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La côte d'ivoire au jour le jour!
14. juin
2014
Côte d'ivoire
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La marée orange s’empare d’Abidjan

Les ivoiriens partagés entre le patriotisme et les réalités du football
Les ivoiriens partagés entre le patriotisme et les réalités du football

A quelques heures du premier match des Eléphants footballeurs, la marée orange monte à Abidjan. Les tee-shirts OBV (Orange Blanc et Vert) rangé pour certains depuis la dernière CAN ont été dépoussiéré et lavé malgré la pluie qui tombe par intermittence sur la ville d’Abidjan. Chaque ivoirien en arborant son tee-shirt veut montrer son attachement à l’équipe nationale de Côte d’Ivoire mais aussi à son pays.

« Nous sommes avant tout ivoirien et c’est bien ce qui me pousse à mettre mon maillot. Au-delà de l’équipe qui sera présente sur le terrain, c’est l’image de la Côte d’Ivoire que les joueurs vont défendre. Il faut les soutenir même si nous sommes loin du Brésil » affirme Léon Kouakou, maçon de son état.

Cette monté de la marée orange ne se matérialise pas seulement par les tee-shirts qui sont visibles à profusion dans la ville d’Abidjan. On note ici et là des drapeaux sur des véhicules ou à l’intérieur, des fanions ou écharpes aux cous des fanas du ballon rond, des bracelets, colliers personnalisés etc. Etre aux couleurs de l’équipe nationale une obligation patriotique pour quelques ivoiriens interrogés mais derrière le patriotisme il y a le business. Les commerçants du marché et grandes surfaces se disputent les clients mais en réalité chacun choisi ses accessoires en fonction de ses moyens.

« Il y a plusieurs qualités de tee-shirt et le prix est fonction. Si vous voulez du synthétique il y a un prix, si vous voulez du coton pur il y a aussi un prix. Les polos entre 12.500 et 25.000, les tee-shirts entre 10.000 et 15.000… » nous explique un commerçant libanais à Marcory.

Ceux qui n’ont pas de moyens se rabattent sur les marchés de quartier comme ceux du Forum à Adjamé ou Belleville à Treichville. Ici des tee-shirts à bas prix il y en a mais personne ne pourra vous rassurer sur la matière. Du made China, pure coton synthétique avec des teintes qui diffèrent d’un maillot à l’autre. Les prix sont plutôt abordables et c’est bien ce qui attire Abdoulaye un jeune mécanicien.

« Je veux un maillot et j’ai juste 2500 f c’est raison pour laquelle je suis au marché » nous indique le jeune homme.

15 mn de marchandage et voici Abdoulaye le mécanicien propriétaire d’un maillot. Il a insisté pour que le commerçant lui retrouve le dernier maillot avec le nom de Yao Kouassi Gervais dit Gerviniho. Le choix du supporteur est aussi guidé par l’amour qu’il porte à un des 22 joueurs présent sur le terrain. Certains n’y prêtent pas attention mais d’autres insistent pour que le nom du joueur aimé soient plaqué au dos du tee-shirt. Les maillots les plus demandés sont par ordre ceux de Didier Drogba, Yaya Touré, Salomon Kalou et Yao Kouassi Gervais.

Le business OBV fait l’affaire des commerçants et vendeurs ambulants mais ils ne pourront pas se sucrer sur le dos Fidèle N’doua. La quarantaine passé, cet ivoirien se dit trop déçu des éléphants footballeurs pour s’aventurer à « acheter le plus misérable des tee-shirts pour soutenir des perdants ». Les éléphants, il n’y croit plus et il conseille à ceux qui dépensent de l’argent pour des gadgets d’épargner. Ils auront sans doute besoin de cet argent pour les soins d’un parent en cas de crise cardiaque car avec les éléphants la déception est assurée.

SUY Kahofi 

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13. juin
2014
Nouvelles du pays
2

CPI, keep our Gbagbo !

Laurent Gbagbo sera finalement jugé par la CPI
Laurent Gbagbo sera finalement jugé par la CPI

Despote et dictateur pour les uns, démocrate et homme épris de dialogue pour les autres, la personne de Laurent Gbagbo continue de susciter la controverse au sein de la population ivoirienne bien qu’il soit détenu à La Haye. Ses partisans espéraient ardemment sa libération quand ses détracteurs voulaient le voir couler pour de bon. Finalement les prières des opposants au « Woody de Mama » ont porté dans la mesure où Laurent Gbagbo sera bien jugé par la CPI.

