Kahofi SUY

Universités Ivoiriennes : 1600% de majoration pour les frais d’inscription !

Fermeture de l’Université croquée par Polman (https://caric-actu.com)

La réhabilitation des Universités Ivoiriennes, on le savait déjà, allait avoir un coût sur les droits d’inscription. Les Parents et Etudiants étaient certes préparés mais ils étaient loin de s’imaginer que le Gouvernement ivoirien allait majorer à plus de 1600% les frais d’inscription ! De 6000 f CFA à l’origine soit 0,5% du coût de formation, le droit d’inscription dans les Universités publiques passe à 100.000 f CFA à partir de la rentrée académique fixée au 3 septembre prochain. Pour être plus explicite les étudiants Ivoiriens et leurs camarades de l’espace UEMOA paieront, pour la Licence, 100.000 f CFA, le Master 200.000 f CFA et le Doctorat 300.000 f CFA. Tandis que les étudiants hors espace UEMOA devront s’acquitter pour les mêmes niveaux d’étude respectivement de 300.000 f CFA, 400.000 f CFA et de 500.000 f CFA. La participation des apprenants au coût de leur formation augmente donc d’une manière vertigineuse ! Avec des coûts aussi élevés qui laissent parents et étudiants sans voix, les Ivoiriens se posent des questions. L’argent investi dans la réhabilitation de l’Université sera-t-il remboursé par les Etudiants ? Alassane Ouattara le technocrate champion de la privatisation veut-il faire basculer les universités publiques dans le privé ? Comment expliquer que les réformes éducatives en pleine situation post-crise puissent être aussi couteuses pour les contribuables ?

L’Ivoirien lambda s’explique mal ces reformes qui plongent encore plus les Ivoiriens dans la précarité. « La vie est déjà chère, c’est à peine si on peut manger correctement, les soins de santé et les médicaments sont hors de portée…et pour couronner le tout nos enfants ne pourront plus étudier ! Dans quelle Côte d’Ivoire vivons-nous aujourd’hui ? » s’interroge Françoise Koffi une mère de famille. Fofana Abdoulaye un jeune étudiant est encore plus outré et s’attaque à ce qu’il qualifie ‘’d’hypocrisie présidentielle’’. « Depuis que le Docteur Alassane Ouattara est au pouvoir dans chacun de ces discours il n’a cessé de marteler que la jeunesse est une priorité pour lui. Je trouve que cette jeunesse est une drôle de priorité parce que grâce à cette décision nombreux sont ceux qui ne pourront pas s’inscrire à l’Université ». Les vraies raisons qui militent en faveur de la fermeture totale des Universités Ivoiriennes sont aujourd’hui connues. Le gouvernement savait que tenter d’imposer des reformes aussi audacieuses au moment où les étudiants étaient réunis, c’était prendre le risque d’entrer dans une poudrière avec un cigare allumé ! Plus loin, certains étudiants pensent que c’est aussi la raison qui a poussé le Gouvernement à suspendre toutes les activités syndicales sur les campus. « Vous connaissez les étudiants ivoiriens, ils ne sont pas des tendres quand on bafoue leurs droits. Si nous étions sur le campus il y avait de fortes chances que ce droit d’inscription fixé à 100.000 ait occasionné une grève. Malheureusement le très très démocratique régime du Président Ouattara a décidé de marcher sur la liberté syndicale surtout pour les étudiants » affirme déçu un membre de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Pour le Gouvernement il n’y a pas le feu au lac, cette décision a été prise pour améliorer la qualité de l’enseignement. Qu’à cela ne tienne: chaque Ivoirien attend que cette Université Ivoirienne change véritablement, car des problèmes, il y en a dans cet antre du savoir ! Les droits de cuissage imposés par les enseignants pour des notes, les mémoires d’étudiants diffusés par les enseignants sous la forme de publications d’université, les formules chimiques volées aux étudiants, l’administration boiteuse et hyper lente dans son fonctionnement sont les pratiques et réalités que les étudiants veulent voir disparaitre.

