Kahofi SUY

Week-end studieux à l’APDH!

Un formateur expliquant une diapo

Le siège de l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) sis Adjamé 220 logements a servit de cadre à un séminaire de formation des membres de l’ONG. Ce samedi 03 novembre de 8 h à 17 h, une vingtaine de personnes ont été instruites sur des notions importantes touchant aux droits de l’homme. A l’heure où la Côte d’Ivoire semble vivre au rythme des rapports d’ONG nationales et internationales, l’APDH estime qu’il est important de former ses membres pour que ceux-ci puissent être utiles à la cause d’Ivoiriens victimes de violation de leurs droits. Sur cette motivation, KOFFI Phinées du secrétariat général de l’APDH soutient « qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un défenseur des droits de l’homme qui ignore tout des droits de l’homme ! » Le séminaire de formation a donc pour mission première de faire le point des acquis des membres et de les actualiser. La formation a débuté par un module introductif aux Droits de l’Homme. Ce module animé par Fallet Tcheya le Président du Conseil d’Administration de l’APDH a permis aux séminaristes de revisiter les fondamentaux des droits de l’homme et d’avoir une véritable feuille de suivi pour les autres modules de la journée. Il s’agit au total de 7 modules qui abordent la question des droits de l’homme sous les angles nationaux, continentaux et universels. Nous citerons parmi les thèmes au centre des échanges les « Brèves considérations sur les ALPC et DDR« , « Introduction à la Justice transitionnelle« , « les systèmes de protection des Droits de l’Homme (le système Africain, Onusien, Européen)« … Au terme de la formation et des échanges qui ont duré toute la journée, les séminaristes ont quitté le siège de leur organisation satisfaits. En effet la qualité des enseignements dispensés et l’intérêt des membres de l’APDH pour les thématiques abordées soulignent une réelle volonté d’apprendre pour être utiles aux populations.

Suivi des projets de l’APDH

Au cours du séminaire de formation de l’APDH, nous avons fait le point sur le projet de l’ONG intitulé « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne« . Ce projet lancé ce 06 Juillet 2012 aura une durée de 12 mois (1 an) et s’articulera principalement autour de la sensibilisation et de la formation des victimes, des enquêtes de terrain et de procédure de saisine de la justice nationale et internationale. L’APDH bénéficie dans sa mission du soutient d’OSIWA et du Fonds de Soutien au Développement de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. « Nous avons commencé l’exécution du projet avec une phase de sensibilisation à l’endroit des populations de 10 localités de la Côte d’Ivoire. Les thématiques que nous avons abordé durant cette première phase du projet sont la cohésion sociale, la culture démocratique, les droits de l’homme et le développement communautaire » a indiqué Eric-Aimé SEMIEN Président de l’APDH avant d’ajouter que cette « étape de sensibilisation était indispensable avant de commencer à travailler à proprement parlé avec les victimes ». Dans les différentes localités sillonnées, l’APDH a pu toucher du doigt les réalités que vivent les populations. Lors de certaines escales, il a été donné à l’ONG de constater un large faussé entre les populations : les tentions communautaires et ethniques sont encore très vives ! Dans ce contexte l’APDH devait user de tact pour faire passer le discours sur la réconciliation qui était très mal perçu par endroit. A chaque étape, au bas mot 150 personnes sont venus écouter les membres de l’ONG qui ont profité de la tournée de sensibilisation pour former les relais communautaires. Ceux-ci auront la charge de vulgariser les notions de droits de l’homme et de vivre ensemble auprès des populations. La première étape du projet étant achevée, Hien Sansan Claude soutient que « l’APDH va s’atteler à un travail de documentation des violations des droits de l’homme. Il ne s’agit pas de revenir sur les cas portés à la connaissance de la CPI mais de travailler sur ceux qui n’ont pas été relayé suffisamment, des cas anonymes, des victimes qui n’ont pas eu d’interlocuteurs ! ». Ces cas de violation des droits de l’homme dont parle l’APDH sont pour le moment estimés à 200 ! Après ce travail de documentation qui sera suivi d’une cartographie des cas de violation des droits de l’homme, l’organisation compte saisir en priorité les juridictions nationales puis seulement après les juridictions internationales.

