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La côte d'ivoire au jour le jour!
21. juin
2011
Région
5

L’ONUCI initie un séminaire sur la réconciliation nationale

 

L'ONUCI soutien le processus de paix en Côte d’Ivoire

L’Opération des Nations Unies en Cote d’ivoire (ONUCI), poursuit  ses actions en faveur de la consolidation de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, s’est ouvert lundi  20 juin 2011, à Grand Bassam (20km d ‘Abidjan) un séminaire régional des leaders d’opinion des régions des Lagunes et du Sud-Comoé sur « l’engagement de la société civile et des médias  en faveur  du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale ». Au nom du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Cote d’Ivoire, YJ. Choi , le Chef  de la délégation de l’ONUCI, Hamadoun Touré, Chef de la Division de l’Information Publique  a rappelé que ce séminaire  était  un moment spécial,  pour l’ONUCI et pour  les participants  de se retrouver  afin de  continuer le travail qui avait commencé et qui avait été suspendu en raison de la crise post électorale. Il s’agit, selon M. Touré, d’écrire une nouvelle page sur l’engagement des participants quant  au but recherché par ce séminaire. « La cohésion sociale  et la réconciliation nationale  sont des besoins pressants et immédiats en cette période post crise. Il était donc important pour l’ONUCI de l’initier avec  des faiseurs et des leaders d’opinion. C’est une harmonieuse alliance que nous faisons  entre les médias  qui donnent et font l’information et la société civile qui explicite l’information », a-t-il dit.

Pour le chef de la délégation, ces échanges entre ces groupes cibles, segments fondamentaux de toute société, visent à mieux préparer les populations sur les taches urgentes à réaliser pour un retour définitif de la paix. « La réconciliation va être  l’attitude  à avoir dans les jours, les semaines, les mois et  les années à venir, parce que l’avenir de la Côte d’Ivoire dépendra de la capacité des Ivoiriens à se réconcilier les uns  avec les autres » a précisé M Touré. Cette expérience qui sera étendue aux leaders d’autres régions du pays vise selon M Touré, à accompagner les Ivoiriens afin que la cohésion sociale soit une réalité et permette de relever les défis futurs. « Nous avons plusieurs échéances, politique, sécuritaire, sociale, militaire, législatives et cela nous interpelle en urgence afin que les Ivoiriens puissent  recoudre et consolider le tissu social », a-t-il indiqué avant de rassurer sur la disponibilité de l’ONUCI et de la communauté internationale  à accompagner les Ivoiriens dans leurs efforts pour relever ces défis. Pour sa part, le Préfet de Grand Bassam, Gninnia Doubou Bernard, s’est félicité de la tenue de ce séminaire à un moment où la Côte d’Ivoire  éprouve un besoin urgent de paix et est en quête d’une réconciliation entre différentes composantes éprouvées par  les différents conflits et crises. « Il faut atteindre une cohésion et une réconciliation nationale capable d’instaurer une paix  durable dans  nos villes, communes et villages, entre nos fils et filles, hommes et femmes. Cet idéal ne peut s’acquérir qu’en fédérant nos énergies », a-t-il soutenu.

Avant de souhaiter que ces travaux  aboutissent à l’instauration d’un climat post électoral apaisé, M. Gninnia avait souhaité au nom du maire de la ville, la bienvenue au x participants. Les travaux qui vont se dérouler sur deux jours vont permettre entre autres d’évoquer pour la journée,  des sous-thèmes comme, « éducation et culture de la paix, « rôle et responsabilité des leaders d’opinion », « médias et  cohésion sociale », « techniques de communication pour le changement  de comportement  pour la cohésion sociale et la réconciliation ». A terme, les échanges devraient aboutir sur des  recommandations  en faveur du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.

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20. juin
2011
Commerce
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Les ‘’France au revoir’’ reines des routes Ivoiriennes

 

Le parc auto abidjanais compte un nombre important de ‘’France au revoir’’

Elles sont trop vieilles pour servir encore en Europe, on dit d’elles qu’elles ne respectent aucune règle en terme de protection de l’environnement ou même de sécurité. Elles, se sont les voitures d’occasion que les Ivoiriens ont vite fait de surnommer ‘’France au revoir’’.

