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La côte d'ivoire au jour le jour!
14. févr.
2014
NTIC & Hi tech!
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Radio en Côte d’Ivoire : d’énormes avancées qu’il faudra améliorer sans cesse

Les femmes ont leur place dans le développement de la radio
Les femmes ont leur place dans le développement de la radio

La Côte d’Ivoire à l’instar de tous les pays du monde a célébré ce 13 février 2014, la journée mondiale de la radio. Comme chaque année, depuis 3 ans maintenant, le pays marque cet évènement par des activités diverses ou des déclarations fortes. Proclamée au cours de la 36ème conférence générale de l’UNESCO et formellement adoptée à la faveur de la 67ème session  de l’Assemblée Générale de l’ONU, la journée mondiale de la radio vise « à célébrer la radio en tant que média, pour améliorer la coopération internationale entre les radiodiffuseurs et pour encourager les grands réseaux et les radios communautaires à promouvoir à travers les ondes, l’accès à l’information, la liberté d’expression et l’égalité des genres ».

Et concernant la question du genre la ministre de la Communication de Côte d’Ivoire (porte-parole adjoint du gouvernement) a déclaré que « l’Etat de Côte d’Ivoire entend faire de la radio un des outils privilégiés de la lutte pour les droits des femmes ». Affoussiatou Bamba-Lamine a affirmé que beaucoup reste à faire, malgré les avancées notables dans le domaine de la radio, notamment l’implication des femmes comme journalistes, reporters, productrices ou techniciennes, ainsi que le nombre important d’émissions radiophoniques s’adressant à la gent féminine. Le thème de cette célébration mondiale à savoir « l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes » trouve donc tout son sens dans le contexte ivoirien. C’est la raison pour laquelle « le Gouvernement s’engage à travailler avec tous les professionnels des médias, et tout particulièrement avec ceux de la radio (…) avec un accent particulier sur le cas spécifique des femmes journalistes », a indiqué la ministre qui est longuement revenu sur le pouvoir de la radio en tant que puissant outil d’information et d’éducation.

Il est certes bien de parler de l’implication des femmes dans le développement de la radio mais il est important de jeter un regard sur les conditions d’existence et de travail de ces journalistes, techniciens de son et animateurs qui chaque jour œuvrent à la survie des stations. A ce niveau d’important efforts restent à consentir estime le Syndicat National des Agents de la Presse Privée de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI). En effet 90 % des animateurs (hommes, femmes, animateurs, journalistes, techniciens, etc.) d’un peu plus 130 stations de radiodiffusion que compte notre pays vivent hélas dans la précarité totale. Salaires de misère, conditions difficiles de vie et de travail, pas d’assurance  maladie, ni d’assistance en cas de maladie ou de sinistre, quasi inexistence de contrat de travail, etc. Les plus chanceux restent encore ceux d’entre – eux qui travaillent dans les radios des collectivités locales où ils ont le rang d’agents de mairie ou d’animateurs culturels. Dans cet environnement de précarité généralisé les animateurs des chaînes publiques ont une relative garantie mensuelle, le temps des reformes et des licenciements trop souvent abusifs.

Il y a donc une véritable nécessité d’améliorer les conditions de travail et surtout de vie de ces hommes et femmes qui chaque jour consacre leur temps à sensibiliser, éduquer et former les populations. C’est ceux à quoi s’attèle les organisations inter-professionnelles du secteur mais la tâche n’est pas du tout aisée.

SUY Kahofi

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14. févr.
2014
Société
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La base de données « Genre, Femmes, Paix et Sécurité » CEDEAO lancée

Les femmes d’Afrique de l’ouest ont enfin une plate-forme de donnée opérationnelle
Les femmes d’Afrique de l’ouest ont enfin une plate-forme de donnée opérationnelle

La section ivoirienne du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’espace CEDEAO (REPSFECO) a lancé le jeudi 13 février 2014 à Abidjan, la base de données « Genre, Femmes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest ». La cérémonie officielle de lancement de cette base donnée s’est faite en présence des officiels ivoiriens, ceux de la société civile, de la CEDEAO et du système des Nations Unies.