Pendant que le Rassemblement des Républicain se félicite de cette décision comme s’il s’agissait d’une victoire politique, de nombreux Ivoiriens (pas forcément militants du FPI) estiment que le processus de réconciliation nationale et le dialogue politique risquent de prendre un coup. La raison est toute simple : la question de la libération de l’ancien président ivoirien reste l’une des principales revendications de son parti. Juste à titre d’exemple, l’appel au boycott du Recensement de la population a été marqué par un slogan : « avant de nous recenser, libérez Gbagbo ». Les sorties médiatiques des cadres du FPI permettent aussi de comprendre que toute initiative du Gouvernement sera frappé du sceau de la nullité tant que la question de la justice des vainqueurs ne sera pas résolue.

Concernant le cas Gbagbo (en dehors de toutes considérations politiques), tout porte à croire que les positions ont évolué avec le temps. Vu le bras de fer entre son parti et le pouvoir qui cristallise le débat politique, les Ivoiriens que nous avons interrogés restent convaincus que la libération de Laurent Gbagbo pourrait aider à faire avancer le processus de réconciliation nationale. A ce niveau, il est bon de noter que selon les résultats de la Commission Electorale Indépendante, le Woody de Mama avait obtenu 46% des voix lors du dernier scrutin présidentiel. Ce qui suppose qu’une frange non négligeable d’Ivoiriens se reconnaît en Laurent Gbagbo. Une popularité qui se constate même sur les réseaux sociaux avec une kyrielle de pages dédiées à sa cause. Mais pour les associations de victimes et partisans de l’actuel régime, le nom de Laurent Gbagbo est lié aux 3000 victimes de la crise. Il faut bien que quelqu’un paye pour ce crime et le chef des refondateurs qui a refusé de céder le fauteuil présidentiel à Alassane Ouattara est l’homme qui doit endosser cette responsabilité. Pour la CPI, le débat de la culpabilité de Laurent Gbagbo n’est pas encore à l’ordre du jour. En effet les procédures de la Cour se subdivisent en deux principales étapes. Avant l’ouverture du procès, la Cour analyse les charges et les éléments de preuves retenues par le Procureur. Le dossier Laurent Gbagbo contre le Procureur de la CPI vient de passer la première étape de la procédure mais rien ne dit qu’il sera déclaré coupable au terme de son procès qui s’annonce long….et palpitant.

SUY Kahofi

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11. juin
2014
Nouvelles du pays
3

Abidjan sous les flots

Abidjan a les pieds dans les eaux !
Abidjan a les pieds dans l’eau

Comme chaque année lors de la saison des pluies, la capitale économique ivoirienne se retrouve sous les eaux. Une situation qui occasionne des morts et d’importants dégâts matériels.

Aucun quartier d’Abidjan n’échappe aux inondations en ce mois de juin. Les pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville menace chaque habitant. A la maison, au bureau ou en voiture, nul n’est à l’abri de cette eau de ruissellement qui rend impossible la circulation et entraîne sur son passage les bâtiments les moins stables. C’était un peu comme s’il n’y avait plus de voie d’écoulement pour cette eau qui, à défaut de se déverser dans la lagune, stagne sur les routes. En cause, l’urbanisation sauvage, l’obstruction par les populations des œuvres d’écoulement des eaux pluviales et leur mauvais entretien par les agences gouvernementales.

Une urbanisation sauvage qui coûte chère

Dans de nombreux quartiers des propriétaires immobiliers ont décidé de fouler aux pieds les règles les plus élémentaires d’urbanisme. Les parcelles des lots dédiées aux espaces verts ne sont pas respectées, pire les habitations sont par moment construites sur des caniveaux ou des zones dédiées aux buses. Du coup, des quartiers entiers se retrouvent sans caniveaux même dans des cités dites résidentielles ou chics. C’est le cas à Cocody, Riviera 2 et 3 où depuis ce mois de juin où les images de rues inondées sont visibles. Une urbanisation sauvage qui coûte chère puisque les rares caniveaux existants ne peuvent plus drainer les eaux de ruissellement.

