publics, pour les populations démunies et les non assujettis sociaux. La prise de ce décret se justifie par le niveau élevé de la mortalité maternelle et l’injustice sociale que constitue le décès d’une femme au cours de la grossesse ou de l’accouchement. Le coût de cette mesure d’exemption de paiement est estimé à 17 milliards de FCFA pour l’année 2012 et à 87 milliards de FCFA pour les quatre (4) prochaines années.

Cette mesure réjouit plus d’un Ivoirien et surtout les Ivoiriennes qui voient en la signature de ce décret un nombre plus importants de femmes qui seront sauvées lors de l’accouchement. La signature de ce décret est aussi l’aboutissement d’un long combat des ONG de promotion des droits de la femme telles que CEFCI, AIDF ou l’OFACI qui n’ont cessé d’interpeller les autorités Ivoiriennes sur la nécessité de rendre gratuit l’accouchement et la césarienne en Côte d’Ivoire. La joie affichée par les uns et les autres ne cachent pourtant pas les inquiétudes. Les récentes mesures de gratuité des soins ont conduit à des abus dans certaines formations sanitaires et les Ivoiriennes en garde un mauvais souvenir. « Je suis heureuse de cette décision du gouvernement mais je suis aussi inquiète. Vous savez la première opération de gratuité des soins nous a permis de voir jusqu’où certains médecins étaient capables d’aller pour faire payer les malades. Ils ont inventé toutes sortes de charges étranges pour nous faire payer et je me demande s’ils ne feront pas la même chose avec la gratuité pour les accouchements ? » s’interroge inquiète Botti Lou Madeleine commerçante. Koffi Brigitte partage les inquiétudes de Madeleine. « Il y a de quoi avoir une joie mesurée ! Dans un pays où la corruption est reine il est difficile que les praticiens acceptent de donner aussi facilement dans la gratuité là où ils avaient l’habitude d’empocher des sommes très importantes entre 350.000 et 600.000 pour la césarienne ! Il faut aussi souligner le fait que même avec l’argent la négligence a conduit à la mort de nombreuses femmes ou à des fistules pour les plus chanceuses ! ». Pour de nombreuses Ivoiriennes il faut attendre pour voir ce que sera la mesure dans les faits !

Il est clair que la mesure de gratuité de l’accouchement est une excellente nouvelle pour les femmes mais elle l’est aussi pour les hommes. « Il ne faut oublier qu’au-delà de toute chose c’est nous qui portons la main à la poche pour les soins médicaux de la famille. Je pense que cette mesure nous soulage mais comme tous les Ivoiriens je me méfie. Le gouvernement veut le meilleur pour la population Ivoirienne mais la question est de savoir si les praticiens vont appliquer cette décision ? » se demande Mr Coulibaly enseignant. Pour Calixte K. il ne faut pas juger les praticiens mais leur donner le temps de montrer leur bonne foi. « C’est vrai qu’on peut être inquiet mais je crois qu’il faut laisser le temps aux professionnels de la santé d’appliquer la décision. Si certains refusent de le faire les autorités prendront les mesures disciplinaires qui s’impose » souligne le jeune homme. Si à l’unanimité les Ivoiriens saluent la gratuité de l’accouchement et de la césarienne ils estiment qu’il faut des mécanismes de suivi pour que les praticiens puissent appliquer ce décret à la lettre.

SUY Kahofi

 

Quelle attitude face à la presse ?

16/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

Que font-ils ? Ils s’informent à travers les titres !

« Je regarde le journal à la télévision pour m’informer et je lis aussi les journaux ou plutôt je fait le titrologue. Lorsque je vois les titres et je lis le contenu je me rends compte qu’il  a une différence » affirme Francine K. « Je parcoure les journaux quand j’ai le temps mais j’écoute aussi la radio. Je marque que pour le même fait les journalistes donnent plusieurs versions en fonction que le quotidien soit bleu ou vert » soutien Koffi E. A l’image de ces deux Ivoiriens interrogés nombreuses sont les personnes en Côte d’Ivoire qui émettent de sérieux doutes sur le contenu de l’information distillée par les organes de presses nationaux. L’avènement du multipartisme autour des années 1990 a occasionné une floraison de journaux dont certains sont adossés à des chapelles politiques. Le même fait est commenté d’une parution à l’autre avec une telle passion et avec des titres incendiaires qu’ils jettent le plus souvent la psychose au sein de la population. Alors quand la presse Ivoirienne passe son temps à déformer les faits pour des raisons politiques, le peuple préfère ne plus croire aux journalistes ! « Croire aux commentaires ? Pas vraiment il y a tellement d’informations que je n’arrive plus vraiment à croire ! J’émets des doutes sur ce qui est dis par les journaux et les titres sont si alarmants que souvent je me dis que le pays est en danger et que nous vivons dans une situation de guerre latente » nous explique Syvain O. un huissier de justice. « Nous sommes obligés de lire les journaux parque que sans eux nous ne savons pas ce qui se passe dans le pays. Quand vous ne les lisez pas vous êtes moins inquiet mais quand vous avez le premier titre entre les mains vous êtes automatiquement affolé ! A force d’être dans le doute d’un titre à l’autre vous n’arrive plus à savoir qui dis la vérité » soutien Francine K avant de nous dire qu’elle n’a plus confiance aux journalistes.