SUY Kahofi


Quand les cultes du dimanche deviennent in-ter-mi-na-bles

"Pourquoi se presser pour aller à la maison quand la bonne nouvelle est prêchée ?"

L’homme de Dieu a dû être appelé à la rescousse car la sœur Zougrou Marguerite ne savait plus a quel saint de vouer. Elle se souviendra néanmoins des nombreux coups qu’elle a reçus de son mari pour avoir « trop trainé dans la maison de Dieu ». Le culte du dimanche qui a commencé à 8 h et qui devait s’achever à 11 h a duré jusqu’à 14 h 30. Monsieur n’étant pas chrétien, il n’a pas digéré le fait que Madame l’ai laissé le ventre vide. Ce qui devait être un fait divers banal est aujourd’hui un problème de violence conjugale qui relance le débat sur la longueur du culte consacré au Seigneur.

De 3 heures à….6 voir 8 heures !

« Une heure dans tes parvis Eternel vaut mieux que mille ailleurs » souligne la Bible. Pour donner un sens à cette parole, les chrétiens décident de consacrer 2 heures pour certains, 3  ou 4 heures pour d’autres au culte de louange et d’adoration du Seigneur. Mais très rarement dans les temples et paroisses, les intervenants arrivent à respecter ce timing. Dans certains temples, on évoque même l’action du Saint-Esprit qui conduit tout. Puisse que personne ne sait quand il décide de se manifester, personne ne peut prévoir quand ses manifestations prennent fin ! On déborde donc largement et les rencontres qui doivent durer 2 ou 3 heures, s’achèvent après 6 heures voire 8 heures, si ce n’est toute la journée du dimanche ! « On ne peut pas dire d’avance que le culte aura durée fixe : l’homme propose et Dieu dispose. S’il veut nous parler nous sommes tenus de l’écouter ! Voici pourquoi le culte dure souvent » soutient frère Hyacinthe, membre d’une église évangélique. « Quand votre papa vous parle vous ne quitter pas devant lui ! C’est la même chose avec Dieu ! Et puis le Dimanche est consacré à la prière, la communion avec le Tout-puissant : pourquoi se presser pour aller à la maison quand la bonne nouvelle est prêchée ? » soutient Sam, évangéliste. A la question de savoir si cette situation n’avait pas de conséquences, l’évangéliste répond. « Nos sœurs qui ont des maris animistes respectent le choix de leurs époux. Pourquoi ces derniers refusent de respecter le choix de Madame ? ». La réponse est très convaincante quand on est homme de Dieu et que votre femme est chrétienne. Pour ceux qui évitent les lieux de culte cette réponse sonne comme une insulte. « Vous savez dans ce pays on à toutes les catégories de prêtres, pasteurs et évangélistes. Plusieurs pactisent avec des mystiques et le comble c’est que les cas d’adultère impliquant des soi-disant hommes de Dieu sont légions. Alors quand votre femme dure un peu trop à l’église il faut réellement s’inquiéter » nous explique Rémi un jeune peintre. Pour d’autres c’est plus une question de commodité et de respect d’un jour de repos. « Les chrétiens eux-mêmes reconnaissent que le dimanche est certes un jour de prière mais c’est aussi un jour que Dieu a mis à part pour le repos. Il y a des repas de famille, les enfants qu’on pas trop vu en semaine, le temps d’un dialogue avec madame…on ne peut pas sacrifier tous ces moments simplement parce qu’un culte de 3 heures dure toute une journée ! » affirme Mr N’guessan Blaise un père de famille.