« Ce n’est plus une question de quartiers précaires : nous subissons tous la montée des eaux parce que rien est fait pour l’entretien et le respect des voies d’écoulement d’eau », s’inquiète Alexandre Koffi, un riverain.

Lorsque les caniveaux existent, ceux-ci servent les intérêts des particuliers mais d’une drôle de manière. A Abobo et Adjamé par exemple, des riverains ont préféré ne pas construire de fausses septiques. Les tuyaux d’évacuation des sanitaires et cuisines sont directement raccordés aux caniveaux. Ils servent également de poubelle ou de zone de construction de baraques pour le petit commerce. Résultats, les eaux de pluies doivent se frayer un chemin pour atteindre les bassins de retenue d’eau avant la lagune.

« Lorsque les eaux de pluie, qui représentent un volume important de liquide, doivent se créer un chemin pour attendre la lagune on peut dire qu’elles opèrent un passage en force. Nous constatons ici et là des digues qui cèdent et des maisons qui sont littéralement détruites », nous explique un agent de l’Office National de l’Assainissement et du Drainage (ONAD).

L’eau devient un danger pour les populations et les infrastructures publiques. C’est le cas du carrefour de l’Indénié, situé dans le bassin du guru entre les quartiers du Plateau, d’Adjamé et de Cocody. Bien que des bassins de retenue d’eau existent aux alentours du carrefour, les inondations sont quasi perpétuelles ! En cause le manque d’entretien. Le sable et les ordures qui se sont déposés dans les bassins d’une profondeur de 5m n’ont pas été enlevés avant la saison des pluies. Les décanteurs sont obstrués et les bassins de stabilisation ne peuvent plus contenir les eaux de ruissellement. Pourtant les travaux de réaménagement du bassin du guru, exécutés par l’entreprise de Travaux Publics FRANZETTI-CI, ont duré six mois et coûté 1,5 milliard de francs CFA. Un financement de la Banque Mondiale qui n’a rien donné !

« Avec ces premières pluies du mois de juin on se rend compte que le gouvernement a fait du bruit pour rien. Le carrefour de l’Indénié est de nouveau impraticable, une situation qui va sans doute engendrer des embouteillages », se désole Diomandé Issouf, un chauffeur de taxi.

 

Apprendre à préparer la saison des pluies

Les années se succèdent et se ressemblent. Chaque année, le même constat: pluies diluviennes, morts et dégâts matériels. Pourtant, le gouvernement et les populations ne font pas l’effort de préparer la saison des pluies. Les travaux de curage à la belle saison n’existent pas et les populations préfèrent attendre les mairies pour assainir leur cadre de vie. A cela s’ajoute le mutisme du ministère de la Construction et de l’Urbanisme qui laisse pousser des quartiers dans les zones à risque pourtant clairement identifiées. La ville d’Abidjan compte au bas mot 75 zones à risque où vivent des populations que l’on déguerpit par moment sans mesures réelles de relogement.

En 365 jours, il y a forcément en Côte d’Ivoire une saison des pluies. Et il est préférable d’entreprendre des travaux de drainage avant l’arrivée des premières pluies. Il faut déboucher les caniveaux, entretenir les bassins de retenue, débarrasser la ville des dépotoirs sauvages et procéder à la libération des sites à risque. De telles activités nous éviterons de jouer au médecin après coup. La compassion du gouvernement aux victimes de Mossikro c’est bien mais éviter des morts c’est encore mieux.

SUY Kahofi

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10. juin
2014
AFRIQUE
0

Afrique/Mondial : le 2ème tour, peut-on y croire ?

Brillant en club mais invisible en équipe nationale
Brillant en club mais invisible en équipe nationale

Au mondial il y a ceux qui sont fiers de participer juste au tournoi et ceux qui y vont pour rentrer avec dame coupe. Au moment où avec réalisme, de nombreuses équipes cultivent la motivation, le bon jeu et la gagne pour atteindre au bas mot les demi-final, le débat pour les équipes africaines c’est comment accéder au second tour. Le second de la coupe du Monde ! C’était à la limite comme s’il s’agissait d’une porte où il était marqué depuis une dizaine d’année : « Entrée interdite aux équipes africaines ». Deux réalités à mon avis expliquent en grande partie cette situation. Le manque de motivation criard et un complexe face à ce que nos athlètes appellent abusivement les grandes Nations du foot.

