• LE BEST OF
  • L'AUTEUR
  • CONTACT
La côte d'ivoire au jour le jour!
25. mai
2014
WEEK END REVIEW
0

Revue de la semaine ivoirienne du 19 au 24 mai 2014

Affi N’guessan le patron du FPI lors de la reprise du dialogue politique
Affi N’guessan le patron du FPI lors de la reprise du dialogue politique

Pour l’an trois de son arrivée au pouvoir, Alassane Ouattara a sans doute reçu le plus beau des cadeaux politiques. La reprise du dialogue direct avec le FPI ce 22 mai après plus d’un mois de blocage écrit Le Point d’Abidjan. Pour Nord-Sud Quotidien cette reprise du dialogue politique était un rendez-vous fructueux en témoigne les acquis enregistrés de part et d’autre. 3 heures d’échange dans une atmosphère détendue indique le confrère qui écris, et nous parcourons ensemble ces quelque lignes : des tapes amicales, de chaudes poignées de mains, des mines radieuses et des rires sont les signes d’une reprise heureuse du dialogue entre le Gouvernement et le FPI. L’Intelligent d’Abidjan fort de cette ambiance conclu que le Gouvernement et le FPI sont désormais ensemble pour un nouveau départ. Pour Fraternité Matin, le Gouvernement marque ainsi sa volonté d’aller de l’avant et de travailler avec l’opposition. 150 détenus pro-gbagbo qui retrouverons la liberté, 50 comptes qui seront dégelés avec en prime la question du statut administratif des cadres du FPI qui sera revu. Pour le quotidien pro-gouvernemental ce sont là des engagements forts pris par le Pouvoir. L’Inter décide de relayer cette requête de Jeannot Kouadio Ahoussou le ministre d’Etat, ministre auprès du président de la République chargé du dialogue politique. Ce dernier a demandé au FPI de lever le mot d’ordre de boycott du RGPH 2014. Une requête qui fonde les bases d’un triomphalisme sans précédent au sein de la presse bleue. Le Temps qui descelle une faiblesse du Pouvoir jubile et indique que le clan Ouattara demande pardon au FPI. Notre Voie ne dit pas autre chose quand il soutient que le Gouvernement reconnait enfin la force du FPI. Pour Le Démocrate c’est du fifty-fifty, un deal politique : 150 prisonniers pro-gbagbo contre la levée du boycott du RGPH 2014. Le Nouveau Réveil tout en saluant cette reprise du dialogue politique indique qu’il a été en grand partie possible grâce à l’implication de la représentante du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou. Pendant que le pouvoir et l’opposition renouent avec le dialogue au sein du bloc administratif du Palais Présidentiel, le lieu a été le symbole d’un drame manqué. Une femme après s’être aspergée avec de l’essence a tenté de s’immoler. Qui est donc cette femme ? L’Expression nous indique qu’elle se nomme Madjara Ouattara. A-t-elle réussi à s’immoler ? Non car les forces de l’ordre présentes ont pu circonscrire le feu nous indique Soir Info qui précise que la Police pour éviter toute vague a bouclé le centre des grands brûlés. Pourquoi un tel acte ? Chacun y va de son explication, de son analyse et de son doigt accusateur. Pour Le Temps c’est le régime Ouattara qui a affamé cette Dame qui a tenté de s’immoler devant la présidence. Pour Notre Voie c’est une militante qui est venu célébrer à sa manière les trois ans de succès incontesté du régime Ouattara à la tête du pays. C’est une militante du RDR qui tente de s’immoler devant la présidence titre le confrère. Le Quotidien d’Abidjan tient à rappeler qu’il s’agit d’une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Doit-on y voir le début d’un phénomène Bouazizi, d’une malédiction trainé par le régime Ouattara ou le début de la fin politique du RDR ? L’Expression tempère les ardeurs et propose de dire la vérité alors toute la vérité sur cet acte. Il s’agit simplement d’une femme qui voulait en finir pour des problèmes de cœur indique le confrère. Si tels est la vraie version de l’histoire pourquoi la Présidence et non le domicile du bien-aimé se demande LG Infos ? Le mystère reste entier ! Ainsi va la Côte d’Ivoire….à la semaine prochaine.

Lire la suite
22. mai
2014
Société
0

La Côte d’Ivoire est en guerre contre le cancer du col de l’utérus

Raymonde Goudou Coffie le ministre de la santé annonce une offensive contre le cancer du col de l’utérus
Raymonde Goudou Coffie le ministre de la santé annonce une offensive contre le cancer du col de l’utérus

La Côte d’Ivoire s’engage d’une stratégie de lutte contre le cancer du col de l’utérus basée sur deux angles d’action : la sensibilisation et la prévention par une campagne de vaccination.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie de la muqueuse du col de l’utérus. Il est causé dans la grande majorité des cas par un virus appelé Papilloma virus humain. Cette maladie représente la première cause de mortalité au sein de la gente féminine dans le monde. Selon Docteur Agba N’guessan, plusieurs facteurs favorisent cette maladie.

