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La côte d'ivoire au jour le jour!
22. avril
2014
AFRIQUE
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Le coton africain face au réchauffement climatique

Le coton africain est à l’épreuve du réchauffement climatique
Le coton africain est à l’épreuve du réchauffement climatique

Après la bataille pour la survie face au coton sponsorisé des grandes puissances, le coton africain doit désormais faire face à l’épineux dossier du réchauffement climatique. Aujourd’hui, le réchauffement global constitue une pression nouvelle sur les ressources alimentaires et plus largement sur les matières premières brutes agricoles dont l’Afrique est tributaire.

L’Afrique reste un important producteur de matières premières brutes pour l’économie mondiale. Et parmi les produits les plus exportés, figure le coton, une culture industrielle très importante pour des milliers de cultivateurs. En Côte d’Ivoire – juste à titre d’exemple – le coton occupe entre 40 et 50 % des terres cultivables du Nord. Au Mali et Burkina Faso entre 3 et 3,5 millions de personnes vivent du coton ! Hélas ce produit de rente pour plusieurs paysans du continent est l’un de ceux qui souffrent énormément du réchauffement climatique.

Difficile désormais pour le paysan qui cultivait son champ grâce à une observation plutôt empirique du climat de pouvoir « prédire le temps ».

« On ne sait plus quand il pleut ou quand il fera soleil ! Nous devons nous adapter à toutes ces nouvelles saisons pour planter le coton » se lamente, le vieux Koné Ifarkya, un producteur du nord de la Côte d’Ivoire.

Le vieillard à travers l’expression « nouvelles saisons » désigne ce dérèglement climatique méconnu des producteurs il y a encore quelques années.  Une situation qui est à la base des pertes enregistrées dans la filière coton. Premier producteur africain de coton, le Burkina Faso souffre énormément des caprices du climat, en témoigne la baisse de ses prévisions.

« Nos prévisions cette année n’étaient pas de 500 000 tonnes. Nous nous attendions à 550 000 tonnes pour ce qui est de l’hypothèse base et je pense que ce sont les facteurs climatiques qui ont essentiellement joué sur la perte de production » explique Sidiki Boubakar Seye, directeur des transports à la société burkinabè des fibres textiles (Sofitex).

Ces facteurs climatiques se signalent de plusieurs manières tout au long de la campagne. Les périodes de création de plantation et de replanting sont bouleversées à cause de l’irrégularité des pluies. Au cours de la campagne, les pluies abondantes ou rares menacent la survie des plants de coton. En fin de campagne les récoltes, l’égrainage et le séchage du coton doivent se faire sous haute surveillance pour éviter d’énormes pertes. A cela s’ajoutent les difficultés liées au transport de la production à cause des pistes villageoises et des routes dégradées par la pluie.

Pour un soutien plus accru au coton africain, producteurs, négociants, entreprises de transformation des premières et secondes catégories appellent les gouvernements africains à prendre le problème à bras le corps pour trouver des solutions durables à la problématique du réchauffement climatique. Le docteur Germain Ochou est chercheur au CNRA, le centre national de recherche agronomique de Côte d’Ivoire; il estime que l’irrigation d’appoint peut-être une solution au problème du réchauffement climatique.

« Je pense que dans un premier temps il faut une maîtrise de l’eau et cette maîtrise de l’eau passe par l’irrigation pour pallier le manque lié aux saisons. Or l’irrigation d’appoint ne peut pas se faire avec des tracteurs : il faut donc créer des petits barrages et retenues d’eau. »

Les paysans pourront se servir dans ces retenues d’eau pour remplir des citernes et grâce à la traction animale (bœufs) réaliser une irrigation d’appoint. Cette technique permettra de mieux gérer l’eau et d’éviter le gaspillage. Quant aux fortes pluies, elles pourront être canalisées vers les retenues d’eau grâce aux sillons creusés aux alentours des plantations.

