Kahofi SUY

Revue de la semaine Ivoirienne du 17 au 22 décembre 2012

Paul Koffi Koffi peine à rassurer les Ivoiriens
Paul Koffi Koffi peine à rassurer les Ivoiriens

Après la grogne des partis d’opposition, le gouvernement ivoirien a décidé de la reprise du dialogue politique. Celui-ci a été marqué par un échange entre le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko et les partis d’opposition. Selon L’Intelligent d’Abidjan ce premier échange jette les bases de la création d’un groupe de travail qui doit faire des propositions au gouvernement pour la réussite des élections couplées municipales et régionales.

Le président du Mouvement national citoyen alternative (MNC alternative), Kabran Appiah, a salué le gouvernement pour avoir prêté une oreille attentive à leurs revendications, mentionne L’Inter. Si le dialogue est de nouveau rétabli entre le gouvernement et l’opposition, il est plutôt absent entre le commando mystérieux et les FRCI.

Une fois de plus, c’est après un discours rassurant du ministre-délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, que les assaillants sont passés à l’acte à Agboville écrit Nord Sud. A la faveur de la trêve observée par le commando mystérieux, les FRCI ont renoué avec leurs mauvaises habitudes que sont l’indiscipline, les brimades et le racket. Pour Hamed Bakayoko, qui s’exprimait dans les colonnes de L’Intelligent d’Abidjan, les attaque contres les positions des FRCI à Agboville « sont des actes lâches menés par des criminels jaloux ».

Lors d’une sortie médiatique, le Professeur Mamadou Koulibaly est revenu sur cette vague d’insécurité et les autres problèmes qui minent le pays. Le numéro un du parti LIDER – dont les propos sont repris par Soir Info – se prononce sur le comportement à la limite irrationnel des FRCI ou de l’armée de façon générale. En effet les FRCI accusent l’ancien patron de l’Assemblée nationale d’être propriétaire d’un champ de cannabis. « Faux ! », riposte Mamadou Koulibaly dans les colonnes de L’Expression avec cette précision : « Le champ ne m’appartient pas ! ». Sur les élections locales, Abidjan 24 écrit que Mamadou Koulibaly annonce le boycott de ce scrutin.

Après 20 ans de stagnation les salaires en Côte d’Ivoire vont-ils augmenter ? Le Patriote en est convaincu. En effet,Yamoussoukro – la capitale politique ivoirienne – a abrité un conseil des ministres au cours duquel le montant de 42 milliard de f CFA a été annoncé. Selon Fraternité Matin, cette somme servira de paie aux fonctionnaires en janvier et le confrère de préciser qu’une nouvelle grille salariale pour les fonctionnaires ivoiriens serait à l’étude par le gouvernement. Toujours sur le point de ce conseil des ministres, Le Nouveau Réveil note que le prix du kilogramme de café à la vente passe de 500 à 620 f CFA.

Dès le début de l’année 2013, la Côte d’Ivoire sera au menu du Conseil de sécurité de l’ONU. Avant ce  rendez-vous prévu en janvier, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Bert Koenders, a été reçu par le Président de la République Alassane Ouattara. Selon le Patron de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) dont les propos sont repris par Abidjan.net, il s’agissait au cours de cette audience de faire le point des activités de l’Onuci et aussi préparer la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire. A l’en croire, il a abordé avec son hôte les questions liées à la restructuration du système de sécurité, au désarmement, à la justice et aux droits de l’homme.

Achevons cette revue de la semaine avec cette bonne nouvelle pour les pro-Gbagbo : 8 personnalités de l’ancien régime – dont le premier ministre Aké N’gbo – bénéficient d’une liberté provisoire nous indique Kaoci.com. Un cadeau de fin d’année qui marque une volonté de dégèle social de la part du régime des Houphouétistes mentionne Le Patriote. A la semaine prochaine !


L’EIP-CI forme et informe les jeunes sur les droits de l’homme !

