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La côte d'ivoire au jour le jour!
27. juil.
2011
NTIC & Hi tech!
6

Bocanda Fm : une radio locale au cœur du développement

Dakoury Guillaume aka Tipi au pupitre de Bocanda Fm

En Côte d’Ivoire les sons grésillants sur la bande Fm ne se limite pas seulement aux grandes agglomérations. Dans les régions reculées du pays, des passionnés des médias font vivre des stations de radio. Allons-y découvrir une de ces stations en prenant la direction Bocanda à 305 km d’Abidjan.

Bocanda FM est le petit poucet des radios de proximité de la Région du N’zi Comoé. La dernière née n’est pourtant pas complexée face à l’expérimentée Radio La Voix du N’zi (Dimbokro) et la puissante Radio Moronou (Bongouanou). Pourtant malgré ses modestes moyens, elle entend jouer pleinement son rôle qui est celui de soutenir le développement économique local. « Bonjour à tous et bienvenu sur les antennes de Bocanda FM Tipi DAKOURY au microphone pour votre rendez-vous du 13 – 15, merci d’avoir choisi la fréquence du bonheur« . Celui qui par ces mots salue la population de Bocanda n’est tout autre que le Directeur des Programmes de Bocanda FM Guillaume Dakoury. Il est connu des auditeurs sous le pseudonyme de Tipi. Le jeune Directeur des Programmes de la radio locale et son équipe se sont fixés un objectif principal en prenant les rennes de la station : faire de celle-ci un puissant outil de développement. La preuve de cet engagement est bien visible par la qualité de leurs productions et surtout un programme dont les priorités sont la santé, l’éducation, la vie communautaire et associative, la jeunesse, la sensibilisation à la culture de la paix et le développement des villages. En plus du français, les informations sont diffusées en Baoulé et en Malinké (les langues locales dominantes) pour toucher un plus grand nombre de personnes. « Bocanda étant un chef lieu de département qui compte un nombre important de villages, il était important pour nous de concevoir un programme qui tient compte des aspirations des populations rurales » confie Dakoury.

La radio locale a vite été acceptée par les populations car depuis ses premiers programmes tests jusqu’à ce jour l’audimat n’a jamais cessé de grimper. Les habitants de Bocanda ont enfin une radio faite pour eux et par eux et cela est bien visible au quotidien car la population participe activement aux émissions. L’aventure radiophonique locale a aussi donné l’opportunité à des jeunes de pouvoir se former aux métiers de la radio et de vivre de leur talent. Les animateurs ont été sélectionnés à la suite d’un recrutement local : technique d’animation et de production, réalisation et mise en onde ont été les priorités de leur formation. Ceux-ci sont devenus des stars locales connues de tous et surtout appréciés des auditeurs. Essis Kouamé Maire de la commune de Bocanda peut être fier de ses animateurs puisqu’il a fait de la création de la radio locale une priorité dans son programme de gestion de la ville. Il sait qu’une radio est un investissement qu’il faut entretenir et moderniser. Aussi avec son Conseil Municipal il veut mettre à la disposition de la radio les moyens de son bon fonctionnement et permettre aux jeunes qui ont choisi la voie de l’animation d’émerger. Sans bruler les étapes, ni tenir compte de la rudesse du terrain due à la présence de deux autres Radios bien implantées dans la région du N’zi Comoé, la jeune équipe de Bocanda FM entend briller par son travail et ainsi susciter la confiance des opérateurs économiques, des partenaires et surtout des auditeurs.

Suy Kahofi

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26. juil.
2011
Nouvelles du pays
5

Vague de déguerpissement à Abidjan

 

Où dormiront cette mère et son bébé cette nuit ?