A la problématique du réchauffement climatique s’ajoutent d’autres soucis connexes comme le transport du coton rendu impossible par la mauvaise qualité des pistes. Là encore, les pluies diluviennes sont en grande partie responsables des pistes et routes impraticables sur plusieurs mois chaque année.

SUY Kahofi 

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16. avril
2014
AFRIQUE
0

ABC Innovation : un tremplin pour les porteurs de projets africains

ABC Innovation pour appuyer l’entreprenariat sur le continent africain
ABC Innovation pour appuyer entrepreneuriat sur le continent africain

L’Afrique, selon de nombreux experts du développement demeure un continent d’avenir avec sa jeunesse pleine d’ambition et des porteurs de projets (et d’idées) qui n’attendent que d’être soutenus. ABC Innovation se présente comme cette perche que cherche à saisir de nombreux entrepreneurs.

ABC Innovation est un tremplin de créativité et d’entrepreneuriat qui se présente sous la forme d’un concours. Impulsé en 2009 par l’association African Business Club (ABC), il vise essentiellement à promouvoir l’entrepreneuriat en Afrique ou à destination de l’Afrique. Il s’agit d’une aubaine pour les porteurs de projet sur le continent qui ont une opportunité de mettre en évidence leurs idées et de bénéficier d’un accompagnement. Loin d’être confiné aux seuls entrepreneurs africains (résidant ou non sur le continent), ABC Innovation donne également l’occasion à tout porteur de projet d’implémenter son idée à condition qu’elle puisse accompagner l’Afrique dans son développement socio-économique. Les projets que le concours veut mettre en évidence sont ceux qui répondent en priorité aux problématiques de développement local et ce, à tous les niveaux. Les entrepreneurs pourront à titre d’exemple promouvoir des projets touchant à la structuration des économies locales, les innovations sociales ou technologiques, la création d’emplois, l’épargne ou les activités génératrices de revenus (AGR).

ABC Innovation est ouvert à tout porteur de projet (personne majeure de 18 ans au moins). Les candidats doivent avoir la volonté de réaliser ou de développer un projet entrepreneurial en Afrique dans les domaines suivants : le développement durable (commerce équitable, environnement, énergie), la mode, le conseil (accompagnement et expertise aux entreprises) ou tout autre domaine d’activité. Toutefois, tous les projets sont acceptés et étudiés.
Les candidats doivent néanmoins comprendre que trois principaux critères doivent définir leur projet à la base :

  • avoir un projet ayant une réelle valeur ajoutée pour le développement de l’Afrique
  • présenter un dossier clair et cohérent
  • s’assurer de la viabilité du projet

Le concours ABC Innovation est avant tout une reconnaissance du talent des entrepreneurs intéressés par le continent africain mais au-delà, il se veut un tremplin de forte médiatisation des projets lauréats. Il inclut aussi et surtout un accompagnement à la mise en œuvre des projets sélectionnés et une opportunité de rencontre avec des potentiels investisseurs grâce à la Journée de l’Entrepreneuriat. Cette journée qui prolonge en quelque sorte le concours est organisée tous les ans au mois de Juin. Elle est un cadre propice d’échanges entre le grand public, les candidats et les partenaires.

Pour en savoir plus sur le concours et postuler, rendez-vous sur le site Internet de l’ABC : https://businessclubafrica.org/
ou envoyer votre demande à abcinnovation@businessclubafrica.org

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14. avril
2014
Côte d'ivoire
1

« Une minute de silence » en hommage aux victimes de la crise ivoirienne

 » Une minute de silence «  c’est le titre du dernier film du jeune réalisateur ivoirien Armand Breh. Il s’agit du premier film ivoirien sur la crise post-électorale qui a secoué le « pays des éléphants » de décembre 2010 à avril 2011.

