Kahofi SUY

Revue Ivoirienne du 11 au 16 mars 2013

François 1er, nouveau Pape de l’Eglise Catholique
François 1er, nouveau Pape de l’Eglise Catholique

L’information a été relayée cette semaine par tous les quotidiens ivoiriens. Le commandant Jean Noël ABEHI sera jugé le 3 avril prochain et l’information a été rendu publique ce 14 mars par le procureur militaire nous indique Fraternité Matin le quotidien pro-gouvernemental. Avant le 3 avril nous pouvons déjà explorer les raisons de l’exile de l’ex-commandant de l’escadron blindé. Pour faire le tour de cette question trois interrogations chez trois de nos confrères. Le Jour Plus se demande « Pourquoi ABEHI a fui la Côte d’Ivoire ? », Avec Le Nouveau Réveil c’est « Pourquoi il s’est enfui au Ghana ? » et à la manchette du quotidien Le Mandat c’est « Pourquoi il a déserté l’armée ? » ABEHI dont l’arrestation avec celle de Blé Goudé n’ont manifestement pas eu d’incidence sur la situation sécuritaire si l’on s’en tient à l’analyse du quotidien Le Temps qui affiche : « ABEHI et Blé Goudé en prison, les attaques contre le régime se poursuivent ». Le CCDO lancé, Alassane Ouattara bétonne son pouvoir, les assaillants lui lancent un défi écrit Soir Info ; assaillants dont plusieurs ont été mis aux arrêts cette semaine après l’attaque de Bloléquin nous indique Nord Sud. Sur le lieu de cette attaque, LG Info nous indique qu’il y eu des bruits de botte dans la localité de Bloléquin. Pour le confrère il s’agit d’un mystérieux commando qui a attaqué Zilébly. En effet selon le Préfet de la localité, le poste FRCI de Zilébly a été contourné par des hommes en arme qui visiblement avait l’intention de fondre sur Bloléquin. Lors de cette manœuvre ils sont retrouvé nez-à-nez avec des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire. La fusillade a durée plusieurs heures avant de s’achever par un repli des assaillants. Touba dans le nord de la Côte d’Ivoire a été également le théâtre d’affrontements cette fois ci entre les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire et les populations locales nous apprend Le Mandat. Gaz lacrymogène, tir de somation, chasse à l’homme…tout y passe et dans ce mouvement de panique généralisé la Préfecture de Touba a été saccagé et 54 personnes ont été blessées constate Le Nouveau Réveil. Toute cette tension n’a pas empêché la diplomatie ivoirienne d’être active, la preuve le Président du Liban est arrivé à Abidjan. L’information est donnée par Le Patriote qui se réjouit de la présence de cet invité de marque dans le pays. Exceptionnel s’exclame Le Démocrate, SE Michel Sleimane ce 14 mars à Abidjan comme à Beyrouth barre L’Expression. Fraternité Matin se fait l’écho du plaidoyer du Président Libanais qui dans les colonnes de La Matinale salue les efforts du Président Alassane Ouattara sur les questions économiques, politiques, celles de la réconciliation et du dialogue entre les deux peuples. Parlons religion pour finir. L’église Catholique a un nouveau Pape il s’appelle François 1er révèle Le Démocrate et Le Mandat, quand L’Intelligent d’Abidjan décrypte les forces et les faiblesses du nouvel homme fort de la Cité-Etat du Vatican. L’argentin Bergoglio nouveau Pape titre en cœur Notre Voie et Le Patriote. Il est le 226ème Pape et succède à Benoit 16 précise Fraternité Matin.

A la semaine prochaine !


Côte d’Ivoire : les besoins humanitaires estimés à 82 millions US

Des besoins humanitaires résiduels persistent malgré la fin de la crise
Des besoins humanitaires résiduels persistent malgré la fin de la crise

« Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaires en phase de transition » voici le document qui a été présenté à la Communauté Humanitaire ce 11 mars à la salle de Conférence du Goethe Institut Abidjan-Cocody. Ce document, fruit d’une étude concertée des acteurs humanitaires pointe clairement les besoins auxquels la Côte d’Ivoire doit faire face pour soulager les populations affectées par la récente crise que le pays a vécue. Sur appel du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire SEM N’dolamb Ngokwey et le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, les acteurs humanitaires sont venus prendre connaissance du document. Contrairement au CAP pour l’année 2011 et l’Appel Consolidé pour 2012, l’action humanitaire pour l’année 2013 en Côte d’Ivoire sera marquée par une stratégie de réévaluation des besoins humanitaires en période post-crise. Cette réévaluation des besoins humanitaire s’impose car selon Marie Noëlle KOYARA la représentante de la FAO pour la Côte d’Ivoire « des poches résiduelles de besoins humanitaires sont encore présents dans tous le pays notamment les régions nord et ouest ». S’adressant à l’assemblée au nom du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire, elle a souhaité un engagement de tous les humanitaires pour mettre un frein définitif à la crise humanitaire. Une crise humanitaire matérialisée par la présence de 86.000 réfugiés ivoiriens en Afrique de l’ouest, 20.050 cas de malnutrition sévère, 300.000 enfants de 6 à 23 mois ayant des besoins de suppléments nutritionnels ou encore 3,13 millions de personnes ayant besoin d’un accès à l’eau potable.