Un Dieu d’ordre

« Dieu est un Dieu d’ordre et quand vous avez dit 2 heures pour le culte faites 2 heures, car l’obéissance à la parole donnée devant Dieu vaut mieux que le sacrifice » souligne Blaise Zouzoua. Comme lui, nombreux sont les chrétiens qui fustigent les longs cultes ou les longues messes au contenu vide et aux nombreux intervenants. « Plus c’est long, plus c’est ennuyeux, plus ça ressemble à de la zizanie au lieu de quelque chose de sérieux ! Il faut accorder de l’importance au Sabbat et au culte pour permettre à ceux qui ne connaissent pas le Seigneur d’avoir du respect pour les chrétiens que nous sommes » affirme Dame Odjiré. « Point besoin de faire un long culte pour plaire à Dieu et à ce propos je salue certaines paroisses qui respectent scrupuleusement la liturgie. Nos bergers doivent mettre de l’ordre dans la manière de conduire le peuple. Quand le culte dure, tout le monde prétend parler de la part de Dieu, le mensonge s’installe et les démons en profitent » soutient le patriarche Oble Justin avant de conclure que des messages de 5 mn ont transformé la vie de plusieurs Nations là où d’in-ter-mi-na-ble messe n’ont pas pu transformer un seul cœur.

SUY Kahofi


Rafles intempestifs : les éléments FRCI rançonnent les Ivoiriens

Eléments FRCI

Depuis un certain temps les hommes du Docteur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, Ministre de la Défense, Président du Comité RSS (Réforme du Secteur de la sécurité)…ces hommes dis-je ont trouvé une nouvelle occupation ‘’très saine’’ pour se faire de l’argent de poche. Dans un pays où des ministres supposés corrompus ont été débarqués, il est préférable de tourner le dos aux vieux systèmes de racket sur les routes pour expérimenter de nouvelles stratégies. Dame insécurité à un dos large et c’est elle qui désormais sert de dépotoir aux comportements gauches de nos sacrés FRCI. Bien que les choses aient évolué côté style (nouveaux uniformes, ils parlent un peu français et prennent des bains), côté comportement il faut encore patienter. Pour lutter contre l’insécurité, les éléments FRCI décrétant l’Etat d’Urgence se sont métamorphosés en Gendarmes et Policiers ! Ils opèrent des rafles RPG au poing et ne se privent pas de rançonner les imprudents. « Vous avez des pièces ou pas vous payez entre 2.000 et 3.000 f CFA ! C’est quoi ça encore ? » s’interroge un jeune homme d’une trentaine d’année. Notre interlocuteur outré par le « comportement bidon des FRCI » ne se fait pas prier pour nous raconter sa mésaventure. « Je revenais du Dokui quand j’ai remarqué la présence de chars dans la rue. La radio n’avait rien annoncé donc je rentrais peinard quand un homme en uniforme m’interpelle. Je m’apprête à sortir ma carte d’identité quand il me dit tout sec : ‘’déshabille toi et attrape le pantalon du monsieur devant’’. Je rejoins la file qui se forme. Au détour d’une ruelle nous rejoignons d’autres personnes assises à même le sol. Un homme pistolet à la ceinture s’avance et nous dis sans autre forme de procès  ‘’celui qui veut renter chez lui paye 3.000 f CFA’’ ». Comme personne ne semblait avoir cette somme le ‘’chef’’ s’éloigne et traite ‘’les dossiers au cas par cas’’. « Ceux qui avaient de quoi payé l’on fait » conclu notre témoin.