Jeunes leaders ivoiriens en atelier
Jeunes leaders ivoiriens en atelier

L’ONG Ecole, Instrument de Paix section Côte d’Ivoire a organisée du 18 au 22 décembre la première activité majeure de son projet baptisé « Jeunesse militante et démocratie participative en Côte d’Ivoire ». Il s’agit d’une formation des jeunes en droits de l’homme et aux principes et valeurs de la démocratie. Pour mener à bien cette formation l’EIP-CI a reçu le soutien de l’Ambassade des USA en Côte d’Ivoire, un apport qui lui a permis de réunir trente (30) jeunes des partis politiques, ONG et associations de la société civile sur le site de l’ITCJ (Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus). Cette formation s’inscrit dans le cadre des activités visant à promouvoir un Etat de droit et à contribuer à une paix durable en Côte d’Ivoire après les nombreuses crises que le pays a connu. Selon TANOH Myrène Maxime présidente de l’EIP-CI « la finalité de cette formation est avant tout de renforcer les capacités des jeunes militants ivoiriens en leadership politique et citoyen par une meilleure connaissance des outils et techniques de promotion des droits de l’homme et de la démocratie ». Pour coller avec l’esprit de cette volonté, plusieurs notions ont été étudiées sous forme d’ateliers et de panels. Nous citerons entre autre le leadership et le bénévolat, jeunesse militante et NTIC, techniques d’enquête (recueil et traitement de données), système international de protection des droits de l’homme ou diversité culturelle, religieuse, politique et tolérance. Tous ces thèmes ont été développés par des intervenants de qualité. De Guillaume NGUEFA (ONUCI) à Eric Aimée SEMIEN (APDH) en passant par Mireille CRITIE (CERAP) ou encore Père NDOMBA (ITCJ), les panélistes ont pris le soin de faire le tour des différentes thématiques pour mieux instruire les participants.

La méthodologie de la formation a été payante puisse qu’elle a permis aux jeunes de pouvoir mutualiser leurs connaissances et surtout échanger grâce à des exemples pratiques en atelier. D’ailleurs cette proximité a permis la mise sur pied d’une plate forme de partage d’expérience et de bonnes pratiques qui selon les participants fonctionnera de façon active et effective bien au-delà de la formation de l’EIP-CI ! Une belle initiative qui permettra sur le long terme de consolider l’action des jeunes militants dans leurs organisations respectives. Grâce au projet de l’EIP-CI les jeunes de la société civile et des partis politiques ont pu échanger et comprendre très clairement quelles étaient leurs missions pour leur pays dans ce contexte de réconciliation. C’est d’ailleurs cette approche du brassage qui séduit les participants à l’image de KOUADIO Brice Simplice secrétaire-adjoint à l’information du MIDH (Mouvement Ivoirien des Droits Humains). « Ce brassage est la preuve palpable qu’il est possible de construire une Nation en étant tous ensemble, en ayant une vision commune. Nous avons également mis ce moment à profit pour faire comprendre à nos frères des partis politiques que nous ne sommes par des opposants mais simplement un contre pouvoir qui a pour devoir de les interpeller sur leur gestion de la chose publique » affirme KOUADIO Brice Simplice. Pour Cynthia Comoé de la JEC (Jeunesse Estudiantine Catholique) cette formation répond à un impératif pour la Côte d’Ivoire : « former et informer les Ivoiriens mais le faire en priorité pour les jeunes ». Ces jeunes étant au cœur de l’action sociale et politique les toucher par le message des droits de l’homme et de la cohésion sociale, c’est toucher la cible la plus sensible du processus de réconciliation nationale !

SUY Kahofi 


Migration, Transfert d’argent et Développement en Afrique

Professionnaliser les transferts d'argent pour maximiser le profit
Professionnaliser les transferts d’argent pour maximiser le profit

C’est autour du thème Migration, Transfert d’argent et Développement en Afrique que les chercheurs en économie de l’Afrique de l’Ouest se sont réunis à Abidjan pour une Conférence Régionale. Membres du projet International Remittances, Poverty and Inequality : the West African Case (IRPI-TWAC), ils ont rendu public leurs travaux de recherche pendant 48 heures au siège du CIRES (Centre Ivoirien de Recherche Economique et Sociale) pour montrer combien de fois il était important de professionnaliser les transferts d’argent vers l’Afrique pour maximiser l’impact de ces fonds sur les économies locales.