Le plan ORSEC qui a pour mission d’assainir les zones à risque de la capitale Ivoirienne est entré dans une autre phase que certains sur place qualifient de plus répressive. Le quartier présidentiel de Cocody a décidé de faire peau neuve et les victimes sont les habitants des bidonvilles de Wassa, Blingué I et II. Ces bidonvilles situés à 1500 m du domicile du Président Alassane Ouattara sont adossés depuis des années à l’Université de Cocody. Certains riverains affirment même que le bidonville de Wassa existe depuis 1930 ! La rumeur selon laquelle les nouvelles autorités Ivoiriennes voulaient ‘’en finir’’ avec ces bidonvilles circulait depuis des semaines. Il faut dire que ces baraques avec leurs vieilles tôles rouillées affichaient une misère insolente qui venait narguer les villas huppées du quartier chic de Cocody.

Tout commence trois semaines auparavant lorsque la notabilité des bidonvilles cités plus haut est obligée d’écourter une réunion à cause d’une rumeur persistante. « J’ai appris que les bulldozers stationnés aux abords du quartier sont là pour le raser ! » avait affirmé une jeune fille. Les habitants inquiets sont allés s’informer auprès du chef des travaux de l’université de Cocody qui a eu pour toute réponse cette phrase : « nous sommes là pour nettoyer les alentours de l’Université à cause des travaux d’extension ». Malgré cette réponse plutôt rassurante, l’information continue de circuler et c’est un élément des FRCI qui la confirme. Le Commandant Fargass en charge du secteur de Cocody étant en mission à Bouaké, c’est son second Bamba dit roujo qui est venu porter l’information selon laquelle le cadastre avait l’intention de raser effectivement les maisons ! Pour tenter une médiation, la notabilité s’est rendue à la Mairie, à la Préfecture et même envoyé une délégation de 10 personnes chez le Président de la République. Les tractations n’ont pas porté de fruit comme le souligne ce notable qui a requit l’anonymat. « On nous a fait croire que seule une partie de Wassa proche du grand portail de l’université serait rasée. On nous a même dit que Blingué II serait épargné mais à notre grande surprise les bulldozers ont marché sur les trois bidonvilles ».

 

Chacun se cherche !

Résultat de ce dialogue de sourd entre autorités et habitants le début depuis trois jours d’une vaste opération de déguerpissement. Le désarroi des habitants est grand à l’image de cette mère de famille assise entre ses ustensiles de cuisine. « Vers 2 heures du matin (25 juillet), on est venu nous dire que le Ministre a ordonné aux bulldozers de commencé à casser les maisons. Les gens qui étaient sur place lui auraient dit que les gens dorment et que le pire pouvait se produire. Après des échangent ils ont décidé d’opérer au petit matin. Comme vous pouvez le constater ils sont passé à l’action ». De quel Ministre s’agit-il ? Les populations hésitent entre celui de l’urbanisation et de l’éducation !

La polémique sur le dédommagement

Malgré le sit-in de ces dernières 48 heures sur l’axe carrefour Mitterrand – Collège moderne de Cocody les bidonvilles ont été détruits sous l’œil menaçant des éléments FRCI armes en mains. Contrairement à certains journaux de la place qui ont souligné qu’une opération de dédommagement a précédé ce déguerpissement, les habitants de Wassa, Blingué I et II sont formels : personne n’a reçu un seul centime ! « Comment des gens qui ont été dédommagés n’arrivent pas à payer un taxi pour transporter leurs bagages ? Depuis 2004 seuls les habitants du 3ème pont ont reçu de l’argent ! Personne ne nous a donné 5 f. On nous a demandé depuis trois jours de faire un recensement des populations pour procéder à un dédommagement et c’est profitant de cette fausse promesse qu’ils sont venus tout casser » déclare un notable des bidonvilles. Sur la question des indemnités de déguerpissement l’histoire nous enseigne que les habitants des bidonvilles font souvent preuve de mauvaise fois. L’épisode du bidonville Washington le montre très bien. Le Président Henri Konan Bédié avait fait raser le quartier puis relogé les habitants sur un site neuf, construit au frais de l’Etat avec des maisons modernes. Biabou le nouveau quartier n’a jamais été habité par les déguerpis de Washington. Les habitants ont vendu les maisons et sont revenus rebâtir le même bidonville sur le même site !