« Nous avons comme cause entre autre les pratiques sexuelles du sujets. Nous citerons les rapports sexuels précoces et les partenaires sexuels multiples. Aujourd’hui nous avons nos sœurs qui aiment se dépigmenter en utilisant des produits de la famille des corticoïdes. Ces produits fragilisent la muqueuse du col de utérin ».

La muqueuse du col utérin une fois fragilisé devient un terreau fertile pour le Papillonna virus humain qui vient s’installer pour causer des dégâts. Le cancer du col de l’utérus est caractérisé par des saignements vaginaux anormaux en dehors des périodes de règles ou après la ménopause. Le sujet atteint est également victime de pertes rosées ou brunâtres. Les femmes pourtant peuvent se protéger contre cette maladie et même la vaincre à condition de se soumettre à un dépistage précoce.

« Si le sujet est dépisté et que le personnel soignant détecte des lésions précancéreuses, plusieurs étapes se présentent quant à la prise en charge. Nous avons cryothérapie qui élimine les lésions quand elles sont minimes. Ensuite nous avons la lie qui permet d’éliminer les lésions un peu plus étendues et selon les cas nous aurons à pratiquer une hystérectomie, une radiothérapie ou des traitements médicamenteux » nous explique Madame Tokpé Ida est sage-femme.

La prise en charge de la maladie étant plus couteuse, la Côte d’Ivoire a décidé de miser sur la sensibilisation et la prévention auprès des couches cibles. C’est ce qui justifie la vaste campagne de vaccination à destination des jeunes filles élèves de 9 à 13 ans en cours dans le pays. Docteur Kouassi Edith Clarisse, directrice générale adjointe de la santé nous explique que la stratégie de lutte de la Côte d’Ivoire avec l’appui de ses partenaires est en grande partie basée sur la prévention.

« Cette prévention passe par la sensibilisation des populations, une prévention par les campagnes de vaccination, la formation du personnel de santé à dépister tôt la maladie et à la prendre en charge » affirme directrice générale adjointe de la santé.

A toutes ces mesures s’ajoute la mise en place des unités de prise en charge dans les structures sanitaires où se trouvent des centres gynéco-obstétriques. Faire obstacle au cancer du col de l’utérus est une priorité pour la Côte d’Ivoire car chaque année se sont 6000 femmes âgées de 20 à 50 ans qui sont victimes de cette maladie avec 85% de décès dans les pays en voie de développement.

SUY Kahofi

Lire la suite
14. mai
2014
Côte d'ivoire
0

La BAD revient à Abidjan

La BAD revient à son siège historique d’Abidjan
La BAD revient à son siège historique d’Abidjan

Le retour de la Banque Africaine de Développement (BAD) à son siège historique d’Abidjan-plateau est minutieusement préparé par les autorités Ivoiriennes. Plusieurs chantiers ont été lancés pour créer les conditions d’un bon retour aux fonctionnaires de l’institution bancaire.

La BAD avait été délocalisée d’Abidjan à Tunis en raison du « vertige national »* qui s’est emparé de la Côte d’Ivoire pendant une dizaine d’année. Depuis la fin de la crise le 11 avril 2011, le Gouvernement Ivoirien travail au retour de la Banque qui finance le développement de l’Afrique. Parmi les chantiers de ce retour très attendu figure le renforcement des capacités immobilières de la capitale économique en vue d’offrir des conditions de logement meilleur aux agents et leurs familles. Le projet logement-BAD est un investissement pour sortir de terre 1500 logements de standing avec ou sans option d’achat. Selon Bruno Nabané Koné le ministre des TIC et porte-parole du Gouvernement, « 752 logements sont déjà recensés » mais vu l’urgence les chantiers s’accélèrent sur le terrain. En effet les dirigeants de la BAD regagnent par vague Abidjan. 50 agents sont déjà présents et 500 autres feront le voyage dans les prochaines semaines.

En plus des logements, le porte-parole du Gouvernement ivoirien confirme la livraison du siège de la BAD, la création de nouvelles voies de circulation ainsi que la réhabilitation de plusieurs autres pour faciliter le trafic entre la future cité BAD et la commune du Plateau, centre des affaires où se situe le siège de l’institution. Le volet santé et éducation n’a pas été oublier car ce sont avant tout 3000 familles au bas mot qui regagneront Abidjan ! Sur ces deux points le Ministre délégué auprès du Premier Ministre Nialé Kaba, chargé de l’économie et des finances confirme la réouverture des lycées internationaux (lycée français, lycée et l’école primaire Jacques Prévert, lycée américain). La réhabilitation des services d’urgence des CHU est en cours et sera suivi du renforcement du plateau technique de la PISAM.

Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara veille personnellement à l’exécution des travaux liés au retour de la BAD, leur état d’avancé fait l’objet de fréquentes communications lors des différents conseils des ministres. Cette attention du Gouvernement Ivoirien n’est pas fortuite car le retour de la BAD aura des avantages énormes pour le pays. Pour Albert Mabri Toikeuse, le ministre ivoirien du plan et du développement, le retour de la BAD vient couronner les efforts de la Côte d’Ivoire dans la promotion d’un climat des affaires saint. La Côte d’Ivoire pourra désormais défendre directement ses différents dossiers pour financement puisse que les guichets de la BAD seront à sa portée. Au-delà, le retour de la BAD va booster considérablement l’économie de marché et la consommation en Côte d’Ivoire car c’est au bas mot 3000 à 4000 familles qui viendront séjourner sur les bords de la lagune Ebrié.

Là où se trouve la BAD se rencontre chaque jour les grands acteurs du développement africain. Abidjan redevient un lieu où se croiseront en plus grand nombre experts, banquier et homme d’affaire; une réalité qui renforcera le rayonnement économique et diplomatique de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est confiante et attend surtout le moment où elle pourra enfin souhaiter le traditionnel Akwaba ou bienvenue à la banque de l’Afrique.

SUY Kahofi

Pour écouter le reportage

*Expression utilisée par le conteur ivoirien Adama Adépoju pour décrire la crise ivoirienne du 19 septembre 2002 au 11 avril 2011.

Lire la suite
10. mai
2014
Côte d'ivoire
0

Recensement : les Ivoiriens n’arrivent pas à se compter

Combien sont-ils à vivre en Côte d'Ivoire ?
Combien sont-ils à vivre en Côte d’Ivoire ?

Officiellement, le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014) devait s’achever le 30 avril dernier en Côte d’Ivoire. L’opération n’étant pas terminée, le ministère du Plan a décidé de la prolonger. Une fois de plus.

Depuis le 17 mars 2014, 31 000 agents recenseurs ont été déployés sur tout le territoire ivoirien. Plus d’un mois après le lancement du RGPH 2014, l’Institut national de la statistique (INS) a pu sillonner 7 800 villages, 80 000 campements, 14 districts et 31 régions de la Côte d’Ivoire avec pour acquis la cartographie de 108 départements. Ces résultats provisoires de l’opération sont certes prometteurs pour Bah Ibrahim, le directeur de l’INS, mais ne voilent en rien l’ombre de l’échec qui plane sur l’opération.

De nombreux Ivoiriens n’ont jamais vu les hommes aux chasubles orange

Le gouvernement a prolongé pour la deuxième fois l’opération et certains Ivoiriens attendent toujours, en vain, les agents recenseurs.

« À la télé, on nous avait dit qu’ils viendraient, mais jusqu’à ce jour ni mes voisins, ni moi n’avons vu débarquer qui que ce soit. Je suis allé au travail et à mon retour j’ai vu des inscriptions sur le portail, mais rien d’autre », soutient Yves Diomand, un riverain du quartier Maroc à Yopougon.

Comme lui, de nombreux Ivoiriens n’ont jamais vu les hommes aux chasubles orange. Certains affirment les avoir vus exclusivement à la télévision lors de l’identification d’Alassane Ouattara et de son épouse ! Ce coup médiatique du président n’a pas pu convaincre tous ses compatriotes.

« Avant de nous recenser, libérez Gbagbo ! »

Dès l’annonce du RGPH 2014, deux camps aux arguments diamétralement opposés vont se former. Rien de bien surprenant au fond puisqu’il s’agit du traditionnel face à face entre le pouvoir des houphouëtistes et une frange de l’opposition menée par le Front populaire ivoirien. Pascal Affi N’guessan, désormais à la barre du navire pro-Gbagbo, ne manque pas d’appeler ses partisans à boycotter le recensement de la population. Le mot d’ordre : « Avant de nous recenser, libérez Gbagbo ! » Pour le FPI, les conditions ne sont pas réunies pour qu’une telle opération puisse se faire dans le climat d’un consensus national. Le parti de Laurent Gbagbo évoque notamment la question des nombreux exilés, la réconciliation en panne, le dialogue politique en dents de scie sans oublier la détention de plusieurs militaires et hommes politiques proches de l’ancien régime.

Une période de sensibilisation bâclée

À cela s’ajoute une mauvaise campagne de sensibilisation menée par le gouvernement. C’est la position d’Eric Aimé Sémien, le président de l’ONG APDH (Action pour la protection des droits de l’homme) : « Dans un État normal, il faut bien qu’on sache combien il y a d’habitants. Il faut un recensement, mais pas à n’importe quel prix. La phase pilote de l’opération a commencé avant même qu’on ne puisse voir des affiches dans la ville d’Abidjan ».