La mise en place d’une base de données genre, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest, émane, des recommandations des journées portes ouvertes 2012 sur les résolutions 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette initiative est du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et de l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), en collaboration avec la centre de la CEDEAO pour le développement du Genre, l’union du fleuve Mano et les autres partenaires du groupe de travail femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest (GTFPS-AO).

La base de données a pour objectif d’améliorer l’efficacité d’information et le partage de connaissances sur le thème « genre, femmes, paix et sécurité » à travers la mise en place d’une plate-forme recensant l’ensemble des institutions intervenant dans ce domaine et qui sera accessible à tous. C’est pourquoi, un atelier de formation et de validation des données a précédé la mise en place de cette plate-forme du 10 au 12 février. Il s’agissait en amont de former et de transmettre des compétences à un groupe de cadres des institutions membres du groupe de travail femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest utilisatrices principales de la base de données. Elles ont désormais les outils qui leur permettre d’administrer totalement le système, de l’exploiter de façon maximale et de le mettre à jour.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, l’organisation mondiale se tient aux côtés du du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’espace CEDEAO REPSFECO pour apporter son soutien afin que toutes « les initiatives de Paix tiennent en considération l’impact des rapports entre le genre et incorporer les femmes dans leurs politiques et projets ».

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30. janv.
2014
Nouvelles du pays
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ICI is back !

Daniel Kablan Duncan, le premier ministre ivoirien découvre le site de ICI 2014
Daniel Kablan Duncan, le premier ministre ivoirien découvre le site de ICI 2014

« Secteur privé levier d’une intégration régionale réussie », tel est le thème du Forum Investir en Côte d’Ivoire ICI 2014. Celui-ci rassemble près de 3000 participants venus des quatre coins du monde et particulièrement de la sous région ouest africaine. L’objectif de ce forum est de donner l’opportunité aux entreprises de découvrir les opportunités d’investissement que peut offrir la Côte d’Ivoire, un pays à fort potentiel économique. Dans cette logique des choses, les membres du gouvernement ivoiriens mais aussi les investisseurs et opérateurs économiques partageront leurs expériences et connaissances grâce aux différentes déclinaisons du thème du forum.

Les workshops autour des sous-thèmes seront entre autre dédiés aux énergies renouvelables, l’agri-business, le partenariat public-privé, la promotion des petites et moyennes entreprises sans oublier les infrastructures économiques, les mines, l’éducation et la santé. Le premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan à l’ouverture des travaux a salué l’engouement autour de l’évènement qui rassemble 113 nationalités. Preuve que la Côte d’Ivoire se porte économiquement bien chose que Christine Lagarde patronne du FMI n’a pas manqué de souligné non sans prendre le soin d’inviter les participants à accompagner le pays sur la voie de l’émergence. Une émergence qui selon le président de Banque Africaine de Développement, Donald Kaberuka sera profitable à toute la sous-région vu le positionnement géostratégique de la Côte d’Ivoire.

Notons que le dernier Forum ICI, Investir en Côte d’Ivoire s’est tenu en 1999 et l’édition de 2014 marque la renaissance d’une rencontre chaire au cœur du CEPICI, le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire.

SUY Kahofi

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29. janv.
2014
Côte d'ivoire
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Un projet de développement des RH pour la région du Gbêkè

Revaloriser les RH pour développer les Régions Centre et Nord
Revaloriser les RH pour développer les Régions Centre et Nord

La revalorisation des ressources humaines dans un contexte de reconstruction demeure une priorité pour l’État Ivoirien. Pour y arriver, une réelle politique de renforcement des capacités de l’administration locale s’impose surtout dans les régions éprouvées par la crise.

Le Gouvernement ivoirien et le Japon ont décidé de mettre en place un projet de développement des Ressources Humaines. Le projet est baptisé « Projet de développement des Ressources humaines (RH) pour le renforcement de l’administration locale des zones centre et nord de la Côte d’Ivoire« . Six entités s’engagent pour sa mise en œuvre. Il s’agit du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, celui en charge des Infrastructures économiques, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, la Préfecture de police de Bouaké, l’Ambassade du Japon et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Ces partenaires se réunissent ce jeudi 30 janvier 2014 à la Direction générale de la Décentralisation et du Développement local (Abidjan-Plateau) pour approuver le contenu du plan d’opération dudit projet.