Les origines d’une appellation bien contrôlée

Si aujourd’hui les ‘’France au revoir’’ sont des vieux véhicules importés d’Europe, à l’origine ils ne venaient pas vraiment d’ailleurs ! Ces véhicules d’occasion étaient bien la propriété de coopérants ou de fonctionnaires français qui quittaient la Côte d’Ivoire après de bons et loyaux services. Ne pouvant trimbaler des vieilleries trop encombrantes lors du retour vers Paris, ils les cédaient soit à des amis ou des acheteurs pour trois fois rien. Les coopérants et autres fonctionnaires internationaux, désirant brader leurs véhicules à immatriculation temporaire se faisant rares, l’origine des véhicules a changé. Désormais il faut aller les chercher en Europe et ce nouveau commerce a jeté les bases de grandes filières entre le nord et le sud.

L’organisation de la filière

En amont il y a les pisteurs en Europe qui ont la lourde charge de faire le tour des concessionnaires et des particuliers pour racheter les véhicules. Une fois le ‘’parc’’ plein, il faut trouver un bateau pour acheminer le tout vers Abidjan, Lomé ou Cotonou. C’est dans ces différentes capitales africaines que les véhicules sont débarqués et modifiés. Demba Ousmane est mécanicien et un habitué de la ligne Lomé – Abidjan en qualité de chauffeur, il nous donne des renseignements sur le ‘’bloc opératoire’’ par lequel transite les véhicules. « Il y a tout type de véhicules qui arrivent d’Europe et le rôle des mécaniciens c’est de vérifier si les véhicules peuvent au moins démarrer, bouger, servir vraiment…Après cette étape nous passons à la personnalisation des commandes ». L’homme nous dira que les mécaniciens transforment des véhicules essences à l’origine en véhicules diésels ! « Dans les ports de Lomé et d’Abidjan il y a un nombre important de moteur de marques différentes. Nous installons ces moteurs en réalisant des modifications pour qu’un moteur ou des pièces de rechange de chez Toyota puissent servir sur une Nissan etc. » affirme le mécano. Une fois toutes ces modifications faites l’acheteur peut venir chercher son véhicule. « Certains par contre achète le véhicule et le font retaper chez leur propre mécanicien » conclu Demba.

Un business qui rapporte pour une filière qui bouge

Les vendeurs de véhicules d’occasion ne se plaignent pas et gagnent plutôt bien leur vie ! Les véhicules sont liquidés en fonction de l’âge et de la marque : les prix oscillent entre 1.000.000 et 8.000.000 ! Les ‘’France au revoir’’ sont des reines des routes Ivoiriennes et rendent service dans tous les secteurs. Transport inter-urbain, véhicules de particuliers, transport de marchandises…aucun secteur n’échappe au ‘’dictat’’ des ‘’France au revoir’’. La filière bouge et les chiffres du SACO (Service d’Attribution des Codes Occasionnels) l’attestent. Entre 2004 et 2009, 115.817 véhicules importés ont été immatriculés par les services du Guichet Unique Automobile (GUA). 20.625 en véhicules en 2004, 14.153 en 2005, 13.985 en 2006, 19.304 en 2007, 23.733 en 2008 et 23.845 en 2009. En 2010 après six mois d’activité, le SACO a révélé qu’environ 15.000 dossiers ont été traités. Petit à petit le secteur de la vente des véhicules d’occasion qui était pratiquement dans l’informel, se structure. La Côte d’Ivoire peut être fière d’avoir un Syndicat des Revendeurs de Véhicules d’Occasion de Côte d’Ivoire en abrégé le SYNARVOCI !

