Kahofi SUY

Les jeudis des libéraux autour de la question des victimes de la crise

En vue des participants lors des échanges
Des participants lors des échanges

La cinquième édition des rencontres baptisées « Les jeudis des libéraux » a eu lieu ce jeudi 29 janvier 2015 autour du thème : « la prise en charge des victimes des différentes crises ivoiriennes, le regard des associations de victimes de guerre« . Il s’agit d’une initiative de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté et du RAIDH (Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains). Le thème de la rencontre avait pour objectif premier d’échanger autour de la question de la prise en charge des victimes dans le processus de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

Pour la directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, Mme Inge Herbert, la question de la prise en charge des victimes ne peut être occultée si la Côte d’Ivoire veut bâtir une paix durable. Il est donc important que des mécanismes de prise en charge soient mis en place pour que les droits des victimes soient respectés et leur dignité restaurée. C’est principalement sur ces deux domaines que le premier conférencier du jour est revenu. Simplice Anon, 1er vice-président de la Covoci (Confédération des organisations des victimes de la crise ivoirienne) a souligné la précarité dans laquelle vivent les victimes. La pitance alimentaire fait défaut pour de nombreux foyers, des blessés ont encore des balles dans leur corps, des handicapés physiques sont devenus des mendiants, les veuves et les orphelins sont désormais des laissés pour compte. C’est donc pour soulager les victimes de la crise que le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI) a invité le gouvernement à mettre à en place le plus tôt possible le fonds de prise en charge des victimes. Issiaka Diaby, le président du CVCI, estime que ce fonds doit être considéré bien plus comme « un fonds de soutien aux victimes et non être considéré comme un fonds d’indemnisation ». En effet une vie perdue, un fils mutilé, un mari tué ne pourront être rendus même par l’indemnisation financière la plus importante. A l’unisson, les associations de victimes ont demandé qu’un esprit de bonne gestion entoure le fonds.

Koné Mariétou, la directrice du PNCS (programme national de cohésion sociale) a demandé une liste consolidée des victimes pour savoir qui est réellement victime de guerre, qui doit être indemnisé en priorité et quel mécanisme de prise en charge doit être utilisé pour atteindre les objectifs fixés par le fonds. A cela s’ajoute une méthodologie qui écartera toute forme de discrimination et de frustration. Mme Koné n’a pas manqué de souligner « que les 10 milliards d’aide annoncés par le président Alassane Ouattara sont une mise initiale » qui mérite d’être renflouée vu les attentes et le nombre important de victimes. La consolidation et l’harmonisation de la liste des victimes sont pour de nombreux observateurs le début d’une politique plus sûre dans la prise en charge des victimes. En effet le chiffre de 72 000 victimes a été avancé par la CDVR quand celui de 130 000 a été indiqué par les associations de victimes.

SUY Kahofi


Un nouvel ambassadeur, de nouvelles ambitions pour NISSAN

Le capitaine des éléphants, nouvel ambassadeur de NISSAN
Le capitaine des éléphants, nouvel ambassadeur de NISSAN

La journée du 28 janvier était assez particulière pour le monde sportif ivoirien et principalement le football. C’est ce jour que le constructeur NISSAN a choisi pour dévoiler de façon officielle l’identité de son nouvel ambassadeur. Il s’agit du capitaine des Eléphants Yaya Touré qui portera les couleurs de la marque aux quatre coins du monde. Le footballeur ivoirien a été préféré par le constructeur automobile pour l’excellence de sa carrière et les valeurs qu’il incarne. Ballon d’or africain à quatre reprises, plus de 100 sélections, présent depuis 2006 à toutes les compétitions majeures avec les Eléphants, il a aussi et surtout à son palmarès de gagneur plusieurs trophées en club dont la FA Cup, la Coupe d’Espagne et la Super Coupe de l’UEFA. Une fierté pour la Côte d’Ivoire et désormais pour le constructeur NISSAN.

