Week-end studieux à l’APDH!

Article : Week-end studieux à l’APDH!
4 novembre 2012

Week-end studieux à l’APDH!

Un formateur expliquant une diapo

Le siège de l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) sis Adjamé 220 logements a servit de cadre à un séminaire de formation des membres de l’ONG. Ce samedi 03 novembre de 8 h à 17 h, une vingtaine de personnes ont été instruites sur des notions importantes touchant aux droits de l’homme. A l’heure où la Côte d’Ivoire semble vivre au rythme des rapports d’ONG nationales et internationales, l’APDH estime qu’il est important de former ses membres pour que ceux-ci puissent être utiles à la cause d’Ivoiriens victimes de violation de leurs droits. Sur cette motivation, KOFFI Phinées du secrétariat général de l’APDH soutient « qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un défenseur des droits de l’homme qui ignore tout des droits de l’homme ! » Le séminaire de formation a donc pour mission première de faire le point des acquis des membres et de les actualiser. La formation a débuté par un module introductif aux Droits de l’Homme. Ce module animé par Fallet Tcheya le Président du Conseil d’Administration de l’APDH a permis aux séminaristes de revisiter les fondamentaux des droits de l’homme et d’avoir une véritable feuille de suivi pour les autres modules de la journée. Il s’agit au total de 7 modules qui abordent la question des droits de l’homme sous les angles nationaux, continentaux et universels. Nous citerons parmi les thèmes au centre des échanges les « Brèves considérations sur les ALPC et DDR« , « Introduction à la Justice transitionnelle« , « les systèmes de protection des Droits de l’Homme (le système Africain, Onusien, Européen)« … Au terme de la formation et des échanges qui ont duré toute la journée, les séminaristes ont quitté le siège de leur organisation satisfaits. En effet la qualité des enseignements dispensés et l’intérêt des membres de l’APDH pour les thématiques abordées soulignent une réelle volonté d’apprendre pour être utiles aux populations.

Suivi des projets de l’APDH

Au cours du séminaire de formation de l’APDH, nous avons fait le point sur le projet de l’ONG intitulé « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne« . Ce projet lancé ce 06 Juillet 2012 aura une durée de 12 mois (1 an) et s’articulera principalement autour de la sensibilisation et de la formation des victimes, des enquêtes de terrain et de procédure de saisine de la justice nationale et internationale. L’APDH bénéficie dans sa mission du soutient d’OSIWA et du Fonds de Soutien au Développement de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. « Nous avons commencé l’exécution du projet avec une phase de sensibilisation à l’endroit des populations de 10 localités de la Côte d’Ivoire. Les thématiques que nous avons abordé durant cette première phase du projet sont la cohésion sociale, la culture démocratique, les droits de l’homme et le développement communautaire » a indiqué Eric-Aimé SEMIEN Président de l’APDH avant d’ajouter que cette « étape de sensibilisation était indispensable avant de commencer à travailler à proprement parlé avec les victimes ». Dans les différentes localités sillonnées, l’APDH a pu toucher du doigt les réalités que vivent les populations. Lors de certaines escales, il a été donné à l’ONG de constater un large faussé entre les populations : les tentions communautaires et ethniques sont encore très vives ! Dans ce contexte l’APDH devait user de tact pour faire passer le discours sur la réconciliation qui était très mal perçu par endroit. A chaque étape, au bas mot 150 personnes sont venus écouter les membres de l’ONG qui ont profité de la tournée de sensibilisation pour former les relais communautaires. Ceux-ci auront la charge de vulgariser les notions de droits de l’homme et de vivre ensemble auprès des populations. La première étape du projet étant achevée, Hien Sansan Claude soutient que « l’APDH va s’atteler à un travail de documentation des violations des droits de l’homme. Il ne s’agit pas de revenir sur les cas portés à la connaissance de la CPI mais de travailler sur ceux qui n’ont pas été relayé suffisamment, des cas anonymes, des victimes qui n’ont pas eu d’interlocuteurs ! ». Ces cas de violation des droits de l’homme dont parle l’APDH sont pour le moment estimés à 200 ! Après ce travail de documentation qui sera suivi d’une cartographie des cas de violation des droits de l’homme, l’organisation compte saisir en priorité les juridictions nationales puis seulement après les juridictions internationales.

SUY Kahofi

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