Suy Kahofi

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18. juin
2011
Côte d'ivoire
1

Une Ivoirienne à Soweto

 

Docteur Kane et l’Ambassadeur Phillip Carter III

L’Ivoirienne Docteur Aminata Kane-Koné participera au Forum des Jeunes Leaders Africaines à Johannesburg en Afrique du Sud. Parmi les participantes au Forum figureront des jeunes femmes de toute l’Afrique subsaharienne qui dirigent des initiatives sociales et économiques dans leurs pays respectifs ou qui y prennent part. Cet événement aura lieu à l’église Regina Mundi de Soweto, où la Première Dame Michelle Obama prononcera le principal discours du Forum, parrainé par les Etats-Unis. Après le discours de Mme Obama, les jeunes leaders africaines seront reparties en trois petits groupes au sein desquels elles échangeront des idées et tisseront des liens. Mme Obama se rendra à deux de ces sessions.  Docteur Kane-Koné fut l’un des trois délégués ivoiriens au Forum Présidentiel des jeunes leaders africains qui s’est tenu à Washington, DC en 2010. Chirurgien-dentiste de profession, elle est par ailleurs journaliste et animateur à la Radio Nationale Islamique “Al Bayane”.  Elle a contribué à l’adoption d’un code de conduite avec des leaders et des enseignants pour lutter contre l’abus des jeunes filles dans le système éducatif. Son bénévolat met l’accent sur l’amélioration de la vie des femmes musulmanes et la promotion des droits des femmes.

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17. juin
2011
Nouvelles du pays
1

Pluies diluviennes : Jeudi de toutes les inquiétudes à Abidjan

 

eburnietoday.mondoblog.org
La pluie menace de plus en plus les Ivoiriens

Abidjan a dormi avec la pluie et s’est réveillée les pieds dans l’eau pourrait-on dire. Il a plu sur toute l’étendue du territoire de la capitale politique Ivoirienne avec une montée des eaux qui a crée une véritable panique au sein de la population. Un jeudi sous la pluie et certaines familles ont cru vivre les scènes de détresse et de chaos des années 2009 et 2010 où les pluies diluviennes ont fait plusieurs victimes. Cocody, Adjamé, Yopougon…chaque quartier a eu au moins un secteur complètement ‘’avalé’’ par l’eau. « J’ai eu trop peur quand j’ai vu l’eau couler dans la zone du caniveau : on dirait une vraie rivière en pleine ville ! Le caniveau était inondé si bien que je me disais que quelqu’un qui ne connaissait pas le quartier pouvait se retrouver dans le trou ! » affirme Vassiriki habitant de Williamsville. La pluie tombait avec un certain calme, sans grand vent ni grêle si bien que ceux qui ont pris le risque de sortir de la maison ont été témoin voir victime de la montée des eaux. Ali Coulibaly est chauffeur de taxi et il se souviendra longtemps de son véhicule enfoncé dans les eaux aux environs de la base des sapeurs pompiers militaires d’Adjamé. « Je suis resté dans l’eau et lors de mes manœuvres pour me dégager le moteur s’est éteint ! Je suis sorti grâce à des jeunes gens qui m’ont aidé à pousser le véhicule ».

Par endroit des familles ont reçu la visite indésirable de l’eau : duplexes et villas basses inondées par endroit ont poussé les familles à solliciter l’aide des plongeurs et sauveteurs du GSPM. Aucun mort n’est à déplorer mais pour les Ivoiriens cette journée du jeudi sous la pluie a démontré que la ville n’est pas à l’abri d’une montée des eaux meurtrières. La raison principale de cette montée rapide des eaux de ruissellement est liée à la réalité des caniveaux obstrués dans toute la capitale. Les élections et la crise faisant rage tour à tour, le plan ORSEC 2010 n’a pas atteint son point d’achèvement. Résultat, les mêmes problèmes de 2009 et 2010 risquent de resurgir si la pluie garde ce rythme. Même si l’Office Nationale de la Protection Civile n’a pas encore placé les pluies de cette année dans la catégorie risque majeur, elle multiplie les appels à l’endroit des populations pour que celles-ci puissent respecter les règles de sécurité pour éviter tous drames. Les consignes sont claires : en cas d’inondation débrancher tous les appareils, gagner les étages supérieurs de la maison ou les compartiments épargnés, appeler les secours si les eaux se montrent plus menaçantes…Espérons qu’avec l’implication du Premier Ministre dans le suivi de cette saison des pluies, le plan ORSEC 2011 sera appliquer dans son intégralité. D’ici là, les Abidjanais eux ont le regard tourné vers le ciel et espèrent que les écluses ou plutôt les vannes célestes ne seront pas totalement ouvertes au risque d’endeuiller de nouveau des familles.

