Kahofi SUY

Les journalistes Ivoiriens à l’école du Droit International Humanitaire

Atelier de presse CICR du 11 décembre

Le siège de la Délégation Régionale du Comité International de la Croix Rouge sis Abidjan les II Plateau a servit de cadre de formation à une vingtaine de journalistes. La thématique au centre de cet atelier de presse est le Droit International Humanitaire et le Journaliste. Pendant près de trois heures ce 11 décembre, les journalistes ont été instruits sur la thématique et ont pu poser des questions aux formateurs pour en savoir un peu plus sur les missions du CICR dans le monde et particulièrement en Côte d’Ivoire.

L’atelier de presse a été marqué par trois principaux exposés. Le premier était une présentation de Léa-France Mensah Chargée de Communication auprès des Medias et de la Société Civile au CICR. Elle a pu mettre son temps à profit pour présenter le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge puis le Comité International de la Croix-Rouge. L’objectif de cette présentation était de permettre aux journalistes de découvrir ou de redécouvrir pour certains les origines, les principes fondamentaux, les missions et le mode d’action de ces deux mouvements en Côte d’Ivoire et dans le monde. Ce premier exposé a pris fin avec la présentation du projet musical Question de Vie ou de Mort. Cette nouvelle production musicale du CICR est un pamphlet pour dire halte à la violence contre les soins de santé ! Sur un tempo reggae-rap, Kajeem le mentor du N’gowa Posse, Mawa Traoré la reine du yagba et Honakamy donnent encore de la voix pour la cause humanitaire. A la suite de Léa-France Mensah et pour respecter l’esprit de proximité, la Société Nationale de la Croix Rouge a présenté ses activités aux participants. Franck Kodjo le Responsable Communication de la structure a démontré combien de fois la Société Nationale a contribué à assister les populations lors de la dernière crise post-électorale. Il a surtout indiqué que l’action de la Société Nationale ne se limite pas aux périodes de crise ou de conflit mais touche plusieurs autres aspects de la vie sociale.

Après ces deux exposés qui portaient typiquement sur la Croix-Rouge, Layal Horanieh, la Coordinatrice Communication du Comité International de la Croix-Rouge a développé les différents aspects du Droit International Humanitaire appliqué aux activités du Journaliste. Il ressort de cet exposé final que le journaliste en temps de conflit jouit d’une certaine protection en temps que personne humaine. Cette protection que lui assurent les conventions de Genève est soumise à des conditions qu’il se doit de respecter. Ainsi le journaliste doit exercer sa profession sans jamais se compromettre par une ingérence directe dans le conflit. En effet en portant une arme il perd cette protection d’où la nécessité pour lui de se conformer à l’esprit d’impartialité et de neutralité qui fonde sa profession. Au terme de cette formation interactive très enrichissante, Georges Comninos le Chef de la Délégation Régionale du CICR a salué l’intérêt que les journalistes ont accordé à cet atelier de presse. La communication étant mère de la compréhension, il a souligné que son organisation restait à l’écoute des journalistes et que ces derniers pouvaient la solliciter pour avoir des informations sur les activités du CICR.

SUY Kahofi


Côté d’Ivoire : la revue de presse de la semaine du 3 au 8 décembre 2012

Réunion du Groupe Consultatif à Paris

La semaine ivoirienne du 3 au 8 décembre a été marqué par une riche actualité économique. La plus commentée de toute est sans doute le voyage parisien du gouvernement ivoirien, dans le cadre des activités du Groupe Consultatif.

Le Patriote est le premier à avoir largement analysé ce voyage à Paris d’Alassane Ouattara. Il dresse un bilan plutôt positif de cette rencontre de 48 heures du Groupe Consultatif, dédiée au financement du programme national de développement. Selon le quotidien ivoirien, le gouvernement a pu récolter 4.000 milliards de F CFA, une moisson qui fait dire au Nouveau Réveil que le Président Alassane Ouattara décroche le jackpot !