SUY Kahofi


Revue de la semaine du 29 octobre au 3 novembre 2012

Le rapport d’AMNESTY passe difficilement!

Semaine très mouvementée pour les autorités Ivoiriennes sur le dossier des droits de l’homme. Après le rapport d’Amnesty international, L’ONUCI enfonce le gouvernement ivoirien et reconnait que des cas de torture existent. Eugène Nindorera, le Chef de la division des Droits de l’Homme L’ONUCI le confirme. Selon Soir Info dans sa livraison du 31 octobre, le rapport d’AMNESTY confirme également 200 cas de détentions arbitraires en Côte d’Ivoire. « Sur cette vagues d’arrestations, on a pu constater que cela a été fait d’une manière qui pouvait être portée à discussion. Quelle est la base légale ? Sur quel document est-ce que cela doit être fait ? A quelle heure est-ce que ce genre d’activités doit être mené ? Où est-ce que ces personnes doivent être arrêtées ? » s’interroge Eugène Nindorera dans les colonnes du Quotidien d’Abidjan. A la suite d’Amnesty international, la FIDH dénonce des lieux de détention illégaux et des disparitions forcées nous apprend Notre Voie. La Fédération internationale des ligues des droits de l`Homme affirme avoir enregistré des « dizaines » de cas de violations des droits de l`Homme. Condamnant les attaques qui ont visé les forces de sécurité depuis août, la FIDH, avec le Mouvement ivoirien des droits humains (Midh) et la Ligue ivoirienne des droits de l`Homme (Lidho), regrette cependant que « ce climat de violence et de tension » ait « justifié le retour de l`armée dans le dispositif sécuritaire intérieur, ce qui a engendré de nouvelles violations des droits de l`Homme » nous apprend L’Inter. Acculé, le Gouvernement Ivoirien devait se défendre et il l’a fait par la voix de son premier ministre. Se prononçant sur le transfèrement des prisonniers de la MACA, le Premier ministre Ahoussou Jeannot à la une du quotidien Le Nouveau Réveil a indiqué qu’il fallait « sécuriser les prisons et les prisonniers eux-mêmes ». Le Premier Ministre s’est voulu rassurant, en indiquant que le transfèrement des détenus s’est opéré dans les règles et la transparence, pour des impératifs sécuritaires souligne L’Intelligent d’Abidjan. Pour Maitre Hervé Gouamené, un avocat des détenus proche de Laurent Gbagbo qui se prononçait chez nos confrères du Nouveau Courrier, la mesure du gouvernement de transférer des détenus pro-Gbagbo de la Maison d`arrêt et de correction d`Abidjan (Maca) vers d`autres sites est « illégale » et comparable à une « déportation dans des camps de concentration ». Morceau choisi de ce brulot de la défense je cite : « le transfèrement des prisonniers dans des lieux de détention à plus de 500 km du siège de la juridiction qui les poursuit est une mesure illégale et violatrice des droits de l`homme et des droits de la défense » », a estimé Me Hervé Gouaméne à la manchette du quotidien Aujourd’hui. Toujours sur les procès des anciens ténors du pouvoir Ivoirien notamment celui de Laurent Gbagbo à La Haye, les canards Ivoiriens sont revenus sur la demande de libération provisoire de l’ancien Président Ivoirien. Le procès s’est déroulé devant les juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale sans l’ancien Président nous apprend Fraternité Matin. L’accusation, conduite par le nouveau procureur, Fatou Bensouda, s’est opposée à une libération de l’ex-Chef d’Etat. Selon elle, ‘’il pourrait s’enfuir, entraver l’enquête et la procédure, voire tenter de reprendre le pouvoir en Côte d’Ivoire’’. Mais en face, l’avocat principal de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit a rétorqué que son ‘’état de santé conforte son incapacité à s’enfuir’’. Cette première partie qui a duré 9o mn, a fait place à la seconde manche, celle-là, à huis clos indique Soir Info. Plusieurs pro-Gbagbo se sont retrouvés devant le siège de la CPI à La Haye pour manifester leur soutien à l’ancien Président Ivoirien accusé d’être co-auteur de crimes contre l’humanité soutient L’Inter. Cette mobilisation n’a pas porté de fruit puisse que Laurent Gbagbo a été maintenu en détention ! Après la découverte d’une fausse commune à Duékoué, la sécurisation de l’ouest est redevenue une priorité pour le Gouvernement Ivoirien. Fraternité Matin nous indique que l’Opération d’identification des anciens combattants, démobilisés et associés lancée par le gouvernement a pris fin le jeudi 25 octobre 2012. L’étape de la sous-préfecture de Bagohouo dans le département de Duékoué a permis l’identification des éléments du mercenaire Amadé Ouérémi. Sur 119 éléments recensés lors du dépôt d’armes en 2011, ce sont 111 qui ont répondu présent. Ceux qui manquent à l’appel sont des blessés de guerre qui sont allés, se faire soigner, selon Amadé Ouérémi, leur chef. Parlons économie pour achever cette revue de la semaine avec cette bonne nouvelle pour Abidjan. L’Italie et la Suisse annulent plus de 40 milliards de la dette ivoirienne. Les ambassadeurs de l’Italie et de la Suisse, Giancarlo Izzo et David Vogelsanger, ont paraphé avec le ministre Charles Koffi Diby l’annulation des dettes consenties dans le cadre du PPTE souligne L’Expression. Pour l’Italie le montant porte sur près de 35 milliards de Fcfa et pour la Suisse sur 7.5 milliards de Fcfa nous renseigne Nord-Sud. La Suisse efface ainsi la totalité de la dette ivoirienne. Pour son ambassadeur, le pays n’est pas à son premier geste. En effet il a soutenu la Côte d’Ivoire avec une annulation de 362 millions de francs suisses, soit 192 milliards de Fcfa dont 27 milliards investis dans un fonds de développement économique indique Le Patriote. Charles Koffi Diby l’argentier ivoirien s’est félicité du respect des engagements des partenaires au développement avant d’assurer que les fonds consentis seront orientés dans des projets de lutte contre la pauvreté soutiennent L’Intelligent d’Abidjan et Le Jour plus.