Les transferts d’argent effectués par les migrants africains à travers le monde ont un véritable impact sur le développement économique local en Afrique. C’est ce qui ressort des rapports rendu public par les différents chercheurs qui se sont réunis les 18 et 19 décembre à Abidjan. S’appuyant sur les exemples précis de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria, du Mali et de la Côte d’Ivoire, les experts ouest-africains ont démontré l’importance des transferts d’argent dans la vie de plusieurs familles. Dans ces différents pays force est de constater que plus de 80% des transferts d’argent servent à la survie des familles et couvrent des dépenses de base comme les médicaments, les soins de santé primaires, la nourriture et l’accès à l’eau potable. 15% de ces transferts sont dédiés à l’investissement notamment dans le domaine foncier et 5% dans l’éducation ! Les migrants contribuent donc au développement de l’Afrique par leurs transferts d’argent mais la chose la plus importante est de faire sorte que cet argent puisse servir d’avantage aux financements d’activités génératrices de revenus et de PME pour maximiser au mieux cet investissement. Pour le Docteur KONAN Yao Silvère responsable du projet International Remittances, Poverty and Inequality pour la Côte d’Ivoire, « les migrants africains doivent accepter de rompre avec l’informel dans les méthodes de transferts d’argent pour tendre vers des structures plus crédibles et reconnues en vu d’être des porteurs de projets qui leur seront bénéfiques mais aussi bénéfiques à leurs pays ». Pour y arriver le Docteur Boulaye Kéïta du Mali préconise « une meilleure adaptation des services de transferts d’argent aux besoins des migrants et de leurs familles en termes de coût et d’accès à l’argent frais dans les devises des Etats Africains ». Cette professionnalisation loin d’être fortuite permettra une meilleure traçabilité des fonds expédiés et pourra permettre de lutter contre le blanchiment d’argent à souligné pour sa part le Docteur Oyuku du Nigeria qui reste convaincu que l’Afrique avec ses potentialités économiques ne pourra se bâtir sans sa diaspora.

SUY Kahofi


Revue de la semaine Ivoirienne du 10 au 15 décembre 2012

Laurent Gbagbo l’ancien Président ivoirien

La semaine Ivoirienne du 10 au 15 décembre 2012 a été marquée par la finalisation du projet des manœuvres militaires conjointes à la frontière ivoiro-libérienne. Selon Fraternité-Matin et Nord Sud, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les Forces armées nationales et de sécurité du Liberia vont, ensemble, mener une manœuvre militaire à la frontière ivoiro-libérienne, du 23 décembre au 3 janvier. Ces forces armées seront appuyées par l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL). Cette opération conjointe, écrit L’Inter, vise à sécuriser au maximum la zone frontalière entre les deux pays, particulièrement pendant la période des fêtes de fin d’année.

Toujours sur le volet militaire, le séminaire de renforcement des capacités des intervenants dans la lutte contre le racket s’est achevé avec d’importantes recommandations nous indique Soir Info. Selon Paul Koffi Koffi, le ministre délégué à la défense, les méthodes pédagogiques et de répression seront les deux moyens de lutte les plus efficaces rapporte Fraternité-Matin.