En recherche de financement pour le programme national de développement, Ouattara gagne son pari, renchérit pour sa part Nord-Sud Quotidien. Pour La Matinale, c’est un nouvel air d’espérance qui souffle sur la Côte d’Ivoire après cette rencontre du Groupe Consultatif. Dans le même contexte, Fraternité Matin – le quotidien à capitaux publics – cite les propos du Président Alassane Ouattara lors d’une rencontre avec les ambassadeurs africains à Paris et nous apprend qu’au classement des pays à fort taux de croissance, la Côte d’Ivoire serait dans le top 10.

Paradoxalement, Le Nouveau Courrier note à sa une que selon l’ONG Transparency Internationale (qui a rendu public son rapport ce 5 décembre 2012), la Côte d’Ivoire figure parmi les pays les plus corrompus. Ce rapport est aussi commenté par Notre Voie qui enfonce le clou en soulignant que le régime Ouattara, dans sa quête perpétuelle de capitaux, est désormais interpellé ouvertement sur les violations des droits de l’homme dont les forces publics ivoiriennes sont les auteurs. Pour preuve, Le Temps note l’appel ouvert des ministres français au respect des droits de l’homme lors de la signature du contrat désendettement – développement. Parlant toujours d’économie et précisément sur la signature du contrat désendettement – développement, L’Inter nous apprend que la France passe l’éponge sur près de 400 milliards de dette Ivoirienne.

Sur le chapitre de l’actualité judiciaire, le dossier du transfèrement de l’ex-première Dame Simone Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI) continue d’alimenter les colonnes des quotidiens Ivoiriens. Sur le sujet Soir Info, l’Intelligent d’Abidjan et L’Expression nous apprennent qu’une délégation de la CPI a séjourné à Abidjan pour suivre le dossier. Pour le Nouveau Réveil, cette présence traduit une négociation âpre pour le départ de Simone Gbagbo vers La Haye. Mais est-ce une réponse à cette démarche de la CPI ? Le journal révèle en tout cas dans le même encadré cette phrase du Ministre de la justice Ivoirienne Gnénéman Coulibaly :

« Tous les détenus et prévenus pro-gbagbo seront jugés avant mars 2013 ».

Sur le transfèrement ou non de Simone Gbagbo vers La Haye, Le Temps croit savoir pourquoi le régime actuel recule : pressions diplomatiques, enjeux socio-économiques et objectifs de la réconciliation… Tout passe dans cette analyse de notre confrère. Si le cas Simone garde encore tout son mystère, son époux sera fixé sur son sort ce 12 décembre nous apprend Le Quotidien d’Abidjan. Pour certains partisans il sera libéré, tandis que d’autres Ivoiriens pensent qu’il est assuré de finir en prison : Soir Info, le Nouveau Réveil et le Temps relancent le débat.

Retournons donc dans le tempo de la réconciliation avec cette sortie plutôt inquiétante de Charles Konan Banny,  éle patron de la très respectée Commission Dialogue Vérité et Réconciliation, dans les colonnes de L’Inter. «On court le risque d’une rechute », se plaint le sage dans les colonnes du canard à la bannière verte. L’actualité de la CDVR a été chargée cette semaine avec l’organisation d’un Forum National à l’attention des femmes. La CDVR et le National Democratic Institut se sont donnés la main pour faire des femmes ivoiriennes des ambassadeurs de paix, souligne l’Agence Ivoirienne de Presse.

Dans le même élan, Soir Info (du même groupe de presse) reprend les propos du Professeur Sery Bally Zacharie concernant cette réconciliation nationale, et qui précise que celle-ci « ne peut s’accommoder de ruse ». Le processus de réconciliation nationale pourrait connaître de rapides progrès dans les semaines à venir : en effet, si l’on en croit L’Intelligent d’Abidjan sur la normalisation de la vie politique et la réconciliation, le Président Alassane Ouattara aurait profité de son séjour parisiens pour s’adresser à des pro-Gbagbo.


L’AEJCI célèbre l’excellence !