Le manque de motivation criard

Etre appelé en équipe nationale est une consécration affirmait le footballeur ivoirien Seydou Doumbia. Malheureusement, les souliers d’or du continent n’ont pas encore compris qu’il n’y a rien de plus important que de jouer pour le drapeau national. Les joueurs africains font preuve d’un talent inouï en club mais une fois dans le maillot national deviennent une bande d’indisciplinés qui malgré toute leur fortune se rabaissent à quémander aux fédérations des primes exorbitantes ! Soyons sérieux et regardez combien de fois, sous le fallacieux et farfelu argument de prime de match les joueurs africains vont au Mondial pour faire de figuration ? Des touristes en maillot sur des stades qui chantent des hymnes nationaux en chuchotant les strophes qui font allusion au travail et au sens de la discipline. Au même moment où ils touchent près de 50 millions par match, les joueurs d’équipes plus cotées se contentent de deux à trois fois moins ! Et pour couronner ce manque de patriotisme l’expression « petit argent petit ballon » a été consacrée. Ils demandent des primes exorbitantes parce que le Mondial devient un moment où on est payé à ne rien foutre sur le terrain. En d’autres termes l’échec est vendu à prix d’or avant même le début de la compétition. Pendant qu’on se querelle pour des primes de match, d’autres se concentrent pour gagner. On s’étonne alors que le Brésil, l’Espagne ou l’Argentine fassent sensation souvent même avec des footballeurs très peu présents en club.

Le complexe face aux grandes Nations du foot

Je ne sais pas si depuis la première coupe du monde une liste des pays qui doivent remporter ce trophée a été établie. Je me dis intérieurement qu’un tel document n’existe pas sinon comment la France aurait pu remporter sa première coupe du monde sur ses terres ? Je me dis qu’il y a forcément un vrai problème chez les équipes africaines, un problème à la limite psychologique… Prenez 11 joueurs de première division de n’importe quel pays du monde. Habillez-les aux couleurs du Brésil ou de l’Italie, je vous jure qu’à 100% les joueurs africains malgré leur niveau et leur talent se mettront en position d’infériorité. France, Argentine, Allemagne…si ces équipes font autant peur c’est parce qu’elles ont refusé de mettre dans une position de perdant éternel. Bien au contraire chaque génération de joueur aura contribué à assoir la réputation de l’équipe. Match après match, victoire après victoire, les grandes Nations du football ont su bâtir leur réputation et non mûrir un complexe face aux équipes qui ont constitué un os sur leur chemin. Replongeons-nous dans l’histoire du football mondial et suivons l’évolution des pays qui ont participé au tournoi. Les grandes Nations du foot qui brillent aujourd’hui ne sont pas forcément celles qui ont écrit l’histoire de la coupe du monde. Si les équipes africaines partent au Mondial pour cultiver un complexe face aux autres équipes et se morfondre à dire qu’elles sont des GRANDES NATIONS DU FOOT, soyons sûr que la génération d’africains qui brillera au Mondial n’est pas celle que nous voyons.

SUY Kahofi

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05. juin
2014
Côte d'ivoire
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Sabri Lamouchi, le mal aimé ?

Sabri Lamouchi ne rassure toujours pas ! (levuvuzela.net)
Sabri Lamouchi ne rassure toujours pas ! (levuvuzela.net)

Malgré un parcours à la limite sans faute lors des éliminatoires et une qualification pour le mondial, Sabri Lamouchi l’entraîneur des Eléphants reste un homme contesté par de nombreux supporteurs ivoiriens.

On l’appelle avec une certaine ironie le célèbre coach stagiaire titulaire ; Sabri Lamouchi qu’on croyait sur le point du départ accompagne finalement les Eléphants footballeurs au pays du roi Pelé. Rien qu’à le voir à la télévision ou à la une d’un quotidien, Etienne Koffi ne peut s’empêcher d’exprimer son mécontentement face à un sélectionneur qu’il juge « ne pas être à sa place ».

« J’aurais bien voulu que la F.I.F rappelle François ZAHUI ou même qu’on « ressuscite » YEO Martial le coach victorieux de Sénégal 92. Loin d’un choix judicieux c’est un stagiaire qu’on nous envoie pour coacher nos joueurs » soutient révolté le jeune étudiant.