La meilleure des solutions pour s’en tirer était de payer car depuis un moment une folle rumeur de l’existence d’un camp de torture des FRCI route de Bingerville circule dans les quartiers de la Riviera, Anono et Palmerais. « S’ils te font monter dans leur cargo ce n’est pas sûr que tu reviennes » crois savoir un étudiant. Les heures de rafles choisies par les éléments FRCI sont pour nous autres très inhabituelles. Dès 19 h 30 mn les véhicules prennent position, 20 h 30 mn première patrouilles pédestres, 21 h 30 mn premières interpellations ! Même sous le régime militaire du Général Robert Guéï on pouvait se pavaner dans les rues d’Abidjan le soir venu. Lorsque les Généraux de l’armée sur les antennes de la RTI disent éduquer leurs hommes au respect des droits de l’homme, je me demande bien de quel droit il s’agit. Comment des hommes en uniforme sensés incarner l’ordre sont aujourd’hui le symbole d’une délinquance qui ne dit pas son nom ? Chaque jour qui passe le fossé entre l’armée et le peuple devient de plus en plus grand. Quand ils ne sont pas braqueurs ou trafiquants de drogue, les soldats nouveau model – version ADO comme dirait l’autre – sont des as du racket, du trafic d’influence et de la brutalité. Décidément l’armée semble être le dossier sur lequel Alassane Ouattara échoue à chaque fois. Hier il créait la SAVAC qui est très vite devenu un creuset de tueurs à gage. Aujourd’hui les FRCI semblent troubler le sommeil du locataire de la maison de la Maison Blanche du Plateau. Face au harcèlement continu des FRCI, il est temps de se poser des questions sur le processus RSS en Côte d’Ivoire. Si certain se félicite d’une pluie de milliard, il faut se demander si à cause des FRCI et de leur comportement gauche la Côte d’Ivoire ne perd pas un tsunami de milliard ? Des rafles en chars de combat, des perquisitions lance roquette au poing, des soldats sans éducation…l’armée Ivoirienne est tombée bien bas !

SUY Kahofi


Bilan encourageant pour le CAP 2012

Officiels et invités lors du bilan à mi-parcours du CAP 2012

Le CAP 2012, document de programmation des besoins humanitaires pour la Côte d’Ivoire lancé en janvier 2012 à Abidjan sous l’initiative de la communauté humanitaire et le système des Nations Unies avait pour objectif premier de réunir un financement de 173 millions $ US. A mi parcours, ce budget a été réévalué pour prendre en compte les besoins humanitaires de plus de 1.200.000 personnes. A propos du bilan provisoire du CAP 2012, Ndolamb Ngokwey le coordonnateur humanitaire pour la Côte d’Ivoire soutient qu’il s’agit « d’un appel dont la révision est passé à 160 millions $ US » avant de conclure que le CAP « a pu engranger 49% c’est-à-dire à peu près 80 million $ US provenant de plusieurs pays et donateurs. Ce fond a aussi été alimenté par le Fond d’Urgence Humanitaire qui est financé par les USA, la Grande Bretagne et différents partenaires financiers ».

La zone prioritaire ciblée par l’appel du CAP 2012 était l’ouest de la Côte d’Ivoire avec un accent sur les camps de déplacés et de réfugiers mais aussi et surtout les zones de retour des populations. La réévaluation des objectifs financiers du CAP 2012 permet également de dégager de nouvelles zones d’action comme le nord de la Côte d’Ivoire touché par une crise alimentaire. Ellen Cramer directrice-adjointe pays du Programme Alimentaire Mondial nous nous explique « que des cas de malnutrition ont été signalés dans le nord de la Côte d’Ivoire ». Pour faire face à cette situation, le cluster nutrition apporte une assistance alimentaire aux familles les plus vulnérables et aide à juguler les cas de malnutrition sévère chez les enfants de 0 à 5 ans.

Le CAP en 6 mois d’activité du Système des Nations Unies et des ONG c’est un résultat encourageant sur le terrain qui aura permis la réhabilitation de 1500 abris, le passage de 35 sites de personnes déplacés à un seul, la réhabilitation de 380 pompes pour l’eau potable et l’aide à la mise en service de 4 principales formations sanitaires sur 5 à l’ouest. Des 20.000 déplacés, le CAP aura aidé au retour de 15.000 personnes. Ces résultats sont certes encourageant mais les besoins sont encore importants sur le terrain si bien qu’un sous financement du CAP 2012 révisé pourraient avoir des conséquences désastreuses.

