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La côte d'ivoire au jour le jour!
11. janv.
2014
WEEK END REVIEW
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Revue de la semaine du 06 au 11 janvier 2014

Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?
Affi N’guessan veut-il plomber le dialogue politique ?

L’actualité de la semaine est  dominée par la reprise du dialogue direct entre le pourvoir et l’opposition. Le quotidien Notre Voie indique que le Front Populaire Ivoirien s’est finalement excusé dans l’après midi du jeudi 9 janvier et n’a donc pas assisté à cette rencontre. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD. Soir Info est de son côté revenu sur les principales revendications des partis d’opposition. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan et exposé depuis plusieurs dans les colonnes du Nouveau Courrier. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015. Concernant cette dernière préoccupation, Le Patriote souligne que Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. Pour le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot l’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique mais L’Expression ne voit pas les choses de cet œil. Pour le confrère Affi et sa suite font preuve d’arrogance ! Pour Ahoussou Jeannot le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président mentionne Notre Voie. Et si cette absence trouvait ses origines dans les suites de l’affaire le Front Populaire Ivoirien veut déstabiliser le régime des Houphouétistes ? Plusieurs tabloïdes Ivoiriens ont insisté sur le fait que le FPI serait en train de rechercher des connexions au Tchad après ses premières prétendues connexion djihadistes. Le dernier discours d’Affi N’guessan n’a pas arrangé les choses si bien que le quotidien Le Jour Plus ne passe pas par quatre chemins pour souligner que le FPI est à la tête d’une rébellion. Et le confrère d’expliquer en page intérieure ce que le parti de Laurent Gbagbo attend pour déclencher son offensive. « Si Ouattara ne change pas sa manière de diriger le pays tout risque de se mélanger » prêt-on à l’actuel numéro du FPI, propos qui selon le quotidien Le Temps fait trembler le régime Ivoirien. Avertissement politique ou réelle menace, en tout cas le Gouvernement n’a pas tardé à réagir. Par la voie de son porte-parole il, pour le gouvernement ivoirien, donne sa position officielle sur les propos d’Affi N’guessan. Bruno Nabané Koné le porte-parole du gouvernement affirme donc à la une du Nouveau Réveil que « Affi responsable de ce qu’il dit ! ».

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10. janv.
2014
Nouvelles du pays
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Côte d’Ivoire : reprise du dialogue politique

Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue
Les partis politiques se sont réunis à la primature pour amorcer le dialogue

Le Front Populaire Ivoirien se sera finalement excusé dans l’après midi du jeudi. Evoquant certaines raisons que le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou a préféré taire, le parti fidèle à Laurent Gbagbo n’a pas pris part à la première rencontre qui marque le retour des activités du cadre permanent de dialogue, le CPD.

Cette rencontre opposition-pouvoir en Côte d’Ivoire se tient après plusieurs autres qui auront permis à l’opposition d’exposer ses besoins et ses attentes au pouvoir. Pour l’année 2014, ce nouveau départ marquant la reprise du dialogue politique s’inscrit dans la droite ligne du discours de fin d’année du président Alassane Ouattara. Un discours qui prône une main tendu à l’opposition dans le sens de la recherche de la paix pour aboutir à une Côte d’Ivoire réconciliée.

Au terme de la rencontre de ce jeudi, le ministre en charge des affaires présidentielles a souligné que cette première  prise de contact avec l’opposition a permis d’identifier tous les problèmes politiques qui méritent de trouver des solutions. Les préoccupations des partis politiques venus à la table du dialogue sont pratiquement identiques à celles soulevées par le Front Populaire Ivoirien et qui sont contenues dans les propositions des Etats Généraux de la République voulu par Pascal Affi N’guessan. Ces préoccupations sont principalement le dégel des avoirs des personnalités politiques, la libération des prisonniers politiques, le financement des partis d’opposition et la régularisation de la situation des fonctionnaires en liberté provisoire. A cela s’ajoute deux autres préalables de l’opposition. Il s’agit de la refonte et de réorganisation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la révision de la liste électorale dans l’optique des élections de 2015.