Pour lui Lamouchi aura contribué à faire baisser le niveau de jeu des Eléphants par des sélections hasardeuses. En témoigne les 23 sélectionnés pour le mondial où figurent de véritables fossiles sur gazon ! Des athlètes qui ont à peine joué en club et qui à la surprise général se retrouvent parmi les pachydermes qui iront défendre le drapeau.

« L’entêtement de Sidi et sa manie de faire la sourde oreille va nous coûter cher.  C’est un peu comme si on demandait à un éducateur de la maternelle de dispenser des cours à l’Université ! Quelle expérience a-t-il en qualité de joueur et d’entraîneur ? Aucune. Comparez le CV de Lamouchi à celui des entraîneurs locaux et vous verrez que les ivoiriens ont largement le droit de se plaindre de son choix » affirme Seydou Diabaté.

Apprécier ou ne pas apprécier Sabri Lamouchi, là n’est pas la question. Pour Dadié Brice, bibliothécaire, les dirigeants du foot ivoirien ont imposé un sélectionneur et le peuple doit respecter ce choix. L’heure n’est plus aux querelles autour de la personne de Lamouchi : il faut penser au drapeau et surtout à aux joueurs sur le terrain.

« On peut avoir le plus mauvais entraîneur du monde mais si nos joueurs sur le terrain se donnent à fond ils pourront faire une prestation honorable » soutient Brice.

Des joueurs mobilisés et compétents sur le terrain mais il faut bien derrière un staff et un entraîneur qualifié pour les accompagner soutient Etienne Koffi qui reste convaincu que Lamouchi n’est pas l’homme qu’il faut pour diriger l’équipe nationale ivoirienne. En marche vers le mondial avec un entraîneur contesté par les populations et surtout des groupes d’activistes web qui ne démordent pas ! Les pages les plus célèbres sur Facebook sont : Virer Lamouchi maintenant, Virer Lamouchi maintenant pendant qu’il est encore temps, Virer Lamouchi on va quitter ici… Quant aux partisans du sélectionneur franco-tunisien des Ivoiriens, ils peinent depuis toujours à mobiliser via la page Nous on veut Lamouchi.

SUY Kahofi

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05. juin
2014
Côte d'ivoire
2

Un nouvel opus pour dire non au SIDA

« Donnons un KO au SIDA » est la nouvelle composition musicale qui invite les populations ivoiriennes à dire stop à la pandémie du siècle. Ce tempo social est une initiative du PEPFAR avec la voix d’artistes locaux engagés telle que Nash, Christian, El Djaba, Noël, Carla… Des volontaires réunis autour du célèbre rappeur congolais Didjak Munya qui réside désormais dans la capitale économique ivoirienne. Cette chanson interprétée dans les langues locales (dioula, baoulé…) a été produit grâce à l’Ambassade des Etats Unis qui veut en faire une œuvre à but non lucrative diffusée pour sensibiliser les populations sur le danger que représente le SIDA. A ce niveau, il est important de préciser que l’œuvre peut être utilisée par les radiodiffuseurs, les chaînes de télévision, les ONG et autre acteurs du domaine de la lutte contre le SIDA sans aucune obligation de reverser des droits d’auteurs. D’ailleurs « Donnons un KO au SIDA » est déjà diffusé sur les antennes de la RTI lors de l’émission Spotlight SIDA. L’Ambassade des Etats Unis travaille à rendre ce refrain musical accessible aux stations de radio. Pour le moment « Donnons un KO au SIDA » est disponible en open source en format vidéo via You tube et en mp3 pour le format audio sur Sound Cloud. Au compteur des activités prévues pour la promotion de cette composition musicale auprès du public figure une initiative qui sera conduite conjointement par le PEPFAR, la RTI et La Voix de l’Amérique. L’objectif sera de mettre en lumière le projet musical et ses acteurs toujours dans un élan de sensibilisation grâce à l’émission Spotlight SIDA.


SUY Kahofi

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02. juin
2014
Côte d'ivoire
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Le journalisme parlementaire au cœur d’une formation

Les responsables de l’Assemblée Nationale, de l’Institut PANOS et de l’URPCI à la table de séance
Les responsables de l’Assemblée Nationale, de l’Institut PANOS et de l’URPCI à la table de séance

A l’initiative de l’URPCI et de l’Institut PANOS (Dakar), 10 représentants des médias seront formés sur trois jours (2 au 4 jours) au journalisme parlementaire. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes et médias, partenaire pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ». Le projet financé par l’Union Européenne aura une durée de trois ans et s’exécute dans cinq pays de la sous-région.