Une vue des nombreux étudiants qui ont fait le déplacement

L’Association des Etudiants Juristes de Côte d’Ivoire (AEJCI) en partenariat avec Benianh International a organisé ce samedi 08 décembre 2012 la 8ème édition de sa Cérémonie d’Excellence à l’Amphithéâtre A de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody. Cette cérémonie de mérite et de distinction a été lacée sous le parrainage du Professeur Francis WODIE, Président du Conseil Constitutionnel et la Présidence du Professeur BAKAYOKO Ly Ramata, Présidente de l’université de Cocody. La cérémonie a proprement parlé avait pour but de promouvoir l’Excellence à travers la récompense des meilleurs étudiants juristes des universités publiques et privées de Côte d’Ivoire mais également de distinguer les maîtres agrégés au concours du CAMES 2011.

C’est par un mot de remerciement adressé à l’assistance par le Président du Comité d’Organisation que la cérémonie a débuté. GUEBEA Sacré tout en remerciant les étudiants pour leur mobilisation a souligné devant ses amis étudiants la nécessité de cultiver l’excellence dans leurs études. Quant au Président du BEN de l’AEJCI, Pierre Olivier LOBE, il a tenu dans son discours à dire merci aux hommes et femmes qui chaque jour accompagnent son association pour la faire grandir. Tout en situant le contexte et le bien fondé de la cérémonie d’excellence, Pierre LOBE a tenu à remercier le Professeur Francis WODIE pour sa présence auprès des jeunes étudiants en droit qui le considère à juste titre comme un modèle ! Les remerciements de Benianh International quant à eux sont allez à l’endroit des étudiants qui ont, par leur mobilisation, réussit cette cérémonie. Mme Sylviane Fontaine a souligné combien de fois il était important pour les jeunes étudiants d’entourer leurs études d’un maximum de sérieux pour être les prochains lauréats des journées d’excellence de l’AEJCI. Le Professeur ATTA Koffi au nom de l’administration de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody, a indiqué la joie qui anime les responsables de l’institution et insisté auprès des étudiants pour que ceux-ci redoublent d’effort enfin d’être demain l’élite du droit ivoirien.

A la suite de tous ces intervenants le parrain de la cérémonie, le Professeur Francis WODIE qui sans doute retrouvait avec une certaine joie l’ambiance universitaire, a dit combien de fois il était heureux d’associer son image à cette célébration. C’est d’ailleurs après son bref discours de remerciement que les premières distinctions ont été remises. Trois enseignants agrégés ont été honoré par l’AEJCI. A leur suite les imminentes personnalités qui soutiennent l’association à l’image de Mme Sylviane Fontaine de Benianh International, Mme ZEBEYOU Aimée magistrat hors hiérarchie, Maître KONE Kiyobien…pour être bref ! Dans ce même registre, plusieurs étudiants ont été primés en fonction de leur niveau d’étude. Ils venaient principalement de l’Université de Cocody, l’Université de l’Atlantique, l’Université Nord-Sud, l’Université de Bouaké, l’Institut Universitaire d’Abidjan, l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire et les Facultés Universitaires Privées d’Abidjan. Parmi les étudiants les plus méritants nous citerons ACHI Yolene Audrey et KOFFI Kra Edgard wilfried l’Institut Universitaire d’Abidjan, COULIBALY Phaniwa Zana Daouda et OUATTARA Ami de l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire…Un dernier exercice très apprécié par le public venu nombreux celui du plaidoyer. Un instructif face à face entre les étudiants de l’Université de l’Atlantique et ceux de l’Institut Universitaire d’Abidjan. L’AEJCI a réussit à mobiliser pour la 8ème édition de sa Cérémonie d’Excellence autour de 1000 étudiants venus des universités membres.

SUY Kahofi


Côte d’Ivoire : l’importance des femmes dans le processus de réconciliation

Leaders d’opion Ivoiriens lors du Forum National

Peut-on réellement penser un processus de réconciliation en Côte d’Ivoire sans les femmes ? Pour le National Democratic Institut for International Affairs (NDI), il serait utopique de réussir à restaurer la paix sans compter avec les femmes. En effet, elles ont été les premières à mener des actions de paix pour détendre l’atmosphère sociale au lendemain de la crise post-électorale. C’est pour cette raison que le NDI s’est associé à la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) pour consacrer un forum national de formation aux femmes ivoiriennes, afin de mieux les outiller pour qu’elles soient des Ambassadrices de paix dans leurs communautés du pays. Ce forum de 48 heures s’est achevé ce 5 décembre à l’Hôtel TIAMA (Abidjan-Plateau) avec de fortes recommandations.