Pas si pauvre ces habitants !

Dans l’imaginaire populaire il n’y que les pauvres qui squattent les bidonvilles. Que nenni ! A Wassa, Blingué I et II ne vient pas y vivre qui veut. « Les loyers sont élevés ici. Moi j’ai une deux pièces à 13.000 f à Abobo mais ici vous avez les studios à partir de 18.000 f jusqu’à 35.000 f » souligne Coulibaly un chauffeur de taxi. Parmi les objets amassés sur le sol on remarque certains qui laissent deviner le niveau social des occupants. Parabole neuve, écran plasma dernière génération, climatiseur, chaîne hi-fi…appartiennent selon des jeunes du quartier à des tontons enseignants, professeurs, cadres d’entreprise qui profitent du loyer bas pour être à proximité de leurs lieux de travail.

Officiellement le déguerpissement de Wassa, Blingué I et II répond à des questions de sécurité mais cette phrase lancée par un homme en arme sur le site m’a fait sursauter. « Le Président veut avoir une large vue sur Abidjan quand il va au travail et surtout sur le chemin qui l’y mène » a-t-il lancé avec un large sourire. En Afrique on dit toujours qu’il n’y jamais de fumée sans feu et le citoyen est en droit de se poser une question : et si cette opération de déguerpissement n’était en fait qu’un prétexte pour la mise sur pied d’un plan de sécurisation du Chef de l’Etat ?

Suy Kahofi

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25. juil.
2011
REPORTAGE
3

La société civile Ivoirienne en action pour le respect des droits de l’homme

 

Tous ces crimes seront-ils jugés ?

Les Organisations de la société civile et leurs acteurs respectifs sont en action en Côte d’Ivoire à l’heure de la reconstruction du pays avec deux challenges, celui du respect des droits de l’homme et de la justice pour tous. Elles espèrent que  le gouvernement d’Alassane Ouattara donnera un sens vrai à sa logique d’instauration d’un Etat de droit. Les nouvelles autorités Ivoiriennes sont donc confrontées au risque d’application d’une justice à deux vitesses. Les organisations de la société civiles tirent sur la sonnette d’alarme pour éviter de nouvelles frustrations qui pourraient être le lit de la division. Ecoutez le reportage.

[youtube G_I_kIaLdzw 250 150]

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23. juil.
2011
Côte d'ivoire
8

Pour ou contre l’emprisonnement de Laurent Gbagbo

 

« Le frère Laurent ne doit-il pas retrouver sa liberté »

Après notre premier micro-trottoir sur le maintien du 43ème BIMA d’Abidjan Port-Bouët, nous avons décidé de soumettre une autre question à nos compatriotes et il s’agit du sort de l’ex-président Ivoirien. Laurent Gbagbo est officiellement en résidence surveillée dans le nord de la Côte d’Ivoire précisément à Korhogo. Une véritable omerta entour sa ‘’détention’’ car si le CICR, l’ONUCI et les Elders ont pu le voir, aucune organisation de la société civile nationale n’a pu croiser l’ancien Chef d’Etat. De nombreuses personnes se demandent alors qu’est ce qui bien justifier ce silence et ce mystère autour de Laurent Gbagbo ? Peut-on bâtir un Etat de droit quand les ténors de l’ancien régime son humiliés et vilipendés ? N’est-t-il pas temps de laisser tout le monde libre au nom de la paix ? Pour ou contre l’emprisonnement de Laurent Gbagbo, voici les réponses de quelques Ivoiriens.

Eric Koffi Koffi : « Il doit payer ! »

Depuis le coup d’Etat du Général Robert Guéï, la Côte d’Ivoire s’est taillé une réputation de nomanland juridique. Chacun vient à la tête de ce pays par la force, tue, viole et martyrise le peuple et s’en va. Ecoutez il faut que cela prenne fin ! Notre pays ne va pas continuer d’être le mauvais élève de la classe surtout après cinquante ans d’indépendance dont trente passés à être un modèle de stabilité. Quand ont est un pays qui se respecte on applique les lois. Laurent Gbagbo doit allé en prison s’il est reconnu coupable : il a pillé l’argent du pays pour assoir une armée meurtrière et se lancer dans une aventure de dictateur ! Comme Bokassa hier en Centrafrique, Gbagbo doit répondre de ses actes devant la justice.