Il n’ ya pas que les journalistes qui tordent le cou à l’information. Ils se contentent d’écrire dirons-nous mais le danger permanant dans ce circuit de l’information viciée est le Titrologue ! Ce mot désigne ces personnes qui en Côte d’Ivoire se contentent de lire les titres sans jamais s’attarder sur le contenu. Pire ils alimentent la rumeur par leurs propres commentaires qui le plus souvent contribue à accroitre les craintes des populations. Mr Bognon est professeur de lettre moderne il s’insurge contre cette pratique. « Je déplore l’attitude de ces personnes parce que le lecteur se doit d’être réellement informé. Ce que je demande à ces personnes c’est lorsqu’elles sont marquées par un titre, elles doivent s’efforcer d’acheter le journal pour le lire. C’est à ce moment seulement qu’elles seront utiles à ceux à qui elles veulent porter l’information. Si vous vous basez sur les titres en disant simplement « j’ai entendu dire » ou « j’aurais appris que » vous donnez dans la désinformation et c’est dangereux ». Les titrologues sont aussi des acteurs clés du réseau des rumeurs car au-delà du titre ils inventent toute une série de commentaires personnels. Ces commentaires loin de la réalité transmise par le journaliste jettent le discrédit sur le quotidien.

Alors face aux titrologues, à la rumeur, au manque de confiance aux journalistes et au contenu des quotidiens comment se rapprocher de la vérité ? Le Chercheur et Sociologue Rodrigue Koné du CERAP, le Centre de Recherche et d’Action pour la Paix et Responsable de la Recherche de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains propose ici une piste de solution. « Pour avoir une bonne information il faut voir le contenu du journal avant de donner un point de vue. Prendre le journal et voir son contenu ne suffit pas car il ne faut pas se limiter à un seul journal. Il faut se référer à plusieurs journaux pour arriver à se faire une opinion et je dirais que cela revêt du bon sens ! Si vous vous attardez sur un seul titre vous vous inscrivez dans une logique de confortation de vos propres idées et vous serez en ce moment dans une logique idéologique de la recherche de l’information et non dans la logique citoyenne ». Une recherche crédible de l’information par le peuple passe aussi par un toilettage de la presse et surtout un journalisme de qualité basé sur le respect scrupuleux des règles de déontologie de ce métier noble. Voici pourquoi Mam Camara le Président de l’UNJCI (l’Union des Journalistes de Côte d’Ivoire) ne cesse d’appeler ses confères à plus de professionnalisme. « J’invite chacun pour cette année 2012 à un strict respect des faits : contentez vous en temps que journaliste de décrire les faits et laissez de côté les commentaires personnels. Soyez responsable, corporatistes afin que la presse soit réconcilié avec le peuple » recommande Mam Camara.

SUY Kahofi

Education: 25.000 salles de classe en Côte d’Ivoire d’ici 2015 !

15/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

Bientôt les salles de classe ne seront plus surchargées

L’un des problèmes majeurs qui gangrène l’éducation nationale en Côte d’Ivoire, surtout au niveau de l’enseignement primaire de base est l’absence d’écoles primaires dans plusieurs localités du pays. Pendant que le gouvernement Ivoirien tente de remédier à ce problème via le plan national de développement 2012 – 2015, le ministère de l’éducation nationale mobilise des ressources pour faire face à d’autres problèmes qui sont tout aussi importants. Selon Kandia Kamissoko Camara, la ministre Ivoirienne de l’éducation nationale, la Côte d’Ivoire doit faire face à un déséquilibre entre le nombre d’enseignants et la croissance des élèves. « Nous avons plus de 4.000.000 d’élèves aussi bien dans le primaire que dans le secondaire malheureusement depuis plusieurs années nous n’avons pas bénéficié d’infrastructures scolaires c’est-à-dire de salles de classe. Cela fait que nos salles de classe sont engorgées, les effectifs sont pléthoriques et aussi, malheureusement, le recrutement d’enseignants n’a pas suivi le rythme de l’accroissement de nos effectifs » fait remarquer la ministre.

