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Noël avant l’heure à l’UFI d’Agboville

La joie des enfants handicapés sensoriels et intellectuels de l’UFI

L’Unité de formation intégrée pour les enfants handicapés sensoriels et intellectuels (UFI) d’Agboville était en fête ce 17 décembre à l’occasion de la 3ème édition de son arbre de noël. Un moment de partage rendu possible grâce au club Tosseta.

La présence des enfants handicapés sensoriels et intellectuels au sein d’une famille est une situation souvent difficile à gérer. Ces enfants sont bien trop souvent considérés comme un poids pour leur parents et un nombre important sont marginalisés dans le cercle familial. Heureusement qu’il existe des structures de prise en charge de ces enfants. C’est le cas de l’Unité de formation intégrée pour les enfants handicapés sensoriels et intellectuels (UFI) d’Agboville. Un centre aux missions très nobles mais qui manque cruellement de moyens. (suite…)



Abidjan : timide mais joyeuse fête de Noël !

Les chrétiens sont venus célébrer la Noël dans les différents lieux de culte

Les 24 et 25 décembre les Ivoiriens, malgré les difficultés qu’ils traversent ont observé ‘’la trêve’’ de Noël pour se réjouir en famille et dans leurs communautés religieuses respectives. Dans la matinée du 24 décembre l’heure était aux derniers achats. Sur le forum des marchés d’Adjamé, de nombreuses familles, malgré les prix élevés en ces temps de crise s’arrachaient les quelques denrées que l’on pouvait trouver ici et là. « Le kilogramme de l’ail à 800 f et 1600 f pour la tomate ! C’est un peu difficile cette année mais que faire nous avons nos familles à nourrir ! » souligne Mme Assamoi une cliente. Alors que le marché s’animait de l’arrivée des Ivoiriens qui ont pu échapper aux embouteillages, les femmes tentaient de se faire une beauté dans les salons de coiffure de la capitale. Même si plusieurs clientes attendent sur les bancs, Philomène une jeune coiffeuse nous dira que l’affluence n’est pas au rendez-vous ! « L’année dernière nous avons veillé avec nos clientes, il m’a fallu appeler 3 ou 4 coiffeuses en renfort mais cette année j’ai à peine une dizaine de têtes à finir ». Jusqu’au petit matin certains magasins et boulangeries sont restés ouverts pour ravitailler les clients dont certains revenaient de la veillée de la nativité dans les églises.

Les consommateurs ont observé une flambée des prix sur le marché

A propos de la veillée de la nativité et cela grâce à la levée du couvre-feu, les chrétiens dans la soirée du vendredi 24 se sont rendus massivement dans les lieux de culte pour célébrer la naissance de l’enfant Jésus. Dans certaines communautés, les leaders religieux ont joué la carte du regroupement en un lieu unique de célébration pour répondre aux soucis sécuritaires. Ainsi 2000 ans d’une tradition judéo-chrétienne ont été respectés par les fidèles des différentes églises. Au-delà du classique message de Noël, les prêtes et pasteurs ont insisté sur la culture de la paix et de l’amour entre frères Ivoiriens à l’occasion de cette crise que traverse la Côte d’Ivoire. Après la veillée les plus téméraires se sont aventurés dans les quelques maquis et bars des quartiers chauds de la ville. La musique bruyante distillée par les nombreux haut-parleurs semblait inviter les Ivoiriens à oublier leurs problèmes du moment et à célébrer la fête comme il se doit.

Quelques Abidjanais se sont aventurés dans les maquis et bars

La journée très calme du 25 fut consacrée au traditionnel repas de Noël. Dans les familles l’heure était au partage ! On recevait ici des frères, là des amis venus de l’autre bout de la capitale. Le menu varié des quelques domiciles que nous avons visité devait certainement satisfaire les fins gourmands attablés. Comme quoi les Ivoiriens ont retrouvé la joie de vivre à l’occasion de la Noël oubliant les quelques soucis liés à l’organisation de la fête.