L’implication des femmes de façon plus active dans le processus de réconciliation national est une recommandation de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui a été bien reçu par les femmes ivoiriennes après leur engagement sur le terrain pour la paix. « Les femmes se sont engagées depuis la fin de la crise post-électorale pour promouvoir la paix dans leurs différentes régions, villes et localités. Je pense qu’il faut aujourd’hui accorder plus de place aux femmes dans le processus de réconciliation nationale car à l’origine elles n’ont pas attendu qu’on leur reconnaisse cet engagement pour faire un plaidoyer pour la paix. Les femmes symbolisent la vie et elles entendent se mobiliser pour protéger la vie en Côte d’Ivoire » souligne Nathalie Koné du Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains en Côte d’Ivoire.

Les bases de la mobilisation étant jetées par les femmes elles-mêmes, le NDI estime qu’il faut donner d’avantage d’outils aux femmes, d’où l’organisation de ce Forum National. Le docteur Charles Yahovi Djrékpo, directeur-résident du NDI pour la Côte d’Ivoire, fait un plaidoyer en ce sens : « En Côte d’Ivoire, lorsque les hommes étaient mis en prison par le pouvoir colonial, ce sont les femmes qui ont marché sur la prison pour infléchir cette tendance. Les femmes ne demandent qu’une seule chose, c’est que les décideurs à tous les niveaux les impliquent d’avantage dans les processus de décision ». Il soutient également qu’une telle implication des femmes dans les mécanismes de décision est une bonne chose pour la Côte d’Ivoire, la sous-région et l’Afrique qui bien trop souvent paye un lourd tribut à la guerre.

Des recommandations du Forum National

Selon Caroline Hubbard chargé du programme senior pour l’implication des femmes en politique, il serait prétentieux pour le NDI de vouloir décortiquer en deux jours la problématique de l’implication des femmes dans le processus de paix et de réconciliation. Néanmoins, ce Forum est voulu comme une plate forme de rencontre et d’apprentissage pour rapprocher les femmes et les amener à travailler ensemble. Cette stratégie du NDI s’avère payante au regard des recommandations faites par les femmes à la CDVR, à l’Assemblée Nationale, au Gouvernement, aux chefs traditionnels et religieux. Le Forum recommande entre autre qu’une loi sur la parité au niveau des postes de décision soit prise, que les femmes leaders d’opinion et des OSC soient formées et qu’elles reçoivent les moyens nécessaire dans l’exécution de leurs activités pour la paix et la réconciliation.

Il s’agit également d’encourager l’implication des médias publics dans le processus de réconciliation nationale soutenu par un engagement politique véritable et de mettre sur pied des mécanismes pour écouter les victimes et leur rendre justice en procédant à la réparation des dommages subis. Pour le Président Charles Konan Banny de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation, l’engagement des femmes dans le processus de réconciliation n’est plus à plaider. Il s’agit désormais de mieux les impliquer dans tous les mécanismes de prise de décision par la promotion du genre dans les instances de prise de décision. Femmes comme égales partenaires dans le processus de paix et de réconciliation, une campagne du NDI qui s’appui sur toutes les femmes sans exclusion pour la cause de la réconciliation.