Lorsqu’il sort de sa réserve chacun retient son souffle ! Après sa critique virulente contre le Programme National de Développement, Mamadou Koulibaly, l’ancien président de l’Assemblée nationale, s’est insurgé contre la Modifications du code électoral et de la loi relative à la décentralisation. Dans les colonnes de L’Intelligent d’Abidjan, il démontre comment le gouvernement piétine les textes de la CEDEAO bien qu’Alassane Ouattara soit lui-même président en exercice de l’institution. C’est fort de cette violation des textes de la CEDEAO que six partis de l’opposition ivoirienne appellent le Président Alassane Ouattara à reporter les prochaines élections couplées municipales et régionales. Il s’agit de l’UDCY, le RPCI, le MNC-Alternative, LIDER, le CAPUDD, le RPC et l’UDTCI indique L’Intelligent d’Abidjan.

Alors que tout semble prêt pour la messe électorale de février 2013 – si l’on s’en tient aux déclarations de Youssouf Bakayoko, le Président de la Commission Electorale Indépendante – on est en droit de se demander pourquoi ces partis politiques appellent à un report. La réponse à cette préoccupation se trouve dans les colonnes de L’Expression qui,reprenant les propos de Gervais Coulibaly, le porte parole de ce bloc d’opposition, indique que le régime Ouattara engage des reforme de fond sans tenir compte de l’opposition, preuve tangible selon lui qu’il se prépare un tripatouillage des élections.

L’Onuci trempe dans un trafic illicite ! Notre voie indique en effet que des éléments de l’Opération menée par l’ONU exploite de l’or à Zobéa, et les populations de cette localité située à 10 km de la Sous-préfecture de Gboguhé (département de Daloa) conduites par M. Gnonka Guié André disent ne pas comprendre les raisons de l’exploitation illicite de leur richesse. Les autorités administratives, saisies par les habitants du village Zobéa, se disent incompétentes face à cette situation.

DAns l’affaire de la comparution de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI), Fraternité Matin (le quotidien à capitaux publics) ouvre le bal des analyses avec ce titre sans ambiguïté : « Crise post-électorale, la Cour Pénale Internationale compétente pour juger Laurent Gbagbo ! » Dans la foulée de cette analyse, l’auteur de l’article profite de l’occasion pour nous informer que mercredi 12 décembre, l’Assemblée nationale Ivoirienne a adopté un projet de loi autorisant le président Alassane Ouattara à ratifier le traité créant la Cour Pénale Internationale. La date de l’audience de Laurent Gbagbo dépend de la confirmation des charges attendues, peut-on lire chez nos confrères de Notre Voie, quand sur le même sujet L’Inter estime que les juges cassent tous les arguments des avocats de l’ex-président ivoirien et confirme par ricochet la tenue du procès de février 2013. Pour Le Démocrate les requêtes des avocats de Laurent Gbagbo ayant été rejetées, il sera bel et bien jugé à la Cour Pénale Internationale ! Pour Le Temps la décision de juger Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale est tout simplement la confirmation que l’ancien patron du régime de la refondation est victime d’un complot.

Achevons cette revue de la semaine par une information relative à la relance économique. Après le sacre de la mobilisation des fonds pour le PND à Paris, le Programme National de Développement, l’Etat Ivoirien mobilise les forces en interne ! Le gouvernement interpelle les PME/PMI souligne Le Mandat. La relance économique, pour l’Etat de Côte d’Ivoire, est l’affaire de tous. En effet, selon les autorités, chacun doit œuvrer pour une amélioration du climat des affaires afin que le pays parvienne à une économie soutenue, entretenue et durable.


Pourquoi certains Ivoiriens boudent les banques ? (acte I)

Guichet d’une banque (Abidjan)

