Suy

A propos Suy

SUY Kahofi est journaliste et correspondant de presse ! Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il est en poste à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest (www.wadr.org). Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. Passionné par les médias, il découvre internet comme un puissant moyen de démocratisation de l’information bien qu’il reste très attaché à la radio !

Que peut-on dire avec une caricature ? (FMML 2015)

Dessin de presse, caricature…que peut-on dire, que peut-on dessiner ?

Dessin de presse, caricature…que peut-on dire, que peut-on dessiner ?

L’attaque du siège de Charlie Hebdo en France relance le débat sur la liberté d’expression par le canal du dessin de presse. Une question taraude désormais les dessinateurs et les lecteurs : peut-on tout dire avec le dessin ?

Le dessin de presse et plus généralement la caricature sont un outil de compréhension de la ligne éditoriale d’un organe. Il répond certes à des besoins d’illustration, mais permet aussi et surtout de détendre le lecteur et de l’aider à comprendre l’actualité. Il est aussi « un indicateur clé pour jauger la liberté d’expression dans un pays » selon le caricaturiste marocain Khalid Gueddar. Malheureusement ces dix dernières années dans le monde, les dessins de presse ont créé des situations de colère populaire, d’émeute et d’emprisonnement pour les dessinateurs. On reproche ici et là aux quotidiens satiriques des atteintes au sacré, à l’honorabilité d’un dirigeant politique ou même d’atteinte à la pudeur. Lire la suite

Revue de la semaine ivoirienne du 09 au 14 mars 2015

Alassane Ouattara veut-il modifier la Constitution Ivoirienne ?

Alassane Ouattara veut-il modifier la Constitution Ivoirienne ?

Le changement est désormais consommé à la tête du Conseil Constitutionnel et de la Cours Suprême note Fraternité Matin. Le quotidien à capitaux publics consacre plusieurs colonnes à la prestation de serment de deux proches d’Alassane Ouattara à la tête des deux institutions citées. Koné Mamadou, l’ancien conseiller du numéro un ivoirien prend la tête Conseil Constitutionnel indique L’Inter quand Aphing Kouassi se cale au sommet de la Cours Suprême. Dans son adresse aux nouveaux promus, Alassane Ouattara les invite à œuvrer pour la promotion d’un Etat de droit et la paix sociale à travers une justice équitable et respectée. Pour Notre Voie, Ouattara installe ses hommes pour tout verrouiller dans la perspective des élections d’Octobre 2015. Lire la suite

Côte d’Ivoire : « mort » programmée pour 4 opérateurs mobiles

L'Etat veut veiller à une meilleure qualité du service mobile

L’Etat veut veiller à une meilleure qualité du service mobile

Le gouvernement ivoirien se positionne dans une optique de réforme du secteur de la téléphonie mobile. Celle-ci passe par le maintien sur le marché des opérateurs les plus compétitifs. Ce choix va forcément occasionner la disparition de certaines compagnies.

Le Gouvernement ivoirien se défend d’être dans une logique de traque aux opérateurs économiques du secteur de la téléphonie mobile. Pour Bruno Nabané Koné le ministre de la poste, des technologies de l’information et de la communication, cette mesure est prise avant tout dans l’intérêt des consommateurs ivoiriens qui ont le droit d’avoir des opérateurs qui respectent entièrement leurs cahiers de charges vis-à-vis de l’Etat et qui offrent une meilleure qualité de service à la clientèle. Le Gouvernement ivoirien maintient donc son objectif de réduire le nombre d’opérateurs dans le secteur de la téléphonie mobile pour le rendre plus compétitif. Lire la suite

Côte d’Ivoire : un guide pour les droits des inculpés détenus

Les droits de nombreux prévenus en détention sont bafoués

Les droits de nombreux prévenus en détention sont bafoués

La Fondation Friedrich Naumann et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) section Côte d’Ivoire ont présenté ce 3 mars 2015 le guide sur les garanties judiciaires de l’inculpé. Un outil de lutte contre la torture et surtout les détentions abusives dénoncées par plusieurs rapports des organisations des droits de l’homme.

Le gouvernement ivoirien a lancé un important projet de réforme judiciaire et pénale depuis la fin de la crise post-électorale. L’objectif est d’améliorer l’accès du contribuable à la justice et surtout d’humaniser les prisons ivoiriennes devenues de véritables mouroirs et des lieux de torture pour les détenus et condamnés. Et c’est justement pour contribuer à inverser cette tendance que le guide sur les garanties judiciaires de l’inculpé détenu a été édité. Selon Kangah Bilé, le premier vice-président de l’Acat, ce guide « décrit l’intégralité du parcours d’un détenu depuis son inculpation par le juge d’instruction jusqu’à sa mise en liberté ». Lire la suite

Des assises complètement décalées : les « gbês » de tata Simone !

Simone Gbagbo juste avant son grand oral (AFP)

Simone Gbagbo juste avant son grand oral (AFP)

Ils se sont régalés les partisans de l’ex-première dame c’est sûr ! Eux qui ont fait le déplacement pour assister au one woman show de la dame de fer restée silencieuse depuis sa sortie de prison.

Dans le vocabulaire ivoirien, les « gbês » désignent les quatre vérités de quelqu’un. Et depuis le début du procès en assise de la crise postélectorale, de nombreux partisans de Laurent Gbagbo attendaient patiemment la comparution de l’ex-première dame. Comme annoncé, Simone Gbagbo était à la barre ce lundi 23 février 2015 pour son grand oral. Durant 50 minutes elle a ouvertement accusé la France, l’ONU et les troupes fidèles à Alassane Ouattara d’avoir mis la Côte d’Ivoire à feu et à sang. L’ex-première dame ivoirienne dit ignorer ce qu’on lui reproche.  Elle a exposé sa vision de la crise à la cour en faisant un speech digne d’un cours magistral dans un amphithéâtre. Malgré cet exposé, elle a essuyé une salve de questions venant de l’avocat de l’Etat de Côte d’Ivoire pendant plus de deux heures se montrant par moments dure dans ses réponses. Lire la suite