Concernant cette dernière préoccupation, Youssouf Bakayoko le patron de la CEI a souligné que l’institution qu’il dirige est consciente de la nécessité de réviser la liste électorale de 2010 pour inclure les nouvelles personnes en âge de voter et celles qui ont été omises lors de la consolidation des fichiers électoraux. L’absence du FPI de cette première rencontre du CPD n’est pas le symbole d’une quelconque panne du dialogue politique ; le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot estimant que le pouvoir d’Abidjan étant quêteurs de paix, il ira vers le parti de Laurent Gbagbo « probablement mardi prochain » pour échanger avec son président. Habitués aux constants effets d’annonce des politiciens, les ivoiriens estiment qu’il est temps que la classe politique ivoirienne puisse jouer franc jeu, faire preuve de sincérité afin d’aider à la réconciliation.

SUY Kahofi

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07. janv.
2014
Nouvelles du pays
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Les ivoiriens de Bangui de retour au bercail

Arrivés dans le dénuement total mais en vie !
Arrivée dans le dénuement total mais en vie !

C’est une année qui commence pour eux sous le signe de l’espoir. Eux se sont les ressortissants ivoiriens vivants à Bangui qui fin 2013 ont commencé à regagner Abidjan. Ils sont pour le moment 285 ivoiriens rentrés de Bangui par deux vols spéciaux affrétés par l’Etat de Côte d’Ivoire. Rentrés épuisés d’un long périple et traumatisés par le spectre des armes, ces volontaires au retour ont été dispatché sur les sites d’accueil d’Abobo N’dotré (Centre d’accueil et de transit de l’ONG Côte d’Ivoire prospérité) et à d’Azaguié.

Chassés par la guerre civile en Centrafrique, c’est dans le dénuement total que ces enfants, femmes et hommes sont rentrés. Difficile en effet pour bon nombre d’entre eux après des années d’exil de renouer avec la famille restée au pays. Ce sont donc des gosses déboussolés et des familles dans l’inquiétude qui n’ont que pour seul soutien l’assistance de l’Etat de Côte d’Ivoire en nourriture et soin de santé primaire. Une assistance qui sera accrue conformément à la volonté du Conseil de gouvernement du mardi 7 janvier, volonté de soutien qui sera consolidée par une décision finale du Conseil des ministres de ce mercredi 8 janvier. Pour Lédou Kouassi Jean président de la colonie ivoirienne de Centrafrique le soutien de l’Etat Ivoirien qui s’est matérialisé dans un premier temps par la prise en charge du ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant est un signe que le Gouvernement n’a pas oublié ses concitoyens.

D’ailleurs Anne Désirée Ouloto, la ministre en charge de la solidarité a salué le courage des volontaires au retour. Un retour obligatoire pour le Président Alassane Ouattara qui avait personnellement pris l’engagement d’éviter de nouvelles victimes au sein de la communauté ivoirienne de Bangui après la mort de deux ivoiriens. Malgré un retour dans des conditions difficiles, les ivoiriens rentrés de Bangui estiment que le plus important c’est d’avoir la vie sauve.

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04. janv.
2014
WEEK END REVIEW
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Revue de la semaine du 31 décembre 2013 au 4 janvier 2014

Alassane Ouattara a-t-il réellement des solution pour la Côte d'Ivoire?
Alassane Ouattara a-t-il réellement des solution pour la Côte d’Ivoire?

