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La côte d'ivoire au jour le jour!
12. juil.
2011
Nouvelles du pays
3

Mamadou Coulibaly claque la porte du FPI

 

Le Président de l’Assemblée Nationale quitte le FPI

On s’attendait véritablement à une restructuration du FPI pour une opposition forte mais pas à une saignée si prompt du LMP. La nouvelle circulait déjà dans les milieux bien informés de la politique et c’est désormais effectif, le Président Mamadou Coulibaly vient de claquer la porte au FPI et tout le pays commente cette actualité. Les velléités d’indépendance de l’ex-numéro 3 du FPI et ami de Laurent Gbagbo se sont concrétisées à un moment où on le voyait offrir son épaule à un camarade emprisonné et sa sagesse à un parti fragilisé. Hélas ! Mamadou n’a que faire des esprits faibles à un tournant aussi décisif de l’histoire de la Côte d’Ivoire. A défaut d’être écouté par l’aile dure du Parti il décide de créer LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) pour la reconstruction et la réconciliation du pays. Pourquoi part-il à un moment aussi crucial et trois mois jour pour jour après la chute du régime de la refondation ?

Mamadou Coulibaly que certains qualifient déjà de traite ou de suppo d’Alassane Ouattara pour déstabiliser l’opposition quitte le FPI car le déficit de communication était à son paroxysme. Il avait demandé à ces camarades d’organiser une AG pour rendre compte des 10 ans de gestion calamiteuse du FPI aux militants à la base. En guise de réponse, les accros à la drogue baptisée Laurent Gbagbo on tout simplement souligné que ‘’le moment était mal choisi’’. Alors, parce que le woody est en prison la vie du parti s’arrête ? « N’avons-nous pas un devoir d’inventaire vis à vis de nos militants, tirer les leçons et puis continuer notre histoire en construisant un grand parti d’opposition » s’était demandé Mamadou Coulibaly à plusieurs reprises. Oui le FPI ne prêchait pas dans le désert mais à des Ivoiriens et c’est à eux qu’il doit rendre compte. Mamadou est un poids lourd de l’opposition, alors avec son départ une question se pose : qui di FPI l’accompagne ? Personne n’a la réponse mais le Professeur lui-même donne déjà un indice. « Ceux qui veulent pleurnicher et attendre le retour de Gbagbo pourront toujours rester là-bas et attendre » affirme l’ancien membre du FPI.

Au FPI c’est un semblant de tristesse qui habite les uns et les autres. Miaka Oureto se dit déçu du départ de Mamadou Coulibaly mais invite ses partisans à ne pas céder au découragement. « Notre satisfaction c’est qu’il se retrouve dans l’opposition et que nous allons certainement nous retrouver » déclare le secrétaire général du FPI. Au RHDP on salue le départ de Mamadou Coulibaly que l’on voyait comme le seul esprit éclairé dans ce fourre-tout politique et ce club de fanatique à la personne de Laurent Gbagbo qu’est le FPI. D’ailleurs le porte parole du Président Bédié ne cache sa satisfaction et juge même que Mamadou « a mis du temps avant de partir ». Un traitre, un opportuniste, un parasite, un nordiste qui retournent vers ses frères… ? Les noms ne manquent pas pour désigner celui qui dans les moments d’adversité a décidé de tourner le dos à la maison mère. Une chose est sûre, c’est que si Mamadou Coulibaly, homme de conviction reste fidèle à son esprit libéral et ses convictions, il réussira dans son aventure. Il était juste pour certains qu’il parte car le FPI fait office d’épouvantail Ce premier départ annonce ce que tout le monde redoute, l’implosion du FPI. Que restera-t-il d’un parti qui porte la charge du massacre de 3000 ivoiriens ? La question trouvera une réponse dans les mois avenirs.

Suy Kahofi

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11. juil.
2011
Société
5

Les classes sociales ça existe aussi chez les chiens !