Selon Libasse Hane, chargé de projet Gouvernance à l’Institut Panos, le présent projet vise à renforcer les synergies inter-pays entre les journalistes et Organisation de la Société Civile, notamment de femme. Le Parlement étant le lieu de la prise d’importantes décisions pour la vie de la Nation et donc de l’amélioration de la gouvernance à tous les niveaux, « il est important que les professionnels des médias puissent découvrir cette Institution pour mieux informer » a souligné Karamoko Bamba, président de l’URPCI pour indiquer l’importance dudit atelier de formation. La mission du journalisme Parlementaire est donc importante et consiste à rendre possible une communication à double sens. Permettre une communication pour faciliter la compréhension des problèmes des populations à la base par les députés et faciliter la compréhension du travail des députés par les populations (améliorer la perception du parlement par les populations).

Pour réussir cette mission d’intérêt public, les journalistes devaient avant tout connaître l’Assemblée Nationale, son origine, ses missions et son fonctionnement. La charge de présenter le Parlement est revenu à Monsieur N’dri Maruis administrateur de l’Assemblée Nationale de présenter l’Institution dirigée par l’honorable Guillaume Soro. En plus de l’historique du Parlement et de son fonctionnement, il a expliqué aux journalistes le processus donnant naissance aux lois et le cadre juridique qui les entoure. Le vocabulaire parlementaire a aussi été revisité. Question préalable, motion préjudicielle, promulgation de loi, explication de vote, session…toutes ces expressions et bien d’autres ont été situé dans leur contexte avec leurs définitions. Grâce à cette ouverture sur le Parlement, les journalistes ont reçu les outils pour éviter tout amalgame lors de leurs écrits ou reportages. Un échange qui a duré 4 heures avec des questions pour mieux découvrir le Parlement mais aussi pour orienter avec efficacité les contenus relatifs aux droits des femmes.

SUY Kahofi

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30. mai
2014
Côte d'ivoire
5

Mondial/Orange : le GEPCI coule des journalistes sportifs !

10 journalistes ivoiriens n’auront pas la chance de couvrir le mondial
10 journalistes ivoiriens n’auront pas la chance de couvrir le mondial

Décidément en Côte d’Ivoire le milieu de presse n’en a pas encore fini avec les magouilles et les messes bases qui n’honorent pas le journalisme. Le comble c’est que ce sont les organisations professionnelles et leurs leaders qui jettent l’opprobre sur la corporation. Ces patrons de presse, ces vieux journalistes qu’on appelle ici « doyens » nagent sans aucun remord dans le bain de corruption et de la mauvaise gestion. Un nouveau scandale vient de salir la presse ivoirienne et au cœur de ce scandale le tout puissant GEPCI, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire. Cette organisation gérée par un noyau obscure vient de ruiner les espoirs de 10 journalistes sportifs qui devaient rallier le Brésil pour couvrir le mondial. Je m’en vais vous compter la tentative de vol des patrons du GEPCI qui a conduit à cette situation.

L’opérateur français Orange dans le cadre de sa politique d’appui à la presse a décidé d’accompagner un groupe de journalistes sportifs ivoiriens au Brésil. Une dizaine de confrères choisis sur le mérite et la notoriété de leurs quotidiens. Ce n’est pas la première fois que le Groupe Orange entreprend une telle action. L’opérateur l’a déjà fait pour des éditions précédentes du Mondial ou de la Coupe d’Afrique des Nations. C’est d’ailleurs sur cette bourse d’appui de Orange aux journalistes que le Ministère des sports a voulu aussi aligner sa prise en charge. L’objectif était d’éviter un double emploi pour permettre à un nombre plus important de journalistes de rallier le Brésil. Pour cette édition du Mondial, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire, la faitière des grands patrons de la presse ivoirienne, a souhaité gérer le projet de voyage des 10 journalistes. Bonne initiative sauf que les patrons de presse avaient une autre idée derrière la tête ! La prise en charge de chaque journaliste au Brésil s’élève à 8 millions de f CFA. Un petit calcul nous permet de comprendre qu’il s’agit d’un magot de 80 millions ! Un montant trop important pour le déposer dans le porte-monnaie des journalistes sans prélever un éco. Le GEPCI, piqué par le syndrome du vol organisé qui gangrène le journalisme ivoirien a décidé de soutirer 2 millions f CFA sur chacune des prises en charge. Soit 20 millions sur 80 que proposait Orange pour aider les journalistes sportifs. L’opérateur de téléphonie mobile alerté de la manœuvre a décidé d’annuler son aide. Un geste que je regrette certes parce que privant des journalistes d’un évènement sportif majeur mais que je salue. Je pense bien que toute entreprise qui se respecte ne saurait s’accommoder de telle pratique.