Profitant de la rencontre Côte d’Ivoire-Cameroun, ATC Comafrique qui représente la marque en Côte d’Ivoire a invité le public à découvrir son nouvel ambassadeur et ses ambitions pour l’année 2015 grâce à sa gamme de véhicule conçu pour répondre aux attentes de la clientèle ivoirienne. Cette gamme composée du tout nouveau Nissan Qashqai, du X-Trail et du Pathfinde vient se positionner comme un concurrent sérieux sur le marché en plein essor des SUV. « L’annonce d’aujourd’hui témoigne de l’engagement à long terme de Nissan pour la Côte d’Ivoire en particulier et pour l’Afrique en général », explique Fidele Koffi, Directeur commercial et marketing chez National Sales Company ATC Comafrique. Avec une part de marché combinée d’environ 18 %, l’Alliance Renault-Nissan est déjà l’acteur le plus important en Afrique. Son objectif est d’accroître sa part de marché à 8,5 % d’ici la fin de l’exercice financier 2016 en Côte d’Ivoire. Ces objectifs ne pourront être atteints que si la clientèle répond favorablement aux offres du constructeur. C’est la raison pour laquelle ATC Comafrique offre aux particuliers et aux entreprises des drives test pour apprécier toute la qualité des véhicules NISSAN.

Le 28 aura visiblement porté chance au partenariat NISSAN-Yaya Touré puisse qu’il est annoncé sous fond d’une très belle victoire de l’Equipe nationale de Côte d’Ivoire. Le capitaine des éléphants même diminué physiquement s’est battu jusqu’à sa sortie du terrain. Un esprit de combativité salué par Fidele Koffi, Directeur commercial et marketing chez National Sales Company ATC Comafrique, qui n’a pas manqué d’indiqué qu’il s’agit également de l’une des valeurs qui a milité en faveur de son choix pour défendre l’image de la marque.

SUY Kahofi


L’impression 3D accessible en Côte d’Ivoire grâce à Micropro

La 3D grâce à l’imprimante Most Fun
La 3D grâce à l’imprimante Most Fun

Elles seront bientôt disponibles sur le marché ivoirien, les nouvelles imprimantes Most Fun, conçues pour les impressions en 3 dimensions (3D). Il s’agit d’un produit de Micropro, fournisseur de technologie 3D et partenaire de Hermes Technology. L’imprimante 3D Most Fun est un outil qui allie facilité d’utilisation et précision d’impression. Ces deux atouts font d’elle l’une des meilleures imprimantes 3D à un prix très abordable.

La gamme de consommables proposée avec l’imprimante Most Fun permet indifféremment la réalisation d’objets rigides avec l’usage de filaments PLA et d’objets flexibles avec l’utilisation des filaments TPU. Micropro fournit également des solutions d’impression 3D professionnelles. Les domaines de l’orthodontie pour le médical et du prototypage pour l’industrie sont les secteurs où s’illustrent les solutions 3D de Micropro. Leur particularité, c’est qu’elles remplacent ou complètent les méthodes traditionnelles d’usinage avec un réel avantage. Il s’agit d’une réduction considérable des coûts et délais de conception de nouveaux produits sans sacrifier à la qualité.

Reproduire à moins coût
Reproduire à moins coût

L’imprimante Most fun 3D se présente donc comme un outil indispensable pour toute entreprise désireuse d’améliorer son système de production sans se ruiner. Pour permettre aux entreprises ivoiriennes de découvrir cette nouvelle imprimante et les solutions professionnelles de Micropro, une présentation aura lieu le 18 février à l’Hôtel Pullman d’Abidjan à 9 heures. Durant ce rendez-vous, les participants pourront découvrir l’imprimante, assister à des démonstrations et surtout poser toutes les questions techniques souhaitées.

Pour recevoir une invitation personnalisée inscrivez-vous sur Internet à l’adresse suivante :

https://cotedivoire.funprint3d.com/index.php/contact.html ou contactez directement Micropro au : +225.21.24.42.77


Abidjan : les enlèvements d’enfant se multiplient

Une véritable menace plane sur les enfants
Une véritable menace plane sur les enfants

En Côte d’Ivoire ce n’est pas une exagération de dire que les parents ne dorment plus que d’un œil ! La raison première est la recrudescence des enlèvements d’enfant.