SUY Kahofi


6ème édition du sommet Africité à Dakar (avant papier)

Africité 6ème sommet

Dakar la capitale du Sénégal abritera du 4 au 8 décembre 2012 le 6ème sommet Africité et le salon du même nom. C’est l’ex Hôtel Méridien Président aujourd’hui Hôtel King Fahd Palace qui servira de lieu aux assises. Près de 5000 personnes d’horizon divers se réuniront autour du thème : « Construire l’Afrique à partir de ses Territoires : Quels Défis pour les Collectivités Locales ? ». Les participants représenteront tous les protagonistes de la vie locale africaine ainsi que leurs partenaires des autres régions du monde. Il s’agit des ministres chargés des collectivités locales et ministres en charge du développement local durable et de l’emploi, des autorités locales et élus locaux, des responsables des administrations centrales et locales, des organisations des sociétés civiles… Le sommet Africité se présente comme la plus importante plate-forme de dialogue et d’échanges sur la décentralisation et la gouvernance locale en Afrique. L’objectif de cette sixième édition du Sommet Africités est « d’examiner l’impact des dynamiques d’urbanisation, de mondialisation et de démocratisation avec son corollaire la décentralisation, sur la réorganisation du peuplement et du développement du continent, et son inscription dans le monde d’aujourd’hui et de demain ».