Du 4 avril 2011 au 4 avril 2014, il aura fallu trois ans au jeune réalisateur pour traduire dans un court métrage tout ce qu’il a vécu le 4 avril 2011, jour où il a été témoin de la chute des obus et autres missiles sur la capitale ivoirienne. Ce film est la photographie d’un triste moment de vie, celui d’un jour d’avril 2011 où les bombardements ont commencé à Abidjan lors de ce qui sera la dernière semaine de la crise post-électorale ivoirienne. Armand Breh a voulu immortaliser ce jour, mais aussi, et surtout mettre en lumière la souffrance d’un peuple ivoirien oublié par les deux camps qui se battaient pour un fauteuil présidentiel.

« Le 4 avril 2011 à 16 h 4, j’ai eu l’idée de faire ce film parce qu’en direct j’ai vu les hélicoptères des Nations unies (Onuci) bombarder le camp militaire d’Akouédo (Abidjan-ouest). Je suis habitué à manipuler les images avec des logiciels de montage, mais cette fois-ci c’était des images réelles ! Aucune raison ne justifie ce qui est arrivé sauf qu’il y a eu des dommages collatéraux »  explique le réalisateur.

Ces dommages collatéraux sont les victimes du drame ivoirien. Ces milliers de femmes d’hommes, d’enfants qui ont vécu terrés dans leur domicile tenaillés par la faim et l’incertitude, craignant de ne pas voir le soleil se lever le lendemain.

Une trame inspirée de faits réels

 » Une minute de silence  » est un court métrage tiré d’une histoire vraie et campe les dernières heures de vie d’Innocent K. Il s’agit d’un jeune homme dans la fleur de l’âge qui le 4 avril est fauché par une balle perdue et arraché à l’affection des siens ! Il symbolise toutes ces innocentes victimes mutilées à jamais ou mortes pour avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment. Innocent, un personnage muet comme pour matérialiser cette incapacité des Ivoiriens à se faire entendre alors que le dialogue était laissé aux bombes.

« L’idée du personnage principal muet c’est surtout pour retranscrire l’idée que ce film est la voix des sans voix. Ceux qui n’ont pas pu s’exprimer pendant la crise, ceux qui n’ont pas pu dire leur souffrance. A travers ce personnage muet, le réalisateur caricature cette situation pour la montrer au grand jour », indique Yann Patrick Konan un des acteurs.

En plus d’avoir la particularité d’être le premier film sur la crise ivoirienne, Une minute de silence est un film hommage aux victimes de la crise qui a l’originalité d’être disponible en open source. C’est sur You tube que les internautes pourront voir et revoir gratuitement le court métrage. Un choix de diffusion du film que salue Israël Guebo entrepreneur numérique. Il estime qu’il s’agit d’une occasion pour les Ivoiriens de comprendre le point de vue du réalisateur sur la crise non pas du côté politique, mais de celui de la population.

Le film d’Armand Breh a été réalisé en grande partie avec des jeunes acteurs qui jouaient pour la plupart leur premier rôle. Le rappeur franco-congolais Youssoupha a autorisé quant à lui l’utilisation de son titre Rap Franc CFA pour la BO du court métrage.  » Une minute de silence, » un court métrage que certains cinéphiles aimeraient déjà retrouver dans un format plus long, mais le réalisateur à une autre vision des choses. Pour lui, la priorité c’est que chaque Ivoirien puisse voir ce film et en tirer une leçon pour l’avenir.

https://www.youtube.com/watch?v=slKsnW1Yhvw

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11. avril
2014
Côte d'ivoire
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A chacun son 11 avril…

Le bruit des bombes et le silence des morts est encore présent
Le bruit des bombes et le silence des morts est encore présent

C’est un vendredi comme les autres où les Abidjanais s’apprêtent à vivre à 100 à l’heure le long week-end qui s’offre à eux. Un vendredi en apparence comme les autres sauf que celui-ci marque le 11 avril, jour anniversaire de la chute du régime de la refondation.

Les populations ivoiriennes se souviennent de cette crise marquée par de nombreux morts, les pénuries alimentaires et le bruit des bombes. Un souvenir de la crise diamétralement opposé à celui des politiciens ! Pour mémoire c’est bien un 11 avril 2011 que les hélicoptères de l’armée française et ceux de l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire ont multiplié les tirs sur le Palais présidentiel d’Abidjan-Cocody. Une opération militaire qui a permis la capture de Laurent Gbagbo et d’une poignée de fidèles restés avec lui dans un bunker. Les politiques ont une lecture de cette actualité, bien différente de celle du peuple.