La semaine d’actualité ivoirienne a été marqué par le discours de nouvel du président Alassane Ouattara. L’homme aux solutions à présenter au peuple de Côte d’Ivoire ses chantiers pour l’année 2014. Fraternité Matin le quotidien à capitaux publics revient longuement sur ce discours. Le quotidien barre sa une avec une grande image du numéro ivoirien et ce titre au couleur nationale : 2014 après les grands travaux, place au social. Le Patriote dans ce discours révèle deux grands défis : la lutte contre la vie chère et le chômage des jeunes. L’Intelligent d’Abidjan égraine de son côté les grandes promesses du chef de l’Etat Ivoirien. 137 milliards d’augmentation de salaire, de grandes reformes pour lutter contre la vie chère, le rythme de création des emplois va accroître et en bonus la liberté pour d’autres détenus pro-gbagbo. Tout ceci n’est que fausse promesse et utopie s’insurge LG Info car selon le confrère la Côte d’Ivoire se distingue négativement. Et pour étayer ses propos le confrère revient sur la promesse manquée de la revalorisation du SMIG et celle de la libération des détenus pro-gbagbo en cette fin d’année 2013. Et concernant justement cette libération qui finalement n’a pas eu lieu, L’Inter un brin moqueur soutient que Ouattara drible les pro-gbagbo ! Leur sort est confié à la justice ivoirienne indique Le Nouveau Courrier quand de son côté Le Nouveau Réveil indique que ni Simone Gbagbo, ni Blé Goudé ne sont concerné par cette décision. Le chapitre judiciaire de ces deux personnalités est donc bien loin de se refermer, idem pour celui de Laurent Gbagbo dont le procès à la CPI semble durer une éternité pour ses partisans. Sur la présence du père de la refondation à La Haye Le Temps indique que Laurent Gbagbo a tout bouleversé à la CPI. Le Quotidien d’Abidjan va plus loin et soutient que Gbagbo est plutôt celui qui en 2013 a bouleversé le monde ! Selon le confrère le woody de mama est celui qui a permis de découvrir le vrai visage de CPI et de réveiller la conscience de l’Afrique digne. Même en prison il continue d’influencer la vie de la Côte d’Ivoire tient à préciser le confrère. Toutes ces révélations font dire au quotidien Aujourd’hui que le dossier du procureur de la CPI n’est qu’un tissu de fausse accusation contre Laurent Gbagbo. Ces interminables mic-macs judicaires à la CPI comme en Côte d’Ivoire plombe le dialogue politique et le développement du pays. Voici pour Le Temps martèle à sa une que malgré tout le boucan d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire va toujours mal. La réconciliation est au point mort, le pays vit au rythme des violations des droits de l’homme et des libertés les plus fondamentales. « ADO solution est dans l’impasse », l’homme qui a annoncé une pluie de milliard sur la Côte d’Ivoire est inapte à diriger un Etat moderne. Pour couver ses lacunes Ouattara donne dans le faux voici pourquoi le quotidien Notre Voie qualifie l’adresse à la Nation de fin d’année d’Alassane Ouattara de discours trompeur. Le Nouveau Courrier pour l’étayer indique que pendant qu’Alassane Ouattara s’adressait aux Ivoiriens en parlant d’unité, de paix et de réconciliation d’autres pro-gbagbo étaient jeté à la MACA.

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30. déc.
2013
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Autoroute du nord, autoroute de la mort ?

L’autoroute du nord est devenue le lieu de tous les excès
L’autoroute du nord est devenue le lieu de tous les excès

C’est début décembre que le Président Ivoirien Alassane Ouattara a procédé à l’inauguration de l’autoroute du nord, un ouvrage qui relie désormais Abidjan la capitale économique à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Si les automobilistes attendaient la livraison de cette voie de communication avec impatience, c’est tout simplement parce qu’elle divise par deux le temps mis pour effectuer ce trajet il y a encore un mois. Hélas à peine livrée aux usagers que cette route neuve a commencé à devenir un véritable cimetière asphalté ! En moins d’un mois, 70 personnes ont perdu la vie sur cet axe et les dégâts matériels enregistrés s’élèvent à plusieurs millions de franc CFA.

Les raisons de ces nombreux accidents sont liées à deux principaux facteurs : les excès de vitesse et l’état de vétusté des engins. Prévu pour être pratiqué à une vitesse maximale de 110 km/h, la nouvelle autoroute est devenue pour de nombreux amoureux de la vitesse ou ces fous du volant un circuit où chacun vient s’essayer à jouer au Lewis Hamilton ou au Sebastian Vettel ! Résultat de ce zèle : des sorties de route, des tonneaux ou encore des incendies. Les agents de l’OSER, l’Office de Sécurité Routière ont déjà flashé des véhicules à 140 km/h aux principaux points radar, une situation qui démontre toute l’inconscience de certains automobilistes. Quant aux remorques et autres engins utilitaires, la plupart d’entre eux sont de véritables épaves sur roues ! En plus du fait qu’ils ne répondent plus aux normes en vigueur pour circuler sur les routes ivoiriennes, ces véhicules donnent dans l’accès de charge. Le poids des marchandises transportées ne correspond pas aux caractéristiques techniques de la carrosserie. Cette surcharge occasionne des défaillances mécaniques et des accidents graves où les remorques se détachent pour finir leur courses dans les ravins quand ils ne tombent pas, et c’est souvent le cas sur des véhicule plus petits occasionnant des morts et des blessés.