Suy Kahofi

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15. juin
2011
Nouvelles du pays
1

Monsieur Hamed Bakayoko très peu convainquant sur TCI

 

eburnietoday.mondoblog.org
Le Ministre de l’intérieur n’a pas trouvé les mots pour convaincre

Pour une question aussi sensible que la sécurité des personnes et des biens, le Ministre de l’Intérieur Ivoirien a véritablement déçu ! Durant son intervention sur TCI ce mardi soir, Hamed Bakayoko, là où les Ivoiriens attendaient des réponses claires s’est confondu dans des explications très peu convaincantes et surtout a sorti des phrases à l’antenne qui frôle un règlement de compte avec l’ancien pouvoir. Le thème de l’émission n’était pas le visage des FDS sous Laurent Gbagbo mais plutôt la sécurité des personnes et des biens sous Alassane Ouattara. Le Ministre Hamed Bakayoko a développé tout sauf ce thème ! A part une vaine tentative de protéger les FRCI et de les blanchir en deux heures, le Ministre Ivoirien n’a pas pu dire pourquoi les FRCI jusqu’à ce jour ne quittent pas les commissariats ? Pourquoi ils ne sont pas payés ? Pourquoi les mécaniciens et les cordonniers qui ont pris les armes hier les gardent aujourd’hui ? Toutes ces questions n’ont trouvé aucune réponse sinon une seule réponse standard : « …dans les jours qui viennent » ceci ou cela sera fait. Le vrai problème de la Côte d’Ivoire au plan sécuritaire à un seul nom : LES FRCI. Tous les téléspectateurs et tous les Ivoiriens qui ont appelé au cours de l’émission ont évoqué le même problème : une véritable zizanie règne au plan sécuritaire et visiblement personne n’a la réponse au problème. Comment parler de sécurité et de forces républicaines quand des ex-bagnards, évadés de la MACA au bon soin des ex-FAFN font parti de l’effectif des FRCI ? Sur les 6000 passionnaires de la prison, le Ministre n’a pas pu dire si oui ou non les FRCI en ont recruté certains. Difficile de convaincre quand on se justifie en prenant chaque fois le soin de souligner « qu’avant la situation était pire ».

La Côte d’Ivoire n’avait pas besoin d’une profession de foi anti-racket du pieux Hamed : les Ivoiriens avaient envie d’avoir des réponses. Ils veulent tout simplement savoir :

1 – Quand les FRCI arrêteront de parader en ville pour regagner leurs casernes ?

2 – A qui s’adresser quand on a un problème ?

3 – Comment le gouvernement d’ADO va résoudre le problème des agressions et autres vols commis par les FRCI ?

4 – Quel sera le sort des anciens FDS ?

Pour toute ces questions le peuple a eu droit aux propos d’un Ministre qui à chaque crochet donnait dans le culte de la personne en se présentant comme celui qui viendra changer le milieu de la sécurité à coup de baguette magique. Echange très peut enrichissant entre le Ministre de l’intérieur et les journalistes là où les Ivoiriens attendaient des réponses claires à leurs préoccupations.

Suy Kahofi

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14. juin
2011
Côte d'ivoire
2

Les bleus sur le front de l’info !

 

eburnietoday.mondoblog.org
Une presse d’opposition pour une Nation forte !

Enfin pourrait-on dire, les journaux bleus sont de retour dans les bacs pour le plus grand bonheur des lecteurs proches de l’opposition Ivoirienne. Ainsi les quotidiens Le Temps, Le Nouveau Courrier et Notre Voie peuvent être consultés par les Ivoiriens. Ce retour des journaux bleus marque, on pourrait le dire, un retour de l’équilibre dans le traitement de l’information. Désormais il n’y aura pas seulement une actualité vue par les quotidiens pro-ouattara en Côte d’Ivoire et les équipes rédactionnelles des titres pro-gbagbo le montrent déjà. Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour mettre à nu les tares naissantes ou congénitales des FRCI ? Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour mettre à nu les mic-macs de la France-Afrique qui se déroulent sous nos yeux ? Qui mieux qu’un journal pro-gbagbo pour démontrer que l’opposition Ivoirienne ne dort pas et qu’elle se mobilise pour les batailles futures ?