Pascal T. : « J’appelle à une grâce présidentielle »

Vous savez, je crois que personnellement la prison ne sera pas un bon conseiller pour le Président Gbagbo comme l’a été l’humiliation qu’il a connu le 11 avril 2011. Personne ne pouvait s’imaginer qu’un jour dans le pays d’Houphouët Boigny un Président serait sorti du Palais comme un bandit de grand chemin sous les huées des badauds ! L’humiliation a été grande au risque de me répéter. Je crois que pour son âge et pour l’image du pays, la prison n’est pas un endroit pour lui. Alassane Ouattara a toujours dit que Laurent Gbagbo est son frère. Alors je vous pose la question Monsieur le Président : « Pouvez-vous accepter que votre frère passe le reste de sa vie en prison ? » J’appelle donc à une grâce présidentielle.

Yaha O. : « Attention à une justice à deux vitesses »

Aujourd’hui je crois qu’avant même de dire si oui ou non Laurent Gbagbo doit aller en prison, il faut se demander si la justice fait bien son travail. Chaque Ivoirien note que seules les personnes d’un camp sont traquées. Les com’ zones pro-ouattara qui ont une réputation de serial killer gambade joyeusement dans les maquis et bars d’Abidjan ! Alors je me demande on s’acharne sur Gbagbo et les autres, on fait quoi d’eux ? Si Laurent Gbagbo doit aller en prison tous les autres délinquants de droit ou de gauche doivent l’accompagner ! Quand on se dit juste on n’applique pas une justice à deux vitesses. Si Laurent Gbagbo est coupable il ira en prison mais si la vengeance justicière se limite à lui parce que considéré comme le grand perdant de la crise, le peuple avisera. La justice à deux vitesses est le lit de l’instabilité et de la division.

IBO C. : « On ne pardonne pas à moitié ! »

Chaque jour que vous mettez en marche votre poste téléviseur ou votre poste de radio, vous ne pouvez pas entendre un seul discours sans les mots paix et réconciliation. C’est pourtant étrange car c’est ceux qui appellent à la paix et à la réconciliation qui maintiennent d’autres en détention sans notification juridique. Leur attitude me fait penser à ce proverbe Ivoirien qui dit : « faites ce que je dis mais ne faite pas ce que je fais ». Alassane Ouattara appelle à la réconciliation mais il refuse lui-même de fumer le calumet de la paix. Pourquoi depuis sa prise de fonction effective il n’a jamais croisé Laurent Gbagbo ? Le gouvernement ne passe son temps qu’à émettre des mandats d’arrêt et à menacer les exilés. Si on veut la réconciliation il faut pardonner sincèrement et cela passe par une amnistie totale ou une application totale de la justice.

Suy Kahofi

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21. juil.
2011
Côte d'ivoire
2

La radio des Nations Unies s’écoute sans modération !

Les techniciens d'ONUCIfm dans les studios de la chaîne à SEBROKO

Une radio qui s’impose

La vie d’ONUCI Fm se confond littéralement avec celle de la Mission. Ses programmes ont commencé à être diffusé à Abidjan puis petit à petit, des relais dans plusieurs localités ont permis aux populations d’entendre La Radio de la Paix. Son succès elle le doit à son recrutement et son programme. Les voix d’ONUCI Fm étaient connues des Ivoiriens : de nombreux animateurs venaient soit de la RTI ou des radios de proximité les plus écoutées de la capitale. Ainsi après la RTI on pouvait encore écouter César Yao l’ancien monsieur sport de la radio nationale, Claude Tamoh du Karaoké de la première, Any Dago l’ancienne de radio Jam la chaîne commerciale, Ouattara Katié Souleymane radio côte d’ivoire et plusieurs autres journalistes que le public Ivoirien chérissait déjà. Son programme composé de magazines, de variété musicale et d’émissions proches des populations lui ont permis de s’imposer.