Les effectifs pléthoriques dans les salles de classe et le nombre insuffisant d’enseignant obligent les responsables d’établissement à opérer des doubles vacations et dans certains cas à autoriser un enseignant à donner cours dans deux classes différentes ! Cette situation peut être facilement touchée du doigt dans les zones rurales où trois enseignants doivent souvent se partager six classes ! Cela ne facilite en rien l’encadrement des enfants et entraine le plus souvent une formation dans l’enseignement primaire au rabais. Face à cette situation le Gouvernement Ivoirien n’entend pas baisser les bras. « Je voudrais rassurer les Ivoiriens que le Président de la République et le Premier Ministre ont décidé du recrutement d’environ 3000 personnes pour l’année 2012 pour essayer de combler ce déficit » affirme la ministre de l’éducation national. Au-delà de cette première mesure les nouvelles autorités Ivoiriennes annoncent également l’ouverture de 11 nouveaux collèges pour l’année académique 2012 – 2013 mais surtout un chantier de construction de 5.000 classes par année pour livrer d’ici 2015 un total de 25.000 classes. Ces mesures urgentes qui seront prises par le gouvernement Ivoirien pourront soulager le corps enseignants mais également les parents d’élèves qui sont obligés à chaque rentrée scolaire de confectionner des tables-bancs pour espérer que leurs enfants puissent s’inscrire.

SUY Kahofi

Les radios privées non commerciales s’impliquent pour la cohésion sociale et le développement local

14/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

Les animateurs des radios non-commerciales du nord

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a débuté ce mardi 14 février 2012, à Korhogo, à 600 km au Nord d’Abidjan, un séminaire de trois jours, à l’attention de trente cinq (35) radios privées non commerciales, des régions  du Poro, du Tchologo, du Bounkani, de la Bagoué, du Guemon, du Tonkpi, du Haut Sassandra et du Bêré, sur le thème : « La contribution des radios privées non commerciales à la cohésion sociale et au développement local ». Au nom de la délégation de l’ONUCI, Munda Baruti, de la Division de l’Assistance Electorale, a remercié les participants pour leur disponibilité et mobilisation à cette session de formation qui vise non seulement à renforcer les capacités des animateurs et des journalistes des radios locales mais également leurs contributions au processus de réconciliation nationale et au renforcement de la cohésion sociale après la crise postélectorale.

« En devenant des acteurs clefs du maintien et de la consolidation de la cohésion sociale et du développement local, en faisant connaitre les défis du développement local de vos régions respectives, en diffusant des informations fiables et crédibles, vous susciterez l’intérêt des organisations de développement à travailler avec vos stations radios », a-t-il déclaré. Ce séminaire a été marqué par quatre communications suivies d’échanges qui ont porté sur les modules suivants :  »Prévention, gestion et règlement des conflits : Principes et dynamiques » ; « Les radios privées non commerciales et le développement local » ; « Les techniques de production radiophonique : Les formats ou genre radio » et « L’écriture radiophonique ». Ces modules ont été  respectivement animés par Eba Tanoh, de la section des Affaires Civiles, Karamoko Bamba, président de l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) et Ladji Sidibé, de l’Unité Développement des Medias de la Division de l’Information Publique. Des échanges, des travaux en plénière et des exercices pratiques permettront aux participants des radios de proximité de comprendre amplement les différents sujets abordés afin d’accomplir aisément leur mission dans ce processus de réconciliation et de reconstruction nationale.

Radios Communautaires et paix en Côte d’Ivoire

14/02/2012 Suy Aucun commentaire

La radio au service de la paix

A l’occasion de la première journée mondiale de la radio je suis allé à la rencontre des professionnels qui animent l’univers des radios communautaire en Côte d’Ivoire pour savoir ces radios pouvaient contribuer à asseoir un climat de paix en plein processus électoral.