Les structures impliquées dans l’exécution du projet organisent donc la première concertation du Comité Conjoint de Coordination (CCC). Cette rencontre intervient deux mois après le démarrage à Bouaké du projet qui doit se dérouler sur une période de trois ans. L’objectif du projet est le renforcement des capacités de l’administration locale et la fourniture de services de base dans les localités affectées par le dernier conflit que la Côte d’Ivoire a vécu. Plusieurs résultats sont attendus à la fin de ce projet. Il s’agit entre autre du développement des mécanismes de coordination pour améliorer le système de fourniture de services de base dans la région du Gbêkè et du partage de modèles de développement entre les organismes du gouvernement central et ceux de l’administration locale. Au-delà, le projet aura pour mission d’amélioration les compétences des officiers du gouvernement et responsables de la fourniture de services dans les secteurs de l’éducation, de l’alimentation en eau potable en milieu rural dans les cinq districts cibles. A cela s’ajoute l’accroissement des mécanismes de coopération et de coordination efficaces entre les communautés à travers la mise en œuvre de projets pilotes dans la région du Gbêkè.

Rappelons que le Ministère ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité (MIS), la Préfecture de Bouaké et la JICA avaient organisé le 5 décembre 2013 dans la capitale du Gbêkè, la première séance conjointe du « Projet de développement des ressources humaines pour le renforcement de l’administration locale en zones centre et nord de la Côte d’Ivoire« . La JICA depuis son retour en Côte d’Ivoire initie des projets de développement en vue d’apporter une contribution significative au processus de relance économique et de reconstruction du pays.

SUY Kahofi source JICA

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24. janv.
2014
NTIC & Hi tech!
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Radio ISTC Fm « reçoit » la HACA

La Direction de l’ISTC et la délégation de la HACA lors de la visite
La Direction de l’ISTC et la délégation de la HACA lors de la visite

Le président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) continue sa tournée dans les radios de proximité d’Abidjan « autorisées à émettre ». Ibrahim Sy Savané dans son périple a déjà rendu visite à plusieurs chaînes parmi lesquelles nous citerons entre autre Radio Nostalgie et Radio Fraternité. Ce mercredi 22 janvier, le ministre Sy Savané et ses collaborateurs se sont rendus à l’ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication). Il s’agissait pour lui de toucher du doigt les conditions de travail et l’univers de la radio de l’Institut (ISTC Fm). L’autre aspect de la visite était d’amener la radio à respecter le cahier de charges.

Pour Alfred Dan Moussa directeur général de l’ISTC, « il s’agit d’une visite importante » pour lui et ses collaborateurs et elle permettra d’explorer des pistes qui conduiront au développement de Radio ISTC Fm et de l’Institut dans son ensemble. Lors de la séance de travail avec la direction de l’Institut et les premiers responsables de la radio, Ibrahim Sy Savané a affirmé que la radio a « toutes les compétences et les infrastructures » pour assurer son développement.

« Votre radio est la mieux placée pour impulser une meilleure dynamique et une meilleure qualité à la formation. Nous sommes prêts à créer une plateforme pour que ISTC Fm soit une radio de formation des journalistes et animateurs » a-t-il indiqué.

Cette déclaration n’est pas fortuite car ISTC Fm est l’une des rares radios de la capitale ivoirienne à évoluer avec un personnel exclusivement professionnelle ! Journalistes, animateurs et techniciens sont titulaires des diplômes sanctionnant les cycles 1 ou 2 en journalistes ou production audiovisuelle de l’ISTC. La radio fonctionne grâce au professionnalisme quotidien de 11 agents dont 5 journalistes. Créée le 15 octobre 2009, ISTC Fm est logée au sein de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication et émet en modulation de fréquences sur 103.8 FM. Cette radio qui s’illustre par la qualité de ses productions est le fruit d’un partenariat entre le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’ISTC.