« Il a fallu donc constater la démotivation avant de penser à la sensibilisation« , s’indigne ce membre de la société civile. En effet, le recensement n’est pas une mince affaire. Dans certains pays, les autorités se donnent entre 45 et 60 jours pour boucler le recensement général de la population et de l’habitat. Cette période est précédée de 15 à 30 jours de campagne intensive de sensibilisation. Ce chronogramme n’ayant pas été respecté, les agents recenseurs se sont heurtés au manque d’intérêt des populations, à leur hostilité voire à leurs menaces.

« Lorsque j’ai sonné à la première porte de ma zone de recensement, j’ai été surpris de voir la maîtresse des lieux me dire qu’elle ne savait pas qu’il y avait un recensement ! », affirme Mohamadou Diakité.

« Vous entrez dans un domicile, dès que le chef de famille pose les yeux sur vous il vous demande de sortir si vous ne voulez pas de problème », indique Issouf Ouattara.

Des agents recenseurs mal formés

Formés dans la précipitation, les agents recenseurs ont du mal à utiliser les tablettes et autres smartphones mis à leur disposition. Très vite, le papier, les crayons et les stylos prennent la place des outils numériques. L’argument qui justifie cette situation se passe de commentaire :

« Nous n’avons pas été formés sur le matériel en temps réel« , explique un agent recenseur.

Un détail plutôt surprenant quand on sait que le coût du RGPH 2014 devrait se porter à plus 12 milliards 600 millions de francs CFA.

Bras de fer politique sous fond de boycott, mauvaise campagne de sensibilisation, formation ratée des agents recenseurs… à qui incombe la responsabilité du déroulement de cette opération ? Que peut-on reprocher aux Ivoiriens ? Certainement le manque d’engouement. Que peut-on reprocher à l’opposition et en particulier au FPI ? Certainement son appel au boycott. Que peut-on reprocher à l’INS ? Sans doute son « échec » dans l’exécution technique du projet. Mais au fond, tous ces problèmes sont liés et le gouvernement ivoirien semble en porter la responsabilité.

Alassane Ouattara s’entête à imposer le RGPH 2014 aux Ivoiriens sans tenir compte des observations de l’opposition et du peuple. Cette opération ressemble bien plus à un diktat d’un camp politique sur un autre plutôt qu’une action faite sur la base d’un consensus. À l’allure où vont les choses, les chiffres du RGPH 2014 risquent de ne refléter en rien la véritable topographie de la population ivoirienne.

SUY Kahofi

*Article publié sur le site internet de RNW Afrique.

Lire la suite
08. mai
2014
Côte d'ivoire
6

Le top 10 des malaises sous le régime d’Alassane Ouattara (acte 1)

Ouattara et son sourire électoral qui ne rassure plus
Ouattara et son sourire électoral qui ne rassure plus.

Il aura suscité de l’espoir pour de nombreux Ivoiriens lors de son arrivée au pouvoir. Trois ans après avoir prêté serment, le président Alassane Ouattara est toujours attendu avec ses solutions sur plusieurs chantiers importants.

1 – La réconciliation nationale

La réconciliation nationale est certainement la clé de voûte de la réussite de tout le mandat d’Alassane Ouattara. En effet il hérite d’un pays défiguré par de nombreuses années de crise qui ne se résume pas seulement à la récente crise post-électorale. Les Ivoiriens traînent le lourd fardeau de la division depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993, date à laquelle l’unité apparente du pays a volé en éclats avec la guerre de succession que se sont livrés deux de ses fidèles lieutenants. Étrangement l’un des protagonistes de la bataille autour de l’héritage du « bélier de Yamoussoukro » était Alassane Ouattara. ADO aura donc pour mission de recoller les morceaux d’un pays qu’il aura lui-même contribué à diviser. Mais avant d’apaiser les cœurs, il devra être le promoteur d’une justice transversale.

2 – Une justice transversale

« Comment voulez-vous parler de justice équitable en Côte d’Ivoire lorsqu’il n’y a que les personnes d’un seul camp politique qui sont traquées par la justice ? » Cette interrogation est de Danon Djédjé, l’un des barons du Front populaire ivoirien qui s’offusquait que jusqu’à ce jour seul Laurent Gbagbo et ses partisans étaient en prison. D’ailleurs il n’est pas le seul à faire le constat de cette justice des vainqueurs qui se manifeste en Côte d’Ivoire. Amnesty International, NDI, Human Rights Watch et plusieurs autres organisations ne cessent d’interpeller le gouvernement ivoirien. Celui-ci se doit d’engager des poursuites judiciaires contre tous les auteurs de crimes liés à la crise post-électorale. Un exercice qui s’avère difficile depuis le 11 avril 2011. Gbagbo Laurent et Blé Goudé à la CPI (Cour pénale internationale), pendant que des ex-com zone qui ne sont pourtant pas des enfants de chœur sont devenus des hauts gradés de l’armée ivoirienne !