Pour le FPI (Front populaire ivoirien) et ses partis satellites, ce 11 avril sonne la commémoration d’une mort, celle de la démocratie en Côte d’Ivoire. Avec l’aide de l’ancienne puissance colonisatrice, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la justice ont été enterrés pour promouvoir l’arrivée d’un homme au pouvoir. Il s’agit d’Alassane Ouattara, l’ancien patron du FMI (Fonds monétaire international) que le FPI depuis toujours a tenu responsable de la déstabilisation politique et sociale de la Côte d’Ivoire. Ce 11 avril le FPI se souvient aussi et surtout de ses nombreux militants en détention, de son charismatique leader à la CPI  (Cour pénale internationale) et des difficultés que traverse le parti après dix années d’abondance à la tête du pays. Pour le RDR l’heure est aussi au souvenir, une pensée aux victimes de la crise mais un 11 avril pour savourer l’effort de reconstruction. Alassane Ouattara est crédité d’un bilan économique positif salué par de nombreux analystes? mais ce bilan ne peut en aucun cas faire de l’ombre au processus de justice transitionnel à deux vitesses donc bâclé, la réconciliation nationale qui peine à prendre forme, le risque de surendettement après l’atteinte de l’initiative PPTE, une ethnicisassion de l’administration ivoirienne et un esprit de mauvaise gouvernance qui souffle en permanence sur le pays.

A cela s’ajoute de nombreuses promesses non matérialisées comme la lutte contre la vie chère et l’emploi des jeunes, deux épineux dossiers qui fondent la grogne du peuple face à un leader qui avait suscité de l’espoir.

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29. mars
2014
AFRIQUE
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La CEDEAO a un nouveau patron

John Dramani Mahama, président du Ghana et désormais président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO
John Dramani Mahama, président du Ghana et désormais président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO

La 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO s’est achevé ce week end à Yamoussoukro la capitale politique ivoirienne. Retour sur les temps forts de cette rencontre qui aura mobilisé toute l’Afrique de l’Ouest.

Le long huis clos des chefs d’Etat et de gouvernement de ce vendredi 28 mars aura suscité la curiosité mais surtout donné l’opportunité aux observateurs de penser que les décideurs ouest-africains étaient en train de revoir la piste Helene Sirleaf Johnson. Le choix final des chefs d’Etat et de gouvernement aura eu raison du buzz médiatique autour de la présidente libérienne et de l’assurance des analystes politiques. Le président sortant Alassane Ouattara lors de la brève cérémonie de passation des charges a lui-même annoncé officiellement le nom de son successeur. John Dramani Mahama, président du Ghana et désormais président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour un an. Le nouveau patron de la CEDEAO a déjà une vision claire de son action à la tête de l’organisation sous-régionale.

« J’aimerais m’attarder brièvement sur trois des points importants qui feront partie de mon action en qualité de nouveau président de la CEDEAO durant mon mandat. Le premier sera bien sûr de continuer de bâtir une CEDEAO de paix et de sécurité mais concomitamment de trouver des solutions idoines au chômage des jeunes. Le problème du chômage des jeunes à une implication sécuritaire et mérite une attention et des efforts particuliers » a indiqué John Dramani Mahama.

Le deuxième chantier consistera à relever le défi de l’intégration économique et monétaire et celui du développement de la sous-région. Quant au troisième axe prioritaire d’action, il sera consacré au développement, à l’extension et à la réhabilitation des infrastructures qui pourront aider la sous-région à se développer plus rapidement.