A chacun sa vie: les uns dans la rue, les autres à la maison

Beaucoup de familles en Côte d’Ivoire possèdent un animal de compagnie. Chat, singe, mangouste et surtout l’indétrônable, l’irremplaçable et l’indéracinable chien qui en fonction de son milieu connait des fortunes diverses…

Si les chiens d’Abidjan devaient conter leur vie à la Toy Story ou plutôt à la Dog Story, il est claire qu’ils auraient beaucoup de chose à dire ! Une vie de chien sur les bords de la lagune Ebrié n’est pas facile si l’on s’en tient au cliché du chien maigre et galeux qui manque de se faire écraser par une voiture. Pourtant selon que le chien appartient à un propriétaire attentionné, l’animal peut vivre une existence heureuse. Un chien comme disait Mr Bio Deh vétérinaire « est d’une certaine manière le reflet de son maître où de la famille où il vit ». Ainsi dans l’univers des chiens abidjanais trois classes sont visibles : les SDF, la classe moyenne et le club des VID pour Very Important Dog !

Une vie de débrouillard chez les SDF

Le clan surpeuplé des chiens SDF est composé en grande partie de chien abandonnés ou rejetés. Ils vivent dans la rue, s’y reproduisent et meurt un matin sur le bitume aplatis par un automobiliste un peu distrait. Le look du chien SDF est connu : maigre et sale, la peau visible car les poiles ont pris congé du cabot, sans éducation il aboie pour un oui ou un non, bagarreur à souhait il se nourrit dans les poubelles. Il est couvert de plaies car il doit jouer de la gueule pour marquer son territoire. Ses ennemis sont les membres de la brigade de répression du service vétérinaire et certains vendeurs de viande grillée. Les premiers ont pour mission de les abattre pour libérer les rues et les seconds les traquent pour leur chaire ! Eh oui, à Abidjan certains vendeurs de viande grillée proposent de la viande de chien aux clients. Dans le milieu on désigne le menu sous le nom ‘’commande spéciale’’ ou ‘’boîte à pharmacie’’.

La classe moyenne

« Mes enfants aiment les chiens, c’est pourquoi il y en a toujours un à la maison. Toute la famille prend soin de lui ou d’elle puisse que c’est une femelle. Elle a tous ses vaccins à jours et elle mange à sa faim ». Ces propos sont ceux de Mr Jérôme Kra comptable qui pouponne  avec attention sa chienne. Comme lui, certains Ivoiriens ayant un revenu raisonnable entretiennent leurs animaux de compagnie.  Ils veillent à la santé de l’animal pour des questions de sécurité aussi bien pour les membres de la famille que pour les passants. Les chiens de la classe moyenne ont une identité : nom, carte et carnet vétérinaire. Ils vagabondent rarement et sont enchaînés à la demande du maître. Seul la mort sépare Rex, Mimi et les autres Médor et Touki de la famille. Il est hors de question de l’abandonner !

Le club des VID : ne devient pas membre qui veut !

Les chiens de luxe appartiennent à la bourgeoisie Ivoirienne. Ici on s’exprime en termes de race et l’entretien du chien est une question de budget. 200.000 f CFA par mois en viande fraîche pour trois repas par jour pour un Berger Allemand, chien de garde d’un homme d’affaire. 150.00 f CFA en soin médicaux pour trois caniches propriété d’une ancienne fonctionnaire d’une grosse banque ouest africaine. Tout est réglementé chez les chien de luxe : de la nourriture aux accessoires de bain en passant par le choix du partenaire pour l’accouplement. Ici les chiens sont gâtés : heure de ballade, conserves, bâtonnets à mâcher… Tout est fait pour que le chien puisse se sentir roi ! Certains s’offusquent de ce luxe superflu pour cabot. « Je trouve ça inhumain que des personnes engloutissent autant d’argent dans l’entretien d’un chien pendant que des hommes meurent de faim juste à côté d’eux » fait remarquer Abel Tanoh électronicien. « En Côte d’Ivoire on a coutume de dire que chacun accroche son habit là où sa main arrive ! Chacun prend soin de son animal de compagnie en fonction de ses revenus rien d’autre. Ce que vous voyez comme une forte somme n’est peut être rien aux yeux de ces personnes nanties » soutien Paul Karidioula vendeur de chiot.