Notons qu’avant son arrivée à ISTC Fm, Ibrahim Sy Savané s’est rendu à Radio Téré dans la commune d’Adjamé et au siège de Radio Abidjan 1 (Cocody).

SUY Kahofi

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22. janv.
2014
AFRIQUE
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Avril 2014 : fin de vie de Windows XP et de Office 2003

Windows XP vers un black out prolongé ?
Windows XP vers un black out prolongé ?

En Afrique de l’Ouest et du Centre, près de 80% des entreprises utilisent des ordinateurs qui sont équipés du système d’exploitation Windows XP et du pack de logicielle Office 2003. Bien que populaire, ces deux outils de seront plus fonctionnels dans moins de trois (3) mois.

La date du 8 avril 2014 marquera la fin de vie du système d’exploitation Windows XP et du pack de logicielle Office 2003. En effet, Microsoft n’apportera plus aucun support aux utilisateurs/clients et cessera de publier des mises à jour de sécurité sur ces produits. Cette décision va engendrer d’énormes problèmes, notamment ceux liés à la sécurité des données informatiques en entreprise. Les ordinateurs deviendront vulnérables à toutes sortes d’attaques pirates : virus destructeurs, logiciels espions nuisibles et autres logiciels malveillants qui occasionneront le vol et la perte des informations et des données professionnelles. A ce niveau il est important de comprendre que les antivirus ne pourront plus être efficaces lorsque Windows XP ne sera plus pris en charge. La menace est donc grande pour les entreprises et le compte à rebours n’est pas loin de zéro !

Victoria N’Dee, Marketing and Communications Lead à Microsoft West and Central Africa a d’ailleurs bien résumé la situation.

« Tous autant que nous sommes, nous échangeons quotidiennement un volume impressionnant de données via clés USB, Internet, etc. Il suffit d’imaginer la perte de ces informations pour se rendre compte de la gravité de la situation. Nous sommes tous impliqués. Microsoft, ses partenaires, ses clients et surtout les médias qui doivent prendre leur part dans cette campagne de sensibilisation en donnant l’avertissement à l’intention des utilisateurs, car la menace est réelle et les dangers ne sont pas à minimiser » a-t-elle indiqué.

En dehors des risques sécuritaires (confidentialité, fiabilité des données), la fin de support de XP impliquera un dysfonctionnement des ordinateurs en entreprise, des dépenses en maintenance avec pour conséquence de fréquentes interruptions d’activités et une baisse de la productivité. Microsoft conscient des risques encourus par les utilisateurs et clients au-delà du 8 avril entend sensibiliser les uns et les autres pour l’acquisition des produits plus modernes. Il est donc prévu dans les semaines avenir une intensification de la sensibilisation par l’utilisation des canaux de communication de toutes les organisations professionnelles. Microsoft insistera sur le fait qu’il existe tout un mécanisme pour aider les entreprises à réussir leur migration de Windows XP vers Windows 7 ou 8.

« L’ensemble du processus n’est pas figé ; chaque migration est adaptée aux besoins de l’entreprise concernée » a indiqué Ndee Uwadoka.

La migration a certes un coût mais au-delà d’avril 2014, la note sera sans doute deux fois plus salée pour les retardataires ! Il faudra, en ce moment-là, faire face à la fois aux charges de récupération de données perdues et à la migration elle-même.

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18. janv.
2014
WEEK END REVIEW
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Revue de la semaine du 13 au 18 janvier 2014

Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?
Blé Goudé sera-t-il livré à la CPI ?