Au-delà de l’élection d’un nouveau président, la CEDEAO a profité de la 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour rendre public ses importantes avancées sur les Accords de Partenariat Economique CEDEAO – Union Européenne et celui relatif au Tarif Extérieur Commun. En dehors de ces deux textes de coopération, Désiré KADRE Ouédraogo, président de la commission de la CEDEAO a souligné que l’organisation a fait un bon significatif dans l’exécution de son programme de coopération monétaire.

La 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement montre une CEDEAO plus forte mais celle-ci ne doit pas baisser la garde face aux nouveaux défis sécuritaires qui la menace. Il s’agit du terrorisme, de la montée en puissance du crime organisé et du trafic de drogue.

« De zone de transit pour le trafic illicite de drogue, l’Afrique de l’Ouest s’est progressivement muée en une zone de transformation aux conséquences néfastes sur l’avenir des populations en particulier celui de la jeunesse ainsi sur que les économies et la stabilité dans la sous-région » a affirmé SAID Jinnit le représentant du secrétaire général des Nations Unis pour l’Afrique de l’Ouest.

Des défis sécuritaires pour lesquels l’Organisation des Nations Unies entend apporter tout son soutien à la CEDEAO et à l’Union du Fleuve Mano.

SUY Kahofi

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27. mars
2014
Côte d'ivoire
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Le « général » Blé Goudé face à la justice

Le "général" a finalement rejoint Laurent Gbagbo
Le « général » a finalement rejoint Laurent Gbagbo

Blé Goudé pris au Ghana sera face au juge unique de la chambre préliminaire ce jeudi 27 mars 2014. Le ministre de la rue, selon la CPI a engagé sa responsabilité individuelle pour 4 chefs d’accusation constitutifs de crimes contre l’humanité.

Depuis quelques mois la Cour pénale internationale persistait pour qu’il soit transféré à La Haye : c’est fait ! Ensorcelé par l’ivresse de la rue comme son mentor Laurent Gbagbo, il oublia pendant longtemps qu’il était toujours sous haute surveillance et qu’il ne pourrait pas vaincre le monde entier avec ces ses nombreuses sorties médiatiques. Bien qu’il soit hors de son pays, Blé Goudé continue de diviser la classe politique et sa comparution sera suivie de près à Abidjan, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas. Parlant de réconciliation, les radicaux du FPI (Front populaire ivoirien) prédisent l’apocalypse en Côte d’Ivoire alors qu’au même moment ses amis du Cojep ( Congrès panafricain des jeunes et des patriotes) lancent des mots d’ordre à peine suivis. « La rue nous appelle. En face de l’histoire, nous ne devons pas nous dérober », lançait sans succès Justin Koua dans un contexte sécuritaire où l’armée veille au grain.

Pour le pouvoir, le FPI en menaçant le dialogue républicain fait un chantage honteux. Le parti se comporte comme une femme qui a décidé de faire chanter son époux à travers la grève du sexe. « Sinon comment comprendre que l’on veuille absolument généraliser des cas isolés » s’interroge le porte-parole du RDR, Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire. Ce présumé blocage de la réconciliation annoncé par le camp Gbagbo n’est qu’une grosse comédie selon certains membre du Cojep. En effet la bande à Affi N’guessan n’a jamais porté dans son cœur le général que certains barons du FPI jugeaient trop proche du couple Gbagbo à cause de sa force de mobilisation. La société civile ivoirienne pense que le transfèrement de Blé Goudé va avoir des conséquences importantes sur le  processus de réconciliation non pas parce que le FPI a annoncé la rupture du dialogue politique avec le pouvoir en place, mais plutôt parce qu’il met le pouvoir Ouattara au pied du mur. Quelle sera la position du pouvoir lorsque la CPI réclamera la tête pro-ouattara impliquée dans les crimes de la crise ? Le pouvoir des houphouétistes se dit prêt à collaborer, mais les ONG des droits de l’homme restent sceptiques.

On le voit les acteurs politiques et ceux de la société civile apprécient différemment un acte qui n’a pas fini de faire parler de lui. En attendant le général passera ce jeudi 27 mars 2014 sa cinquième nuit dans la prison de Scheveningen.