La presse ivoirienne se taille de nouveau une réputation d’antre de la gabegie et cette nouvelle situation de corruption et de vol organisé m’amène à me poser deux questions.

  • Que représente le code de déontologie du journalisme pour les responsables des faitières qui au lieu de donner l’exemple sont les apôtres des caisses obscures ?
  • Jusqu’à quand la presse ivoirienne continuera de vivre au rythme de ce type de scandale ?

Après l’UNJCI, le GEPCI…quelle faitière sera la prochaine au cœur d’un autre scandale ?

SUY Kahofi

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27. mai
2014
Société
3

Transport: quand le péage suscite la grogne chez les transporteurs

Malgré la campagne de sensibilisation, la pilule du péage ne passe pas !
Malgré la campagne de sensibilisation, la pilule du péage ne passe pas !

Depuis le jeudi 15 mai 2014, la Côte d’Ivoire a basculé dans l’univers des pays africains ayant adopté le péage comme système économique pour soutenir leur politique nationale d’élargissement du réseau routier. Cette première opération de péage concerne l’autoroute du nord fraîchement livré et long de 240 km.

L’axe reliant Abidjan à Yamoussoukro est désormais commercial. Il dispose de deux postes à péage tous les 100 kilomètres qui permettront à l’Etat de collecter des taxes (péage) pour l’amélioration du réseau routier. Selon Patrick Achi, le ministre des infrastructures économiques, le péage de l’autoroute du nord se subdivise en cinq classes de tarifications. La classe 1 prend en compte les véhicules de particuliers qui doivent s’acquitter de 5000 f CFA (aller-retour). Pour la classe 2, les véhicules de transport de type Massa et assimilés débourseront 10.000 f. La classe 3, celle des gros camions et car de transport paiera 15.000 f et les poids lourds, 20.000 f.

Quand bien même certains transporteurs saluent la décision du Gouvernement dans sa dimension première qui est le renforcement du réseau routier ivoirien, nombreux sont ceux qui ne cachent pas leur colère.

« Encore une nouvelle taxe ! En plus du gasoil qui est hors de prix, la patente, la vignette et l’assurance voici encore une nouvelle taxe dans un secteur déjà en difficulté » se lamente Coulibaly Daouda Directeur de DTA transport.

Même son de cloche et incompréhension chez Diabaté Aboubacar directeur des opérations à la Compagnie TCF.

« Avec cette histoire de péage, je me demande finalement à quoi servent les vignettes et la patentes que nous payons ? La vignette est censée servir à l’entretien de la voirie urbaine et inter-urbaine. Je trouve qu’un péage pour 100 km de route n’a pas de sens » nous explique Diabaté Aboubacar.

Pour Sylla Moussa chef de gare de la compagnie terrestre international DIT, la décision du Gouvernement va incontestablement entrainer une hausse du prix du transport.

« Imaginez-vous une compagnie qui possède 10 cars. Le péage aller-retour sera de 150.000 f CFA par jour. Où allons-nous trouver cette somme ? » se demande le chef de gare.

Plusieurs transporteurs et chefs de gares disent ne pas prendre en compte le mot d’ordre des Syndicats visant à maintenir les tarifs de transport inter-urbain en l’état. Chacun prendra la décision idoine pour la santé de son entreprise et certaines compagnies approchées parlent d’une augmentation de 100 à 200 f CFA sur chaque ticket entre 5 et 10 milles. Bien avant l’officialisation de cette hausse, ceux qui le peuvent contourne l’autoroute du nord.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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