Ces besoins humanitaires résiduels confinés dans le document « Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaires en phase de transition » ne font pas l’objet d’un appel comme en 2011 ou en 2012. Selon Mme Ute Kollies, Chef du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, les besoins pour 2013 sont chiffrés à 82 millions de dollar et sont répartis sur un total de 85 activités. Concernant les zones encore touchées par la crise Mme Ute Kollies précise « qu’il y encore des poches de vulnérabilité au nord avec des tensions sur les ressources alimentaires et des cas de malnutrition aigüe sévère ! A l’ouest, au-delà de la nutrition nous aidons les populations à avoir un accès aux services de base. Cela est très important car si l’on ne peut pas se soigner, si l’on ne peut pas avoir un abri cela peut être la source de mécontentement et c’est la raison pour laquelle nous allons nous engager ». S’engager pour enrayer définitivement la crise humanitaire mais avec le soutien de l’Etat Ivoirien et surtout celui des bailleurs de fond parmi lesquels figure en pôle position l’Union Européenne. Ivan Ille Debrun le représentant du bureau humanitaire de la commission Européenne, Délégation de l’Union Européenne pour la Côte d’Ivoire soutien que « pour l’année 2013 l’Union Européenne pour répondre aux besoins humanitaires résiduels de la Côte d’Ivoire engagera une enveloppe de 10 millions d’euro ». Notons qu’à ce jour seul 18% du budget estimé 82 millions de dollars américains a été financé. Il y a donc une véritable nécessité d’engager un plaidoyer auprès des bailleurs pour une réponse plus efficace sur le terrain. C’est d’ailleurs pour interpeller les donateurs que du haut de la tribune des Nations Unies à Genève, SEM N’dolamb Ngokwey le Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire a lancé cet appel : « pour consolider les progrès réalisés à ce jour, une réponse adéquate aux besoins résiduels identifiés est essentielle, faute de quoi les populations les plus vulnérables risquent de retomber en situation de crise d’un point de vue humanitaire ». Cet appel est aussi valable pour l’Etat de Côte d’Ivoire qui se doit de conserver par des actions concrètes sur le terrain le leadership de l’action humanitaire.

SUY Kahofi


L’APDH prix des droits de l’homme de la République de France

Les membres de l’APDH posant fièrement avec leur prix
Les membres de l’APDH posant fièrement avec leur prix

Le prix des droits de l’homme de la République de France a été décerné pour la première fois à une organisation Ivoirienne des droits de l’homme. L’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) est l’heureux lauréat pour l’année 2012. Il s’agit d’une grande fierté pour les membres de l’APDH et pour la Côte d’Ivoire toute entière car la France est un avant tout un acteur très important et présent dans la vie socio-politique de la Côte d’Ivoire. Il est donc important de noter que la France suit de près les activités des organisations des droits de l’homme et c’est donc en connaissance de cause qu’elle a honoré l’APDH de cette distinction. « Nous sommes heureux et nous voulons témoigner notre gratitude aux autorités françaises. Nous avons donc décidé à partir de ce prix de nous ériger en force de veille et d’éveil, de prendre une place importante dans le déroulement du débat socio-politique et d’être un acteur incontournable dans le monitoring des politiques publiques en Côte d’Ivoire » affirme Eric-Aimé SEMIEN le président de l’ONG. L’APDH refuse cependant de considérer cette distinction comme un point d’achèvement. L’organisation des droits de l’homme estime qu’il s’agit d’un appel à mieux faire. Cette distinction est aussi une reconnaissance de tout le travail abattu par les autres organisations de la société civile ivoirienne et l’APDH ne le cache pas. L’organisation salue l’excellence de ses relations avec des organisations sœurs comme la Convention de la Société Civile Ivoirienne ou la COSOPCI, l’ONG PlayDoo, la LIDHO, le MIDH…

