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A Abidjan, le plus grand marché de faux médicaments détruit

Environ 700 policiers, gendarmes et militaires ont opéré une descente à Roxy (Adjamé-forum) ce 3 Mai 2017. Une action qui a permis de démanteler le plus célèbre marché de faux médicaments d’Abidjan voir de la Côte d’Ivoire.

Après le passage des hommes en uniforme et des agents des services sanitaires qui les accompagnaient, la tristesse et la colère se lisaient sur le visage des vendeuses de Roxy. Celles-ci affirmaient lors de notre dernier passage en ces lieux que leur activité ne pouvait prendre fin en raison du soutien de haut-placés dans l’administration publique. Visiblement ces prétendus soutiens ont décidé de lâcher les pharmaciennes du bitume ! (suite…)



Criminalité transfrontalière organisée : l’ONUDC présente son rapport officiel

Officiels de l’ONU, de la CEDEAO et de l’Etat de Côte d’Ivoire à la table de séance

Officiels de l’ONU, de la CEDEAO et de l’Etat de Côte d’Ivoire à la table de séance

L’ONUDC, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime a présenté son rapport 2012 sur la criminalité transfrontalière en Afrique de l’Ouest. La cérémonie de présentation dudit rapport a eu lieu ce 25 février à l’Hôtel Sofitel Abidjan Cocody en présence des officiels de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). La cérémonie a été marquée par deux temps forts : une série d’allocution – trois au total – et la présentation à proprement dit du rapport. L’honneur est revenu à S.E Mr SAID Djinnit, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest de prononcer le discours d’ouverture au cours duquel il a souligné la disponibilité de l’ONU à appuyer la CEDEAO dans les défis sécuritaires qui sont les tiens. Dans cette même veine, S.E Charles Koffi Diby, le Ministre Ivoirien des Affaires Etrangères a souligné combien de fois la Criminalité transfrontalière constitue un réel danger pour les pays de la CEDEAO. Face à cette menace, S.E Kadré Désiré Ouédraogo a souligné que la CEDEAO se bat à travers différents programmes pour vaincre le crime sous toutes ses formes. Un combat qui bénéficie du soutien de l’ONU d’où la publication de ce rapport d’une soixantaine de pages par l’ONUDC.

Le rapport sur la criminalité transfrontalière organisée

10% des médicaments importés en circulation en Afrique de l’Ouest sont frauduleux, 1,25 milliards de dollars voici la valeur marchande de la cocaïne qui transite par l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe, entre 10.000 et 20.000 armes à feu en provenance de Lybie circulent en Afrique de l’Ouest, en Allemagne, en Suisse, en Italie et au Portugal, 30% des ressortissants étrangers arrêtés pour trafic de cocaïne viennent d’Afrique de l’Ouest…tous ces chiffres inquiétants sont contenus dans le dernier rapport de l’ONUDC. Cette étude a été réalisée sous la responsabilité du Bureau Régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (ROSEN), Division des Opérations (DO), avec le soutien, en termes de recherche, de la Section d’Etude et d’analyse des menaces (STAS), Division de l’Analyse des Politiques et des Relations Publiques (DPA). Le rapport met en lumière les fléaux liés à la criminalité auxquels la sous-région fait face. Il s’agit principalement du trafic de drogue, celui des armes à feu, le trafic illicite de migrants depuis l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe, des médicaments essentiels frauduleux et la piraterie maritime dans le golf de Guinée, un fléau qui frappe l’Afrique de l’Ouest depuis 1990. Le rapport de l’ONUDC pour cette année 2012 est formel, l’Afrique de l’ouest est devenue en l’espace de deux décennies un véritable sanctuaire pour des criminels de haut vol qui de plus en plus diversifient leurs sources de revue. Trafic de cocaïne, d’être humain, contrebande de marchandises diverses ou trafic d’arme à feu tout est bon pour se faire de l’argent ! La récente crise libyenne, les mouvements séparatistes dans le delta du Niger, les groupes armés qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, les crises successives en Côte d’Ivoire et aujourd’hui au Mali sont les raisons fondamentales de cette recrudescence de la criminalité dans la sous région. Une criminalité qui dans un contexte de crise économique a fini par faire de nombreuses victimes notamment des jeunes, situation que dénonce Charles Koffi Diby, le Ministre Ivoirien des Affaires Etrangères. La cocaïne et les Méthamphétamines quand bien même ne transitant qu’en Afrique de l’Ouest auront fini par toucher les jeunes qui les consomment de plus en plus. S.E Kadré Désiré Ouédraogo le président de la Commission de la CEDEAO a souligné que les politiques intégrées de l’organisation sous régionale englobent des stratégies de lutte contre des fléaux clés comme la drogue, le trafic des armes à feu et surtout la piraterie.