Charles Blé Goudé, le général de la rue sera-t-il livré à la CPI ? La question mérite d’être posée car les autorités ivoiriennes ont encore demandé un sursis de 3 mois à la Cour pour réfléchir sur la demande de transfèrement du leader des jeunes patriotes nous indique L’Inter. Depuis son arrestation et son extradition du Ghana, le dernier ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo est emprisonner dans un lieu tenu secret se fait fort de rappeler Le Nouveau Réveil. La CPI le réclame entre autre pour crime de guerre et pour sa responsabilité dans la récente crise post-électorale qui aura occasionné près de 3000 morts indique le confrère. Pour Le Temps Charles Blé Goudé, tout comme son père spirituel Laurent Gbagbo est victime d’une machination politique et non d’une réelle volonté de le confronter au droit. Sinon pourquoi serait-il détenu dans le secret se demande le quotidien Le Nouveau Courrier quand de son côté Le Quotidien d’Abidjan donne la parole à l’avocat de Charles Blé Goudé pour se prononcer sur les conditions de détention de son client et le contenu des accusations du procureur de la CPI. Pendant ce temps les leaders du FPI et le Gouvernement ont repris le dialogue direct. Le FPI a toujours réaffirmé son statut particulier au sein de l’opposition ivoirienne, statu qui lui confère un traitement particulier d’où le dialogue direct. Pour le quotidien Le Temps il s’agit d’une rencontre de vérité entre le Front Populaire Ivoirien et le Gouvernement, rencontre qui selon l’analyste du quotidien proche de l’opposition ivoirienne permet une décrispation du climat socio-politique. Selon Notre Voie Ahoussou Jeannot et Affi N’guessan se sont parlé ce 15 janvier, le premier cité étant le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et le second le patron du FPI. De quoi ont-ils parlés ? Bien évidemment des conditions d’intégration du parti de Laurent Gbagbo au CPD, le Cadre Permanant de Dialogue pouvoir – opposition nous indique Le Quotidien d’Abidjan. Et sur la question de l’arrivée du FPI au sein du CPD, Affi N’guessan soutient que son parti n’épouse pas les méthodes de ce cadre de dialogue qui mérite d’être reformé sans toutefois s’aventurer à dire si son parti intègrera le CPD après les reformes souhaitée. Pour le Ministre Mabri Toikeuse qui représentait également le Gouvernement à la table de ce dialogue direct, « le FPI ne refuse pas d’être membre du CPD ». « Peut être bien que la dénomination est un problème » a-t-il indiqué mais « il s’agit de petits détails qui peuvent se régler ». Concernant l’atmosphère qui entourait les échanges, Le Nouveau Courrier indique que les discussions ont été âpres ! Discussion âpres ? Peut-être bien mais pour le quotidien Soir Info c’est plutôt Ahoussou Jeannot qui crache ses vérités à Affi. Ces vérités seraient au fond deux préalables ou plutôt exigences imposés par le Gouvernement Ivoirien et dont le quotidien L’Inter s’en fait l’écho. Pascal Affi N’guessan au nom du FPI a indiqué que lors des échanges de ce mercredi 15 janvier il y a eu des avancés notables. « Les discussions se poursuivent » affiche Le Nouveau Réveil, propos extrait de l’intervention du président du FPI qui a souligné que la reprise du dialogue direct est déjà une grande avancée.

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15. janv.
2014
AFRIQUE
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Transport/Corridor Abidjan – Lomé : des problèmes persistent

Un car à la gare d'Adjamé en attendant le départ
Un car à la gare d’Adjamé en attendant le départ

L’axe Abidjan – Lomé via Accra est l’une des lignes internationales de la CEDEAO les plus fréquentée. Celle-ci débouche sur le corridor Cotonou – Lagos où transite chaque année des millions de passagers et une quantité tout aussi importante de marchandise.

Au départ de la gare routière d’Adjamé (Abidjan) pour Lomé via Accra, les passagers, commerçants, propriétaires de compagnies de transport et chauffeurs le savent de nombreux barrages ont été levés mais d’importantes entraves à la libre circulation des personnes et des biens subsistent. En effet le corridor Abidjan – Lomé est un axe où persistent trois problèmes majeurs : le racket en territoire ghanéen, la lenteur des services administratifs, sanitaires et douaniers sans oublier les nombreux barrages.