Les radios communautaires sont celles qui sont les plus proches des populations. Elles constituent donc un moyen privilégié pour les autorités locales et nationales de se rapprocher des populations. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette règle mais dans le contexte de sortie de crise qui marque l’actualité du pays, les autorités veillent à ce qu’il n’y ait pas de dérives susceptibles de mettre à mal la cohésion sociale. Les craintes de autorités Ivoiriennes sont fondées dans la mesure où certaines radios communautaires ont été utilisées pour relayer des propos haineux lors de la crise post-électorale issue de la présidentielle. D’autres élections, cette fois-ci locales sont programmées pour se tenir avant la fin de l’année et les professionnels des radios communautaires veulent se mettre résolument au service de la paix et de la cohésion sociale pour des élections apaisées.

Les radios communautaires ou de proximité

En Côte d’Ivoire c’est sous l’appellation radio de proximité que les chaînes de radios communautaires sont connues. A la faveur du premier mouvement de libéralisation de l’espace audio-visuel, plusieurs fréquences en FM ont été attribuées à des particuliers, des Mairies, des Conseil Généraux et des Communautés villageoises pour mettre en onde des émissions sensées soutenir le développement socio-économique des localités où les stations rayonnent et surtout promouvoir la cohésion sociale. Konan Konan Sylvain est le Directeur de programme de NOBEL Fm la radio de proximité de la commune de Djébonoua. Il a décidé pour le cas particulier de sa station de promouvoir le dialogue entre jeune pour rapprocher les communautés. Il nous explique comment les radios de proximité peuvent contribuer à consolider la paix. « En véhiculant des messages de paix, en couvrant des activités de règlement de conflit et en donnant la parole à toutes les couches sociales et ethniques d’une cité, la radio peut contribuer à la cohésion sociale. La communication est le fondement des échanges entre les être humain et pour le cas de Nobel Fm nous avons décidé d’utiliser la radio pour regrouper les jeunes qui sont les premiers à être sacrifié sur l’autel de l’orgueil politique. Les jeunes sont eux-mêmes les promoteurs de l’émission qui les rapproche par les ondes ». Les professionnels des radios de proximité sont conscients du rôle qu’ils ont à jouer pour promouvoir la paix mais il arrive que dans un contexte de crise des dérives puissent être signalées. L’évolution des médias aidant, les radios de proximité ont eu le droit de traiter l’information et donc de travailler avec des journalistes professionnels. C’est à ce niveau que le plus souvent les patrons de ces radios de proximité sont interpellés pour des propos ou des émissions qui attisent des haines tribales ou communautaires. La Côte d’Ivoire étant en plein processus électorale après les violences de la présidentielle de novembre 2011, il est important pour ces journalistes de jouer la carte de l’apaisement. Karamoko Bamba est le Président de l’URPCI, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire il nous explique quelle doit être l’attitude du journaliste en période électorale si celui-ci veut préserver un climat de paix. « Le journaliste doit pouvoir tendre son micro à tous les partis, il doit traiter l’information de façon impartiale, il doit traiter l’information qui lui parvient avec responsabilité car en période électorale les rumeurs sont omniprésentes et il doit vérifier la source de l’information avant de la diffuser. C’est sur ces notions de base que nous insistons auprès de nos collaborateurs ».

Des radios de proximité citoyennes

Bien qu’étant autorisées à émettre dans un rayon de 100 km à vol d’oiseau, les radios de proximité ont su se faire une place dans l’univers audio-visuel du pays si bien qu’elles sont devenues des moyens de promotion des activités socio-économiques et humanitaires. Pour l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire qui initie des formations pour les hommes de média, les radios de proximité ne doivent pas sous-estimer leur impacte sur la vie social du pays et leur rôle dans l’instauration d’un climat de paix autour du processus électoral. Qu’attend l’ONUCI des radios de proximité pour des élections municipales et régionales apaisées ? Voici l’élément de réponse d’Amadoun Touré, le porte-parole de la mission onusienne. « Nous attendons de ces radios pour les élections avenirs un bon comportement comme à la présidentielle, ne pas annoncer les résultats avant la CEI (Commission Electorale Indépendante), ne pas jeter de l’huile sur le feu, se contenter de faire de l’information citoyenne qui est une information très importante et très noble pour les populations et s’inscrire dans le processus de paix ». Veiller à ce qu’il n’y ait pas de dérives verbales, ethniques ou politiques relayées par les radios de proximité lors des élections avenirs, c’est également l’une des missions de la HACA, la Haute Autorité de la Communication Audio-visuel qui tout en félicitant les radios de proximité pour leur excellente couverture de la Présidentielle et des législatives entend les épauler pour les rendre plus utiles à la Côte d’Ivoire. KONE Siméon est Responsable de la Cellule Juridique de la Haute Autorité de la Communication Audio-visuelle il nous explique comment la HACA entend accompagner les radios de proximité. « Nous allons encadrer ces radios pas seulement attendre des dérives pour aller à la sanction. Leur donner des outils nécessaires par la formation pour qu’elles puissent respecter les textes qui régissent leur existence. Au final c’est surtout les amener à faire de l’information citoyenne et à ne pas donner dans la politique politicienne pour attiser les haines ».