En tout cas, les milieux intellectuels Ivoiriens saluent ce vent de la liberté de la presse qui souffle de nouveau sur la Côte d’Ivoire et espèrent que la sécurité des journalistes et des équipes administratives sera assurée par les nouvelles autorités. Parcourant également la une de ces quotidiens, l’on remarque qu’ils ne se désolidarisent pas de l’esprit de réconciliation prôné par tous les Ivoiriens. Cette position de soutien au peuple de Côte d’Ivoire ne les éloigne pas de leur ligne éditoriale et surtout de leurs convictions. Ils montent déjà au créneau pour fustiger les premiers dérapages de l’ère Ouattara. Ces prises de position, même si elles ne plaisent pas à certains barrons du RHDP qui voient cette presse bleues trop libre de dire ce qu’elle veut, doivent comprendre que la critique est faite pour arranger le Président Ouattara. Avec une presse à sens unique qui caresse le Président dans le sens du poil on ne peut pas bâtir un Etat fort, un Etat de droit, une Nation digne. Il faut bien sur le front de l’information des points de vue différents pour que les autorités puissent faire et bien faire ce pour quoi le peuple les a choisis. Espérons de tout cœur qu’à l’opposé de l’ancien chef d’Etat qui avait souligné lors d’une interview ne lire que deux titres de l’opposition, Alassane Ouattara prendra le soin de lire à la loupe chaque ligne des journaux bleus. Il a vraiment intérêt car c’est seulement sous la plume de l’opposant qu’on voit mieux les failles de son système. A vos journaux bleus et surtout bonne lecture à tous !

Suy Kahofi

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12. juin
2011
NTIC & Hi tech!
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L’UNJCI et l’AIA ensemble pour une Côte d’Ivoire démocratique

 

eburnietoday.mondoblog.org
MAM Camara le patron de l’UNJCI veut former les journalistes Ivoiriens

« Les journalistes Ivoiriens après ce que nous avons vécu doivent être responsables, être professionnels dans leurs écrits mais surtout la responsabilité pour accompagner le processus de réconciliation nationale ». Cette phrase est de MAM Camara Président de l’UNJCI, l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire le 3 mai 2011 dernier en pleine célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse. Jeter les bases d’une presse plus responsable et plus respectueuse des droits de l’homme passe avant tout par la formation des journalistes et autres professionnels des médias. C’est donc pour réussir ce pari d’une presse digne de la Côte d’Ivoire que l’UNJCI et l’AIA (Audace Institut Afrique) entendent organiser le premier grand séminaire de formation post-crise à l’endroit des journalistes. Le séminaire se tiendra vendredi 17 juin 2011 à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA), de 9 h 30 à 12h30 et aura pour hème : Les médias contre-pouvoir ou gardien des pouvoirs ? Ce séminaire interactif de haut niveau se présentera sous la forme d’une demi-journée intensive d’information et sera animé par des spécialistes venus de la France et de la Côte d’Ivoire.

L’objectif de l’UNJCI est donc clair : contribuer à la formation des journalistes tout en créant les conditions d’un changement de comportement dans les milieux de la presse. C’est seulement en formant de façon effective les journalistes que le travail de monitoring des médias aura un vrai sens dans notre pays. Dans cette aventure comme mentionné plus haut, l’UNJCI n’est pas seule : elle bénéficie du soutien d’Audace Institut Afrique (AIA) qui est à ce jour le premier think thank africain officiellement connu. L’AIA ne sera donc pas à son premier soutien aux journalistes car conformément à l’esprit du Professeur Mamadou Coulibaly (Président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne) « l’AIA à pour mission d’accompagner les milieux intellectuels dans la recherche des valeurs démocratiques ». Il l’a d’ailleurs réaffirmé lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Ouattara. A la question de savoir quel sera le rôle d’Audace Institut Afrique dans le processus de réconciliation en Côte d’ Ivoire, il a eu cette réponse. « Notre rôle sur un plan plus intellectuel sera d’appuyer les groupes de réflexion et les organisations professionnelles qui le souhaitent par des formation en vue d’inculquer aux uns et aux autres des valeurs démocratiques pour une Côte d’ivoire nouvelle ».