Le racket omniprésent

Losséni Doumbia est chauffeur international chez UTB (Union des Transporteurs de Bouaké). Voici quatre (4) ans qu’il rallie chaque semaine la capitale togolaise. Il nous explique que le premier obstacle sur la route des chauffeurs au départ d’Abidjan est le check-point de contrôle frontalier d’Elibou. Il déplore une perte énorme de temps lors du contrôle : entre deux heures et trois heures pour dédouaner les bagages et autres colis !

« Une fois le véhicule immobilisé, les agents des services de douane mettent un peu trop de temps pour le contrôle. Et lorsque nous nous plaignons ils nous disent qu’ils font leur travail. Nous comprenons bien que c’est important mais il faut éviter que cela traîne » plaide Losséni.

Le voyage par car vers Lomé est long, épuisant et reste toujours incertain avec les nombreuses bandes de coupeurs de route qui s’sévissent dans les différents pays de la CEDEAO. Chaque minute perdue à un barrage oblige les chauffeurs à conduire plus longtemps de nuit sur des tronçons côtiers fortement dégradés. Au-delà du corridor d’Elibou, l’entrée en territoire Ghanéen consacre un autre problème : celui du racket. A chaque corridor officiel ou officieux, les véhicules de transport doivent s’acquitter d’une somme d’un (1) Ghana Cedi (215 f CFA). Ce montant peut s’étendre jusqu’à 4 GHS Cedi selon les humeurs des agents des forces de l’ordre ghanéen !

Le racket persiste donc sur l’axe Abidjan – Lomé or le sticker de la CEDEAO sur un véhicule qui part d’un Etat membre vers un autre est un appel au respect de la charte de la libre circulation des personnes et des biens. Ce racket occasionne « des frais supplémentaires et des pertes pour les entreprises » se désole Koffi Konan Bernadin contrôleur général du transporteur DIT (Diaby Inza Transport).

« Il est clair que vous ne pouvez pas traverser un pays sans vous soumettre à des contrôles de la Douane et des forces de sécurité. C’est tout à fait normal. Mais le vrai problème c’est l’argent que nos convoyeurs sont obligés de payer chaque fois. Ils ont juste l’argent pour les frais de route et ils doivent encore sortir de l’argent pour satisfaire des hommes en uniforme » s’indigne contrôleur général de la DIT.

Il interpelle les autorités ivoiriennes et celles des organisations sous-régionales sur la nécessité de lutter contre ce fléau qui plombe le transport inter-états.

Avoir ses documents de voyage à jour

Face aux contrôles intempestifs passagers et commerçants au départ d’Abidjan pour Lomé sont priés d’avoir tous leurs documents administratifs. Les quittances et documents de dédouanement, passeports et carnets de vaccination internationale à jour pour éviter les pertes de temps aux différents corridors. Car l’autre problème c’est aussi des passagers qui voyagent sans carte d’identité et surtout ceux qui refusent de se faire vacciner. Les raisons évoquées sont liées à la religion ou à la tradition.

« Certaines personnes vous disent par exemple que les métaux ne doivent pas pénétrer leur corps ! Vous faites l’effort de leur expliquer les dangers qu’ils courent en refusant le vaccin. Ils vous répondent tranquillement qu’ils vont s’arranger avec les services sanitaires à chaque corridor. De l’argent pour passer d’un pays à un autre au détriment de sa santé : c’est difficile à admettre mais certains voyageurs le font » s’inquiète Kouadio Jean agent vaccinateur à l’INHP-Treichville, l’Institut Nationale d’Hygiène Publique.

Mme Wassagary Donaldine est une habituée de la ligne Abidjan – Lomé. Elle vient rendre visite à sa famille qui réside dans la capitale économique ivoirienne. Elle atteste que les voyageurs qui ont leurs documents administratifs à jour n’ont aucun problème. Bien sûr, elle déplore les pertes de temps au contrôle douanier surtout lorsque le car de transport est utilisé par les commerçants pour convoyer leurs marchandises.

« Lorsque vous avez votre carte d’identité ou votre passeport et votre carnet de vaccination vous n’avez pas de problème. Mais lorsque vous n’avez pas ces documents les agents des forces de l’ordre vous prendrons forcément de l’argent » nous explique Mme Wassagary.