Leur âge varie entre 3 et 11 ans, ces enfants portés disparu et dont le corps de certains ont été retrouvé sans vie. Victimes de rapts, ils sont recherchés dit-on pour des rites mystiques en témoigne les organes prélevés sur ces corps innocents. On y voit en cette année 2015, la marque de politiciens avides de victoires aux prochaines élections, des pseudo guides religieux tirant leur puissance de guérison de rites sataniques mais aussi de brouteurs, ces cybercriminels qui veulent avoir une meilleure assise mystique afin de vider plus de comptes bancaires outre-mer. Entre le 1er décembre 2014 et le 22 janvier 2015, 21 cas d’enlèvement d’enfant ont été signalés. Et dans 90% des cas, les enfants n’ont pas été retrouvé ou l’ont été mais mort !

Un enfant qui disparait dans une famille c’est un drame, un vide qu’on ne pourra jamais combler. Alain Max est le père du petit Bénétier ; un enfant de 5 ans enlevé le 29 novembre 2014, tué et vidé de son sang il est retrouvé le 6 décembre. Koffi Jean Claude père du petit Aurélien David ; enlevé le 1er décembre il est retrouvé le 6 décembre vidé de son sang. Deux histoires, deux drames et deux pères inconsolables qui se posent encore des questions comme la majorité des ivoiriens. Que font les services de sécurité face à ce pic d’enlèvement ? Faut-il attendre que le fils de quelqu’un d’influent soit enlevé pour que cela devienne une affaire importante ? Les populations des quartiers défavorisés crient à l’oubli, elles qui sont les premières victimes de ces criminels qui ont jeté leur dévolu sur des enfants innocents.

Face aux désarrois des parents victimes de ce fléau et l’inquiétude grandissante au sein de la population, les autorités ivoiriennes ont décidé d’aller en guerre contre ce fléau d’insécurité grandissant. Quelques arrestations ont été signalé ici et là dans le pays mais pour la Direction de la protection de l’enfant il faut aller plus loin à travers une meilleure sensibilisation et une meilleure répression du phénomène. Sandrine Kraidy, directrice de la protection de l’enfant soutient qu’aujourd’hui tous les acteurs étatiques sont engagés dans la lutte contre ce fléau. Le ministère de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant a lancé une campagne de sensibilisation. Objectif, inviter les parents à plus de vigilance et à une meilleure protection des enfants.

Le phénomène inquiète les parents, la société civile et le Gouvernement d’où la mobilisation des services de sécurité avec en tête la Police Nationale témoin privilégié de la désolation des familles. Les agents des forces de l’ordre et les populations sont appelés à collaborer pour freiner les criminels à travers un comité consultatif d’éthique civilo-militaire désormais présent dans chaque commissariat de Police. Le directeur général de la police ivoirienne Brédou M’bia invite chaque famille à ouvrir l’œil en dénonçant tout comportement suspect (cf tableau) et en accompagnant les forces de l’ordre dans leurs différentes investigations.

Comportements suspects à dénoncer ou à référer à la Police Attitudes à adopter
Enfant non accompagné ou présent dans un transport en commun à une heure tardive Toujours accompagner les enfants en bas âge quel que soit la destination
Enfants dans une habitation sans présence de parents Ne jamais chargé un enfant d’une course même dans une boutique de quartier
Enfant drogué en compagnie d’un adulte ou s’opposant à la présence de ce dernier Toujours marquer le nom de l’enfant, une adresse et un numéro de téléphone sur son vêtement ou dans une poche
Adulte à la recherche d’un enfant sans un lien de parenté Sensibilisation des enfants sur le phénomène d’enlèvement
Enfant venu d’un quartier éloigné et présent dans un groupe de jeu Inviter les enfants à ne pas accepter des cadeaux (friandises) d’un inconnu
Adulte oisif près d’un espace de jeu pour enfants (repérage) Ne jamais faire confiance à un chauffeur de taxi pour conduire un enfant

Les populations ivoiriennes attendent des actions fortes du Gouvernement afin de mettre hors d’état de nuire ces criminels au risque qu’elles ne décident elles-mêmes de se faire justice parce qu’exacerbé par les agissements des bandits.

SUY Kahofi


Eléphants footballeurs : « avec eux il faut être courageux »

Les supporteurs ivoiriens seront-il de cœur avec leur équipe nationale ?
Les supporteurs ivoiriens seront-il de cœur avec leur équipe nationale ?

La Coupe d’Afrique des Nations a débuté ce samedi 17 janvier en Guinée Equatoriale. Un évènement sportif majeur auquel participent les Eléphants footballeurs. Une fierté nationale ? Tout dépend de l’ivoirien en face.