Belle polémique sur les conditions de vie des chiens qui n’émeut en rien les autorités Ivoiriennes puisse qu’elles sont préoccupées par un autre problème. Chien dans l’opulence ou pas la préoccupation des autorités en charge de la production animale est de savoir si les chiens sont vaccinés et s’ils ne vagabondent pas. Bien que les chien soit d’univers différent la logique du nul n’est au dessus de la loi semble s’applique à tous !

Suy Kahofi

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09. juil.
2011
Société
3

Les Policiers de la paix de l’ONU-CI décorés à Abidjan

 

La Police de l'ONUCI accompagne la Côte d'Ivoire sur la route de la Paix

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Young Ji Choi, a procédé le vendredi 8 juillet 2011 à Abidjan, à la remise de la médaille des Nations Unies, à 96 officiers de la composante police de l’ONUCI issus de 15 pays et totalisant au moins six mois de présence au sein de la mission. M Choi a, au cours de la cérémonie, exprimé la gratitude de l’ONU aux récipiendaires pour le dévouement et le sacrifice consentis lors de la crise post-électorale en particulier. « Vous vous êtes exposés aux risques lors de la grave crise qu’a connue la Côte d’ivoire et vous avez relevé le défi pour assurer la bonne exécution de la mission qui vous a été assignée » a-t-il dit avant de les exhorter à redoubler d’efforts pour aider la mission à « relever les nouveaux défis qui l’attendent dans l’accompagnement de la Côte d’Ivoire dans le processus de réconciliation, de reconstruction et de démocratie ».

Auparavant le Chef de la composante police de l’ONUCI, Jean-Marie Bourry, a expliqué le mandat de la section qui, selon lui, est de contribuer à la sécurisation de la population, à la reconstruction et à la réforme des administrations sécuritaires afin de contribuer à une paix durable et à la démocratie en Côte d’Ivoire, tout en respectant strictement les dispositions du cadre légal. Louant le courage et l’honneur des récipiendaires qui durant quatre mois ont assuré conjointement avec la Force des patrouilles robustes, les escortes et la défense des sites sous d’incessantes attaques militaires, M Bourry a, de façon plus générale, invité les policiers onusiens à poursuivre leur réflexion sur les comportements et la manière de servir. « Ceci, dans  le but d’améliorer et de renouveler le serment de toujours mieux faire dans l’exercice de la mission et du mandat de la police », a-t-il précisé.

Momene Dydy, de la République Démocratique du Congo (RDC), l’un des 96 officiers, a renouvelé l’engagement des récipiendaires à demeurer les ambassadeurs de la paix dans leur pays respectif et à poursuivre avec abnégation l’accomplissement de la mission. « Nous nous engageons surtout à œuvrer de toutes nos forces pour jouer notre partition en cette phase de reconstruction de la Côte d’Ivoire pour une paix durable », a-t-il déclaré.

Notons à titre de rappel que la Police de l’ONUCI s’est vaillamment illustrée lors de l’organisation des élections et de la crise que la Côte d’Ivoire a connue. Les policiers ont participé aux patrouilles musclées de l’ONUCI pour sécuriser les populations civiles et ont assuré la sécurité des autorités légitimes du pays alors reclus au Golf Hôtel. La cérémonie s’est déroulé en présence de numéro deux de la Force onusienne, des membres du corps diplomatiques et consulaires ainsi que de nombreux collègues et invités.

Suy Kahofi

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08. juil.
2011
Nouvelles du pays
0

Armée Ivoirienne : le grand tsunami des nominations

 

Le Président Ouattara et les nouveaux patrons de l'armée Ivoirienne

« Beaucoup de joie et de satisfaction pour le soldat que je suis d’être promu au grade de Général de division et en même temps c’est l’occasion pour moi d’exprimer toute ma gratitude à l’endroit du chef de l’Etat qui a bien voulu nous élever à ce grade (…) J’ai des sentiments également pour mes frères d’armes avec qui nous avons passé tout ce temps pour être ici aujourd’hui… » Ces phrases sont celle du désormais Général de division et Chef d’état-major général des Forces Républicaines de Cote d’Ivoire Soumaïla Bakayoko après la lecture du décret présidentiel le nommant patron de l’armée Ivoirienne. La date du 7 juillet sera donc inscrite en lettre d’or dans les anales de l’histoire militaire de la Côte d’Ivoire car elle marque le point d’achèvement de l’accord complémentaire IV de l’APO (Accord Politique de Ouagadougou). Au moment où les Ivoiriens commençaient à se demander où va cette armée hybride marquée par une indiscipline notoire, le Président de la République s’est enfin décidé à donner un corps à l’armée en commençant par le sommet de la pyramide.