L’architecture du Sommet comprend trois segments : les sessions thématiques au cours desquels le thème du Sommet est analysé et débattu (le 4 et le 5 décembre) ; les sessions spéciales organisées à la demande d’institutions, agences ou réseaux qui souhaitent travailler avec les collectivités locales d’Afrique (le 6 décembre); les deux dernières journées sont réservées aux rencontres politiques  (le 7 et le 8 décembre). Africité c’est aussi le Salon ! Celui-ci se tient conjointement au Sommet Africités et offre aux organisations et entreprises internationales l’unique opportunité de rencontrer les décideurs des collectivités locales du continent africain. Un espace d’exposition de 10.000 mètres-carré respectant les standards mondiaux en la matière est proposé aux participants. C’est l’occasion pour les villes, les pays ou mêmes les entreprises de présenter leurs produits, innovations, savoir-faire, et contribuez ainsi à la dynamique de modernisation et de développement du continent. Le Salon est ouvert aux gouvernements, collectivités locales et leurs associations, aux institutions africaines d’intégration, aux organisations de la société civile, aux établissements de formation et de recherches, aux bureaux d’études, aux partenaires de la coopération décentralisée et aux agences de coopération au développement, et évidemment aussi et surtout aux entreprises.

SUY Kahofi


La Côte d’Ivoire vers un guichet unique d’investissement

Les Patrons du CEPICI, de la SNDI et du CNTIG

Ce mardi 30 octobre 2012 la salle de conférence du CEPICI a servit de cadre à la signature d’un protocole d’accord entre les Directeurs Généraux de trois entités du développement Ivoirien. Il s’agit de la SNDI (société nationale de développement informatique) dirigé par M. Soro Nongolougo, du CEPICI (Centre Ivoirien de Promotion des Investissements) représenté par son directeur général Essis Esmel et du CNTIG (Comité National de Télédétection et d’Informations Géographiques) représenté par M. Fonh Gbei, secrétaire général de la structure.  Cet accord-cadre est selon le CEPICI, le fruit d’une synergie d’actions pour la mise en place du Guichet Unique d’Investissement.

La Côte d’Ivoire qui était fière autour des années 1993 de sa position de 3ème puissance économique africaine est descendue aujourd’hui dans les bas-fonds du classement économique continental avec un climat des affaires qui n’est plus réellement attractif. Lourdeurs administratives, corruption, code d’investissement peu adapté aux réalités de la relance économique sont les freins qui empêchent le retour des investisseurs. Dans le cadre du repositionnement de la Côte d’ivoire sur la scène internationale et pour l’amélioration du climat des affaires, le CEPICI, le Centre Ivoirien de Promotion des Investissements, veut se doter d’un Guichet Unique de l’investissement à la fois performant et compétitif. Pour ce faire, le CEPICI s’entoure de partenaires de qualités pour atteindre son objectif premier qui est celui de faciliter les procédures d’investissement en Côte d’Ivoire. Ce guichet qui doit être opérationnel en deux mois aura pour mission de centraliser toutes les procédures de création d’entreprise pour permettre aux opérateurs de gagner en temps et en argent. Ce guichet se veut également un outil de Bonne Gouvernance qui pourra aider dans la lutte contre la corruption qui gangrène aujourd’hui le milieu des affaires. Le Directeur Général du CEPICI Essis Esmel n’a pas caché que la volonté de créer le guichet unique lui a été inspirée par l’Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux du Sénégal APIX. D’ailleurs grâce au protocole d’accord qui lie le CEPICI à l’APIX depuis le 24 août 2012, Dakar par son expérience pourra aider Abidjan dans la phase opérationnelle de mise à exécution du plan de création du guichet unique. Rappelons que le CEPICI dans le projet de création du guichet unique des investissements est accompagné de deux entreprises Ivoiriennes que sont la SNDI et le CNTG. Mission : créer un guichet ultra moderne et informatisé qui réponde aux normes et besoins du marché.

SUY Kahofi


Vive la caravane du conte 2013 !