Le problème de la criminalité transfrontalière n’étant pas un fléau propre à un seul Etat du Bloc CEDEAO, l’ONUDC fait d’importantes recommandations dans les stratégies de lutte. L’Office des Nations Unies préconise entre autre le renforcement des capacités des forces de l’ordre pour répondre plus efficacement au trafic illicites de tout type, développer des programmes intégrés afin de lutter contre le trafic de drogue et le crime organisé, une lutte sans merci contre la corruption et l’impunité à travers l’harmonisation des législations nationales. Après la présentation du rapport de l’ONUDC, Pierre Lapaque, le représentant régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a souligné que la priorité dans le processus de lutte contre la criminalité transfrontalière n’est pas de mettre fin aux agissements et activités des petites-mains du trafic mais de porter l’estocade aux groupes de criminel organisés et leurs leaders.

SUY Kahofi



Relance du trafic commercial entre 4 pays membres de l’UEMOA

Les chargeurs veulent contribuer à la promotion de l'économie sous-régionale

L’épineux dossier du racket sur les routes ouest-africaines ne doit être en aucun cas un frein à la coopération sous régionale. Les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit et ils ont décidé de s’engager ensemble pour relancer le trafic inter-état. Pour jeter les bases d’une collaboration en vue d’exécuter des projets communs, les chargeurs des quatre pays ont organisé une rencontre cette semaine à Abidjan. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de nos ambitions d’intégration de nos économies. Tout ce que nous allons entreprendre le sera pour le bien de la sous région » déclare Koné Fakho le Président du Conseil d’Administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs sur le bienfondé des travaux en terre Ivoirienne. L’union fait la force et les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit si bien qu’au terme de la rencontre les uns et les autres ont vite fait de proposer une série de projets utiles aux quatre pays. « Nous avons décidé de mettre œuvre un système de traçage électronique des camions et des individus qui les conduisent. Ce système sera un projet continu entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. La décision a été aussi prise d’aménager surtout au niveau de la Côte d’Ivoire des aires de repos et de stationnement pour les chauffeurs » nous explique Koné Fakho.

La collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Mali revêt donc une importance capitale dans la mesure où à court terme les projets mis en œuvre pour faciliter le trafic auront un impact positif sur les économies de chaque pays. Baba Laye Dao le Président de l’Office Malien des Chargeurs en est fortement convaincu voici pourquoi il appelle au renouvellement de ce type contact inter-états. « Il faudrait qu’on se rencontre beaucoup plus souvent parce que de toute façon nos économies sont des économies intégrées et aucun pays ne peut se passer de l’autre ! » La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui affichent une excellente coopération en matière de trafic inter-état ont présenté à titre d’exemple les points forts et les insuffisances de cette coopération. Les quelques zones d’ombre n’ont pas empêché Traoré Ali le Directeur Général du Conseil Burkinabé des Chargeurs de souligner la montée en puissance des échanges depuis la fin de la crise post-électorale Ivoirienne. « Le Burkina et la Côte d’Ivoire il y a non seulement le corridor routier mais il y a aussi le corridor ferroviaire. Avant la crise le trafic du port d’Abidjan dépassait pratiquement les 65 à 70%. Avec la crise le régime a baissé mais au moment où je vous parle les choses ont changé et la tendance est à la hausse ».

Pour plus d’efficacité dans l’action, le suivi des projets communs sur les corridors routiers de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sera l’affaire d’un comité technique.

SUY Kahofi