C’est un véritable raz-marée, pire un tsunami qui vient de balayer la hiérarchie militaire Ivoirienne ! Tout change et les nominations fleuves, très marquées par la proximité des hommes en uniformes avec le pouvoir en place nous fait penser à cette phrase du Président équato-guinéen Theodoro N’guéma Obiang : « la sécurité est l’élément clé dans un pays et on ne peut pas la confier à n’importe qui ! ». Si Theodoro N’guéma Obiang a confié la sécurité de sa monarchie pétrolière à sa propre famille, le Président Ouattara a choisi des hommes de confiance d’où ce toilettage complet. Au titre des nominations deux Généraux de division de l’armée de terre : il s’agit du général de brigade Soumaïla Bakayoko et le général de brigade Michel Gueu. Le capitaine de vaisseau Djakaridja Konaté est promu Capitaine de vaisseau major et le colonel Gervais Kouakou Kouassi devient Colonel-major. Sont donc nommés :

1 – Chef d’état-major général des Forces républicaines de Cote d’Ivoire le Général de division Soumaïla Bakayoko remplace le Général de corps d’armée Phillip Mangou

2 – Chef d’état-major général adjoint des Forces républicaines de Cote d’Ivoire: le général de brigade Detoh Letoh ex-commandant des Forces terrestres

3 – Commandant des Forces terrestres : le général de brigade Sékou Touré

4 – Commandant des Forces aériennes : le colonel-major Jean-Jacques Réné Ouégnin

5 – Commandant de la marine nationale : le capitaine de vaisseau major Djakaridja Konaté

6 – Chef d’état-major particulier du Président de la République : le général de division Michel Gueu

7 – Chef de cabinet militaire du premier ministre, Ministre de la Défense : le général de brigade Nicolas Kouadio Kouakou

8 – Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale : le colonel-major Gervais Kouakou Kouassi remplace Mr Tiapé Kassaraté

9 – Commandant en second de la Gendarmerie nationale : le colonel Vako Bamba

Le seul patron de l’armée nommé par Laurent Gbagbo qui échappe à ce tsunami de nominations est le Directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général Mbia Bredou qui demeure à son poste. Pour les Ivoiriens la question n’est pas de savoir si x ou y est à la tête de l’armée ! Le plus important c’est de trouver un homme capable de réconcilier l’armée avec le peuple dans la mesure où les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire se sont taillées une réputation d’indésirables auprès des Ivoiriens.

SUY Kahofi

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06. juil.
2011
Côte d'ivoire
3

La société civile veut éviter une justice à deux vitesses

 

Devant le tribunal de l'histoire chaque camp devra répondre de ses actes

40 ONG de la société civile avec en tête celles qui luttent pour la défense des droits de l’homme viennent de tenir à Abidjan une conférence de presse autour de la question de la mission du CPI, celle des droits de l’homme et de l’application de la justice en cette période de réconciliation. Cette conférence de presse qui avait des allures de grande messe des droits de l’homme a permis aux acteurs de la société civile d’adopter une déclaration commune. Dans cette déclaration, associations et organisations de la société civile demandent aux nouvelles autorités Ivoiriennes et à la Cours Pénale Internationale de tenir compte des crimes et atrocités commis en Côte d’Ivoire depuis 2002.

Chaque camp doit répondre de ses actes !