SUY Kahofi

CAN 2012 : entre colère et incompréhension

13/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

Comme Assamoua Gyan les penaltys semblent porter la malchance à Drogba

La tristesse pouvait se lire sur de nombreux visages ce 12 février. Les Ivoiriens par grappes de supporteurs déçus ont quitté les maquis, boite de nuit et bars marqué par la colère et surtout une incompréhension face à la défaite d’une équipe de football qui en dix ans n’a pas pu remporter une seule édition de la CAN. La bière qui devait couler à flot est resté des les frigos et malgré ce lundi férié voulu par les autorités Ivoiriennes personne ne semble digérer cette défaite. La victoire était pourtant à portée de main des Ivoiriens qui ont peiné face à une modeste mais solide équipe de Zambie qui s’est battu sans complexe. « Il ne faut pas bruler ces jeunes : ils ont développé un beau jeu mais c’est une finale et aux tirs au but il n’y a pas de favori » affirme Mr Yao Mathias avant de conclure que rien ne sert de blâmer les éléphants qui ont bien joué. « La pression était énorme et vous avez vu vous-mêmes des jeunes gens qui étaient crispés à mourir. Tout le stade était pour la Zambie comme si l’Afrique entière s’était ligué contre nous ! Dieu a voulu que se soit la Zambie que son choix divin soit respecté » affirme Rémi. Pour Kassoum le sentiment de colère est plus fort ! « Comment un grand joueur comme Didier Drogba peut rater un pénalty aussi facilement ? Même un enfant mettait cette balle au fond du filet ! Ils sont tous simplement nuls et méchants. Faire ça à 22 millions d’âmes mobilisées dans toutes les villes, villages et campements du pays : ils n’ont pas eu pitiés de nous » s’indigne le jeune homme. Kassoum parle de 22 millions d’Ivoiriens mobilisés mais au fond est-ce que les Ivoiriens étaient vraiment unis autour de leur équipe pour faire le 13ème homme ?

Une défaite qui vire par endroit à la bagarre politique !

A peine le match achevé que dans un maquis de la Riviera II un homme en sang était porté par ses amis. Son seul délit est d’avoir osé dire que le Président Ouattara a porté la ‘’poisse’’ aux éléphants footballeurs. Loin de s’arrêter là il martèle que si la coupe revenait en Côte d’Ivoire les militants du RHDP auraient vite fait de dire que Laurent Gbagbo avait une mauvaise influence sur les Ivoiriens et qu’il leur portait la ‘’poisse’’ ! « C’est bien qu’on ait perdu » avait-il lancé. Un autre supporter tout aussi déçu n’a pas digéré la remarque. Résultat un jet de bouteille suivi d’un violent corps à corps qui se solde par une arcade sourcilière ouverte et un homme en syncope ranimé par les tenancières du maquis. « Comment quelqu’un qui prétend être Ivoirien peut résumer la gloire de tout un pays à l’image du seul chef d’Etat ? » s’interroge Patrice un supporteur qui ‘’admirait’’ le spectacle une bouteille de bière en main. Comme ce jeune homme nombreux sont les Ivoiriens qui dans le secret ne voulaient pas voir la coupe sur les bords de la lagune Ebrié par simple haine pour Alassane Ouattara. « Dieu nous a servit à la hauteur de notre appétit. Les Ivoiriens partaient diviser et les Zambiens unis pour rendre hommage aux joueurs de leur équipe de football morts il y a quelques années sur cette même terre gabonaise » soutien Patrice. Si la coupe devait unir les Ivoiriens, la défaite les a encore plus divisé !

Faut-il remanier l’équipe ?