Les partenaires qui ont soutenu l’APDH dans ses actions se félicitent de cette distinction. Parmi elles figure la Fondation OSIWA (Open Society Initiative for West Africa). « Nous nous félicitons de ce prix car justement sur la base d’un projet financé par OSIWA que l’APDH a décroché cette distinction. Cette reconnaissance de l’APDH est donc une reconnaissance pour OSIWA car nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que nous avons fait un bon choix » soutient Herman Hounsinou, le coordinateur du monitoring et de l’évaluation au sein de la fondation. Le projet de l’APDH qui l’aura aidé à obtenir ce prix est sans doute son action dans le village d’Anokoua-Kouté dans la commune d’Abobo. Ce village a connu une nuit tragique du 6 au 7 mars 2011 où nuitamment des hommes en armes se réclamant du commando invisible sont venus attaquer le village. 13 personnes ont perdu la vie, de nombreux blessés et disparu ont été signalé sans oublié des dégâts matériels très importants. L’APDH a pris l’initiative d’enquêter à Anokoua-Kouté à un moment où aucune organisation n’en manifestait l’intérêt. « C’est grâce à l’APDH que le drame que nous avons connu dans ce village a été porté à la connaissance de tous les Ivoiriens. A un moment donné nous avons cru que nous avions été oubliés et que personne ne viendrait un jour pour écouter ces populations meurtries, abusées et désemparées du village d’Anokoua-Kouté. L’APDH a mené et continue de mener des activités pour apaiser les cœurs des habitants du village, pour que les différentes communautés se parlent et pour nous aider à la réconciliation » affirme AKEHO Antoine chef du village d’Anokoua-Kouté. Au-delà de ces premières actions l’APDH s’apprête à aider les habitants d’Anokoua-Kouté à saisir les juridictions compétentes à l’instar des populations de 10 autres localités où l’APDH a enquêté sur des cas de violation des droits de l’homme. « Nous avons parlé à toutes ces populations qui continuent de vivre avec la peur au quotidien, sous le règne de l’impunité et celui de la terreur avec des éléments FRCI et surtout les dozos qui font la loi, qui perçoivent des taxes et prélèvent l’impôt sans que personne ne lève le petit doigt » s’indigne le Président de l’APDH avant de conclure que son organisation n’entend pas baisser les bras car là où « on parle de croissance à deux chiffres il est inconcevable que le paysan puisse payer des taxes avant d’avoir accès à sa propre plantation ».

SUY Kahofi


Revue de la presse du 04 au 09 mars 2013

La conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Legal,
La conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Legal,

Les Ivoiriens ont consacré le 8 mars à la célébration de la journée internationale de la femme. Une journée marquée par le message officiel du Gouvernement ivoirien lu par la Ministre Anne Ouloto. Fraternité Matin le quotidien à capitaux public relaie ce message qui insiste sur la volonté du Gouvernement de lutter contre les violences faites aux femmes. Dans ce combat l’Etat Ivoirien peut compter sur ses partenaires extérieurs si l’on s’en tient à L’Agence Ivoirienne de Presse. La France par la voix de son ambassadeur a réaffirmé son soutien aux femmes ivoiriennes par les mécanismes d’aide au développement. Toujours au compteur des relations franco-ivoiriennes, la conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène Le Gal, s’est prononcé sur la plainte ouverte à Paris contre le président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume. Au terme d’une audience à la présidence la diplomate française a affirmé dans les colonnes de L’Expression que l’Elysée n’entendait pas se mêler de ce problème. En effet Michel Gbagbo, le fils français de Laurent Gbagbo, nous apprend Le Nouveau Courrier a instruit une plainte contre le Président de l’Assemblée Nationale pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Cette semaine la CEI, la Commission Electorale Indépendante a enregistré les derniers dossiers pour les élections locales. Sur la question c’est le quotidien Le Jour Plus qui nous apprend que plus de 90% des candidatures ont été rejetées avant de révéler en page intérieure les raisons de ces rejets. Soir Info sans prendre le risque d’avancer des chiffres parle plutôt d’une vive tension ce 06 mars au siège de la Commission Electorale Indépendante, cependant le confrère confirme que plusieurs dossiers ont été invalidés. Fraternité Matin plus sobrement affiche à sa une : Elections couplées du 21 avril fini le dépôt des dossiers et d’ajouter dans la foulée pour les éventuels retardataires cette note d’espoir : la CEI s’en remet au Gouvernement. Seule certitude concernant ces élections avenirs la non-participation du FPI le Front Populaire Ivoirien chose que confirme Notre Voie. Malgré cette situation le confrère nous apprend cependant que le FPI maintient la flamme du dialogue avec le gouvernement puisse que ce 8 mars un tête-à-tête a eu lieu entre le Directoire de ce parti et le Premier Ministre Ivoirien. Les journaux proches de l’opposition ont consacré leur une à la grogne sociale. Les différents points de presse animés par les responsables syndicaux de l’enseignement et du personnel soignant sont largement relayés par nos confrères. Le Nouveau Courrier rapporte à sa une ces propos du Docteur Ernest ATTE Boka du SYNACACI qui affirme que le personnel soignant va boycotter la signature des bons de mutuelle ; Le Quotidien d’Abidjan annonce de son côté que les enseignants menacent encore de paralyser l’école quand LG Info nous apprend aussi que les enseignants du privé laïc entrent en grève le 18 mars prochain.

A la semaine prochaine !


La Côte d’Ivoire explore une politique de Protection Sociale Nationale

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales Dosso Moussa
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales Dosso Moussa

Le défi peut paraître très ambitieux mais la Côte d’Ivoire entend le relever ! Instaurer une réel politique de protection sociale est aujourd’hui l’une des priorités du Gouvernement Ivoirien et le Ministère en charge de l’étude de cette stratégie nationale est sur le point d’y arriver. En effet le document stratégique et le plan d’action relatifs à la Stratégie Nationale de Protection Sociale a été présenté aux partenaires bilatéraux de la Côte d’Ivoire ce vendredi 08 mars 2013. Cette réunion d’échange a eu lieu au cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales sis Abidjan-Plateau. Au cours de la réunion à laquelle la presse a été associée, Ministère et Partenaires bilatéraux ont réfléchi sur les actions concrètes à mener pour exécuter un projet sensé apporter un bien-être à des millions d’Ivoiriens. La Stratégie Nationale de Protection Sociale Ivoirienne (SNPS) comme l’a défini Mr N’Goh Bakayoko Directeur de Cabinet du Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales, est « un projet du Gouvernement Ivoirien qui vise à mettre sur pied des mesures publiques et privées en vue de réduire la vulnérabilité des populations et de garantir la dignité humaine pour chaque habitant de la Côte d’Ivoire ». C’est la première fois qu’un pays d’Afrique de l’Ouest tente d’instaurer une politique de protection sociale à l’échelle nationale. La réussite d’un tel projet pour la Côte d’Ivoire sera un cas d’école pour les autres pays de la sous-région et le Ministre d’Etat Dosso Moussa en est convaincu. Cette assurance trouve ses bases dans la noblesse des objectifs que la SNPS veut atteindre. « Il s’agit pour nous de garantir à chaque ivoirien un accès aux soins de santé et services sociaux de base, d’améliorer le niveau de vie des populations, d’asseoir des stratégies de protection contre les abus de tout genre (VBG) et d’étendre la Sécurité Sociale à tous les Ivoiriens » a souligné le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales Dosso Moussa.

La SNPS : moyens et missions

Le soin est revenu à Mr KONE Kipéya de présenter le document stratégique et le plan d’action de la SNPS. Il s’agit d’un projet dont l’étude a débuté en 2011 et qui est sur le point d’être finalisé ce 14 mars 2013. D’une valeur totale d’un peu plus de 400 milliards f CFA, la SNPS s’inscrit dans le cadre de l’exécution du PND, le Programme National de Développement. On pourrait, sans risque de se tromper, dire que l’exécution d’un tel projet touchera directement les populations plus que n’importe quel autre projet impulsé par l’Etat Ivoirien. Vaincre la pauvreté, permettre à chacun de se soigner ou d’avoir accès à l’école c’est véritablement faire bénéficier chaque Ivoirien des retombées de la relance économique. La SNPS englobe donc des actions de lutte contre le chômage, de reforme de la sécurité sociale, de mise en place de la couverture maladie universelle ou de l’accès au système formation/éducation pour chaque Ivoirien. L’exécution de tous ces axes stratégiques a un coût mais pour le Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales « ce coût ne saurait être un frein à l’exécution d’un projet si important » car il va du bien être de chaque habitant de la Côte d’Ivoire ! « L’esprit de mobilisation des fonds pour l’exécution de projet comme l’AMU fait appel à chaque Ivoirien et tenez-vous bien il s’agit de montant que chaque personne peut aisément payer. Bien sûr l’Etat aura le leadership de l’orientation et du financement de la SNPS mais nous entendons aussi mobiliser nos partenaires bilatéraux » a expliqué le Ministre d’Etat Dosso Moussa. Sur le point du financement, les partenaires invités à la présentation de la Stratégie Nationale de Protection Sociale ont chaleureusement félicité les services du Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires Sociales pour la qualité de l’étude. En prélude à la finalisation de la SNPS le 14 mars, les partenaires ont fait des observations techniques. Pour Gianluca Ferrera représentant du PAM et Christina de Bruïn de l’UNICEF, ces observations techniques doivent permettre aux Organisations de mieux s’impliquer dans l’exécution de la SNPS. Notons qu’au-delà des Agences du Système des Nations Unies, la réunion d’échange a vu la participation très remarquée de l’Ambassadeur de Chine, du représentant de la Banque Africaine de Développement, de celui de la Banque Mondiale et du FMI.

SUY Kahofi