El Hadj Ali Ouattara Président de la Coalition Ivoirienne pour la Cours Pénale Internationale met en garde contre toutes dérives de la justice en cette période de reconstruction de la Côte d’Ivoire. « L’appel du Président Ouattara à la CPI a été accueilli favorablement. Toutefois pour ne pas laisser aux populations Ivoiriennes le sentiment d’une justice à deux vitesses, une justice des vainqueurs…les organisations de la société civile lance un appel au bureau du procureur afin de lui demander d’ouvrir l’enquête sur les crimes en Côte d’Ivoire en commençant par la guerre de 2002 ». Selon N’gouan Patrick de la Convention de la Société Civile, les organisations et associations de la société civile mettent tout en œuvre pour une justice équitable en Côte d’Ivoire. « Dans tous les cas ce n’est pas le procureur Luis Moreno Ocampo qui décide. Si les juges de la cours ont suffisamment d’éléments pour lui donner un mandat qui va jusqu’en 2002, le procureur va se plier à cette décision. C’est donc à cela que nous nous activons au niveau de la société Ivoirienne ». Quant à Traoré Wodjofini de la COSOPCI, il a souhaité un accès démocratique aux médias d’Etat par la société civile Ivoirienne. « Nous interpelons la RTI pour que les choses soient repositionnées et nous souhaitons être impliqué dans les démarches de reconstruction et de réconciliation du pays à tous les niveaux. Nous allons nous battre pour que l’impunité soit combattu dans ce pays et que la Côte d’Ivoire devienne une nation fréquentable ».

Après la mission d’évaluation de la Cours Pénale Internationale, il appartient désormais aux juges au niveau de la Cours d’autoriser une éventuelle enquête sur les crimes et atrocités perpétrés en violation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Suy Kahofi

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05. juil.
2011
Côte d'ivoire
2

Séminaire du gouvernement Ivoirien : le grand oral des Ministres d’Alassane Ouattara

 

L’ambiance sera très studieuse pour le gouvernement ivoirien pendant ces 48 heures

Rendez-vous du fauteuil blanc pour certains, grand oral pour d’autres ou encore test de passage pour ministre à l’heure de la reconstruction. Les noms et appellations ne manquent pas pour désigner le premier séminaire du gouvernement Ivoirien initié par le Président Alassane Ouattara. L’actualité de ces 5 et 6 juillet 2011 en Côte d’Ivoire sera donc marquée par les one man show et one women show des ministres du gouvernement SORO. Tour à tour les ministres se succèderont au pupitre devant le Président de la République, son Premier Ministre et chacun aura la lourde charge de dérouler sa feuille de route. En d’autres termes chaque ministre expliquera sa compréhension de la mission à lui assigné, définira ses priorités pour les six mois avenirs ainsi que ses moyens et ses stratégies pour les atteindre. Le Ministres exposant répondra par la suite aux questions de l’auditoire estimé selon des sources à 80 personnes. L’exercice oral de 10 minutes est obligatoire pour tous les ministres et permettra au Président de s’assurer qu’il n’a pas commis d’erreur de calcul en confiant certains postes à des personnalités de la scène politique, administrative et économique. Le Président veut surtout avoir la certitude que ses ministres comprennent ce qu’il attend d’eux et qu’ils sont capables de lui donner satisfaction.

Ce séminaire est donc en réalité un grand oral qui doit placer le président de la république et ses ministres sur la même longueur d’onde au moins pour six mois. Au terme de ce roche de six mois une autre étape attend les ministres celle de l’évaluation. Ils se verront attribuer des notes en fonction du niveau de réalisation de la feuille de route qu’eux mêmes auront présenté au séminaire. C’est tout l’intérêt de ce premier séminaire gouvernemental, un évènement inédit et une première en Côte d’Ivoire qui lève véritablement un coin de voile sur les méthodes managériales du Docteur Alassane Ouattara. Il a opté pour la gestion par objectif et pour la culture de l’excellence. Ce critère si cher à sa démarche dans la gestion des affaires publiques s’impose donc avant tout à ses collaborateurs. L’époque où le poste de ministre était la consécration d’une carrière politique bien remplie est révolue ! Désormais les ministres ivoiriens ne seront plus assis à ne rien faire et à décharger tout leur travaille technique sur leurs directeurs de cabinet. Du courage messieurs et mesdames les ministres, bon moment de nostalgie comme à l’époque de l’oral du BAC et de la soutenance de vos thèses à l’Université.