Les victimes de l’autoroute du nord doivent interpeller les chauffeurs et propriétaires de véhicules de transport ou particulier sur la nécessité du respect du code de la route et de la vie humaine. Ni l’appât du gain en cette fin d’année marquée par les nombreux voyages, ni la volonté de se prendre pour un as du volant ne doivent pousser les usagers de la route à risquer leurs vies et celles de leurs concitoyens.

SUY Kahofi

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30. déc.
2013
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Sortez couverts !

Abstinence, port du préservatif et fidélité pour une fin d’année sans VIH
Abstinence, port du préservatif et fidélité pour une fin d’année sans VIH

Ils sont nombreux ces jeunes qui voudront ce 31 décembre faire le grand saut dans l’inconnu. Découvrir et vivre une vie sexuelle « no limit » pour profiter de leur jeunesse. Le seul hic, c’est que cette aventure d’un soir peut avoir des retombées négatives pour l’avenir.

Il est enfin là, le fameux 31 décembre que de nombreux jeunes attendaient. Cette soirée unique en son genre où même les papas gâteux autorisent leurs filles à sortir pour se divertir. C’est aussi au cours de cette soirée que de nombreux jeunes hommes et femmes auront pour la première fois des rapports sexuels. Programmé entre petits amis depuis de longs mois, le passage dans le monde des adultes a été fixé pour ce jour. Mais dans l’euphorie de cette première fois a-t-on réellement pensé aux conséquences de notre petite aventure d’amoureux ? A-t-on même pensé au statut sérologique de notre partenaire ou à prendre des préservatifs ? Il est clair que dans la majorité des cas ces deux préoccupations sont secondaires, or elles devraient être une priorité.

« Les jeunes pensent à leur plaisir et non aux conséquences. Ce qu’ils oublient c’est que les IST et le sida sont une véritable menace pour leur épanouissement » s’inquiète Mme Konan Brigitte, une mère de famille.

Les inquiétudes de Mme Konan sont fondées dans la mesure où au terme des congés scolaires de nombreuses jeunes filles retournent à l’école au mois de janvier avec une grossesse ou des cas avérés d’infections aux IST.

« Nos enfants sont très tôt sexuellement actifs avec des rapports sexuels non protégés, occasionnant une augmentation des IST et des grossesses non désirées en milieu scolaire », a souligné la ministre de la Santé, Raymonde Goudou Coffie lors de la dernière journée mondiale de lutte contre le sida.

Si autorités et parents sont préoccupent autant du sort de la jeunesse, c’est parce que les chiffres sur les grossesses et les IST en milieu scolaire sont chaque année plus inquiétants. Pour l’année scolaire 2012-2013 on a enregistré l5 076 cas de grossesse. La prévalence au VIH est de 1,3 % chez les jeunes de 15-24 ans selon l’EDS (2011-2012( quand 51 % d’entre eux n’utilisent pas de préservatifs lors des rapports à risque. Cette attitude est étroitement liée à leur manque de connaissance sur les IST et le sida. On estime que seuls 17 % de jeunes sont réellement informés des dangers liés au VIH !

« Je pense que ces chiffres qui parlent d’eux-mêmes sont un appel aux parents pour que ceux-ci puissent s’investir davantage dans l’éducation sexuelle de leurs enfants. En ces temps que je qualifierais de mauvais comme le disent les Saintes Ecritures, il n’y a pas de honte ni même de mal à parler de sexe avec ses enfants car leur vie en dépend » suggère Franck Koffi un jeune informaticien.

Les moments de fête étant des instants où l’on donne un peu plus de liberté aux enfants, il est important de les informer sur les conséquences liées aux relations sexuelles à risque. Il est avant tout important de faire comprendre aux enfants, aux petits frères et petites sœurs que la lucidité dans l’euphorie du réveillon est leur première arme pour éviter de faire une bêtise ! L’alcool à outrance (surtout quand on n’y est pas habitué) peut conduire très rapidement à l’ivresse. Soit la jeune fille en état d’ébriété devient « une proie » facile susceptible d’être victime d’un viol ou un jeune homme qui s’expose à une infection parce qu’incapable de mettre un préservatif. En plus d’éviter l’alcool, l’abstinence et le port du préservatif doivent être un réflexe en cette fin d’année. Comme le dit Eloïse, une jeune élève très réfléchie :

« Rien ne sert de se presser, je me dis que nous avons la vie devant nous et autant en profiter en bonne santé. Il y aura plusieurs occasions pour nous de nous faire plaisir alors évitons de ruiner notre vie simplement pour un show le 31 décembre. »

 

SUY Kahofi

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28. déc.
2013
WEEK END REVIEW
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Revue de la semaine du 23 au 28 décembre 2013

Le FPI appelle à la libération de ses cadres emprisonnés
Le FPI appelle à la libération de ses cadres emprisonnés

Une année qui s’achève est forcément un moment privilégié pour le faire le bilan et des projections pour l’avenir. C’est à cette tradition que le CEPICI s’est sacrifié cette semaine. Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire était face à la presse ce 26 décembre nous indique L’Intelligent d’Abidjan. Rencontre au cours de laquelle cette institution a fait le bilan 2013 des investissements en Côte d’Ivoire et les perspectives 2014. Investissement privé en Côte d’Ivoire plus de 2500 entreprises crées en 2013 affichent à l’unisson Fraternité Matin et Nord-Sud quotidien. Si l’investissement privé est à saluer Essis Esmel le patron du CEPICI s’inquiète de la faiblesse de l’investissement public. Le Nouveau Courrier toujours dans cet esprit d’inquiétude barre « l’entreprenariat local recule dangereusement ». Une situation plutôt critique pour un pays qui vise l’émergence à l’horizon 2020. La situation du Général Dogbo Blé pourrait être similaire lui dont le procès est encore reporté en cette fin d’année ! Que se passe-t-il réellement à la Cours Suprême au sujet du cas Dogbo Blé ? Difficile de répondre à cette question mais l’institution judiciaire a décidé de reporter le procès de cet ancien général de l’armée de Laurent Gbagbo au 27 février 2014 nous indique le quotidien Aujourd’hui. Le procès de Dogbo Blé encore reporté s’exclame Le Temps qui propose en page intérieur la réaction des avocats du général. Et à propos de ces réactions, Le Nouveau Courrier se montre un brin optimiste en relayant des propos attribués à maître Dirabou. « La libération de Dogbo Blé est possible » fin de citation, sans plus de précision. Au même titre que ses partisans, le père de la refondation à la CPI n’a n’en pas encore fini avec la justice internationale. L’Inter sur le dossier Laurent Gbagbo contre le Procureur de la Cours Pénal International titre : poursuite contre l’ex-président Laurent Gbagbo, Fatou Ben Souda (du nom du procureur) je ne suis pas prête ! Le confrère propose à ses lecteurs les requêtes du procureur au juge pour « être fin prête ». Cette situation fait dire au quotidien Le Temps qu’il s’agit d’une nouvelle douche froide pour Ben Souda. Parlons à présent politique avec la dernière sortie de Justin Koua, du nom du président de la JFPI. Il annonce entre autre que si d’ici le 31 décembre ses amis en prison ne sont pas libérés, le parti fidèle à Laurent Gbagbo ne contrôlera plus ses actes relaie Le Nouveau Réveil. Il enfonce le cloue en indiquant de le RDR n’est rien d’autre qu’une usine à torture dont la Côte d’Ivoire à malheureusement hérité. Cette fermeté dans les propos de Koua Justin semble être aussi interprétée par Le Jour Plus quand, sans le citer, le quotidien parle de reconquête du pouvoir par le FPI par la force des armes. Le quotidien révèle qu’après les djihadistes, le FPI recherche d’autres connexions obscures à l’extérieure principalement au Tchad. Qu’on ne vienne pas chercher des poux dans les cheveux du FPI les vrai problèmes de la Côte d’Ivoire encore là et on attend les fameuses solutions d’Alassane Ouattara indique le quotidien Aujourd’hui qui barre en manchette : nouvelle année, les travailleurs attendent Ouattara sur la revalorisation des salaires. Merci pour la lecture de la dernière revue de la semaine Ivoirienne, rendez-vous est pris pour 2014 !

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27. déc.
2013
Société
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Manucure, pédicure, négligence : un trio mortel !

Manucure de rue, un vrai danger vous guette !
Manucure de rue, un vrai danger vous guette !

Les longs week-end à Abidjan et dans les villes de Côte d’Ivoire sont l’occasion choisie par de nombreux ivoiriens et ivoiriennes pour se refaire une beauté. Les salons de coiffure sont pris d’assaut pour des soins divers et c’est pendant ces moments que de nombreuses personnes prennent rendez-vous avec le SIDA !

Il serait terriblement faux de croire que toutes les infections au VIH se limitent à la transmission par voie sexuelle. A ce premier mode, s’ajoute la transmission mère-enfant et celle par voie sanguine. Le dernier mode de transmission cité n’attire généralement pas l’attention des populations. Pourtant, on peut attraper le SIDA juste à cause d’une piqûre d’aiguille ou d’une entaille à la lame ! C’est bien souvent ce qui arrive dans certains salons de coiffure et de soins corporels.

Pour un pied d’athlète, un ongle incarné ou cassé, une pose de vernis ou de faux ongles, nous avons tous recours à des soins spéciaux pour nos mains et nos pieds. Or les outils utilisés pour nous débarrasser des chairs mortes et autres pousses sont des objets tranchants. Ceux-ci sont utilisés dans les instituts de beauté et autres salons pour les soins de plusieurs individus au cours d’une journée. Le statut sérologique de toutes ces personnes étant inconnu, il s’agit d’une porte ouverte à la contamination si certains gestes ne sont pas correctement effectués.

Attention à ne pas être négligeant !

Exclusivement pratiqués il y a quelques années par les instituts de beauté et salons de coiffure, la manucure et la pédicure se pratiquent désormais à tous les carrefours. En lieu et place de soins à 3000 ou 5000 f CFA, de nombreux Ivoiriens préfèrent les services d’un « tailleur d’ongles » ambulant à 100 ou 200 f CFA. Dans les deux cas, les outils utilisés peuvent provoquer un écoulement accidentel de sang qui généralement est pris à la légère. Une grossière erreur !

Le taux de transmission du VIH par voie sanguine (même accidentel) reste élevé. Mais le caractère éphémère de l’acte à l’origine de la contamination ne nous poussera jamais à nous poser certaines questions. Comment pouvons-nous nous rappeler que nous avons été contaminés après une séance de pédicure où l’esthéticienne, envahie par des clientes les unes plus pressées que les autres, a oublié de désinfecter son matériel ? Il est pratiquement impossible de nous rappeler de ce moment tant il y a eu ces dix dernières années un nombre incalculable de séance de pédicure dans notre vie. Est-il possible pour nous de nous rappeler du jour où le jeune« tailleur d’ongles » nous a nettoyé les mains et les pieds à tour de rôle lors de notre pause café ? Impossible, mais c’est probablement ce jour-là que le sang infecté de l’un d’entre nous est entré en contact avec celui des autres.

Les causes de toutes ces contaminations dites « accidentelles » sont simplement le manque d’informations sur les règles élémentaires d’hygiène, la négligence et pour certains l’oubli !

Juste un peu d’hygiène

De la même manière qu’un geste tout à fait anodin peut vous conduire à une rencontre mortelle avec le SIDA, un autre geste tout aussi simple peut vous protéger. Il se résume en une seule phrase : le respect des règles d’hygiène. Que l’on soit professionnel ou esthéticienne amateur voire uniquement pour les copines du quartier, détenteur d’un salon ou exerçant de façon ambulante, nous sommes tenus d’avoir comme premier réflexe le geste d’hygiène qui sauve.

En amont, les ONG et associations inter-professionnelles du domaine de l’esthétique doivent multiplier les campagnes auprès des tenanciers et tenancières des salons de coiffures et autres instituts de beauté. Insister sur le port obligatoire de gants pour les soins non sans prendre le soin de rappeler qu’il faut désinfecter le matériel à l’eau de javel à 12% et surtout renouveler celui-ci quand il présente des signes de fatigue.