  • 400.000 personnes n’auront pas accès à l’eau potable dans leur zone de retour
  • 110.000 personnes dans le nord risquent d’être en insécurité alimentaire
  • 1 enfant sur 6 n’aura pas accès à l’éducation dans les zones de retour
  • 120.000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ou modéré ne pourront pas bénéficier d’une prise en charge adéquate
  • 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes, plus de 300.000 enfants de moins de cinq (5) ans n’auront pas accès à des soins de santé de qualité

Reste donc 6 mois d’activité pour couvrir l’année 2012, aussi le coordonnateur humanitaire pour la Côte d’Ivoire plaide pour une synergie des actions et un renforcement de l’aide des bailleurs pour une meilleure réponse aux besoins humanitaire.

SUY Kahofi 


Formation professionnelle, école ou atelier : que choisir ?

Ecole ou atelier : que choisir ?

Nombreux sont les jeunes qui fréquentent aujourd’hui les Instituts et centres de formation professionnelle. Certains sont venus ici pour la passion qu’ils éprouvent, pour le métier qu’ils ont choisi; d’autres sont là par le ‘’heureux hasard’’ des orientations après les classes de troisième ou de terminale. N’ayant pas pu poursuivre leurs études dans les cycles classiques de nos écoles secondaires, ils ont choisi d’apprendre un métier dans les centres de formation professionnelle. L’apprentissage d’un métier ne se résume pas à retenir des leçons par cœur : il s’agit d’un système basé sur la théorie et la pratique. Mais dans les entreprises qui accueillent les étudiants, bon nombre de maîtres de stage se plaignent de l’incapacité des jeunes à réaliser les manœuvres les plus élémentaires. Les problèmes de l’apprentissage sur le tas et celui de la formation dans les centres professionnels refont donc surface.

« Ils ont des diplômes mais ils ne connaissent pas le travail ! Or les métiers c’est la maîtrise de la pratique et non de la théorie : ce que le diplôme justifie doit se voir dans les faits » souligne M. Zamblé chef électro-mécanicien,  responsable d’un groupe de stagiaires. En effet, nombreux sont les jeunes diplômés qui peinent à s’insérer dans les entreprises faute de maîtrise des rouages de leurs métiers qu’ils ont pourtant appris. « A les voir transpirer sur les machines, je me demande ce qu’on leur enseigne dans leurs écoles » renchérit M. Zamblé avant de conclure « nous sommes obligés de tout leur apprendre de nouveau. Un métier on ne le connait pas sur papier mais on le connait en pratique ». Les élèves se défendent et accusent les responsables des systèmes de la formation professionnelle. « Les classes sont bondées de monde lorsque nous allons aux cours et même en pleine année scolaire des élèves arrivent d’on ne sait où. Les enseignants survolent les cours et se plaignent de la vétusté du matériel dans les ateliers. Ce n’est pas  notre faute si nous causons des soucis à nos maîtres de stage ! » souligne Keita Abou. Vu cette situation, certains parents se rabattent sur les ateliers installés dans la capitale : en choisissant cette option, ils dépensent moins. En échange d’une certaine somme versée au propriétaire de l’atelier chaque fin du mois, les enfants apprennent un métier sur le tas. « Ici c’est pas papier ! Les enfants travaillent sur les télévisions et les ordinateurs. Ils apprennent directement au contact avec les outils et les machines » souligne M. Kokou électronicien. Grâce aux agréments FDFP, les fins de formation sur le tas sont de plus en plus sanctionnées par des attestations. « Pour ce qui est des métiers techniques l’employeur ne se borne pas à lire votre CV, il vous met au pied du mur et c’est à vous de démonter ce que vous avez appris » soutient M. Kimou, enseignant. Il faut donc repenser la formation professionnelle en équipant les centres  de matériels d’apprentissage adaptés aux besoins des entreprises, lutter contre le recrutement parallèle et les redoublements sans fin pour mieux encadrer les élèves qui sont soucieux d’apprendre pour servir leur pays.

SUY Kahofi