Comme le dit un célèbre proverbe malinké : l’épreuve est un championnat, quand vous ne pouvez pas supporter il est préférable de jeter l’éponge ! Avec cette nouvelle défaite et ce fiasco cuisant des supporteurs estiment qu’il est temps pour la génération Drogba de céder la place à une nouvelle génération de joueurs et les arguments ne manquent pas. « Il faut qu’ils partent on ne peut plus continuer de souffrir comme ça » martèle une mère de famille en larme. Celle qui vient de mettre le feu à son tee-shirt orange estime que cette génération « d’éléphants n’est pas faite pour la victoire » et que pour l’honneur du pays et l’orgueil des joueurs eux-mêmes la porte de sortie est tout indiquée ! NON soutien avec force Charles Olivier la Côte d’Ivoire ne va pas passer toute son histoire à remanier les équipes et changer d’entraineurs. « Si après Sénégal 92 les patrons du football Ivoirien avaient fait confiance à Yéo Martial et au collectif qu’on avait la Côte d’Ivoire aurait peut-être remporté un autre trophée » affirme Charles Olivier qui estime que la Côte d’Ivoire peut garder le même effectif si elle veut aller loin !

SUY Kahofi

Lancement de la semaine de l’agriculture durable, initiée par l’ONG OPESEA-VIE a Divo

09/02/2012 Suy Aucun commentaire

 

L’agriculture doit s’inscrire dans une logique de développement durable

L’Organisation pour la Prévention de l’Environnement, la Santé, l’Education et l’Agriculture-VIE (OPESEA-VIE) a procédé au lancement officielle de la Semaine de l’agriculture durable,  placée sur le thème ‘’l’agriculture durable, moyen efficace de lutte contre la pauvreté et le chômage’’. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a pris part ce mercredi 08 février 2012 à la présentation de ce projet. La cérémonie a été présidée par le Sous-préfet Central de Divo, Mathieu Lago Digbeu, en présence du représentant du maire, des responsables administratifs, de la chefferie traditionnelle, des opérateurs de la filière agricole et d’un assez nombreux public. Le représentant du maire, Jean Tekpo Lida a souhaité la bienvenue aux participants et souligné que le thème méritait d’être suivi avec la plus grande attention parce que le domaine de l’agriculture est le plus grand pourvoyeur d’emplois sûrs à la jeunesse. Il a exhorté les acteurs de la filière agricole à s’approprier le concept et à en faire un cheval de bataille, à travers une agriculture saine, débarrassée du travail des enfants. « Cultivez la paix pour que notre pays sorte définitivement de la crise », a-t-il lancé.

Dans son allocution, le Sous-préfet Central, Mathieu Lago Digbeu, a rassuré les organisateurs, sur la disponibilité du gouvernement à les accompagner dans leur quête du bien-être des populations du Lôh Djiboua et de la Côte d’Ivoire. « L’agriculture durable utilise des pratiques limitant l’érosion et la dégradation des sols, réduit l’usage d’intrants pour protéger les ressources en eau. Elle ne porte pas atteinte à l’intégrité des personnes et des êtres vivants », s’est-il réjoui. Faisant un clin d’œil aux changements climatiques, il a suggéré d’adapter l’agriculture aux aléas climatiques et de produire en fonction du temps. « Aujourd’hui, avec une population galopante, les terres cultivables sont devenues rares, rendant la cohabitation de plus en plus difficile entre les différentes communautés. Il nous faut donc adopter les comportements nouveaux, en faisant siennes les valeurs de l’agriculture durable, si nous voulons préserver notre avenir et garantir celui des générations futures », a-t-il estimé. Le Représentant de l’ONUCI, Idrissa Koné a, quant à lui, justifié la présence de la mission à cette cérémonie comme s’inscrivant dans le cadre des initiatives de la mission, qui visent à accompagner les autorités et toutes les populations ivoiriennes, dans leurs efforts pour une sortie de crise effective. Il s’agit selon lui  de se conformer au triptyque sécurité-renforcement de la cohésion sociale-développement, qui constitue une priorité pour l’ONUCI et la communauté internationale.

Rappelant à l’assistance que chaque fille et fils de la Côte d’Ivoire avait un rôle à jouer dans ce processus, M. Koné a réitéré la disponibilité de l’ONUCI à poursuivre son appui aux autorités et au peuple ivoirien pour une sortie de crise effective et pour la réussite de ce processus de la reconstruction de la paix et de la relance du développement. Les responsables de la Direction départementale de l’agriculture, de la Direction Régionale de la promotion de la Jeunesse et du Service civique, du Conseil général, sont intervenus pour apporter leur caution et soutien à cette initiative. Enfin, le Commissaire Général, Vazoumana Koné a pour sa part, présenté le contenu, les objectifs et les résultats attendus à l’occasion de cette semaine, avant de se prêter aux questions des opérateurs de la filière agricole et des populations. Un point de presse a mis fin au lancement de cette semaine de l’agriculture durable à Divo.