SUY Kahofi


Revue de la semaine du 26 novembre au 1er décembre 2012

Première visite d’Etat du Président Alassane Ouattara dans les régions nord

La semaine du 26 novembre au 1er décembre a été marquée par la première visite d’Etat du Président Alassane Ouattara dans les régions nord de la Côte d’Ivoire. Bondoukou, Bouna, Doropo, Téïni, Nassian, Sandégué…le Président Alassane Ouattara au cœur du pays profond barre à sa une le quotidien Fraternité Matin  qui revient sur les détails de la visite de travail du Président Ivoirien dans la région du zanzan. Malgré le fait que certains bâtiments administratifs aient pris un bon bain de peinture, les difficultés de la région ne sauraient être voilé par le faste d’un jour souligne Soir Info. En effet le nord Ivoirien est la zone la moins développée de la Côte d’Ivoire avec des problèmes structurels comme le manque de route, d’eau potable pour plusieurs villes et village sans oublier l’absence d’électricité ou de centre de santé. Face à toutes ces difficultés Alassane Ouattara a fait une promesse aux populations locales et je cite : « je rattraperais votre retard » souligne Le Patriote. Une visite qui a suscité beaucoup d’espoir selon Le Quotidien d’Abidjan dont l’analyse tranche d’avec la réaction du quotidien Notre Voie. Et ce dernier confrère de titrer : Alassane Ouattara est dans le zanzan avec son chapelé de promesse, encore et toujours des promesses ! Bonne note à mettre à l’actif des Casques Bleus de l’ONUCI et des FRCI, la visite de travail du Chef de l’Etat s’est passée sans heurts soutient Nord-Sud quotidien. Le deuxième titre largement commenté cette semaine est la polémique autour du potentiel départ de Simon Gbagbo pour La Haye. Le régime du président Alassane Ouattara fait, en ce moment, l’objet d’une pression tous azimuts des Organisations internationales notamment des plus puissantes ONG de défense de droits de l’Homme dans le monde nous confie L’Eléphant déchaîné. Après Amnesty International, qui a réclamé le transfèrement de Simone Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI), ainsi que des responsables du camp Ouattara sur qui pèsent de lourds soupçons de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrés durant la crise postélectorale de décembre 2012 à mai 2011, c’est au tour de International Crisis Group (ICG) de faire chorus pour dénoncer une justice « partisane, obstacle à la réconciliation » en Côte d’Ivoire écrit L’Inter. L’Expression rassure, l’affaire des mandats de la CPI contre les auteurs présumés de crimes graves commis pendant la crise postélectorale est loin d’être close. Selon des sources proches du dossier, la Cour pénale internationale (CPI) va lancer d’autres mandats d’arrêt dans les mois qui suivent. Sur la question du transfèrement de Simone Gbagbo vers la CPI, Soir Info donne la parole à Daniel Bony l’une des dames de fer de l’opposition Ivoirienne. Dans une interview que le confrère qualifie d’exclusive, Daniel Bony Claverie estime et je cite qu’on « ne peut pas parler de réconciliation national et envoyer Simone Gbagbo à La Haye ». C’est dans cet ordre des choses que des partis politiques ivoiriens recommandent une loi d’amnistie pour aider à la réconciliation et à la paix indique Notre Voie. La question des droits de l’homme préoccupe encore et toujours les Nations Unies. C’est la raison pour laquelle le sous-secrétaire général de l’ONU chargé des Droits de l’homme, Ivan Simonovic, a séjourné en Côte d’Ivoire pour évaluer la situation des Droits de l’homme en échangeant avec le gouvernement, les organisations de la société civiles et les autorités locales soutient L’Intelligent d’Abidjan. Etape clé de cette visite le tête-à-tête avec le FPI et le RHDP souligne Le Nouveau Réveil qui cite le professeur Salif N’diagne sur sa vision du dialogue direct et de la justice. Quant à Raymond N’doly au nom du FPI il parle plutôt de l’aide que l’ONU pourrait apporter à la Côte d’Ivoire dans le monitoring des questions liées aux droits de l’homme. Toujours au chapitre des droits de l’homme, le gouvernement ivoirien dément tout cas de torture dans ces prisons nous apprend Fraternité Matin. Paul Koffi Koffi le ministre Ivoirien délégué à la défense et son homologue des droits de l’homme Coulibaly Gnénéman ont fait le tour des prisons Ivoiriennes. Selon Le Nouveau Réveil les ministres Ivoiriens ont pu établir toute la vérité autour des rapports d’AMNESTY et de Human Right Watch. La série des procès liés à la crise postélectorale, pour ce qui est des exactions commises par les militaires pro-Gbagbo se poursuit nous apprend Le Patriote. Ainsi, 3 militaires pro-Gbagbo étaient devant le juge cette semaine pour avoir assassiné un soldat de l’ONUCI. Les autres procès auront lieu tout au long de ce mois de décembre rassure Ange Kessi, le procureur militaire. A la semaine prochaine !