Des voyageurs sans documents de voyage qui payent pour passer les barrages ? « Oui c’est une pratique courante » soutient un jeune convoyeur qui a requit l’anonymat. Sans toutefois nous donner le montant exact de cette « transaction » illicite, notre interlocuteur confirme que les voyageurs au départ d’Abidjan remettent aux convoyeurs une certaine somme d’argent pour « les frais de route de tous ceux qui  »ont des problèmes » ».

Débourser de l’argent pour corrompre un agent des forces de l’ordre voici ce que refuse de faire Mme Moronou une commerçante. Elle s’assure d’être dans la légalité pour ne pas souffrir du racket.

« Quand vous êtes commerçants, vous devez avoir vos quittances et vous assurer que vos marchandises sont correctement dédouanés. C’est la seule manière de voyager en toute tranquillité sur l’axe Abidjan – Lomé » nous indique la commerçante.

Un voyage tranquille entre Abidjan et Lomé, c’est également le souhait de Losséni Doumbia chauffeur à UTB. Il invite les autorités ivoiriennes et celles de la CEDEAO à donner un véritable sens à l’expression libre circulation des personnes et des biens. Cette entreprise passera par la lutte contre racket, une modernisation des équipements et méthodes de travail des services douaniers sans oublier une amélioration de la qualité du réseau routier inter-états.

SUY Kahofi

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12. janv.
2014
AFRIQUE
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Sommet CEDEAO-Japon : quand les samouraïs courtisent l’Afrique

Le Japon et l’Afrique dans une coopération gagnante-gagnante
Le Japon et l’Afrique dans une coopération gagnante-gagnante

Le premier ministre Japonais a achevé ce week-end un séjour éclair de 48 heures en Côte d’Ivoire. Un séjour que Shinzo Abé a mis à profit pour échanger avec les Présidents de la CEDEAO lors d’un sommet. Les chefs d’Etat ont parlé économie, coopération et sécurité. Le Japon ne le cachons pas est en perte de vitesse sur le continent en matière de diplomatie et coopération économique, une situation que veux corriger Shinzo Abé.

12 chefs d’Etat sur les 15 que compte l’organisation sous-régionale étaient présents à Abidjan pour un sommet de 48 heures au cours duquel il a été principalement question de coopération et de la restauration d’un climat sécuritaire propice au développement. Shinzo Abé, le premier ministre japonais concernant ce dernier pan des échanges avec ses homologues Ouest-africains a indiqué que son pays entendait décaisser la somme de 42 milliard de f CFA pour aider à instaurer la sécurité dans la région du sahel. Une sécurité sans laquelle le partenaire nippon ne pourra investir dans une région où il doit rattraper son retard face à la République Populaire de Chine.

En effet bien que le premier ministre japonais ait souligné l’excellence de la coopération entre son pays et l’Afrique, il sait que le Japon doit fournir un effort considérable pour s’imposer sur le continent. Un gap de près de 50 milliards de dollar en volume d’échange avec l’Afrique séparent le Japon et la Chine. Au-delà, le géant chinois est aujourd’hui au premier rang des donateurs de l’Afrique, un engagement pour laquelle Pékin ne cesse d’insister sur l’inconditionnalité de son aide. C’est pour se repositionner en qualité de partenaire privilégié de l’Afrique que le pays du soleil levant a décidé de mettre en place des initiatives tel que la TICAD, la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique avec l’appui non moins important de l’ONU et de la Banque Mondiale. A cela s’ajoute sa volonté de doubler d’ici cinq (5) ans l’enveloppe de 2,5 milliards de dollars du fond d’aide aux investissements en Afrique de la Banque Japonaise pour la Coopération Internationale.

L’intérêt du Japon pour l’Afrique n’est pas fortuit, le continent enregistre un taux de croissance moyen supérieur à 6% et demeure donc un marché potentiel à conquérir. Bien sûr dans l’esprit du samouraï que les ambitions économiques de sauraient altérer il s’agit de bâtir avec l’Afrique une relation de bénéfice mutuel.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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