Suy Kahofi



Une fête de Noël pas comme les autres

Abidjan s’apprête à vivre une Noël très timide

Quelques salaires ont été virés, d’autres banques n’ayant pas reçu de garantie ont préférées ne pas prendre le risque d’alimenter les comptes. Dans cette situation d’incertitude et surtout de prix qui ont littéralement doublé sur les marchés, les Ivoiriens s’apprêtent à vivre la Noël la plus difficile depuis 8 ans. Clients et commerçants semblent ne pas avoir le moral tant la situation est difficile. « Nous réalisons des recettes autour de 12 millions de F CFA par fête de Noël rien que pour les jouets. Or cette année je doute fort que nous puissions avoir la modique somme de 4 millions » souligne un gérant de magasin à Treichville. Les prix sont élevés et les parents qui écumaient jadis les magasins pour trouver les meilleurs cadeaux sont obligés de se rabattre sur ce qu’ils trouvent de moins cher sur les étales des vendeurs. « Cette année c’est difficile » affirme madame Kouamé une mère de famille. « On ne peut rien acheter : la nourriture, les vêtements, les cadeaux….Vraiment c’est difficile ». Elle nous présente une voiturette qui l’année dernière ne valait même pas 2000 f CFA mais qui aujourd’hui plafonne côté prix à 6000 F ! Pour Coulibaly Issiaka vendeur ambulant ce n’est pas la faute aux Ivoiriens mais plutôt celle des leaders politiques qui ont plongé le pays dans une autre crise. Il lance un appel aux Présidents Ivoiriens ! « Je demande pardon à monsieur Gbagbo et monsieur Ouattara, qu’ils regardent à la souffrance du peuple et qu’ils tentent de trouver des solutions aux problèmes du pays ».

Dans les salons de coiffure et de couture l’ambiance n’est pas à l’affluence. Tous les clients qui ont pu déposer leurs tissus et autres pagnes n’ont pas encore retiré leurs vêtements. Quelques femmes sont visibles dans les espaces de beauté mais leur présence est si timide que les tresseuses ne manquent pas de le signaler. Explication avec Bintou Traoré. « Les autres années il y a embouteillage de clientes mais cette fois ci si tu as trop eu comme clients c’est deux ou trois têtes au lieu de huit ou dix les années précédentes ».

Comme quoi, malgré la reprise du trafic routier, les magasins et grandes surfaces qui ouvrent de nouveau, un problème est bien réel celui de la cherté de la vie.

Ce soir plusieurs communautés religieuses notamment chrétiennes ont, pour certaines annuler leurs veillées de la nativité ou simplement pris le soin de les écourter. Malgré la levée du couvre-feu les Ivoiriens s’aventurent rarement hors de leurs domiciles au-delà de 23 heures. La fête sera quelque part gâchée de façon générale à cause de la situation que vit le pays.

Suy Kahofi



C’est déjà Noël à la Foire de Chine!

Elégante vendeuse de la Foire de Chine

Il est impossible de parler de noël sans parler de cadeaux et pour trouver le meilleur cadeau aux enfants, les parents écument toutes les grandes surfaces. En matière de cadeau la Foire de Chine fait office de lieu incontournable…

Malgré la crise socio-politique que traverse la Côte d’Ivoire, la Foire de Chine n’a pas baissé pavillon. Les investisseurs de l’empire du milieu sont convaincus que la Côte d’Ivoire va rebondir et que l’activité économique, une fois le président démocratiquement élu en place, va reprendre son ascension comme si rien ne c’était passé. A la Foire de Chine on sait qu’avec ou sans la crise il y aura un 24 décembre 2010 et le 24 décembre c’est Noël, la fête des tous petits ! Or qui parle de fête des tous petits parle obligatoirement de cadeau et surtout de caprice d’enfant. Alors pour attirer les enfants et surtout les parents, il ne faut pas laisser les jouets dans les nombreux cartons de la réserve. Le look des différents magasins a bien changé : les couleurs rouge et blanche annonçant Noël sont omniprésentes. Les vendeurs et chefs de rayons ont tous le traditionnel bonnet du père Noël. Tout a été sorti pour séduire la clientèle depuis l’entrée du magasin : poupée parlante, barbie, voiturettes, avions et hélicoptères télécommandés…

Les choix sont difficiles devant autant de jouets

« Difficile de faire son choix lorsqu’on se retrouve dans les magasins Foire de Chine. Il y a tellement d’articles que j’évite de venir avec mes enfants : certains pourraient passer leur temps à pleurnicher entre les rayons » souligne Mme Coulibaly infirmière. Les prix sont plutôt abordables si on les compare à ceux qu’affichent d’autres grandes surfaces que nous avons pu visiter. Ce n’est pas la très grande affluence pour le moment mais quelques Ivoiriens font le déplacement pour voir ces nombreux jouets venus de Hong Kong, Taïwan, de Chine continentale et de Corée. « Je suis juste passé pour voir les prix. Ma priorité n’est pas d’acheter pour le moment : avec la crise j’ai d’autres choses en tête ! On va juste attendre que les choses se calment pour vraiment pensé à faire plaisir aux enfants » nous lance souriant Mr Kouassi Jérôme transitaire.

Suy Kahofi