Un concept de proximité bien réussit

Avec un réseau de correspondant dans toutes les régions du pays, ONUCI Fm s’est considérablement rapprochée des populations. Reportages, émissions de variété musicale avec dédicaces et magazines avec des personnes ordinaires ont permis à la chaîne d’avoir un nombre toujours plus croissant d’auditeurs. « Il ne se passe pas une seule activité au plan national qui échappe au micro d’ONUCI Fm. Les journalistes ne négligent rien même ce que d’autres médias jugeraient inutiles ! » affirme Urbain Kouassi artisan. Pour cet élu municipal qui a requis l’anonymat, la force de la radio réside également dans son professionnalisme. « Voici des journalistes et correspondants de presse qui sont différents de ce que nous avons toujours vu. Ils ne demandent rien après leur travail et refusent même qu’on leur donne de l’argent, ils se font discret dans les cités où ils vivent et quand ils font un reportage ils tendent leur micro à tous les monde ! Je crois que ça aussi c’est un avantage ». Un matériel de qualité, des agents bien payés, le prestige des Nations Unies…ces arguments suffisent à mettre tout travailleur en phase avec la déontologie du métier de journaliste. Pas si sûr ! Explication avec un confrère d’une radio commerciale. « Je ne pense pas que le professionnalisme soit forcément lié aux moyens financiers et matériels. La preuve l’Etat met des moyens importants au service de notre agence nationale de presse mais regardez combien de fois les journaux télévisés et radiodiffusés sont pauvres en éléments de qualité. Dans nos régions les journalistes et correspondants de presse exigent de l’argent pour couvrir des évènements mais jamais les reportages ne passent à l’antenne. Alors, quand vous avez ONUCI Fm qui fait l’écho de l’actualité du pays sans rien demander ne soyez pas surpris que tout le zappe sur ses fréquences ».

La 96.0 continue d’attirer les auditeurs de toutes les villes du pays et misant sur une stratégie de proximité et son sens du professionnalisme.

Suy Kahofi

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19. juil.
2011
Société
2

Lutter contre le gaspillage alimentaire

 

« Pendant que certains meurent de faim d’autres jettent la nourriture »

Hier j’ai écumé les poubelles de la capitale Ivoirienne Abidjan. Ne vous inquiétez pas je n’ai pas perdu la boule ni même pété un seul câble ! A force de regarder les images d’enfants dans la corne de l’Afrique sauvagement maltraités par la faim et ses mamans qui attendent l’aide humanitaire d’outre atlantique, je me suis demandé si sur ce continent si riche qu’est l’Afrique il n’y avait pas de quoi nourrir ces pauvres réfugiés. Il y a de la nourriture en Afrique pour éviter toute catastrophe humanitaire, pour éviter que des enfants de la rue dorment le ventre vide et pour nourrir les masses. Le seul problème c’est qu’en Afrique et plus particulièrement en Côte d’Ivoire (le pays que je connais) le gaspillage est roi ! Dans les poubelles d’Abidjan où viennent manger les enfants de la rue, j’ai été surpris de voir que des restes de nourriture étaient jetés directement avec d’autres ordures. Pourtant si cette nourriture était soigneusement disposée dans différents emballages à l’entrée des villas cossues de la ville, les enfants et même des démunis pourraient manger à leur faim  sans danger ! Oui sans danger car malheureusement dans ces poubelles des ordures d’origines diverses cohabitent. Papier, sable, feuilles mortes, emballage plastic, bouteille de détergeant, de javel et même d’acide cohabitent avec des restes de nourriture ! « Malgré la crise les habitudes alimentaires n’ont pas changé. Certains ont toujours en abondance et d’autres pas ! La question que je me pose c’est de savoir si ceux qui mangent à leur faim pensent aux affamés ? » s’indigne Kah Isaac un volontaire d’appui-conseils aux enfants de la rue.