Suy Kahofi

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04. juil.
2011
Non classé
0

Editorial de S.E. Monsieur Phillip CARTER III Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à l’occasion de la fête de l’Indépendance des Etats-Unis le 4 Juillet 2011

S.E. Monsieur Phillip CARTER III Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique

L’indépendance n’était que le premier pas vers la liberté

Le 4 juillet est un jour férié exceptionnel aux Etats-Unis, le jour les américains célèbrent l’indépendance que nous avions obtenue il y a plus de  235 ans et qui aujourd’hui encore nous passionne. Nous la célébrons à travers des défilés, des pique-niques, des feux d’artifice et de la musique patriotique. Nous nous réunissons dans nos parcs et nos espaces publics, sur nos plages et au bord des rivières, dans nos centres communautaires et nos maisons pour commémorer la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776. La Déclaration d’Indépendance fut un évènement historique important et plein de symboles. Cependant, elle ne garantissait pas en soi l’indépendance de ce nouveau pays qu’étaient les États-Unis d’Amérique.  L’indépendance fut véritablement acquise après cinq années supplémentaires de guerre, suivie de deux autres années de négociations de paix, des Français d’Amérique et les alliés espagnols. Même après la mise en place de la nouvelle république, le pays  a dû faire face à de graves difficultés financières et à des conflits régionaux ainsi qu’à un gouvernement central faible qui n’a pas pu diriger un pays en expansion avec une population d’origine diverse.

Cependant, la Déclaration d’Indépendance a eu le mérite d’avoir posé les jalons de la vision d’une nation radicalement différente et établi un ensemble de principes moraux qui serviront de  guide aux futurs leaders et d’inspiration aux peuples à travers le monde. La Déclaration d’Indépendance était et reste un point de départ et une feuille de route  pour tous ceux qui « garderont les bénédictions de la liberté » pour eux-mêmes et pour les générations futures.

La Déclaration d’Indépendance a servi de point de départ ; en ce sens que son préambule qui stipule que « Tous les hommes sont nés égaux » était une aspiration et non une description de ce qu’était la vie aux États-Unis en 1776. Ceux qui ne possédaient pas de biens n’auront plus à attendre cinquante ans avant d’avoir le droit de vote. L’esclavage ne fut aboli qu’en 1865 après la guerre de Sécession. Les femmes n’eurent le droit de voter qu’en 1919 ; et la plupart des Indiens d’Amérique n’ont obtenu leur citoyenneté qu’en 1924. La ségrégation raciale et la loi interdisant le vote des Afro-américains ne furent supprimées qu’en 1960. Les Latino-américains et autres Américains d’origine asiatique, ainsi que les Juifs, les Catholiques, les homosexuels, les handicapés et autres étaient toujours marginalisés.

Les Américains, sans distinction de genre, de race, de religion, d’origine ou d’orientation sexuelle, peuvent regarder avec fierté les pionniers qui ont fait du  « Rêve américain» une réalité pour tous. Aujourd’hui, les  américains prennent très au sérieux la responsabilité d’assurer que ces libertés soient sauvegardées pour les générations futures. Les Américains ont beaucoup appris des réalisations des héros comme l’abolitionniste Frederick Douglass et Susan B. Anthony, pionnière du combat pour le droit de vote des femmes ainsi que du défenseur des droits civiques, le Dr. Martin Luther King, Jr. Ces figures ont défendu avec passion leurs idéaux. Ils ont bien souvent été victimes de l’intolérance et de la violence mais ont toujours su maintenir leurs valeurs humaines et leur foi en la paix et la justice. Ce sont là des leçons que les Etats-Unis veulent partager avec les pays amis. Les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire partagent des valeurs communes. Ils jouissent tous deux d’abondantes ressources naturelles qui leur servent de base pour leur développement et leur prospérité. Ils accueillent tous deux sur leur sol des immigrants en quête d’un nouveau départ dans leur vie et qui sont déterminés à travailler avec acharnement pour leur pays d’adoption. Les deux nations partagent également la passion du sport, de la musique et de l’art. Elles tiennent toutes les deux au respect de la tradition tout en restant ouvertes à l’innovation et au progrès technologique.

