Kahofi SUY

ARRET SUR IMAGE : apprenti dictateur cherche parrain !

De tout son poids le clan Gbagbo étouffe la démocratie en Côte d’Ivoire. Violation des droits de l’homme, atteinte à la liberté de la presse, promotion des médias de la haine…Pourtant on ne pas encore parle de ‘’dictature’’. Il y a certain vieux du syndicat comme Kadhafi qui ont le vent en poupe et ça laisse du temps pour brimer encore plus le peuple et monter une armée de jeunes ultra-nationalistes prêts à mourir pour l’étendard estampillé LMP.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


51 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Le paradoxe d’un appel au dialogue

De l’appel au dialogue inter Ivoirien à l’appel à la mobilisation des jeunes patriotes pour chasser les ‘’rebelles’’ il y a eu finalement un bref répit de 48 heures. Laurent Gbagbo qui appelait son ‘’frère’’ Alassane Ouattara au dialogue semble avoir changé de discours. En tout cas à entendre son ministre de la jeunesse arranger une foule de jeunes à Yopougon ce week-end on se demande quel type d’évangile prêche le LMP. Les jeunes patriotes sont appelés à rallier l’Etat Major des FDS ce lundi pour se faire enrôler : ils iront défendre le régime de Laurent Gbagbo agressé par le commando invisible. La proposition du LMP ressemble étrangement à un scorpion qui tend les pinces (appel à la paix) et arc-boute son dard pour piquer et inoculer son venin (mobilisation armée) ! Finalement on donnera raison au RHDP qui a très vite vu en cet appel est une farce du président sortant visant à gagner du temps pour mettre à exécution un plan dont lui seul a les tenants et les aboutissants. Pour Anne Ouloto porte-parole du Docteur Alassane Ouattara ce plan n’est rien d’autre qu’une invitation à peine voilée à la guerre civile. « Laurent Gbagbo est en train de tendre un piège au président Ouattara, c’est celui de la guerre civile. Mais le président Alassane Ouattara ne veut pas tomber dans ce piège » a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse.

Une guerre civile en Côte d’Ivoire ? Chacun refuse d’y penser et pourtant on en parle tout le temps. Les signes sont même visibles : crimes à caractère ethniques ou religieux, assassinats ciblés, meurtres organisés, barrages filtrants, chasse à l’homme sans oublié la distribution d’armes aux civils. A Abidjan des images nous font penser déjà à celles du génocide rwandais : les nombreux barrages, des attaques à la grenade pour faire le maximum de dégâts et le caractère ethnique que prennent de plus en plus les crimes des miliciens. Même les femmes et les enfants ne sont plus épargnés par ceux qui ont choisi de violer les droits de l’homme. Le Ministre Alain Juppé à même tiré la sonnette d’alarme au sujet du drame humanitaire qui secoue la Côte d’Ivoire invitant l’ONUCI à prendre ses responsabilités pour protéger les populations agressées par les milices. Le Premier Ministre Guillaume Soro a de son côté invité les jeunes ivoiriens à plusieurs reprises à ne pas se tromper de combat ni s’engager dans une œuvre dont les retombés leur seront défavorables. « Une formation militaire ne se fait en une ou deux semaines et le fait d’avoir une arme en main ne fait pas de vous un soldat » a-t-il lancé à l’endroit des jeunes patriotes avant de conclure « aussi je vous invite à réfléchir sur le sort de la Côte d’Ivoire dans laquelle vous voulez vivre : suivre un régime qui en huit ans n’a rien fait pour vous ou accepter de renoncer à la violence pour construire ce pays »

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Ils sont arbitrairement détenus depuis 50 jours à la MACA accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat. Au nom de la liberté de la presse nous n’oublions pas nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP).

Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement en Côte d’Ivoire !

Suy Kahofi


Partir, oui partir…pour éviter le KO !