Soirée de clôture de la caravane du conte

Les projecteurs et les lampes du maître éclairagiste Sam BAPES et de ses élèves se sont éteints ! Les voix des conteurs menés par le maître de la parole Adama ADEPOJU alias Taxi-conteur ont cédé la place au silence ! Vous l’avez compris la caravane ouest-africaine du conte s’est achevé ce 27 octobre avec une dernière représentation qu’il fallait vivre ABSOLUMENT ! Ainsi de 18 h 30 mn jusqu’à 22 h, le public qui a pris d’assaut le Goethe Institut d’Abidjan Mermoz, a pu se délecter du savoir-faire des plus célèbres conteurs Ivoiriens accompagnés de certains de la sous-région. Thérèse Yao, Etienne Kouamé, Alexis Djisso de la Côte d’Ivoire, Al Sydy du Togo, Dr Massamba Gueye du Sénégal, Salif Berthé du Mali, Boukary Tarnagda du Burkina Faso et Tormenta Jobarteh d’Allemagne ont gratifié les convives d’un spectacle composé de contes les uns plus originaux que les autres. Le groupe Berns Band, composé de germanistes ivoiriens aura assuré tout au long de la soirée un show musical à mi-cheval entre slam, gospel et conte en chanson. Le public venu admirer les conteurs était très varié aussi bien sur le genre que la tranche d’âge ! Rares sont ceux qui se seront ennuyés : même les enfants sont resté éveillés pour apprécier les contes qui tournaient tous autour du thème « Unis dans la diversité ». Voici donc un thème qui cadre avec la réalité de l’actualité socio-politique de la Côte d’Ivoire qui sort de crise. Vivre en harmonie, promouvoir l’unité, la fraternité et l’amour, accepter l’autre malgré nos différences…sont autant de messages délivrés par les conteurs. La soirée qui se voulait ludique a été aussi fidèle à l’esprit du conte africain en préservant l’aspect didactique du rendez-vous.

La caravane du conte Dakar-Lomé-Abidjan qui faisait escale en Côte d’Ivoire aura tenu le public Ivoirien en halène du 22 au 27 octobre avec son séminaire de formation et surtout ses représentations éclatées. Trois représentations de belle facture en plus de la fenêtre sur cours réalisée pour les enfants du village SOS d’Abobo par les séminaristes ont composé le spectacle d’Abidjan. Quant aux populations de Yamoussoukro, elles ont accueilli les conteurs pour une belle soirée le 23 octobre à l’Alliance franco-ivoirienne. On retiendra de l’escale Ivoirienne de la caravane du conte 2012 un moment qui a permis à des hommes et des femmes de se frotter aux arts de la scène et de se découvrir de nouveaux talents par la pratique du conte. Il s’agit de 30 personnes qui lors de la soirée de clôture du 27 octobre ont reçu leur diplômes de participation. Ces diplômes sanctionnent un apprentissage autour de deux thématiques importantes : « Susciter l’apprentissage d’une langue à travers le conte » et « Conte en Lumière : Eclairage professionnel d’un spectacle de conte ». Friso Maecker Directeur Général du Goethe Institut d’Abidjan a tenu à dire merci aux séminaristes pour « leur participation effective à la formation » tout en souhaitant que « l’enseignement reçu puisse aider chaque apprenant à réaliser un objectif professionnel ». Les séminaristes d’horizons divers (journalistes, étudiants, conteurs, réalisateurs, comédiens…) murissent d’ailleurs l’idée de préserver leurs acquis par une mise en pratique de la formation reçue. « De nombreux jeunes développent un talent qui ne demande qu’à être entretenu ! Des initiatives comme la caravane du conte peuvent les aider et c’est ce à quoi s’atèle la compagnie NAFORO-BA en misant sur la formation de véritables professionnels des métiers liés aux arts de la scène » soutient Taxi-conteur Directeur de la compagnie NAFORO-BA.

De nombreux Ivoiriens qui ont découvert ou redécouvert le conte par l’intermédiaire de la Caravane Dakar-Lomé-Abidjan sont déjà impatients de revivre l’édition 2013 ! Cette édition aura lieu si l’on s’en tient aux propos de Friso Maecker Directeur Général du Goethe Institut d’Abidjan qui a donné rendez-vous au public pour l’année prochaine. Docteur Massamba Gueye du Grand théâtre de Dakar a réaffirmé l’engagement de son institution à poursuivre l’aventure du conte ouest-africain et espéré que la Compagnie NAFORO-BA puisse être de l’organisation de 2013. Le Goethe Institut étant installé dans plusieurs capitales ouest-africaines, l’espoir serait de compter dans un an de nouvelles villes sur le tracé de la route de la Caravane du Conte !

SUY Kahofi