Les deux nations ont également été confrontées à des conflits internes et ont dû faire face au défi de la cicatrisation des meurtrissures causées par ces conflits. La réconciliation n’étant pas une chose aisée, elle nécessite de la patience, des compromis et le pardon mutuel. De plus, nous Américains avons réalisé que la construction de la démocratie et de l’Etat de droit est un processus constant. La démocratie peut être comparée à un organisme vivant qui doit être nourri, respecté et protégé. Nous avons, en outre, remarqué que la démocratie ne peut prospérer dans l’autarcie. Elle doit être accompagnée de la justice, des perspectives de progrès économiques, des mesures telles que l’égalité des chances à l’école, l’accès aux soins médicaux et autres services de base.

Tout comme leurs frères et sœurs Américains, les Ivoiriens ont leur rôle à jouer dans la construction d’une société qui pourrait servir de modèle pour les peuples du monde entier. Les défis qui attendent le peuple Ivoirien sont nombreux et les problèmes ne se résoudront pas du jour au lendemain. Cependant, en exploitant le potentiel que représente sa population et ses ressources, et en s’appuyant sur ses partenaires dont les Etats-Unis, la Côte d’Ivoire pourra retrouver son rôle de locomotive de la sous-région et regagner sa place dans le concert des nations démocratiques.

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04. juil.
2011
Société
6

« Encore et toujours des négresses »

 

Quand l'accusé devient la victime, le débat entache les races!

Je réagis très peu aux propos racistes que certaines personnes tiennent en ce XXIème siècle. Pour moi elles ne méritent pas de vivre ou même d’exister dans un monde ou les frontières n’existent plus. Je dois reconnaitre que j’ai pu difficilement respecter ce sacro-saint principe que je me suis fixé et la raison s’appelle DSK. Oui quand l’affaire DSK s’invite dans une pizzéria Abidjanaise, elle prend souvent des allures de règlement de compte de race à race ! Assis tranquillement et sirotant une bouteille de Coca, je buvais les conversations autour de moi sans grande attention jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes fasse son entrée. A juger par leur accent, je dirais qu’il y avait au moins deux occidentaux, un asiatique (arabe) et un descendant d’immigré libanais. Ce dernier parlait tellement bien le nouchi qu’on savait à l’entendre qu’il est 100% Ivoirien ! Le débat de ces messieurs qui avait commencé sur le prix des écrans plasma s’est vite achevé au bout de quelques minutes sur l’affaire DSK après que le plus jeune ait fait référence à un acheteur propriétaire d’hôtel !

Coïncidence banale disons mais la réaction d’un des hommes ne m’a pas laissé de marbre. J’ai difficilement apprécié cette phrase lancé pratiquement à voix basse : « il n’y a que des négresses pour inventer ce genre d’histoire juste pour de l’argent. Salir la réputation d’un homme pour se faire de la pub et recevoir demain des dédommagements, on ne pouvait que trouver un cobaye noir ! ». Et l’homme de démontrer que seul l’argent fait frémir l’homme et la femme noir. « Les asiatiques se battent pour l’honneur, les occidentaux pour devenir des héros mais quand vous entendez les africains se chamailler c’est que c’est pour de l’argent ! ». J’ai juste eu la politesse de me retourner, de dévisager cet étrange personnage et de lui poser cette question : « quel est le lien entre Nafissatou Diallo, son présumé mensonge et la race à laquelle elle appartient ? » Après m’avoir demandé de quoi je me mêle, l’indélicat d’un jour et moi avons commencé à échanger des propos déplacés sous le regard gêné de ses amis. Nos voix qui commençaient à porter ont vite fait d’attirer le maître des lieux. Dans le brouhaha de nos voix et celui des personnes qui tentaient de mettre fin à l’incompréhension, j’ai entendu l’un de ses amis lui dire qu’il « était allé trop loin ! ». Lorsque la poignée de clients fut informé du fond de l’affaire certains m’ont donné raison mais moi je me suis senti très mal tout le week-end. Je me suis demandé si c’était un crime de naître noir ? Comment une affaire de DSK et de Nafissatou Diallo qui est un problème judiciaire peut engager un autre problème de race ? Jusqu’à preuve du contraire toutes les femmes qui ont accusé une personnalité importante ou non sur la terre ne sont pas noires ! Il serait humiliant en tant qu’africain de savoir à la fin du DSK gate que Nafissatou Diallo a menti pour une raison ou une autre mais cela ne fait pas de tous les africains ou même des noirs des personnes sans moralité et sans valeur. Le malaise lié à l’affaire DSK est palpable. La preuve, à peine l’annonce des preuves accablantes pour l’accusation faites que le Président Guinéen s’est empressé de présenter ses excuses à DSK, un ami de l’international socialiste. De l’affaire DSK chacun tirera ses conclusions, bonnes ou mauvaises après le 18 juillet. D’ici là c’est sûr que qu’au-delà de la simple affaire judiciaire, la race et peut-être même à l’avenir la nationalité de Nafissatou Diallo en feront les frais.