3 – L’emploi des jeunes

« Politique là on parle ça quand on est rassasié » ! Comme Djibril, un jeune apprenti Gbaka d’Abobo de nombreux jeunes Ivoiriens n’ont que faire des discours sur la réconciliation nationale, les politiques de développement ou la réforme de l’armée. Plus que toute autre chose ils aspirent à un emploi ! « Le  »gars’ nous a dit qu’il a des solutions pour les jeunes et depuis on ne voit rien » avance Liliane une jeune Ivoirienne en quête d’emploi. Le taux de chômage est toujours dans le rouge et les seules offres d’emploi visibles sont celles qui foisonnent dans le secteur de la reconstruction. Mais tous les jeunes ne sont pas des as des truelles ! Que deviennent les autres ? Ils seront sans doute promoteurs de leur propre entreprise, mais d’où viendront les fonds ? Lorgner sur la fonction publique peut-être ? Il n’y a plus assez de place pour les ex-combattants ! Le chômage en Côte d’Ivoire c’est comme un cercle vicieux où le serpent se mord sans cesse la queue. Toutes les quêtes semblent se solder par un échec comme les politiques actuelles de lutte contre la vie chère.

4 – La lutte contre la vie chère

Côte d’Ivoire, nation émergente à l’horizon 2020. Mais les Ivoiriens marchent vers cette émergence le panier et le ventre vide ! Difficile sur les marchés de la capitale économique ivoirienne de pouvoir nourrir sa famille sans y laisser les plumes ! La popote à 5 000 francs Cfa devient un luxe même pour les salariés. Le prix du riz est majoré d’une boutique à l’autre, les légumes sont hors de prix à cause du racket des forces de l’ordre et les commerçants affichent les prix à la tête de la ménagère. La politique de lutte contre la vie chère du gouvernement est un échec total. Plus elle est amplifiée plus elle donne des résultats négatifs. Les consommateurs crient leur colère face aux commerçants véreux. Les commerçants crient leur colère au gouvernement qui semble fixer taxes et impôts sans tenir compte du pouvoir d’achat des populations. Une indiscipline généralisée sur les marchés, une zizanie comme celle qui gangrène l’armée.

5 – L’indiscipline au sein de l’armée

 A les regarder déambuler avec leurs gris-gris au bras, amulettes volumineuses aux reins et une odeur qui vous coupe souvent l’appétit, les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire sont taxés la plupart du temps d’indisciplinés. Ils se prennent à la fois pour des gendarmes, policiers, militaires, juges, témoins, avocats et tout en même temps. Ne vous aventurez pas à les interpeller sur leurs comportements souvent indécents. « Toi tu es qui pour parler comme ça ? Est-ce que tu me connais ? » « Moi pour avoir mes galons j’ai tué de Vavoua à Abidjan » vous lancera votre interlocuteur. Au comble de sa colère notre jeune élément des FRCI pour dira : « Je fais rien avec Ouattara parce que c’est nous qui l’avons mis là où il est ». Quelle est donc cette armée où les hommes ont à la limite du mépris pour celui que la Constitution appelle le chef suprême des armées ? Alors que le chef n’est pas respecté que mérite le peuple ?

Lire la suite
01. mai
2014
Côte d'ivoire
1

Réforme de la CEI : il souffle un vent de dictat !

Eric Aimé SEMIEN président de l’APDH
Eric Aimé Semien président de l’APDH

Après le long débat sur la nécessité de la tenue du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014), la Côte d’Ivoire ouvre un nouveau chapitre du débat sociopolitique : la réforme de la CEI, la Commission électorale indépendante.

De nombreux rapports sur la situation politique de la Côte d’Ivoire à l’image de ceux du NDI (National Democratic Institut) ont pendant longtemps invité le gouvernement ivoirien à se lancer dans une opération de réforme de la CEI. Le gouvernement ivoirien a accédé à cette requête; une décision saluée par la communauté internationale. Mais pour l’opposition et principalement le FPI (Front populaire ivoirien), le projet de loi proposé par le gouvernement ne garantit pas l’indépendance de l’organe en charge des élections. Et pendant que les politiciens s’engagent de nouveau dans un bras de fer, l’APDH (Action pour la protection des droits de l’homme) monte au créneau pour dénoncer la politisation du débat autour de la réforme de la CEI.