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25. mars
2014
Côte d'ivoire
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Ebola en Guinée, Abidjan passe en mode vigilance

La situation de la fièvre Ebola en Guinée inquiète les ivoiriens (crédit libération.fr)
La situation de la fièvre Ebola en Guinée inquiète les ivoiriens (crédit libération.fr)

Pour ne pas être surpris par le virus Ebola, les autorités ivoiriennes qui s’inquiètent de la situation de la maladie en Guinée ont décidé de passer en mode vigilance. Au cœur de l’action, la prévention par des mesures d’hygiène et la mise sur pied d’un poste de coordination sanitaire avancée dans la région de l’ouest.

L’épicentre de la poussée du virus ébola en Guinée n’est qu’à 150 km de la Côte d’Ivoire. Les décès dans ce pays limitrophe inquiètes les populations et pour rassurer les ivoiriens notamment ceux de la frontière ouest, un mécanisme d’observation épidémiologique a été mis sur pied par les autorités ivoiriennes. Il s’agit, selon le Professeur Dagnan N’cho Simplice Directeur de l’Institut National de l’hygiène publique, de renforcer dans un premier temps la surveillance épidémiologique dans tout le pays notamment dans les zones de l’ouest. Le mécanisme de veille du Ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA ne se limite pas à cette première mesure.

« Il s’agit aussi du renforcement du contrôle sanitaire aux frontières terrestres et aéroportuaires, le renforcement de la vigilance dans les services d’urgence des hôpitaux et au niveau des établissements sanitaires privés, l’organisation de la prise en charge des cas, la création d’un centre de coordination avancée à l’ouest l’organisation de campagne de sensibilisation » précise le Professeur Dagnan N’cho Simplice.

Au moment où le gouvernement ivoirien consolide son action grâce à une cellule interministérielle, il est important de souligner que des mesures sont déjà en vigueur sur le terrain. Il s’agit de la vigilance aux différentes frontières aéroportuaires et terrestres, la mise sur pied d’un poste de coordination avancée à la frontière ivoiro-guinéenne et surtout des mesures d’hygiène pour impliquer les populations dans le programme de prévention. Ces mesures de prévention sont l’interdiction de chasser et de consommer le gibier (chimpanzé, gorille, porc-et-pic, chauve-souris, antilope, gorille…). Eviter de consommer ces animaux et de la manipuler en cas de suspicion. Déclarer tous cas de personne infectée au personnel soignant des centres de santé les plus proches et isoler le malade. Désinfecter tout objet touché par les sécrétions du malade par une solution javellisée, se laver les mains avec de l’eau et du savon fréquemment et soigneusement.

Abidjan étant une importante plate-forme de transite dans la sous-région, les populations de la capitale économique ont commencé à observer ces mesures d’hygiène indiquée par le Ministère de la Santé et de la lutte contre le SIDA.

SUY Kahofi

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21. mars
2014
Côte d'ivoire
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La nationalité par déclaration, c’est quoi ?

Qui peut encore devenir ivoirien ?
Qui peut encore devenir ivoirien ?

La nationalité par déclaration n’est pas une nouveauté, elle est bien est une procédure spéciale qui avait été érigé dans le code la nationalité ivoirienne de 1961 et qui a été repris à la table ronde de Linas Marcoussis pour sortir de la crise ivoirienne en janvier 2003. Ainsi la nationalité par déclaration consiste en l’état de la loi du 13 septembre 2013 à saisir le juge, le substitut résident du lieu de naissance ou de résidence du requérant afin de faire une souscription de déclaration. Cette souscription qui est reçue par le magistrat du parquet du lieu de résidence ou de naissance doit être appuyée de certains documents afin que l’intégralité du dossier soit transmis au garde des sceaux. Celui-ci rend une décision d’acceptation après avoir consulté le dossier pour enfin délivrer un certificat de nationalité ivoirien aux requérants.