Suy Kahofi

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03. juil.
2011
Nouvelles du pays
2

L’ONUCI et le gouvernement Ivoirien en mission dans l’ouest du pays

 

Le Ministre Ahmed Bakayoko appelle l’ouest à se réconcilier

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Côte d’Ivoire, Y.J. Choi, et le Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko, en visite dans le Moyen-Cavally, ont insisté le 1er juillet 2011, sur la nécessité pour les Ivoiriens en général et les habitants de la région du Moyen-Cavally en particulier, à aller à la paix et à la réconciliation. « Que les populations de l’Ouest se réconcilient pour amorcer le développement de la région », ont dit en chœur les deux personnalités. C’était au cours d’une conférence de presse que MM Choi et Bakayoko ont animé, à la Préfecture de Guiglo, à l’occasion de la visite de travail qu’ils effectuent dans la région. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire et le gouvernement Ivoirien marchent donc main dans la main pour rassurer les populations et asseoir un climat après crise apaisé. Les efforts se multiplient de part et d’autre pour amener les populations à se parler de nouveau et à oublier les rancœurs.

Après avoir estimé que la situation sécuritaire s’est améliorée dans la région,  Y. J. Choi a réitéré la décision de l’ONUCI, de construire, d’ici à la fin du mois de juillet, 8 camps dans les villes de Toulepleu, Tai, Zouan-Hounien, Tabou, Gagnoa, Sinfra, Issia et Bouaflé. Ces sites abriteront des militaires, mais aussi des civils. L’ONUCI s’engage par ailleurs, à la réhabilitation et à l’équipement de préfectures et sous-préfectures, de brigades de gendarmerie et de commissariats de police, afin de renforcer les dispositions sécuritaires, surtout à la frontière avec le Libéria. Le patron de l’ONUCI a aussi annoncé la tenue d’une réunion quadripartite entre L’ONUCI, Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) et les gouvernements libérien et ivoirien pour réfléchir sur une stratégie concertée afin de trouver des solutions durables au problème sécuritaire à la frontière entre les deux pays.

Pour sa part, le ministre Bakayoko a rappelé la ferme volonté du gouvernement ivoirien d’assurer la sécurité des biens et des personnes sur le territoire national. Il s’est, par la même occasion, réjoui de l’aide de 2 milliards accordée par l’ONUCI à la Côte d’Ivoire et qui est destinée en partie, à faciliter le redéploiement de l’administration. Il a en outre a invité les populations à cesser toute hostilité envers la mission onusienne et son personnel. On peut sans risque de se tromper dire que les choses avancent petit à petit en Côte d’Ivoire mais surement. L’essentiel n’est pas d’aller vite pour montrer au monde que la Côte d’Ivoire veut tourner la page. Le plus important est de montrer qu’en plus de tourner la page, le pays veut se donner les moyens de ne plus retomber dans la barbarie qui a occasionnée plus de 3000 morts !

Suy Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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