Une Côte d’Ivoire nouvelle pour une presse nouvelle et plus engagée pour la paix, voici le défi que veulent relever main dans la main l’UNJCI et l’AIA.

Suy Kahofi

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11. juin
2011
Côte d'ivoire
4

Jeunesse Ivoirienne : quand les difficultés font évoluer les mentalités

 

eburnietoday.mondoblog.org
Les jeunes Ivoiriens ne font plus le tri des opportunités qui s’offrent à eux

La maçonnerie c’est pour les ghanéens, la menuiserie pour les togolais, la vente du garba c’est bon pour les haoussas du Niger, gagner sa vie en jouant les porte-faix c’est bien pour les bêlas, gérer une boutique ça c’est le business des mauritaniens, la restauration c’est bon pour les filles sénégalaises, la vente de l’électro-ménager c’est pour les nigérians…C’est propos étaient le propre de certains jeunes Ivoiriens et Ivoiriennes qui se voyaient trop importants, trop supérieurs, trop biens pour se rabaisser à vivre de certains métiers. L’Ivoirien se croyaient crée pour n’occuper que les grands postes de responsabilité et exercer des professions ‘’propres’’. « Pour le petit Ivoirien on n’appelle travail ce qui vous permet de vous asseoir du matin au soir dans un bureau climatisé. On veut donc tous devenir enseignants, policiers, gendarmes (c’est à la mode !), agent de bureau…Personne ne veut exercer les petits métiers pourtant la réalité c’est que la fonction publique ne peut pas embaucher tous les Ivoiriens » déclare Kouakou Frédéric peintre.

Cette mentalité du petit Ivoirien au-dessus des autres à bien fait école jusqu’en 2002 avec la crise qui a durement touché le pays. Précarité de l’emploi, camp de réfugiers, déplacés de guerre, difficultés pour manger et se loger et famine ont achevé l’orgueil des jeunes Ivoiriens. Il est vrai que certains d’entre eux avaient déjà fait le pas vers l’acceptation de ces boulots qu’on disait fait pour ‘’les étrangers’’ mais les difficultés de la vie quotidienne liées à la crise ont poussé un grand nombre à un changement de mentalité. Désormais il est facile de trouver un jeune Ivoirien qui vend du garba, qui pousse son ‘’wôtro’’(charrette), qui se transforme en apprenti maçon sur les chantiers, qui accepte la chaleur des dessous de capot en qualité de mécanicien, qui fait du commerce… « La faim nous a amené à réfléchir : c’est parce que nous avons tout sans effort que nous faisions le malin et classifions les professions en fonction des origines. Aujourd’hui l’Ivoirien a compris que tout ce qui permet de gagner sa vie et qui n’est pas de la prostitution ou du vol est bon à prendre » affirme Bamba Ousmane licencié en géographie et tenancier de magasin. Ce changement de mentalité est bien observé par les ainés qui se réjouissent que les jeunes Ivoiriens acceptent de se salir pour vivre heureux ! « Quand j’entendais à l’époque des enfants dire : ‘’j’ai une maitrise je ne peux pas accepter un salaire de moins de 250.000 f’’ je me demandais s’ils se rendaient compte qu’il y avait plus diplômé qu’eux au chômage ! Notre jeunesse était à la dérive ! J’ai vu des jeunes filles préférer la prostitution à la vente de légume sur le marché. L’argent facile c’est ce que nos jeunes veulent. Heureusement qu’ils commencent à changer et aujourd’hui quand je vois des jeunes Ivoiriens concurrencer les jeunes immigrants dans l’univers des petits métiers je suis fiers » nous explique Sanogo Coulibaly un opérateur économique du bâtiment.

Comme le dit le proverbe, il n’y a pas de profession qui ne garantisse pas la dignité de l’homme.