La bancarisation est le pourcentage de la population qui utilise les services de banque dans un pays. Plusieurs pays d’Afrique de l’ouest affichent un taux de bancarisation très faible. Les populations préfèrent largement l’utilisation des moyens de paiement fiduciaires au détriment des moyens scripturaux dans les transactions. Bien que ce système représente un véritable risque sécuritaire dans certaines situations, les populations préfèrent largement se déplacer avec d’importante quantité de billets de banque et de jetons qu’un simple chèque ou une carte magnétique ! Cette manière de procéder dans les échanges fait que dans les sept pays de l’espace UEMOA que sont le Benin, le Burkina Faso, la Cote d’ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Sénégal et le Togo ; le taux de bancarisation est estimé à ce jour à moins de 10% ! Pour être plus précis sur les chiffres, le taux de bancarisation dans l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) oscille entre 3 et 7% alors qu’il avoisine 99% dans certains pays et se situe autour des 50 voir 60% dans la région du Maghreb. Vu ce constat une question mérite d’être posée : pourquoi les populations ouest-africaines boudent les banques ? Intéressons-nous au cas de la Côte d’Ivoire avec un taux de bancarisation à 4,4%. Comme vous allez le voir, la pauvreté, le chômage et les salaires insignifiants depuis plus de 20 ans ne sont pas les seules raisons qui expliquent la méfiance des Ivoiriens vis-à-vis des banques.

« La politesse ne coûte pas un filagramme ! »

Hiérarchisons les griefs des populations pour mieux comprendre ce qu’elles reprochent aux banques. Sur l’accueil, rares sont les Ivoiriens qui sont satisfaits de leur contact quotidien avec les banques. C’est à peine si les caissières ont du respect pour le client ! « Dans une banque c’est seulement le jour où vous ouvrez un compte que les agents ont du respect pour vous. On vous félicite du choix de la banque, tous les sourires pour vous, on vous gratifie des conseils pour faire fructifier votre argent…et après…bonjour la guerre ! » nous explique Mr Kouakou un instituteur. Notre interlocuteur n’a pas tord car lors de notre enquête il nous a été donné de constater des attitudes très désinvoltes envers les clients. A Cocody Riviera 2, c’est à l’intérieur de la banque que le personnel prenait son petit déjeuné au moment où des pères et mères de familles attendaient patiemment sur les bancs. Quelques minutes plus tard c’est un jeune cadre en colère qui réclame l’intégralité de ces économies pour des propos jugés offensants proférés par une caissière. Au bonjour que le client lance poliment, c’est à peine si l’agent à le courage de le regarder avant de répondre. Que dire de l’insolence des jeunes caissières et assistantes qui une fois le client en face sente monter en elles le zèle de l’arrogance. « Je ne sais pas si la politesse, le respect et la considération pour le client coûte quelque chose aux banques ? Je me pose la question parce que j’ai l’impression que c’est trop demander aux agents des banques » se demande David N’guessan. « Ce qui me choque c’est qu’on nous manque de respect pour notre propre sou et je suis surpris que les mêmes agents soient toujours à leurs postes. Pour des entreprises qui veulent attirer de la clientèle c’est une drôle de manière d’agir » s’indigne Mme Koné Karidja.

« Ils ouvrent à quelle heure finalement ? »

Après les règles de politesse et de savoir vivre qui semblent ne pas exister dans les banques, c’est le service qui laisse à désirer ! Sur la note à l’endroit de la clientèle à l’entrée de la banque, celle-ci ouvre à 9 heures mais en réalité toutes les banques ne sont opérationnelles qu’après 10 heures. La raison est toute simple : c’est à 9 heures que les travailleurs se pointent. Il faut laisser le temps aux techniciens de surface de balayer et de ranger les bureaux : il est 9 h 30 mn. Vient le ravitaillement des caisses avec les premières causeries de la journée : nous sommes à 10 heures ! A ce niveau le client doit prier pour ne pas qu’on lui sorte cette phrase que personne n’aime entendre : « il y a un problème de réseau ». A Abidjan ne vous avisez jamais à programmer un passage à la banque avant un rendez-vous important : vous risquez d’arriver en retard ! Si c’est un malade que vous voulez sauver d’une mort certaine il va falloir encore prier pour que la plus rapide des caissières soit à son poste. Les heures de fermeture qui figurent sur les notes à la clientèle ne sont pas aussi respectées dans plusieurs agences.

Horaire et savoir-vivre dans ce premier acte. Dans le second nous parlerons largement de la publicité mensongère et du fléau des ponctions et frais d’entretien de compte inexplicables.

SUY Kahofi