La lutte contre le SIDA étant l’affaire de tous, les clients doivent veiller et exiger que les ciseaux, pinces et crochets soient désinfectés en leur présence quelle que soit la renommée du salon de beauté. La lucidité étant mère de la maîtrise de soi, clients et esthéticiens doivent éviter l’alcool, le tabac, la drogue et les excitants avant les séances de pédicure et de manucure.

Au-delà de toutes ses précautions, celle qui à notre avis vous protège le mieux est l’achat d’un kit de soins personnel, à usage strictement personnel à l’image d’une lame de rasoir ou des pinces à épiler. Ni vos enfants, ni même votre époux (se) ou un ami intime n’a le droit de l’utiliser ! Ces kits bon marché se trouvent plutôt facilement dans les grandes surfaces. Lors de vos rendez-vous chez l’esthéticienne imposez votre matériel car votre santé voir votre vie en dépend. Bien qu’à usage personnel, n’oubliez pas de désinfecter votre kit à l’eau de javel après usage.

On ne le dira jamais assez, la lutte contre le SIDA est l’affaire de tous. Au-delà d’un simple slogan nous devons pousser la réflexion plus loin par des comportements qui freinent la progression de la maladie. Parmi ces comportements figure le changement de mentalité qui doit nous pousser à nous dire que « le SIDA ne s’attrape pas seulement par voie sexuelle ». Informons-nous, protégeons-nous pour ne pas être les prochaines victimes !

SUY Kahofi

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26. déc.
2013
Nouvelles du pays
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La rétrocession des biens illégalement occupés a débuté en Côte d’Ivoire

Paul Koffi Koffi le ministre délégué à la défense veille personnellement à l’exécution de cette opération de restitution
Paul Koffi Koffi le ministre délégué à la Défense veille personnellement à l’exécution de cette opération de restitution.

L’occupation illégale des habitations privées et domaines de l’Etat par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et par des individus a été mentionnée dans les différents rapports des ONG de défense des droits de l’homme comme étant un frein à la recherche de la paix. Les Ivoiriens « spoliés » par des hommes en armes ont espéré pendant longtemps retrouver leurs maisons et autres biens immobiliers. C’est désormais chose possible grâce à l’exécution du projet de rétrocession des habitations illégalement occupées par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire.

A l’appel de la société civile ivoirienne et des différents observateurs du processus de paix, le projet de rétrocession des propriétés occupées de force a débuté principalement dans le nord, l’ouest et le centre du pays. Les dossiers rangés au placard par l’administration depuis la fin de la crise postélectorale ont été sortis. En effet, de nombreux Ivoiriens ont saisi l’état-major des armées et le ministère de la Défense pour que leurs biens immobiliers leur soient restitués. Paul Koffi le ministre délégué à la Défense veille personnellement à l’exécution de cette opération de restitution.

« Nous avons enregistré près de 265 requêtes, 155 sont en cours de traitement dont 100 ont abouti à la libération des maisons et autres bâtiments occupés. C’est un taux relativement important et les 55 requêtes qui sont en cours de traitement nous permettront (si elles aboutissent NDLR) d’atteindre un taux supérieur à 70 % ! » indique le ministre délégué à la Défense.

Les plus gros succès de cette opération ont été enregistrés à Bouaké. Dans cette ville, 80 % des biens ont été rendus aux propriétaires à la faveur de la dernière visite du président Ouattara. Au-delà de ces premiers chiffres, certes encourageants, il faut aller plus loin car un nombre très important d’habitations et même de domaines appartenant à l’Etat sont encore occupés par des hommes en armes se réclamant à tort ou à raison des Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Selon le ministre délégué à la Défense l’engagement des militaires à rendre les biens qu’ils occupent est aussi le symbole d’un pas vers la normalisation de la vie sociale dans le pays. Il a aussi appelé toutes les populations à rendre les biens qu’elles occupent illégalement sans que le ministère de la Défense n’intervienne, car les rétrocéder aux propriétaires « participe à la réconciliation ».

SUY Kahofi

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Auteur·e

L'auteur: Kahofi SUY
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.

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