Suy Kahofi

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10. juin
2011
Côte d'ivoire
1

Point de presse de l’ONUCI : les FRCI impliqués dans des violations des droits de l’homme

 

eburnietoday.mondoblog.org
Accueillis hier en héros ils briment et violentent les populations

L’insécurité, les violations des droits de l’homme, la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA et le rôle des soldats de maintien de la paix dans la prévention du VIH étaient parmi les thèmes abordés jeudi, 9 juin 2011, lors de la conférence de presse hebdomadaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Exprimant sa préoccupation face à des incidents violents entre éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et habitants de certaines localités, le Directeur par intérim de la Division des Droits de l’Homme, Guillaume Ngefa, a recommandé notamment la conduite d’enquêtes immédiates et impartiales. « Les présumés auteurs de violations graves des droits de l’homme devront être identifiés, poursuivis et sanctionnés, conformément à la loi », a-t-il dit. Les FRCI doivent également être équipées de moyens conventionnels suffisants et appropriés pour le maintien de l’ordre, a-t-il dit.

Selon M. Ngefa, « le gouvernement et les autorités des FRCI devront initier des formations à l’intention des éléments des FRCI, notamment sur les droits de l’homme et sur les principes de base régissant le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois ». Dans le cadre de l’observation du processus d’audition de sept collaborateurs de l’ancien président Laurent Gbagbo détenus à la prison civile de Bouna, M. Ngefa a noté avec satisfaction que les auditions se sont déroulées en présence de leurs avocats, mais il a déploré leurs conditions de détention.

Pour sa part, le Dr. Claire Mulanga Tshidibi, coordonnatrice pays d’ONUSIDA, est intervenu sur la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU à New York sur le sida, une campagne anti-stigmatisation qui vient de commencer, et la nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le VIH et la prévention des violences sexuelles dans les conflits. Le Dr. Mulanga s’est félicité de la tenue de la réunion de New York qui, à son avis, « va permettre de dresser le bilan sur le progrès accompli et les défis à relever et de voir comment orienter l‘avenir de la riposte nationale après trente ans de lutte contre le Sida ».

Au plan des progrès accomplis, la coordinatrice pays d’ONUSIDA a indiqué que sur le plan mondial, le taux de nouvelles infections a reculé de 25% depuis les 10 dernières années et le nombre de décès a baissé de 20% dû à la performance du traitement. Selon le Dr. Mulanga, s’il  y a eu beaucoup d’avancées  dans des domaines tels que la prévention et la transmission de mère à enfant, il n’y a pas eu de progrès dans certains autres domaines, notamment la stigmatisation et la discrimination. Pour impulser la lutte pour la défense des droits des personnes vivant avec le VIH, une campagne anti-stigmatisation a été lancée mercredi, 8 juin, à New York. « Cette campagne multimédia sur les lieux du travail pour le personnel du système des Nations unies vise surtout à prendre conscience de l’impact très négatif lié au VIH tout en fournissant l’information sur le VIH Sida en général », a-t-elle fait savoir.

Saluant l’adoption, le 7 juin, par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur le VIH Sida et la prévention de violences sexuelles dans les conflits, le Dr Mulanga a expliqué que la résolution demande aux Nations Unies et aux états membres de renforcer le partenariat international et régional et d’intégrer des programmes complets de lutte contre le VIH Sida aux initiatives pour prévenir le conflit, et assurer la sécurité et prévenir la  paix. A ce sujet, elle a expliqué que les soldats de la paix peuvent jouer un rôle moteur dans la prévention du VIH, sachant que les violences sexuelles deviennent des tactiques de guerre dans plusieurs pays. « Il faut que l’on intègre désormais,  non seulement dans la formation des soldats mais aussi dans la sensibilisation des communautés, la prévention de violences sexuelles », a-t-elle souligné. Et il faut « surtout élargir et renforcer les programmes de lutte contre le Sida destinés aux soldats de maintien de la paix pour qu’ils puissent vraiment garantir une riposte au VIH sida et aux violences sexuelles dans les situation de conflit et post conflit », a-t-elle indiqué. Interrogée sur l’impact de la crise en Côte d’Ivoire, le Dr. Mulanga a fait remarquer, entre autres, que « les zones qui ont été touchées par les combats souffrent d’un recul dans les gains déjà obtenus dans la lutte,… et il y a eu beaucoup de pertes au niveau des personnes malades avec la non-continuation de soins, la mauvaise alimentation et l’interruption des programmes dus à l’embargo économique ».

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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