Il serait donc faux de penser que la nourriture manque, le vrai problème c’est la répartition de cette nourriture. Bien sûr les moyens pour l’acquérir ne sont pas les mêmes d’une famille à l’autre. A ce titre le peu d’humanisme qui habite chacun doit le pousser à partager ! Bien plus que de simples doléances d’homme écœuré par la méchanceté de leur semblable, la notion de partage est un ordre divin comme le souligne Pasteur Simon. «  Je souligne avec force, foi et ferme conviction que Dieu ne fait rien au hasard. S’il a voulu des riches c’est parce le pauvre juste à côté est le baromètre de cette richesse. Aussi la notion d’amour inconditionnel referme également celui du partage et de l’assistance aux plus démunis. On ne peut pas prétendre être enfant de Dieu, manger à sa faim et jeter les restes pendant que d’autres dorment sans une seule croute dans le ventre ! »

Mettre fin au gaspillage ne consiste pas seulement à critiquer l’attitude des pays riches. C’est chacun à son niveau qui doit lutter à sa manière pour que ce dont il n’a pas besoin puisse nourrir d’autres.

Suy Kahofi

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18. juil.
2011
Côte d'ivoire
3

A la rencontre de Polman, l’un des plus beaux pinceaux Ivoiriens

 

Polman sur facebook!

Mon appréciation de profane sur ses œuvres est certes un sentiment personnel mais les professionnels du dessin reconnaitront que son travail est excellent. Polman puisse que c’est de lui qu’il s’agit est un jeune dessinateur Ivoirien que j’ai admiré depuis notre première rencontre. Pour être un gamin éternel dans la tête, il faut dire que tout ce qui est dessin m’attire mais sur Les Carnets de Polman je trouve matière à réflexion avec les thèmes d’actualité et surtout un max de couleur pour me faire replonger dans mon enfance ! Polman est un personnage fascinant et un dessinateur qui séduit par sa créativité. Le 06 Août 2011 il organisera sa première exposition, une première en Côte d’Ivoire pour un si jeune dessinateur. Avant cet évènement piloté par l’agence E-Voir du Journaliste et Bloggeur Israël Yoroba, je suis allé à la rencontre de Polman. Silence…on tourne ! Rec…

Eburnietoday – Qui est Polman ?

Polman – Derrière l’image et la signature de Polman se cache un jeune juriste ivoirien passionné de dessin et d’écriture. Je me nomme en réalité Roland N’DEKPLOMAN, 22 ans et juriste de formation en 3ème cycle. Passionné de bd, je découvre le web journalisme à 19 ans. J’ai tout de suite aimé. Combinant cette nouvelle passion (web) au dessin je crée la même année le premier bd-blog ivoirien. La suite des évènements m’a amenée à m’exprimer sur mon monde. Je suis donc devenu dessinateur de presse.

Eburnietoday – D’où vous vient la passion pour le dessin ?

Polman – Ma passion pour le dessin remonte à ma plus tendre enfance. Déjà tout petit je gribouillais au coin des feuilles de mes cahiers. A 5 ou 6 ans je chipais des feuilles à mon père pour raconter en bd les histoires qui me passaient par la tête (lol).

Eburnietoday – Avez-vous eu des influences ? (dessinateurs et caricaturistes)

Polman – Les influences j’en ai c’est clair (rires). En Bandes dessinées les premiers auteurs que j’ai eu à lire sont Morris et Gosciny avec leur succès Lucky Luke. J’en suis encore un grand Fan ! Ils m’inspirent énormément. Côté dessins de presse j’aime beaucoup le travail de Chappatte que j’ai découvert en 2006. Des classiques en fait. Ce que tous ces auteurs ont en commun, c’est la simplicité, tant graphique que scénaristique, avec laquelle ils font passer leurs idées.

Eburnietoday – Quels sont vos souvenirs d’enfance en termes de lecture (BD) qui vous ont marqué ?

Polman – Mes lectures dans l’enfance c’était Lucky Luke et Tintin. Mais j’ai très vite découvert les comics et je suis devenu un fan de Spiderman. Puis ont suivis Dragon Ball et la fièvre manga.

Eburnietoday – Quels sont vos plus belles idées de création ? (personnage)

Poman – Ma plus belle création, connue du public à ce jour reste Boubouman, le héros de Babi. C’est un super héros qui n’a rien de super et qui est très rigolo. Je l’aime beaucoup parce qu’il est authentique. Ses aventures, ses réactions et tout le reste s’écrit avec une aisance sans pareil et récemment est née sa « petite sœur » Lolopé, une petite fille de 5 ans à peine qui jette un regard innocent sur le monde des adultes. Elle n’y comprend pas grand-chose d’ailleurs.

Eburnietoday – Avez-vous déjà collaboré avec des titres (journaux) ? Lesquels.

Polman – J’ai eu à travailler avec Avenue225.com le premier site ivoirien d’informations de proximité. J’y animais ma propre rubrique « la semaine de Polman ». Puis est venu Le Nouveau Courrier où j’illustrais les faits divers. D’autres collaborations étaient envisagées mais n’ont pas abouti. Parallèlement j’ai collaboré avec quelques associations européennes pour l’illustration de visuels d’affiches et cartes de vœux. J’ai aussi fait des couvertures pour 2 fascicules. Maintenant j’envisage sérieusement travailler avec beaucoup plus d’organes de presse au niveau national, vu que je m’exprime principalement sur la Côte d’Ivoire, mais aussi à l’International.

Polman à la une ce 6 Août 2011!

Eburnietoday – Pourquoi organisez-vous une exposition ce 6 Août ?

Polman – L’exposition de Polman est avant tout un lieu d’échange avec les personnes qui aiment les carnets de Polman. Un cadre convivial bien réel pour discuter sur ce que l’on a aimé ou pas. Partager nos avis, mais aussi envisager le futur. C’est aussi le lieu pour moi de me faire connaitre tant par ceux qui fréquentent peu le web mais aussi par la par la presse ivoirienne. A cet effet nous débuterons l’exposition par une conférence de presse. Enfin pour les autres ils pourront mettre un visage bien réel sur le nom Polman (rires).

Eburnietoday – Qu’est ce que le public doit s’attendre à voir ?

Polman – Le public pourra revisiter les dessins qu’il a lui-même plébiscité mais aussi des inédits. Ensemble on va redécouvrir la Ci sous un angle nouveau par la Bd et les dessins de presse. Je compte présenter une série de dessins inédits crées spécialement pour la circonstance. Il y aura enfin des brouillons, des idées rejetées. L’univers de Polman en fait… enfin, juste une petite portion.

Eburnietoday – Quels sont vos rêves pour la suite de votre carrière de caricaturiste ?

Polman – Pour l’avenir, je chéris le rêve de créer une maison d’édition spécialisée dans mon domaine. Passionné de Bd j’ai très vite appris à observer le terrain et j’ai tout de suite compris qu’il y a un grand coup à jouer. La population est prête et n’attend plus que des Bd proches d’elle sur le plan du scénario et surtout abordables. Je veux faire des bandes dessinées adaptées à notre environnement. Le marché est là il suffit de savoir l’approcher. Dans un autre sens Je crée ainsi un cadre qui permette aux jeunes dessinateurs et scénaristes de pouvoir s’exprimer et d’en vivre. Je suis en outre pleinement convaincu du pouvoir de la lecture, mais plus encore des images en matière d’éducation et d’information. A court et moyen terme donc je compte lancer mes premières bandes dessinées ainsi qu’un projet de journal d’informations par la Bd et les dessins de presse. Ce dernier projet sera présenté lors de l’exposition.
Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Eburnietoday – Dieu vous bénisse Polman et bonne odyssée à Vous !