C’est bien l’une des premières phases finales de la CAN pour laquelle les Eléphants de Côte d’Ivoire ne sont pas vraiment cités parmi les favoris. Certainement que leur pénible qualification lors des éliminatoires explique cette situation mais également la baisse de régime d’une équipe qui est passée des sommets à l’arrière-plan. Les querelles intestines pour un brassard de capitaine, les rivalités malsaines relayées par presse interposée, la politique qui s’invite dans le football…n’ont pas arrangé les choses. A cela s’ajoute le départ de Didier Drogba et de Zokora Didier. Deux footballeurs qui ont tout donné à l’équipe nationale de Côte d’Ivoire et qui sont partis avec une grosse frustration.

L’équipe de Côte d’Ivoire même remaniée à plus 50% avec un nouvel entraineur n’arrive toujours pas convaincre. Pour l’ancien président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), loin d’être un handicap, le fait que la Côte d’Ivoire ne soit pas citée parmi les favoris va entrainer moins de pression sur les épaules des joueurs. Jacques Anouma reste convaincu que dame coupe viendra se blottir dans les bras de trois Nations. « Moi je garde toujours en tête un trio duquel pourrait surgir le vainqueur de cette CAN. Numéro un la Côte d’Ivoire, l’Algérie et la Ghana. Je crois plus en notre équipe parce que beaucoup de jeunes se sont intégrés avec une grande motivation. Je crois que la Côte d’Ivoire a un beau coup à jouer » affirme convaincu Jacques Anouma.

Cette assurance de l’ancien patron de la FIF n’est pas partagée par de nombreux ivoiriens. Rares sont ceux qui ont osé acheter un maillot de l’équipe nationale pour soutenir ces joueurs qui ont vite fait de vous faire regretter les longues minutes passées à vous époumoner devant l’écran. Avec les Eléphants c’est le goumin-goumin (tristesse) assuré ! « Sincèrement qu’ils soient à la CAN ou pas, cela ne m’intéresse pas. Ces enfants nous ont déjà montré par le passé qu’ils étaient capables d’endeuiller tout un pays. Donc cette année je vais éviter les matchs des éléphants pour moins souffrir » avance d’un air très sérieux le vieux Gustave Kouassi un enseignant à la retraite. L’homme, un passionné de football s’étale longuement sur son désamour avec l’équipe nationale avant de conclure que « les éléphants ne lui inspire plus confiance ». Il y a ceux qui se soucient des Eléphants et ceux qui n’y pensent même pas ! « Les Eléphants sont à la CAN ? » nous demande amuser Binaté Sékou un jeune gérant de cabine téléphonique. Sur un ton ironique le jeune homme affirme qu’il ne « sais même pas quand se jouera le premier match des Eléphants ». Lors de la dernière CAN, Binaté avait tout l’accessoire du parfait supporteur. Un vuvuzéla orange, une perruque verte, un tee-shirt blanc estampillé Didier Drogba et un sifflet orange. Cette année il pense à tout sauf à cette équipe qui « l’a déçu à plusieurs reprises ».

Pendant que certains boudent, les supporteurs mazo restent fidèles. Amoureux et fans à mourir même dans la douleur, ils sont déjà prêts pour pousser leur équipe. Vers quelle destination ou quel niveau de la compétition ? Chacun à sa réponse. « Le plus important c’est de les supporter ! C’est notre équipe, c’est le drapeau de la Côte d’Ivoire qu’ils défendent » soutient Dikass, le coiffeur. Son écran a quitté sa chambre pour son salon de coiffure où les jeunes du quartier semblent avoir élu domicile. « Eléphants, c’est comme ton couteau de cuisine : quand il te blesse tu le jettes mais après tu reviens le chercher pour découper d’autres condiments » affirme Tra Bi, le très philosophe étudiant. Ce dernier reste convaincu que les ivoiriens qui « boudent leur équipe nationale au grand jour, seront les premiers à s’asseoir devant leur poste téléviseur pour suivre les matchs des Eléphants ». Content ou pas de l’équipe nationale de football, Brice Ehoulé à un seul conseil pour les pro ou anti-éléphants : « le seul remède c’est qu’avec les éléphants ils faut être courageux ».

SUY Kahofi