Le projet de loi pensé par le ministère de l’Intérieur portant réforme de la Commission électorale indépendante est pour l’APDH un projet de loi qui ne répond pas au principe de base d’indépendance telle que défini par les textes de la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. En effet le protocole de la Cédéao sur la démocratie et la bonne gouvernance en son article 3 stipule que pour les élections, les Etats membres doivent faire la promotion de Commission électorale indépendante, impartiale et non politique. « La configuration proposée à travers ce projet de loi est une proposition dangereuse » indique Eric Aimé Semien président de l’ONG de défense des droits de l’homme qui invite le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko à mettre de l’eau dans son vin. Lors de sa dernière conférence de presse, le ministre a indiqué face aux propositions du FPI « que le gouvernement ne capitulera pas ». Pour l’APDH la question de la réforme de la CEI n’est pas une bataille qui met aux prises le pouvoir et l’opposition. Il s’agit d’une question d’ordre national en face de laquelle les intérêts politiques doivent pouvoir passer en second !

Si la société civile interpelle autant le gouvernement ivoirien qui semble dans une logique d’imposer un projet de loi à l’opposition, c’est parce qu’une trop forte politisation de la CEI risque de replonger le pays dans une nouvelle crise électorale. L’APDH estime entre autres que les avertissements de la société civile n’ont pas pour but de réclamer plus de sièges mais d’avoir une CEI, non pas pléthorique en effectif, mais réellement indépendante. Si le gouvernement d’Alassane Ouattara s’entête à imposer une réforme bancale, il assumera les conséquences de son dictat !

« Qu’attendent-ils de cette commission avec cette configuration qu’ils proposent ? C’est un peu comme si nous n’avons pas tiré des leçons du passé ! L’APDH tient le gouvernement actuel pour responsable des violences qui vont se passer en Côte d’Ivoire si celui-ci continue avec cette réforme déjà contestée » déclare le président de l’ONG.

Notons que le bras de fer politique se poursuit entre le pouvoir et l’opposition sur le nombre de commissaires au sein de la CEI. Face à la proposition de 16 membres souhaités par le FPI, le ministre de l’Intérieur se montre intraitable et maintient le projet de 13 membres avec 3 postes pour la société civile et les religieux.

SUY Kahofi

Lire la suite
29. avril
2014
Société
0

Vaccination : êtes-vous à jour ?

La découverte de Pasteur sauve encore des millions d'individus chaque jour
La découverte de Pasteur sauve encore des millions d’individus chaque jour

Le monde célèbre du 24 au 30 avril la semaine mondiale de l’immunisation. Cette année le thème de la semaine se présente sous forme d’une interrogation adressée à chacun de nous : « êtes-vous à jour ? »

Initiée pour la première fois en 2012 par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) avec une célébration officielle dans 180 pays, la semaine mondiale de l’immunisation est un moment de réflexion sur la vaccination comme un puissant moyen de prévention de plusieurs maladies mortelles. Elle permet également de faire le bilan des acquis en matière d’accès aux vaccins par les couches les plus défavorisées mais aussi et surtout de jeter un regard sur les ambitieux défis que la communauté scientifique tente de relever. A ce niveau nous citerons les recherches pour un vaccin contre le VIH et surtout contre le paludisme qui continue de mobiliser plusieurs laboratoires aussi en bien Afrique (continent le plus affecté par la maladie) que dans le reste du monde.

L’immunisation contre les maladies par la vaccination est aujourd’hui considérée comme l’une des découvertes scientifiques les plus importantes des dernières décennies. Pour mémoire, c’est le 6 juillet 1885 que la première vaccination humaine fut réalisée par le français Louis Pasteur sur un sujet atteint de rage. Depuis cette date, la vaccination est devenu un réflexe médical depuis la naissance des hommes jusqu’à leur mort. Par voie oral ou par injection, la vaccination a permis d’éradiquer des maladies comme la rougeole et de prévenir certaines hautement mortelle comme la méningite ou la tuberculose.

Les vaccins sauvent chaque année des millions de personnes d’une mort certaine causée par des infections telles que le tétanos, la diphtérie ou la polio qui demeure un tueur pour les enfants de 0 à 5 ans. Malgré l’importance du vaccin, il est important de noter que de nombreuses personnes à travers le monde n’ont pas un carnet de vaccination à jour ! Pire en 2012, 1 enfant sur 5 n’a pas été vacciné lors de programme de routine. On estime qu’il s’agit de plus de 22.6 millions d’enfants devenu de potentiels réservoirs de transmission de plusieurs pathologies. En face de ces chiffres, le thème de la semaine mondiale de l’immunisation 2014 trouve tout son sens et nous amène à réfléchir sur les voies et moyens « pour être à jour« .


Les rappels par sms !

Tous les êtres humains depuis leur naissance ont déjà reçu dans leur vie au moins une dose de vaccin. Mais lorsqu’ils prennent de l’âge, certains oublient à la limite de maintenir cet élan de protection. Dans les premières années de notre vie, nos mères sont celles qui s’occupent du suivi du carnet de vaccination. Les passages au centre de santé sont fréquents car il y va de vie du bébé. De l’âge de la maternelle jusqu’aux études secondaires, cet élan peut-être maintenu. Mais les choses changent radicalement à l’âge adulte. A l’exception des personnes qui sont soumises aux contraintes du carnet de vaccination international pour cause de voyage, rares sont celles qui prennent le soin de suivre leurs rappels. Du moment où on se sent bien, nul besoin de penser à un rappel ! Or agir de la sorte nous expose. Posez-vous la question suivante : à quand remonte ma dernière vaccination ? Vous verrez si oui ou non vous êtes protégé. L’heure est certainement venue pour vous de retrouver votre carnet de vaccination !

Dans un monde en pleine mutation avec des technologies de plus en plus innovantes, pourquoi ne pas nous attarder sur les opportunités que nous offrent les outils du numérique pour résoudre le problème du suivi de la vaccination. L’exemple qui nous parait le plus pratique est l’adoption du carnet de vaccination numérique : le E-vaccin. Déjà utilisé dans plusieurs pays pour accompagner le traditionnel carnet de vaccination, il permet d’établir un système d’alerte précoce basé sur les messageries électroniques. En Côte d’Ivoire, ce système est déjà opérationnel et disponible à la demande par chaque personne qui se fait vacciner dans les centres de référence. Il s’agit principalement des antennes de l’INHP (Institut National d’Hygiène Publique) et des CHU. Grâce à une unité de suivi à distance, toute personne abonnée au service peut suivre son carnet de vaccination à distance. Les rappels sont disponibles sous forme de courriel à l’adresse indiqué par le demandeur. Un système certes révolutionnaire mais qui a également ses limites vu la faible pénétration d’internet en Côte d’Ivoire. L’idée du carnet de vaccination électronique trouverait toute son utilité s’il pouvait effectivement toucher toute les couches.

En plus du courrier électronique, le système de rappel pourrait inclure l’alerte par téléphone portable. Le taux de pénétration du téléphone portable en Côte d’Ivoire étend relativement acceptable (62%), la diffusion des sms pourrait tenir informé le demandeur en temps réel de l’état de son carnet de vaccination. Une requête à partir d’un terminal pourrait situer chaque personne sur son prochain rappel et ceux avenirs par pathologie. A ce type de service, l’on pourrait inclure les centres hospitaliers où les vaccins sont disponibles, un service d’alerte indiquant les prix homologués des vaccins et des alertes de sensibilisation à la vaccination. Ces derniers services pourraient éviter des dépenses supplémentaires aux contribuables et aider à la promotion de la bonne gouvernance dans le milieu médical.

La présence de tous ces services disponibles ou à développement ne pourront jamais remplacer la prise de conscience du contribuable. L’idéal serait que chacun puisse avant tout prendre conscience que le vaccin le protège d’une mort certaine. C’est bien là la première étape vers un suivi du carnet de vaccination.

SUY Kahofi

Lire la suite
29. avril
2014
Côte d'ivoire
0

Paludisme : faites obstacle aux moustiques

En attendant un vaccin, la prévention reste l’arme la plus efficace
En attendant un vaccin, la prévention reste l’arme la plus efficace

Le ministère de la santé a lancé ce week-end une campagne de démoustication à Abidjan. Cette opération s’inscrit dans la suite des actions qui marque la journée mondiale de lutte contre le paludisme.

207 millions, voici le nombre de personne touchées chaque année par le paludisme dans le monde (OMS). Sur ce nombre de malade, 627.000 en 2012 ont perdu la vie. Le paludisme demeure la parasitose la plus importante et menace en particulier les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. La Côte d’Ivoire n’est pas épargnée d’où la prise par le Gouvernement d’importantes mesures pour faire reculer la maladie. L’opération de démoustication mobile annoncée par le Ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA fait partie de ces mesures de prévention et cadre avec le thème 2014 de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. « Pérenniser les avancées, sauver des vies, investir dans la lutte contre le paludisme« , un triptyque que la Côte d’Ivoire veut matérialiser sur le terrain.

Voici donc une nouvelle qui fera sans doute le bonheur des habitants d’Abidjan qui depuis plusieurs jours ont commencé à vivre au rythme de la pluie. Le paludisme, maladie infectieuse due à un parasite du genre plasmodium est occasionnée par la piqûre de l’anophèle femelle (moustique). La lutte contre la maladie commence donc par une lutte contre le vecteur. Un tour dans la capitale économique Ivoirienne nous fait prendre conscience qu’aucune commune d’Abidjan n’est épargnée par le fléau du développement des gîtes larvaires du moustique. Des caniveaux bouchés de Koumassi aux dépotoirs sauvages de Yopougon en passant par les poubelles oubliées de Cocody, les attitudes qui favorisent la prolifération des moustiques sont omniprésents.

« Je pense que l’action du Ministère de la santé viendra aider sérieusement les populations qui vivent avec la menace de cette terrible maladie. Grâce à la démoustication nous pourrons dormir en paix » affirme tout heureux Eudes Koffi, habitant de Yopougon.

Le jeune homme dit espérer « qu’aucun quartier ne soit oublié » et souhaiterait que l’opération se fasse à grande échelle. Comme Eudes Koffi, le vieux N’dri Benjamin aurait souhaité une opération de grande envergure. Le vieil homme se souvient d’une époque bien reculée où dans son Dimbokro natal « la pulvérisation totale de la ville s’est faite par voie aérienne ». L’action du Ministère est certes importante mais pour une frange de la population celle-ci doit être perçue comme un appel, une sensibilisation à maintenir notre cadre de vie toujours propre. Car en effet, ce ne sont pas les agents du ministère de la santé au quotidien qui viendront débarrasser nos quartiers des retenues d’eaux stagnantes. Chaque Ivoirien doit aider à éloigner les moustiques en luttant contre les dépotoirs sauvages où les pneus, ustensiles de cuisine et boîtes de conserves usés qui offrent un point de reproduction aux moustiques. Les méthodes de prévention sont plus que d’actualité puisse le pays enregistre encore de nombreux cas de paludisme. La pathologie est responsable de 43% des états morbides dans les structures de santé publique en Côte d’Ivoire ! Cette situation a obligé le Gouvernement ivoirien à prendre une décision très importante pour contrer la maladie.

« Depuis 2012, les médicaments pour le traitement du paludisme simple, la prévention chez les femmes enceintes et le test de diagnostic rapide sont gratuits et disponibles dans toutes les formations sanitaires de notre pays » indique Raymonde Goudou, la ministre ivoirienne de la santé.

A cette première politique de gratuité de soin s’ajoute la formation des agents de santé. 80% d’entre eux ont vu leurs capacités être renforcées pour une meilleure prise en charge des patients. 1200 autres agents de santé communautaires ont quant à eux reçu la formation adéquate pour assurer la prise en charge à domicile. Ces efforts ont permis de prendre en charge avec succès 3.900.000 de cas de paludisme !

Les chiffres sont donc toujours inquiétants et en attendant un vaccin capable de protéger sur le long terme les populations, la prévention reste l’arme la plus efficace. C’est ce qui justifie comme indiqué plus haut l’opération de démoustication. Cette campagne de démoustication rejoint celle de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action aux femmes enceintes et aux enfants de moins d’un an.

SUY Kahofi

Lire la suite
24. avril
2014
Côte d'ivoire
0

Report du procès en cassation du Général Dogbo Blé

Le général pro-gbagbo aux mains des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire
Le général pro-gbagbo aux mains des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire

Le général Brunot Dogbo Blé sera-t-il jugé ? La question mérite d’être posée en ce sens que la suite du procès du général ivoirien (en cassation) est de nouveau reportée au 26 juin 2014.

Accusé de meurtre, Brunot Dogbo Blé, l’ancien patron de la Garde républicaine sous le régime de Laurent Gbagbo risque la réclusion à perpétuité s’il est reconnu coupable des accusations portées contre lui. Le général ivoirien, officier supérieur entièrement dévoué à l’ancien président ivoirien jusqu’à sa dernière minute de liberté est accusé, avec trois autres officiers, d’avoir enlevé, séquestré et assassiné le colonel-major à la retraite Adama Dosso, en mars 2011. Celui-ci avait été arrêté alors qu’il sortait du Golf Hôtel, à l’époque quartier général du président Alassane Ouattara, dont il était proche. Le procureur militaire Ange Kessi charge l’ancien général pour séquestrations suivies de meurtres, viols et vols. Le chef d’accusation de génocide a également été retenu contre lui par la justice civile. Bien au-delà, il est en particulier inculpé, avec deux autres officiers, de complicité dans l’assassinat du général Robert Gueï, ex-chef de la junte tué le 19 septembre 2002, jour du coup d’État raté contre Gbagbo. Rappelons que le principal accusé dans ce dernier dossier judiciaire est le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », l’ex-chef de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo. Le général Brunot Dogbo Blé comme ses cinq co-accusés est défendu par un collège de 17 avocats. Pour les deux principaux crimes dont il est accusé l’ancien homme fort de la Garde républicaine nie avoir donné l’ordre de tuer qui que ce soit.

SUY Kahofi

Lire la suite
« »
  • 1
  • …
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • …
  • 92
Restez au parfum de l'actualité Ivoirienne!

Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

Populaires

L’enrôlement biométrique des étudiants Ivoiriens est lancé
12 juin 2012
Côte d’Ivoire : Compendium des compétences féminines Ivoiriennes
5 octobre 2011
ARRET SUR IMAGE !
27 novembre 2010
Monsieur Compaoré, voici des tuyaux pour réussir votre exil
3 novembre 2014
Un anniversaire passé sous silence
8 décembre 2010
La côte d'ivoire au jour le jour! © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
2961