…Stop…c’est dans la boite !

SUY Kahofi

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16. juil.
2011
REPORTAGE
1

Armée Ivoirienne : de nouveaux chefs et toujours l’insécurité

 

Le Général Soumaïla Bakayoko CEMA des FRCI

Costume d’apparat, médailles et croix de guerre scintillantes, galons neufs, armes cirées, invités de marque et tout l’accessoire militaire bling bling sorti pour célébrer les nouveaux patrons de l’armée Ivoirienne. Au sommet de l’Etat on savoure une assise totale sur l’appareil militaire du pays mais pour le bas peuple ces nominations ne répondent pas aux besoins réels de la population. Ces besoins ont pour nom insécurité galopante, violation des droits de l’homme, brutalité des éléments FRCI et implantation des barrages anarchiques. Voici donc les problèmes auxquels l’armée doit faire face dans son vaste mouvement de restructuration. Eburnietoday, le Blog qui raconte La Côte d’Ivoire au Jour le Jour vous propose d’écouter ce reportage pour être au parfum de la réalité sécuritaire en Côte d’Ivoire.

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14. juil.
2011
Nouvelles du pays
2

Un 14 juillet Franco-Ivoirien comme au bon vieux temps !

 

Houphouet Boigny et De Gaulle, deux symboles de l'amitié franco-ivoirienne

De l’amitié De Gaulle – Houphouët à celle entre Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy le temps a passé et l’amitié Franco-Ivoirienne a connue des fortunes diverses. Après 10 ans de froid polaire entre Paris et Abidjan, les relations entre les deux pays se normalisent. Si depuis le coup d’Etat du général Robert Guéï aucun Président français n’a osé mettre les pieds à Abidjan, aujourd’hui il est juste de dire que cette période d’oublie de la Côte d’Ivoire est révolue. La présence du Président français à la cérémonie d’investiture du Chef de l’Etat Ivoirien était un signe que les deux pays tournaient la page du passé pour envisager un avenir commun basé « sur le respect mutuel ». Comme au bon vieux temps (je veux dire à l’époque où Houphouët Boigny était encore Président), le 14 juillet, jour de la fête nationale de la France devient la date de célébration d’une vieille amitié entre les peuples français et ivoiriens. En cette journée le Premier Ministre François Fillon sera l’invité de la Côte d’Ivoire. Une visite impensable un 14 juillet sous le régime de la refondation !

Le programme du Premier Ministre François Fillon donne la priorité à des échanges avec les ressortissants français vivant en Côte d’Ivoire mais également et surtout des échanges de haut niveau avec son homologue Ivoirien Guillaume Soro et le Président Ouattara. Au-delà donc des festivités et du traditionnel dîner au domicile de l’ambassadeur, c’est un 14 juillet qui sera mis à profit pour parler de développement et de reconstruction de la Côte d’Ivoire. La France après son ingérence humanitaire sous la houlette de l’Organisation des Nations Unies se fait le défenseur de la Côte d’Ivoire aussi bien au niveau de l’Union Européenne que de tous les potentiels partenaires du G8. Que cache donc ce retour en force de la France en Côte d’Ivoire ? La France veut-elle réaliser une ‘’OPA’’ sur l’économie et la diplomatie Ivoirienne comme certains le pensent ? Une chose est pourtant évidente Paris ne veut plus jouer les seconds rôles en Côte d’Ivoire et elle entend revenir sur le devant de la scène dans son ex-colonie. Elle doit se dépêcher cette France si elle veut séduire de nouveau les Ivoiriens car si certains saluent encore son intervention pour libérer la Côte d’Ivoire, ces mêmes sont convaincus que le libéralisme économique et l’indépendance totale de la Côte d’Ivoire ne sont plus à négocier ! Revenir OUI mais avec un esprit nouveau semble soutenir chaque Ivoirien. Bonne fête nationale à tous les Français et que le 14 juillet marque définitivement l’excellence retrouvée sur l’axe Paris-Abidjan.

Suy Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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