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Agro Business : Agrogate à la sauce Diagou !

L’actualité économique de la Côte d’Ivoire est marquée par la descente aux enfers des entreprises d’Agro Business. Il s’agit d’entreprises qui ont décidé de faire du chiffre sur la base – assez simple – d’investissement dans le domaine agricole. Le principe consiste simplement à mobiliser des capitaux et les réinvestir dans des plantations du type clé en main. Si au début de la campagne des entreprises d’Agro Business certains trouvaient l’investissement et ses intérêts trop « faciles » pour être vrai, les premiers souscripteurs ont bien empoché leur retour sur investissement. De quoi attirer un nombre sans cesse croissant d’Ivoiriens et bien sûr de gros bonnets de la finance désireux de se tailler aussi un bénéfice. La suite est connue, le Gouvernement décide de mener la vie dure aux entreprises d’Agro Business : les comptes sont bloqués et des Directeurs mis aux arrêts ! Les souscripteurs paniqués réclament leurs investissements et battent le pavé. (suite…)



Dette Intérieure : le gouvernement Ivoirien n’a pas respecté ses engagements

 

Charles Koffi Diby, ministre Ivoirien de l’économie et de finance

Depuis le 19 décembre 2011 le gouvernement Ivoirien avait annoncé le règlement anticipé des salaires et le paiement d’une partie de la dette intérieure pour soulager les fournisseurs de l’Etat. Si la première mesure a été respectée, force est de constater que la seconde n’a pas été tenue selon le SYNAFECI (Syndicat National des Fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire). Les 15 milliards annoncé par le gouvernement pour régler les fournisseurs de l’Etat semblent n’avoir jamais atterris dans les coffres du Trésor Ivoirien ! Faustin Gré le Président du SYNAFECI est monté au créneau pour dénoncer le non paiement des factures des fournisseurs de l’Etat qui depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara ne cessent de se battre pour entrer en possession de leur dû.

Depuis mai 2011 jusqu’à ce jour aucune promesse faite aux fournisseurs de l’Etat n’a été tenue. « Comme tout le monde le sait le Ministre de l’économie et des finances, Charles Koffi Diby avait annoncé que les fournisseurs de l’Etat devaient être payés avant le 22 décembre 2011 mais jusqu’aujourd’hui rien n’a été fait ! Les paiements proposés aux guichets du Trésor sont insignifiants voir dérisoires » souligne Faustin Gré. A titre d’exemple celui à qui l’Etat doit 10 millions f CFA doit se contenter de 900.000 et celui à qui l’Etat doit 1 million doit accepter 90.000 f CFA ! « C’est une insulte à tous les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire et de surcroit l’Etat nous demande de payer les impôts ! » martèle Faustin Gré. Le Trésor Public de Côte d’Ivoire fait certainement face à des problèmes de trésorerie lié aux nombres importants de priorités de la reconstruction du pays. Cette situation pourrait sans doute expliquer ces quelques difficultés pour solder la facture de la dette intérieure. Qu’à cela ne tienne, les fournisseurs de l’Etat réunis au sein du SYNAFECI sont conscients que « le Président Ouattara a pris le pouvoir dans des conditions assez difficile mais cela ne doit pas justifier » ces reports inexpliqués du règlement de la dette. « S’il n’y a pas d’argent qu’on nous appelle et qu’on nous le signifie : c’est ce que nous demandons au Directeur Général du Trésor » plaide le président du SYNAFECI. Concernant « le dialogue direct » entre le SYNAFECI et le Ministre Charles Koffi Diby engagé depuis Juin 2011, celui-ci semble être au point mort ! Les nombreux courriers déposés au cabinet de l’argentier Ivoirien sont restés sans suite. De son côté le Directeur Général du Trésor a décidé d’opter pour la politique du sourd : depuis les assises de Juin 2011 il refuse de discuter et même de recevoir les membres du SYNAFECI.

Pendant que ce « bras de fer » se poursuit entre le SYNAFECI et le Trésor, de nombreuses entreprises sont en train de mettre la clé sous le paillasson, celles qui tiennent la barre doivent se séparer d’une partie de leurs effectifs quand les chefs d’entreprises eux-mêmes doivent lutter pour scolariser leurs enfants et vivre décemment.

SUY Kahofi

 



Téléphonie mobile : la Côte d’Ivoire passe en mode 3 G

 

Relais 2 G pour téléphone mobile à Abidjan

Basculer définitivement dans le monde numérique au niveau des systèmes de communication à partir de l’année 2012, voici l’objectif que s’est fixé les autorités Ivoiriennes. Cette mutation commence avec la télévision nationale par le passage du signal analogique au signal numérique et le monde de la téléphonie mobile. Concernant ce secteur de la téléphonie mobile très compétitif en Côte d’Ivoire, le gouvernement vient de consacrer le passage de la Côte d’Ivoire au système de communication 3 G. En effet, un décret définissant les modalités d’attribution des autorisations d’utilisation de fréquences radioélectriques pour l’établissement et l’exploitation de réseaux de télécommunications mobiles de troisième génération (3G), a été adopté par le gouvernement Ivoirien. L’impact de la 3G sur la vie sociale et économique de la Côte d’Ivoire sera important puisse que les opérateurs mobiles pourront fournir de nouveaux services innovants et de qualité aux consommateurs. La 3G permet de fournir aux utilisateurs des services de communications mobiles à haut débit, incluant notamment la visiophonie, la visioconférence, la messagerie multimédia, le transfert de fichiers de grande taille et la géolocalisation.

Selon le communiqué officiel du ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, l’attribution des autorisations d’utilisation de fréquences radioélectriques pour l’établissement et l’exploitation de réseaux de télécommunications mobiles de troisième génération (3G), ouverts au public, se fait par appel d’offres, selon le mode de soumission comparative. La contrepartie financière à l’octroi de l’autorisation 3G est fixée par décret mais à ce niveau le montant en espèce sonnante et trébuchante n’a pas été rendu public pour le moment. Un décret additionnel portant sur l’identification des abonnés aux services de Télécommunications ouverts au public a été aussi adopté et celui-ci vise deux objectifs principaux : faciliter la prévention et la répression de l’usage délictueux des services de télécommunications par l’identification de tous les utilisateurs, notamment ceux de la téléphonie mobile et de l’Internet et maitriser le fichier nominatif des abonnés, tout en garantissant le respect de la vie privée des utilisateurs des services de télécommunications. Ce décret portant sur l’identification détermine les droits et obligations des opérateurs tous comme ceux des abonnés.

SUY Kahofi