Sont bénéficiaires de la nationalité par déclaration ou peuvent prétendre à la nationalité par déclaration, les personnes nées en Côte d’Ivoire de parents étrangers et âgés de moins de 21 ans révolu à la date du 20 décembre 1961 : il s’agit de la première catégorie. La deuxième est composées de tous ceux et celles qui ont leurs résidences habituelles sans interruption en Côte d’Ivoire antérieurement au 7 août 1960 et leurs enfants nés en Côte d’Ivoire. La dernière catégorie touchée par cette disposition de loi est composée de l’ensemble des personnes nées en Côte d’Ivoire entre le 20 décembre 1961 et le 25 janvier 1973 de parents étrangers et leurs enfants. La loi sur la nationalité par déclaration impliquait la prise d’un décret d’application, chose qui été faite et rendu publique par le journal officiel du 22 janvier 2014. Les documents spéciaux à l’application de cette mesure sont en train d’être élaborés et un arrêté début avril devrait officialiser la période de souscription de déclaration qui ne coutera que 1500 f CFA y compris le timbre fiscal.

SUY Kahofi 

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19. mars
2014
Côte d'ivoire
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Les journalistes ivoiriens formés sur les ALPC

Les professionnels des médias peuvent aider à la lutte contre les ALPC
Les professionnels des médias peuvent aider à la lutte contre les ALPC

Le réseau des journalistes pour la paix et la sécurité (RJPS) a initié ce 18 mars 2014 un atelier de formation à destination des professionnels des médias sur la problématique des ALPC. Il s’agit d’une initiative soutenue par la COMNAT-ALPC et le GIZ.

La Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays en situation post-conflit doit lutter contre les armes légères et de petits calibres qui alimentent encore les poches d’insécurité sur toute l’étendue de son territoire. Cette lutte passe avant tout par la sensibilisation au dépôt volontaire des armes, mais surtout par une meilleure information des populations sur les dangers liés aux ALPC. Dans cette stratégie de lutte, les professionnels des médias se présentent donc comme de puissants vecteurs pour atteindre les populations à la base a indiqué Kora Gouré Bi chargée du projet GIZ à la COMNAT-ALPC. C’est en grande partie ce qui justifie l’atelier de renforcement des capacités des journalistes organisé par le RJPS, la GIZ (Agence de coopération allemande) et la COMNAT-ALPC (Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicites des armes légères et de petit calibre).

Pendant huit heures d’échange, les journalistes télé, radios, web et presse papier ont revisité les instruments nationaux et internationaux de la lutte, leur vocabulaire relatif aux armes, actualisé leurs données relatives à cette problématique. Ils ont aussi  échangé sur les mécanismes pour mieux accompagner le processus de sensibilisation. La présidente du RJPS, Michèle Pépé a félicité les journalistes pour l’engouement autour de cette formation et leur implication dans les travaux de groupe qui ont permis de dégager les défis et les opportunités de la contribution des journalistes aux efforts de contrôle des ALPC par la COMNAT. Ceux-ci ont souhaité une meilleure collaboration entre la COMNAT et le RJPS pour une meilleure synergie d’action. Ils ont pris l’engagement de mettre les plumes, micros et caméras à la disposition de la lutte contre les ALPC par des dossiers, reportages et enquêtes. Un engagement fort apprécié par le commissaire divisionnaire Djokouéhi Léon qui a reconnu que sans l’appui des acteurs des médias il serait bien difficile à la COMNAT de toucher la population.

Le secrétaire chargé de la sous-commission opération sécurité de la COMNAT a profité du temps de la formation pour livrer les derniers chiffres relatifs à la lutte contre la prolifération des ALPC. La Côte d’Ivoire c’est aujourd’hui 2 285 armes collectées par la COMNAT, 1 985 grenades, 402 000 munitions et 6 646 armes collectées par l’ADDR. Il faut ajouter que 6 785 armes obsolètes et 6 336 munitions non explosées ont été détruites quand depuis 2012 la Côte d’Ivoire s’est officiellement séparée de son stock de mines antipersonnel estimé à 1 526 unités.

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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