 

Nombreux sont ceux qui quitte Abidjan

Abidjan, la grande et belle capitale qui attirait tous les Ivoiriens et même les curieux d’Afrique est aujourd’hui l’épouvantail des habitants d’origines diverses qui la chérissaient. L’actualité n’est plus aux débats sur qui restera au pouvoir : c’est le sauve qui peut général. La violence qui gagne tous les quartiers de la métropole oblige les uns et les autres à partir et le spectacle de ces départs en masse est saisissant. Matelas, sacs de voyages et fourneaux sont accrochés sur un vieux 4×4 qui emprunte l’autoroute du nord, les gares routières sont bourrées de monde, les cars et véhicules personnels qui sortent d’Abidjan sont toujours plus surchargés ! Dans un domicile des II Plateaux un fonctionnaire surpris par la fermeture des banques brade ses fauteuils, un réfrigérateur et une moto pour rassembler de quoi évacuer sa famille au village. Explication d’un père désemparé : « Ce sont des objets que je pourrais acheter après mais si je ne reste pas en vie à quoi me servira tout ça ? Je préfère vendre et sauver ma peau que de garder tout ça et risquer ma vie ».

Balluchons et cartons sur la tête, ceux que je vois arriver du marché ne sont pas des commerçants : attention le témoignage est frappant. « Voici une semaine que nous avons dû enterrer une de nos sœurs tuée par un éclat d’obus à Abobo. A défaut de pouvoir l’évacuer vers une morgue, elle repose dans une tombe improvisée que nous avons creusée au centre de la concession où nous vivons. Nous n’avons pas mangé depuis deux jours et là nos parents exigent que nous quittions Abidjan » affirme un homme d’une trentaine d’années effrayé par un spectre invisible qui semble lui tourner autour. A défaut de trouver un taxi à un prix abordable cette famille venue de Treichville a dû rallier la gare TCF d’Adjamé à la marche en traversant le Plateau jalousement gardé par des FDS !

Gare d’Adjamé, d’Attécoubé, de Yopougon…ici il faut dormir à la belle étoile pour espérer avoir un ticket de voyage et miss Akissi Colette témoigne. « Je suis ici avec mon fils et mes quatre frères depuis deux jours et il n’y pas de car. Nous avons eu des tickets mais pas au tarif habituel : il y a eu des augmentations. Le chef de gare nous parle d’une pénurie de carburant ». Avec ou sans hausse des prix Kouassi Rodolphe est décidé à regagner son Toumzuébo natal, gros village au nord de Yamoussoukro. « Mon frère il faut partir, oui partir pour éviter le KO ! On ne sait pas quand tout va ‘’se gâter’’ totalement. Ouattara dit que les souffrances vont prendre fin plus vite que prévu, Gbagbo dit que la sortie de crise est pour bientôt : la situation fait peur. Ils mettent fin à la crise comment avec tous ces morts ? » affirme le jeune homme. Au moment où nous échangeons deux hélicoptères de type MI 24 appartenant à l’ONUCI survolent le centre d’Abidjan en destination de Sébroko. Tous les regards sont rivés vers le ciel avec une petite voix qui s’échappe de la foule : « nos problèmes vont-ils trouver une solution pacifique ? ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


49 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Gagner du temps à tout prix !

La diplomatie pourra-t-elle convaincre Laurent Gbagbo ?

La cour de justice de la CEDEAO interdit tout usage de la force en Côte d’Ivoire. Voici également une position que la ligue Arabe défendait dans le dossier libyen espérant que Kadhafi allait retenir ses chiens de chasse pour qu’ils arrêtent de jeter missiles et obus sur les insurgés. Malheureusement le recours aux juridictions internationales et aux organisations sous-régionales par des régimes aux aboies nous donne toujours la preuve qu’il s’agit d’une stratégie de répit pour mieux organiser l’offensive. Menacé par l’OTAN de frappe chirurgicale pour neutraliser sa DCA et clouer ses avions au sol, le dictateur libyen a vite fait d’annoncer le cessez-le-feu. Kadhafi qui annonçait hier un cessez-le-feu continue de bombarder Benghazi aujourd’hui.

Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire utilise cette même stratégie : il a déjà réussit à endormir l’opinion africaine en faisant passer le dossier du règlement de la crise post-électorale de la CEDEAO à l’Union Africaine. Craignant que l’ECOMOG vienne le déloger sans ménagement et réduire à néant ses forces militaires, il a vite fait de demander la mise sur pied d’un comité d’évaluation des élections ; chose que l’UA fait par le canal du panel. Pendant que ce panel travaillait à la résolution de la crise, les FDS continuaient de massacrer les populations à Abobo et les miliciens de traquer l’étranger. Le drame humanitaire que cache la querelle politique entre ADO et Gbagbo semble être oublié par les instances de la CEDEAO. La ligue arabe qui hier refusait de cautionner toute intervention militaire s’est résignée à donner son OK à l’OTAN vu les morts qui ne cessent de se compter en Lybie. Après une succession de revers diplomatiques, l’annonce de la CEDEAO d’écarter la violence pèse donc en faveur du président sortant Laurent Gbagbo et lui permet de gagner du temps. Pourtant le 24 février dernier, Goodluck Jonathan président de l’Etat nigérian et président en exercice de la CEDEAO avait en effet indiqué que toute action militaire devrait être placée sous l’égide de l’ONU. Si les dirigeants de la CEDEAO ne se décident pas à adopter une position plus ferme c’est sûr que bon nombre des ressortissants ouest-africains résidants en Côte d’Ivoire perdront aussi la vie comme les Ivoiriens qui meurent chaque jour.

Une simple résolution du conseil de sécurité a fait plier Kadhafi et s’il faut qu’un vent de frappe militaire ou d’intervention armée souffle sur le régime de Laurent Gbagbo pour qu’il cède, je crois bien qu’il est temps de l’activer au lieu de condamner les tueries et promettre l’enfer à ceux qui violent les droits de l’homme.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 48ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Surveille ton langage cher ami !

 

Le débat sur la crise Ivoirienne tourne à la guerre des propos orduriers

La crise post-électorale Ivoirienne alimente depuis trois mois les débats sur les plateaux de télévision, dans les studios de radio mais surtout sur la toile. Il n’y  a pas un seul réseau social ou un site d’information qui échappe à cette actualité. Là où on parle de la Côte d’Ivoire, les internautes du monde se ruent pour donner leur point de vue sur l’actualité. Malheureusement les échanges sur l’actualité Ivoirienne virent de plus en plus à la guérilla verbale entre pro-gbagbo et pro-ouattara. Des propos orduriers, rien que des propos orduriers là où on espère voir des personnes sensées échanger pour le bien de la Côte d’Ivoire.

En ce moment les espaces commentaires des blogs et des sites d’information doivent en voir de toutes les couleurs pour ne par dire de tous les propos. Je ne sais pas qui s’invite en premier sur les sites ou les blogs mais c’est comme si pro-gbagbo et pro-ouattara tendaient l’embuscade en attendant l’ennemis. Après les premiers commentaires généralement polis, les seconds s’ils ne descendent pas en dessous de la ceinture consacre toute la grossièreté longtemps enfouie. Je vous épargne les propos très très grossiers mais voici généralement ce que certains ivoiriens et autres s’envoient comme pique : idiot à la solde de Sarkozy, pauvre c.., taré d’Abobo, rebelles, chien du golf, ennemis du pays, enfoirés, acheté, esprits corrompus, frontistes de merde, pilleurs du pays, blanc imbécile casse toi ! (pour les quelques occidentaux qui s’invitent dans le débat)… Décidément la guerre ne se passe pas seulement dans les ruelles d’Abobo mais aussi entre les ‘’intellectuels’’ accoudés à leurs ordinateurs. On peut échanger de façon constructive sur le problème ivoirien, convaincre par des arguments bien pensés sans sombrer dans la violence verbale. Aux ivoiriens je m’adresse : au-delà du différent politique qui nous oppose, quelle image donnez-vous de notre pays au reste du monde ? Certainement qu’un internaute d’outre-mer rira de nous en disant : « un pays de ouf, en plus d’avoir deux présidents, ils sont grossiers et probablement sans éducation ».

L’heure est grave pour la Côte d’Ivoire et je pense que nos propos doivent contribuer à calmer les esprits au lieu d’attiser les haines inutiles. Rien ne sert de se cacher sous un pseudonyme pour se montrer vulgaire ou grossier car si on se plaint de l’attitude des groupes armés qui règlent leur crise à coup de Kalachnikov, il va valoir nous même désarmer nos propos et donc nos cœurs. Frère de sang, frère du web ‘’lave ta bouche’’, purifie ton clavier et pèse tes mots quand tu décides de parler de la Côte d’Ivoire. La parole a une puissance insoupçonnée et les Saintes Ecritures l’attestent alors parle et écrit pour que la Côte d’Ivoire sorte de la crise si tu l’aimes vraiment.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 48ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi